Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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L’autre lecture que l’on pourrait faire de ce message prĂ©sidentiel aux jeunes est plus subtile. Elle se dĂ©cline en cette phrase : il est faux de croire que hors la Fonction publique il n’y a point de salut. La Fonction publique n’est pas extensible Ă  l’infini, et dans une Ă©conomie libĂ©rale, les entreprises sont le premier lieu de crĂ©ation de richesses. L’insistance du chef de l’Etat sur la prise d’initiatives des jeunes et l’économie numĂ©rique, gisement d’emplois, est une vĂ©ritable ode au courage d’entreprendre, un dĂ©fi Ă  l’inertie et aux atavismes. C’est aussi le signal que l’Etat-providence doit se muer progressivement en Etat facilitateur et accompagnateur, au moment oĂč ses ressources sont comptĂ©es.
Cette orientation devrait amener logiquement le gouvernement Ă  rendre plus efficients les processus de crĂ©ation d’entreprises et Ă  encourager l’auto-entrepreneuriat jeune. Cela demande certes une certaine prise de conscience, une administration plus efficace, et le courage, pour les jeunes, d’oser sortir de leur zone de confort. Mais le prix Ă  payer est insignifiant en comparaison des gains escomptĂ©s, sur tous les plans.
Ce panorama d’opportunitĂ©s dĂ©roulĂ© par le chef de l’Etat ne serait toutefois pas complet, si l’on n’évoquait pas le nouveau dada des Jeunes : les technologies numĂ©riques. TrĂšs en phase avec la « gĂ©nĂ©ration Android », Paul Biya demande Ă  son gouvernement de rattraper le retard accumulĂ© dans ce domaine, afin que pour les jeunes gĂ©nĂ©rations, les technologies de l’information et de la communication ne soient plus seulement une passion, mais qu’elles deviennent un filon.
A ce sujet, nous croyons qu’il n’y a pas de honte Ă  s’inspirer de ceux qui ont rĂ©ussi Ă  capitaliser les TIC avant nous, contribuant Ă  crĂ©er des milliers d’emplois-jeunes. Il s’agit du Kenya, du SĂ©nĂ©gal, du NigĂ©ria. A dire vrai, l’expĂ©rience ivoirienne mĂȘme n’est pas inintĂ©ressante Ă  cet Ă©gard. A une heure d’autoroute d’Abidjan, une zone franche dĂ©diĂ©e Ă  la nouvelle Ă©conomie accueille ainsi les entreprises spĂ©cialisĂ©es. La gestion de ce complexe high-tech a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  une sociĂ©tĂ© privĂ©e, qui vit en prĂ©levant Ă  chacune des entreprises hĂŽtes 2,5 % de son chiffre d’affaires. Ce centre est aussi un incubateur de start-up, et les jeunes peuvent y soumettre Ă  volontĂ© leurs projets, pour tester leur viabilitĂ©, et les porter Ă  maturation.
En dĂ©finitive, si tous les acteurs concernĂ©s – administration, jeunes, gouvernement – jouent le jeu, on peut espĂ©rer que 2016 soit un tournant pour l’emploi des jeunes, tant la dĂ©termination du prĂ©sident de la RĂ©publique est grande. En tout Ă©tat de cause, on a le sentiment, au sortir de ce Ă©niĂšme face-Ă -face entre Paul Biya et les jeunes, que si le pays Ă©choue maintenant dans ce domaine prĂ©cis, ce ne seront pas les financements qui auront fait dĂ©faut, mais la mĂ©thode, la volontĂ©, la synergie. Le patriotisme aussi

http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94661:emploi-jeunes--un-cadeau-royal&catid=20:editorial&Itemid=2
Saint Valentin: Comment on entretient la flamme

Dimanche 14 fĂ©vrier, l’on cĂ©lĂšbrera la Saint Valentin. La date a Ă©tĂ© choisie dans nombre de couples pour fĂȘter l’amour et les amoureux. DĂ©jĂ , les grands magasins et autres boutiques de luxe, Ă  Douala, YaoundĂ© et autres villes secondaires, flairant l’occasion pour de bonnes affaires ont adoptĂ© la couleur rouge passion dĂ©diĂ©e, dans la dĂ©coration. Ici et lĂ , de petits paquets enrubannĂ©s, prĂȘts Ă  offrir, encombrent les rayons spĂ©cialisĂ©s. Entre tablettes de chocolat raffinĂ©, parfums, fleurs, bibelots, carrĂ©s de soie, cravates, stylos, tĂ©lĂ©phones high-tech, dessous chics et collections musicales, les amoureux ont l’embarras du choix pour dĂ©montrer leur affection. Si une fois par an, les victimes de Cupidon peuvent se surpasser, ils devraient pourtant pouvoir entretenir la machine tout le reste du temps. Et ça, c’est une autre paire de manche.
Tout le monde sait comment ça se passe : au dĂ©but, tout est rose, les oiseaux chantent, le ciel est bleu, chaque minute passĂ©e loin de l’ĂȘtre aimĂ© ressemble Ă  l’éternitĂ©. A la limite, ses dĂ©fauts constituent son atout charme. Puis, les jours, les mois, les annĂ©es passent. Les dĂźners aux chandelles dans « notre » restaurant prĂ©fĂ©rĂ© se rarĂ©fient. Tout comme les retrouvailles Ă  deux, calfeutrĂ©s dans une chambre d’hĂŽtel. L’émerveillement des premiĂšres fois se dissipe. Avec lui, les doux chĂ©ri coco, mon bĂ©bĂ©, mon miel, ma comĂšte
 Lentement, mais sĂ»rement, vous revĂȘtez les apparences d’un vieux couple aigri et casanier se disputant sans cesse. Cherchez l’erreur !
« C’est clair que d’aucuns croient naĂŻvement qu’amour rime naturellement avec toujours. Genre, on s’aime d’amour et d’eau fraĂźche, la vie est dĂ©licieuse, plus rien d’autre ne compte. Beaucoup pensent que tant que l’ñme demeure romantique, les petits tracas semblent dĂ©risoires face Ă  une vie Ă  deux, riche en rebondissements et pleine d’épanouissement. C’est mal connaĂźtre le cƓur, ses pulsions et ses dĂ©tours. Il faut faire des efforts au quotidien pour construire la relation et maintenir les sentiments. Car certains restent ensemble par habitude et ça c’est moche.» Jean-Jacques H., 70 ans au compteur, peut parler d’autoritĂ©. Comme quoi, en amour, il ne faut jamais se reposer sur les acquis. Ceux qui ne l’ont pas compris peuvent en dire des choses. « En amour, chacun mĂ©rite de vivre une histoire Ă©panouie. Seulement, il faut dĂ©jĂ  avoir le courage de sauter le pas. Il faut savoir vivre son couple, en pimentant le quotidien. Pour cela, il faut laisser les tabous au vestiaire », conseille le vieux. VoilĂ  qui peut dĂ©rouiller certains couples et promet de briser l’ennui dans lequel d’autres sont engluĂ©s. Le temps de la Saint Valentin ? LĂ  est toute la question.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94662:saint-valentin-comment-on-entretient-la-flamme&catid=3:dossier-de-la-redaction#contenu
L’économie numĂ©rique : une alternative sĂ»re

A l’échelle planĂ©taire comme Ă  celle du Cameroun, le dĂ©veloppement fulgurant des technologies de l’information et de la communication a opĂ©rĂ© depuis plus de deux dĂ©cennies une vĂ©ritable rĂ©volution sociĂ©tale. De nombreux secteurs de la vie sociale ont enregistrĂ© de profonds changements induits par la numĂ©risation des systĂšmes d’information. Les outils toujours plus performants des TIC (Ă©quipements informatiques, tĂ©lĂ©phonie, Internet, etc.) ont progressivement impactĂ© l’organisation de la vie dans son ensemble (accĂšs Ă  l’information, communications interpersonnelles, Ă©changes, culture, loisirs, transports). Ainsi est nĂ©e l’économie numĂ©rique. Par-delĂ  ses usages basiques, elle est, d’aprĂšs certains analystes, au cƓur d’un systĂšme en mutation profonde dont les consĂ©quences en termes de productivitĂ© et de rentabilitĂ©, d’organisation du travail, de crĂ©ation de richesses de dĂ©finition de rĂšgles, sont encore loin d’ĂȘtre totalement apprĂ©hendĂ©es.
« A chaque gĂ©nĂ©ration ses dĂ©fis historiques, pour le devenir de la nation ! » A ses jeunes compatriotes de la gĂ©nĂ©ration « AdroĂŻd » – autrement dit connectĂ©e aux TIC –, le chef de l’Etat, Paul Biya s’est fait un devoir d’indiquer sans dĂ©tours, dans son message radiotĂ©lĂ©visĂ© au soir du 10 fĂ©vrier, que « l’un des dĂ©fis majeurs est de rĂ©ussir l’arrimage Ă  ce phĂ©nomĂšne marquant qu’est l’économie numĂ©rique ».
Le dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique sur lequel le prĂ©sident de la RĂ©publique a ainsi invitĂ© en dĂ©finitive les Camerounais dans leur ensemble Ă  jouer leur va-tout, rĂ©pond Ă  l’impĂ©rieux devoir d’arrimage aux Ă©volutions technologiques de l’heure. Il doit ĂȘtre clair pour tous que l’économie numĂ©rique n’est pas un concept fumeux. Le terme englobe diffĂ©rentes rĂ©alitĂ©s actuelles : TIC, commerce Ă©lectronique (e-commerce), commerce mobile (m-commerce), nouvelle Ă©conomie. Il s’agit, en fait, de l’ensemble des activitĂ©s Ă©conomiques crĂ©atrices de valeurs et d’emplois dont la mise en Ɠuvre est basĂ©e sur la numĂ©risation des systĂšmes d’information. L’économie numĂ©rique constitue une niche d’emplois et partant une rĂ©elle rĂ©serve de croissance. Il n’est que de considĂ©rer dĂ©jĂ , Ă  titre d’illustration, le riche vivier d’emplois nouveaux nĂ©cessaires Ă  la production et Ă  la vente des biens, services et contenus numĂ©riques. A cĂŽtĂ© du secteur proprement dit des technologies de l’information et de la communication, l’économie numĂ©rique englobe divers autres dont l’existence est entiĂšrement liĂ©e Ă  l’émergence des TIC. Citons, entre autres : la tĂ©lĂ©mĂ©decine, l’e-learning (Ă©ducation), l’e-commerce, l’e-administration, les sites web, les services en ligne, les jeux vidĂ©o etc.
L’économie numĂ©rique a profondĂ©ment transformĂ© les processus de production, de distribution, de vente et de consommation des biens et services. A tel point qu’elle conditionne la croissance et la compĂ©titivitĂ© des nations et des entreprises Ă  l’échelle planĂ©taire. Le Cameroun, dans la quĂȘte de son Ă©mergence Ă  l’horizon 2035, doit se donner les moyens de relever le dĂ©fi de la nouvelle Ă©conomie. Afin d’éviter la marginalisation de notre Ă©conomie et la dĂ©connexion de notre sociĂ©tĂ©, le chef de l’Etat « invite toute la nation Ă  se mobiliser rĂ©solument, pour accompagner les nombreuses initiatives de nos jeunes » dans le domaine de l’économie numĂ©rique. De la part des pouvoirs publics, le prĂ©sident de la RĂ©publique n’attend rien moins que la mise en place d’une infrastructure adĂ©quate, de mĂȘme que l’assainissement et la bonne rĂ©gulation de ce secteur clĂ©, dans lequel la jeunesse camerounaise, ainsi que le chef de l’Etat l’a soulignĂ© Ă  l’entame de son message, fait montre d’un grand dynamisme. Il en va de l’intĂ©rĂȘt de l’économie nationale et du dĂ©veloppement de l’emploi-jeune.
En vue d’une transition numĂ©rique rĂ©ussie, le prĂ©sident Paul Biya appelle donc Ă  un engagement collectif. A cĂŽtĂ© de l’implication du gouvernement en termes de rĂ©gulation et d’accompagnement des jeunes, les instituts de formation, publics ou privĂ©s, doivent jouer pleinement leur rĂŽle, en identifiant les nouveaux mĂ©tiers et en adaptant leurs programmes en consĂ©quence. Une Ă©gale mobilisation est escomptĂ©e de la part des autres acteurs majeurs : les grandes entreprises et autres structures, publiques comme privĂ©es par rapport Ă  leur propre mutation numĂ©rique ; les institutions financiĂšres par rapport aux programmes spĂ©cifiques de soutien aux projets portĂ©s par les jeunes dans cette nouvelle Ă©conomie.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94663:leconomie-numerique--une-alternative-sure&catid=20:editorial&Itemid=2
Economie numérique: Les promesses de la technologie

Des rĂ©ponses Ă  l’issue d’un forum tenu en dĂ©but de semaine Ă  YaoundĂ© par l’agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART). Il y avait du haut dĂ©bit mardi dernier Ă  l’hĂŽtel Mont Febe de YaoundĂ©. Mais aussi, des spots publicitaires avec des images d’une nettetĂ© rare au Cameroun. Ces dĂ©monstrations de technologies entre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile laissent croire que leurs offres 3G et 4 G sont impeccables. HĂ©las non, regrette l’Agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART) qui les a ainsi rĂ©unis pour un forum portant sur les offres 3G et 4G dans l’économie numĂ©rique au Cameroun. Jean Louis Beh Mengue, directeur gĂ©nĂ©ral de l’ART assure, en effet, que sa structure est de plus en plus interpellĂ©e par les consommateurs, pas satisfaits de la qualitĂ© des services. Mais aussi par les fournisseurs de services de communication Ă©lectronique regrettant des difficultĂ©s d’accĂšs aux rĂ©seaux. La plus haute interpellation vient du chef de l’Etat, qui demande d’identifier les problĂšmes du secteur, dĂ©finir les interactions et impulser une dynamique pour le dĂ©veloppement numĂ©rique afin de rattraper le retard du Cameroun en la matiĂšre. « C’est donc pour rĂ©pondre Ă  tout cela que ce forum est ouvert, pour proposer des rĂ©ponses consensuelles et harmonisĂ©es », confie le DG de l’ART.
ConcrĂštement, ce forum de deux jours est un cadre de concertation et d’échanges, entre les acteurs du secteur des communications Ă©lectroniques, afin de permettre d’une part, aux fournisseurs des services Ă  valeur ajoutĂ©e (FSVA) de prĂ©senter leurs savoir-faire, potentialitĂ©s et besoins d’interconnexion et d’autre part, de donner l’opportunitĂ© aux opĂ©rateurs de dĂ©rouler leurs offres de services 3G/4G au public, ainsi que leurs offres d’interconnexion et d’accĂšs au profit de la communautĂ© des opĂ©rateurs. Pour le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL), Minette Libom li Likeng ayant prĂ©sidĂ© l’ouverture des travaux, « l’apport de ce secteur dans l’amĂ©lioration des conditions de vie des citoyens et le rĂŽle qu’il joue dans la croissance de l’économie nationale ne sont plus Ă  dĂ©montrer. C’est pourquoi des mesures urgentes se doivent d’ĂȘtre prises, en vue de solutions appropriĂ©es ».
A propos d’économie numĂ©rique, les experts indiquent qu’il s’agit de dĂ©velopper davantage les TIC, le E-commerce, le E-banking, l’audiovisuel numĂ©rique (TNT), la gĂ©olocalisation, les rĂ©seaux sociaux... Autant de services qui apportent la rapiditĂ©, la dĂ©matĂ©rialisation, la facilitĂ© dans les recherches, l’information et les transactions en ligne. Il est Ă  noter, selon une Ă©tude de la Banque mondiale qu’à chaque fois que le taux de pĂ©nĂ©tration au numĂ©rique augmente dans un pays, le taux de croissance croĂźt Ă©galement. D’oĂč l’intĂ©rĂȘt d’asseoir les bases d’une vĂ©ritable Ă©conomie numĂ©rique au Cameroun.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94665:economie-numerique-les-promesses-de-la-technologie&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Diaspora: Un Camerounais élu chez les Républicains

Pierre de GaĂ©tant Njikam actuel adjoint au maire de Bordeaux arrive en 3e position au Conseil national de ce parti pour la Gironde. Et de deux pour Pierre de GaĂ©tan Njikam Mouliom ! AprĂšs son Ă©lection comme adjoint au maire de la ville de Bordeaux en France en mars 2014, le Franco-camerounais vient une fois de plus d’inscrire son nom dans les annales de l’histoire de la cĂ©lĂšbre ville viticole française. Mieux encore dans l’histoire de la Gironde, ce dĂ©partement situĂ© dans le sud-ouest de la France. En effet, Ă  la fin du mois de janvier dernier, il est l’un des 14 Ă©lus du Conseil national du parti Les RĂ©publicains pour la Gironde. Pierre de GaĂ©tan Njikam Mouliom a Ă©tĂ© Ă©lu en 3e position avec un total de 851 voix. Une Ă©lection qui, de l’avis des observateurs de la scĂšne politique française, ouvre de nouvelles perspectives Ă  celui qui est l’adjoint d’Alain JuppĂ© Ă  la mairie de Bordeaux, chargĂ© de la coopĂ©ration et du dĂ©veloppement avec l’Afrique. Ainsi, s’ouvre pour lui, la perspective d’une candidature aux prochaines Ă©lections lĂ©gislatives françaises prĂ©vues l’annĂ©e prochaine en principe.
Parfaitement intĂ©grĂ© dans la Gironde, Pierre de GaĂ©tan Njikam Mouliom est un ancien chargĂ© de mission Ă  la mairie de Bordeaux qui a longtemps militĂ© au sein de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), ancĂȘtre des RĂ©publicains. Il faut rappeler que Njikam Mouliom est un habituĂ© des mouvements associatifs qu’il a commencĂ© Ă  frĂ©quenter au Cameroun. Il a ainsi Ă©tĂ© membre du club UNESCO dans la ville de Kribi au sud du Cameroun, membre du club de la culture et celui d’allemand du lycĂ©e Leclerc de YaoundĂ© et membre du Club Bordeaux-Cameroun-France.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94664:diaspora-un-camerounais-elu-chez-les-republicains&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Japoma : le chantier est ouvert

Depuis mercredi, l’entreprise devant construire l’infrastructure a officiellement pris possession des lieux. Le premier coup de pelle du chantier du complexe sportif de Japoma prĂšs de Douala a Ă©tĂ© donnĂ© mercredi 10 fĂ©vrier 2016 en mi-journĂ©e. Le gouverneur du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, a assistĂ© Ă  cette opĂ©ration, symbolique de son point de vue. « L’entreprise est venue prendre possession du site. Il y avait des questions prĂ©alables sur lesquelles nous avons travaillĂ© avec le ministĂšre des MarchĂ©s publics et celui des Travaux publics. Nous avons rencontrĂ© la chefferie traditionnelle de Japoma pour ĂȘtre en accord et que les travaux commencent sans problĂšme », a dit substantiellement le gouverneur.
Toutefois, il ne s’agissait pas de poser la premiĂšre pierre, a-t-il tenu Ă  prĂ©ciser. L’autoritĂ© administrative a d’abord voulu mettre en exergue la nĂ©cessitĂ© d’entamer le travail car l’infrastructure en question « est un projet trĂšs important pour Douala » pour lequel « il ne faut pas que ce qui peut ĂȘtre reprochĂ© Ă  d’autres stades puisse se faire ici ». L’entreprise YenigĂŒn Construction Industry Ă©tait donc avertie de l’enjeu : achever correctement la tĂąche dans les trente mois impartis. Car le complexe omnisports Ă  venir doit abriter des matches de la Coupe d’Afrique des nations de football de 2019.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94668:japoma--le-chantier-est-ouvert&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
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Cameroon Tribune du mercredi, 17 février 2016.
L’appel de l’opposition Ă  une journĂ©e ville morte a Ă©tĂ© suivi hier dans la capitale et dans certaines mĂ©tropoles du pays. Kinshasa n’a pas connu hier son ambiance matinale habituelle faite de rues encombrĂ©es d’automobiles et de nombreux usagers se pressant dans tous les sens.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94677:rdc-kinshasa-au-ralenti&catid=39:politique&Itemid=5
Les Lionnes seront Ă  Rio

Les Lionnes indomptables se sont qualifiĂ©es hier pour les JO en battant l’Egypte par (3-2) en finale de la compĂ©tition. Les Camerounaises ont rĂ©alisĂ© leur rĂȘve. Mais, elles ont souffert pour y arriver. Elles seront donc Ă  Rio, au bout de prĂšs de 3 heures de match.
Ce sera d’ailleurs la premiĂšre fois pour l’équipe. Des haus-le-cƓur, des palpitations, des Ă©changes Ă  couper le souffle, avec au bout, les Lionnes, reines du Tournoi qualificatif olympique de volley-ball fĂ©minin, zone Afrique. Comme en 2013, lors du championnat d’Afrique des nations, le Cameroun, vice-champion cette annĂ©e-lĂ , a encore eu raison des Egyptiennes 3 sets Ă  2 (25-14, 25-27, 21-25, 25-23, 15-7). Les entraĂźneurs ont usĂ© de technique, mais surtout, fait roder un groupe qui s’est trĂšs souvent fait peur. Christelle Nana Tchoudjang, la capitaine et pointue, a pris la rencontre sur son compte. Comme Laetitia Moma (rĂ©ceptionneuse-attaquante), Tatiana Baran (passeuse)
 ont pris le chemin de l’engagement. Des hĂ©sitations, trĂšs vite remaniĂ©es, des fautes directes, trĂšs vite Ă©vitĂ©es, un public qui a su faire bloc Ă  des moments cruciaux. Vous avez dit public ? M. Pierre IsmaĂ«l Bidoung Mkpatt, ministre des Sports et de l’Education physique, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Ă©taient quelquesfois tentĂ© de bondir de leurs fauteuils dans le carrĂ© VIP, tant la rencontre Ă©tait trĂ©pidante.
Pour obtenir ce ticket Ă©pique, les Lionnes ont misĂ© sur la concentration et beaucoup d’expĂ©rience. Elles ont tremblĂ©. Avec un quatriĂšme set crucial oĂč elles prennent l’avance de huit points. Mais l’Egypte est lĂ , remonte, mais les Lionnes finissent par passer pour ne plus lĂącher l’affaire. Le chemin parcouru par les Lionnes pour atteindre les portes de Rio a Ă©tĂ© jalonnĂ© d’une mise au vert dĂšs la fin du mois de dĂ©cembre avec une partie du groupe, suivie de dix jours de stage avec le groupe intĂ©gral. Pendant le tournoi, le bilan affiche deux victoires contre la Tunisie et l’AlgĂ©rie, une dĂ©faite face au Kenya. Et, la surprise du chef, cette victoire finale contre l’Egypte. Et jusqu’ici, les Lionnes n’y croient pas. Mais
 « They did it ! »
Dernier pays Ă  avoir reprĂ©sentĂ© l’Afrique aux Jeux olympiques en 2008 et en 2012, l’AlgĂ©rie regardera la compĂ©tition Ă  la tĂ©lĂ©vision. Le pays a Ă©tĂ© battu par 3 sets Ă  0 (25-20, 25-21, 26-24) par le Kenya en match comptant pour la troisiĂšme place. Une position qui ouvre les portes au tournoi de repĂȘchage Ă  Moim Sukuku, capitaine du Kenya, et ses coĂ©quipiĂšres. La derniĂšre apparition du Kenya aux J.O remonte Ă  2004. Depuis, c’est la disette. « Parfois, on n’a pas de chance. Je n’arrive pas Ă  expliquer cela. Nous venions pourtant au Cameroun pour gagner et rien d’autre », regrette le sĂ©lectionneur kenyan, Munala Jatheth.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94676:les-lionnes-seront-a-rio&catid=6:sport&Itemid=3#contenu
Axe Obala-Bouam Route nationale n°1 Un chantier au ralenti

Le MINTP est allĂ© s’enquĂ©rir de l’état d’avancement des travaux de construction lundi dernier. Circuler sur la route nationale N°1 Obala-Batchenga-Bouam : axe Kolessong-Nding (lot n°2) et la bretelle Nanga-Eboko-Bifogo, dans la LĂ©kiĂ© et la Haute Sanaga s’apparente Ă  un vĂ©ritable parcours du combattant.
Aux quelques mĂštres de route bitumĂ©e, se mĂȘlent des tronçons en terre. Le conducteur doit faire attention Ă  ne pas tomber dans les nombreux nids de poule qui jonchent la chaussĂ©e tout en veillant Ă  prendre les virages qu’imposent les travaux en cours. Un amĂ©nagement dĂ©marrĂ© depuis 2011. Il Ă©tait question pour le gouvernement d’assurer le dĂ©senclavement de cette zone forestiĂšre au potentiel Ă©conomique important. Les travaux consistaient en la construction d’une route de 95 km. Il Ă©tait Ă©galement prĂ©vu la construction d’ouvrages hydrauliques et de deux ponts sur les riviĂšres NsĂ©lĂ© et TĂ©dĂ©. Par ailleurs, les voies d’accĂšs devaient ĂȘtre amĂ©nagĂ©es pour les riverains, ainsi que les stations de pĂ©age, de pesage et de comptage automatique. Mais, Ă  ce jour, les ouvrages tardent Ă  sortir de terre.
Lundi dernier, le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagnĂ© du secrĂ©taire d’Etat, Louis Max Ayina Ohandja est allĂ© dĂ©celer les problĂšmes qui entravent le bon dĂ©roulement des travaux qui le ministre, « avancent bien, mais lentement ». Deux difficultĂ©s majeures se sont posĂ©es notamment, l’exploitation de la carriĂšre de Mbet et le non-paiement des dĂ©comptes de l’entreprise China International Water Electric Corp (CWE), et ceux des missions de contrĂŽle. Par ailleurs, l’entreprise Burn’s en charge du lot 3, attend la signature de l’avenant au marchĂ© de contrĂŽle et Ă  celui du marchĂ© des travaux supposĂ©s s’achever en novembre 2015. Une autre prĂ©occupation, la non-collaboration des populations qui refusent de libĂ©rer les emprises du fait du non-payement des indemnisations et rĂ©clament 10% de l’exploitation du massif rocheux de Mbet.
Durant la sĂ©ance de travail, qui a clĂŽturĂ© la visite des chantiers, Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© les autoritĂ©s administratives et les populations quant Ă  la reprise imminente des activitĂ©s. « Les entreprises CWE et BUN’S vont se mobiliser sur le terrain en vue de la relance des travaux», a-t-il martelĂ©. Aussi, a-t-il instruit le prĂ©fet de la Haute-Sanaga de sensibiliser les populations en vue d’une exploitation paisible du massif rocheux de Mbet. Le Mintp a Ă©galement annoncĂ© que le problĂšme de financement des travaux et du payement des indemnisations seront bientĂŽt rĂ©solus. Concernant la situation des bacs hors d’usage, le MINTP a indiquĂ© qu’une mission du chantier naval se dĂ©ploiera sur le terrain pour Ă©tablir un diagnostic et prescrire des mesures en vue d’une rĂ©paration. Emmanuel Nganou Djoumessi a demandĂ© qu’un relevĂ© de dĂ©gradation de la route de Nanga-Eboko soit fait en vue de sa rĂ©habilitation avant la prochaine saison des pluies.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94675:axe-obala-bouam-route-nationale-nd1-un-chantier-au-ralenti-&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Nos langues maternelles en danger

Le petit Maxime Aboui, neuf ans, a vĂ©cu un profond dĂ©sarroi tout au long de la Semaine nationale de la Jeunesse. EngagĂ© dans un club au sein de son Ă©cole, il s’était enregistrĂ© pour prendre part aux activitĂ©s culturelles. Son choix s’était portĂ© sur les danses patrimoniales et la pratique des langues du terroir.
C’est donc tout joyeux, les yeux brillants, qu’il a dĂ©barquĂ© Ă  la maison le 1er fĂ©vrier dernier, espĂ©rant ĂȘtre coachĂ© par sa mĂšre. RĂ©action de cette derniĂšre : « DĂ©solĂ©e Maximes, tu ne peux pas maĂźtriser l’éton, avec ses contes, proverbes, chants et danses en l’espace d’une semaine. Il te faut simplement prendre la rĂ©solution, dĂšs Ă  prĂ©sent, de t’intĂ©resser davantage Ă  ta langue maternelle. Ainsi, tu pourras participer Ă  ce jeu-concours l’annĂ©e prochaine ». Ses recours Ă  ses grands-parents, oncles et tantes maĂźtrisant cette langue n’ont pas portĂ© plus de succĂšs. Pour l’aider, rĂ©solution a Ă©tĂ© prise de ne s’adresser dĂ©sormais Ă  lui qu’en Ă©ton, pendant les activitĂ©s familiales.
Sur les quelque 7000 langues parlĂ©es dans le monde, environ 280 sont parlĂ©es sur le seul territoire du Cameroun. Ce qui fait du pays l’un des plus denses en matiĂšre de langues vivantes. Mais seuls le français et l'anglais, les deux langues officielles, disposent d'un statut lĂ©gal dĂ©fini par la Constitution et sont utilisĂ©es dans l'enseignement et la vie courante. Du coup, le cas du jeune Maxime Aboui n’est pas du tout isolĂ© dans la sphĂšre linguistique camerounaise. De l’avis de certains experts, si des dispositions prĂ©cises ne sont pas prises, la moitiĂ© des langues locales disparaĂźtra Ă  la prochaine gĂ©nĂ©ration. En effet, aux confins de certaines rĂ©gions, plusieurs langues ne sont parlĂ©es que par une communautĂ© de quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes. Des langages vouĂ©s Ă  disparaĂźtre avec leurs derniers locuteurs, au dĂ©triment de la richesse culturelle et linguistique du globe.
Selon l’Unesco, Ă  l’initiative de laquelle la JournĂ©e internationale de la langue maternelle se cĂ©lĂšbre chaque 21 fĂ©vrier depuis l’an 2000, prĂšs de 4% des langues ont disparu depuis 1950 et prĂšs de 40 % sont considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es d’extinction pure et simple. Dans moins de 100 ans, on estime que 500 Ă  3000 langues seulement survivront Ă  ce phĂ©nomĂšne de disparition qui s’accĂ©lĂšre de jour en jour. On considĂšre qu’une langue est en danger quand ses locuteurs cessent de la pratiquer, la rĂ©servent Ă  des domaines restreints ou disparaissent sans l’inculquer Ă  leurs descendants. « La difficultĂ© aujourd’hui est que nombre de familles, en zone urbaine, baignent dans les langues officielles hĂ©ritĂ©es de la colonisation. Donc, Ă  la maison on parle rĂ©guliĂšrement français ou anglais aux enfants. MĂȘme les grands-parents, au village qui reprĂ©sentaient le socle de la transmission de la langue maternelle, sont plutĂŽt en train de fournir de grands efforts pour Ă©changer dans les langues officielles avec leurs petits-enfants. Du coup, on trouve difficilement des puristes aujourd’hui qui vous parlent une langue locale sans y ajouter des mots de français ou d’anglais », explique un chercheur.
Des actions sont entreprises par les autoritĂ©s camerounaises, l’UNESCO, des ONG et des associations culturelles ou religieuses pour sauvegarder les langues locales, en encourageant notamment leur enseignement. Ainsi, la JournĂ©e internationale cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e vise Ă  promouvoir la diversitĂ© linguistique et culturelle. La date du 21 fĂ©vrier a Ă©tĂ© choisie en hommage aux Ă©tudiants tuĂ©s par la police Ă  Dacca (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit dĂ©clarĂ©e deuxiĂšme langue nationale du Pakistan de l'Ă©poque.
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