Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
La saison des rapports « accablants » de la Manipulation

Yves ATANGA
Rédaction - Dossier

marche-regroupement-contre-boko-haramQuelle coĂŻncidence ! Moins d’un mois aprĂšs la fameuse rĂ©union interdite d’un groupe de partis politiques opposĂ©s Ă  la candidature Ă©ventuelle de Paul Biya Ă  la prochaine prĂ©sidentielle, un « rapport amĂ©ricain » sur les libertĂ©s publiques vient de tomber. Un de plus. Le quotidien de l’Economie qui en fait Ă©chos dans son Ă©dition de vendredi dernier, Ă©voque un document Ă©mis par une organisation dĂ©nommĂ©e Freedom House, qui Ă©pingle le Cameroun comme pays oĂč les droits politiques,
les libertĂ©s civiles et la libertĂ© de la presse ne seraient pas « favorisĂ©s ». Dans une classification un peu floue des pays en fonction du rĂ©sultat d’une Ă©valuation tout aussi imprĂ©cise de la situation des droits politiques et libertĂ©s publiques, et constituĂ©e de trois groupes : « Libre », « partiellement libre » et « pas libre », le Cameroun se retrouve dans la derniĂšre catĂ©gorie.
Faut-il s’en Ă©tonner ? Non. Pas que le Cameroun soit effectivement le cimetiĂšre des libertĂ©s et de la dĂ©mocratie. Pas que le pays soit le coupe-gorge que certaines Organisations non-gouvernementales et autres procureurs du mĂȘme acabit ont entrepris de dĂ©peindre en dĂ©formant allĂ©grement la rĂ©alitĂ© ou en grossissant volontiers le trait pour le discrĂ©diter aux yeux de la communautĂ© internationale. Si ce Ă©niĂšme rapport n’étonne pas, c’est bien parce qu’il n’est pas le premier. Depuis septembre dernier, une sĂ©rie de rapports tombent rĂ©guliĂšrement sur le Cameroun. Ils concernent la situation sĂ©curitaire, les droits de l’Homme, la dĂ©mocratie, etc. Et l’on imagine bien qu’il ne sera pas le dernier. On sait les ONG occidentales et leurs commanditaires cachĂ©s, trĂšs friands de contextes bouillants comme celui que vit actuellement le Cameroun.
La scĂšne politique s’est animĂ©e depuis la fin d’annĂ©e derniĂšre, Ă  la faveur du dĂ©clenchement des appels Ă  la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă  la prochaine prĂ©sidentielle. Ce n’est, a priori, pas une urgence nationale, vu que le pays poursuit depuis le dĂ©but du septennat en cours, son ambitieux programme d’infrastructures, lui-mĂȘme inscrit dans le projet d’atteinte du statut de pays Ă©mergent. Donc, concentrĂ© sur son dĂ©veloppement Ă©conomique, le Cameroun n’en demeure pas moins une dĂ©mocratie jeune et impĂ©tueuse dont les acteurs, libres Ă  souhait, ont la latitude d’exprimer leurs vƓux et leurs attentes pour le futur immĂ©diat. Les militants du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais ont demandĂ© Ă  leur prĂ©sident national de prĂ©senter sa candidature et au besoin d’anticiper cette Ă©lection ; des adversaires ont ensuite estimĂ© que l’intĂ©ressĂ© ne devait pas y rĂ©pondre favorablement ou qu’il n’en avait pas le droit en ce qui concerne l’option d’anticipation. Bref, la dĂ©mocratie camerounaise - que les donneurs de leçons internationaux jugent pourtant embrigadĂ©e – s’exprime dans toute sa vigueur, avec parfois ses erreurs de jeunesse. Que nos objecteurs de conscience aient dĂ©cidĂ© de ne retenir que les erreurs, c’est leur choix. Mais l’erreur n’est-elle pas le gage de la progression, de l’amĂ©lioration vers l’excellence, comme l’a si bien dĂ©veloppĂ© le philosophe Gaston Bachelard ?
En tout cas, le Cameroun s’attĂšle Ă  se construire. MalgrĂ© les obstacles. Le terrorisme de Boko Haram tente d’y mettre un frein. La dynamique qui puise sa force dans le sens patriotique des Camerounais n’en est que renforcĂ©e. Les rapports peuvent alors choisir de ne pas voir le prĂ©judice causĂ© au pays et braquer les projecteurs sur de prĂ©tendues exactions des forces de dĂ©fense sur des civils, vouloir profiter de la situation sĂ©curitaire dans les zones de conflit pour prĂ©senter le Cameroun comme un pays « Ă  risque ». Ce ne sont pas ces manƓuvres de distraction de l’opinion publique qui vont dĂ©concentrer les Camerounais. Des rapports, il en ont vu d’autres.
La saison des rapports « accablants » de la Manipulation.
90 milliards de F pour l'Entretien routier 2016

Félicité BAHANE N.
National - Economie

routes-axe-lourdPrÚs de 17 000 km de route concernés par la programmation annuelle lancée lundi par le ministre des Travaux publics.
Le programme d’entretien routier 2016 est lancĂ©. Le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie y relative lundi Ă  YaoundĂ©,
sous forme de vidĂ©oconfĂ©rence avec ses collaborateurs des services dĂ©concentrĂ©s, notamment les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINTP. Chacun a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  faire le point au niveau de sa rĂ©gion. Globalement, l’on retient que pour cette annĂ©e, 90 milliards de F sont consacrĂ©s Ă  l’entretien routier, dont une programmation de 47 milliards de F portant sur la ressource 2016 et un additif de 42 milliards de F rĂ©sultant des reports des ressources non-engagĂ©es des exercices 2014 et 2015. A ce jour, 37 marchĂ©s d’entretien routiers sont attribuĂ©s et les travaux doivent dĂ©jĂ  dĂ©marrer, pour s’achever dans six mois pour certains et douze mois pour d’autres. Certains marchĂ©s sont en vue dans les prochains jours, pour parvenir Ă  un linĂ©aire de 16 788 km de route Ă  mettre Ă  niveau sur l’ensemble du territoire national.
Sur le terrain, trois types de travaux sont attendus. En premier, « l’entretien pĂ©riodique de certains axes du rĂ©seau bitumĂ© ». Il s’agit des travaux de fond, qui consistent Ă  reposer le bitume ou remplacer des ouvrages d’art dont les ponts. Les axes concernĂ©s par ce travail d’envergure sont : YaoundĂ©-Douala, LimbĂ©-IdĂ©nau et Carrefour Nsimalen-Ebolowa-Ambam. Montant des travaux : 53,511 milliards de F. Le deuxiĂšme type de travail porte sur « l’entretien courant des routes en terre et bitumĂ©es ». Il s’agit ici des routes du rĂ©seau classĂ© prioritaire ou principal, Ă  mettre Ă  niveau par des travaux de bouchage de nids de poule, de cantonage et autres. Ces travaux concernent 22 lots de routes rĂ©parties dans les dix rĂ©gions du pays et Ă©valuĂ©s Ă  11,787 milliards de F. Viennent enfin les travaux d’« entretien des routes rurales prioritaires » qui s’élĂšvent Ă  7,187 milliards de F pour 58 lots ciblĂ©s.
Il est Ă  noter que la programmation d’entretien routier 2016 est particuliĂšre, du fait de nouveaux procĂ©dĂ©s mis en place au ministĂšre des Travaux publics. En effet, en dĂ©but d’annĂ©e, il a Ă©tĂ© relevĂ© que seuls 18% du rĂ©seau national sont en bon Ă©tat, sur le linĂ©aire de 121.424 km. Aussi, plusieurs marchĂ©s d’entretien routier tardent Ă  ĂȘtre rĂ©alisĂ©s et courent depuis des annĂ©es. Sept d’entre eux ont dĂ©finitivement Ă©tĂ© rĂ©siliĂ©s ces derniers mois. Et pour permettre au MINTP de jouer pleinement son rĂŽle de maĂźtre d’ouvrage dans l’exĂ©cution des projets d’entretien routier, Emmanuel Nganou Djoumessi a mis en place des mesures correctives, notamment, le suivi rigoureux du plan de passation des marchĂ©s et la valorisation du rĂŽle des services dĂ©concentrĂ©s dans le suivi des travaux.
90 milliards de F pour l'Entretien routier 2016.
La succession de Ban Ki-moon ouverte Ă  l'ONU

Sinclair MEZING
International - Politique

siege-onuAvec l’ouverture, la semaine derniĂšre, de la succession de Ban Ki-moon dont le mandat prend fin en dĂ©cembre prochain, neuf personnalitĂ©s ont dĂ©jĂ  fait acte de candidature et se sont succĂ©dĂ© devant les reprĂ©sentants des pays-membres de l’ l’Organisation des Nations unies (ONU) pour prĂ©senter leurs projets. Aucune candidature africaine n’est, pour le moment, encore enregistrĂ©e.
Une Ăšre nouvelle vient de s’ouvrir Ă  l’ONU avec la dĂ©signation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui ne se fera plus sur recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, comme ce fut par le passĂ©.

A l’issue de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU de septembre 2015, une rĂ©solution a Ă©tĂ© votĂ©e et Ă©tablit dorĂ©navant un passage des prĂ©tendants Ă  ce poste devant les reprĂ©sentants des 193 Etats-membres de l’organisation. Les sessions d’échanges entre candidats et jurĂ©s sont transmises par webcast, ouvertes aux mĂ©dias, ainsi qu’au public qui ont accĂšs Ă  l’échange. D’aprĂšs Mogens Lykketoft, prĂ©sident en exercice de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, ce processus de sĂ©lection et de nomination du prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est dĂ©sormais totalement transparent et inclusif.
La succession de Ban Ki-moon ouverte Ă  l'ONU.
Investissements: le Cameroun vend ses atouts

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Yaoundé abrite les 17 et 18 mai prochains, une conférence économique internationale qui présentera les conditions pour investir dans notre pays.

Imaginez rĂ©unis autour d’une mĂȘme table, des membres du gouvernement en charge des questions Ă©conomiques, des personnalitĂ©s de la trempe de JosĂ© Manuel Barroso, prĂ©sident de la Commission europĂ©enne de 2004 Ă  2014, Chung Un-Chan, ancien Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e, l’un des « dragons de l’Asie », Donald Kaberuka qui vient de quitter ses fonctions Ă  l’issue de deux mandats Ă  la tĂȘte de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) et le Français Pascal Lamy, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), des industriels, d’autres institutionnels et financiers venus de l’Afrique et du monde entier. Selon des informations puisĂ©es Ă  bonne source, toutes ces personnalitĂ©s se retrouveront Ă  YaoundĂ© les 17 et 18 mai 2016, sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Dans le cadre d’une ConfĂ©rence Ă©conomique internationale sur le thĂšme « Investir au Cameroun, terre d’attractivitĂ©s ». Il s’agit d’une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la vision 2035, feuille de route Ă  suivre pour que le Cameroun gĂ©nĂšre une croissance Ă©conomique et atteigne l’émergence.

La rencontre va s’atteler Ă  trouver des solutions efficaces devant permettre d’amĂ©liorer l’investissement au Cameroun. Il s’agira par ailleurs de prĂ©senter les nombreuses potentialitĂ©s Ă©conomiques du pays Ă  travers ses projets les plus importants. Le pays qui dispose d’un taux de croissance de plus de 5% Ă  l’heure actuelle a par ailleurs entrepris des rĂ©formes pour amĂ©liorer le climat des affaires, dans un environnement marquĂ© par de nombreux chantiers d’infrastructures dans les secteurs clĂ©s que sont l’agro-industrie, les infrastructures de transport, l’énergie, l’immobilier, l’amĂ©nagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies. Toutes choses qui traduisent la volontĂ© de collaboration du gouvernement qui est dĂ©terminĂ© Ă  accompagner le dĂ©veloppement Ă©conomique dans tous ces domaines.

Au programme de la rencontre de YaoundĂ©, et notamment de la journĂ©e du 17 mai, l’ouverture de la ConfĂ©rence, des tables-rondes qui permettront Ă  des intervenants camerounais et internationaux de trĂšs haut niveau de prĂ©senter le Cameroun et de partager leurs expĂ©riences. Seront Ă©galement abordĂ©es, les perspectives de croissance du pays et le rĂŽle du secteur privĂ© dans le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun. La seconde journĂ©e des travaux sera consacrĂ©e aux investisseurs et Ă  la prĂ©sentation des projets. C’est dans ce sillage que Cameroon Tribune lance dans les prochains jours, une sĂ©rie qui va s’atteler Ă  dĂ©voiler quelques aspects de l’attractivitĂ© de la destination Cameroun.
Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs s’en inquiĂštent.

Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il n’est pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă  dater, Ă  dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec l’aide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă  des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ  mise en Ɠuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il s’agit Ă  chaque fois d’évaluer ce qu’une telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de l’Education de base, sous anonymat.

La rĂ©flexion part d’un constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă  l’étranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă  ramener chaque livre scolaire du primaire Ă  500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays qu’un parent n’a que 3000 F Ă  dĂ©penser par an pour l’achat des livres d’un enfant. Du coup, le nombre d’élĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales –mathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages d’histoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.

EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste n’est pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons d’éditions locales, les partenariats avec des maisons d’éditions Ă©trangĂšres, le pouvoir d’achat des familles, l’acquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie

Rita DIBA
Régions - Littoral

Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.

« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de l’hĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles d’AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock s’est attaquĂ© aux chantiers qui l’attendent Ă  la tĂȘte de l’hĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ɠuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă  l’accueil, l’orientation et la prise en charge des patients, Ă  l’effet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.

Il s’agira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ  de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup d’encre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes d’une vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote d’amour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans l’opinion publique du fait de l’actualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.

DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă  la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă  un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă  tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour l’hĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »

Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă  ses collaborateurs de faire preuve d’un sens du sacrifice, d’ĂȘtre prĂ©sents Ă  leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© d’annoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin d’un grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
Le barrage de Lom Pangar déjà en service

Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier

La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de l’étiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.

La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă  partir de la rĂ©gion de l’Est. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, d’une capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes d’eau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă  mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A l’heure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă  94%, selon le chef d’amĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois d’avril. Lom Pangar est Ă  120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de l’Est. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de l’économie. Son importance et son poids dans l’économie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă  dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, c’est un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour l’Afrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent d’ailleurs d’un projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine d’autres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng
 « Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre d’ouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, d’une capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes d’eau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans l’augmentation du taux de croissance. A terme, il s’agira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă  6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă  lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et l’Ethiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, qu’elle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux d’accĂšs Ă  l’électrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux d’accĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant l’étiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes d’eau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de l’ordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes d’eau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient qu’à 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă  plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de l’usine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă  Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ  lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă  Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă  l’Est.
La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala

Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier

Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă  la circulation.

Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui s’ouvre chaque jour davantage Ă  la circulation, on aurait « dĂ©jĂ  inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă  l’est de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ  fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă  l’image de l’icĂŽne sud-africaine. C’est un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă  la route d’ĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent l’entrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă  ordures jalonnent le parcours, lĂ  oĂč cela se peut. Sur l’échangeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de l’édifice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă  la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusqu’alors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On n’en a pas besoin d’ailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă  partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă  foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă  cĂŽte, jusqu’à la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu d’amĂ©liorer l’existant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé  et mĂȘme au-delĂ  vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusqu’aux marchĂ©s dans l’hinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville n’en est pas moins dĂ©jĂ  sujette aux agressions habituelles contre ce type d’équipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvages

De grands chantiers en phase terminale

MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier

Le dĂ©veloppement d’un pays se ressent Ă  la quantitĂ© et Ă  la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă  l’horizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour l’annĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă  la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions d’une vĂ©ritable industrialisation. L’émergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». L’on pourrait dire autant que l’industrialisation est tributaire du rĂ©seau d’infrastructures. Sur ce plan, le chef de l’Etat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă  relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă  relever, Ă  savoir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă  un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre d’Ɠuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă  leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de l’Etat dĂ©clarait, face Ă  ces dĂ©fis et Ă  l’impĂ©ratif de la croissance pour les besoins de l’émergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. J’ai demandĂ© au gouvernement de s’y employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă  propos du retard pris dans l’amĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă  l’encontre d’entreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun – Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu d’évoquer les Ă©loges faits, Ă  l’occasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă  l’ouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă  la fin de ce mois d’avril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de l’enfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, n’aura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de l’OcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, s’est revĂȘtu d’habits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă  rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Bi’goup »

Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest

Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.

67 ans que le peuple attendait le Nzouh Bi’goup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui n’auront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, c’est dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă  la clĂŽture du festival culturel Nzouh Bi’goup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. L’apothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec l’anoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, l’épouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues d’horizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă  ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă  travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons d’immenses valeurs Ă  dĂ©poussiĂ©rer et Ă  faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de l’Ouest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă  Bazou.
L’ancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois l’ancien chef d’Etat, Ahmadou Ahidjo Ă  Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Bi’goup 2016 ne pouvaient commencer sans qu’on rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. C’est ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait qu’ils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage qu’ils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont l’avenir, s’écrit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă  son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur l’identitĂ© communautaire car « l’ùre des cultures closes est close et l’ùre des cultures ouvertes est ouverte ».
Equateur: le bilan du tremblement de terre s’alourdit

Paul EBOA
International - Société

Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă  la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, s’élĂšve Ă  272.

Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat d’au moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ  fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore s’alourdir compte tenu de l’ampleur des dĂ©gĂąts de l’avis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il s’agit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale d’une minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme s’est produit Ă  20 kilomĂštres de profondeur selon l’Institut de gĂ©ophysique de Paris, Ă  telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. C’est donc Ă  juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de l’Equateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© l’état d’exception sur l’ensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire d’urgence d’environ 600 millions de dollars. Pour sa part, l’Union europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme s’ils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est qu’ils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de l’OcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă  une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus d’un millier de morts.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Bafoussam a son stade omnisports

Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier

L’infrastructure qui sort de terre à Kouekong confirme la promesse du chef de l’Etat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourd’hui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), l’entreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă  la fin de ce mois. Confirmant ainsi l’engagement pris par le chef de l’Etat de doter le pays d’infrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. L’infrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ  posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse l’infrastructure pour aller Ă  Foumban dans le dĂ©partement du Noun. L’écran d’affichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ  atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne d’alimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ  installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă  effectuer ici demeurent le traçage de la piste d’athlĂ©tisme et de l’aire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs d’éclairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de l’alimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă  travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. L’adduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, l’amĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă  terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă  construire par l’Etat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies d’accĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s d’ici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
Forwarded from Cameroon Tribune
Cameroon Tribune, le Quoditien national bilingue depuis 41 ans.
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
https://telegram.me/CameroonTribune
Forwarded from Cameroon Tribune
â€ïžđŸ˜‡
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđŸ˜‡
Forwarded from Cameroon Tribune
Si vous aimez ❀❀❀ notre chaĂźne, donnez nous 5 Ă©toiles :
⭐⭐⭐⭐⭐
https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune
Forwarded from Cameroon Tribune
We kindly ask all members who didn't rate us yet to take 10 seconds of their time and show their appreciation by giving us a 5 star rating ⭐⭐⭐⭐⭐.
Just click this link: https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune & then 'start' and your rating.