Cameroon Tribune
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5000 emplois créés dans l'ExtrĂȘme-Nord

Patrice MBOSSA
National - Régions

GrĂące au projet « Filets sociaux » du ministĂšre de l’Economie, des milliers des jeunes de Moulvoudaye et Mokolo ont trouvĂ© une occupation rĂ©munĂ©rĂ©e.
Voir rĂ©solus les problĂšmes du quotidien. Le rĂȘve est en voie de rĂ©alisation. Avec en prime, une compensation financiĂšre. C’est la situation que vont bientĂŽt vivre les populations rurales de Moulvoudaye dans le dĂ©partement du Mayo-Kani et celles de Mokolo dans le dĂ©partement du Mayo-Tsanaga. Dans la commune de Moulvoudaye, 15 projets Ă  Haute intensitĂ© de main d’Ɠuvre (HIMO) ont Ă©tĂ© validĂ©s et retenus pour 2000 emplois, tandis que la commune de Mokolo bĂ©nĂ©ficie de 20 projets sĂ©lectionnĂ©s dans 20 villages, soit 3000 emplois. Ici et lĂ , les bĂ©nĂ©ficiaires vont percevoir une rĂ©munĂ©ration journaliĂšre de 1300 F. Les travaux vont s’étaler sur trois mois.
Comme il fallait s’y attendre, le lancement officiel de ces projets a donnĂ© lieu Ă  des liesses populaires. Les populations savent que dĂ©sormais la balle est dans leur camp. Pour la commune de Moulvoudaye, la rĂ©fection de la digue a Ă©tĂ© de tous temps un souci majeur car chaque annĂ©e la sortie dĂ©sordonnĂ©e des eaux du barrage de retenue causait des inondations. DĂ©sormais, ces eaux seront canalisĂ©es et vont alimenter les mares d’eau pour le bĂ©tail. Bien plus, des tronçons routiers seront rĂ©habilitĂ©s, ce qui permettra le dĂ©senclavement d’une dizaine de villages. Dans l’arrondissement de Mokolo, le mĂȘme problĂšme d’entretien routier se pose avec acuitĂ©. Des routes rocailleuses situĂ©es en contrebas des monts Mandaras. Dans trois mois, les 3000 personnes retenues vont se charger de rĂ©habiliter ces routes communales. Si pour Moulvoudaye, le lancement officiel des travaux a Ă©tĂ© effectuĂ© le 11 avril par le sous-prĂ©fet Aboubakar Garba ; pour la commune de Mokolo, le relais a Ă©tĂ© pris le lendemain par Marie Blanche Mbazoa Ngah, adjoint d’arrondissement de Mokolo qui a donnĂ© le premier coup de pioche, marquant par lĂ  le dĂ©but des travaux.
Michelin Ndjoh, le coordonnateur national du projet « Filets sociaux » mis en Ɠuvre par le MINEPAT a saisi cette opportunitĂ© pour inviter les bĂ©nĂ©ficiaires Ă  beaucoup d’ardeur au travail. Il les a, en outre, conseillĂ© de faire bon usage des fonds qui seront mis Ă  leur disposition puisque l’objectif du gouvernement Ă  travers le projet « Filets sociaux » est de donner aux bĂ©nĂ©ficiaires des instruments de lutte contre la pauvretĂ©. Ce projet bĂ©nĂ©ficie des financements de la Banque mondiale. Les garde-fous ont Ă©tĂ© placĂ©s afin que les projets retenus soient rĂ©alisĂ©s selon les rĂšgles de l’art. Pour ce faire, l’ONG Service d’Appui aux initiatives locales de DĂ©veloppement (SAILD) a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e pour l’encadrement des bĂ©nĂ©ficiaires et le suivi des micro-projets retenus.
PrÚs de 500 morts dans un naufrage en Méditerranée

Sainclair MEZING
International - Politique

immigrants-barque-bateauLes victimes tentaient de rallier l’Europe à bord d’une embarcation de fortune.
L’information qui a finalement Ă©tĂ© confirmĂ©e par les autoritĂ©s italiennes sonne comme la plus grande tragĂ©die survenue en MĂ©diterranĂ©e depuis janvier dernier. Le week-end dernier prĂšs de 500 migrants ont trouvĂ© la mort Ă  bord d’une embarcation de fortune, alors qu’ils tentaient de rallier l’Europe. Paolo Gentiloni, ministre italien des Affaires Ă©trangĂšres, est venu confirmer cette information qui faisait encore l’objet de doute. «Ce qui est certain est que nous sommes en prĂ©sence d'une nouvelle tragĂ©die en MĂ©diterranĂ©e, exactement un an aprĂšs celle que nous avons eue dans les eaux libyennes. C'est une raison de plus pour que l'Europe ne s'engage pas Ă  construire des murs», a lancĂ© le chef de la diplomatie italienne. Le prĂ©sident italien, Sergio Mattarella a, quant Ă  lui, dĂ©plorĂ© «plusieurs centaines de morts».
Cependant, les gardes-cĂŽtes italiens ont pu sauver 108 autres migrants qui se trouvaient Ă  bord d’une embarcation pneumatique. Six autres personnes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es mortes dans un canoĂ« par un navire de l'organisation humanitaire SOS MĂ©diterranĂ©e. MĂȘme si Ă  ce stade il est difficile de savoir ce qui s’est exactement passĂ©, les gardes-cĂŽtes italiens disent avoir signalĂ© Eastern Confidence, un cargo battant pavillon philippin, qu'un bateau Ă©tait en dĂ©tresse, moteur en panne, dans son secteur de navigation, Ă  95 000 nautiques au large de Pylos, dans l'ouest de la GrĂšce. Le cargo s'est alors dirigĂ© vers l'embarcation en question, qui s'est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂȘtre un bateau de pĂȘche en bois confrontĂ© Ă  une panne de moteur, en provenance de Tobrouk, en Libye. D’aprĂšs l'Organisation internationale des migrations, l’embarcation de fortune sinistrĂ©e transportait des migrants Ă©rythrĂ©ens, somaliens, Ă©thiopiens et Ă©gyptiens. Pour sa part, le journal de bord du cargo souligne que ces migrants se rendaient en Italie. Au terme d’une heure de nĂ©gociations, les occupants ont finalement acceptĂ© d'ĂȘtre ramenĂ©s au port de Kalamata, dans le PĂ©loponnĂšse, oĂč se trouvent certains survivants.
Certains rescapĂ©s ont affirmĂ© Ă  la chaĂźne britannique BBC ĂȘtre les survivants d'un naufrage catastrophique, aprĂšs que leurs passeurs ont tentĂ© de les transfĂ©rer, en pleine nuit, Ă  bord d'un navire dĂ©jĂ  bondĂ© et qui a finalement chavirĂ©. Ces derniers dĂ©clarent ĂȘtre les seuls Ă  ĂȘtre parvenus Ă  rejoindre Ă  la nage leur petit bateau, finalement rĂ©cupĂ©rĂ© par les gardes-cĂŽtes grecs le lendemain.
Camair Liquidation Trial:Prosecution Demands Guilty Verdict For Michel Fotso

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Ruling in the first of two matters involving the former General Manager of the defunct national carrier at the Special Criminal Court was fixed for April 29, 2016.
The Yaounde-based Special Criminal Court, SCC, on Wednesday, April 20, 2016, continued hearing Phase I of the two matters involving Yves Michel Fotso, the former General Manager of the defunct national carrier, Camair. As the trial, which began in November 2014, gradually draws to a close, Wednesday’s sitting was devoted to hearing the final submissions of the prosecution and counsel for Camair Liquidation Committee and the State.
However, all this took place in the absence of the accused and his counsel, who had earlier pulled out of the trial, alleging unfair court processes. Hearing the matter was the leader of the trial team, Mr. Justice Moukoury Francis, assisted by Mr. Justice Michel Onana and Mr. Justice Nyassa; with Mr. Justice Tagim as one of the Advocates General. In an hour and half submission, Mr. Justice Tagim revisited the trial, beginning from preliminary investigations, demonstrating that Yves Michel Fotso set out to embezzle Camair funds. He supported his arguments by recalling exhibits that were tendered by the prosecution, pointing out that by running Camair accounts in Commercial Bank of Cameroon, CBC, in which he has interests, Fotso deliberately entertained the conflict of interest to the detriment of the State and the defunct national carrier.
Taking the floor next, Counsel for Camair Liquidation, Barrister Ngongo Ottou Martin, and the liquidator, Bekolo Christian, supported the Advocate General’s position that Fotso deliberately engaged in activities to defraud the State. Barrister Mujem Fombad, Counsel for the State, concurred with the positions of previous speakers, pointing out that the State was never a party to the failed reimbursement deal reached earlier between the Camair Liquidation Committee and Yves Michel Fotso. The matter was later adjourned to April 29, 2016, for ruling.
Michel Fotso is accused of fraudulently obtaining 18.9 Billion FCFA between 2000 and 2002. The suit, filed by Camair's Liquidation Committee and the State of Cameroon, concerns 4,051,209,866 FCFA, 4,606,130,515 FCFA, and 8,934,203,742 FCFA, all compensation for the famous Boeing 747 'Combi' aircraft crash in Paris, France; as well as 1,400,000,000 FCFA, the worth of the wreck of the aircraft.
Les métiers du numérique en vitrine

Josy MAUGER
National - Economie

Ils font partie des innovations prĂ©sentĂ©es mercredi au sixiĂšme Salon international des mĂ©tiers et de l’emploi Ă  YaoundĂ©.
Les mĂ©tiers innovants se retrouvent entre autres, dans le numĂ©rique et l’Internet, l’agriculture, l’entrepreneuriat, l’énergie, la logistique et le transport, les mines et de la technologie, l’agropastoral, le tourisme, l’hĂŽtellerie et la restauration. C’est l’information principale qui ressort aprĂšs le lancement de la sixiĂšme Ă©dition du Salon international des mĂ©tiers et de l’emploi (SIME) mercredi Ă  YaoundĂ©. L’objectif de cette rencontre entre les chercheurs d’emplois et les chefs d’entreprises, comme l’explique Debora Tonye Mvaebeme, commissaire du SIME, c’est de mieux informer la jeunesse camerounaise sur les opportunitĂ©s en termes d’emplois de façon Ă©volutive et ses dĂ©bouchĂ©s. Et la nouveautĂ© pour cette annĂ©e c’est de leur prĂ©senter les mĂ©tiers innovants et en faire la promotion. Il est aussi question d’aider les jeunes Ă  trouver des formations dans l’entrepreneuriat. « Ces secteurs manquent de personnels formĂ©s », explique Debora Tonye Mvaebeme. Concernant les dĂ©bouchĂ©s, ils sont nombreux. Selon cette derniĂšre, il y, a par exemple dans le secteur des postes et tĂ©lĂ©communications, les mĂ©tiers de techniciens des tĂ©lĂ©com, des ingĂ©nieurs des travaux de tĂ©lĂ©com, des contrĂŽleurs des P et T. Le domaine de l’hĂŽtellerie recrute des pĂątissiers, restaurateurs, cuisiniers, guides touristiques, boulangers et autres. Le secteur social a Ă©galement besoin de professionnels formĂ©s pouvant encadrer des personnes socialement vulnĂ©rables.
Au ministĂšre de l’Emploi et de la formation professionnelle (MINEFOP), on salue la tenue de ce forum sur les mĂ©tiers. Le conseiller technique numĂ©ro 1, Comfort Ngu Fomede qui procĂ©dait Ă  l’ouverture du Salon a indiquĂ© que les jeunes devraient s’approprier toutes ces informations et connaitre les diffĂ©rents dĂ©bouchĂ©s de ces secteurs. D’ailleurs, ils Ă©taient nombreux, les jeunes venus visiter ce forum des mĂ©tiers et rencontrer les chefs d’entreprises et centres de formations. Pendant trois jours, ces jeunes pourront mieux s’imprĂ©gner dans les ateliers prĂ©vus pour cette Ă©dition. Notamment la JournĂ©e des mĂ©tiers, les MatinĂ©es de l’entrepreneuriat et ceux des chercheurs d’emplois. L’autre opportunitĂ© pour ces jeunes ce sont ces diffĂ©rents stands mis Ă  la leur disposition avec l’appui de certaines structures oĂč ils pourront directement dialoguer avec les acteurs du milieu professionnel sur l’opportunitĂ© qu’ils offrent. Le Salon se referme vendredi prochain.
Médias: voici « Africanews » !

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Culture

Les journalistes de la presse nationale ont été conviés à une visioconférence de présentation de cette nouvelle chaßne mercredi à Yaoundé.
Depuis mercredi, Euronews a une sƓur africaine, la nouvelle chaĂźne panafricaine : « Africanews ».
Son lancement s’est fait en dĂ©but d’aprĂšs-midi Ă  Pointe Noire, son siĂšge au Congo. A YaoundĂ©, la presse a assistĂ© Ă  cet Ă©vĂ©nement marquant, en visioconfĂ©rence. Cette nouvelle chaĂźne d’information dans un premier temps, va diffuser 24h/24 en français et anglais avant d’explorer d’autres langues vĂ©hiculaires du continent (portugais, arabe, swahili, etc.). « C’est une chaĂźne qui permettra de prĂ©senter le vrai visage de l’Afrique qui est un continent ayant beaucoup de facettes », a expliquĂ© Michael Peters, prĂ©sident du directoire d’Euronews. « Nous allons diffuser des informations crĂ©dibles, de qualitĂ©, multilingues et neutres Ă  des coĂ»ts maĂźtrisĂ©s. Nous venons en Afrique avec une nouvelle marque de mĂ©dia qui se veut la voix des Africains pour les Africains et le reste du monde », a-t-il indiquĂ©. Le choix du Congo s’explique selon Michael Peters par le fait que c’est le seul pays qui a rĂ©pondu Ă  nos critĂšres ». Et Stephen Smith, spĂ©cialiste de l’Afrique pour les quotidiens LibĂ©ration et Le Monde, d’indiquer que la chaĂźne publique TĂ©lĂ© Congo a choisi de se lancer dans cette aventure aux cĂŽtĂ©s d’Africanews.
Pour ce qui est de son contenu, Africanews va produire des informations spĂ©cifiques sur l’actualitĂ© panafricaine Ă  travers des reportages, des Ă©vĂ©nements business et culturels. « C’est un pari fou jamais rĂ©alisĂ© dans l’industrie des mĂ©dias. Nous sommes les seuls Ă  porter la vision africaine », s’est rĂ©joui Michael Peters. Les financements d’Africanews seront basĂ©s premiĂšrement sur la publicitĂ© et pourront ensuite intĂ©grer des partenaires privĂ©s ou publics, notamment pour l’installation des bureaux rĂ©gionaux en Afrique et la multiplication de l’offre linguistique. La chaĂźne se donne cinq ans pour Ă©quilibrer ses finances.
Sustainable Industrialisation:Unlocking Secret Behind China’s Success Story

Godlove BAINKONG, Jiangsu Province, China
National - Economie

The country has moved from agriculture-based to a largely tertiary-depended one with Jiangsu Province as an industrial hub.
Cameroon has negotiated a seemingly irreversible bend towards emergence with key development sectors like industrialisation expected to power the economy to attaining the middle-income status by 2035. The Head of State Paul Biya has said severally that emergence is inconceivable without a vibrant industrial sector. Creating conditions conducive for genuine industrialisation as he said during the 2015 end-of-year nation’s address is non-negotiable. Tapping from successful experiences especially from countries that passed through Cameroon’s current situation could even be more inspiring. One of this is China whose spectacular and rapid transformation from a hitherto impoverished agrarian society to a formidable industrial superpower today is to say the least marvelling. China’s industrial prowess showcased in Jiangsu Province appealingly sends visitors wondering.
The Ingredients
From Nanjing to Suzhou, two giant industrial cities of Jiangsu Province, government authorities and actors of prospering private sector say technology which is fruit of in-depth scientific research and development has been the springboard of the province’s industrial blossoming. According to authorities, Jiangsu province invested 178.8 billion Yuan on research and development in 2015. Progress in science and technology, they said, contributed to 60 per cent of economic growth. And over 88 per cent of large and medium-sized enterprises had set up their own Research and Development. Jiangsu values combining science and technology, and conversion of scientific results. There are laws on the conversion of scientific results to encourage application. Industry-university-research cooperation is at peak. Here, research is well-adapted and targeted to solve a particular problem or advance a particular sector. Fruits are visible on the ground. Giant industries like Sunning Commerce Group, Phoenix Publishing and Media Group, Higer Motor Cooperation et al keep expanding and spreading their across the globe. The singsong of research results perishing in the drawers of researchers while the country yearns for development, as is the case elsewhere, is therefore far-fetched. Thanks to the Province’s manufacturing capacity, its foreign trade last year totaled USD 545.6 billion, with USD 338.67 billion as export earnings. There is therefore no way an economy can sustainably grow when more is imported except the imports are to bolster investments today whose dividends could trigger growth tomorrow.
Industrialisation is also synonymous with a developed and modern infrastructure. Jiangsu Province has a total length of expressway amounting to 4,541 km. About 2,679 km of railways have put into operation. These facilitate the movement of raw materials into the industries and finished products from the vastly spread industries to the various markets within and without Asia. Cameroon would certainly need more that wishes here as it has slightly 10 per cent of her 50 km national roads tarred, with an expressway still a dream.
The least of the requirements are not water and energy wherein Cameroon is greatly wanting. China consumes about 300 billion cubic metres of water and in 2010 she became the world’s highest energy consumer. Almost all sources of water and energy generations here are being maximised. Just a second of power outage or water cut is unthinkable. Industries cannot function where water and energy supply are epileptic.
Persistent and Consistent Reforms

LUKONG Pius NYUYLIME

The influx of investors epitomised by the medley of Memorandums of Understand tells of Cameroon, a country, one is tempted to describe as the best risk to do business. If figures were something to go by, the Ministry of the Economy and Regional Development is saying that the country’s economy is fairing relatively well. In a document titled, "Focus on Cameroon's Economy," MINEPAT notes that, "National economy has increased at an average of 4.7 per cent during the last five years (2010-2014.)", even though the growth falls below the projections of the long-term development plan contained in the Growth and Employment Strategy Paper whose target was to attain an annual 5.5 per cent average economic growth rate between 2010 and2020. As stated by Christine Lagarde, the Managing Director of the IMF during her recent visit to Cameroon, “with a real growth rate of nearly 6 per cent and weak inflation, the country is taking necessary measures to ensure macroeconomic stability and promote strong and inclusive growth.”
The growing interest in investing in Cameroon is considered by the administration as a real challenge to open up to the private sector which holds the key to real investment in the country. The government seems to be aware of this and this explains why several reforms have been initiated to attract private investment. Some of the reforms include: the April 18, 2013 law on private investment incentives in Cameroon, the 2013 law governing economic zones in the country and the regular holding of the Cameroon Business Forum, a platform for public/private dialogue on improving the business climate. The creation and rendering operational of the bank for small and medium-size enterprises and the launching in 2013 of Leasing, a mechanism to equip enterprises, are said to be steps in the right direction. And as faith will have it, some 44 new companies obtained licences from government, with some immediately going into production. They took the engagement to inject FCFA 698 billion into the economy generating over 23,000 jobs.
The institution of the annual meeting between the private and public sectors within the framework of the Cameroon Business Forum remains one of the major reforms that can propel investment in the country. In order to ensure its success, a follow up and evaluation committee was created. The 7th edition organised in Douala in February was occasion to enhance reforms and to above all to size up the need to communicate the country’s economic attractiveness. In effect, according to organisers, since 2010 when the CBF saw the light of day, over 120 reforms have gone effective indicating an average of 20 reforms every year. That notwithstanding, these reforms do not seem to seduce international analysts. This state of affairs is quite disturbing and does not only demand the readjustment and deepening of reforms but their effective implementation.
The real issue about cleansing the business climate is how best to overcome the obstacles on the ground. What makes the business climate so cloudy even though good laws exist is the persistence in corrupt practices, an ailment that has completely polluted the business environment. It has unfortunately penetrated all sectors including taxation, customs and justice departments. Any investor coming into Cameroon gets disturbed by the inconsistent electricity and water supply, high cost of communication and poor transportation facilities.
Ouest: les travaux du pont de Bamendzi piétinent

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

Bafoussam (Mifi) - Les coups de marteau, pelles et pics des ouvriers de MP Entreprise font des bruits qui troublent la quiĂ©tude des populations riveraines du pont qui relie le quartier Bamendzi Ă  Fokou Famla. Lequel pont s’était affaissĂ© au point de s’écrouler en 2014. L’entreprise attributaire du marchĂ©, dĂ©signĂ© par un communiquĂ© signĂ©e du dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam (CUB), Emmanuel NzetĂ©, en date du 22 dĂ©cembre 2015, s’active en ce moment au dragage de l’eau.
D’aprĂšs Fernand Tchio, chef chantier de MP Entreprise, le chantier a dĂ©butĂ© depuis fĂ©vrier dernier avec la phase des excavations. Les travaux portent sur la construction d’un pont dĂ©finitif en bĂ©ton armĂ© au quartier Famla (Bafoussam I), tronçon stade municipal-Ecole publique de Famla-Fokou Famla. Le chef chantier ajoute que le pont aura les dimensions suivantes : 14,15m de longueur, 9,25m de largeur, 6,80m de profondeur pour assurer la durabilitĂ© de l’ouvrage. La hauteur des culĂ©es sera de 5,66m. Le pont sera Ă  deux voies et de chaque cĂŽtĂ©, il y aura un trottoir de 2m.
Les populations se rĂ©jouissent dĂ©jĂ  du dĂ©marrage des travaux. « Nous sommes fiers de voir que les travaux sur le pont ont effectivement commencĂ© », se satisfait Virginie Meunkam, riveraine. Le chef du quartier Famla 2, Abraham Mbouzeko, n’en dit pas moins. Il souhaite que la route soit rĂ©habilitĂ©e dans les brefs dĂ©lais et selon les rĂšgles de l’art, et espĂšre qu’il n’y aura pas de bricolage. L’autoritĂ© traditionnelle ne manque pas de rĂ©itĂ©rer la collaboration des populations. Le hic, c’est que les travaux avancent lentement. Ce qui n’est pas du goĂ»t de la CUB.
Jean JoĂ«l Kouokam, responsable technique Ă  la CUB, reproche Ă  MP Entreprise de travailler de façon manuelle. « Ils nous ont rassurĂ© qu’ils feraient appel Ă  un sous-traitant chinois, mais ce n’est pas encore fait. Ce qui inquiĂšte quelque peu ». Et de poursuivre qu’ « il est important de faire les travaux d’enrochement et de couler les semelles avant les grandes pluies. Sinon, on court le risque de suspendre les travaux ». Les travaux financĂ©s par le budget 2015 de la CUB, maĂźtre d’ouvrage, s’élĂšvent Ă  89 526 371 F.
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Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du vendredi, 22 avril 2016.
Prison centrale de YaoundĂ©: trois visiteuses arrĂȘtĂ©es pour de trafic de drogue

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Pour avoir essayĂ© d’introduire des substances illicites dans ce milieu carcĂ©ral, elles ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©es au parquet vendredi dernier.
Leticia Vanessa Mpe, 21 ans, Julienne Ngo Um, 30 ans environ et Marguerite Mballa Ntolo, 53 ans, ont Ă©tĂ© interpellĂ©es et dĂ©fĂ©rĂ©es pour avoir tentĂ© d’introduire du chanvre indien dans la maison d’arrĂȘt de Kondengui.
Les faits se sont dĂ©roulĂ©s du lundi 11 au mercredi 14 avril dernier Ă  l’entrĂ©e de la prison. De source policiĂšre, les dames ont Ă©tĂ© prises avec ce produit mĂȘlĂ© aux denrĂ©es alimentaires destinĂ©es Ă  leurs connaissances incarcĂ©rĂ©es.
Pour le cas de Leticia Vanessa Mpe, prise lundi, des dĂ©boires amoureux seraient Ă  la source de son problĂšme. « Selon ses dĂ©clarations, elle est manifestement tombĂ©e dans le piĂšge d’un gang de malfaiteurs », assure une source introduite. En effet, la demoiselle aurait confiĂ© sa situation Ă  un homme rencontrĂ© dans un taxi qui lui a proposĂ© le soutien de son patron rĂ©sidant Ă  Douala. C’est ainsi que la jeune fille se retrouve en contact tĂ©lĂ©phonique avec le nommĂ© AurĂ©lien Tchenkoue Mbenda qui n’est point Ă  Douala, mais Ă  la prison centrale de YaoundĂ©. Notre source explique que le fictif « conseiller matrimonial » a dit Ă  la femme ĂȘtre arrivĂ© Ă  YaoundĂ© dans la nuit et se retrouve injustement en taule aprĂšs une altercation avec les forces de l’ordre. Il la charge donc de lui apporter Ă  la prison le courrier qu’elle va rĂ©cupĂ©rer chez son frĂšre. La porteuse de la correspondance a Ă©galement prĂ©parĂ© de la soupe pour accompagner le paquet. Le contenu de celui-ci, du chanvre indien, est trĂšs vite dĂ©tectĂ© par les gardes postĂ©s Ă  l’entrĂ©e de la prison. Selon ces derniers, AurĂ©lien Tchenkoue Mbenda est en dĂ©tention provisoire Ă  la prison depuis 2011 pour coaction d’assassinat, vol armĂ© et tentative de meurtre.
Julienne Marguerite Ngoum, prĂ©dicatrice religieuse, quant Ă  elle, a Ă©tĂ© interpellĂ©e le jour d’aprĂšs. Elle s’est rendue Ă  la prison pour porter de la nourriture Ă  son ami Essomba Eko Bena dont elle a fait la connaissance lors d’une campagne d’évangĂ©lisation Ă  la prison. Avant de s’y rendre, un ami de ce prisonnier lui a donnĂ© un courrier enveloppĂ© Ă  remettre Ă  Essomba. Lors de la fouille Ă  l’entrĂ©e, elle est surprise que le contenu du courrier soit du chanvre indien. Pendant l’audition d’Essomba Eko Bena par les Ă©lĂ©ments de la brigade de gendarmerie de Kondengui, notre source explique qu’il est en dĂ©tention suivant triple mandats provisoires de 2007, 2009 et 2011 pour coaction de vol avec port d’arme Ă  feu et autres.
Le dernier cas est celui de Marguerite Mballa Ntolo, qui, en venant rendre visite Ă  son fils Urbain Mballa Zambo Ă  son troisiĂšme sĂ©jour dans cette prison pour vol aggravĂ©, a pris le paquet que son fils a recommandĂ© chez son ami. Sans vĂ©rifier la contenance, elle apporte le sac Ă  la prison. A l’entrĂ©e, les gardes y dĂ©couvrent des filons de cannabis. Les trois dames ont Ă©tĂ© mises Ă  la disposition du procureur de la RĂ©publique, pendant que les auteurs principaux attendent que leur sort se noue Ă  la prison. Les enquĂȘtes ouvertes vont permettre de mettre la main sur tous les acteurs de ce rĂ©seau.
Jeux universitaires 2016: 4.000 athlĂštes et officiels attendus Ă  Soa

Steve LIBAM
National - Sport

La 19e Ă©dition de la compĂ©tition s’ouvre samedisur le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II.
Le coup d’envoi de l’édition 2016 sera donnĂ©e samedi au campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, par le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo. Jusqu’au 30 avril prochain, plus de 3.000 athlĂštes issus de dix-neuf Ă©tablissements universitaires vont tenter de succĂ©der au palmarĂšs Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I, laurĂ©ate de la derniĂšre Ă©dition. Une fois de plus, ses principaux challengers seront l’universitĂ© de Douala et l’Institut national de la Jeunesse et des sports (INJS). Cette derniĂšre, aprĂšs plusieurs victoires consĂ©cutives, a connu certaines difficultĂ©s en 2015 et sera sans doute davantage revancharde. A cĂŽtĂ© de ces mastodontes, figurent deux gros outsiders : l’établissement-hĂŽte, l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, classĂ©e 5e en 2015 et l’Institut universitaire du golfe de GuinĂ©e (IUG), premier Institut privĂ© d’enseignement supĂ©rieur et classĂ© 4e en 2015.
Cette annĂ©e, le thĂšme des jeux est « solidaritĂ© et performance ». Afin de recevoir la compĂ©tition dans des conditions idoines, le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa a fait peau neuve et l’heure est aux derniers rĂ©glages. Parmi les infrastructures disponibles, on dĂ©nombre entre autres, quatre stades de football, deux terrains de basket, deux terrains de handball, deux terrains de volley, trois cours de tennis, une piste d’athlĂ©tisme. Environ quatre mille athlĂštes et encadreurs sont attendus, avec dix disciplines sportives au programme : le handball, le football, le volley-ball, le basket-ball, le tennis de table, le lawn tennis, la lutte, le judo, l’athlĂ©tisme le handi sport et la compĂ©tition des fans-clubs.
44e FĂȘte nationale: le temps des prĂ©paratifs

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Depuis quelques semaines, la fiĂšvre des prĂ©paratifs a gagnĂ© les diffĂ©rentes structures impliquĂ©es dans l’organisation de la 44e Ă©dition de la FĂȘte de l’UnitĂ© nationale. Du cĂŽtĂ© civil, le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou a prĂ©sidĂ©, il y a quelques jours Ă  YaoundĂ©, une rĂ©union prĂ©paratoire Ă  l’évĂ©nement. La prochaine est programmĂ©e pour le 3 mai 2016. La mĂȘme mobilisation est signalĂ©e du cĂŽtĂ© des rĂ©gions oĂč certaines annoncent dĂ©jĂ  des innovations Ă  cette Ă©dition. C’est le cas de l’Adamaoua oĂč des dĂ©lĂ©gations venues de pays voisins sont attendues. Du cĂŽtĂ© des forces de dĂ©fense et sĂ©curitĂ©, l’on semble plus avancĂ© dans les prĂ©paratifs. En effet, depuis un certain temps quelques artĂšres de la capitale sont occupĂ©es par les Ă©lĂ©ments qui accĂ©lĂšrent les diffĂ©rents entrainements. C’est le cas notamment avec la Gendarmerie nationale qui aura l’honneur de l’exĂ©cution du carrousel au Boulevard du 20 mai devant le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les autres structures ne sont pas en reste. Ceci au lendemain de la rĂ©union de sĂ©curitĂ©, prĂ©sidĂ©e sur hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es, par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo. De part et d’autre, l’on entend donner une connotation particuliĂšre Ă  cette 44e Ă©dition de la fĂȘte de l’UnitĂ© nationale.
Qui a peur de la norme ?

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Produits agro-alimentaires, matĂ©riaux de construction de qualitĂ© douteuse pullulent sur le marchĂ© local, en dĂ©pit des normes rendues d’application obligatoire.
1751 normes ont, Ă  ce jour, Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es par l’Agence des normes et de la qualitĂ© (ANOR). Des normes aussi diverses que variĂ©es qui devraient s’appliquer Ă  la plupart des produits prĂ©sents sur le territoire national, qu’il s’agisse de produits alimentaires, cosmĂ©tiques et autres matĂ©riaux de construction. Seulement, de nombreux producteurs et importateurs opĂšrent en faisant fi des exigences prĂ©vues par la loi, au grand dam des consommateurs.
Agro-alimentaire
La norme camerounaise NC 213 : 2003-03 sur le pain exige que mis Ă  part les additifs autorisĂ©s dans la farine de froment et ceux autorisĂ©s en boulangerie, tout autre additif est interdit dans la fabrication du pain, Ă  l’instar de la saccharine et autres Ă©dulcorants synthĂ©tiques. Mais jusqu’ici, le bromate de potassium, rĂ©putĂ© cancĂ©rigĂšne, est utilisĂ© dans la confection du pain pour augmenter le volume de la prĂ©paration. Le poids du pain, lui aussi connaĂźt des restrictions. Sur ce point, la norme camerounaise a prĂ©vu des grammages et fixe le poids rĂ©glementaire de la baguette Ă  175 g, tandis que le poids des « gros pains » devrait se situer entre 300 et 1000 g. Dans la foulĂ©e, le Groupement des Industries MeuniĂšres du Cameroun (GIMC) a rĂ©cemment dĂ©noncĂ©, dans un communiquĂ©, la prĂ©sence d’une farine « importĂ©e frauduleusement et impropre Ă  la consommation » au Cameroun. Elle serait, peut-on y lire, « non conforme Ă  la norme camerounaise de farine de froment », laquelle insiste sur la production d’une farine enrichie en vitamines.
Construction
Tout aussi dĂ©licat que le secteur de l’agro-alimentaire, le monde de la construction a ses exigences. Les normes des fers Ă  bĂ©ton, en vigueur depuis 2007 et rendues d’application obligatoire, peinent Ă  se faire appliquer. PrĂ©cisĂ©ment la norme NC 236 : 2007-07 qui indique que « la longueur nominale des barres de fer est de 12 mĂštres et les diamĂštres homologuĂ©s de 6, 8, 10, et 12, sauf pour des commandes spĂ©cifiques Ă  consommer en dehors du rĂ©seau de distribution national ». Cependant, certains fabricants et importateurs ne respectent ni la longueur, ni le diamĂštre rĂ©glementaires. D’oĂč la rĂ©sistance approximative de ces fers parfois Ă  l’origine de l’écroulement d’immeubles enregistrĂ©s jusqu’ici. Les tĂŽles, elles aussi, sont sujettes aux filouteries. Le Syndicat des industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM) s’est plaint en 2012, de la prĂ©sence de 3337 tĂŽles de mauvaise qualitĂ© dans le Littoral, de 1544 tĂŽles contrefaites dans le Centre et de 1118 tĂŽles ne rĂ©pondant pas aux normes dans les villes de Bafoussam, Mbouda et Foumbot. Lesdites tĂŽles ne se conformaient ni aux dimensions, ni aux Ă©paisseurs requises. Ainsi, au lieu de deux et trois mĂštres, leurs dimensions Ă©taient de 1,96 et 2,93 m. Ces stocks ont Ă©tĂ© saisis par des Ă©quipes du ministĂšre du Commerce.
LittĂ©rature: Calixthe Beyala Ă  l’universitĂ© de Maroua

Patrice MBOSSA
National - Culture

L’écrivaine de renommĂ©e internationale est allĂ©e animer une confĂ©rence-dĂ©bat sur les vertus de l’art littĂ©raire.
Une grande figure de la littĂ©rature en Afrique francophone. C’est par ces propos que le Pr. Raymond Mbassi Ateba a introduit Calixthe Beyala le 20 avril dernier. C’était Ă  l’amphithéùtre 500 du « campus du collĂšge de l’espoir » Ă  Maroua. Pendant un peu plus d’une heure, l’écrivaine camerounaise a entretenu la communautĂ© universitaire sur la place de l’écriture et de la lecture dans le dĂ©veloppement d’une nation, tout en mettant une emphase sur le rĂŽle social de l’auteur, celui-lĂ  qui, a-t-elle dit, est « au cƓur de toutes les problĂ©matiques qui peuvent parvenir Ă  l’éclosion du genre humain ». Pendant l’instant des Ă©changes qui ont suivi l’exposĂ© de Calixthe Beyala, les Ă©tudiants et autres membres du corps enseignant ont voulu tout savoir sur cette icĂŽne de la littĂ©rature. On est mĂȘme allĂ© bien au-delĂ  de la littĂ©rature pour Ă©voquer des questions d’ordre privĂ©. Mais aucune question n'a Ă©tĂ© Ă©ludĂ©e. Calixthe Beyala a toujours donnĂ© des rĂ©ponses appropriĂ©es aux prĂ©occupations de son auditoire qui, Ă  chaque fois, apprĂ©ciait son art de manier la langue de MoliĂšre.
Dans l’esprit d’encourager la lecture Ă  l’universitĂ© de Maroua, Calixthe Beyala a offert deux exemplaires de chacun de ses romans. Des ouvrages rĂ©ceptionnĂ©s par le Pr. ClĂ©ment Dili PalaĂŻ, doyen de la FacultĂ© des Lettres et sciences humaines (FLSH) de l’universitĂ© de Maroua. Mais avant la confĂ©rence de presse, Calixthe Beyala a rencontrĂ© les enseignants-chercheurs de la FacultĂ©, rencontre Ă  laquelle se sont joints les auteurs en herbe rĂ©sidant dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Calixthe Beyala rentre avec un cadeau symbolique Ă  lui donnĂ© par la FacultĂ© des Lettres et sciences humaines de l’universitĂ© de Maroua. Un don offert en prĂ©sence du Pr. Kolyang, Conseiller technique du recteur de l’universitĂ© de Maroua.
Les enjeux de la normalisation

Rita DIBA
National - Economie

C’est l’un des dĂ©fis de la troisiĂšme semaine nationale de la qualitĂ© lancĂ©e hier Ă  Douala.
L’entrĂ©e en vigueur prochaine des Accords de partenariat Ă©conomique avec l’Union europĂ©enne et l’émergence du Cameroun Ă  l’horizon 2035, deux grandes perspectives dans lesquelles s’inscrivent les dĂ©fis de la normalisation. Charles Booto A Ngon, Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence des normes et de la qualitĂ© (ANOR) a tenu Ă  le rappeler lors de l’ouverture de la troisiĂšme Ă©dition de la Semaine nationale de la qualitĂ© (SENAQ), hier 21 avril 2016 Ă  Douala, alors qu’il prĂ©sentait les enjeux de la normalisation. Perspectives dans lesquelles devront tout autant s’inscrire les Ă©changes, qui auront l’obligation de prendre en compte la nĂ©cessaire intĂ©gration Ă©conomique du Cameroun dans la sous-rĂ©gion.
Cette Ă©dition, placĂ©e sur le thĂšme « Normes et Ă©valuation de la conformitĂ© au cƓur des stratĂ©gies de crĂ©ation des richesses et de l’emploi », vise plusieurs objectifs. Il s’agit notamment de promouvoir efficacement les produits camerounais vers les pays voisins et au-delĂ , offrir Ă  l’ANOR et aux partenaires Ă©conomiques nationaux une vitrine sous-rĂ©gionale de promotion de leurs activitĂ©s respectives, sensibiliser les producteurs locaux et les administrations concernĂ©es sur la nĂ©cessaire protection de l’industrie locale.
En rapport avec ces diffĂ©rents points, dans son allocution de lancement officiel, Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique, reprĂ©sentant le Premier ministre, chef du gouvernement, a prĂ©cisĂ© : « Je sais que les PME/PMI Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă  mobiliser des ressources nĂ©cessaires Ă  la mise en Ɠuvre des dĂ©marches-qualitĂ© dans leurs stratĂ©gies. C’est pourquoi l’Etat a créé le Bureau de mise Ă  niveau avec la contribution des partenaires au dĂ©veloppement et l’ANOR pour accompagner ceux qui le souhaitent dans la mise en place des procĂ©dures d’amĂ©lioration continue pour gagner en performance ». Le MINMIDT a, en plus, exhortĂ© l’ANOR Ă  multiplier les lieux de sensibilisation et de promotion des dĂ©marches-qualitĂ© en vue d’une excellence opĂ©rationnelle. Surtout que l’organisme souhaite instaurer une culture-qualitĂ©.
Les acteurs du secteur devront aussi garder Ă  l’esprit un point trĂšs important : la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des consommateurs. Dans ce sens, Ernest Gbwaboubou a officiellement lancĂ© le Programme d’évaluation de la conformitĂ© avant embarquement des marchandises importĂ©es en rĂ©publique du Cameroun (PECAE). Dans les prochains jours, les chancelleries recevront toute la documentation du Programme afin de la mettre Ă  la disposition de tous les principaux partenaires commerciaux du Cameroun. Occasion de faire comprendre aux acteurs nationaux et internationaux que « le Cameroun ne sera pas le dĂ©potoir des produits importĂ©s de mauvaise qualitĂ© et nos producteurs locaux ne seront pas tributaires des matiĂšres premiĂšres de seconde zone », a conclu Ernest Gbwaboubou.
Infrastructure de la CAN 2016: l’ambassadeur de Chine rassure

Steve LIBAM
National - Sport

Au cours d’une audience jeudi avec le ministre des Sports et de l’Education physique, le diplomate a donnĂ© des assurances sur le respect des dĂ©lais par les entreprises chinoises.
D’aprĂšs le cahier de charges de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football, les infrastructures devant accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine doivent ĂȘtre livrĂ©es au plus tard trois mois avant le dĂ©but de la compĂ©tition. Au regard du calendrier, il est plus que jamais urgent que les entreprises adjudicataires des travaux et les diffĂ©rentes parties impliquĂ©es redoublent d’efforts pour finir dans les dĂ©lais impartis. Au cours de l’audience qu’il a accordĂ©e hier Ă  l’ambassadeur de Chine au Cameroun, Wei Wenhua, le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, tout en rappelant les rapports de confiance qui existent entre le Cameroun et la Chine, a sollicitĂ© l’implication personnelle du diplomate dans le traitement des dossiers des infrastructures des CAN 2016 et 2019, notamment en ce qui concerne la sensibilisation et l’accĂ©lĂ©ration des travaux auprĂšs des partenaires chinois.
« J’ai dĂ©jĂ  organisĂ© une rĂ©union avec les directeurs des entreprises chinoises. Ils m’ont tous promis de finir leur travail dans les temps prĂ©vus », a rĂ©torquĂ© Wei Wenhua, rassurant. Par ailleurs, les deux personnalitĂ©s ont promis d’Ɠuvrer au renforcement de la coopĂ©ration des deux pays dans le domaine du sport. Un accord sectoriel de coopĂ©ration lie du reste la Chine et le Cameroun depuis 2011 dans les champs d’intervention comme les Ă©changes sportifs, la formation des encadreurs, l’organisation des Jeux sino-camerounais et le dĂ©veloppement des infrastructures sportives. Sur ce dernier point, il convient de signaler que la Chine s’est notamment impliquĂ©e dans la construction du palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© et des stades Omnisports de LimbĂ© et Bafoussam.
Cybercriminalité: des magistrats se donnent les armes

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

Ils sont initiĂ©s aux mĂ©canismes de lutte contre ce flĂ©au par l’Antic depuis jeudiĂ  YaoundĂ©.
Usurpation d’identitĂ© ou d’adresse mail voire de profil, arnaque, espionnage, chantage et piratage des cartes magnĂ©tiques dans des guichets automatiques de billets de banque. Ce sont lĂ  entre autres, des modes opĂ©ratoires de cybercriminels qui ont des consĂ©quences dĂ©vastatrices chez les victimes. Selon l’Agence nationale des technologies de l’information de la communication (Antic), plus de 700 cas d’arnaques rĂ©alisĂ©s principalement via Internet ont Ă©tĂ© signalĂ©s et prĂšs de 20 administrations publiques camerounaises ont Ă©tĂ© victimes du changement frauduleux de l’apparence de leur site web Ă  l’instar de l’AssemblĂ©e nationale et de la CRTV. « Tous ces faits parmi tant d’autres montrent suffisamment l’intĂ©rĂȘt et l’enjeu du renforcement de la sĂ©curitĂ© de notre cyber espace, mais aussi la nĂ©cessitĂ© de se doter d’outils techniques et juridiques appropriĂ©s pour que les auteurs avĂ©rĂ©s de tels actes soient bien traquĂ©s, arrĂȘtĂ©s et sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ©s conformĂ©ment aux lois en vigueur », a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Antic, Dr Ebot Ebot Enaw.
C’est pour palier ces nuisances sur la toile que les magistrats de la cour d’appel de la rĂ©gion du Centre sont formĂ©s par l’Antic depuis hier Ă  YaoundĂ© sur les diverses manifestations singuliĂšres et non classiques des infractions cybernĂ©tiques. Ceci en vue d’une meilleure appropriation et de la rĂ©pression. A l’ouverture de cette session de formation qui s’achĂšve ce jour, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de la Justice, garde des sceaux, Jean Pierre Fogui, reprĂ©sentant le ministre d’Etat, a rappelĂ© Ă  ceux qui rendent justice au nom du peuple dans les tribunaux, que la recrudescence du cyber-crime appelle Ă  la vigilance soutenue des organes de poursuite. « Les magistrats sont obligĂ©s aujourd’hui d’aller eux-mĂȘmes au charbon en s’appropriant le nouveau corpus lĂ©gislatif sur la cybercriminalitĂ©, puis en se familiarisant avec les concepts nouveaux tels que l’ordre public numĂ©rique, la signature numĂ©rique, la veille sĂ©curitaire, etc. », a-t-il poursuivi.
Pour le Dg de l’Antic, l’adaptation du droit matĂ©riel et procĂ©dural ainsi que celle des moyens numĂ©riques d’enquĂȘte Ă  cette nouvelle forme de criminalitĂ© sont des atouts indĂ©niables non seulement pour renforcer la sĂ©curitĂ© du cyberespace camerounais, mais surtout pour combattre efficacement la cyber dĂ©linquance. Entres autres modules de formation figurent : le cadre lĂ©gal et rĂ©glementaire de la cybercriminalitĂ©, les sanctions en la matiĂšre, le dĂ©fi de l’identification des usagers, l’interception lĂ©gale des communications Ă©lectroniques. Des ingrĂ©dients qui vont permettre Ă  ceux qui disent la loi de mettre les cybercriminels K.O.