Cameroon Tribune
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Jeux universitaires 2016: 4.000 athlĂštes et officiels attendus Ă  Soa

Steve LIBAM
National - Sport

La 19e Ă©dition de la compĂ©tition s’ouvre samedisur le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II.
Le coup d’envoi de l’édition 2016 sera donnĂ©e samedi au campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, par le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo. Jusqu’au 30 avril prochain, plus de 3.000 athlĂštes issus de dix-neuf Ă©tablissements universitaires vont tenter de succĂ©der au palmarĂšs Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I, laurĂ©ate de la derniĂšre Ă©dition. Une fois de plus, ses principaux challengers seront l’universitĂ© de Douala et l’Institut national de la Jeunesse et des sports (INJS). Cette derniĂšre, aprĂšs plusieurs victoires consĂ©cutives, a connu certaines difficultĂ©s en 2015 et sera sans doute davantage revancharde. A cĂŽtĂ© de ces mastodontes, figurent deux gros outsiders : l’établissement-hĂŽte, l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, classĂ©e 5e en 2015 et l’Institut universitaire du golfe de GuinĂ©e (IUG), premier Institut privĂ© d’enseignement supĂ©rieur et classĂ© 4e en 2015.
Cette annĂ©e, le thĂšme des jeux est « solidaritĂ© et performance ». Afin de recevoir la compĂ©tition dans des conditions idoines, le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa a fait peau neuve et l’heure est aux derniers rĂ©glages. Parmi les infrastructures disponibles, on dĂ©nombre entre autres, quatre stades de football, deux terrains de basket, deux terrains de handball, deux terrains de volley, trois cours de tennis, une piste d’athlĂ©tisme. Environ quatre mille athlĂštes et encadreurs sont attendus, avec dix disciplines sportives au programme : le handball, le football, le volley-ball, le basket-ball, le tennis de table, le lawn tennis, la lutte, le judo, l’athlĂ©tisme le handi sport et la compĂ©tition des fans-clubs.
44e FĂȘte nationale: le temps des prĂ©paratifs

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Depuis quelques semaines, la fiĂšvre des prĂ©paratifs a gagnĂ© les diffĂ©rentes structures impliquĂ©es dans l’organisation de la 44e Ă©dition de la FĂȘte de l’UnitĂ© nationale. Du cĂŽtĂ© civil, le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou a prĂ©sidĂ©, il y a quelques jours Ă  YaoundĂ©, une rĂ©union prĂ©paratoire Ă  l’évĂ©nement. La prochaine est programmĂ©e pour le 3 mai 2016. La mĂȘme mobilisation est signalĂ©e du cĂŽtĂ© des rĂ©gions oĂč certaines annoncent dĂ©jĂ  des innovations Ă  cette Ă©dition. C’est le cas de l’Adamaoua oĂč des dĂ©lĂ©gations venues de pays voisins sont attendues. Du cĂŽtĂ© des forces de dĂ©fense et sĂ©curitĂ©, l’on semble plus avancĂ© dans les prĂ©paratifs. En effet, depuis un certain temps quelques artĂšres de la capitale sont occupĂ©es par les Ă©lĂ©ments qui accĂ©lĂšrent les diffĂ©rents entrainements. C’est le cas notamment avec la Gendarmerie nationale qui aura l’honneur de l’exĂ©cution du carrousel au Boulevard du 20 mai devant le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les autres structures ne sont pas en reste. Ceci au lendemain de la rĂ©union de sĂ©curitĂ©, prĂ©sidĂ©e sur hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es, par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo. De part et d’autre, l’on entend donner une connotation particuliĂšre Ă  cette 44e Ă©dition de la fĂȘte de l’UnitĂ© nationale.
Qui a peur de la norme ?

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Produits agro-alimentaires, matĂ©riaux de construction de qualitĂ© douteuse pullulent sur le marchĂ© local, en dĂ©pit des normes rendues d’application obligatoire.
1751 normes ont, Ă  ce jour, Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es par l’Agence des normes et de la qualitĂ© (ANOR). Des normes aussi diverses que variĂ©es qui devraient s’appliquer Ă  la plupart des produits prĂ©sents sur le territoire national, qu’il s’agisse de produits alimentaires, cosmĂ©tiques et autres matĂ©riaux de construction. Seulement, de nombreux producteurs et importateurs opĂšrent en faisant fi des exigences prĂ©vues par la loi, au grand dam des consommateurs.
Agro-alimentaire
La norme camerounaise NC 213 : 2003-03 sur le pain exige que mis Ă  part les additifs autorisĂ©s dans la farine de froment et ceux autorisĂ©s en boulangerie, tout autre additif est interdit dans la fabrication du pain, Ă  l’instar de la saccharine et autres Ă©dulcorants synthĂ©tiques. Mais jusqu’ici, le bromate de potassium, rĂ©putĂ© cancĂ©rigĂšne, est utilisĂ© dans la confection du pain pour augmenter le volume de la prĂ©paration. Le poids du pain, lui aussi connaĂźt des restrictions. Sur ce point, la norme camerounaise a prĂ©vu des grammages et fixe le poids rĂ©glementaire de la baguette Ă  175 g, tandis que le poids des « gros pains » devrait se situer entre 300 et 1000 g. Dans la foulĂ©e, le Groupement des Industries MeuniĂšres du Cameroun (GIMC) a rĂ©cemment dĂ©noncĂ©, dans un communiquĂ©, la prĂ©sence d’une farine « importĂ©e frauduleusement et impropre Ă  la consommation » au Cameroun. Elle serait, peut-on y lire, « non conforme Ă  la norme camerounaise de farine de froment », laquelle insiste sur la production d’une farine enrichie en vitamines.
Construction
Tout aussi dĂ©licat que le secteur de l’agro-alimentaire, le monde de la construction a ses exigences. Les normes des fers Ă  bĂ©ton, en vigueur depuis 2007 et rendues d’application obligatoire, peinent Ă  se faire appliquer. PrĂ©cisĂ©ment la norme NC 236 : 2007-07 qui indique que « la longueur nominale des barres de fer est de 12 mĂštres et les diamĂštres homologuĂ©s de 6, 8, 10, et 12, sauf pour des commandes spĂ©cifiques Ă  consommer en dehors du rĂ©seau de distribution national ». Cependant, certains fabricants et importateurs ne respectent ni la longueur, ni le diamĂštre rĂ©glementaires. D’oĂč la rĂ©sistance approximative de ces fers parfois Ă  l’origine de l’écroulement d’immeubles enregistrĂ©s jusqu’ici. Les tĂŽles, elles aussi, sont sujettes aux filouteries. Le Syndicat des industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM) s’est plaint en 2012, de la prĂ©sence de 3337 tĂŽles de mauvaise qualitĂ© dans le Littoral, de 1544 tĂŽles contrefaites dans le Centre et de 1118 tĂŽles ne rĂ©pondant pas aux normes dans les villes de Bafoussam, Mbouda et Foumbot. Lesdites tĂŽles ne se conformaient ni aux dimensions, ni aux Ă©paisseurs requises. Ainsi, au lieu de deux et trois mĂštres, leurs dimensions Ă©taient de 1,96 et 2,93 m. Ces stocks ont Ă©tĂ© saisis par des Ă©quipes du ministĂšre du Commerce.
LittĂ©rature: Calixthe Beyala Ă  l’universitĂ© de Maroua

Patrice MBOSSA
National - Culture

L’écrivaine de renommĂ©e internationale est allĂ©e animer une confĂ©rence-dĂ©bat sur les vertus de l’art littĂ©raire.
Une grande figure de la littĂ©rature en Afrique francophone. C’est par ces propos que le Pr. Raymond Mbassi Ateba a introduit Calixthe Beyala le 20 avril dernier. C’était Ă  l’amphithéùtre 500 du « campus du collĂšge de l’espoir » Ă  Maroua. Pendant un peu plus d’une heure, l’écrivaine camerounaise a entretenu la communautĂ© universitaire sur la place de l’écriture et de la lecture dans le dĂ©veloppement d’une nation, tout en mettant une emphase sur le rĂŽle social de l’auteur, celui-lĂ  qui, a-t-elle dit, est « au cƓur de toutes les problĂ©matiques qui peuvent parvenir Ă  l’éclosion du genre humain ». Pendant l’instant des Ă©changes qui ont suivi l’exposĂ© de Calixthe Beyala, les Ă©tudiants et autres membres du corps enseignant ont voulu tout savoir sur cette icĂŽne de la littĂ©rature. On est mĂȘme allĂ© bien au-delĂ  de la littĂ©rature pour Ă©voquer des questions d’ordre privĂ©. Mais aucune question n'a Ă©tĂ© Ă©ludĂ©e. Calixthe Beyala a toujours donnĂ© des rĂ©ponses appropriĂ©es aux prĂ©occupations de son auditoire qui, Ă  chaque fois, apprĂ©ciait son art de manier la langue de MoliĂšre.
Dans l’esprit d’encourager la lecture Ă  l’universitĂ© de Maroua, Calixthe Beyala a offert deux exemplaires de chacun de ses romans. Des ouvrages rĂ©ceptionnĂ©s par le Pr. ClĂ©ment Dili PalaĂŻ, doyen de la FacultĂ© des Lettres et sciences humaines (FLSH) de l’universitĂ© de Maroua. Mais avant la confĂ©rence de presse, Calixthe Beyala a rencontrĂ© les enseignants-chercheurs de la FacultĂ©, rencontre Ă  laquelle se sont joints les auteurs en herbe rĂ©sidant dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Calixthe Beyala rentre avec un cadeau symbolique Ă  lui donnĂ© par la FacultĂ© des Lettres et sciences humaines de l’universitĂ© de Maroua. Un don offert en prĂ©sence du Pr. Kolyang, Conseiller technique du recteur de l’universitĂ© de Maroua.
Les enjeux de la normalisation

Rita DIBA
National - Economie

C’est l’un des dĂ©fis de la troisiĂšme semaine nationale de la qualitĂ© lancĂ©e hier Ă  Douala.
L’entrĂ©e en vigueur prochaine des Accords de partenariat Ă©conomique avec l’Union europĂ©enne et l’émergence du Cameroun Ă  l’horizon 2035, deux grandes perspectives dans lesquelles s’inscrivent les dĂ©fis de la normalisation. Charles Booto A Ngon, Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence des normes et de la qualitĂ© (ANOR) a tenu Ă  le rappeler lors de l’ouverture de la troisiĂšme Ă©dition de la Semaine nationale de la qualitĂ© (SENAQ), hier 21 avril 2016 Ă  Douala, alors qu’il prĂ©sentait les enjeux de la normalisation. Perspectives dans lesquelles devront tout autant s’inscrire les Ă©changes, qui auront l’obligation de prendre en compte la nĂ©cessaire intĂ©gration Ă©conomique du Cameroun dans la sous-rĂ©gion.
Cette Ă©dition, placĂ©e sur le thĂšme « Normes et Ă©valuation de la conformitĂ© au cƓur des stratĂ©gies de crĂ©ation des richesses et de l’emploi », vise plusieurs objectifs. Il s’agit notamment de promouvoir efficacement les produits camerounais vers les pays voisins et au-delĂ , offrir Ă  l’ANOR et aux partenaires Ă©conomiques nationaux une vitrine sous-rĂ©gionale de promotion de leurs activitĂ©s respectives, sensibiliser les producteurs locaux et les administrations concernĂ©es sur la nĂ©cessaire protection de l’industrie locale.
En rapport avec ces diffĂ©rents points, dans son allocution de lancement officiel, Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique, reprĂ©sentant le Premier ministre, chef du gouvernement, a prĂ©cisĂ© : « Je sais que les PME/PMI Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă  mobiliser des ressources nĂ©cessaires Ă  la mise en Ɠuvre des dĂ©marches-qualitĂ© dans leurs stratĂ©gies. C’est pourquoi l’Etat a créé le Bureau de mise Ă  niveau avec la contribution des partenaires au dĂ©veloppement et l’ANOR pour accompagner ceux qui le souhaitent dans la mise en place des procĂ©dures d’amĂ©lioration continue pour gagner en performance ». Le MINMIDT a, en plus, exhortĂ© l’ANOR Ă  multiplier les lieux de sensibilisation et de promotion des dĂ©marches-qualitĂ© en vue d’une excellence opĂ©rationnelle. Surtout que l’organisme souhaite instaurer une culture-qualitĂ©.
Les acteurs du secteur devront aussi garder Ă  l’esprit un point trĂšs important : la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des consommateurs. Dans ce sens, Ernest Gbwaboubou a officiellement lancĂ© le Programme d’évaluation de la conformitĂ© avant embarquement des marchandises importĂ©es en rĂ©publique du Cameroun (PECAE). Dans les prochains jours, les chancelleries recevront toute la documentation du Programme afin de la mettre Ă  la disposition de tous les principaux partenaires commerciaux du Cameroun. Occasion de faire comprendre aux acteurs nationaux et internationaux que « le Cameroun ne sera pas le dĂ©potoir des produits importĂ©s de mauvaise qualitĂ© et nos producteurs locaux ne seront pas tributaires des matiĂšres premiĂšres de seconde zone », a conclu Ernest Gbwaboubou.
Infrastructure de la CAN 2016: l’ambassadeur de Chine rassure

Steve LIBAM
National - Sport

Au cours d’une audience jeudi avec le ministre des Sports et de l’Education physique, le diplomate a donnĂ© des assurances sur le respect des dĂ©lais par les entreprises chinoises.
D’aprĂšs le cahier de charges de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football, les infrastructures devant accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine doivent ĂȘtre livrĂ©es au plus tard trois mois avant le dĂ©but de la compĂ©tition. Au regard du calendrier, il est plus que jamais urgent que les entreprises adjudicataires des travaux et les diffĂ©rentes parties impliquĂ©es redoublent d’efforts pour finir dans les dĂ©lais impartis. Au cours de l’audience qu’il a accordĂ©e hier Ă  l’ambassadeur de Chine au Cameroun, Wei Wenhua, le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, tout en rappelant les rapports de confiance qui existent entre le Cameroun et la Chine, a sollicitĂ© l’implication personnelle du diplomate dans le traitement des dossiers des infrastructures des CAN 2016 et 2019, notamment en ce qui concerne la sensibilisation et l’accĂ©lĂ©ration des travaux auprĂšs des partenaires chinois.
« J’ai dĂ©jĂ  organisĂ© une rĂ©union avec les directeurs des entreprises chinoises. Ils m’ont tous promis de finir leur travail dans les temps prĂ©vus », a rĂ©torquĂ© Wei Wenhua, rassurant. Par ailleurs, les deux personnalitĂ©s ont promis d’Ɠuvrer au renforcement de la coopĂ©ration des deux pays dans le domaine du sport. Un accord sectoriel de coopĂ©ration lie du reste la Chine et le Cameroun depuis 2011 dans les champs d’intervention comme les Ă©changes sportifs, la formation des encadreurs, l’organisation des Jeux sino-camerounais et le dĂ©veloppement des infrastructures sportives. Sur ce dernier point, il convient de signaler que la Chine s’est notamment impliquĂ©e dans la construction du palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© et des stades Omnisports de LimbĂ© et Bafoussam.
Cybercriminalité: des magistrats se donnent les armes

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

Ils sont initiĂ©s aux mĂ©canismes de lutte contre ce flĂ©au par l’Antic depuis jeudiĂ  YaoundĂ©.
Usurpation d’identitĂ© ou d’adresse mail voire de profil, arnaque, espionnage, chantage et piratage des cartes magnĂ©tiques dans des guichets automatiques de billets de banque. Ce sont lĂ  entre autres, des modes opĂ©ratoires de cybercriminels qui ont des consĂ©quences dĂ©vastatrices chez les victimes. Selon l’Agence nationale des technologies de l’information de la communication (Antic), plus de 700 cas d’arnaques rĂ©alisĂ©s principalement via Internet ont Ă©tĂ© signalĂ©s et prĂšs de 20 administrations publiques camerounaises ont Ă©tĂ© victimes du changement frauduleux de l’apparence de leur site web Ă  l’instar de l’AssemblĂ©e nationale et de la CRTV. « Tous ces faits parmi tant d’autres montrent suffisamment l’intĂ©rĂȘt et l’enjeu du renforcement de la sĂ©curitĂ© de notre cyber espace, mais aussi la nĂ©cessitĂ© de se doter d’outils techniques et juridiques appropriĂ©s pour que les auteurs avĂ©rĂ©s de tels actes soient bien traquĂ©s, arrĂȘtĂ©s et sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ©s conformĂ©ment aux lois en vigueur », a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Antic, Dr Ebot Ebot Enaw.
C’est pour palier ces nuisances sur la toile que les magistrats de la cour d’appel de la rĂ©gion du Centre sont formĂ©s par l’Antic depuis hier Ă  YaoundĂ© sur les diverses manifestations singuliĂšres et non classiques des infractions cybernĂ©tiques. Ceci en vue d’une meilleure appropriation et de la rĂ©pression. A l’ouverture de cette session de formation qui s’achĂšve ce jour, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de la Justice, garde des sceaux, Jean Pierre Fogui, reprĂ©sentant le ministre d’Etat, a rappelĂ© Ă  ceux qui rendent justice au nom du peuple dans les tribunaux, que la recrudescence du cyber-crime appelle Ă  la vigilance soutenue des organes de poursuite. « Les magistrats sont obligĂ©s aujourd’hui d’aller eux-mĂȘmes au charbon en s’appropriant le nouveau corpus lĂ©gislatif sur la cybercriminalitĂ©, puis en se familiarisant avec les concepts nouveaux tels que l’ordre public numĂ©rique, la signature numĂ©rique, la veille sĂ©curitaire, etc. », a-t-il poursuivi.
Pour le Dg de l’Antic, l’adaptation du droit matĂ©riel et procĂ©dural ainsi que celle des moyens numĂ©riques d’enquĂȘte Ă  cette nouvelle forme de criminalitĂ© sont des atouts indĂ©niables non seulement pour renforcer la sĂ©curitĂ© du cyberespace camerounais, mais surtout pour combattre efficacement la cyber dĂ©linquance. Entres autres modules de formation figurent : le cadre lĂ©gal et rĂ©glementaire de la cybercriminalitĂ©, les sanctions en la matiĂšre, le dĂ©fi de l’identification des usagers, l’interception lĂ©gale des communications Ă©lectroniques. Des ingrĂ©dients qui vont permettre Ă  ceux qui disent la loi de mettre les cybercriminels K.O.
Université de Maroua: les soutenances se préparent

Patrice MBOSSA
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

La Faculté des sciences économiques et de gestion a mis ses chercheurs dans le bain lundi et mardi.
Un jeune loup aux dents longues. VoilĂ  un qualificatif qui pourrait bien coller Ă  la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion (FSEG) de l’universitĂ© de Maroua. Cet Ă©tablissement compte environ 600 Ă©tudiants dont 50 doctorants et post-doctorants. C’est en effet cette facultĂ© qui a permis Ă  l’universitĂ© de Maroua d’occuper le cinquiĂšme rang sur l’ensemble des universitĂ©s qui avaient pris part au dernier concours d’agrĂ©gation CAMES tenu en novembre dernier Ă  LomĂ© au Togo.
On se rappelle bien que cette facultĂ© avait rĂ©alisĂ© un score honorable Ă  travers l’admission de deux candidats sur trois prĂ©sentĂ©s. Pour les responsables de cette facultĂ©, point n’est question de dormir sur les lauriers, il faut tendre vers les cimes de la science ; c’est ce qui explique l’ouverture, les 18 et 19 avril dernier, d’une sĂ©rie de sĂ©minaires de prĂ©paration en vue de fournir aux chercheurs, les meilleurs outils mĂ©thodologiques les conduisant Ă  rĂ©aliser des thĂšses de doctorat.
Pour le Pr BenoĂźt Loura, vice-recteur chargĂ© des enseignements, de la programmation et du dĂ©veloppement technologique et des TIC qui reprĂ©sentait le recteur empĂȘchĂ©, Ă  travers cette plateforme d’échanges entre les dĂ©butants au mĂ©tier et les enseignants de rang magistral, il est question pour l’universitĂ© de Maroua, Ă  travers la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion d’ « assumer la noble mission fondamentale qui est la formation des professionnels compĂ©tents pour accompagner la conception et la mise en Ɠuvre des politiques de dĂ©veloppement dans notre pays ».
Selon les affirmations du Pr Yves AndrĂ© Abessolo, doyen de la FSEG, dans cet Ă©tablissement, 80% d’enseignants sont sans thĂšse. D’oĂč son appel Ă  l’endroit de ses pairs : « Nous avons Ă  cet effet le devoir moral et citoyen d’assurer leur encadrement Ă  travers ce type de concertation pour leur fournir les meilleurs outils mĂ©thodologiques les conduisant Ă  rĂ©aliser des thĂšses de doctorat de qualitĂ© dans les meilleurs dĂ©lais », a-t-il martelĂ© Ă  l’ouverture de ces travaux.
NĂ©crologie: Doualla Massango en route pour l’éternitĂ©

Azize MBOHOU
National - Politique

La mise en biĂšre du gĂ©nĂ©ral de brigade dĂ©cĂ©dĂ© le 15 mars dernier a eu lieu jeudi Ă  l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© en prĂ©sence du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence, chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo.
14h. Deux Ă©lĂšves officiers d’active, dont l’un portant le kĂ©pi flanquĂ© de deux Ă©toiles et l’autre l’effigie du gĂ©nĂ©ral de brigade Zacharie Doualla Massango, font leur entrĂ©e dans la salle des cĂ©rĂ©monies de la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Comme une onde de choc, les mines se renfrognent. Les Ă©motions se dĂ©chaĂźnent. C’est dans un bain de pleurs et gĂ©missements que le cercueil drapĂ© du « Vert-Rouge-Jaune » est posĂ©. Six autres Ă©lĂšves officiers d’active sont Ă  la manƓuvre pour installer la dĂ©pouille du gĂ©nĂ©ral Doualla Massango devant des membres du gouvernement, officiers gĂ©nĂ©raux, officiers et une nombreuse famille. Joseph Beti Assomo, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense est au premier rang des personnalitĂ©s venues vivre ces premiers moments douloureux. Il sera d’ailleurs le premier Ă  s’incliner devant la dĂ©pouille.
La levĂ©e de corps donne Ă©galement lieu Ă  des louanges et Ă©vocations. Le pasteur de l’Eglise Ă©vangĂ©lique du Cameroun, paroisse de « Briqueterie 1 » Ă  Messa, parle des mystĂšres de la vie, de la mort comme preuve de la puissance divine. Il invite la famille et les connaissances Ă  implorer la grĂące du Seigneur pour le dĂ©funt, haut cadre de la gendarmerie. En effet, nĂ© le 21 mai 1939 Ă  Douala, Zacharie Doualla Massango entre Ă  l’Ecole militaire interarmĂ©es du Cameroun (EMIAC) il y a 56 ans. Il fait ses humanitĂ©s Ă  l’école de gendarmerie, l’Etat-major et l’Ecole de guerre Ă  Melun en France pour les stratĂ©gies militaires. Il sera nommĂ© gĂ©nĂ©ral de brigade par dĂ©cret prĂ©sidentiel le 25 septembre 2001 et commandant de la deuxiĂšme RĂ©gion de gendarmerie couvrant le Littoral, le Sud-Ouest, l’Ouest et le Nord-Ouest. RĂ©putĂ© charismatique et personne de pouvoir, Doualla Massango commande justement la direction des personnels, puis sept des dix lĂ©gions de gendarmerie que compte le Cameroun. Il a Ă©galement commandĂ© la direction centrale de la coordination et a servi comme accesseur supplĂ©ant auprĂšs des tribunaux militaires de YaoundĂ©, Douala, Garoua, Bafoussam et Buea. Le gĂ©nĂ©ral de brigade Doualla Massongo Ă©tait mariĂ© et pĂšre de sept enfants. Il sera inhumĂ© demain Ă  Douala. Mais avant, la grande famille des forces armĂ©es lui rendra les ultimes honneurs ce matin Ă  la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier gĂ©nĂ©ral.
Ngoulemakong: les producteurs d’amidon aux petits soins

Benjamin MVOMO ESSOUMA
Régions - Sud

Ils bĂ©nĂ©ficient d’un appui financier de plus de 400 millions de F pour le fonctionnement de leur unitĂ© de transformation sur financement de la Banque mondiale.
« Le Cameroun est un pays qui se prĂ©sente plutĂŽt bien, au plan Ă©conomique, et attestĂ© par le niveau de revenus par habitant ». C’est l’apprĂ©ciation faite par Seydou Bouba, administrateur supplĂ©ant des pays francophones d’Afrique au conseil d’administration de la Banque mondiale. C’était le 7 avril dernier, alors qu’il venait de terminer, dans le cadre d’une supervision des projets financĂ©s par son institution dans la rĂ©gion du Sud, une visite Ă  Ngoulemakong. Il a Ă©tĂ© question au cours de cette descente de terrain, de visiter deux rĂ©alisations, notamment celle de la mise en Ɠuvre d’une unitĂ© de production d’amidon alimentaire, financĂ© par le Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) et qui coĂ»tera plus de 441 millions de F. Dans la foulĂ©e, le responsable de la Banque mondiale a visitĂ© quelques rĂ©alisations du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP), donc le marchĂ© de 30 boutiques, un hangar et un bloc de quatre latrines. Des infrastructures qui permettent aujourd’hui Ă  une centaine de commerçants de mener leurs activitĂ©s commerciales dans des conditions meilleures. A ce jour, ce marchĂ© peut gĂ©nĂ©rer Ă  la commune entre 3 Ă  5 millions de F de recettes propres annuelles.
PrĂ©sidentielle Ă©quato-guinĂ©enne: l’heure du choix

Simon Pierre ETOUNDI
Afrique - Politique

La campagne Ă©lectorale s’achĂšve ce vendredi Ă  minuit pour le scrutin de dimanche prochain.
Le long marathon de trois semaines pour convaincre les Ă©lecteurs va prendre fin ce soir sur les coups de minuit. Les candidats pour le scrutin de dimanche prochain n’auront plus la possibilitĂ© de faire leur campagne. Ils ont eu droit Ă  une vingtaine de jours pour sillonner la GuinĂ©e Ă©quatoriale afin de dĂ©livrer leur message. En attendant minuit ce vendredi, les sept candidats en lice ont encore le loisir de s’adresser aux Ă©lecteurs pour tenter de convaincre les indĂ©cis. Tous les candidats ont prĂ©vu des activitĂ©s sur le terrain qui vont se concentrer essentiellement Ă  Bata et Malabo. Les deux principales villes du pays qui sont aussi les plus peuplĂ©es, vont ĂȘtre particuliĂšrement sollicitĂ©es. C’est Ă  Bata que le prĂ©sident sortant, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo va ainsi boucler sa campagne par un grand meeting.
ce rendez-vous sera le second entre les populations de Bata et le candidat du parti dĂ©mocratique de GuinĂ©e Ă©quatoriale (PDGE). En effet, il y a quelques jours, le candidat Obiang Nguema Mbasogo s’était dĂ©jĂ  adressĂ© aux Ă©lecteurs de Bata. C’est la preuve, s’il en est, que la ville de Bata pese lourd sur l’échiquier politique local. Du reste, pendant cette campagne, le prĂ©sident sortant Obiang Nguema Mbasogo a Ă©tĂ© le plus prĂ©sent sur le terrain et il devrait une fois de plus ravir la vedette Ă  ses adversaires dont Bonaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale dĂ©mocrate (PCSD) qui a Ă©galement prĂ©vu de boucler sa campagne Ă  Bata. Idem pour les indĂ©pendants Agustin Masoko Abegue et Benedicto Obiang Mangue.
Dimanche prochain, d’aprĂšs les chiffres du ministĂšre de l’IntĂ©rieur et des CollectivitĂ©s locales qui supervise le ComitĂ© Ă©lectoral national, plus de 332 000 Ă©lecteurs sont attendus dans les 1357 bureaux de votes rĂ©partis sur le territoire national. 40 bureaux de vote sont ouverts Ă  l’étranger oĂč les Equato-guinĂ©ens pourront Ă©galement voter. Par ailleurs, des mesures de sĂ©curitĂ© spĂ©ciales ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s pour que les opĂ©rations Ă©lectorales se dĂ©roulent dans le calme et la tranquillitĂ©. Dimanche prochain, de huit heures du matin Ă  18, chaque Ă©lecteur rĂ©guliĂšrement inscrit pourra voter pour le candidat de son choix.
Le tournant de Paris

Jean Francis BELIBI
Nationa - Politique

Ce que l’Accord signĂ© vendredi devrait changer dans la lutte contre les changements climatiques.
AprĂšs le 12 dĂ©cembre 2015, voici le 22 avril 2016, JournĂ©e de la Terre-MĂšre, ou JournĂ©e de la terre nourriciĂšre, expression qui est communĂ©ment utilisĂ©e pour dĂ©signer notre planĂšte dans de nombreux pays ou rĂ©gions, ce qui reflĂšte l’inter-dĂ©pendance entre les ĂȘtres humains, les autres espĂšces vivantes et cette planĂšte que nous partageons tous. Ce 22 avril 2016 a Ă©tĂ© choisi par les Nations unies pour la cĂ©rĂ©monie de signature de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cet Accord a Ă©tĂ© adoptĂ© par l’ensemble des 195 parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lors de la COP21 Ă  Paris en France le 12 dĂ©cembre 2015. Dans cet Accord, tous les Etats s’engagent Ă  Ɠuvrer pour limiter la hausse globale des tempĂ©ratures sous la barre des 2°C, voire moins. Volumineux document d’une quarantaine de pages et de 29 articles, il vise par ailleurs Ă  renforcer la riposte mondiale Ă  la menace des changements climatiques, dans le contexte de dĂ©veloppement durable et la lutte contre la pauvretĂ©.
Comme de nombreux pays du monde parties Ă  l’Accord, le Cameroun procĂšdera donc ce jour Ă  New York Ă  sa signature. Il convient de rappeler que lors des travaux de Paris qui ont abouti Ă  l’adoption de cet Accord le 12 dĂ©cembre dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait pris une part active Ă  ces travaux. Paul Biya avait fait entendre la voix du Cameroun Ă  ces importantes assises mondiales. Le prĂ©sident de la RĂ©publique avait notamment plaidĂ© pour la sauvegarde de l’humanitĂ©, la sauvegarde du Lac Tchad et la protection de la forĂȘt tropicale. Face Ă  ses pairs venus du monde entier, et au regard de la menace qui pĂšse sur l’humanitĂ©, le chef de l’Etat s’était voulu ferme sur la suite du processus : « Nous n’avons pas le droit d’échouer 
 La tĂąche n’est pas insurmontable », avait-il indiquĂ©. On peut aisĂ©ment comprendre la dĂ©cision prise de faire signer cet Accord dĂšs ce jour par le Cameroun, comme l’a annoncĂ© dans un communiquĂ©, le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Pour montrer sa dĂ©termination Ă  voir aboutir cet Accord, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©cidĂ© de soumettre ce texte Ă  la ratification du parlement au cours de sa prochaine session, en juin prochain, car l’Accord de Paris entrera en vigueur aprĂšs que 55 pays comptant pour au moins 55% des Ă©missions mondiales auront dĂ©posĂ© leurs instruments de ratification. L’on annonce dĂ©jĂ  que plus de 170 pays vont se retrouver ce jour au siĂšge des Nations unies pour la signature de l’Accord. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU est le dĂ©positaire de ce document. La signature de l’Accord va s’étendre jusqu’au 21 avril 2017.
L’ENSET primĂ©e

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Le prix « International Quality Crown » a été décerné à cet établissement le 20 mars 2016 à GenÚve en Suisse.
Dans une ambiance familiale mercredi 20 avril 2016, le directeur de l’Ecole normale supĂ©rieure de l’enseignement technique (ENSET) de Douala, le professeur Claude Bekolo, a prĂ©sentĂ© Ă  la communautĂ© universitaire un trophĂ©e que vient de remporter cette institution de formation supĂ©rieure.
Le prix « International Quality Crown » a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă  cet Ă©tablissement le 20 mars 2016 Ă  GenĂšve en Suisse par la Business Initiative Directions, qui est une organisation indĂ©pendante de notation dans le secteur des savoirs et cultures. Ainsi, l’ENSET s’est distinguĂ©e comme organisme d’éducation performant. Lequel remplit Ă  la fois ses missions originelles et excelle dans l’élaboration et l’application de rĂšgles de management adaptĂ©es Ă  son environnement et Ă  ses besoins, a expliquĂ© M. Bekolo.
Si les Ă©tudiants ont profitĂ© de cette occasion pour louer la synergie entre apprenants, encadreurs et administration, ils ont aussi joint leurs voix Ă  celle du directeur pour demander davantage de moyens humains et matĂ©riels aux pouvoirs publics. En cours de rĂ©habilitation et d’extension (la cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans un amphithéùtre rĂ©cemment construit), l’ENSET a Ă©galement lancĂ© sa propre Ă©valuation de la qualitĂ© de ses procĂ©dures et services. « Nous voulons que la qualitĂ© demeure dans les gĂšnes de l’établissement », a soulignĂ© le Pr Bekolo en saluant l’Ɠuvre de ses sept prĂ©dĂ©cesseurs (dont quelques-uns Ă©taient prĂ©sents), fondateurs du succĂšs d’aujourd’hui.
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Cameroon Tribune du lundi, 25 avril 2016.
Paul Biya dĂ©bloque 1,9 milliard pour les populations dĂ©placĂ©es de l’ExtrĂȘme Nord

Patrice MBOSSA
National - Politique

Cet appui a Ă©tĂ© remis au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique par le ministre de l’Agriculture, Henri Eyebe Ayissi qui a recommandĂ© un acheminement urgent aux bĂ©nĂ©ficiaires.
Du fait des atrocitĂ©s de la secte terroriste Boko Haram, des milliers de personnes souffrent dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Nombreux sont ceux qui ont Ă©tĂ© obligĂ©s de tout abandonner pour chercher asile dans des milieux plus sĂ©curisĂ©s ; constituant ainsi une charge aussi bien pour les autoritĂ©s administratives que pour leurs hĂŽtes. Dans son Ă©lan de magnanimitĂ©, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©cidĂ© de mettre Ă  leur disposition un don spĂ©cial pour leur permettre de retrouver le sourire. La quatriĂšme phase de distribution de cette offre du prĂ©sident Paul Biya a Ă©tĂ© lancĂ©e Ă  Maroua le 22 avril 2016 par Henri Eyebe Ayissi, ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). Il s’agit d’un important don que l’on peut subdiviser en quatre composantes : les denrĂ©es alimentaires et autres produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, les aliments pour le bĂ©tail, les produits vĂ©tĂ©rinaires et enfin les matĂ©riels et Ă©quipements agricoles. Pour une valeur d’environ 1,9 milliard F.
Les trois dĂ©partements les plus touchĂ©s par les menaces terroristes de Boko Haram sont les bĂ©nĂ©ficiaires de ce don spĂ©cial du chef de l’Etat : il s’agit du Logone-et-Chari, du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga. De mĂȘme, la clĂ© de rĂ©partition de ces appuis est connue, Ă  savoir, 50% pour le Logone et Chari, 30% pour le Mayo-Tsanaga et 20% pour le Mayo-Sava. Ce sont les prĂ©fets de ces dĂ©partements qui ont respectivement rĂ©ceptionnĂ© ces dons qui ont Ă©tĂ© immĂ©diatement convoyĂ©s dans les chefs-lieux des dĂ©partements.
Mais avant le lancement de la distribution de cette 4e sĂ©quence de distribution, le MINADER a prĂ©sidĂ© une rĂ©union d’évaluation de la troisiĂšme sĂ©quence et a compris que tout s’est dĂ©roulĂ© sans difficultĂ©s majeures, et que l’acheminement de ces dons du chef-lieu du dĂ©partement vers la pĂ©riphĂ©rie constitue la principale prĂ©occupation. Sa majestĂ© Seyni Boukar, lamido de Kolofata, porte-parole des bĂ©nĂ©ficiaires, a saisi cette occasion pour remercier le prĂ©sident de la RĂ©publique pour son geste de solidaritĂ© envers les victimes de la secte terroriste Boko Haram. Dans la mĂȘme veine, il a priĂ© le chef de l’Etat de ne pas les abandonner en si bon chemin. Sur ce dernier point, le MINADER l’a rassurĂ© de la constante sollicitude du prĂ©sident de la RĂ©publique. DĂ©jĂ  la veille, c’est-Ă -dire le 21 avril, Henri Eyebe Ayissi est allĂ© remettre les dons du chef de l’Etat aux rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians du camp de Minawao ; des dons constituĂ©s de 100 sacs de 50 kg de riz, 100 sacs de 50 kg de niĂ©bĂ©, 100 sacs de 50 kg de mil et des broyeuses.
Eyebe Ayissi remettant les dons dans l'ExtrĂȘme-Nord.
Une signatures et des attentes contre les changements climatiques

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au nom du président de la République, le ministre des Relations extérieures a paraphé le document vendredi dernier à New York aux cÎtés de 174 autres parties.
« Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signĂ© un accord international en une seule journĂ©e », a dĂ©clarĂ© vendredi dernier au siĂšge de l’Organisation des Nations unies (ONU) le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de cette institution. Ban Ki-moon a saluĂ© un « moment d’histoire ». Ainsi, l’Accord de Paris sur le climat a Ă©tĂ© signĂ© vendredi dernier par 175 Parties. Parmi les signatures enregistrĂ©es, celle du Cameroun. Notre pays Ă©tait reprĂ©sentĂ© Ă  cette cĂ©rĂ©monie par le ministre des Relations extĂ©rieures. Au nom du chef de l’Etat, Lejeune Mbella Mbella a donc paraphĂ© ce document d’une quarantaine de pages et comportant 29 articles qui a Ă©tĂ© conclu Ă  Paris en France le 12 dĂ©cembre 2015 Ă  l’issue de la 21e session de la ConfĂ©rence des Parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui a eu lieu dans la capitale française du 29 novembre au 11 dĂ©cembre 2015. Le Cameroun avait pris une part active Ă  ces travaux avec la prĂ©sence d’une forte dĂ©lĂ©gation conduite personnellement par le prĂ©sident Paul Biya.
On se rappelle alors que face Ă  ses pairs du monde entier, le chef de l’Etat camerounais avait dĂ©clarĂ© l’urgence d’enrayer les effets destructeurs des changements climatiques. Paul Biya avait alors rappelĂ© la responsabilitĂ© des dirigeants du monde face Ă  ce dĂ©fi : « Nous en avons la responsabilitĂ©. Nous en avons le devoir. Et ici, nous en avons l’opportunitĂ© », appelant les uns et les autres Ă  se laisser guider par une exigence de solidaritĂ© humaine et une juste apprĂ©ciation de l’urgence de la solution. La suite des faits semblent ainsi donner raison au prĂ©sident de la RĂ©publique. La plupart de ceux considĂ©rĂ©s comme les plus gros pollueurs de la planĂšte ont apposĂ© leur signature vendredi dernier au bas de ce document au palais de l’ONU Ă  New York.
Autre plaidoyer du chef de l’Etat Ă  ces assises de la capitale française, c’est la situation du Lac Tchad qui a dĂ©jĂ  perdu 90% de sa surface initiale. « Sauvons le Lac Tchad », avait-il alors lancĂ©, appelant les uns et les autres Ă  faire preuve de beaucoup de dĂ©termination et de courage politique « Oui ayons de l’audace et de la sagesse », avait dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique.
La signature n’est qu’une premiĂšre Ă©tape, l’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre l’auront ratifiĂ©. Dans un communiquĂ© publiĂ©, jeudi dernier par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le prĂ©sident Paul Biya a annoncĂ© que le parlement camerounais allait ratifier l’accord au cours de sa session ordinaire du mois de juin prochain. Vendredi dernier, 15 Etats avaient dĂ©jĂ  ratifiĂ© le document.
L'accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ».
World Bank Managing Director In Cameroon

Monda Bakoa
National - Economie

Sri Mulyani Indrawati arrived in Yaounde yesterday April 24, 2016, for a working visit.
Cameroon is once again, host to an august guest. Sri Mulyani Indrawati, Managing Director and Chief Operating Officer World Bank Group, arrived in Cameroon yesterday April 24, 2016, through the Yaounde Nsimalen International Airport. On hand to welcome her at the airport was Cameroon’s Minister of the Economy, Planning and Regional Development, MINEPAT, Louis Paul Motaze, accompanied by Elisabeth Huybens, the Operations manager of the World Bank in Cameroon and other close collaborators of MINEPAT boss.
The Wold Bank works in a group with the International Finance Corporation and the Multilateral Investment Guarantee Agency, MIGA to invite more private investors to carry out economic activities that can lead to job creation, the World Bank Managing Director said. She stressed that the World Bank does not relent in assisting in circumstances where government is facing constraining under-resources. Infrastructure, Information and Communication Technologies, agriculture and the mining sector are potentially viable sectors the World Bank thinks if well harnessed will jumpstart economic growth and subsequently the living conditions of Cameroonians. Health and education are going to be important for inclusive growth, she pointed out.
Top on her agenda is the meeting with some State functionaries, sector representatives, and civil society, with discussions to focus on how the World Bank can best assist Cameroon to emerge in the wake of development challenges. She will also meet with beneficiaries of World Bank-sponsored projects that improve the livelihoods of Cameroonians in urban and rural areas. During her stay, Sri Mulyani Indrawati will also meet with private sector representatives in the fields of agriculture and energy. This will enable her to share and learn about the opportunities and challenges of the sector.
Sri Mulyani Indrawati’s visit comes to strengthen partnership between the World Bank and Cameroon. Priority areas during discussions with government officials include promoting inclusive growth, addressing regional poverty disparities, implementing structural reforms to speed up growth and the improvement of the business climate so as to promote job creation.
Cameroon is party to the World Bank since 1963. The World Bank portfolio in Cameroon now consists of 20 active projects. The transactions are evaluated at over 1.338 million US Dollars. They are funded under the International Development Association, IDA of the World Bank Group.