Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Une signatures et des attentes contre les changements climatiques

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au nom du président de la République, le ministre des Relations extérieures a paraphé le document vendredi dernier à New York aux cÎtés de 174 autres parties.
« Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signĂ© un accord international en une seule journĂ©e », a dĂ©clarĂ© vendredi dernier au siĂšge de l’Organisation des Nations unies (ONU) le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de cette institution. Ban Ki-moon a saluĂ© un « moment d’histoire ». Ainsi, l’Accord de Paris sur le climat a Ă©tĂ© signĂ© vendredi dernier par 175 Parties. Parmi les signatures enregistrĂ©es, celle du Cameroun. Notre pays Ă©tait reprĂ©sentĂ© Ă  cette cĂ©rĂ©monie par le ministre des Relations extĂ©rieures. Au nom du chef de l’Etat, Lejeune Mbella Mbella a donc paraphĂ© ce document d’une quarantaine de pages et comportant 29 articles qui a Ă©tĂ© conclu Ă  Paris en France le 12 dĂ©cembre 2015 Ă  l’issue de la 21e session de la ConfĂ©rence des Parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui a eu lieu dans la capitale française du 29 novembre au 11 dĂ©cembre 2015. Le Cameroun avait pris une part active Ă  ces travaux avec la prĂ©sence d’une forte dĂ©lĂ©gation conduite personnellement par le prĂ©sident Paul Biya.
On se rappelle alors que face Ă  ses pairs du monde entier, le chef de l’Etat camerounais avait dĂ©clarĂ© l’urgence d’enrayer les effets destructeurs des changements climatiques. Paul Biya avait alors rappelĂ© la responsabilitĂ© des dirigeants du monde face Ă  ce dĂ©fi : « Nous en avons la responsabilitĂ©. Nous en avons le devoir. Et ici, nous en avons l’opportunitĂ© », appelant les uns et les autres Ă  se laisser guider par une exigence de solidaritĂ© humaine et une juste apprĂ©ciation de l’urgence de la solution. La suite des faits semblent ainsi donner raison au prĂ©sident de la RĂ©publique. La plupart de ceux considĂ©rĂ©s comme les plus gros pollueurs de la planĂšte ont apposĂ© leur signature vendredi dernier au bas de ce document au palais de l’ONU Ă  New York.
Autre plaidoyer du chef de l’Etat Ă  ces assises de la capitale française, c’est la situation du Lac Tchad qui a dĂ©jĂ  perdu 90% de sa surface initiale. « Sauvons le Lac Tchad », avait-il alors lancĂ©, appelant les uns et les autres Ă  faire preuve de beaucoup de dĂ©termination et de courage politique « Oui ayons de l’audace et de la sagesse », avait dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique.
La signature n’est qu’une premiĂšre Ă©tape, l’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre l’auront ratifiĂ©. Dans un communiquĂ© publiĂ©, jeudi dernier par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le prĂ©sident Paul Biya a annoncĂ© que le parlement camerounais allait ratifier l’accord au cours de sa session ordinaire du mois de juin prochain. Vendredi dernier, 15 Etats avaient dĂ©jĂ  ratifiĂ© le document.
L'accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ».
World Bank Managing Director In Cameroon

Monda Bakoa
National - Economie

Sri Mulyani Indrawati arrived in Yaounde yesterday April 24, 2016, for a working visit.
Cameroon is once again, host to an august guest. Sri Mulyani Indrawati, Managing Director and Chief Operating Officer World Bank Group, arrived in Cameroon yesterday April 24, 2016, through the Yaounde Nsimalen International Airport. On hand to welcome her at the airport was Cameroon’s Minister of the Economy, Planning and Regional Development, MINEPAT, Louis Paul Motaze, accompanied by Elisabeth Huybens, the Operations manager of the World Bank in Cameroon and other close collaborators of MINEPAT boss.
The Wold Bank works in a group with the International Finance Corporation and the Multilateral Investment Guarantee Agency, MIGA to invite more private investors to carry out economic activities that can lead to job creation, the World Bank Managing Director said. She stressed that the World Bank does not relent in assisting in circumstances where government is facing constraining under-resources. Infrastructure, Information and Communication Technologies, agriculture and the mining sector are potentially viable sectors the World Bank thinks if well harnessed will jumpstart economic growth and subsequently the living conditions of Cameroonians. Health and education are going to be important for inclusive growth, she pointed out.
Top on her agenda is the meeting with some State functionaries, sector representatives, and civil society, with discussions to focus on how the World Bank can best assist Cameroon to emerge in the wake of development challenges. She will also meet with beneficiaries of World Bank-sponsored projects that improve the livelihoods of Cameroonians in urban and rural areas. During her stay, Sri Mulyani Indrawati will also meet with private sector representatives in the fields of agriculture and energy. This will enable her to share and learn about the opportunities and challenges of the sector.
Sri Mulyani Indrawati’s visit comes to strengthen partnership between the World Bank and Cameroon. Priority areas during discussions with government officials include promoting inclusive growth, addressing regional poverty disparities, implementing structural reforms to speed up growth and the improvement of the business climate so as to promote job creation.
Cameroon is party to the World Bank since 1963. The World Bank portfolio in Cameroon now consists of 20 active projects. The transactions are evaluated at over 1.338 million US Dollars. They are funded under the International Development Association, IDA of the World Bank Group.
14 contrats sur l'Entretien routier résiliés en trois mois

Félicité BAHANE N.
National - Economie

L’assainissement lancĂ© en janvier 2016 par le ministre des Travaux publics se poursuit, avec des sanctions Ă  la clĂ©.
Les derniers contrats de rĂ©siliations datent de dix jours. Dans un communiquĂ© rĂ©cemment rendu public, le ministre de Travaux publics (MINTP) indique que « suite au constat de dĂ©faillance observĂ© sur certains tronçons du rĂ©seau routier national, il a Ă©tĂ© procĂ©dĂ© le 15 avril 2016, Ă  la rĂ©siliation de certains contrats passĂ©s avec certaines entreprises opĂ©rant dans le secteur de l’entretien routier ». Le communiquĂ© signĂ© du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi liste sept marchĂ©s, passĂ©s entre 2012 et 2014 avec quatre entreprises. Les travaux Ă  effectuer portaient sur le cantonnage, le revĂȘtement de chaussĂ©es et l’exĂ©cution de la route principale en terre dans diverses parties du pays. HĂ©las, dans la plupart des cas, les cocontractants ne se sont jamais dĂ©ployĂ©s sur le terrain.
Il faut dire que les sept derniĂšres rĂ©siliations font suite Ă  sept autres, intervenues au mois de fĂ©vrier dernier. Ce, au lendemain d’une sĂ©rie de concertations tenues du 18 au 22 janvier 2016 entre le MINTP et les responsables d’une trentaine d’entreprises en charge de chantiers d’entretien routier sur l’étendue du territoire national. Emmanuel Nganou Djoumessi avait expliquĂ© Ă  l’ouverture de ces concertations que plusieurs routes Ă  entretenir sont « pris en otage » par des entreprises qui n’ont manifestement pas les moyens de leur politique. Car, au 31 dĂ©cembre 2015, son dĂ©partement ministĂ©riel avait dĂ©nombrĂ© 406 contrats d’entretien routier actifs sur l’ensemble du territoire camerounais dont 300 ont une exĂ©cution acceptable et prĂšs de 100 autres n’ayant vĂ©ritablement plus de raison d’ĂȘtre.
AprĂšs des premiers contrats, le MINTP avait clairement indiquĂ© que ses services continuent d’examiner les marchĂ©s d’entretien routier et que d’autres sanctions devraient suivre. Nous y voilĂ  ! En moins de trois mois, l’on comptabilise dĂ©sormais 14 contrats rĂ©siliĂ©s et dont les marchĂ©s vont ĂȘtre relancĂ©s. Dans la pratique, en cas de rĂ©siliation ou de clĂŽture, le MINTP doit procĂ©der au remplacement « rapide » des cocontractants. C’est pourquoi le code des marchĂ©s publics lui autorise dans ces cas, Ă  attribuer ces marchĂ©s au grĂ©-Ă -grĂ©, Ă©tant entendu que le besoin est urgent et que les populations riveraines et l’économie en souffrent. L’on peut donc comprendre pourquoi les nouvelles rĂ©siliations interviennent Ă  la veille du lancement du programme d’entretien routier 2016, oĂč une trentaine de marchĂ©s sont attribuĂ©s afin de remettre Ă  niveau un peu plus de 17 000 km de route.
Papa Wemba est mort

Monica NKODO
Afrique - Culture

Le musicien congolais est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñge de 67 ans dimanche dernier en CĂŽte d’Ivoire, victime d’un malaise.
La fĂȘte bat son plein. Il est environ 5h30 ce matin du dimanche 24 avril Ă  Anoumabo, quartier festif d’Abidjan, fief du Festival des musiques urbaines (FEMUA). Le moment fatidique arrive. Papa Wemba, sans doute la star la plus attendue de cette 9e Ă©dition, s’effondre sur scĂšne, victime d’un malaise. L’image est triste, pathĂ©tique et dĂ©file en boucle sur la toile. Il est conduit dans l’hĂŽpital le plus proche. La lĂ©gende de la rumba dĂ©cĂšde peu de temps aprĂšs. Ses fans prient que l’info tourne en intox, comme il y a trois ans, lorsqu’une forte rumeur sur sa mort s’était propagĂ©e telle une traĂźnĂ©e de poudre, avant de s’évaporer. Sauf que cette fois, on est dans le dur. Papa Wemba, 67 ans, est bel et bien parti, dĂ©finitivement.
Avec sa disparition, bien plus qu’une page se tourne. C’est une Ă©poque, celle de la rĂ©volution de la rumba qui s’éteint. Papa Wemba, nĂ© Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba en 1949 au Congo-Belge, est le porteur de ce mouvement. Pionnier, il grandit au milieu des annĂ©es 50 dans un environnement musical bercĂ© par les mĂ©lodies des autres Franco, Kabasele dit Grand Kalle, Wendo Kolosoy, Fela Kuti, James Brown, mais surtout Tabou Ley Rochero. Ce dernier, son mentor, il le cĂŽtoie, apprend Ă  ses cĂŽtĂ©s. « Maman, quand je serai grand, je serai comme Tabou Ley », disait-il. Bien plus qu’une lubie de gamin, Papa Wemba fait de cette aspiration une rĂ©alitĂ©. A 19 ans, contre l’avis de papa, mais soutenu par maman, il lĂąche ses Ă©tudes... Son premier groupe, le ZaĂŻko Langa Langa, dont il est le co-fondateur avec des artistes comme Jossart Nyoka Longo, voit le jour en 1969. DĂ©jĂ , une rĂ©volution est en marche. Leurs titres donnent une autre dimension Ă  la musique africaine. « Sentiment Awa », « Muvaro », « Exil », « Mukaji », « Proverbes 22 :11 », « Yo Nalinga », « MĂ©tĂ© La VĂ©ritĂ© »  Longue est la liste qui contient les succĂšs d’anthologie du ZaĂŻko Langa Langa.
Les annĂ©es 70 dĂ©barquent. C’est la dĂ©cennie de Viva La Musica. Son mythique label, qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa carriĂšre, naĂźt en 1977. Il verra Ă©clore de nombreux talents comme Koffi Olomide ou King Kester. Dans les Eighties, Papa Wemba veut ratisser large. S’il s’engage dans une tournĂ©e internationale qui le mĂšnera par le Japon, les Etats-Unis et une bonne partie de l’Europe en 1988, Peter Gabriel lui ouvre les portes du monde. Par un contrat signĂ© avec le label Real World du musicien et producteur anglais, Papa Wemba entre dans sa pĂ©riode World Music. Comme hĂ©ritage, des tubes : « Maria Valencia », « Yolele », « Sofele », etc.
AprĂšs sa conquĂȘte du monde, il revient aux sources, avec « La nouvelle Ă©criture », publiĂ©e en 1997. Il est connu pour sa rumba et comme parrain de la SAPE (SociĂ©tĂ© des ambianceurs et personnes Ă©lĂ©gantes), mais Papa Wemba c’est aussi du ndombolo, du soukous. Carrefour de plusieurs genres musicaux, sa rumba n’est pas figĂ©e. Il l’adapte, la nourrit d’essences nouvelles. Elle se parfume des airs du BrĂ©sil, groove sur des notes de rap ou trĂ©pigne des sonoritĂ©s brĂ»lantes du rock. Chanteur apolitique, Papa Wemba n’était pourtant pas Ă  court d’arguments quand il fallait dĂ©fendre la rumba. C’est dans cette idĂ©ologie qu’il sort en 2014, « MaĂźtre d’école, Rumba na rumba », son dernier album de 25 titres. L’artiste se relevait alors d’un impitoyable tollĂ© mĂ©diatique et judiciaire : il a Ă©tĂ© accusĂ© de trafic d’ĂȘtres humains, car soupçonnĂ© d’avoir fait rentrer en Europe des Congolais qu’il aurait fait passer pour musiciens, de maniĂšre clandestine. Gloire et tracas liĂ©s au succĂšs ; en plus de 50 ans de carriĂšre, Papa Wemba aura tout connu. Aurait-on pu rĂȘver meilleure fin pour un artiste de sa trempe ? Il est parti sur la scĂšne, sa maison, lĂ  oĂč un jour, tout a commencĂ©.
Papa WEMBA.
Aux Jeux universitaires 2016, l’INJS et l’IUG donnent le ton

Steve LIBAM
National - Sport

Les deux institutions sont les gagnants des premiĂšres finales d’athlĂ©tisme discutĂ©es hier sur le campus de Soa.

A l’image du duel entre Marie GisĂšle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina lors de la finale du 100m dames, les athlĂštes sont trĂšs vite entrĂ©s dans le vif du sujet aprĂšs la cĂ©rĂ©monie d’ouverture. L’affrontement entre les deux rivales de longue date a mĂȘme engendrĂ© la premiĂšre polĂ©mique de cette 19e Ă©dition des Jeux universitaires. SituĂ©es aux couloirs 4 et 5, les bras des deux athlĂštes se sont frottĂ©s dans le sprint final. La commission technique a dĂ» siĂ©ger pour homologuer la victoire de Germaine Abessolo Bivina en 11s 8, juste devant son adversaire qui finit en 11s 9. Si ce premier clichĂ© illustre le niveau de la compĂ©tition, il a mis en exergue quelques limites organisationnelles. En effet hier, les officiels n’avaient pas de fanion pour signaler une Ă©ventuelle faute lors de cette finale. De mĂȘme, comme l’a relevĂ© Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlĂ©tisme, certains couloirs ne sont pas rĂ©glementaires. Au 100m messieurs, William Feumbah (IUG) a conservĂ© le titre acquis en 2015, en devançant Christian Seppe (universitĂ© de YaoundĂ© II). Les premiers mĂ©daillĂ©s sont Ă©galement connus pour ce qui est du 5000m messieurs remportĂ©s par Pierre Temezeu (universitĂ© de Dschang) ; du 1500m dames (StĂ©phanie Nguelefack, INJS) ; du 1500m messieurs (Marcus Endele, INJS) ; du lancer du disque (Romuald Ndjodo, IUG) ; du lancer de disque dames ( Anwi Milred Buru, universitĂ© de BuĂ©a).
AprĂšs 2004 et 2010, l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa accueille pour la troisiĂšme fois les Jeux universitaires. Depuis le week-end dernier, le campus de l’établissement-hĂŽte accueille environ 4000 athlĂštes et encadreurs, reprĂ©sentant dix-neuf Ă©tablissements universitaires. La cĂ©rĂ©monie d’ouverture s’est dĂ©roulĂ©e, samedi dernier, en prĂ©sence de plusieurs membres du gouvernement. Entre autres, les ministres en charge de l’Enseignement supĂ©rieur, des Sports et de l’Education physique, des Postes et TĂ©lĂ©communications, de l’Education de base, des Petites et Moyennes entreprises. Le thĂšme de cette Ă©dition est « performance et solidaritĂ© ». La course Ă  la succession de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, dĂ©tentrice du trophĂ©e gĂ©nĂ©ral des jeux, est donc ouverte.
Mais pour y arriver, les athlĂštes devront faire preuve d’éthique. « Nous serons intransigeants sur le respect des rĂšglements », a du reste prĂ©venu le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo. Pour recevoir les compĂ©titions, le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa a fait peau neuve. « Nous avons procĂ©dĂ© aux rĂ©habilitations des aires de jeux dĂ©jĂ  existantes : les terrains de basket-ball, de volley-ball, de handball, la piste d’athlĂ©tisme, le terrain de football qui est situĂ© Ă  l’intĂ©rieur du campus. Nous avons créé deux courts de tennis parce que la FENASU en exige quatre. Nous avons pensĂ© qu’il n’est pas utile de crĂ©er de nouvelles aires de jeu lĂ  oĂč ce n’est pas nĂ©cessaire », explique le Pr Ibrahima Adamou, recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Par ailleurs, les autoritĂ©s de Soa ont Ă©galement mis le terrain municipal de la ville Ă  la disposition de l’universitĂ©.
Plus de 4 500 admis au Concours de la Police

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Les résultats définitifs publiés depuis vendredi dernier affichent néant dans certaines filiÚres.
C’est une file composĂ©e de candidats, proches et curieux qui accueille l’équipe de CT ce dimanche matin Ă  l’entrĂ©e de l’Ecole nationale supĂ©rieure de police de YaoundĂ©. Ils sont venus nombreux s’enquĂ©rir des rĂ©sultats dĂ©finitifs des concours spĂ©ciaux et directs en vue du recrutement de 4 700 personnels Ă  la Police, lancĂ©s en mars et avril 2015. A l’esplanade mĂȘme de ladite Ă©cole, c’est chacun qui a le regard fixĂ© sur le mur affichant les noms dĂ©finitifs des Ă©lĂšves-commissaires, Ă©lĂšves-officiers, Ă©lĂšves-inspecteurs et Ă©lĂšves-gardiens de la paix. Y compris les listes additives.
Alors que certaines listes prĂ©sentent une plĂ©thore de noms, d’autres affichent nĂ©ant ou n’atteignent pas le quota prĂ©vu. Pendant que certains candidats filment les rĂ©sultats avec leurs tĂ©lĂ©phones portables, d’autres exultent de joie et envoient des messages Ă  leurs proches via leurs appareils mobiles. D’autres par contre la mine dĂ©faite, n’arrivent pas Ă  dĂ©tacher leur regard des listes dont les rĂ©sultats sont classĂ©s par ordre de mĂ©rite. C’est le cas de cette jeune dame ayant requis l’anonymat. « J’étais admissible en novembre dernier au concours des Ă©lĂšves-inspecteurs de police. J’étais trĂšs confiante aux Ă©preuves orales et mĂȘme plus pour ce qui est du rĂ©sultat. Malheureusement, le reste n’a pas suivi, d’oĂč ma dĂ©ception », confie-t-elle.
Cependant, l’on note des rĂ©sultats satisfaisants chez les gĂ©nĂ©ralistes qui atteignent le quota prĂ©vu. En revanche la tendance est moins reluisante chez les spĂ©cialistes. A titre d’exemple, chez les ingĂ©nieurs en conception de gĂ©nie informatique option gĂ©nie-logiciel ou rĂ©seaux, pour le grade d’élĂšves-commissaires, seulement un candidat est admis. Idem pour les ingĂ©nieurs de conception de gĂ©nie civil option bĂątiment et travaux publics, nĂ©ant pour la filiĂšre ingĂ©nieur de conception des tĂ©lĂ©communications. On recense ainsi plus de 4 500 candidats admis. La formation dĂ©bute le 25 mai prochain Ă  l’ l’Ecole nationale supĂ©rieure de police de YaoundĂ© pour les Ă©lĂšves-commissaires, et les Ă©lĂšves-officiers. Le 25 mai au Centre d’instruction et d’application de la police de Muntengene pour les Ă©lĂšves-inspecteurs et le 30 mai, dans le mĂȘme centre, pour les Ă©lĂšves-gardiens de la paix. Ce sera pour une pĂ©riode de trois mois.
Idriss Deby réélu dÚs le premier tour

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Les résultats provisoires le créditent de 61,56% des suffrages au premier tour de la présidentielle du 10 avril dernier.
Idriss Deby Itno devra encore prĂ©sider aux destinĂ©es du Tchad au cours des cinq prochaines annĂ©es. ArrivĂ© en tĂȘte au premier tour de l’élection prĂ©sidentielle du 10 avril dernier avec un score de 61,56 %, selon des rĂ©sultats provisoires communiquĂ©s jeudi dernier par la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (CENI), le prĂ©sident tchadien se voit reconduit pour la cinquiĂšme fois Ă  cette fonction. Il est suivi par Saleh Kebzabo qui a recueilli 12,80% des voix, Medar Laokein Kourayo, maire de la capitale Ă©conomique de Moundou, qui s’en tire avec 10,69% des voix.
Natif de Fada dans le nord du pays, le prĂ©sident a rĂ©alisĂ© de bons scores dans les douze rĂ©gions de cette partie du Tchad en obtenant plus de 90% des voix. Dans la capitale, il a Ă©tĂ© votĂ© Ă  50,23%. Medar Laokein Kourayo qui est prĂ©sentĂ© comme Ă©tant la grande rĂ©vĂ©lation de cette Ă©lection, a rĂ©alisĂ© une percĂ©e remarquable dans le sud oĂč il obtient 71, 91% des voix dans le Logone occidental et 53,13 % des voix dans le Logone oriental. Ces rĂ©sultats provisoires doivent ĂȘtre validĂ©s dans un dĂ©lai de 15 jours par le Conseil constitutionnel. D’aprĂšs la CENI, le taux de participation Ă  ce scrutin qui a vu compĂ©tir treize candidats est de 76,11%. Pour Mahamat Hissein, porte-parole du prĂ©sident Deby, «cette victoire est le fruit d’une stratĂ©gie ».
Du cĂŽtĂ© de l’opposition, l’on dĂ©crie le manque de transparence et rejette ces rĂ©sultats provisoires. Tout comme certains observateurs Ă©trangers n’ont pas manquĂ© de dĂ©noncer des irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es dans certains bureaux de vote. A l’instar des rĂ©sultats de la rĂ©gion du OuaddaĂŻ oĂč plusieurs candidats de l’opposition disent que ceux-ci ne «ne reflĂštent pas la rĂ©alité». Pour prĂ©venir d’éventuelles manifestations de l’opposition, les autoritĂ©s ont invitĂ© les perdants Ă  faire recours auprĂšs des instances compĂ©tentes. «Si la contestation par voie lĂ©gale des rĂ©sultats provisoires d’une Ă©lection est un droit, il n’en demeure pas moins, en revanche, que toute tentative d’atteinte Ă  l’ordre public se heurtera Ă  la rigueur froide de la loi», a prĂ©venu Albert Pahimi PadackĂ©, le Premier ministre tchadien.
Idriss Deby Itno en campagne électorale.
Le rĂ©confort du couple prĂ©sidentiel pour Enfant mort lors du passage d’un cortĂšge

Patrice MBOSSA
National - Politique

Quatre jours aprĂšs l’accident survenu dans la localitĂ© de Mokong, le couple prĂ©sidentiel a dĂ©pĂȘchĂ© sur le terrain le gouverneur de l’ExtrĂȘme-Nord.

Il s’appelait Birwe Touseme. Ce garçon de sept ans a trouvĂ© la mort le 18 avril dernier dans la localitĂ© de Mokong, dĂ©partement du Mayo-Tsanaga. Il avait Ă©tĂ© mortellement percutĂ© par un vĂ©hicule lors du passage du convoi qui accompagnait S.E. Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’ONU. La diplomate amĂ©ricaine effectuait une mission qui la conduisait chez les populations dĂ©placĂ©es Ă  Mokolo du fait des exactions de Boko Haram, et Ă  Minawao chez les rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians. Le cortĂšge de l’ambassadrice Ă©tait constituĂ© d’une cinquantaine de vĂ©hicules et c’est la 15e voiture qui a percutĂ© le garçon qui a rendu l’ñme quelques minutes aprĂšs. Avant de prendre congĂ© des populations de l’ExtrĂȘme-Nord ce jour-lĂ  Ă  l’aĂ©roport international de Maroua-Salak, Samantha Power avait tenu Ă  prĂ©senter ses regrets pour cet accident Ă  la famille, suivie en cela par le porte-parole de la Maison Blanche, au nom du chef de l’exĂ©cutif amĂ©ricain.
C’est dans cet ordre d’idĂ©es que vendredi dernier, le couple prĂ©sidentiel a dĂ©pĂȘchĂ© le gouverneur Midjiyawa Bakari pour adresser Ă  la famille si durement Ă©prouvĂ©e, ses sincĂšres condolĂ©ances et lui apporter son rĂ©confort. Une enveloppe a d’ailleurs Ă©tĂ© remise au chef de la famille, question de lui permettre de bien organiser le deuil. Quant au petit Birwe Touseme, il avait Ă©tĂ© inhumĂ© le mĂȘme lundi, 18 avril 2016 comme la tradition le recommande. Outre l’état-major qui a accompagnĂ© le gouverneur Ă  Mokong, il y avait aussi Raymond Roksbo, le prĂ©fet du dĂ©partement du Mayo-Tsanaga et sa suite.
Centrafrique: fin de mission pour Sangaris

WAFFO MONGO
Afrique - Politique

La force française poursuit son désengagement et a rétrocédé sa derniÚre base en province.

La France est en train de mettre fin en cette annĂ©e 2016 Ă  son opĂ©ration militaire. La rĂ©trocession de la plate-forme de Sibut marque un vĂ©ritable tournant dans cette opĂ©ration qui s’inscrit dans la logique de dĂ©sengagement progressif voulu par le prĂ©sident français François Hollande. Cette plateforme a servi des opĂ©rations dans le nord, puisqu’en fait Sibut occupe un nƓud stratĂ©gique et permet de contrĂŽler les axes qui Ă  partir de ce pĂ©rimĂštre sont empruntĂ©s par les rebelles pour marcher sur Bangui, la capitale. Ainsi, le carrefour de toutes les rĂ©bellions en Centrafrique, c’est Sibut. PrĂšs d’une centaine de vĂ©hicules, deux cents hommes, des guĂ©rites de protection, 700 mĂštres de mur d’enceinte et presque autant de barbelĂ©s. En trois semaines, les militaires français appuyĂ©s par une compagnie du gĂ©nie ont tout acheminĂ© sur Bangui. Des convois impressionnants, longs de plusieurs kilomĂštres et une page qui se tourne pour la mission française qui tenait cette ville stratĂ©gique depuis fĂ©vrier 2014. A l’origine, on parlait plutĂŽt d’une brĂšve opĂ©ration de police. A l’époque, le ministĂšre de la DĂ©fense estimait qu’il s’agirait d’une opĂ©ration de quatre Ă  six mois. Effectivement, on ne parlait mĂȘme pas d’une opĂ©ration de guerre Ă  Paris, mais bien d’une force de transition, une force de relais qui devait passer la main Ă  la force africaine MISCA, devait monter alors Ă  3600 hommes pour devenir ensuite la MINUSCA sous casque bleus.
La prĂ©sence miliaire française en Centrafrique s’inscrira dĂ©sormais dans le cadre de la force europĂ©enne –EUTM-RCA- ou dans celui de l’ONU. PrĂšs de 300 hommes devraient rester positionner en RCA.
Il poignarde son ami pour 100F Ă  Babadjou

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

Jean Christian Kochele a Ă©tĂ© admis en soins intensifs aux urgences de l’hĂŽpital rĂ©gional de Bafoussam depuis jeudi dernier, aprĂšs avoir Ă©tĂ© poignardĂ© Ă  la poitrine par son ami Zapa. Ce dernier, ĂągĂ© de 23 ans et Ă©lĂšve au lycĂ©e bilingue de Babadjou, dans le dĂ©partement des Bamboutos, a eu maille Ă  partir avec Jean Christian K., pour 100 Fcfa.
L’infortunĂ©, ĂągĂ© de 26 ans et Ă©lĂšve en douane et transit dans un institut privĂ© de la place, raconte que dans la soirĂ©e du 20 avril autour de 21h, il s’est rendu dans un bar situĂ© au carrefour Bamougong, Ă  Babadjou, pour se dĂ©saltĂ©rer. « J’ai donnĂ© 1000 Fcfa au barman pour acheter une biĂšre de 600 Fcfa. Il m’a remboursĂ© 400 Fcfa. Une piĂšce de 100 Fcfa est tombĂ©e sous la table autour de laquelle j’étais assis avec des amis. J’ai demandĂ© Ă  Zapa de soulever son pied pour que je regarde, il a refusĂ©. J’ai soulevĂ© son pied et il m’a poussĂ© au sol », explique-t-il.
Le barman a ramenĂ© le calme entre les deux amis, en leur offrant chacun un pot. C’était sans compter sur la tĂ©mĂ©ritĂ© de Zapa qui est rentrĂ© chez lui s’armer d’un couteau. Revenu Ă  la charge et aidĂ© par un certain Fomat, il assĂšne cinq coups de couteau dans le dos de sa victime. En essayant de lui opposer une rĂ©sistance, Kochele est atteint en pleine poitrine par son bourreau, qui est introuvable jusqu’à ce jour. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par les forces de l’ordre.
Public Health Emergencies: Yaounde Set For Any Eventuality

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

A major simulation held at the Yaounde Multi-purpose Sports Complex on April 23, 2016.
An unprecedented disaster management exercise was carried out at the Yaounde Multi-purpose Sports Complex at Carrefour Warda, on Saturday, April 23, 2016. Involving hundreds of civilians, medical personnel, the military and security forces, the scale of the public health emergency management maneouvre took many passersby by surprise.
With the street in front of the complex cordoned off and the ceaseless blaring of horns of several ambulances rushing the “wounded” to hospital, the scene was simply spectacular. The simulation came at the close of a workshop from April 11-23, 2016, on handling major public health or natural emergencies for Yaounde-based officials. It was organised by the Ministry of Public Health in collaboration with other ministries and the World Health Organisation, “Doctors Without Borders” and the International Committee of the Red Cross.
The Minister of Public Health, AndrĂ© Mama Fouda, who later visited simulation tents, noted Cameroon’s vulnerability to emergencies like floods, cholera outbreaks, polio virus resurgence and major accidents resulting in many deaths and injuries etc. The Minister disclosed that after a first training in the Far North Region from January 9-23, 2016, concluding with a disaster management maneouvre, President Paul Biya directed that a similar exercise be conducted in Yaounde. According to the World Health Organisation Country Representative for Cameroon, Dr Jean-Baptiste Roungou, the aim of the simulation was to develop reflexes for handling disasters and ensure that various teams learn to work together.
The Yaounde simulation exercise consisted in a handball match between two female teams at the Warda Multi-purpose Sports Complex, which was interrupted by a short circuit accident that resulted in loud explosions in the indoor sports hall. Scores of spectators were injured, while several deaths were also recorded. The emergency teams called in secured the site, identified, rushed the injured to hospital and evacuated corpses. Out in the courtyard, a tent was set up for offering First Aid to the injured before taking them to hospital.
Publication Of Results: GCE Board To Involve Newspapers

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

A meeting to assess coverage of syllabuses and preparedness for national examinations held in Yaounde on April 22, 2016.

As the 2015/2016 academic year gradually draws to a close, the Ministry of Secondary Education is not leaving anything to chance. A meeting of national and regional officials and examination board heads held on Friday, April 22, 2016, at Government Technical High School, Nkolbisson, Yaounde.
It was chaired by the Minister of Secondary Education, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe,
who said the meeting was aimed at assessing the coverage of syllabuses and the performance of learners. “Each year, we must prepare well to avoid falling into routine as no two examination sessions are the same,” he warned. He added that the gathering was an opportunity to refocus energies in order to achieve set objectives.
Humphrey Ekema Monono, Registrar of the General Certificate of Education, GCE Board, announced that examination results will in future be published online. But for this year, SMS text messages and newspapers will be used. Humphrey Ekema Monono announced the introduction of new subjects like Logic and Citizenship Education. “One question we keep asking ourselves is, in the face of this increasing number of subjects, how many subjects is a candidate allowed to sit? The subjects are getting too many. We will present this problem to the authorities,” he promised.
He disclosed that GCE practicals begin on May 2, 2016. Some 182,416 candidates will sit the GCE examinations this year – with over 138,000 candidates for Ordinary Level and about 46,000 for Advanced Level. On his part, Dr Zacharie Mbatsogo, Director of the BaccalaurĂ©at Board, said they were well advanced in examination preparations. An additional 11,500 candidates have registered for various certificate examinations this year, giving a total of 360,500 candidates, he disclosed. “The biggest innovation this year is the introduction of observers in the examination process, especially in secretariats. These people will also serve as ‘chargĂ©s de mission,” Dr Zacharie Mbatsogo pointed out. Concerning the Far North Region, he said examination conditions will be the same like in 2015.
Local Book Publishers Demand National Policy

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

The 2016 International Book Day was celebrated in Yaounde on Friday, April 22, 2016.
The Cameroon book publishing industry is fairly young, but waxing strong in spite of challenges and the hitherto strong competition from foreign counterparts. Meeting at the Cameroon Cultural Centre, CCC, in Yaounde, on Friday, April 22, 2016, to celebrate this year’s World Book Day, members of the National Association of Cameroon Book Publishers, ANELCAM, revisited the challenges of local publishing.
With theme, “The Book Problem in Cameroon,” ANELCAM President, Nforgwei Rogers, explained that the choice was informed by the absence of a national book policy, thereby making the profession an all-comers’ affair. “As a result, you have books with wrong facts, so many errors and even tending to promote immorality. Publishing school textbooks demands a lot of caution because learners need to receive the right information and facts,” Nforgwei noted.
“Our members need regular refresher courses to update their knowledge and also discuss with government how to bring down the cost of books. The rumoured one textbook per primary school subject policy will not necessarily bring down prices. The problem of local book publishing requires more constructive and transparent dialogue to resolve.
Dr Thomas Essono, Head of Department of Publishing, Advanced School of Mass Communication, ASMAC, Yaounde, spoke on the challenges of training publishers and getting them actively involved in the industry. Other speakers included Menyeng Awono, ANELCAM Vice President, Jean Claude Awono, the Secretary General and Najiber Daniel, a book distributor. They discussed challenges hindering local book publishing like the cost of printing, import of papers and book distribution.
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Cameroon Tribune du mardi, 26 avril 2016.
Une lueur d’espoir Ă  YaoundĂ© contre l’infertilitĂ©

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

C’est grĂące au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH) opĂ©rationnel depuis 2015.

Des lendemains qui chantent s’annoncent pour de nombreux couples en proie aux problĂšmes de procrĂ©ation au Cameroun. Ceux qui en doutent encore peuvent se fier aux expĂ©riences et dĂ©clarations des dames actuellement internĂ©es dans les services appropriĂ©s du CHRACERH. « Nous avons trouvĂ© ici sur place ce qui nĂ©cessite, Ă  d’autres, des voyages en avion pour l’étranger. On me parlait d’Europe, d’Afrique du Sud et des Etats-Unis. Je n’ai pas eu besoin d’aller si loin. Et je suis ravie, car pour un coup d’essai, cela a Ă©tĂ© un coup de maĂźtre », tĂ©moigne tous sourires Annabelle E., 52 ans, dans les derniĂšres semaines de la premiĂšre grossesse de sa vie. Emue aux larmes, la dame semble toujours sous le choc chaque fois qu’il s’agit d’évoquer sa grossesse. C’est quasiment la mĂȘme Ă©motion chez ses voisines de chambre, toutes des patientes recrutĂ©es en FĂ©condation in vitro (FIV). Alors qu’elles Ă©changent au calme dans leur chambre sur leurs diffĂ©rents parcours jusqu’au bĂ©bĂ©, le CHRACERH s’anime, telle une ruche, au fil des heures.
Dans la salle d’attente principale au rez-de-chaussĂ©e, des couples arrivent. Des femmes seules aussi. Tous sont reçus, repartent au fur et Ă  mesure. La plupart tiennent entre les mains de grosses enveloppes contenant certainement des Ă©chographies et autres rĂ©sultats d’examens. Ici, pas de regards fuyants, pas d’embarras. Tous ceux qui sont lĂ  ont plus ou moins « un problĂšme d’enfant ». « C’est une cousine qui m’a parlĂ© de cet hĂŽpital, me disant qu’on y fait des choses extraordinaires », souffle une dame venue pour une premiĂšre consultation. La cession rĂ©glĂ©e, -3000 F pour 14 jours-, son pĂ©riple peut commencer au sein de l’institution oĂč de nombreux spĂ©cialistes, hormis le cĂ©lĂšbre Pr Jean-Marie Kasia, gynĂ©co-obstĂ©tricien, officient. Ici, une prise en charge pour procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e, de la consultation Ă  l’accouchement peut avoisiner deux millions F.
« La FĂ©condation in vitro constitue l’activitĂ©-phare du Centre », avoue le Pr Michel Toukam qui trĂŽne sur la zone des laboratoires multidisciplinaires. Au-delĂ , le CHRACERH offre des services dans le domaine de la chirurgie gynĂ©cologique (classique abdominale et vaginale lourde, endoscopique), la cancĂ©rologie (col et corps de l’utĂ©rus, ovaire), le dĂ©pistage et traitement des pathologies mammaires ainsi que des grossesses Ă  risque Ă©levĂ©. L’hĂŽpital assure aussi le diagnostic et le traitement de l’infertilitĂ© grĂące aux nouvelles techniques qu’offre la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e (PMA). Au rang de celles-ci, la conservation des gamĂštes et des embryons, l’insĂ©mination intra-utĂ©rine de spermatozoĂŻdes (IIU), la FIV, l’ICSI, innovation qui a vĂ©ritablement rĂ©volutionnĂ© la FIV. « C’est le must dans ce domaine. C’est une technique qui consiste Ă  insĂ©miner un ovule par micro-injection d’un spermatozoĂŻde. MĂȘme si l’homme en a un seul, il peut servir », assure le Pr Toukam.
Au laboratoire de spermiologie, des techniciens s’activent Ă  traiter le sperme d’un patient passĂ© dans la matinĂ©e. « S’il est bon, on pourra le congeler sans problĂšme », poursuit notre source. Dans la zone de FIV proprement dite Ă  l’étage, de milliers d’autres gamĂštes et embryons attendent dans de la vapeur d’azote, congelĂ©s Ă  moins 180 degrĂ©s. Ici, la journĂ©e s’annonce chargĂ©e. « Nous allons dĂ©vitrifier un embryon tout Ă  l’heure et le rĂ©activer. Lundi, il sera transfĂ©rĂ© dans l’endomĂštre prĂ©alablement prĂ©parĂ© de sa propriĂ©taire », explique le spĂ©cialiste. En attendant d’y ĂȘtre, il fait le tour des Ă©quipes, s’assurant que toutes sont Ă  l’Ɠuvre pour constituer le succĂšs de l’opĂ©ration. Tout ici est propre et sent le neuf. Pour le bonheur des patients Ă©merveillĂ©s.