Cameroon Tribune
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UMS seul en tĂȘte en Ligue 1

Josiane R. MATIA
National - Sport

Le club de Loum compte deux points d’avance sur Union au terme de la 13e journĂ©e disputĂ©e le week-end dernier.

UMS a signĂ© le plus large succĂšs de la 13e journĂ©e de la Ligue 1 le week-end dernier. Le club de Loum a, en effet, battu Botafogo sur le score de 0-2. Pas de quoi s’extasier certainement mais ce rĂ©sultat dĂ©tone au milieu de la flopĂ©e de matchs nuls (cinq au total) et des succĂšs aux scores Ă©triquĂ©s de dimanche dernier. Il permet surtout Ă  UMS de prendre une lĂ©gĂšre avance sur ses poursuivants au classement, notamment sur Union de Douala, qui n’a pu faire mieux qu’un match nul face Ă  Coton Sport au stade de la RĂ©unification (1-1). UMS et Union Ă©taient, en effet, au coude-Ă -coude avant cette 13e journĂ©e au cours de laquelle 15 buts ont Ă©tĂ© inscrits. De fait, le trio de tĂȘte reste le mĂȘme puisque Canon, battu par Dragon (2-1), est toujours 3e, Ă  Ă©galitĂ© de points avec une Ă©quipe de Coton Sport qui n’arrive pas Ă  gagner Ă  l’extĂ©rieur depuis le dĂ©but du championnat.
En milieu de classement, la donne reste Ă©galement inchangĂ©e mĂȘme si Racing, dĂ©sormais 6e, a gagnĂ© deux places aprĂšs sa victoire sur PanthĂšre (0-1). En bas du classement, le statu quo est aussi de mise pour les trois derniĂšres Ă©quipes. Apejes, Lion blessĂ© et Cosmos, qui ont la particularitĂ© d’ĂȘtre des « rĂ©cents » promus, attendant toujours le dĂ©clic pour sortir de la zone de relĂ©gation. Une zone de laquelle se rapproche dangereusement Botafogo, qui n’est qu’à un point du premier relĂ©guable. Il faut noter qu’avant le coup d’envoi du match Botafogo-UMS, l’attaquant de Loum, Arouna Dang, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© joueur du mois de mars en Ligue 1 par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc). Pour la Ligue 2, Ngom Bolanga, joueur d’AS Etoa Meki, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©.
L’INJS prend le large aux Jeux universitaires

Steve LIBAM
National - Sport

L’institution a remportĂ© quatre des huit finales d’athlĂ©tisme lundi au stade de l’IntĂ©gration de Soa.
La journĂ©e de lundi a Ă©tĂ© prolifique en athlĂ©tisme pour l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS). Sur les huit finales au programme, les athlĂštes de l’INJS en ont remportĂ© quatre et affichent leur ambition de remporter le trophĂ©e gĂ©nĂ©ral des Jeux, aprĂšs une Ă©dition 2015 peu prolifique. Tant attendu, le remake du duel entre Marie GisĂšle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina (UniversitĂ© de YaoundĂ© II) sur 200m a accouchĂ© d’une souris. La victoire de la seconde n’a cette fois souffert d’aucune contestation. Germaine Abessolo Bivina rĂ©alise ainsi le doublĂ© 100-200m, pour la troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive.
Par contre William Feumbah a passĂ© une sale journĂ©e hier. AprĂšs son titre acquis sur 100m, le sprinteur de l’Institut universitaire du golfe de GuinĂ©e (IUG) n’a pu rĂ©aliser le doublĂ© sur 200m, comme lors des prĂ©cĂ©dents Jeux universitaires. Pire, l’athlĂšte finit au pied du podium, en quatriĂšme position. Une contre-performance qui a permis Ă  Hamadou Bachirou (INJS) de s’illustrer en remportant la mĂ©daille d’or, Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale. Les autres laurĂ©ats du jour de l’INJS sont Diane Mounet sur 400m, StĂ©phanie Nguelifack sur 5000m (elle glane une deuxiĂšme mĂ©daille d’or aprĂšs celle sur 1500m) et Marcel II Mayack au saut en longueur. Avec une performance de 7,22m, le meilleur athlĂšte des Jeux en 2015 n’était qu’à 4 cm du record Ă©tabli par Hugo Mamba (7,26m). La belle histoire du jour est celle de Bobo Ousmanou (universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©), vainqueur du 400m messieurs. Absent lors de la derniĂšre Ă©dition le coureur, trĂšs au-dessus du lot en finale, finit Ă  seulement quatre centiĂšmes de la meilleure performance des Jeux, 48s 4. Dans les autres finales, François Ndjodo (IUG) au lancer du poids messieurs, Engounougou Sanama (universitĂ© de YaoundĂ© II) au lancer du disque dames sont les gagnants.
Pour apporter plus de professionnalisme dans l’homologation des rĂ©sultats, le directeur technique national d’athlĂ©tisme, Michel Nkolo, s’est attachĂ© les services d’un professionnel chargĂ© des enregistrements vidĂ©o. Par ailleurs, la Commission technique se veut davantage rigoureuse. Ainsi, les dĂ©lĂ©gations ayant engagĂ© des candidats qui ne se sont pas prĂ©sentĂ©s aux diffĂ©rentes Ă©preuves ont Ă©copĂ© de sanctions. Si l’INJS a fait siennes les Ă©preuves d’athlĂ©tisme, les premiĂšres finales de lutte ont, par contre, Ă©tĂ© dominĂ©es par l’universitĂ© de YaoundĂ© I. Le champion 2015 remporte trois des six mĂ©dailles d’or en lutte libre. Les premiĂšres finales de judo se dĂ©roulaient hier en fin de soirĂ©e, au moment oĂč nous mettions sous presse.
80 PME Ă  restructurer

Josy MAUGER
National - Economie

Elles seront formées par des experts canadiens sur la tenue de la comptabilité, la gestion des ressources humaines et la transformation des produits entre autres.

Elles sont 80 entreprises Ă  bĂ©nĂ©ficier bientĂŽt de l’expertise canadienne sur la performance et la compĂ©titivitĂ©. C’est l’information qu’on retient du lancement de la deuxiĂšme phase du programme de diagnostic et de restructuration des PME camerounaises que conduit l’Agence de Promotion des PME (APME) en partenariat avec l’universitĂ© du QuĂ©bec Ă  Trois RiviĂšres au Canada (UQTR). Le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), Laurent Serge Etoundi Ngoa qui prĂ©sidait cette cĂ©rĂ©monie hier Ă  YaoundĂ© a dit l’importance de ce programme qui va permettre la compĂ©titivitĂ© et la performance des entreprises camerounaises. Il a demandĂ© aux promoteurs d’entreprises d’ĂȘtre disponibles et d’ouvrir leurs portes aux Ă©quipes. « La survie de vos unitĂ©s dĂ©pendra de votre disponibilitĂ© et de ce qui vous sera prescrit par les experts canadiens dont la notoriĂ©tĂ© dans le domaine est d’autorité», dira-t-il.
La premiĂšre Ă©tape du programme qui s’est limitĂ©e au diagnostic en janvier 2013 et mars 2014, a donnĂ© des rĂ©sultats « probants ». Plus de 400 PME issus de divers secteurs et reprĂ©sentant une vingtaine de profils d’activitĂ©s ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es et sensibilisĂ©es. PrĂšs de 200 PME ont Ă©tĂ© assistĂ©es dans l’administration du questionnaire. 118 ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©es Ă  travers le PDG manufacturier (Performance-DĂ©veloppement-Gestion) qui a vocation Ă  mesurer l’efficacitĂ© de l’entreprise Ă  partir 17 indicateurs de performances spĂ©cifiques.
103 rapports de diagnostic ont Ă©tĂ© restituĂ©s aux PME et parmi ces entreprises, 42 ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es au Bureau de mise Ă  niveau et 30 Ă©ligibles par le mĂȘme Bureau. Pour le reste, c’est-Ă -dire les 80, il est question de les conduire Ă  la restauration effective avec l’appui technique de l’universitĂ© du QuĂ©bec Ă  Trois RiviĂšres (UQTR). ConcrĂštement, selon Robert Mantha, vice-recteur de ladite universitĂ©, les entreprises Ă  rĂ©nover recevront des enseignements au niveau de la comptabilitĂ©, de l’amĂ©lioration de la vente, de la production, de la fabrication, du rĂ©seau de distribution et bien d’autres aspects des PME.
Concernant la restructuration, l’équipe de formation sera composĂ©e des experts canadiens expĂ©rimentĂ©s dans tous ces domaines. Ensuite, un transfert de compĂ©tences sera effectuĂ© avec des cabinets et consultants locaux pour assurer une formation continue. Jean Marie Louis Badga, directeur gĂ©nĂ©ral de l’APME a indiquĂ© les termes de rĂ©fĂ©rence de cet accompagnement. Notamment le diagnostic de la performance et du risque, le financement, le rĂ©seau d’information, le redressement et la restructuration de l’entreprise. Il parle Ă©galement de l’environnement Ă©conomique et la compĂ©titivitĂ© des entreprises, la chaĂźne de valeur, les systĂšmes de production, la maintenance industrielle, ainsi que le marketing et la communication des entreprises.
Reproductive Health Teaching Hospital:Appropriate Equipment Available

Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA

The Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital is a public institution found in Yaounde.
Endoscopic surgeries equipment, in-vitro fertilisation puncture, painless childbirth epidural, plastic breast surgery and reconstruction apparatus and many other gynaecological and obstetric tools are some of the equipment available at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital abbreviated CHRACERH. The existence of the hospital is a dream come true for childless couples who now have the opportunity to conceive a child with the help of medical science thanks to the creation of CHRACERH, located next to the Yaounde General Hospital at the Ngousso neighbourhood. Qualified as a nationwide and worldwide research and health care public institution in Cameroon, the hospital centre which is under the supervision of the Ministry of Public Health, covers a surface area of 7300 m2 with a three storey building and two basements which contain material that enable the institution to implement research activities in the fields of endoscopy and human reproduction, as well as providing high quality health care in the various gynaecological and obstetric domains.
With an administrative unit and a two storey hospitalisation building that contains 60 beds among which are 30 for general gynaecological and 30 for obstetrics operations, pregnant women can now carry out outpatient consultation at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital in Yaounde. The hospital also has a sector for childbirth, six labour and delivery rooms, one neonatology unit, six operating rooms distributed as such; one as caesarean unit, four for gynaecological surgery, one operating room for in-vitro fertilisation (IVF). The hospital also has an IVF puncture and embryo transfer. The centre also has a family planning and IEC room, one outpatient hysteroscopy room, one recovery and intensive care room as well as a reception and emergency unit.
In a bid to effectively provide human reproductive services, the centre can also boast of prenatal diagnosis laboratories which include one intracytoplasmic sperm injection (ICSI) room, three pelvis ultrasound rooms and a group of laboratories to this effect. In this light, the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital has a clinical biology laboratory, one sperm and endocrinology laboratory, one pathology and prenatal diagnosis, a blood bank and bacteriology laboratory. In the treatment of gynaecological cancer, CHRACERH is equipped with a mammography and hysterosalpingography room, one colposcopy room, a computer and closed-circuit television unit, a reprography room and a communication and audiovisual room with video editing benches.
It is important to note that besides medical care to women and couples in need, the hospital will also provide theoretical and practical training in gynaecological and human reproduction. As such, the teaching hospital also disposes of a training unit, an amphitheatre with 300 seats for teaching and telemedicine with a satellite antenna, a training room for endoscopic surgery on simulators (pelvis trainer, robots and animal model). This will permit the centre to provide three university degrees with different accreditations after training. Besides human reproductive equipment, the centre provides technical services, a washroom and restaurant, a chaplaincy, two libraries and a fitness centre with sauna and physiotherapy.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du mercredi, 27 avril 2016.
Infrastructures de transport; business Ă  choix multiple

Yves ATANGA
Rédaction - Dossier

Il suffit d’un coup d’Ɠil sur les statistiques du rĂ©seau routier national, par exemple, pour ĂȘtre facilement convaincu. Le secteur des infrastructures de transport au Cameroun est certainement l’un des plus gros potentiels du pays en matiĂšre d’investissement. Tenez : les routes du Cameroun reprĂ©sentent aujourd’hui (chiffres du ministĂšre des Travaux publics), un peu plus de 120.000 km. Dont moins de 7000 km bitumĂ©s. Le reste en terre. Alors imaginez seulement la perspective de bitumer l’ensemble du rĂ©seau actuel. Imaginez aussi l’idĂ©e de densifier ce rĂ©seau dont on sait bien qu’il demeure largement insuffisant. Imaginez enfin tout ce que peut reprĂ©senter en termes d’opportunitĂ©s d’affaires, l’entretien de tous ces acquis. Imaginez tout cela et vous aurez toutes les caractĂ©ristiques d’une vĂ©ritable mine d’or.
Les participants Ă  la confĂ©rence internationale de YaoundĂ© auront sans doute l’occasion de s’arrĂȘter sur ce secteur ĂŽ combien nĂ©vralgique pour une quĂȘte rĂ©solue de l’émergence. Et Ă  coup sĂ»r, ils ne s’empĂȘcheront de relever que, loin de rougir de son rĂ©seau routier, le Cameroun gagnerait Ă  voir dans cet Ă©tat des lieux peu flatteur il est vrai, une source indĂ©niable de crĂ©ation de richesse et d’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique. Comme le ressasse si bien l’adage populaire (« lĂ  oĂč la route passe
), un pays qui affiche ses ambitions de dĂ©veloppement comme le fait le Cameroun, ne peut se permettre de rester sans routes. La route, c’est l’infrastructure de transport la plus usitĂ©e. Pour les dĂ©placements des hommes, mais aussi et surtout pour le transport des biens. La production agricole, par exemple, oĂč le taux de dĂ©perdition post-rĂ©colte est scandaleux. La faute Ă  l’enclavement de nombreux bassins de production. A l’insuffisance de voies de communication.
Alors, oui, le Cameroun dispose de bien peu de routes. Mais le pays pourrait, tirer avantage de la formidable vitrine que constitue la rencontre des 17 et 18 mai prochain, pour sĂ©duire et attirer des tas d’investisseurs vers une sĂ©rieuse mise Ă  niveau du rĂ©seau routier national. Plus de 115.000 kilomĂštres de routes Ă  bitumer, ce n’est pas une petite affaire. En plus, dans un contexte Ă©conomique encore difficile, le bĂątiment et les travaux publics restent un secteur relativement en bonne santĂ©. En raison de la demande importante, notamment dans les pays en dĂ©veloppement comme le nĂŽtre. Le dĂ©fi est donc de transformer le retard accumulĂ© du fait des crises Ă©conomiques successives, en opportunitĂ©s concrĂštes. Dans les villages proches ou Ă©loignĂ©s des grands centres urbains, les paysans qui pratiquent l’agriculture mĂȘme de maniĂšre artisanale sont trĂšs bien placĂ©s pour mesurer l’importance d’un investissement dans la construction d’une route. Regardez comment les marchĂ©s des villes sont inondĂ©s de vivres. Et si en plus il y avait des routes partout

Le secteur des transports est ainsi, dynamique Ă  souhait et diversifiĂ©. Dans les villes, se pose un autre problĂšme, dont la solution est aussi une formidable source d’investissement : la mobilitĂ© des personnes. Sur ce plan-lĂ  Ă©galement, le Cameroun est une terre en friche oĂč l’on attend de nombreuses initiatives pour supplĂ©er les taxis, motos-taxis et autres transporteurs clandestins. Les modes de transport par masse restent Ă  explorer de maniĂšre organisĂ©e. Le bus est Ă  la peine, le chemin de fer (train, tramway et pourquoi pas mĂ©tro) si timidement abordĂ©. Les aĂ©roports n’y Ă©chappent pas. Et l’on espĂšre vivement que la compagnie nationale Camair-Co va bientĂŽt atteindre sa vitesse de croisiĂšre et dĂ©velopper au mieux l’exploitation des destinations nationales. Effet attendu : un impact consĂ©quent sur les infrastructures aĂ©roportuaires de l’intĂ©rieur du pays.
Couples: le drame de l’infertilitĂ©

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Selon les spécialistes, le problÚme est en nette progression au sein de notre société qui y porte des regards divergents.
C’est un couple de 60 ans qui captive l’attention des participants Ă  la convention annuelle dans cette Ă©glise de la place. Larmes aux yeux, bouches pleines de cris de joie. Le TrĂšs Haut a donnĂ© un enfant, une petite fille, Ă  sieur et dame Odenna A. dans leur vieillesse. L’histoire du couple a dĂ©passĂ© le cadre de l’église pour se rĂ©pandre, comme une traĂźnĂ©e de poudre, dans leur rĂ©gion et au-delĂ  des frontiĂšres nationales, via la magie du web. Du coup, les couples ou les femmes espĂ©rant un enfant depuis des annĂ©es affluent dans les cultes de cette chapelle, dans l’attente d’un miracle.
C’est qu’en matiĂšre de conception d’enfant, il y a « vouloir » et « pouvoir ». Et entre les deux, il existe une Ă©norme diffĂ©rence dont sont particuliĂšrement conscients les couples qui tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’avoir un bĂ©bĂ© sans y parvenir. 30% d’hommes et de femmes sont concernĂ©s au Cameroun, selon des donnĂ©es statistiques disponibles au ministĂšre de la SantĂ© publique. D’aprĂšs une gynĂ©cologue-obstĂ©tricienne en service Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, l’on peut parler d’infertilitĂ© aprĂšs deux ans d’activitĂ©s sexuelles suivies dans le couple. « Le constat d’infertilitĂ© qui amĂšne Ă  consulter est suivi d’une sĂ©rie de tests et d’une prise en charge mĂ©dicalisĂ©e : traitements mĂ©dicaux, chirurgicaux, techniques d’assistance Ă  la procrĂ©ation. Lorsqu’aucune anomalie n’est constatĂ©e chez l’homme et la femme, une attention pourrait ĂȘtre portĂ©e sur le mode de vie et les conditions psychologiques avant d’envisager un parcours mĂ©dical », explique la spĂ©cialiste.
Mais souvent, familles et amis n’attendent guĂšre jusque-lĂ , mettant le couple sous une pression sans nom. Aux abois, celui-ci se lance alors dans une quĂȘte effrĂ©nĂ©e de l’enfant. Si le recours aux priĂšres est rĂ©gulier, toutes les mĂ©thodes utilisĂ©es ne sont pas toujours scientifiques ou catholiques. Marabouts, guĂ©risseurs traditionnels, bains et mets spĂ©ciaux, sacrifices aux ancĂȘtres, privations alimentaires
 Et lĂ , les rĂ©sultats ne sont pas toujours probants. Du coup, peu de couples rĂ©sistent Ă  ce qu’ils vivent douloureusement comme un Ă©chec. N’arrivant pas Ă  surmonter cette Ă©preuve, beaucoup se sĂ©parent. « De nombreux psychanalystes se demandent mĂȘme si ces pressions et les souffrances qu’elles entraĂźnent ne peuvent pas ĂȘtre Ă  elles seules, dans certains cas, Ă  l'origine du problĂšme. C’est pourquoi il faut rĂ©ussir Ă  prendre en compte la dimension psychologique du problĂšme de la stĂ©rilitĂ© que la mĂ©decine, devenue trĂšs technique, met peut-ĂȘtre, parfois trop de cĂŽtĂ© sans pour autant remettre en question les progrĂšs scientifiques exceptionnels qui permettent Ă  des couples d'avoir un enfant », explique un autre mĂ©decin.
De nombreuses causes sont Ă©voquĂ©es pour expliquer l’infertilitĂ© : les ravages des maladies sexuellement transmissibles, les infections liĂ©es aux avortements clandestins, l’incompatibilitĂ© entre les partenaires
 Mais aussi l’ñge de plus en plus avancĂ© auquel les couples dĂ©cident d'avoir leur premier bĂ©bĂ©. Seulement, de nombreux cas d’infertilitĂ© restent inexpliquĂ©s. Et lĂ , beaucoup ont trouvĂ© la solution chez le CrĂ©ateur.
Bafoussam: le Stade omnisports est prĂȘt

Eric Vincent FOMO
National - Sport

La cĂ©rĂ©monie de baptĂȘme et de rĂ©ception, doublĂ©e de son homologation, est prĂ©vue samedi.
AprĂšs quatre ans de dur labeur (les travaux ont dĂ©marrĂ© en 2012), le stade omnisports de Kouekong Ă  Bafoussam est prĂȘt Ă  accueillir la Coupe d’Afrique des nations (fĂ©minine de 2016 ou masculine de 2019). L’infrastructure sera, en effet, baptisĂ©e et rĂ©ceptionnĂ©e ce samedi 30 avril 2016 par le ministre des Sports et de l’Education physique, M. Bidoung Mkpatt. Une cĂ©rĂ©monie qui verra la participation de tout le gratin sportif national et un Ă©missaire de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), le Malien Souleymane Magassouba, puisque l’infrastructure doit ĂȘtre homologuĂ©e dans la foulĂ©e. Deux matches de gala sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie de samedi pour dĂ©finitivement apprĂ©cier la pelouse en gazon naturel (bermuda gras) posĂ©e au stade omnisports de Kouekong.
Le premier opposera les Lionnes U17 Ă  une sĂ©lection fĂ©minine de la rĂ©gion de l’Ouest tandis que le second verra s’affronter le Racing de Bafoussam Ă  l’équipe nationale masculine U20. Entre les deux rencontres, une course de relais est Ă©galement prĂ©vue. L’entrĂ©e sera gratuite afin de permettre au maximum de citadins de Bafoussam de vivre cet Ă©vĂ©nement dans la joie. Hier,le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Midjiyawa Bakary, a prĂ©sidĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire et a effectuĂ© une descente sur le terrain. Le chef supĂ©rieur « Fussep », Sa MajestĂ© Njitack Ngompe Pele, est Ă©galement allĂ© purifier et sĂ©curiser le stade en le confiant aux ancĂȘtres. Il Ă©tait accompagnĂ© des notables et de sa garde rapprochĂ©e. Les travaux de construction sont tous achevĂ©s. La piste d’athlĂ©tisme et l’aire de jeu ont Ă©tĂ© tracĂ©es. Les angles de projecteurs d’éclairage ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s Ă©galement. Il ne reste plus que l’alimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă  travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Et l’adduction eau potable qui est d’ailleurs trĂšs proche (mois d’un kilomĂštre) aujourd’hui du stade. AprĂšs cette phase, le cap sera mis sur l’amĂ©nagement extĂ©rieur du stade (construction de parkings, de stades annexes, des voies d’accĂšs), etc.
Nécrologie: Peter Agbor Tabi est mort

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République est décédé mardi à Paris des suites de maladie.
On le savait malade depuis quelque temps. Le Pr. Peter Agbor Tabi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence est dĂ©cĂ©dĂ© mardi Ă  Paris des suites de maladie Ă  l’ñge de 65 ans. NĂ© Ă  MamfĂ© dans le dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-ouest, Peter Agbor Tabi a fait ses Ă©tudes primaires dans son dĂ©partement d’origine avant de rejoindre le lycĂ©e bilingue de Buea. C’est en 1971 qu’il s’inscrit en Lettres bilingues Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ©. Il passera en outre une annĂ©e de stage linguistique Ă  l’universitĂ© de Dijon en France oĂč il obtient le certificat d’études françaises en 1972. En 1975, il est diplĂŽmĂ© de lettres bilingues (français-anglais) et il s’envole vers les Etats-Unis d’AmĂ©rique oĂč il s’inscrit Ă  l’Institut des Relations internationales de l’universitĂ© de Caroline du Sud. Il y obtient successivement un Master’s degree et un Ph.D en relations internationales en 1978 et 1982.
Lorsqu’il revient au Cameroun, il enseigne Ă  l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC) dont il devient le directeur adjoint en 1984. Quatre ans plus tard, il est promu Ă  la tĂȘte de cette institution. En 1991, le Pr. Agbor Tabi est nommĂ© chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©. Il sera d’ailleurs le dernier Ă  occuper cette fonction jusqu’en 1993 lorsqu’intervient la rĂ©forme de l’enseignement supĂ©rieur qui voit la naissance d’autres universitĂ©s au Cameroun. Il est nommĂ© recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. Il est ensuite promu ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, poste qu’il occupera du 21 juillet 1994 au 7 septembre 1997. Le 30 juin 2009, il est nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Poste qu’il a occupĂ© jusqu’à son dĂ©cĂšs survenu hier. Membre du ComitĂ© central du RDPC, il Ă©tait par ailleurs prĂ©sident du conseil d’administration de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
Gestion des déchets: il y a du bon business dans les ordures

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Soucieux de minimiser les quantitĂ©s produites, le ministĂšre en charge de l’Environnement ouvre aujourd’hui la rĂ©flexion sur les moyens de renforcer la valorisation industrielle.
Les premiĂšres assises nationales des dĂ©chets qui s’ouvrent ce matin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© sous l’égide du ministĂšre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED) n’ont pas Ă©tĂ© motivĂ©es par l’existence d’un problĂšme particulier dans la gestion des dĂ©chets au Cameroun. Selon Valentin Wagnoun, inspecteur des services N°1 dans ce dĂ©partement ministĂ©riel, il s’agit plutĂŽt de mettre en place un systĂšme efficient de gestion des dĂ©chets au Cameroun. «Il ne faut pas attendre d’atteindre la cote d’alerte pour entreprendre une action. Il faut anticiper », confie-t-il.
Bien qu’il n’existe pas de statistiques prĂ©cises sur les quantitĂ©s de dĂ©chets produits au niveau national, les volumes sont assez importants. Notamment dans les grandes villes oĂč la gestion constitue une prĂ©occupation pour les communautĂ©s urbaines. « A Nkolfoulou, le site d’entreposage des dĂ©chets approche dĂ©jĂ  la saturation. Il va falloir, si ce site ne peut plus contenir tous les dĂ©chets de la ville de YaoundĂ©, trouver d’autres endroits », souligne l’inspecteur. Et c’est tout l’intĂ©rĂȘt des assisses de YaoundĂ©: rĂ©flĂ©chir Ă  des moyens de minimiser la production des dĂ©chets. D’oĂč le thĂšme choisi : « Gestion des dĂ©chets : vers une Ă©conomie circulaire ». Le concept d’économie circulaire renvoie Ă  un systĂšme au sein duquel les dĂ©chets des uns deviennent de la matiĂšre premiĂšre pour d’autres. Un mĂ©canisme qui a l’avantage de diminuer les ordures reversĂ©s dans l’environnement et qui reprĂ©sentent une menace pour la stabilitĂ© de l’écosystĂšme.
La nouvelle politique de gestion des dĂ©chets qui va ĂȘtre mise en place Ă  l’issue des concertations entre experts Ă  YaoundĂ© dĂšs ce jour sera adossĂ©e sur la crĂ©ation d’une bourse nationale des dĂ©chets. Il s’agit d’une plateforme Ă©lectronique qui mettra en relation l’offre et la demande des dĂ©chets susceptibles d’ĂȘtre valorisĂ©s par la rĂ©utilisation, le recyclage ou la valorisation Ă©nergĂ©tique. Des exemples existent dĂ©jĂ  avec les dĂ©chets produits par les entreprises brassicoles. A YaoundĂ©, au lieu dit « ancien abattoir », prĂšs des installations d’une sociĂ©tĂ© brassicole, le commerce de la drĂȘche (rĂ©sidus issus de la fabrication de la biĂšre) utilisĂ©e comme aliment dans l’élevage des porcs, des poules, des poissons, etc. est devenu une activitĂ© Ă©conomique Ă  part entiĂšre qui vit de la demande de plus en plus croissante des Ă©leveurs. Quelques entreprises mieux structurĂ©es opĂšrent aussi dans la valorisation des dĂ©chets. Il s’agit donc d’intĂ©resser un plus grand nombre de personnes dans un secteur offrant des potentialitĂ©s de crĂ©ation de richesses et d’emplois. Les 300 participants attendus Ă  YaoundĂ© vont dresser un diagnostic de ce qui se fait actuellement, Ă©changer les expĂ©riences sur les meilleures pratiques et dĂ©finir ensemble les actions prioritaires Ă  mener pour insuffler la nouvelle dynamique voulue dans ce secteur
Etat civil:ces actes que l’on nĂ©glige

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le MINATD procĂšde Ă  l’ouverture d’une rencontre de sensibilisation des chefs tratidionnels dans ce sens mercredi matin Ă  YaoundĂ©.
Combien sont-ils aujourd’hui, les enfants qui n’ont pas d’actes de naissance du fait de la « nĂ©gligence » des parents ? Combien sont-elles les familles qui « omettent » de faire Ă©tablir un acte de dĂ©cĂšs Ă  la suite de la disparition d’un proche ? Combien sont-ils aujourd’hui, les actes d’état civil acquis frauduleusement soit pour complĂ©ter un acte administratif ou pour toute autre raison ? Difficile d’y rĂ©pondre avec exactitude. Mais si l’on en juge par la rĂ©gularitĂ© des campagnes organisĂ©es depuis plusieurs semaines, on peut comprendre l’importance du phĂ©nomĂšne. Il y a quelques semaines, cette sensibilisation a touchĂ© les parlementaires. Maintenant, ce sont les chefs traditionnels, autre maillon dans la chaĂźne d’établissement de ces piĂšces, qui sont concernĂ©s. Dans le cas spĂ©cifique des naissances, et compte tenu des difficultĂ©s souvent rencontrĂ©es par les parents, notamment dans les zones rurales, la loi N°2011/011 du 6 mai 2011 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de l’ordonnance N°81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de l’état civil et diverses dispositions relatives Ă  l’état des personnes physiques en son article 30, alinĂ©a 1, un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 30 jours a Ă©tĂ© accordĂ© pour la dĂ©claration de la naissance auprĂšs de l’officier d’état civil, aprĂšs l’accouchement.
Ce dĂ©lai est de 30 jours lorsque la naissance a lieu dans un Ă©tablissement hospitalier, ceci par le soin du responsable du centre hospitalier ou toute personne qui a assistĂ© la mĂšre Ă  l’accouchement. Si ces dĂ©lais ne sont pas respectĂ©s, les « parents disposent d’un dĂ©lai supplĂ©mentaire de soixante jours pour faire la dĂ©claration auprĂšs de l’officier d’état civil du lieu de naissance ». Dans le cas contraire, une rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique sera nĂ©cessaire. Une procĂ©dure souvent difficile pour de nombreux parents qui cherchent dĂšs lors Ă  se tourner vers des solutions « plus faciles » et, par consĂ©quent, plus dangereuses. Pourtant, pour faciliter l’établissement des actes d’état civil, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de multiplier des centres en la matiĂšre. Ainsi, Ă  cĂŽtĂ© des 374 communes et communautĂ©s urbaines qui existent et qui sont dotĂ©s de centres d’état civil principaux, il existe des milliers de centres secondaires d’état civil qui sont créés par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, sur proposition motivĂ©e des prĂ©fets territorialement compĂ©tents. Chacun de ces centres secondaires est rattachĂ© au centre d’état civil principal de la commune oĂč il est implantĂ©. Pour rĂ©gler les problĂšmes liĂ©s Ă  l’état civil, la loi de 2011 a créé le Bureau national de l’état civil (BUNEC).
Sécurité au travail: des trousses de secours pour les entreprises

Rita DIBA
Régions - Littoral

Le projet a été lancé mardi à Douala par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
Chantal Taznau, promoteur immobilier, faisait partie des employeurs invitĂ©s ce mardi 26 avril 2016, Ă  l’hĂŽtel Sawa Ă  Douala, au lancement du projet d’équipement des entreprises en trousse-secours. En mĂȘme temps que le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, qui prĂ©sidait l’évĂšnement, Chantal Taznau a dĂ©couvert, avec d’autres patrons, les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  la constitution de la trousse de secours. Trousse qui varie selon le type d’activitĂ©. Occasion pour l’entrepreneure de dire tout le bien qu’elle pense de l’initiative : « C’est un trĂšs bon projet. Et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devraient possĂ©der une trousse. Jusqu’à l’échoppe du quartier. Il faudrait aller vers des unitĂ©s plus petites pour essayer de leur expliquer le bien-fondĂ© de la trousse de secours ». Elle assure possĂ©der cet Ă©quipement nĂ©cessaire Ă  la sĂ©curitĂ© des travailleurs sur ses chantiers, oĂč les risques liĂ©s aux accidents de travail sont Ă©normes.
Sa structure ne fait donc pas partie des sociĂ©tĂ©s dont parle le MINTSS, qui « ont du mal Ă  se mettre dans le respect strict des lois ». Un cadre rĂ©glementaire rappelĂ© par SĂ©raphine Ekoa, experte, qui a exposĂ© sur la sĂ©curitĂ© au travail et les risques professionnels au Cameroun. Ainsi, l’employeur a l’obligation de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des travailleurs dans l’entreprise. ProblĂšme : selon les chiffres de Mme Ekoa, 80% des travailleurs Ă©voluent dans l’informel, ce qui explique que les statistiques sur les accidents de travail « sont largement sous-estimĂ©s ».
GrĂ©goire Owona est revenu sur l’importance de l’initiative engagĂ©e par le groupe Itec International, fĂ©licitant le directeur gĂ©nĂ©ral Joe Kamwa : « ce produit rĂ©pond Ă  un besoin rĂ©el dans nos entreprises, dans notre sociĂ©tĂ©. Le gouvernement est donc partant pour ce type de projet ». En droite ligne avec le thĂšme de cette 130e Ă©dition de la fĂȘte du 1er mai : « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ».
Et prĂ©sent justement Ă  Douala pour une visite de travail dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration du 1er mai, le ministre GrĂ©goire Owona a profitĂ© de l’occasion pour dire un mot sur ce qu’il appelle « la nouvelle inspection du travail ». Un projet en dĂ©veloppement depuis deux ans, qui veut que les inspecteurs du travail n’attendent plus les plaintes dans leurs bureaux, mais qu’ils aillent Ă  la rencontre des entreprises. Une activitĂ© de prĂ©vention qui devrait contribuer Ă  la diminution des conflits et des accidents de travail.
Cameroon Tribune du jeudi, 28 avril 2016.
Ce que veulent les travailleurs

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

MalgrĂ© un contexte de croissance globale, tout le monde n’a pas accĂšs Ă  un travail lui permettant de mener une vie digne et rĂ©pondant Ă  ses besoins essentiels ainsi qu’à ceux de sa famille.
D’oĂč le thĂšme de la 130e Ă©dition de la FĂȘte internationale du travail cĂ©lĂ©brĂ©e le 1er mai prochain: « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ». La notion de travail dĂ©cent rĂ©sume les aspirations de tout travailleur : la possibilitĂ© d'exercer un travail productif et convenablement rĂ©munĂ©rĂ©, assorti de conditions de sĂ©curitĂ© sur le lieu de travail et d'une protection sociale pour sa famille. Le travail dĂ©cent donne aux individus la possibilitĂ© de s'Ă©panouir et de s'insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ©, ainsi que la libertĂ© d'exprimer leurs prĂ©occupations, de se syndiquer et de prendre part aux dĂ©cisions qui auront des consĂ©quences sur leur existence. Il suppose une Ă©galitĂ© de chances et de traitement pour les femmes et les hommes.

Membre de l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Cameroun entend promouvoir ce concept susceptible d’entraĂźner l’amĂ©lioration des conditions de vie des travailleurs. Ses indicateurs sont d’ailleurs bien connus : salaires, temps de travail et heures supplĂ©mentaires, santĂ© et sĂ©curitĂ© sociale, harcĂšlement et discrimination, libertĂ© d’association, cadre de travail. Et mĂȘme si lesdits indicateurs ne sont pas tous au vert, les Camerounais, dans leur grande majoritĂ©, aiment travailler. MalgrĂ© les souffrances physiques, Ă©motionnelles ou psychologiques que peuvent entraĂźner les conditions d’exercice de certains mĂ©tiers. « L’irrationalitĂ© et l’injustice du systĂšme capitaliste actuel favorisent l’extension de la prĂ©caritĂ© chez les travailleurs. Il faut repartir autrement les richesses dans le monde », assure un membre de l’Union gĂ©nĂ©rale des travailleurs du Cameroun (Ugtc). Dans un contexte marquĂ© par l’engagement du gouvernement Ă  faire du Cameroun un pays Ă©mergent en 2035, la stabilitĂ© du climat social, condition de production optimale des travailleurs, s’impose.
En cette veille de commĂ©moration du 1er mai, CT a voulu recueillir les expĂ©riences de travail en donnant la parole Ă  ses lecteurs. Pour qu'ils expriment leurs attentes. DiffĂ©rentes personnes Ă  travers le pays ont acceptĂ© de s’ouvrir et proposer leur maniĂšre de voir. Des dolĂ©ances Ă  ne pas nĂ©gliger sont sorties de cet exercice.
Des trésors dans les rails

Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique

Les entreprises spĂ©cialisĂ©es dans les Ă©tudes, la construction et l’exploitation des infrastructures ferroviaires ont un boulevard d’opportunitĂ©s Ă  saisir au Cameroun. Car elles arrivent au moment oĂč presque tout est Ă  construire. En effet, bien qu’opĂ©rationnel depuis avril 1911, le chemin de fer a, Ă  peine, tissĂ© sa toile dans le pays. Il est Ă  voie Ă©troite (1 000 mm d’écartement) et s’étend seulement entre Douala-Kumba (ligne ouest, environ 100 km) et Douala-NgaoundĂ©rĂ© (Transcam I et II, 885 km). Sa densitĂ©, sur un territoire de 475 440 kmÂČ, est de seulement 2,32 km pour 1 000 kmÂČ, soit 1/25 de celle de l’Europe, qui est de 60 km. Aujourd’hui, les investissements sur le rĂ©seau ferroviaire se limitent Ă  la rĂ©habilitation de certains tronçons, empĂȘchant ainsi au chemin de fer de jouer pleinement son rĂŽle. Selon les experts, mĂȘme si tout le rĂ©seau actuel devait ĂȘtre rĂ©novĂ©, sa vitesse et sa capacitĂ© de transport seraient limitĂ©es Ă  cause de l’étroitesse des rails. Ce rĂ©seau serait, en outre, incapable de satisfaire la demande croissante de transport des marchandises et des personnes, dans une Ă©conomie en croissance lancĂ©e vers l’émergence. Dans ces conditions, les activitĂ©s logistiques et industrielles inter-rĂ©gionales peinent Ă  dĂ©coller et l’économie ne se dĂ©veloppe guĂšre comme il se devrait, en raison du mauvais Ă©tat des moyens de transport de masse des produits pondĂ©reux. D’oĂč la pertinence du Plan-directeur ferroviaire national dont le Cameroun s’est dotĂ© en 2012. Ce plan est avant tout un outil de planification qui sert de boussole aux investissements dans ce secteur stratĂ©gique. Dans un pays riche en ressources naturelles, l’enjeu est de construire un rĂ©seau ferroviaire allant du Nord au Sud et de l’Est Ă  l’Ouest, afin d’amĂ©liorer l’accessibilitĂ© du chemin de fer en bĂątissant un rĂ©seau inter-rĂ©gional destinĂ© Ă  effacer les dĂ©sĂ©quilibres entre les rĂ©gions et promouvoir le dĂ©veloppement des zones moins avancĂ©es. Bien plus, sur le plan international, il est question de se connecter aux pays voisins, dans l’optique de s’assurer un avantage concurrentiel en tant que plaque tournante de l’Afrique centrale en matiĂšre de transport et de logistique. Dans cette perspective, le dĂ©veloppement de nouvelles voies modernes est envisagĂ© conformĂ©ment au plan-directeur, dans le cadre de partenariats entre le public et des investisseurs privĂ©s, pour les itinĂ©raires prioritaires reliant les ports et les zones de production industrielles et miniĂšres. Trois sĂ©quences de dĂ©ploiement ont Ă©tĂ© retenues : Ă  court, moyen et long termes. Puis, la classification des lignes dans chaque sĂ©quence est fonction des rĂ©sultats de l’analyse de la demande. C’est ainsi qu’on retrouve dans le court terme, des lignes telles que EdĂ©a-Lolabe (port en eau profonde de Kribi) ; Mbalam-Lolabe, Douala-Limbe ; NgaoundĂ©rĂ©-Douala. A moyen terme, est envisagĂ©e la construction des lignes Douala-Wum ; Mbanga-Kumba ; NgaoundĂ©rĂ©-KoussĂ©ri, Bertoua-Gamboula, etc. Enfin, Ă  long terme, les lignes Guider-Dourbeye ; Bafoussam-Ekok ; Obala-Bandjoun ; Tiko-Mundemba ; Foumban-Nkambe, etc. Faisant le point, le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes techniques au ministĂšre des Travaux publics, Guy Daniel Abouna Zoa, affirme que de nombreuses Ă©tudes sont en cours dans la perspective d’étendre le rĂ©seau d’infrastructures ferroviaires en double voies et Ă©cartement standard (1,435 mĂštre). Il y a donc en cours, les Ă©tudes de faisabilitĂ© du tronçon de chemin de fer EdĂ©a-Kribi (environ 136 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-LimbĂ© (environ 70 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-YaoundĂ©-Bertoua-NgaoundĂ©rĂ© (environ 900 km) pour un dĂ©lai de 24 mois ; et le montage institutionnel relatif au tronçon NgaoundĂ©rĂ©-N’Djamena (environ 700 km). Pour tous ces tronçons, le financement, la construction et l’exploitation sont envisagĂ©s suivant les procĂ©dures du partenariat public-privĂ© (PPP).
Peter Agbor Tabi, la famille porte le deuil

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au domicile du dĂ©funt Ă  YaoundĂ©, dignitĂ© et Ă©motion caractĂ©risent les proches de l’ancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique.
Quartier Biteng Ă  YaoundĂ©, Ă  la limite entre la capitale avec la petite localitĂ© de Nkoabang mercredi en fin de matinĂ©e. Une bĂątisse se dresse dans une clĂŽture. Quelques personnes sortent de temps en temps de cette rĂ©sidence. Ici, habitait encore Peter Agbor Tabi. MalgrĂ© le silence qui caractĂ©rise les lieux, prĂšs de 500 mĂštres Ă  la ronde, l’on sait que l’ancien « maĂźtre des lieux » n’est plus. A l’intĂ©rieur de la rĂ©sidence, l’un des fils de l’ancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, dĂ©cĂ©dĂ© avant-hier Ă  Paris des suites de maladie, accueille les visiteurs. En toute simplicitĂ© et avec courtoisie. Sur le reste, difficile de lui arracher le moindre mot. « Mon pĂšre Ă©tait trĂšs bien organisĂ©. Je vous conseille de vous adresser Ă  son frĂšre le recteur de l’universitĂ© de Maroua (Pr. Ako Edward Oben, Ndlr). C’est lui qui s’exprime au nom de la famille », laisse-t-il tomber en prenant le soin d’indiquer que le porte-parole de la famille est occupĂ© dans le cadre des jeux universitaires qui se dĂ©roulent au Campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Et c’est avec beaucoup de dignitĂ© qu’il prend congĂ© de vous pour s’occuper de nouveaux arrivants, non sans indiquer qu’il prĂ©fĂšre que les tĂ©moignages sur son pĂšre soient apportĂ©s par les autres « un homme qui a beaucoup aidĂ© des gens dans son entourage », indique-t-il nĂ©anmoins.
DĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris avant-hier, comme l’indique le communiquĂ© rendu public Ă  cet effet par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, la dĂ©pouille de celui qui a Ă©tĂ© le dernier chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©, avant la rĂ©forme qui a vu la naissance d’autres institutions universitaires en 1993 se trouve encore dans la capitale française. En attendant le programme des obsĂšques.
Les médecins prescrivent des mesures anti-stress au Travail

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cƓur d’actions de sensibilisation cette semaine.
Aujourd’hui 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă  l’occasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă  ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă  Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme d’une confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, l’on a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans l’augmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, d’organiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre d’amĂ©liorer les statistiques d’ici la prochaine Ă©dition en comparaison avec l’actuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages d’une autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que l’Afrique (Ă  travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă  la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant d’envisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă  une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© l’attention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă  jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et l’universalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.
Consommation: gare aux produits « soigne-tout »

Elise ZIEMINE
National - Société

Proposés à des prix dérisoires, ils sont lourds de conséquences sur la santé des utilisateurs.
Trois jours passĂ©s entre la chambre et les toilettes. Mireille Ondoa a failli trĂ©passer il y a quelque jours Ă  YaoundĂ© Ă  cause d’un de ces produits multiples actions. Victime de constipations occasionnelles, la dame a Ă©tĂ© bluffĂ©e par une poudre dont on disait qu’elle nettoie le ventre, les reins et purifie l’organisme. Le vendeur lui ayant affirmĂ© qu’une seule poire allait dĂ©finitivement rĂ©soudre le problĂšme, la patiente s’est jetĂ©e Ă  l’eau sans avoir demandĂ© le dosage. Une fois entre les quatre murs et la poudre diluĂ©e, elle a propulsĂ© le mĂ©lange dans le ventre. Mais ce qui Ă©tait prĂ©vu pour mettre un terme Ă  la constipation a plutĂŽt provoquĂ© une colique terrible. « Ma fille a failli mourir. Lorsqu’elle m’a appelĂ©, elle n’arrivait mĂȘme plus Ă  marcher. C’est avec l’aide des voisins que je l’ai amenĂ©e Ă  l’HĂŽpital central. Les gens qui fabriquent ces mĂ©dicaments et les vendent Ă  vil prix dans les agences de voyage ne sont pas sĂ©rieux », regrette sa mĂšre. Mireille n’a pas Ă©tĂ© la seule dans cette situation. « J’ai achetĂ© un de ces produits qui devait non seulement blanchir les dents, mettre un terme au saignement des gencives et lutter contre toute sorte de douleur. Mais aprĂšs le premier brossage, j’ai eu mal aux gencives pendant toute la journĂ©e. Il n’y avait mĂȘme pas moyen de manger», affirme Mohamed Nsangou. Et un autre usager d’ajouter : « Pour moi c’était un produit qui devait lutter contre les odeurs corporelles, la transpiration, les dĂ©mangeaisons, le « Came No Go » et qui devait lisser la peau. Mais aprĂšs plusieurs bains, mes boutons se sont aggravĂ©s, multipliĂ©s mĂȘme. Je ne comprenais plus ce qui se passait.»
Le problĂšme, c’est qu’à cĂŽtĂ© de la mĂ©dicine moderne ou de la pharmacopĂ©e traditionnelle « responsable », une catĂ©gorie de « chercheurs » met sur le marchĂ© des produits prĂ©tendant soigner les maladies vĂ©nĂ©riennes, les hĂ©morroĂŻdes, la filariose, les vers intestinaux, le rhumatisme, faiblesses sexuelles

C’est en effet le cas d’un de ces remĂšdes ayant la cote ces derniers mois dans la ville de YaoundĂ©. Vendu Ă  50 F, il est proposĂ© aux usagers dans tous les espaces publics. Avec des allures d’un dĂ©tergent, le produit porte la mention « Savon en poudre, anti moustique et antiseptique. » N’allez surtout pas croire qu’il n’est fait que pour tordre le cou aux moustiques. Non. Il lutte Ă©galement contre le mal de dents, les pellicules, les cicatrices, les dĂ©mangeaisons des orteils, la constipation, le mal de dos et bien d’autres. Sur le sachet en plastique, le nom du fabricant n’est pas mentionnĂ©, mais le mode d’utilisation est indiquĂ©. AprĂšs avoir expliquĂ© comment la poudre nettoie les habits « plus que le pressing » ou chasse les pellicules Ă  la vitesse de l’éclair, plus loin on y lit : « Blessure : former la patte avec de l’eau, appliquez. GuĂ©rison rapide sans cicatrice » L’on savait gĂ©nĂ©ralement qu’un mĂ©dicament Ă©tait destinĂ© Ă  un mal, mais celui-ci, s’il faut l’appeler ainsi, est destinĂ© Ă  10 problĂšmes. En plus, il est capable de soigner l’homme et de tuer les moustiques en mĂȘme temps. Conceptions ingĂ©nieuses ou dangers publics, c’est Ă  chacun de voir. Mais tous ceux qui ont essayĂ©, conseillent d’aller Ă  l’hĂŽpital au moindre mal.
Barrage hydro-électrique de Nachtigal: les financements sont-ils menacés ?

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

ElectricitĂ© de France, l’un des partenaires du projet, a rĂ©cemment annoncĂ© une rĂ©duction de ses investissements du fait d’une conjoncture dĂ©favorable.
Face Ă  la baisse des prix de gros de l’électricitĂ© en France qui ont atteint des niveaux historiquement bas depuis le dĂ©but de cette annĂ©e, le conseil d’administration d’EDF (ElectricitĂ© de France) rĂ©uni le 22 avril dernier a annoncĂ© une sĂ©rie de mesures stratĂ©giques. C’est ainsi que, pour renforcer sa situation financiĂšre, EDF prĂ©voit d’augmenter son capital Ă  hauteur de quatre milliards d’euros, soit environ 2 620 milliards de F, dont le tiers proviendra de l’Etat français, dĂ©tenteur de 85% des actions du groupe. Le premier point du plan d’actions annoncĂ© par EDF c’est l’ « optimisation et sĂ©lectivitĂ© des investissements en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie CAP 2030 ». LĂ , le groupe prĂ©voit de rĂ©duire les investissements de prĂšs de deux milliards d’euros (environ 1 310 milliards de F) entre 2015 et 2018.
ProblĂšme, EDF est actuellement engagĂ©e dans le financement du projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont au Cameroun. Le groupe devrait apporter 40% des 655,9 milliards de F CFA nĂ©cessaires. Ce projet pourrait-il souffrir de la situation financiĂšre actuelle d’EDF ? ContactĂ© Ă  ce sujet, Olivier Flambard, chef de projet Nachtigal, rĂ©pond : « Le plan d’action annoncĂ© vendredi par EDF vise prĂ©cisĂ©ment Ă  sĂ©curiser la trajectoire financiĂšre d’EDF et Ă  lui permettre de poursuivre son dĂ©veloppement dans le cadre de sa stratĂ©gie CAP 2030, dont une des ambitions fortes consiste Ă  dĂ©velopper le Groupe EDF Ă  l’international, notamment dans les zones en croissance comme en Afrique et Ă  investir dans des projets compĂ©titifs et bas carbone ». A en croire le chef de projet, le barrage de Nachtigal ne devrait donc pas souffrir des rĂ©ajustements annoncĂ©s. « A cet Ă©gard, le projet Nachtigal-amont au Cameroun a pour EDF toute sa pertinence et son importance, et EDF continue de travailler avec ses partenaires, le gouvernement du Cameroun et la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI), en vue de la dĂ©cision finale d’investissement », ajoute notre source.
L’accord de dĂ©veloppement en commun du projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont sur le fleuve Sanaga dans la rĂ©gion du Centre a Ă©tĂ© signĂ© Ă  YaoundĂ© le 8 novembre 2013 entre le gouvernement camerounais et trois partenaires financiers: la SFI, membre du groupe de la Banque mondiale, Rio Tinto Alcan (RTA) et EDF reprĂ©sentĂ©e par Michel Roussin. Un an aprĂšs, en octobre 2014, l’annonce par RTA de son retrait de l’actionnariat du groupe Alucam avait dĂ©jĂ  fait planer des incertitudes sur la poursuite de son engagement dans le projet Nachtigal. Actuellement, sur le site Internet du projet Nachtigal, le groupe minier n’est pas citĂ© parmi les dĂ©veloppeurs du projet.