Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 1er juin 2016.
Mes 18 mois dans les griffes de Boko Haram

Patrice MBOSSA
National - Grand Reportage

Habiba Salé respire la liberté retrouvée aprÚs un an et demi de captivité.
Bien que Tourou ne soit pas son village, Habiba SalĂ© est dĂ©jĂ  bien populaire dans cette localitĂ©. Elle est connue tant par les populations locales que par les forces de l’ordre et de sĂ©curitĂ©. La preuve, quand nous arrivons dans cette localitĂ©, nous n’avons eu aucune difficultĂ© Ă  retrouver la jeune dame habillĂ©e en pantalon ! Sans doute un signe d’émancipation. C’est le 21 mai 2016 qu’elle avait Ă©tĂ© ramenĂ©e par les officiers de la RĂ©gion militaire interarmĂ©es N° 4 conduits par le chef d’état-major, Alexandre LĂ©andre Kemengne. On se rappelle encore, ce jour-lĂ , Habiba SalĂ© Ă©tait, en pagne comme aiment bien le faire les femmes Mafa.
Elle accueille l’équipe de CT avec bienveillance et l’installe dans une salle du Centre social de Tourou, arrondissement de Mokolo, dĂ©partement du Mayo-Tsanaga. Le Centre est devenu ces derniĂšres annĂ©es le dortoir des populations dĂ©placĂ©es. C’est donc ici qu’elle vit, peut-ĂȘtre encore pour longtemps car selon elle, c’est lĂ  qu’elle se sent Ă  l’aise.
La rĂ©alitĂ© est plus poignante chez Habiba SalĂ© : elle ne sait plus sur qui s’appuyer. Son mari est mort, tuĂ© par les Boko Haram. Son pĂšre, lui aussi est dĂ©cĂ©dĂ© depuis des annĂ©es et aprĂšs la mort de celui-ci, sa mĂšre est allĂ©e Ă  Maiduguri au Nigeria oĂč elle s’est remariĂ©e. Son bĂ©bĂ©, de deux ans qu’elle a eu avec son dĂ©funt Ă©poux est restĂ© chez les Boko Haram. Habiba SalĂ© est originaire de la localitĂ© de Ldaoudzaf dans l’arrondissement de Mayo-Moskota situĂ© Ă  une vingtaine de kilomĂštres de Tourou. Du fait de la menace terroriste, ses oncles et tantes se sont dispersĂ©s.
A longueur de journĂ©e, Habiba SalĂ© ne cesse de louer l’action des forces de l’ordre puisque sans elles, elle serait encore en captivitĂ©. Son statut social a positivement changĂ© puisque la captive d’hier, aujourd’hui, est libĂ©rĂ©e. Elle partage son quotidien avec ces personnes, pour l’essentiel, des femmes, des enfants et quelques vieillards. Les hommes valides, a-t-on appris, sortent trĂšs tĂŽt le matin et ne reviennent que la nuit tombĂ©e. « Parfois je vais chez mon cousin passer du temps avec lui, aprĂšs quoi, je reviens ici au Centre social passer le plus clair de mon temps », relate Habiba SalĂ©.
La jeune dame de 22 ans parle dĂ©jĂ  de sa reconversion. Mais avant cela, Habiba SalĂ© souhaite faire un tour dans son village afin que les sceptiques puissent la revoir en chair et en os. Comme le Christ ressuscitĂ©, elle veut se montrer Ă  ceux-lĂ  avec qui elle a partagĂ© des instants Elle ne soit prise dans les serres de Boko Haram. Habiba SalĂ© veut exercer des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus Ă  Tourou oĂč elle se sent plus en sĂ©curitĂ©. Mais les fonds pour le dĂ©marrage de ces activitĂ©s n’existent pas encore. AprĂšs l’emploi, elle espĂšre aussi se remarier. « Mais le plus important pour moi, c’est d’abord trouver une occupation. Le mariage viendra certainement aprĂšs », confiĂ©-t-elle, le sourire en coin. C’est une nouvelle vie qui commence pour cette dame ; celle-lĂ , loin du cauchemar vĂ©cu chez les barbares de la secte Boko Haram.
Habiba SALE
Lions indomptables, la tĂȘte dĂ©jĂ  en Mauritanie

Josiane R. MATIA
National - Sport

L’équipe, qui n’a pas Ă  rougir de sa prestation contre la France, quitte Nantes mercredi pour Nouakchott.
Une matinĂ©e consacrĂ©e au repos et aux soins, ainsi qu’une sĂ©ance de dĂ©crassage dans l’aprĂšs-midi. C’était le programme des Lions indomptables pour la journĂ©e de mardi, au lendemain de la dĂ©faite (3-2) face Ă  la France au stade de la Beaujoire de Nantes. DĂ©faite certes, mais satisfaction tout de mĂȘme pour l’équipe d’Hugo Broos aprĂšs une rencontre oĂč ils ont tenu tĂȘte aux Bleus de Didier Deschamps. D’ailleurs, hier, dans le hall de l’hĂŽtel Westotel oĂč ils sont logĂ©s, les joueurs avaient le sourire. Entre apartĂ©s, photos avec des fans ou rencontres express avec quelques membres de la famille, longues conversations tĂ©lĂ©phoniques avec des proches, l’ambiance Ă©tait plutĂŽt dĂ©contractĂ©e. Georges Mandjeck, sorti sur blessure lundi, a le sourire, signe d’une fausse alerte. Le tout, sous le regard tout de mĂȘme vigilant du sĂ©lectionneur national, qui fait plusieurs tours de temps en temps. Comme un pĂšre qui s’assure que tous ses enfants respectent les rĂšgles, malgrĂ© l’autorisation de dĂ©tente.
N’allez pas croire que tout le monde est content d’avoir perdu. Au contraire, on entend quelques commentaires ici et lĂ  su sur cette action sur laquelle on aurait dĂ» se montrer prudent, une moquerie sur tel joueur qui s’est laissĂ© avoir par Kingsley Coman, etc. La satisfaction vient juste du fait que « tout le monde avait annoncĂ© un dĂ©luge face Ă  la France mais on a prouvĂ© que nous avons de la ressource », explique un Lion, entre deux selfies, au milieu de groupies toutes Ă©moustillĂ©es. Mais pas question de traĂźner plus longtemps dans le hall qui ne dĂ©semplit pas. Il faut rester concentrĂ© sur l’objectif de ce regroupement dĂ©marrĂ© le 16 mai dernier, Ă  savoir la qualification pour la coupe d’Afrique des nations 2017.
D’ailleurs, la rencontre face Ă  la Mauritanie est dĂ©jĂ  dans tous les esprits. Fabrice Ondoa, l’homme du match cĂŽtĂ© Cameroun, a dĂ©jĂ  quelques apprĂ©hensions par rapport au changement brusque de tempĂ©rature puisqu’il fait aussi chaud Ă  Nouakchott que le froid sĂ©vit depuis quelques jours Ă  Nantes. Pas question de s’alarmer toutefois, tout le monde a l’air gonflĂ© Ă  bloc. Le coach craignait un coup au moral avant la rencontre contre les Morabitounes mais il est dĂ©sormais rassurĂ©, lui qui martĂšle Ă  tous les journalistes qu’il est fier de son groupe. Sans oublier de rappeler que le plus dur et le plus important reste le match de vendredi. L’équipe quitte justement Nantes ce mercredi aprĂšs-midi pour la capitale mauritanienne avec une seule envie : composter son ticket pour Gabon 2017 ce week-end.
La SOPECAM se prépare pour le changement de statut

Elise ZIEMINE
National - Société

Le chronogramme des actions Ă  mener Ă©tait au centre de la 26e session extraordinaire du Conseil d’administration tenue mardi au siĂšge de cette entreprise.

Une « Standing ovation » pour exprimer la gratitude de toute la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) au prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Mardi au siĂšge de l’entreprise Ă  YaoundĂ©, lors de leurs premiĂšres retrouvailles aux lendemains de la transformation de la SOPECAM en sociĂ©tĂ© Ă  capital public, Joseph LE, prĂ©sident du Conseil d’administration a appelĂ© Marie-Claire Nnana, le directeur gĂ©nĂ©ral, Shey Peter Mabu, le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint et l’ensemble des membres du conseil, Ă  se lever pour saluer de maniĂšre solennelle, cette « renaissance ». Pour Joseph LE, un jour nouveau s’est levĂ© sur la SOPECAM. Un jour qui marque la fin d’une Ă©poque et le dĂ©but d’une autre. Ces textes trĂšs importants signĂ©s par le chef de l’Etat le 28 avril dernier sont d’aprĂšs le PCA, le tĂ©moignage Ă©loquent de la sollicitude constante du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  l’égard de la SOPECAM. « Nous y voyons aussi et surtout un encouragement Ă  faire plus et mieux. C’est pourquoi par ma modeste voix, le Conseil d’administration, la direction gĂ©nĂ©rale et tout le personnel, rĂ©affirment leur engagement et leur dĂ©termination Ă  poursuivre sereinement leurs activitĂ©s, jusqu’à la mise en place de nouveaux organes de l’entreprise. Ceci, dans le cadre de sa nouvelle forme juridique et la dĂ©signation de leurs diffĂ©rents membres. Il s’agit notamment de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, du Conseil d’administration et de la direction gĂ©nĂ©rale », dĂ©taille-t-il.

Et pour cette 26e session extraordinaire du Conseil d’administration de l’entreprise, le PCA fait savoir que « ces assises visent Ă  Ă©valuer le chemin parcouru et Ă  Ă©tablir un chronogramme d’actions Ă  mener, dans le cadre de toutes les diligences encore nĂ©cessaires, pour asseoir dĂ©finitivement la nouvelle SOPECAM, sur son socle granitique». Pour lui, ce travail est nĂ©cessaire et mĂȘme indispensable. Les dĂ©crets du chef de l’Etat imposent un nouveau dĂ©part, une nouvelle dynamique dans le fonctionnement de l’entreprise. Ces textes invitent Ă  plus d’abnĂ©gation, de professionnalisme, de productivitĂ© et de rentabilitĂ©. « Nous avons le devoir de nous imprĂ©gner des nouvelles dispositions, afin de savoir quelles sont les mesures consĂ©cutives qui vont ĂȘtre prises dans les prochains jours et les prochains mois, pour arrimer la SOPECAM Ă  la nouvelle donne, qu’impose le nouveau cadre juridique et organique », affirme le prĂ©sident du Conseil d’administration. Avant d’ajouter que « l’arrimage Ă  la nouvelle SOPECAM, commence incontestablement, par une saine et judicieuse appropriation de nouveaux textes de l’entreprise».

Le projet d’ajustement du budget 2016, le partenariat avec Messa-presse et la possibilitĂ© de procĂ©der Ă  quelques recrutements, ont entre autres Ă©tĂ© Ă  l’ordre du jour. Durant ces assises Ă©galement, l’administrateur Emmanuel Ndjere qui pilote le ComitĂ© ad hoc chargĂ© de la rĂ©vision du cadre juridique et organique de la SOPECAM, a Ă©tĂ© fĂ©licitĂ© pour le travail abattu.
Les Camerounais ont-ils cessé de lire ?

Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier

Un collĂšgue s’amuse Ă  un petit jeu. Appelons le « livre contre tĂ©lĂ©phone portable ou tout autre objet : qui sera emportĂ© par les voleurs » ? Le livre abandonnĂ© sur une chaise, dans une salle bondĂ©e, n’a pas bougĂ© d’un iota. Le mĂȘme livre « oubliĂ© »
sur la malle arriĂšre d’un vĂ©hicule, dans un parking trĂšs frĂ©quentĂ©, est lui aussi retrouvĂ© intact des heures aprĂšs, sans aucun stress. Il n’y a mĂȘme pas eu un curieux pour le feuilleter, de maniĂšre Ă  identifier le propriĂ©taire et lui restituer son bien. Autre lieu, mĂȘme scĂšne : les stands d’un salon du livre organisĂ© dans les locaux de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, il y a quelques annĂ©es. « Les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands : de beaux livres pour tous les Ăąges et Ă  de petits prix. Pour ne rien gĂącher, des rafraĂźchissements et des amuse-gueules gratuits avaient Ă©tĂ© prĂ©vus en grande quantitĂ© pour les participants. Il y avait mĂȘme de la biĂšre Ă  pression. Et je vous assure, pendant deux jours, il n’y avait pas l’ombre d’un visiteur, mĂȘme pas les badauds qui Ă©cument habituellement la zone. Je n’ai jamais oubliĂ© cette scĂšne. D’ailleurs, j’ai compris ce jour-lĂ  que nous avons un problĂšme avec les livres », confie une journaliste.
De nombreux intellectuels et acteurs de la scĂšne littĂ©raire dĂ©plorent avec justesse la « crise de la lecture ». Alors qu’aujourd’hui les jeunes semblent principalement concernĂ©s par ce dĂ©samour des livres, le phĂ©nomĂšne touche l’ensemble de la sociĂ©tĂ©. Des plus petits jusqu’aux plus grands, parfois mĂȘme des gens que rien ne devrait, a priori, tenir Ă©loignĂ©s des livres. « J’ai des Ă©tudiants qui me disent qu’ils sont incapables de lire un livre qui n’a pas d’image. Ça c’est vraiment problĂ©matique. Vous connaissez combien de romans, essais
 illustrĂ©s ? Qu’est-ce qu’on peut bien attendre d’un tel Ă©tudiant ? C’est clair qu’il ne fera jamais de la recherche. Que faut-il faire : lui apprendre Ă  lire ? » s’étrangle un enseignant d’universitĂ©, outrĂ©. « J’ai grandi dans une maison oĂč il y avait beaucoup de livres, mes parents Ă©tant enseignants. Je dirais que je suis tombĂ© dans les livres Ă  la naissance. C’est ce que mes parents m’offraient en cadeau Ă  NoĂ«l ou pour me rĂ©compenser Ă  tout autre moment de l’annĂ©e. Et mon pĂšre, enseignant de langues, nous obligeait Ă  lire un livre par mois et lui en faire une note de lecture. C’est ainsi que ma passion pour les livres est nĂ©e. Je suis capable de passer un week-end entier dans ma chambre, dĂšs lors que j’ai un bon livre. Avec un tel background, je ne pouvais qu’embrasser une filiĂšre littĂ©raire », avoue Pamela M., Ă©tudiante de Lettres modernes françaises Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I.
Les Camerounais ont-ils cessé de lire ?

Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier

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Peu de personnes ont le regard qui brille comme le sien, Ă  la vue d’un livre. « Bien des gens n’accordent aucune importance Ă  la littĂ©rature de nos jours. C’est pour cela qu’ils peuvent emballer des beignets et autres marchandises dans des pages de livres ou de journaux », dĂ©nonce un observateur. C’est donc clair, l’on lit moins de livres de nos jours, et surtout, pour le plaisir. C’est que la lecture n’est plus considĂ©rĂ©e comme la porte d’accĂšs privilĂ©giĂ©e au savoir. De l’avis de certains fĂ©rus de la littĂ©rature, ce dĂ©sintĂ©rĂȘt vient du glissement de notre sociĂ©tĂ© de ce qu’on appelait les humanitĂ©s vers le technico-commercial. Auparavant, les filiĂšres les plus prestigieuses nĂ©cessitaient une pratique assidue de la lecture. Le numĂ©rique aussi a changĂ© notre façon de lire : les sĂ©quences de lecture sont plus courtes, souvent liĂ©es Ă  nos Ă©changes Ă©crits sur Internet. Les choix de lecture sont parfois portĂ©s par les mĂ©dias. L’on lit moins les grands classiques. L’école et les parents ont Ă©galement, quelque part, une certaine responsabilitĂ© dans cette situation. Le Salon international du livre de YaoundĂ©, qui se tient du 2 au 4 juin, est l’occasion d’ouvrir le dĂ©bat et d’esquisser des solutions permettant de rallumer la flamme.
Un diplĂŽme qui compte toujours

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Alors mĂȘme que les candidats passent les Ă©preuves du bac depuis mardi, l’opinion publique s’interroge sur sa valeur actuelle.
A la suite de rumeurs faisant Ă©tat de dĂ©libĂ©rations Ă  8 ou 8,5, voire 6 dans certains sous-centres Ă©crits, au cours des trois Ă  cinq derniĂšres sessions, les critiques pleuvent sur un diplĂŽme « attribuĂ© au rabais ». Et ce, malgrĂ© les sorties mĂ©diatiques du directeur de l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun, Zacharie Mbatsogo, rĂ©futant ces informations et mettant quiconque au dĂ©fi de les Ă©tayer.
Au-delĂ , il y a le regard des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de bacheliers et d’enseignants, qui estiment les Ă©preuves plus faciles, le parcours moins corsĂ© qu’avant, en l’absence de l’oral. Les copies sont truffĂ©es de fautes d'orthographe, assurent diffĂ©rents correcteurs. «Sur un paquet de cent vingt copies, une dizaine sont rĂ©digĂ©es en langage approximatif», s'exaspĂšre un professeur de français. Depuis des annĂ©es, on dit le niveau en baisse. Lors des rĂ©unions d'harmonisation des notes, pour stabiliser les taux de rĂ©ussite, les correcteurs peuvent ĂȘtre amenĂ©s Ă  relever leurs apprĂ©ciations. Un pourcentage important des copies voit leurs notes augmentĂ©es. D'ailleurs, dans certaines disciplines, le barĂšme est au-dessus de 20, avec au final des notes surĂ©valuĂ©es. MĂȘme le niveau des bacs C et SES, les plus prestigieux, est remis en cause.
Pourtant, si le bac n'a plus sa valeur d'origine et que certains mĂ©tiers manuels ne nĂ©cessitent pas le fameux diplĂŽme, il reste obligatoire pour embrasser certaines carriĂšres et indispensable pour suivre un cursus universitaire. « Aujourd'hui, le baccalaurĂ©at a deux significations : c'est un certificat de fin d'Ă©tudes secondaires et c'est aussi un concours de recrutement de l'enseignement supĂ©rieur. Et c'est lĂ  qu'un problĂšme se pose. A savoir qu’est-ce qui donne de la valeur au bac, dans ce sens : la filiĂšre, la mention, l’établissement et ses performances ou le marchĂ© du travail ? Il y a une sorte de dĂ©ception essentielle par rapport Ă  ce dernier aspect. Avant, avec le diplĂŽme, on obtenait beaucoup plus. Aujourd'hui, le bac ne rapporte pas grand-chose, mais ne pas l'avoir, c'est une catastrophe, c'est une situation assez paradoxale », analyse un professeur d’universitĂ©. Le bac est donc un monument. MalgrĂ© des difficultĂ©s Ă  tenir des sessions sans histoires, les Ă©lĂšves y tiennent parce qu'il constitue un rite de passage, les profs aussi y tiennent parce que, -ils le disent souvent-, c'est un argument pour faire travailler les Ă©lĂšves. «Non, le bac n'est pas dĂ©valuĂ© puisqu'un tiers d'une gĂ©nĂ©ration ne le prĂ©sente pas ou le rate. Si le baccalaurĂ©at Ă©tait aussi facile qu’on le dit, nous n’aurions pas les taux de rĂ©ussite moyens que l’on connaĂźt depuis quelques annĂ©es», conclut une source au ministĂšre des Enseignements secondaires.
2016 G20 Summit:China Begins Countdown

Godlove BAINKONG
International - Politique

Central and local government officials are fine-tuning preparations less than 100 days to the September 4-5, 2016 event.


The People’s Republic of China is putting every detail in place to make world leaders from 20 most developed economies feel home away from home when they converge on Hangzhou, Zhejiang Province for the 11th G20 Summit billed for September 4-5, 2016.
Launching the 100-day countdown to the event in the historical and culturally-blessed Hangzhou on Friday May 27, 2016, the CPC Party Secretary for the City, Zhao Yide assured the media that the organizing committee has almost rounded off with most of the construction projects for the event notably the venues to host the different meetings. The countdown is to raise public awareness the more and fast-track other projects on course. The city described variously as “Paradise on Earth” owing to its beautiful scenery and attractive tourists sites, is almost a vast construction site now. While renovation works are intensifying on some infrastructure to give them a facelift, others are seeing the light of day and all logistics details meticulously taken care of. Polishing works which Zhao Yide said seek to give “world leaders the pleasure they deserve when they visit the city of treasure.” He disclosed that the first batch of about 6,000 volunteers have been recruited for the event, thousands fine-tuning their skills in the English language, over 2,000 skilful drivers recruited and trained, fully equipped media centre already in place and that all buses in the city will during the summit function on new and clean energy. Security details are also top on the agenda in the entire city as well as in the already selected and remodelled hotels to host thousands of guests awaited for the event.
Prior to the launch of the 100-day countdown, China’s Foreign Affairs Minister, Wang Yi on Thursday May 26 briefed the media on the stakes of the upcoming summit. He said the fact that two third of the global population and 80 per cent of the world’s GDP come from the G20 member countries make the Hangzhou Summit a decisive one especially given the not-so-comfortable global economic prospects at moment. Besides drawing up a sustainable global trade strategy, coming up with a blueprint for technology-driven growth, Wang Yi hoped the Chinese host will offer a milestone in the history of the G20 Summit and world’s economy.
Forwarded from Cameroon Tribune
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Financial Management:CEMAC Experts Share Experiences

Afrique - Economie

The sixth annual meeting of senior budget officials of the Sub-region is underway in Yaounde.
Senior budget officials from the Central African Economic and Monetary Community, CEMAC, ( Cameroon, Gabon, Equatorial Guinea, the Central African Republic, the Republic of Congo and Chad ) and Burundi are sharing notes in Yaounde on the proper management of public finances, with emphasis on the application of programme budgetting. The high level meeting of the International Monetary Fund’s Regional Technical Assistance Centre for Central Africa (AFRITAC Central) Member Countries (FoHBAC) opened on May 25, 2016, with the Minister Delegate to the Minister of Finance, Elung Paul Che, chairing.
The forum, which is sixth, hinges on; “Transparency and performance in the drafting of Appropriation Bills.” Delegates to the get-together stressed that the second-generation reforms on the proper conception, implementation and monitoring of public finances (the budget) comes in the wake of the transition by countries of the economic bloc to programme budgeting. Setting records straight on avoiding errors that at the long run affects development is therefore primary, with experts saying that learning from the experiences of each others, especially Cameroon that was the first to apply the concept in 2013, could do well to member countries.
Minister Elung Paul Che said the Yaounde confab was expected to end with a platform for comparing and evaluating advancements in the finance management reform between member countries. “There is need to harmonise experiences,” the Minister said. His views were concurred by FoHBAC’s Vice President, Colette Mata Ngosenganya and the Resident Representative of the International Monetary Fund to Cameroon, Kadima Kalonji. Public financial management systems that focus on transparency, accountability and harmonisation with regional directives, are essential for the efficient programming and execution of budgets as well as for economic development, delegates to the forum agree. Experts will for four days discuss the responsibilities of stakeholders in the budgetary chain, pluriannual instruments on the preparation of budgets and methods of drawing up performance-based designs. Others are cases studies from CEMAC countries. Curtains to the forum will drop on Saturday May 28, 2016.
Le MINSEP présente les atouts du Cameroun pour les CAN 2016 et 2019

Josiane R. MATIA
National - Sport

En marge du match France-Cameroun, Bidoung Mkpatt a invitĂ© les investisseurs français Ă  profiter des opportunitĂ©s qu’offrent les deux Ă©vĂšnements sportifs.
Quelques heures avant le match France-Cameroun, le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, a participĂ© Ă  la JournĂ©e Ă©conomique France-Cameroun organisĂ©e par l’Association pays de la Loire-Cameroun (APLC). A l’hĂŽtel de ville de Nantes, le pays Ă©tait, en effet, Ă  l’honneur. L’occasion pour le MINSEP de vendre l’image du Cameroun et d’inviter les investisseurs français Ă  s’impliquer dans l’organisation des coupes d’Afrique des nations fĂ©minine (2016) et masculine (2019). Car, comme l’a indiquĂ© Bidoung Mkpatt, les opportunitĂ©s ne manquent pas, surtout pour la CAN 2019, en termes d’évĂšnementiels et de mise en place des infrastructures. Pour le MINSEP, « l’attribution de ces CAN est une victoire diplomatique et sportive et participe de la politique de promotion de la jeunesse et de l’image de marque du pays ». Au cours de cette cĂ©rĂ©monie, Bidoung Mkpatt a reçu la mĂ©daille de la ville de Nantes, tout comme Roger Milla, prĂ©sent Ă  cette rencontre, et le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, Tombi Ă  Roko.
La semaine derniĂšre, le MINSEP Ă©tait dĂ©jĂ  invitĂ©, au mĂȘme titre que le ministre des Sports de la CĂŽte d’Ivoire, François-Albert Amichia, Ă  prĂ©senter les ambitions du Cameroun lors des Rencontres internationales grands Ă©vĂšnements sportifs (REGIS) organisĂ©es par Business France. Bidoung Mkpatt a ainsi vantĂ© les atouts du Cameroun, saluant la prĂ©sence de quelques entreprises françaises comme Accor et EGIS sur les chantiers de la CAN 2016. Il a, Ă  cette occasion, Ă©tĂ© reçu par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires Ă©trangĂšres et du DĂ©veloppement international ainsi que Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
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Cameroon Tribune du jeudi, 2 juin 2016.
La fiÚvre du Ramadan s'empare du Marché du sucre

Josiane TCHAKOUNTE
National - Grand Reportage

TrĂšs consommĂ© durant le mois de jeĂ»ne qui dĂ©bute dans quelques jours, le produit fait l’objet de rumeurs de pĂ©nurie et accusations de spĂ©culations. EnquĂȘte.
Les mois d’avril et de mai derniers ont Ă©tĂ© marquĂ©s par une forte actualitĂ© autour du sucre. Alors que l’importation du produit est interdite depuis deux ans dĂ©jĂ , on a appris en fin avril, l’entrĂ©e sur le territoire national de 500 000 tonnes de sucre frauduleusement importĂ©. Les descentes effectuĂ©es sur le terrain par les contrĂŽleurs du ministĂšre du Commerce ont permis de saisir une certaine quantitĂ©. Un tour dans les marchĂ©s de Douala le 25 mai dernier a permis de constater que le sucre importĂ© continue de se vendre. Ses adeptes le trouvent moins cher et plus facilement conservable. Faisant ainsi concurrence Ă  la marque locale, produite par la SociĂ©tĂ© sucriĂšre du Cameroun (SOSUCAM) filiale camerounaise du français SOMDIAA.
A quelques jours du dĂ©but du jeune du mois de Ramadan, c’est une situation qui inquiĂšte sĂ©rieusement la Sosucam, seul producteur sur le marchĂ© local actuellement. Durant cette pĂ©riode, la demande augmente. C’est d’ailleurs l’approche du Ramadan qui justifierait, selon certains observateurs, toute l’agitation qu’on observe en ce moment autour de cette filiĂšre. « A chaque pĂ©riode de Ramadan, moment de grande consommation de sucre, les commerçants vĂ©reux conservent les produits pour faire augmenter les prix sur le marchĂ© », confie Martine Lodjio, prĂ©sidente du Syndicat des commerçants dĂ©taillants du Wouri. SpĂ©culation rĂ©elle ou fausse pĂ©nurie ?
Dans les marchĂ©s de YaoundĂ© et de Maroua, le sucre Sosucam est pourtant bien prĂ©sent. Les grossistes et dĂ©taillants disent ĂȘtre ravitaillĂ©s en temps de besoin. Et comme pour rassurer l’opinion de la disponibilitĂ© du sucre et couper court aux « rumeurs de pĂ©nurie », la SOSUCAM a ouvert les portes de ses magasins de Mbandjock et Nkoteng aux journalistes il y a quelques jours. Objectif : montrer qu’il y a du sucre. 58 000 tonnes au 12 mai 2016, entreposĂ©es dans ses quatre magasins. Des stocks que la structure dit avoir du mal Ă  Ă©couler, en raison de la tĂ©nacitĂ© des contrebandiers. Selon les statistiques fournies par l’entreprise, ses ventes mensuelles ont baissĂ©. Lors de la derniĂšre campagne, l’entreprise Ă©coulait au dĂ©but entre 10 000 et 12 000 tonnes de sucre par mois. Pour cette campagne qui s’achĂšve ce mois de juin, la SOSUCAM peine, dit-elle, Ă  rĂ©aliser les mĂȘmes chiffres de vente. Entre 7000 et 8000 tonnes Ă©coulĂ©es par mois depuis le dĂ©but de cette annĂ©e. Soit environ 4000 tonnes en moins, selon ses dĂ©clarations.
Le constat fait, une question lancinante se pose : la production de la SOSUCAM suffit-elle encore Ă  satisfaire les besoins du marchĂ© national ? Surtout lorsqu’on Ă©voque le projet de construction d’un complexe sucrier Ă  Batouri dans la rĂ©gion de l’Est, dont l’objectif dĂ©clarĂ© au dĂ©part Ă©tait de combler le gap de la production locale.