Cameroon Tribune
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Tracing The Path To Investment

LUKONG Pius NYUYLIME
National - Economie

After the International Economic Conference that took place in Yaounde from May 17 to 18, 2016, the taps of real investment are now open as CT kick-starts a series of reports on the way forward.
Three weeks have gone past since experts in the economic sector, investors, government officials and financiers rallied in Yaounde to discuss how best to overcome the hurdles that may hinder Cameroon from attaining its lofty goal of emergence by 2035. Holding under the theme “Investing in Cameroon, Land of Opportunities”, the Yaounde confab translated the whole gamut of interest the country has been expressing to see its natural and human potentials put to real use for its growth and development.
Cameroon, one would imagine, is proud of these potentials and has been talking about them for decades. Policies have been formulated, programmes and projects initiated and other actions taken to explore and develop them but the results have remained disturbingly mitigated.The conference brought together participants from several countries as well as very renowned economists and business people. All that threaded through the discussions within the two days (May 17 and 18) conveyed the zeal in investing in the country. Companies that were present were particularly interested in the opportunities therein and the possibility of investing within the framework of a clean business climate.
In all, 49 projects were presented to investors. These are categorised into three: projects that have already attained their maturity (15) and which were presented during the different thematic workshops; projects with satisfactory maturity (10) presented in form of factsheets and finally those in the process of maturity (24).
It was with particular interest that the over 80 participants, many of them bankers, experts in the energy sector, government officials, business people and decision makers, listened to the presentation of the four major energy production projects proposed for Cameroon which they in turn examined with diligence and made readjustments where necessary. The projects which centred on renewable energy set out to provide solutions to the country’s energy problems, notably shortage in supply, power failures and poor management.
At the end of the conference, the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang, who closed the ceremony on behalf of the Head of State, reassured the over 800 foreign personalities of government’s determination to monitor the implementation of projects discussed so that the financing should bear the expected fruits. The conference, in effect, showed to the international community, the numerous facets that make Cameroon a choice destination.
In all, the conference helped government to understand how achieve its growth objective in unison with the private sector. “We will work in earnest to improve the business climate in order for the private sector to serve as the driver of economic growth”, Yang said.
Cameroon Tribune on its part intends to play its own role in ensuring that the resolutions of the Yaounde conference are effectively implemented. This, in essence, can only be done by revisiting some of the projects presented for financing and making an assessment of the milestone covered. The series will run for 25 weeks stretching from June through December and is expected to act as a constant reminder to potential investors and an impetus for stakeholders.
La Gestion de l’hygiùne menstruelle sous les feux de la rampe

Pierre Rostand ESSOMBA
Régions - Sud

L’Onu Femmes a organisĂ© un atelier Ă  Kribi, pour sensibiliser les dĂ©cideurs afin qu’ils intĂšgrent cette pratique dans les politiques publiques.
Parler des menstrues en public, il faut avoir du courage. Pourtant, c’est un phĂ©nomĂšne biologique. Plus on en parlera, moins il causera des dĂ©gĂąts par son silence. Dans plusieurs croyances, les femmes pendant la pĂ©riode des menstruations, sont considĂ©rĂ©es comme impures. Les Nations Unies via Onu Femmes, ont dĂ©cidĂ© de briser ce silence. Il y a quelques annĂ©es, l’organisation a lancĂ© un projet « Programme-genre, hygiĂšne et assainissement ». Dans ce programme, la question de l’hygiĂšne menstruelle est le point d’entrĂ©e qui permet de dĂ©montrer le caractĂšre sexo-spĂ©cifique des besoins des femmes dans le domaine. En Afrique, le programme est encore dans sa phase-pilote. Le SĂ©nĂ©gal, le Niger et le Cameroun ont donc Ă©tĂ© choisis pour l’expĂ©rimentation.

Comment les femmes gĂšrent les menstrues ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Ces questions et bien d’autres sur l’hygiĂšne menstruelle au Cameroun doivent donc sortir des chambres pour ĂȘtre posĂ©es au grand public. Pour cette raison, l’Onu Femmes en collaboration avec Water Supply And Sanitation Collaborative Council (WSSCC) organise un atelier de formation des formateurs sur la gestion de l’hygiĂšne menstruelle Ă  Kribi.

Les travaux qui vont durer cinq jours, ont pour objectif de former des officiers du gouvernement travaillant au sein des ministĂšres en charge de l’assainissement, de l’eau et de l’hygiĂšne, mais aussi de la santĂ© et de l’environnement ayant un mandat de formation au sein de leurs institutions. A la fin du sĂ©minaire, ces formateurs doivent ĂȘtre capables de conduire des formations Ă  travers le Cameroun sur la gestion de l’hygiĂšne des menstruelle et d’appuyer un changement de politiques pour la prise en compte de cette hygiĂšne dans les politiques sectorielles nationales.

Le SĂ©nĂ©gal Ă©tant dĂ©jĂ  bien avancĂ© dans le sujet, son expertise a donc Ă©tĂ© sollicitĂ©e. Dr Mbarou Gassama Mbaye, venue de Dakar, va partager son expĂ©rience avec ses sƓurs camerounaises. Pour Rockaya Aidara, reprĂ©sentant le WSSCC, les politiques publics doivent jouer leur rĂŽle.22% des femmes rĂ©duisent leurs activitĂ©s pendant les menstruations.
Un site pour l’annexe de l’UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© Ă  Garoua

Eric ELOUGA
Régions - Nord

D’une superficie de 120 hectares, il a Ă©tĂ© visitĂ© rĂ©cemment sous la conduite du recteur.
Le quartier Lomodou, un village presque, situĂ©e dans l’arrondissement de Garoua I sur la route menant Ă  Gaschiga, ne devrait plus rester longtemps dans l’anonymat. C’est sur son sol que devrait, en effet, ĂȘtre Ă©rigĂ© d’ici quelques annĂ©es, le tout premier campus universitaire de la ville de Garoua.
L’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© annexe, fonctionnelle depuis cette rentrĂ©e acadĂ©mique 2015-2016, y verra son implantation dĂ©finitive. Pour ce faire, la ville de Garoua a dĂ©gagĂ© un site de 120 hectares, mis Ă  la disposition de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©. Le recteur de cette institution, le Pr. Paul Henri Avam Zollo, a effectuĂ© le dĂ©placement pour venir visiter ledit site, sous le convoyage du gouverneur du Nord Jean Abate Edi’i, du dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement Ahmadou Bouba et du sous-prĂ©fet de Garoua I Saidouna Ali.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la dĂ©lĂ©gation universitaire a Ă©tĂ© sĂ©duite par l’espace allouĂ©. Un terrain plat, suffisamment loin du centre-ville pour Ă©viter des perturbations mais pas trop pour en rendre l’accĂšs facile, inoccupĂ© ce qui Ă©vitera des problĂšmes de dĂ©guerpissement. Qui plus est, dans le cadre du plan d’urgence triennal, la route d’accĂšs qui la traversera pour rejoindre le NigĂ©ria en passant par Gaschiga, sera entiĂšrement bitumĂ©e.
Le recteur Avam Zollo remerciera les autoritĂ©s de la rĂ©gion et de la ville de Garoua, Ă  la fois pour la qualitĂ© du site que pour la cĂ©lĂ©ritĂ© avec laquelle il aura Ă©tĂ© mis Ă  disposition. Il faut dire qu’initialement, une partie de cet espace du domaine national de l’Etat, prĂšs de 50ha, Ă©tait initialement allouĂ© Ă  la CommunautĂ© urbaine de Garoua pour la construction d’un hippodrome. A l’instigation du prĂ©fet de la BenouĂ©, ce projet a finalement Ă©tĂ© relocalisĂ© un peu plus loin, pour permettre Ă  l’universitĂ© de bĂ©nĂ©ficier d’une superficie suffisante.
DĂšs cette semaine, l’universitĂ© dĂ©pĂȘchera sur le site son directeur des infrastructures, afin que soit Ă©tabli un plan d’occupation du sol, suite auquel un dossier sera introduit Ă  la prĂ©fecture pour la rĂ©trocession officielle du terrain. L’objectif affichĂ© Ă©tant d’aller assez vite, pour que d’ici Ă  la prochaine rentrĂ©e acadĂ©mique, les travaux de construction des premiers bĂątiments aient dĂ©marrĂ©.
Le bitume passe Ă  Baleng

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

Les travaux rĂ©cemment engagĂ©s vont redonner fiĂšre allure Ă  l’arrondissement de Bafoussam II.
Monsieur Tenekeu a presque perdu le sommeil. Le superviseur du chantier rĂ©alisĂ© par l’entreprise EBM Sarl Ă  Baleng dans l’arrondissement de Bafoussam III, est au four et au moulin. Que ce soit pour prodiguer des conseils aux manutentionnaires qui effectuent le gravillonnage de la plateforme. Ou pour baliser le site des travaux, afin que ses collaborateurs travaillent sans gĂȘne. L’entreprise a pris ses quartiers Ă  500m du garage militaire. Pour la rĂ©alisation de l’itinĂ©raire portant sur le tronçon Sapeurs-pompiers-Sous-prĂ©fecture de Baleng-Mairie de Baleng. Un linĂ©aire de 900mĂštres, censĂ© durer cinq mois. Les travaux s’inscrivent dans le cadre de l’entretien des voiries revĂȘtues dans certaines villes du Cameroun (zone ouest).
Notre interlocuteur affirme que les travaux ont dĂ©butĂ© en mi-mai, par le dĂ©capage de la chaussĂ©e existante, sa mise en forme et sa recharge Ă  travers une couche de base sur laquelle une imprĂ©gnation sablĂ©e a Ă©tĂ© posĂ©e. Depuis le 7 juin, la pose d’un enduit superficiel en tri-couche a dĂ©marrĂ©, et devra durer en moyenne une semaine d’aprĂšs notre source. Les travaux sont financĂ©s par le Fonds routier, exercice 2015. Le coĂ»t total du chantier tourne autour de 100 millions. En dehors de la chaussĂ©e, il est prĂ©vu des amĂ©nagements connexes, notamment la construction des caniveaux. « Pour le moment, compte tenu de la pluviomĂ©trie assez importante, on met l’accent sur la chaussĂ©e. Les autres tĂąches pourront se faire qu’il pleuve ou pas », ajoute Tenekeu.
Alors que les travaux sont rendus Ă  un peu plus de 80%, les riverains expriment dĂ©jĂ  leur satisfaction. « On est sauvĂ© de la poussiĂšre. Avant, les taxis ne passaient pas rĂ©guliĂšrement. Il fallait faire cinq Ă  dix minutes pour attendre un taxi. Ce ne sera plus le cas », confie Martin Sikati, mĂ©canicien. MĂȘme s’il est mesurĂ© dans ses propos. « La maniĂšre dont les motos roulent nous met en danger. Il faut que les dos d’ñne soient posĂ©s aprĂšs chaque 500m pour empĂȘcher les accidents », poursuit-il. MĂ©rimĂ©e Djouikoua, cordonnier, aurait souhaitĂ© que la route soit amĂ©nagĂ©e mĂȘme dans les zones rurales, pour que le dĂ©veloppement suive.
Chad Deploys Troops In Niger

Emmanuel KENDEMEH
International - Politique

The 2,000 troops deployed on June 8, 2016 are to help Nigerien forces completely chase out Boko Haram fighters from Bosso.
The alliance between Niger and Chad in eradicating the cross-border terrorist group Boko Haram has once more entered its effective implementation phase as over 2,000 troops from Chad are in Niger for an onslaught against Boko Haram fighters in the south eastern border locality of Bosso. Mail Online cited military sources of saying on Wednesday that the "heavily armed" soldiers will "search everywhere for Boko Haram.”
The Chadian forces started arriving in Niger on Tuesday and advanced on Bosso, the border town near Lake Chad in which Boko Haram fighters invaded on June 3, 2016 and killed at least 32 soldiers, Aljazeera reported. Niger’s authorities reportedly disclosed that a total of 55 Boko Haram fighters were killed and many others injured. The attack left indelible humanitarian imprints as the United Nations High Commission for Refugees disclosed on June 7 that up to 50,000 people have fled the town of Bosso mostly towards Diffa. The majority of the displaced people are living in the open and in precarious conditions.
Niger’s troops reportedly retook Bosso last Saturday but it is unclear who now controls the town. This is because following reports, Boko Haram militants once again took over the town on Sunday night. Mail Online cited the Mayor of Bosso, Mamadou Bako, and a military source of confirming the takeover on Monday, but the Nigerien government denied it.
The deployment of Chadian troops for reinforcement in Bosso is the immediate fallout of the talks Niger’s President Mahamadou Issoufou had with his Chadian counterpart, Idriss Deby Itno on Tuesday, June 7, 2016 in N’Djamena. President Deby and his guest during the talks in the Chadian capital mapped out joint combat strategies to uproot Boko Haram from its strongholds in south eastern Niger. News agency reports also say that on the morrow of the Boko Haram attacks in Bosso, President Deby of Chad visited his country’s troops stationed in Bol along the banks of Lake Chad and gave them instructions on the new line of action.
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Cameroon Tribune du lundi, 13 juin 2016.
Un autre immeuble s’effondre Ă  YaoundĂ©

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Politique

A l’origine, le non respect de normes et l’utilisation d’un matĂ©riau inappropriĂ© dans une zone marĂ©cageuse au lieu-dit Nouvelle route Omnisports.
Des amas de blocs de ciment, des poteaux cassĂ©s sur lesquels on peut voir des fers Ă  bĂ©ton ressortis, des tĂŽles froissĂ©s, un Ă©chafaudage rĂ©duit en morceaux de bois avec Ă  la clĂ© trois voitures endommagĂ©es dans la garderie voisine. C’est ce qui reste de l’immeuble R+3 en construction au lieu-dit Nouvelle route omnisports Ă  YaoundĂ© ce vendredi 10 juin 2016. « MaĂźtre » comme l’appellent ses voisins, s’attelle aux retraits de quelques-uns de ces dĂ©bris ayant endommagĂ© la toiture de ses appartements de fortune. Sur les lieux, chacun y va de son explication. « C’était prĂ©visible. Cet immeuble ressemblait Ă  une maison sur pilotis et les poteaux qui la soutenaient Ă©taient trop minuscules, faits des parpaings de 25 et le fer Ă  bĂ©ton de 14 utilisĂ© ne rĂ©pondaient pas aux normes », explique Marcel Nono, maçon. « Il n’est pas allĂ© en profondeur au niveau de la fondation, puisque c’est une zone marĂ©cageuse. Il fallait confier de tels travaux aux experts. Et comme si cela ne suffisait pas, les pouvoirs publics, notamment la mairie n’a pas fait son travail. Comment comprendre qu’on puisse attribuer un permis de bĂątir Ă  un individu sans se rassurer de ce qui se passe sur le terrain ? », s’insurge Fabien Nkoulou, un autre. Pour Fabrice N., gardien de vĂ©hicules dans la garderie se trouvant Ă  proximitĂ©, la fondation Ă©tait mal travaillĂ©e avec pour consĂ©quences la fissuration des murs. « C’était un motel en construction et le propriĂ©taire vit Ă  Douala », prĂ©cise-t-il.
D’aprĂšs plusieurs tĂ©moins rencontrĂ©s sur les lieux de l’incident qui n’a causĂ© aucune perte en vie humaine, le dĂ©sastre survenu vers 2 heures du matin. « Nous avons suivi un grand bruit et nous avions cru que c’était un accident de la circulation. C’est lorsque nous avons Ă©tĂ© envahis par une poussiĂšre de ciment qu’on s’est rendu compte que c’était l’immeuble du voisin. Nous Ă©tions obligĂ©s de sortir par un petit trou au niveau de la toiture », explique une dame encore sous le choc. « Vers 1h45, je suis passĂ© devant cet Ă©difice plusieurs fois avant son effondrement. Lorsque je regagne mon atelier de couture vers 2h06, il y a eu un lĂ©ger vent qui a soufflĂ© et puis s’en est suivi l’effondrement », relate IsmaĂ«l, propriĂ©taire d’un atelier de couture.
Dans le quartier, les riverains n’en reviennent pas. « C’est un miracle et nous ne pouvons que remercier Dieu. Pour une fois, un immeuble s’écroule sans qu’on ne dĂ©plore ne serait-ce qu’un mort », se rĂ©jouissent les uns et les autres. Un bilan que confirme l’adjudant-chef Owodene Noa de la Brigade de gendarmerie de Nkolmesseng : « Nous n’avons enregistrĂ© aucun dĂ©cĂšs et nous avons ouvert une enquĂȘte prĂ©liminaire qui nous permettra d’élucider les causes. Ceci sera aprĂšs un entretien avec les vĂ©ritables propriĂ©taires. »
Un troisiĂšme C2D en vue

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Samedi dernier, RĂ©my Rioux, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD, a visitĂ© certains projets rĂ©alisĂ©s avec le concours de son institution dans la LĂ©kiĂ©.

Il aurait sans doute fallu plus que l’abondante pluie qui s’est abattue sur la localitĂ© de Nkometou samedi en dĂ©but d’aprĂšs-midi pour doucher l’enthousiasme du directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD) Ă  aller visiter certains projets rĂ©alisĂ©s sur le terrain. RĂ©my Rioux, qu’accompagnaient Jean-Pierre Marcelli directeur du dĂ©partement Afrique sub-saharienne Ă  l’AFD et le nouveau directeur de l’Agence pour le Cameroun, Christian Yoka est arrivĂ© dans cette localitĂ© de l’arrondissement d’Obala oĂč il a Ă©tĂ© accueilli par le maire Simon Pierre Ediba. Puis dans l’enceinte de l’église locale, il a Ă©coutĂ© les explications fournies par la jeune Jeanne d’Arc Onguene, promotrice d’un projet d’élevage de porcs, de volaille et qui doit s’étendre Ă  des cultures maraĂźchĂšres. Le projet d’exploitation agropastorale portĂ©e par l’hĂŽte du directeur gĂ©nĂ©ral de l’AFD a reçu une subvention d’1,5 million de F du Programme de rĂ©novation et de dĂ©veloppement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pĂȘche (AFOP) qui bĂ©nĂ©ficie des financements de l’Agence. RĂ©my Rioux ne s’est pas contentĂ© des explications donnĂ©es aprĂšs les questions qu’il a posĂ©es, car il a tenu Ă  descendre dans la boue pour aller visiter la porcherie situĂ©e Ă  quelques encablures de lĂ .
C’est visiblement satisfait qu’il a quittĂ© les lieux pour mettre le cap sur la petite localitĂ© de Mengama, situĂ©e Ă  une quinzaine de km aprĂšs Obala oĂč le Groupement d’initiative commune (GIC) des producteurs de cacao et Ă©leveurs de la localitĂ© (GIC PROCAEM), composĂ© d’une quinzaine de membres, dont trois femmes, exploite 31 ha de cacaoyers en production sous l’encadrement d’un technicien dĂ©tachĂ© par le Programme d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des exploitations familiales agropastorales (ACEFA), une autre structure bĂ©nĂ©ficiant de financements de l’Agence française de dĂ©veloppement. Ici, les paysans ont pu s’organiser pour la crĂ©ation d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus avec un appui financier s’élevant Ă  prĂšs de 2,3 millions de F. « Une belle histoire avec des hauts et des bas
 Vous avez pu construire quelque chose ensemble. Votre histoire continue et elle sera plus positive encore » a soulignĂ© de le DG de l’AFD aprĂšs avoir Ă©coutĂ© le rĂ©cit de l’évolution du projet. Autre site, autre projet visitĂ©: l’éclairage public de la ville d’Obala qui bĂ©nĂ©ficie par ailleurs d’une subvention du Programmenational de dĂ©veloppement participatif (PNDP), dont le coordonnateur, Marie Madeleine Nga Ă©tait de la dĂ©lĂ©gation. L’hĂŽte du Cameroun s’est dit satisfait de cette visite de terrain et a indiquĂ© la volontĂ© de l’organisme qu’il dirige depuis une dizaine de jours de venir en appui au secteur rural dans le cadre du 3 C2D qui, a-t-il rappelĂ©, sera signĂ© Ă  YaoundĂ© Ă  la fin de ce mois.
Nanga-Eboko: Hunter Mistakenly Shoots Colleague Dead

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Ekouma Zephyrin told gendarmes he shot an animal late at night only to discover that it was a fellow hunter.

Tragedy struck on June 10, 2016 at about 3 am in Mebolé Village, about 25 km from Nanga-Eboko, the headquarters of Upper Sanaga Division in the Centre Region. The town is located 160 km from Yaounde. A local hunter, Ekouma Zephyrin, 41, shot dead Essimi Paul Clément, 46, another hunter from the same village.
Senior Warrant Officer Djietcheu Raphael, Head of the Nanga-Eboko Gendarmerie Post, told Cameroon Tribune on phone on June 10, 2016 that Ekouma, who had gone on a hunting expedition alone at night, claimed he saw what he thought were the eyes of a wild animal. After firing on the target, he approached it only to discover to his horror that it was after all a human being - Essimi Paul Clément, a fellow hunter. Meanwhile, Ekouma had earlier bade farewell to Essimi Paul at about 5 pm in the village on June 9, 2016, before taking off for the forest.
Djietcheu Raphael said the victim died where he was shot. Following the accident, Ekouma Zephyrin, reported himself to gendarmes in Nanga-Eboko. Accompanied by his men and a nurse from the Nanga-Eboko District Hospital, Senior Warrant Officer Djietcheu and the team trekked to the site, located beyond River Sanaga. He told Cameroon Tribune that they found the body lying on the ground and facing upwards, with the impact of the bullets clearly visible on the side of the head.
The gendarmerie officer added that by the body of Essimi Paul Clément was his hunting rifle, sack and torch. Where the body lay appeared well arranged as if the victim was resting before he was shot, the officer suggested. Meanwhile, the corpse was moved to the Nanga-Eboko District Hospital Mortuary while investigations continue. In the meantime, Ekouma Zephyrin is in gendarmerie custody.
Forwarded from Cameroon Tribune
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A Matter Of Culpable Negligence

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

The ugly spate of collapsing buildings in the country is attributable to the refusal of many stakeholders to play by the rules.
Incidents of building collapse in the country are still far from coming to an end. Only on Friday, June 10, 2016, at 2 am in the Rue Foe, Omnisports area of Yaounde, another building crumbled. This time, it was a three-storey structure under construction. Neighbours said it developed visible cracks some time ago, but the owner of the property would not be persuaded to stop work.
Instead, he reportedly urged technicians to continue, assuring them that there was indeed nothing to worry about, until the building came tumbling down like a pack of cards. Fortunately, it did not fall to the side of an inhabited residential building and only smashed three vehicles in a nearby overnight car park. The Rue Foe building collapse is only one of the several that come to light in Cameroon; with many others going unreported.
Among the reasons for such incidents are the sheer incompetence, negligence and refusal by building technicians, property developers and local municipal and city council officials to play by the rules. The building that collapsed last Friday in Yaounde was erected in a swampy area, and no one knows if adequate backfilling was done. This might have resulted in the cracks that appeared on the building before, but no one felt concerned enough to end the construction.
In other instances, would-be home owners begin work without building permits. Even when “Stop work” notices are boldly written on such illegal structures, they still go ahead with construction. On the other hand, some building contractors and fraudulent technicians use sub-standard material to “save cost” and pocket the money. The end product of such shoddy jobs is obvious – structural failure.
In some cases, property developers follow due process in securing building permits, but end up doing something else on the site. However, deviating from thoroughgoing building procedures from conception to construction only ends up being costly – in terms of time, material, money and even human life when there is structural failure. In a country where many people are wont to avoid doing things the right way by bribing their way through, it cannot be expected to be different in building construction.
Special Criminal Court: Ex-Consul Official Accused Of Embezzling 703 Million FCFA

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Genest née Mbala Ndono Lucie was Accountant in the Cameroonian Consulate in Marseille, France, from July 1999 to August 2009.
The trial is drawing to a close at the Yaounde-based Special Criminal Court, SCC, of Genest née Mbala Ndono Lucie, a former accountant in the Cameroonian Consulate in Marseille, France. She is accused variously of embezzling over 703.7 Million FCFA during her tenure in the diplomatic mission through undue expenses in Cameroon and France.
Hearing in the matter, which began on December 30, 2015, came up on Friday, June 10, 2016, with Mr. Justice Michel Jean Claude Onana as leader of the trial team. He was assisted by Mrs. Justice Jessie Zibi Nsoué and Mrs. Justice Zakiyatou Alioum; with Mr. Justice Edjisna Didier as Advocate General. Counsel for Mrs. Genest, who has never turned up for the trial because she remained in France after her replacement, is Barrister Atangana Ayissi; while Barrister Charles Tchakounté Patie is the leading counsel for the State as civil claimant.
When hearing resumed on Friday, Mr. Justice Edjisna Didier in his submission, revisited the alleged undue expenses carried out by the accused. He said a joint audit mission to Marseille from April 15-30, 2008, comprising representatives from the Ministry of Finance, Supreme State Audit Office, Ministry of External Relations and the General Delegation of External Research, made the discovery. Edjisna Didier then called for the accused to be declared guilty of the charges after tendering a voluminous copy of the said audit report.
The audit team was led by Cornelius Chi Asafor from the Supreme State Audit Office. According to members, the money was embezzled through bank card withdrawals in Yaounde and Douala, double subscriptions to news publications and “fake money” (that is intended for use by the Consul, but never spent for the purpose). After first presenting a total of 345.8 Million FCFA allegedly embezzled by the former accountant, Cornelius Chi Asafor later added 357.9 Million FCFA, explaining that more facts had come to light. In all, Genest nĂ©e Mbala Ndono Lucie stands accused of embezzling over 703.7 Million FCFA in State funds during her 10-year tenure in the Cameroon Consulate in Marseille, France. The matter was later adjourned to June 24, 2016, for ruling.
Road Safety: Original Vehicle Papers Still A Major Problem

Kimeng Hilton NDUKONG, On Assignment in Akak
National - Société

Many motorists were booked over the weekend on the Yaounde-Bafia highway for having only attestations or photocopies of their vehicle particulars.
Apart from the failure by many motorists to respect road signs, another major reason for the booking of drivers during road safety campaigns organised by the National Gendarmerie is lack of originals of vehicle particulars. In their place, motorists often present attestations of submission of applications or photocopies of original documents.
In response, the Ministry of Transport in 2015 ordered that motorists should not replace original vehicle particulars with photocopies or attestations of submission of applications. Thus, the absence of original papers is considered by highway traffic officers as not having them at all. In this light, gendarmes who were on road safety campaign on Saturday June 11, 2016, on the Yaounde-Bafia highway, immediately booked such defaulting motorists.
According to Captain Nkenglefac Charles Forsah, head of the gendarmerie road safety team at Akak, 15 km from Yaounde, motorists are becoming increasingly aware of the need to respect the directives of the Ministry of Transport by paying attention to road signs and other road users. “However, over-speeding is still a major problem; being the main cause of most road accidents. This is why Jean Baptiste Bokam, the Secretary of State for Defence in charge of the National Gendarmerie, has ordered that over-speeding offences should not be pardoned,” Captain Forsah explained.
He added that all those booked for over-speeding were made to pay 25,000 FCFA as fine on the spot without mercy. If they could not, their statements were taken and the matter forwarded to the local State Counsel for action, he noted. In response to the claims by many erring motorists that there were so many bottlenecks in issuing vehicle documents they applied for, a transport official who did not want to be named refuted the allegation. Instead, he said there were delays in issuing papers only for those who did not leave their phone numbers with transport officers. He added that there were piles of uncollected vehicle registration (“carte grise”) documents and driving licences in transport offices in Yaounde dating back to 2013.
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Cameroon Tribune du mardi, 14 juin 2016.
L'heure des comptes au Conseil national de la Jeunesse

Elise ZIEMINE
National - Société

Le rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral rejetĂ© lors l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©ral vendredi. Sur fond de suspicion.
Alors que le rapport moral du prĂ©sident du Conseil national de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) a Ă©tĂ© adoptĂ©, tout comme ceux du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et des commissaires au compte, celui du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral est restĂ© en travers de la gorge des dĂ©lĂ©guĂ©s statutaires de l’instance vendredi soir Ă  YaoundĂ©. Pour comprendre cette affaire qui se murmurait jusqu’ici dans les couloirs, CT a approchĂ© ceux qui ont participĂ© de bout en bout Ă  ces assises au palais des CongrĂšs. Ainsi, de sources bien introduites au ministĂšre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec), tutelle de l’organisation, il se trouve que depuis l’élection en 2014 de l’équipe actuelle du CNJC, une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ordinaire n’a jamais Ă©tĂ© organisĂ©e. Une fois le nouveau ministre en place, il a prescrit la tenue de ces assises pour Ă©valuer le chemin parcouru et trouver des solutions pour une sortie dĂ©finitive de la crise qui perdure au sein du Conseil. C’est donc au terme des travaux tenus tenue du 9 au 10 juin dernier, que les failles vont ĂȘtre dĂ©tectĂ©es dans le rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral de l’instance.
Notre source indique, que les jeunes ont estimĂ© qu’il Ă©tait plein d’incongruitĂ©s et ne prĂ©sentait que les dĂ©penses, sans avoir fait l’état des ressources disponibles. En plus, le trĂ©sorier n’avait aucune piĂšce justificative de ses dĂ©penses. Plus grave, ce rapport n’avait rien avoir avec ceux des commissaires au compte. Aussi un comitĂ© a-t-il Ă©tĂ© mis en place pour aider le trĂ©sorier Ă  refaire un rapport financier. En attendant que ledit comitĂ© rende sa copie, l’on relĂšve que ce n’est pas la premiĂšre fois que la gestion des fonds au CNJC fait des remous. Pour comprendre pourquoi, CT a appris que les ressources de l’institution sont de divers ordres. Les inscriptions et cotisations des membres qui sont les associations et organisations de jeunesse, l’appui des bailleurs de fonds, des partenaires au dĂ©veloppement et bien Ă©videment, les subventions de l’Etat Ă  travers les ministĂšres de l’Economie et de la Jeunesse, entre autres. Elles seraient de l’ordre de 30 millions de F par an venant du Minjec. Les dissensions actuelles concernent les exercices 2014 et 2015. Soit 60 millions de F. Selon notre source, l’équipe dirigeante du CNJC ne devrait pas utiliser cet argent comme bon lui semble. « En signant une dĂ©cision de dĂ©caissement, le ministre de la Jeunesse y joint toujours, et ceci chaque annĂ©e, un mĂ©moire de dĂ©penses. S’il leur donne 10 000 F par exemple, il leur dit que 3000 F vont servir Ă  ceci et 2500 Ă  cela etc. Les jeunes devraient normalement respecter les instructions de la tutelle », prĂ©cise-t-elle.
Les fonds ainsi mis Ă  leur disposition Ă©tant de source publique, les jeunes doivent justifier leurs dĂ©penses depuis 2014, avant la fin de leur mandat dans six mois. Dans le cas contraire, ils devront en rĂ©pondre devant les tribunaux. Au Minjec, des responsables affirment qu’ils ont pris acte du rejet du rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral, mais n’ont pas encore les preuves palpables d’un Ă©ventuel dĂ©tournement. C’est donc une affaire Ă  suivre.