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Grippe aviaire: le gouvernement rassure
MichĂšle FOGANG
National - Economie
Le Mincom, le MinsantĂ© et le Minepia indiquent que les conditions dâune reprise de la filiĂšre avicole sont pratiquement rĂ©unies.
La grippe aviaire sĂ©vit au Cameroun, mais la situation est actuellement sous-contrĂŽle. Dâune mĂȘme voix, avec un ton rassurant, le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) et le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement ont vĂ©hiculĂ© ce message face Ă la presse jeudi Ă YaoundĂ©. AprĂšs un exposĂ© sur lâĂ©tat des lieux actuel du secteur avicole et la gestion de la maladie, le ministre TaĂŻga a rĂ©pondu aux questions des journalistes.
En dehors de lâĂ©volution de la grippe aviaire, les prĂ©occupations ont portĂ© entre autres sur lâappui aux aviculteurs ayant perdu leur cheptel et la reprise des activitĂ©s dans les zones touchĂ©es. Aucune date nâa Ă©tĂ© donnĂ©e par le gouvernement concernant la levĂ©e des mesures restrictives. La bonne nouvelle, câest quâaucun foyer nâa plus Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© depuis quelques jours. Une accalmie qui, dâaprĂšs le Dr TaĂŻga, donne lieu dâespĂ©rer une reprise des activitĂ©s. DâoĂč lâappel Ă la vigilance et au respect de la veille sanitaire. Quant aux aviculteurs touchĂ©s, des procĂšs verbaux ont Ă©tĂ© dressĂ©s et leurs cas seront examinĂ©s.
En effet, depuis le 24 mai dernier, date de dĂ©claration du premier foyer de grippe aviaire le gouvernement a interdit la vente de poulets et dâĆufs, ordonnant lâabattage des volailles issues des foyers infectĂ©s. « Ces mesures salutaires, qui ont abouti Ă lâabattage dâenviron 54 000 volailles, visaient Ă restreindre lâĂ©pidĂ©mie et Ă protĂ©ger le cheptel sain et les consommateurs », ont dĂ©clarĂ© unanimement les membres du gouvernement. Des voix se sont Ă©levĂ©es pour dĂ©crier lâarrestation de Bernard Njonga, leader politique Ă la tĂȘte dâune manifestation dâaviculteurs plus tĂŽt dans la journĂ©e. Loin dâĂȘtre sourd Ă la dĂ©tresse des aviculteurs, le gouvernement souhaite avant tout que lâordre public soit respectĂ©. Ce qui explique, dâaprĂšs Issa Tchiroma, lâarrestation de ceux quâil a appelĂ© « des activistes ».
Par ailleurs, le gouvernement affirme avoir privilĂ©giĂ© lâĂ©radication de la maladie. « Le pays a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ© en trois zones, les zones de protection, celle de surveillance et les zone indemnes. Cette derniĂšre constitue la partie du pays non infectĂ©e oĂč lâactivitĂ© avicole se dĂ©roule normalement», a expliquĂ© le ministre TaĂŻga. Autre prĂ©occupation, la transmission de la maladie de la volaille Ă lâhomme. A ce sujet, le MinsantĂ©, AndrĂ© Mama Fouda, a relevĂ© quâaucun cas de grippe humaine dâorigine aviaire nâa Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă ce jour. « 474 personnes exposĂ©es ont Ă©tĂ© suivies par nos Ă©quipes. Bilan, aucun cas de contagion», a-t-il dĂ©clarĂ©.
MichĂšle FOGANG
National - Economie
Le Mincom, le MinsantĂ© et le Minepia indiquent que les conditions dâune reprise de la filiĂšre avicole sont pratiquement rĂ©unies.
La grippe aviaire sĂ©vit au Cameroun, mais la situation est actuellement sous-contrĂŽle. Dâune mĂȘme voix, avec un ton rassurant, le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) et le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement ont vĂ©hiculĂ© ce message face Ă la presse jeudi Ă YaoundĂ©. AprĂšs un exposĂ© sur lâĂ©tat des lieux actuel du secteur avicole et la gestion de la maladie, le ministre TaĂŻga a rĂ©pondu aux questions des journalistes.
En dehors de lâĂ©volution de la grippe aviaire, les prĂ©occupations ont portĂ© entre autres sur lâappui aux aviculteurs ayant perdu leur cheptel et la reprise des activitĂ©s dans les zones touchĂ©es. Aucune date nâa Ă©tĂ© donnĂ©e par le gouvernement concernant la levĂ©e des mesures restrictives. La bonne nouvelle, câest quâaucun foyer nâa plus Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© depuis quelques jours. Une accalmie qui, dâaprĂšs le Dr TaĂŻga, donne lieu dâespĂ©rer une reprise des activitĂ©s. DâoĂč lâappel Ă la vigilance et au respect de la veille sanitaire. Quant aux aviculteurs touchĂ©s, des procĂšs verbaux ont Ă©tĂ© dressĂ©s et leurs cas seront examinĂ©s.
En effet, depuis le 24 mai dernier, date de dĂ©claration du premier foyer de grippe aviaire le gouvernement a interdit la vente de poulets et dâĆufs, ordonnant lâabattage des volailles issues des foyers infectĂ©s. « Ces mesures salutaires, qui ont abouti Ă lâabattage dâenviron 54 000 volailles, visaient Ă restreindre lâĂ©pidĂ©mie et Ă protĂ©ger le cheptel sain et les consommateurs », ont dĂ©clarĂ© unanimement les membres du gouvernement. Des voix se sont Ă©levĂ©es pour dĂ©crier lâarrestation de Bernard Njonga, leader politique Ă la tĂȘte dâune manifestation dâaviculteurs plus tĂŽt dans la journĂ©e. Loin dâĂȘtre sourd Ă la dĂ©tresse des aviculteurs, le gouvernement souhaite avant tout que lâordre public soit respectĂ©. Ce qui explique, dâaprĂšs Issa Tchiroma, lâarrestation de ceux quâil a appelĂ© « des activistes ».
Par ailleurs, le gouvernement affirme avoir privilĂ©giĂ© lâĂ©radication de la maladie. « Le pays a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ© en trois zones, les zones de protection, celle de surveillance et les zone indemnes. Cette derniĂšre constitue la partie du pays non infectĂ©e oĂč lâactivitĂ© avicole se dĂ©roule normalement», a expliquĂ© le ministre TaĂŻga. Autre prĂ©occupation, la transmission de la maladie de la volaille Ă lâhomme. A ce sujet, le MinsantĂ©, AndrĂ© Mama Fouda, a relevĂ© quâaucun cas de grippe humaine dâorigine aviaire nâa Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă ce jour. « 474 personnes exposĂ©es ont Ă©tĂ© suivies par nos Ă©quipes. Bilan, aucun cas de contagion», a-t-il dĂ©clarĂ©.
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Grippe aviaire: le gouvernement rassure
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Autoroute Lolabé-Kribi-Edéa: lentement mais sûrement
Pierre Rostand ESSOMBA
National - Economie
les travaux de la phase I, longue de 38,5 kilomÚtres, sont actuellement réalisés à 25%.
LancĂ©s en fin 2013, pour une durĂ©e totale de 42 mois dont six de prĂ©paration et 36 dâexĂ©cution, les travaux de la phase I du projet de construction de lâautoroute LolabĂ©-Kribi-EdĂ©a, une distance de 38,5 kilomĂštres, sont Ă ce jour, rĂ©alisĂ©s Ă 25%. Le terrassement est entiĂšrement achevĂ©. A certains endroits, la chaussĂ©e prend dĂ©jĂ corps. Les techniciens de la China harbour engineering company (CHEC) et leurs collĂšgues camerounais font savoir que le chantier sera livrĂ© au deuxiĂšme semestre de 2018. Le corridor LolabĂ©-Kribi, une autoroute moderne dâune double chaussĂ©e Ă trois voies de 33,75 mĂštres de large, compte au total six grands ponts et 10 dalots. Deux Ă©changeurs seront Ă©galement construits. Pour rĂ©aliser ces ouvrages, dâaprĂšs les experts, la durĂ©e moyenne est estimĂ©e Ă 23 mois. En ce qui concerne les ponts, les travaux du plus grand, celui sur la riviĂšre LobĂ©, ont commencĂ©. Quant aux Ă©changeurs, rien ne se dessine.
Si les responsables de la CHEC, lâentreprise chinoise chargĂ©e dâexĂ©cuter les travaux, et le ComitĂ© de pilotage et de suivi du projet de rĂ©alisation du complexe industrialo-portuaire de Kribi sâaccordent Ă dire que la lenteur des travaux est due aux intempĂ©ries dont les fortes pluies qui tombent rĂ©guliĂšrement dans la zone, pour les employĂ©s et les riverains, les travaux piĂ©tinent Ă cause des mouvements dâhumeur. A propos des pluies, lâon sait que Kribi est une zone cĂŽtiĂšre trĂšs arrosĂ©e. « Depuis le mois de mai, il pleut presque tous les deux jours ici. Et ce sera comme ça jusquâen dĂ©but novembre. A ce rythme, nous ne pouvons pas Ă©voluer rapidement », fait savoir un cadre de CHEC.
Et il faut compter avec les mouvements de grĂšve des employĂ©s. Le dernier en date a couru du 16 au 21 juin 2016. Les employĂ©s de lâĂ©quipe III, basĂ©e au village Lendi, ont observĂ© six jours dâarrĂȘt de travail parce quâils rĂ©clamaient les meilleures conditions de travail. Entre autres revendications, ils demandent Ă lâentreprise chinoise dâappliquer la convention collective des bĂątiments et travaux publics. « Nous percevons 243 F lâheure et nous travaillons sept jours sur sept dans les conditions difficiles », disent-ils. Un terrain dâentente a Ă©tĂ© trouvĂ© le 21 juin dernier au cours dâune rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de lâOcĂ©an. Sauf que les riverains bloquent souvent aussi les travaux, rĂ©clamant le paiement de leurs indemnisations. A DomalĂ©, on pointe du doigt certaines personnes qui font recours Ă des pratiques mystiques pour ralentir le projet aussi longtemps que les champs et tombeaux de leurs ancĂȘtres ne seront pas indemnisĂ©sâŠ
Pierre Rostand ESSOMBA
National - Economie
les travaux de la phase I, longue de 38,5 kilomÚtres, sont actuellement réalisés à 25%.
LancĂ©s en fin 2013, pour une durĂ©e totale de 42 mois dont six de prĂ©paration et 36 dâexĂ©cution, les travaux de la phase I du projet de construction de lâautoroute LolabĂ©-Kribi-EdĂ©a, une distance de 38,5 kilomĂštres, sont Ă ce jour, rĂ©alisĂ©s Ă 25%. Le terrassement est entiĂšrement achevĂ©. A certains endroits, la chaussĂ©e prend dĂ©jĂ corps. Les techniciens de la China harbour engineering company (CHEC) et leurs collĂšgues camerounais font savoir que le chantier sera livrĂ© au deuxiĂšme semestre de 2018. Le corridor LolabĂ©-Kribi, une autoroute moderne dâune double chaussĂ©e Ă trois voies de 33,75 mĂštres de large, compte au total six grands ponts et 10 dalots. Deux Ă©changeurs seront Ă©galement construits. Pour rĂ©aliser ces ouvrages, dâaprĂšs les experts, la durĂ©e moyenne est estimĂ©e Ă 23 mois. En ce qui concerne les ponts, les travaux du plus grand, celui sur la riviĂšre LobĂ©, ont commencĂ©. Quant aux Ă©changeurs, rien ne se dessine.
Si les responsables de la CHEC, lâentreprise chinoise chargĂ©e dâexĂ©cuter les travaux, et le ComitĂ© de pilotage et de suivi du projet de rĂ©alisation du complexe industrialo-portuaire de Kribi sâaccordent Ă dire que la lenteur des travaux est due aux intempĂ©ries dont les fortes pluies qui tombent rĂ©guliĂšrement dans la zone, pour les employĂ©s et les riverains, les travaux piĂ©tinent Ă cause des mouvements dâhumeur. A propos des pluies, lâon sait que Kribi est une zone cĂŽtiĂšre trĂšs arrosĂ©e. « Depuis le mois de mai, il pleut presque tous les deux jours ici. Et ce sera comme ça jusquâen dĂ©but novembre. A ce rythme, nous ne pouvons pas Ă©voluer rapidement », fait savoir un cadre de CHEC.
Et il faut compter avec les mouvements de grĂšve des employĂ©s. Le dernier en date a couru du 16 au 21 juin 2016. Les employĂ©s de lâĂ©quipe III, basĂ©e au village Lendi, ont observĂ© six jours dâarrĂȘt de travail parce quâils rĂ©clamaient les meilleures conditions de travail. Entre autres revendications, ils demandent Ă lâentreprise chinoise dâappliquer la convention collective des bĂątiments et travaux publics. « Nous percevons 243 F lâheure et nous travaillons sept jours sur sept dans les conditions difficiles », disent-ils. Un terrain dâentente a Ă©tĂ© trouvĂ© le 21 juin dernier au cours dâune rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de lâOcĂ©an. Sauf que les riverains bloquent souvent aussi les travaux, rĂ©clamant le paiement de leurs indemnisations. A DomalĂ©, on pointe du doigt certaines personnes qui font recours Ă des pratiques mystiques pour ralentir le projet aussi longtemps que les champs et tombeaux de leurs ancĂȘtres ne seront pas indemnisĂ©sâŠ
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Autoroute Lolabé-Kribi-Edéa: lentement mais sûrement
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Amélioration des soins hospitaliers: une concertation nationale en vue
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Au Conseil de cabinet, le ministre de la SantĂ© publique en a fait lâannonce jeudi.
Ce serait peu dire que le systĂšme de santĂ© du Cameroun a Ă©tĂ© mis Ă rude Ă©preuve il y a quelques semaines. Au rang des griefs Ă son encontre, lâaccueil dans nos hĂŽpitaux, la qualitĂ© des soins, la prise en charge des urgences⊠Le gouvernement a dĂ©cidĂ© depuis lors de rĂ©agir. Des directives particuliĂšres du ministre de la SantĂ© publique (MINSANTE) ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux formations hospitaliĂšres oĂč il est notamment question de mettre lâaccent sur lâamĂ©lioration de lâimage quâoffre nos hĂŽpitaux en plaçant en avant, la santĂ© du patient. La prĂ©occupation est revenue jeudi au cours du Conseil de cabinet du mois de juin prĂ©sidĂ© par le Premier ministre, Philemon Yang. Face aux autres membres du gouvernement, AndrĂ© Mama Fouda, le MINSANTE a dĂ©livrĂ© une communication sur « lâĂ©tat des lieux et les perspectives dâĂ©volution du systĂšme hospitalier ». Occasion de faire le point de la rĂ©forme hospitaliĂšre en cours dans notre pays. « Nous sommes dans un processus qui a Ă©tĂ© lâobjet dâune grande concertation en 2005, et au bout de dix ans, nous avons un certain nombre de chantiers qui ont bien Ă©voluĂ© et dâautres qui trainent un peu » a-t-il laissĂ© entendre Ă lâissue des travaux.
AndrĂ© Mama Fouda, qui a soulignĂ© que des efforts restent Ă faire en ce qui concerne notamment la prise en charge des urgences, la formation des personnels, la gouvernance dans les hĂŽpitaux, a annoncĂ© lâouverture dans quelques jours dâune large concertation sur le secteur quâil dirige. Question pour les pouvoirs publics de trouver des solutions aux problĂšmes qui minent nos formations hospitaliĂšres et dont le moindre nâest pas lâobsolescence des textes qui gouvernent certains hĂŽpitaux et dont certains datent de 1968. Autre communication au cours de ces travaux, celle du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le Pr. Marie ThĂ©rĂšse Abena Ondoa sâest appesanti sur le phĂ©nomĂšne des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines qui a encore cours dans certaines rĂ©gions du pays. Enfin, le dĂ©roulement des examens de la session 2016, dont certains rĂ©sultats sont dĂ©jĂ disponibles aura Ă©tĂ© au centre de la communication des chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces secteurs.
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Au Conseil de cabinet, le ministre de la SantĂ© publique en a fait lâannonce jeudi.
Ce serait peu dire que le systĂšme de santĂ© du Cameroun a Ă©tĂ© mis Ă rude Ă©preuve il y a quelques semaines. Au rang des griefs Ă son encontre, lâaccueil dans nos hĂŽpitaux, la qualitĂ© des soins, la prise en charge des urgences⊠Le gouvernement a dĂ©cidĂ© depuis lors de rĂ©agir. Des directives particuliĂšres du ministre de la SantĂ© publique (MINSANTE) ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux formations hospitaliĂšres oĂč il est notamment question de mettre lâaccent sur lâamĂ©lioration de lâimage quâoffre nos hĂŽpitaux en plaçant en avant, la santĂ© du patient. La prĂ©occupation est revenue jeudi au cours du Conseil de cabinet du mois de juin prĂ©sidĂ© par le Premier ministre, Philemon Yang. Face aux autres membres du gouvernement, AndrĂ© Mama Fouda, le MINSANTE a dĂ©livrĂ© une communication sur « lâĂ©tat des lieux et les perspectives dâĂ©volution du systĂšme hospitalier ». Occasion de faire le point de la rĂ©forme hospitaliĂšre en cours dans notre pays. « Nous sommes dans un processus qui a Ă©tĂ© lâobjet dâune grande concertation en 2005, et au bout de dix ans, nous avons un certain nombre de chantiers qui ont bien Ă©voluĂ© et dâautres qui trainent un peu » a-t-il laissĂ© entendre Ă lâissue des travaux.
AndrĂ© Mama Fouda, qui a soulignĂ© que des efforts restent Ă faire en ce qui concerne notamment la prise en charge des urgences, la formation des personnels, la gouvernance dans les hĂŽpitaux, a annoncĂ© lâouverture dans quelques jours dâune large concertation sur le secteur quâil dirige. Question pour les pouvoirs publics de trouver des solutions aux problĂšmes qui minent nos formations hospitaliĂšres et dont le moindre nâest pas lâobsolescence des textes qui gouvernent certains hĂŽpitaux et dont certains datent de 1968. Autre communication au cours de ces travaux, celle du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le Pr. Marie ThĂ©rĂšse Abena Ondoa sâest appesanti sur le phĂ©nomĂšne des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines qui a encore cours dans certaines rĂ©gions du pays. Enfin, le dĂ©roulement des examens de la session 2016, dont certains rĂ©sultats sont dĂ©jĂ disponibles aura Ă©tĂ© au centre de la communication des chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces secteurs.
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Amélioration des soins hospitaliers: une concertation nationale en vue
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Leçons d'une session parlementaire intense
Jean Francis BELIBI et Jeanine FANKAM
National - Politique
La deuxiĂšme rencontre des parlementaires pour le compte de lâannĂ©e lĂ©gislative en cours va certainement rentrer dans lâHistoire.
Palais de Verre de Ngoa EkellĂ© vendredi dernier, il est bientĂŽt 13h. Cavaye YeguiĂ© Djibril, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale annonce lâadoption de lâamendement de lâarticle 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal.
On sent comme un soulagement. Ledit article a soulevĂ© des passions au parlement et au sein de lâopinion publique. AdoptĂ© dans un premier temps par lâAssemblĂ©e nationale, lâarticle 127 a subi un amendement introduit par le gouvernement au SĂ©nat. Cette réécriture a densifiĂ© la navette parlementaire qui a rarement Ă©tĂ© aussi active quâĂ cette session de juin 2016. CâĂ©tait lâun des faits majeurs de la session clĂŽturĂ©e vendredi dernier. Lâagitation autour de lâarticle 127 a poussĂ© plus dâune personne au-devant de la scĂšne mĂ©diatique: le prĂ©sident du barreau, les magistrats, les parlementaires, les avocats, etc.
Si le texte est retournĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale pour examen et adoption de cette modification, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle 30 de la Constitution, les dĂ©putĂ©s ont du mal Ă accepter ce qui leur est demandĂ©. Cavaye YeguiĂ© Djibril va donc devoir leur rĂ©vĂ©ler que lâamendement vient directement de la prĂ©sidence. Lâon croyait ĂȘtre sorti du dĂ©bat que le Social democratic front (SDF), par la voix de son prĂ©sident de groupe, Joseph Banadzem, introduisait une question prĂ©judicielle qui demandait le retrait pur et simple du texte pour lâouverture dâune large concertation Ă son sujet. Par 110 voix contre 15, celle-ci est rejetĂ©e. Laurent Esso, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux sâest par ailleurs Ă©vertuĂ© Ă apporter des explications complĂ©mentaires, notamment lorsquâil a indiquĂ© que « lâimmunitĂ© ne veut pas dire impunitĂ© » ou alors que « les actes dĂ©tachables du service ne sont couverts par aucune immunitĂ© ». Le texte sera finalement adoptĂ©. Puis est venue la phase protocolaire de clĂŽture.
Au SĂ©nat, les rideaux sont tombĂ©s autour de 16h dans une ambiance plus sereine empreinte dâun sentiment de travail bien accompli. Marcel Niat Njifenji a insistĂ© sur les autres projets de lois adoptĂ©s et dont lâimportance est toute aussi Ă©vidente pour le pays. Il a particuliĂšrement attirĂ© lâattention sur lâAccord de Paris sur le climat pour rappeler que « loin dâĂȘtre seulement un sujet dâactualitĂ©, les changements climatiques se prĂ©sentent comme lâun des principaux dĂ©fis de ce 21e siĂšcle ».
Jean Francis BELIBI et Jeanine FANKAM
National - Politique
La deuxiĂšme rencontre des parlementaires pour le compte de lâannĂ©e lĂ©gislative en cours va certainement rentrer dans lâHistoire.
Palais de Verre de Ngoa EkellĂ© vendredi dernier, il est bientĂŽt 13h. Cavaye YeguiĂ© Djibril, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale annonce lâadoption de lâamendement de lâarticle 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal.
On sent comme un soulagement. Ledit article a soulevĂ© des passions au parlement et au sein de lâopinion publique. AdoptĂ© dans un premier temps par lâAssemblĂ©e nationale, lâarticle 127 a subi un amendement introduit par le gouvernement au SĂ©nat. Cette réécriture a densifiĂ© la navette parlementaire qui a rarement Ă©tĂ© aussi active quâĂ cette session de juin 2016. CâĂ©tait lâun des faits majeurs de la session clĂŽturĂ©e vendredi dernier. Lâagitation autour de lâarticle 127 a poussĂ© plus dâune personne au-devant de la scĂšne mĂ©diatique: le prĂ©sident du barreau, les magistrats, les parlementaires, les avocats, etc.
Si le texte est retournĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale pour examen et adoption de cette modification, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle 30 de la Constitution, les dĂ©putĂ©s ont du mal Ă accepter ce qui leur est demandĂ©. Cavaye YeguiĂ© Djibril va donc devoir leur rĂ©vĂ©ler que lâamendement vient directement de la prĂ©sidence. Lâon croyait ĂȘtre sorti du dĂ©bat que le Social democratic front (SDF), par la voix de son prĂ©sident de groupe, Joseph Banadzem, introduisait une question prĂ©judicielle qui demandait le retrait pur et simple du texte pour lâouverture dâune large concertation Ă son sujet. Par 110 voix contre 15, celle-ci est rejetĂ©e. Laurent Esso, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux sâest par ailleurs Ă©vertuĂ© Ă apporter des explications complĂ©mentaires, notamment lorsquâil a indiquĂ© que « lâimmunitĂ© ne veut pas dire impunitĂ© » ou alors que « les actes dĂ©tachables du service ne sont couverts par aucune immunitĂ© ». Le texte sera finalement adoptĂ©. Puis est venue la phase protocolaire de clĂŽture.
Au SĂ©nat, les rideaux sont tombĂ©s autour de 16h dans une ambiance plus sereine empreinte dâun sentiment de travail bien accompli. Marcel Niat Njifenji a insistĂ© sur les autres projets de lois adoptĂ©s et dont lâimportance est toute aussi Ă©vidente pour le pays. Il a particuliĂšrement attirĂ© lâattention sur lâAccord de Paris sur le climat pour rappeler que « loin dâĂȘtre seulement un sujet dâactualitĂ©, les changements climatiques se prĂ©sentent comme lâun des principaux dĂ©fis de ce 21e siĂšcle ».
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Des lignes de téléphone mobile suspendues
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Les opérateurs ont procédé, dÚs le 1er juillet dernier, à la désactivation des puces non-identifiées. Des réactivations sont en cours.
« NumĂ©ro non-attribuĂ© ». Le gouvernement et les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile sont passĂ©s de lâultimatum Ă la sanction. Ils ont procĂ©dĂ©, Ă partir du 1er juillet dernier, Ă la suspension progressive des abonnĂ©s non-identifiĂ©s. Vendredi dernier, Orange a annoncĂ© dans un communiquĂ©, la dĂ©sactivation des puces des clients qui nâont pas pu se faire identiïŹer dans les normes au 30 juin 2016. « Toutes les lignes tĂ©lĂ©phoniques suspendues ne peuvent plus Ă©mettre dâappels, ni de SMS, ni accĂ©der Ă internet », prĂ©cise le document. Pareillement, selon Parfait Nguele Ze, chef de lâagence commerciale de Camtel (Jamot), lâopĂ©rateur a lancĂ© la dĂ©sactivation des puces dĂšs le lendemain de la fin de la pĂ©riode dâidentification. Une Ă©quipe du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) sĂ©journe actuellement Ă Douala pour Ă©valuer le nombre de cartes SIM dĂ©sactivĂ©es chez lâensemble des opĂ©rateurs.
Mais dĂ©jĂ , lâagence Camtel de Jamot peut se rĂ©jouir dâĂȘtre rentrĂ©e dans ses chiffres. Car, deux semaines avant la clĂŽture de lâopĂ©ration, lâagence de Camtel Ă©tait presquâau terme du processus. « Nous avons eu plus de 90% de participation. Le reste des lignes ont Ă©tĂ© suspendues. Nous nâavons pas reçu de plaintes. Ces lignes Ă©taient sĂ»rement non utilisĂ©es ou abandonnĂ©es par des clients », explique Parfait Nguele Ze. A Nexttel, le processus avait atteint les 80% quelques jours avant la fin de lâidentification. Dans la mĂȘme lancĂ©e, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINPOSTEL pour le Sud-Ouest, Nkwelle Epie, a fait le point sur le processus dâidentification dans la rĂ©gion. Il en ressort quâau 1er juillet 2016, le taux dâidentification se trouvait entre 70 et 75% en particulier dans les zones urbaines.
Toutefois, il est possible, pour les abonnĂ©s sanctionnĂ©s, de rĂ©tablir leurs lignes aprĂšs identiïŹcation auprĂšs des diffĂ©rents opĂ©rateurs. Ceux-ci doivent se prĂ©senter dans les points dâidentification munis de leur carte nationale dâidentitĂ©, du passeport ou de la carte de sĂ©jour pour les Ă©trangers rĂ©sidants au Cameroun. Le rĂ©tablissement ne nĂ©cessite pas de changement de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Câest ainsi que tout au long du week-end dernier, des abonnĂ©s se rendaient au compte-goutte dans les centres dâidentification de MTN pour rĂ©gulariser leur situation.
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Les opérateurs ont procédé, dÚs le 1er juillet dernier, à la désactivation des puces non-identifiées. Des réactivations sont en cours.
« NumĂ©ro non-attribuĂ© ». Le gouvernement et les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile sont passĂ©s de lâultimatum Ă la sanction. Ils ont procĂ©dĂ©, Ă partir du 1er juillet dernier, Ă la suspension progressive des abonnĂ©s non-identifiĂ©s. Vendredi dernier, Orange a annoncĂ© dans un communiquĂ©, la dĂ©sactivation des puces des clients qui nâont pas pu se faire identiïŹer dans les normes au 30 juin 2016. « Toutes les lignes tĂ©lĂ©phoniques suspendues ne peuvent plus Ă©mettre dâappels, ni de SMS, ni accĂ©der Ă internet », prĂ©cise le document. Pareillement, selon Parfait Nguele Ze, chef de lâagence commerciale de Camtel (Jamot), lâopĂ©rateur a lancĂ© la dĂ©sactivation des puces dĂšs le lendemain de la fin de la pĂ©riode dâidentification. Une Ă©quipe du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) sĂ©journe actuellement Ă Douala pour Ă©valuer le nombre de cartes SIM dĂ©sactivĂ©es chez lâensemble des opĂ©rateurs.
Mais dĂ©jĂ , lâagence Camtel de Jamot peut se rĂ©jouir dâĂȘtre rentrĂ©e dans ses chiffres. Car, deux semaines avant la clĂŽture de lâopĂ©ration, lâagence de Camtel Ă©tait presquâau terme du processus. « Nous avons eu plus de 90% de participation. Le reste des lignes ont Ă©tĂ© suspendues. Nous nâavons pas reçu de plaintes. Ces lignes Ă©taient sĂ»rement non utilisĂ©es ou abandonnĂ©es par des clients », explique Parfait Nguele Ze. A Nexttel, le processus avait atteint les 80% quelques jours avant la fin de lâidentification. Dans la mĂȘme lancĂ©e, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINPOSTEL pour le Sud-Ouest, Nkwelle Epie, a fait le point sur le processus dâidentification dans la rĂ©gion. Il en ressort quâau 1er juillet 2016, le taux dâidentification se trouvait entre 70 et 75% en particulier dans les zones urbaines.
Toutefois, il est possible, pour les abonnĂ©s sanctionnĂ©s, de rĂ©tablir leurs lignes aprĂšs identiïŹcation auprĂšs des diffĂ©rents opĂ©rateurs. Ceux-ci doivent se prĂ©senter dans les points dâidentification munis de leur carte nationale dâidentitĂ©, du passeport ou de la carte de sĂ©jour pour les Ă©trangers rĂ©sidants au Cameroun. Le rĂ©tablissement ne nĂ©cessite pas de changement de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Câest ainsi que tout au long du week-end dernier, des abonnĂ©s se rendaient au compte-goutte dans les centres dâidentification de MTN pour rĂ©gulariser leur situation.
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Des lignes de téléphone mobile suspendues
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FĂȘte de fin de Ramadan: derniers rĂ©glages
Elise ZIEMINE
National - Société
Dans les marchés, les domiciles et mosquées, les préparatifs vont bon train pour les festivités prévues mardi ou mercredi.
Mine peu rayonnante et la voix cassĂ©e, Ngarba Babaguinda sort de la MosquĂ©e centrale de YaoundĂ© au quartier Briqueterie, ce samedi Ă YaoundĂ©. Agent immobilier, lâhomme a mis son job de cĂŽtĂ© durant ses derniers jours de Ramadan pour se consacrer Ă Allah. PriĂšres, mĂ©ditations sont dĂ©sormais son menu quotidien. « Nous avons entamĂ© des priĂšres nocturnes du laylet-ul-kadr ou la nuit du destin, depuis le 20e jour de Ramadan. Allah peut dĂ©cider de positiver le destin au cours de cette nuit et un acte d'adoration qui y a lieu est meilleur que mille mois », explique-t-il, esquissant un lĂ©ger sourire.
Et pour voir son destin transformer par le Tout-puissant, il affirme ĂȘtre dâattaque mĂȘme si le physique le trahit. « Je ne suis pas fatiguĂ©. Je suis capable dâaller jusquâau bout, mĂȘme si la fĂȘte câest mercredi. Nous avons commencĂ© le jeĂ»ne 6 juin dernier et il devrait normalement finir entre lundi ou mardi. Câest Ă la vue de la lune que nous arrĂȘterons », soutient-il. A lâen croire, le Ramadan fait partie des cinq piliers de lâislam. Un musulman doit faire les cinq priĂšres quotidiennes, jeĂ»ner, faire lâaumĂŽne et si possible aller en pĂšlerinage Ă la Mecque. Le jeĂ»ne est donc pour lui un devoir mais surtout une raison dâexister.
A cĂŽtĂ© des priĂšres, câest la quĂȘte de l'aumĂŽne de purification du jeĂ»ne qui occupe plusieurs fidĂšles en ces derniers jours de Ramadan. « Cette aumĂŽne constituĂ©e de l'aliment de base de la communautĂ© comme le riz ou le maĂŻs, est offerte aux fidĂšles dĂ©munis afin qu'ils puissent eux aussi, avoir de quoi manger le jour de la fĂȘte. On l'offre un ou deux jours avant la fĂȘte ou mĂȘme le jour-J, avant de se rendre au lieu de priĂšre», Ă©claire Bouba, un fidĂšle musulman.
Au-delĂ de ces aspects, la bouffe prĂ©occupe Ă©galement. Dans les marchĂ©s, des femmes font des emplettes. Viandes, poissons, riz sont achetĂ©s en grande quantitĂ©. « Comme je sais que la fĂȘte aura lieu entre mardi et mercredi, jâai prĂ©fĂ©rĂ© faire les courses ce samedi pour ne pas ĂȘtre bousculĂ©e dimanche ou lundi », relate MaĂŻmouna E., femme au foyer. Les ateliers de couture tournent Ă plein rĂ©gime pour ne pas dĂ©cevoir ceux qui veulent ĂȘtre sur leur 31. Chacun semble tirer la couverture de son cĂŽtĂ© pour une belle fĂȘte le moment venu.
Elise ZIEMINE
National - Société
Dans les marchés, les domiciles et mosquées, les préparatifs vont bon train pour les festivités prévues mardi ou mercredi.
Mine peu rayonnante et la voix cassĂ©e, Ngarba Babaguinda sort de la MosquĂ©e centrale de YaoundĂ© au quartier Briqueterie, ce samedi Ă YaoundĂ©. Agent immobilier, lâhomme a mis son job de cĂŽtĂ© durant ses derniers jours de Ramadan pour se consacrer Ă Allah. PriĂšres, mĂ©ditations sont dĂ©sormais son menu quotidien. « Nous avons entamĂ© des priĂšres nocturnes du laylet-ul-kadr ou la nuit du destin, depuis le 20e jour de Ramadan. Allah peut dĂ©cider de positiver le destin au cours de cette nuit et un acte d'adoration qui y a lieu est meilleur que mille mois », explique-t-il, esquissant un lĂ©ger sourire.
Et pour voir son destin transformer par le Tout-puissant, il affirme ĂȘtre dâattaque mĂȘme si le physique le trahit. « Je ne suis pas fatiguĂ©. Je suis capable dâaller jusquâau bout, mĂȘme si la fĂȘte câest mercredi. Nous avons commencĂ© le jeĂ»ne 6 juin dernier et il devrait normalement finir entre lundi ou mardi. Câest Ă la vue de la lune que nous arrĂȘterons », soutient-il. A lâen croire, le Ramadan fait partie des cinq piliers de lâislam. Un musulman doit faire les cinq priĂšres quotidiennes, jeĂ»ner, faire lâaumĂŽne et si possible aller en pĂšlerinage Ă la Mecque. Le jeĂ»ne est donc pour lui un devoir mais surtout une raison dâexister.
A cĂŽtĂ© des priĂšres, câest la quĂȘte de l'aumĂŽne de purification du jeĂ»ne qui occupe plusieurs fidĂšles en ces derniers jours de Ramadan. « Cette aumĂŽne constituĂ©e de l'aliment de base de la communautĂ© comme le riz ou le maĂŻs, est offerte aux fidĂšles dĂ©munis afin qu'ils puissent eux aussi, avoir de quoi manger le jour de la fĂȘte. On l'offre un ou deux jours avant la fĂȘte ou mĂȘme le jour-J, avant de se rendre au lieu de priĂšre», Ă©claire Bouba, un fidĂšle musulman.
Au-delĂ de ces aspects, la bouffe prĂ©occupe Ă©galement. Dans les marchĂ©s, des femmes font des emplettes. Viandes, poissons, riz sont achetĂ©s en grande quantitĂ©. « Comme je sais que la fĂȘte aura lieu entre mardi et mercredi, jâai prĂ©fĂ©rĂ© faire les courses ce samedi pour ne pas ĂȘtre bousculĂ©e dimanche ou lundi », relate MaĂŻmouna E., femme au foyer. Les ateliers de couture tournent Ă plein rĂ©gime pour ne pas dĂ©cevoir ceux qui veulent ĂȘtre sur leur 31. Chacun semble tirer la couverture de son cĂŽtĂ© pour une belle fĂȘte le moment venu.
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ArrĂȘt cardiaque, encore un sportif qui tombe
Josiane R. MATIA
National - Sport
Le basketteur Charles Sibetcheu est décédé samedi à Yaoundé aprÚs un match.
La nouvelle du dĂ©cĂšs de Charles Youmbi Sibetcheu nâa pas fini de choquer les amateurs de basketball. Et pour cause ! LâarriĂšre des Lions a Ă©tĂ© victime dâun arrĂȘt cardiaque alors quâil venait de disputer un match de gala samedi 02 juillet Ă YaoundĂ©.
« Lui et ses coĂ©quipiers cĂ©lĂ©braient la victoire quand il est subitement tombĂ©. Ils ont essayĂ© de le rĂ©animer et il semblait Ă un moment conscient. On lâa transportĂ© Ă lâhĂŽpital mais câĂ©tait trop tard », tĂ©moigne un proche du joueur. Lâinternational camerounais, nĂ© le 19 mai 1985, Ă©voluait jusquâĂ son dĂ©cĂšs au Stade de Vanves en Nationale 2 (4e division française). Son club lui a dâailleurs rendu hommage sur le net, saluant « un grand homme, une personne dâune extrĂȘme gĂ©nĂ©rositĂ© ».
Ancien joueur de Samazan, Garonne et Marmande, Sibetcheu, alias « Beutch » Ă©tait un joueur reconnu des divisions semi-professionnelles françaises. Le numĂ©ro 6 des Lions indomptables Ă©tait connu pour sa justesse dans les shoots, surtout ceux Ă trois points quâil affectionnait particuliĂšrement. Son dĂ©cĂšs brusque nâest pas sans rappeler ceux des footballeurs Patrick Ekeng et Christelle Djomnang, il y a quelques mois, un peu dans les mĂȘmes conditions.
Josiane R. MATIA
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Le basketteur Charles Sibetcheu est décédé samedi à Yaoundé aprÚs un match.
La nouvelle du dĂ©cĂšs de Charles Youmbi Sibetcheu nâa pas fini de choquer les amateurs de basketball. Et pour cause ! LâarriĂšre des Lions a Ă©tĂ© victime dâun arrĂȘt cardiaque alors quâil venait de disputer un match de gala samedi 02 juillet Ă YaoundĂ©.
« Lui et ses coĂ©quipiers cĂ©lĂ©braient la victoire quand il est subitement tombĂ©. Ils ont essayĂ© de le rĂ©animer et il semblait Ă un moment conscient. On lâa transportĂ© Ă lâhĂŽpital mais câĂ©tait trop tard », tĂ©moigne un proche du joueur. Lâinternational camerounais, nĂ© le 19 mai 1985, Ă©voluait jusquâĂ son dĂ©cĂšs au Stade de Vanves en Nationale 2 (4e division française). Son club lui a dâailleurs rendu hommage sur le net, saluant « un grand homme, une personne dâune extrĂȘme gĂ©nĂ©rositĂ© ».
Ancien joueur de Samazan, Garonne et Marmande, Sibetcheu, alias « Beutch » Ă©tait un joueur reconnu des divisions semi-professionnelles françaises. Le numĂ©ro 6 des Lions indomptables Ă©tait connu pour sa justesse dans les shoots, surtout ceux Ă trois points quâil affectionnait particuliĂšrement. Son dĂ©cĂšs brusque nâest pas sans rappeler ceux des footballeurs Patrick Ekeng et Christelle Djomnang, il y a quelques mois, un peu dans les mĂȘmes conditions.
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Camair Co: le Dja de retour
Mireille ONANA MEBENGA
National - Economie
AprÚs avoir passé 6 mois en Ethiopie pour maintenance, le Boeing 767 a atterri à Douala samedi.
Câest Ă 19h20 ce samedi 2 juillet que le Boeing 767, Le Dja de la compagnie aĂ©rienne camerounaise Camair-Co, en provenance dâAddis-Abeba, la capitale Ă©thiopienne, sâest posĂ© sur le tarmac de lâaĂ©roport international de Douala. « Le Dja » est de retour ! », pouvaient alors sâexclamer les quelques personnes prĂ©sentes sur le site, ainsi que le personnel Ă terre.
A son bord, lâavion transportait uniquement lâĂ©quipage, Ă savoir les pilotes et des mĂ©caniciens. « Ăa fait exactement six mois que lâappareil a passĂ©s en Ethiopie pour des raisons de maintenance technique », explique lâun des mĂ©caniciens approchĂ© par CT. Pour lâaccueillir, ni tambour ni trompette, juste quelques hommes et femmes de mĂ©dias, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Camair Co, Jean-Paul Nana Sandjo, assistĂ© de membres de son personnel.
Lorsque lâavion se stabilise sur la piste, aprĂšs quelques manĆuvres, pas grand chose Ă signaler. Vu de lâextĂ©rieur, lâappareil brille dâune nouvelle jeunesse aprĂšs la « cure » Ă©thiopienne. Un tour rapide Ă lâintĂ©rieur permet de faire le mĂȘme constat. Le Boeing 767, parti en rĂ©vision en Ethiopie, en revient rajeuni. Tout est propre, les siĂšges comme lâespace rĂ©servĂ© aux commoditĂ©s. Jean-Paul Nana Sandjo dira : « Le Boeing 767 est prĂȘt pour le voyage, tout a Ă©tĂ© remis Ă neuf. Il peut reprendre les vols ». Il ajoutera : « Il y a juste de petits contrĂŽles Ă faire au niveau du Cameroun et de la Camair-Co, ainsi que des formalitĂ©s administratives ». Le Dja a une capacitĂ© de 220 passagers.
Mireille ONANA MEBENGA
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AprÚs avoir passé 6 mois en Ethiopie pour maintenance, le Boeing 767 a atterri à Douala samedi.
Câest Ă 19h20 ce samedi 2 juillet que le Boeing 767, Le Dja de la compagnie aĂ©rienne camerounaise Camair-Co, en provenance dâAddis-Abeba, la capitale Ă©thiopienne, sâest posĂ© sur le tarmac de lâaĂ©roport international de Douala. « Le Dja » est de retour ! », pouvaient alors sâexclamer les quelques personnes prĂ©sentes sur le site, ainsi que le personnel Ă terre.
A son bord, lâavion transportait uniquement lâĂ©quipage, Ă savoir les pilotes et des mĂ©caniciens. « Ăa fait exactement six mois que lâappareil a passĂ©s en Ethiopie pour des raisons de maintenance technique », explique lâun des mĂ©caniciens approchĂ© par CT. Pour lâaccueillir, ni tambour ni trompette, juste quelques hommes et femmes de mĂ©dias, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Camair Co, Jean-Paul Nana Sandjo, assistĂ© de membres de son personnel.
Lorsque lâavion se stabilise sur la piste, aprĂšs quelques manĆuvres, pas grand chose Ă signaler. Vu de lâextĂ©rieur, lâappareil brille dâune nouvelle jeunesse aprĂšs la « cure » Ă©thiopienne. Un tour rapide Ă lâintĂ©rieur permet de faire le mĂȘme constat. Le Boeing 767, parti en rĂ©vision en Ethiopie, en revient rajeuni. Tout est propre, les siĂšges comme lâespace rĂ©servĂ© aux commoditĂ©s. Jean-Paul Nana Sandjo dira : « Le Boeing 767 est prĂȘt pour le voyage, tout a Ă©tĂ© remis Ă neuf. Il peut reprendre les vols ». Il ajoutera : « Il y a juste de petits contrĂŽles Ă faire au niveau du Cameroun et de la Camair-Co, ainsi que des formalitĂ©s administratives ». Le Dja a une capacitĂ© de 220 passagers.
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Les avancées de la réforme de l'Etat civil
Jeanine FANKAM
National - Politique
LâĂ©valuation de la rĂ©habilitation engagĂ©e en 2007 a Ă©tĂ© faite jeudi Ă YaoundĂ© Ă la faveur des assises nationales sur le sujet.
Ils sont venus de tous les arrondissements du pays pour faire le point sur la rĂ©forme engagĂ©e en 2007. SecrĂ©taires, officiers dâĂ©tat-civil, autres personnalitĂ©s intervenant dans ce secteur. Ceci pour une Ă©valuation Ă mi-parcours de la rĂ©forme en cours dans ce secteur. LâĂ©laboration du cadre juridique est bouclĂ©e. La loi portant organisation de lâĂ©tat civil a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2011. Elle vise Ă amĂ©liorer le taux dâenregistrement. Le bureau national de lâEtat civil (BUNEC), cheville ouvriĂšre de ce nouveau systĂšme a Ă©tĂ© créé en 2015. A cela il faut ajouter lâapprobation du programme de rĂ©habilitation dont le but est de parvenir Ă la sĂ©curisation des donnĂ©es et lâĂ©laboration dâun fichier national.
On est rendu au cap de la formation des acteurs aprĂšs des campagnes touts azimuts sur la sensibilisation des communautĂ©s. Le ministĂšre de lâEducation de base a acceptĂ© dâintĂ©grer cette notion dans les programmes scolaires, ceci pour inscrire la rĂ©forme dans la durĂ©e. Rien nâest nĂ©gligĂ©, a affirmĂ© hier RenĂ© Emmanuel Sadi, le ministre de lâAdministration territoriale et de la dĂ©centralisation (MINATD) pour parvenir Ă une prise de conscience collective et un meilleur ancrage de lâimportance des actes dâĂ©tat civil dans les esprits de tous les acteurs. Il prĂ©sidait les travaux au nom du Premier ministre.
Une autre Ă©tape sera bientĂŽt franchie dans cette perspective de restructuration du systĂšme. Il sâagit de la rĂ©novation et Ă©quipement de 30 centres dans les rĂ©gions, la construction de lâimmeuble siĂšge du BUNEC Ă YaoundĂ©. Le processus dâinformatisation des enregistrements est le nĆud gordien de la rĂ©forme. Câest cette numĂ©risation qui garantira la fiabilitĂ© attendue. Des financements pour les Ă©tudes prĂ©liminaires sont disponibles, a confiĂ© RenĂ© Emmanuel Sadi. La France a contribuĂ© pour un peu plus dâun milliard de F.
Dans tout le pays, les magistrats municipaux et leurs collaborateurs Ćuvrent pour obtenir les rĂ©sultats : augmenter le taux dâenregistrement.
Jeanine FANKAM
National - Politique
LâĂ©valuation de la rĂ©habilitation engagĂ©e en 2007 a Ă©tĂ© faite jeudi Ă YaoundĂ© Ă la faveur des assises nationales sur le sujet.
Ils sont venus de tous les arrondissements du pays pour faire le point sur la rĂ©forme engagĂ©e en 2007. SecrĂ©taires, officiers dâĂ©tat-civil, autres personnalitĂ©s intervenant dans ce secteur. Ceci pour une Ă©valuation Ă mi-parcours de la rĂ©forme en cours dans ce secteur. LâĂ©laboration du cadre juridique est bouclĂ©e. La loi portant organisation de lâĂ©tat civil a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2011. Elle vise Ă amĂ©liorer le taux dâenregistrement. Le bureau national de lâEtat civil (BUNEC), cheville ouvriĂšre de ce nouveau systĂšme a Ă©tĂ© créé en 2015. A cela il faut ajouter lâapprobation du programme de rĂ©habilitation dont le but est de parvenir Ă la sĂ©curisation des donnĂ©es et lâĂ©laboration dâun fichier national.
On est rendu au cap de la formation des acteurs aprĂšs des campagnes touts azimuts sur la sensibilisation des communautĂ©s. Le ministĂšre de lâEducation de base a acceptĂ© dâintĂ©grer cette notion dans les programmes scolaires, ceci pour inscrire la rĂ©forme dans la durĂ©e. Rien nâest nĂ©gligĂ©, a affirmĂ© hier RenĂ© Emmanuel Sadi, le ministre de lâAdministration territoriale et de la dĂ©centralisation (MINATD) pour parvenir Ă une prise de conscience collective et un meilleur ancrage de lâimportance des actes dâĂ©tat civil dans les esprits de tous les acteurs. Il prĂ©sidait les travaux au nom du Premier ministre.
Une autre Ă©tape sera bientĂŽt franchie dans cette perspective de restructuration du systĂšme. Il sâagit de la rĂ©novation et Ă©quipement de 30 centres dans les rĂ©gions, la construction de lâimmeuble siĂšge du BUNEC Ă YaoundĂ©. Le processus dâinformatisation des enregistrements est le nĆud gordien de la rĂ©forme. Câest cette numĂ©risation qui garantira la fiabilitĂ© attendue. Des financements pour les Ă©tudes prĂ©liminaires sont disponibles, a confiĂ© RenĂ© Emmanuel Sadi. La France a contribuĂ© pour un peu plus dâun milliard de F.
Dans tout le pays, les magistrats municipaux et leurs collaborateurs Ćuvrent pour obtenir les rĂ©sultats : augmenter le taux dâenregistrement.
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Deux otages libérés par la 31e BRIM
Alain MAZDA
Régions - Adamaoua
La traque se poursuit afin de mettre hors dâĂ©tat de nuire deux des quatre malfrats impliquĂ©s.
La collaboration forces de maintien de lâordre, comitĂ©s de vigilances et autoritĂ©s administratives vient une fois de plus de porter ses fruits. En fin de semaine derniĂšre, en effet, Bassoro Abdourahim, 50 ans, chef berger et Hamadou 45 ans, bouvier, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s des griffes de leurs ravisseurs aprĂšs des Ă©changes de coups de feu nourris entre malfrats et les soldats de la 31e BRIM.
Lors des combats, des armes de guerre ainsi que de munitions ont été récupérées. Des talismans, des couteaux, du chanvre indien et des menottes aussi. Deux malfrats ont été tués. Deux autres sont encore en cavale. Mais pas pour longtemps. Puisque des éléments de la 31e BRIM les traquent dans leurs plus profonds retranchements. Retour sur les faits. Dans la nuit du 23 au 24 juin dernier, les deux bergers ne se doutent de rien. Ils se reposent aprÚs une longue journée de labeur.
Quatre malfrats font irruption dans la ferme oĂč se trouvent les bergers avec leurs animaux. Ils les tiennent en respect. Les armes de guerre dont disposent les ravisseurs sont suffisamment dissuasives. Ceux-ci ne peinent pas Ă ligoter « leurs proies ». Puis, ils prennent le cap de Mandourou, une bourgade de lâarrondissement de Martap, dĂ©partement de la Vina. Des villageois sont aussitĂŽt au fait de lâenlĂšvement, grĂące au comitĂ© de vigilance actif Ă cette heure tardive de la nuit. Renseignement est donnĂ© Ă lâautoritĂ© traditionnelle qui informe lâautoritĂ© administrative. Câest ainsi que le colonel AssoualaĂŻ Blama, commandant de la 31e BRIM est Ă©galement mis au courant. Il dĂ©ploie aussitĂŽt ses hommes.
Les ravisseurs espĂ©raient, grĂące Ă leur prise, faire chanter leur maĂźtre, opĂ©rateur Ă©conomique bien connu dans la rĂ©gion. Mal leur en a pris. Cette fois, les populations bien averties ne font plus leur jeu. DĂ©sormais, ils renseignent les FMO. AprĂšs avoir libĂ©rĂ© les deux bergers, le commandant de la 31e BRIM fĂ©licite « la franche collaboration des populations ». Il invite donc ces populations Ă poursuivre sans relĂąche sur cette voie afin de venir Ă bout de ce phĂ©nomĂšne de lâinsĂ©curitĂ© rurale.
Alain MAZDA
Régions - Adamaoua
La traque se poursuit afin de mettre hors dâĂ©tat de nuire deux des quatre malfrats impliquĂ©s.
La collaboration forces de maintien de lâordre, comitĂ©s de vigilances et autoritĂ©s administratives vient une fois de plus de porter ses fruits. En fin de semaine derniĂšre, en effet, Bassoro Abdourahim, 50 ans, chef berger et Hamadou 45 ans, bouvier, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s des griffes de leurs ravisseurs aprĂšs des Ă©changes de coups de feu nourris entre malfrats et les soldats de la 31e BRIM.
Lors des combats, des armes de guerre ainsi que de munitions ont été récupérées. Des talismans, des couteaux, du chanvre indien et des menottes aussi. Deux malfrats ont été tués. Deux autres sont encore en cavale. Mais pas pour longtemps. Puisque des éléments de la 31e BRIM les traquent dans leurs plus profonds retranchements. Retour sur les faits. Dans la nuit du 23 au 24 juin dernier, les deux bergers ne se doutent de rien. Ils se reposent aprÚs une longue journée de labeur.
Quatre malfrats font irruption dans la ferme oĂč se trouvent les bergers avec leurs animaux. Ils les tiennent en respect. Les armes de guerre dont disposent les ravisseurs sont suffisamment dissuasives. Ceux-ci ne peinent pas Ă ligoter « leurs proies ». Puis, ils prennent le cap de Mandourou, une bourgade de lâarrondissement de Martap, dĂ©partement de la Vina. Des villageois sont aussitĂŽt au fait de lâenlĂšvement, grĂące au comitĂ© de vigilance actif Ă cette heure tardive de la nuit. Renseignement est donnĂ© Ă lâautoritĂ© traditionnelle qui informe lâautoritĂ© administrative. Câest ainsi que le colonel AssoualaĂŻ Blama, commandant de la 31e BRIM est Ă©galement mis au courant. Il dĂ©ploie aussitĂŽt ses hommes.
Les ravisseurs espĂ©raient, grĂące Ă leur prise, faire chanter leur maĂźtre, opĂ©rateur Ă©conomique bien connu dans la rĂ©gion. Mal leur en a pris. Cette fois, les populations bien averties ne font plus leur jeu. DĂ©sormais, ils renseignent les FMO. AprĂšs avoir libĂ©rĂ© les deux bergers, le commandant de la 31e BRIM fĂ©licite « la franche collaboration des populations ». Il invite donc ces populations Ă poursuivre sans relĂąche sur cette voie afin de venir Ă bout de ce phĂ©nomĂšne de lâinsĂ©curitĂ© rurale.
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Joseph Ndi-Samba: la reconnaissance de la nation Ă un bĂątisseur
Assiatou NGAPOUT M
National - Société
Le fondateur de l'universitĂ© de YaoundĂ©-Sud a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă titre posthume Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre national de la valeur pour son Ćuvre immense.
Joseph Ndi-Samba repose depuis samedi dernier Ă AyĂ©nĂ©, son village natal dans le Nyong-et-Soâo oĂč il a vu le jour il y a 75 ans. A titre posthume, le fondateur de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©-Sud, dĂ©cĂ©dĂ© le 13 mai dernier Ă YaoundĂ©, a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre national de la valeur, au nom du chef de lâEtat par AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique. En prĂ©sence de sa famille, dâun important parterre de personnalitĂ©s, dâamis, de curieux et de collaborateurs venus nombreux pour la circonstance, le patriarche dont la disparition constitue une grande perte aussi bien pour les siens, sa commune, la communautĂ© Ă©ducative que pour le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) a eu droit Ă des obsĂšques mĂ©morables Ă la dimension de son rang.
Des nombreux orateurs qui ont pris la parole pour rendre un dernier hommage au disparu, il ressort que de son vivant, Joseph Ndi-Samba aura Ă©tĂ© de par ses Ćuvres, un homme dâaction dans lâĂąme. Benjamin Mboutou, prĂ©fet du dĂ©partement du Nyong-et-Soâo, dans le message des condolĂ©ances du chef de lâEtat Ă la veuve Marie-Claire Ndi-Samba, viendra saluer la mĂ©moire dâun « grand bĂątisseur qui fut lâun des pionniers de lâenseignement laĂŻc au Cameroun et un acteur majeur du paysage de lâaudiovisuel quâil a contribuĂ© Ă façonner ». De la voix du porte-parole du groupe Ndi-Samba, « Papa Ndi », comme on lâappelait affectueusement, sâest employĂ© à « sortir la jeunesse camerounaise de lâignorance et la hisser dans les milieux les plus huppĂ©s de la nation camerounaise ».
Pour sa famille politique, celui qui Ă©tait jusquâĂ sa disparition maire de la commune de Nkol-Metet et sĂ©nateur supplĂ©ant Ă©tait un militant dĂ©vouĂ© Ă la cause du parti. Laurent Serge Etoundi Ngoa, chef de la dĂ©lĂ©gation du ComitĂ© central du RDPC dira toute la gratitude du parti au disparu pour lâengagement et la loyautĂ© avec lesquels il a servi le parti. Le reprĂ©sentant de la famille du dĂ©funt a, Ă cette occasion, retracer le parcours dâun Ă©lĂšve et dâun Ă©tudiant brillant qui a connu un parcours scolaire et acadĂ©mique Ă©logieux. Claire Ndi-Samba, la fille du dĂ©funt, est allĂ©e de ses mots de remerciements au prĂ©sident de la RĂ©publique. Les chefs traditionnels du Nyong-et-Soâo qui comptaient parmi les nombreuses dĂ©lĂ©gations sont venus pleurer la disparition dâun des leurs.
Homme pluridimensionnel, il a Ă©tĂ© lâun des pionniers Ă investir dans lâenseignement privĂ© au Cameroun. Pendant plusieurs annĂ©es, il a occupĂ© les fonctions de secrĂ©taire national Ă lâĂ©ducation privĂ©e laĂŻque. Dans le secteur de la communication, il a fondĂ© Radio LumiĂšre, une chaĂźne de radio Ă©mettant Ă YaoundĂ© et Samba-Tv.
Assiatou NGAPOUT M
National - Société
Le fondateur de l'universitĂ© de YaoundĂ©-Sud a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă titre posthume Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre national de la valeur pour son Ćuvre immense.
Joseph Ndi-Samba repose depuis samedi dernier Ă AyĂ©nĂ©, son village natal dans le Nyong-et-Soâo oĂč il a vu le jour il y a 75 ans. A titre posthume, le fondateur de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©-Sud, dĂ©cĂ©dĂ© le 13 mai dernier Ă YaoundĂ©, a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre national de la valeur, au nom du chef de lâEtat par AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique. En prĂ©sence de sa famille, dâun important parterre de personnalitĂ©s, dâamis, de curieux et de collaborateurs venus nombreux pour la circonstance, le patriarche dont la disparition constitue une grande perte aussi bien pour les siens, sa commune, la communautĂ© Ă©ducative que pour le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) a eu droit Ă des obsĂšques mĂ©morables Ă la dimension de son rang.
Des nombreux orateurs qui ont pris la parole pour rendre un dernier hommage au disparu, il ressort que de son vivant, Joseph Ndi-Samba aura Ă©tĂ© de par ses Ćuvres, un homme dâaction dans lâĂąme. Benjamin Mboutou, prĂ©fet du dĂ©partement du Nyong-et-Soâo, dans le message des condolĂ©ances du chef de lâEtat Ă la veuve Marie-Claire Ndi-Samba, viendra saluer la mĂ©moire dâun « grand bĂątisseur qui fut lâun des pionniers de lâenseignement laĂŻc au Cameroun et un acteur majeur du paysage de lâaudiovisuel quâil a contribuĂ© Ă façonner ». De la voix du porte-parole du groupe Ndi-Samba, « Papa Ndi », comme on lâappelait affectueusement, sâest employĂ© à « sortir la jeunesse camerounaise de lâignorance et la hisser dans les milieux les plus huppĂ©s de la nation camerounaise ».
Pour sa famille politique, celui qui Ă©tait jusquâĂ sa disparition maire de la commune de Nkol-Metet et sĂ©nateur supplĂ©ant Ă©tait un militant dĂ©vouĂ© Ă la cause du parti. Laurent Serge Etoundi Ngoa, chef de la dĂ©lĂ©gation du ComitĂ© central du RDPC dira toute la gratitude du parti au disparu pour lâengagement et la loyautĂ© avec lesquels il a servi le parti. Le reprĂ©sentant de la famille du dĂ©funt a, Ă cette occasion, retracer le parcours dâun Ă©lĂšve et dâun Ă©tudiant brillant qui a connu un parcours scolaire et acadĂ©mique Ă©logieux. Claire Ndi-Samba, la fille du dĂ©funt, est allĂ©e de ses mots de remerciements au prĂ©sident de la RĂ©publique. Les chefs traditionnels du Nyong-et-Soâo qui comptaient parmi les nombreuses dĂ©lĂ©gations sont venus pleurer la disparition dâun des leurs.
Homme pluridimensionnel, il a Ă©tĂ© lâun des pionniers Ă investir dans lâenseignement privĂ© au Cameroun. Pendant plusieurs annĂ©es, il a occupĂ© les fonctions de secrĂ©taire national Ă lâĂ©ducation privĂ©e laĂŻque. Dans le secteur de la communication, il a fondĂ© Radio LumiĂšre, une chaĂźne de radio Ă©mettant Ă YaoundĂ© et Samba-Tv.
www.cameroon-tribune.cm
Joseph Ndi-Samba: la reconnaissance de la nation Ă un bĂątisseur
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Ramadan 2016: Muslims Prepare For End of Fasting
Elizabeth MOSIMA
National - Société
Last minute preparations are underway across the country to mark the end of the fasting which is also the celebration of the feast of Ramadan.
In just a few days Muslims in Cameroon will end the 30-day fasting period 2016. According to some Muslims the exact date for the fasting will only be known with the appearance of the moon which is expected is expected either on the 4th or 5th of July.
At the Briqueterie neigbourhood in Yaounde yesterday, June30, 2016 business was at its peak. During these last days of the fasting tailors are working hard to satisfy their customers. In some of the tailoring workshops visited, customers especially women, were waiting anxiously to check if their dresses were ready.
One of the tailors, Sani Alassan said preparations are going on well. He said his team is working extremely hard to finish the pile of work before the feast to satisfy their clients. He said during these remaining days they also sell already made dresses for people who did not have time and the means to buy materials before sowing. They sell the three piece gandoura for children, the saro, jumper, monde arabe, wrapper and blouse for women in different designs and sizes etc. The prizes vary according to the quality and design.
Families are also busy preparing for the festivities according to their means. Mrs. Hadja Aissatou Dala said she has already bought the basic needs for the family such as dresses for the children and other items. She said she will only buy food stuff on Monday since the feasting will end on Monday. She said her Sunday and Monday will be reserved for beauty saloons. She explained that during those days the women will do the traditional make up notably Hausa nail polish, body designing and plaiting.
As the fasting gradually comes to an end, Muslim faithful intensify prayers and acts of charity as recommended by the holy book, the Koran. Moulioum Rihana said during the last 10 days of the fasting there are two prayer sessions- from 7:00 a.m. to 8:30 p.m. and from midnight to 3:00 a.m. After that, the fasting begins till 6:00 p.m. She also said before going to the mosque, all Muslims are obliged to offer sacrifice. It is also a time for reconciliation with others before even beginning with the fasting.
Elizabeth MOSIMA
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Last minute preparations are underway across the country to mark the end of the fasting which is also the celebration of the feast of Ramadan.
In just a few days Muslims in Cameroon will end the 30-day fasting period 2016. According to some Muslims the exact date for the fasting will only be known with the appearance of the moon which is expected is expected either on the 4th or 5th of July.
At the Briqueterie neigbourhood in Yaounde yesterday, June30, 2016 business was at its peak. During these last days of the fasting tailors are working hard to satisfy their customers. In some of the tailoring workshops visited, customers especially women, were waiting anxiously to check if their dresses were ready.
One of the tailors, Sani Alassan said preparations are going on well. He said his team is working extremely hard to finish the pile of work before the feast to satisfy their clients. He said during these remaining days they also sell already made dresses for people who did not have time and the means to buy materials before sowing. They sell the three piece gandoura for children, the saro, jumper, monde arabe, wrapper and blouse for women in different designs and sizes etc. The prizes vary according to the quality and design.
Families are also busy preparing for the festivities according to their means. Mrs. Hadja Aissatou Dala said she has already bought the basic needs for the family such as dresses for the children and other items. She said she will only buy food stuff on Monday since the feasting will end on Monday. She said her Sunday and Monday will be reserved for beauty saloons. She explained that during those days the women will do the traditional make up notably Hausa nail polish, body designing and plaiting.
As the fasting gradually comes to an end, Muslim faithful intensify prayers and acts of charity as recommended by the holy book, the Koran. Moulioum Rihana said during the last 10 days of the fasting there are two prayer sessions- from 7:00 a.m. to 8:30 p.m. and from midnight to 3:00 a.m. After that, the fasting begins till 6:00 p.m. She also said before going to the mosque, all Muslims are obliged to offer sacrifice. It is also a time for reconciliation with others before even beginning with the fasting.
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Ramadan 2016: Muslims Prepare For End of Fasting
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