Cameroon Tribune
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Transport urbain de masse à Yaoundé: Un nouvel opérateur arrive

Grégoire DJARMAILA

La compagnie portugaise Irmaos Mota Construçao de Carroçarias SA va lancer ses activités dans la capitale camerounaise avant la CAN féminine 2016.

Le calvaire des habitants et visiteurs de la ville de YaoundĂ© pour la mobilitĂ© urbaine va bientĂŽt relever d’un triste souvenir. L’opĂ©rateur portugais Irmaos Mota Construçao de Carroçarias S.A vient d’ĂȘtre dĂ©signĂ© adjudicataire du contrat de partenariat « pour le financement, la fourniture et l’exploitation d’un systĂšme de transport urbain de masse par bus dans la ville de YaoundĂ© pendant la CAN fĂ©minine 2016 et au-delĂ  ». Le communiquĂ© du Premier ministre paru dans l’édition CT de vendredi dernier sera matĂ©rialisĂ© incessamment par la signature de la convention y affĂ©rente entre l’Etat du Cameroun, la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© et la compagnie portugaise.

Ce concessionnaire pour le transport urbain de masse dans la capitale camerounaise a Ă©tĂ© retenu au terme d’un appel d’offres ayant mis en concurrence des sociĂ©tĂ©s Ă©trangĂšres Ă  la rĂ©putation Ă©tablie venant des pays comme le BrĂ©sil, l’Italie et l’Egypte. Irmaos Mota Construçao de Carroçarias S.A est un constructeur portugais des bus. Pour ĂȘtre plus prĂ©cis, c’est un carrossier qui monte des bus Ă  partir des moteurs et des chĂąssis de marque Mercedez. Des informations puisĂ©es Ă  bonne source le prĂ©sentent comme une entreprise qui a pignon sur rue en Europe. C’est elle qui fournit, par exemple, des bus dans plusieurs pays europĂ©ens voisins au Portugal et assure actuellement le transport urbain dans la ville portugaise de Lisbonne. En Afrique, l’entreprise opĂšre dans la plupart des pays lusophones comme l’Angola et le Mozambique. Son savoir-faire, dit-on, allie « la sĂ©curitĂ©, la fiabilitĂ©, l’efficacitĂ© et le confort ».

Dans la capitale politique camerounaise, l’opĂ©rateur portugais aura pour mission de mobiliser les financements ainsi qu’un important parc-automobile et surtout exploiter un systĂšme de transport urbain de masse. Il s’agit de permettre aux citadins et visiteurs de la ville d’aller d’un point Ă  l’autre dans des bus modernes et robustes, rĂ©pondant aux standards internationaux en la matiĂšre. Comme on a pu le constater, l’organisation par le Cameroun CAN fĂ©minine 2016 a servi de prĂ©texte Ă  la rĂ©activation d’un systĂšme de transport urbain de masse Ă  YaoundĂ©.

Mais au ministĂšre des Transports, l’on souligne que ce systĂšme qui doit ĂȘtre opĂ©rationnalisĂ© avant cet important Ă©vĂ©nement sportif va se pĂ©renniser. Irmaos Mota Construçao de Carroçarias SA va desservir les lignes existantes dont les modalitĂ©s pratiques seront arrĂȘtĂ©es d’accord-parties avec la CommunautĂ© urbaine. Elle ne viendra pas se substituer aux autres modes de transport dans la ville. Sa force de pĂ©nĂ©tration dĂ©pendra, bien entendu, des travaux de densification de la voirie urbaine de YaoundĂ©. Bon Ă  savoir, dans le cadre de la CAN fĂ©minine, le nouvel opĂ©rateur mettra Ă©galement en place un dispositif ponctuel pour assurer un service de transport urbain dans les villes qui vont accueillir les Ă©quipes.
Lutte contre Boko Haram: Le soutien du Venezuela

Jean Francis BELIBI

Porteur d’un pli fermĂ© destinĂ© au prĂ©sident Paul Biya, l’ambassadeur Cartaya Laya, a Ă©tĂ© reçu hier par le PM, Philemon Yang.

L’entretien entre le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang et Daniel JosuĂ© Cartaya Laya, ambassadeur du Venezuela au Cameroun avec rĂ©sidence Ă  Malabo en GuinĂ©e Ă©quatoriale a durĂ© environ une trentaine de minutes. Le temps pour l’émissaire de ce pays situĂ© dans la partie septentrionale de l’AmĂ©rique du Sud de remettre un pli fermĂ© du prĂ©sident Nicolas Maduro destinĂ© Ă  son homologue camerounais Paul Biya et d’aborder des sujets d’intĂ©rĂȘt commun. « Le Cameroun et le Venezuela ont des relations trĂšs historiques », a indiquĂ© l’hĂŽte du Premier ministre, chef du gouvernement. S’il s’est refusĂ© de dĂ©voiler le contenu du message dont il Ă©tait porteur, on sait nĂ©anmoins que le Cameroun et le Venezuela sont membres d’un certain nombre d’organisations internationales dont le Mouvement des non-alignĂ©s qui tiendra son prochain sommet Ă  Caracas, la capitale du Venezuela le mois prochain.

Occasion Ă©galement pour S.E. Cartaya Laya d’apporter l’appui de son pays au Cameroun dans le cadre de la lutte qu’il mĂšne contre la secte islamiste Boko Haram. « Notre gouvernement condamne avec la derniĂšre Ă©nergie, les attaques perpĂ©trĂ©es depuis longtemps contre le peuple camerounais par la secte islamiste Boko Haram. Nous condamnons la violence sous toutes ses formes, car elle est l’arme de ceux qui n’ont pas la raison ». Pour le diplomate vĂ©nĂ©zuĂ©lien, le recours Ă  la violence est une façon de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ©. « Ce qui explique que depuis le Venezuela, nous condamnons ces attaques ». L’émissaire de Caracas a, par ailleurs, dit la disponibilitĂ© de son pays Ă  accroĂźtre sa coopĂ©ration avec la plupart des pays du continent. Le Venezuela, en rappel, est l’un des premiers producteurs au monde de pĂ©trole dont les rĂ©serves sont estimĂ©es parmi les plus importantes de la planĂšte.
Port autonome de Kribi: L’équipe dirigeante est connue

MichĂšle FOGANG

Au terme du conseil d’administration tenu hier Ă  YaoundĂ©, Jean Paul Simo, Patrice Melom et Harouna Bako, ont Ă©tĂ© respectivement nommĂ©s prĂ©sident du conseil d’administration, Dg et Dg adjoint.

Jean Paul Simo, Patrice Melom et Harouna Bako. Trois noms, trois visages appelĂ©s Ă  prĂ©sider aux destinĂ©es du Port autonome de Kribi (PAK). Le premier comme prĂ©sident du conseil d’administration, le deuxiĂšme en tant que directeur gĂ©nĂ©ral et le troisiĂšme comme directeur gĂ©nĂ©ral adjoint. Le suspens aura durĂ© environ 3h30 mn. Le temps pour le ministre des Transports (MINT), Edgard Alain Mebe Ngo’o, de prĂ©sider Ă  huis clos le premier conseil d’administration du PAK en prĂ©sence des membres du conseil, rĂ©cemment nommĂ©s. Puis, devant une assemblĂ©e constituĂ©e d’hommes de mĂ©dias et des familles des promus. Edgard Alain Mebe Ngo’o, a solennellement prĂ©sentĂ© les dirigeants dĂ©signĂ©s. Occasion pour lui d’adresser ses chaleureuses fĂ©licitations Ă  la toute premiĂšre Ă©quipe dirigeante du PAK, tout en lui promettant le soutien et l’assistance du MINT, l’administration de tutelle, dont il assure la charge.

AprĂšs l’euphorie et l’effervescence, il faut Ă  prĂ©sent penser l’opĂ©rationnalisation du Complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK). La ville balnĂ©aire qui, d’aprĂšs le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o, devra devenir la principale plateforme logistique en Afrique centrale, dans le Golfe de GuinĂ©e et sur toute les routes maritimes vers l’Europe et l’Asie. « Votre prise de fonction intervient au moment oĂč l’économie camerounaise qui va faire face au dĂ©mantĂšlement tarifaire prĂ©vu dans les Accords de partenariat Ă©conomique (Ape) se doit d’ĂȘtre plus compĂ©titive», a-t-il relevĂ©. Comme premiĂšre mission donc, le trio devra permettre au PAK de contribuer Ă  la rĂ©duction des coĂ»ts et les dĂ©lais de passage portuaires des marchandises Ă  l’importation, Ă  l’exportation et en transit vers les pays de l’hinterland ainsi qu’à la facilitation des Ă©changes avec le Cameroun.

Le management du port a Ă©tĂ© appelĂ© Ă  mettre en Ɠuvre sa riche expĂ©rience afin que les activitĂ©s dĂ©marrent effectivement dans les plus brefs dĂ©lais. Au rang de celles-ci, la signature des contrats de concession avec les adjudicataires retenus par le gouvernement, l’organisation des dessertes du PAK et la finalisation du manuel de procĂ©dures en relation avec la direction gĂ©nĂ©rale des Douanes. Il devra Ă©galement organiser le cabotage (navigation-Ndlr) entre la structure et le Port autonome de Douala, pour pallier les insuffisances des dessertes terrestres.

Aucune crainte que les dĂ©fis attribuĂ©s seront relevĂ©s, au vu de la solide carriĂšre administrative du PCA, ĂągĂ© de 51 ans, ChargĂ© de mission Ă  la Division des Affaires Ă©conomiques du SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Quant au Dg adjoint, ĂągĂ© de 52 ans, il est magistrat de 4e grade et occupait jusqu’ici les fonctions de procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour d’appel de l’Ouest. Avec le succĂšs engrangĂ© par Patrice Melom, comme coordonnateur de l’unitĂ© opĂ©rationnelle du CIPK depuis 2012, on peut espĂ©rer que cet ingĂ©nieur statisticien, ancien cadre au SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique et du contrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat, ĂągĂ© de 55 ans, pourra mener Ă  bon port la structure dont il a dĂ©sormais la charge.
Port autonome de Kribi: L’équipe dirigeante est connue.
Jean Paul Simo (PCA), Patrice Melom (DG) et Harouna Bako (DGA).
CAN féminine 2016: Les Lionnes accélÚrent la préparation

Steve LIBAM

Leur troisiĂšme regroupement s’est achevĂ© dimanche dernier Ă  YaoundĂ©.

A voir la hargne de la capitaine des Lionnes indomptables, Christine Mani, pour tenter de rattraper le ballon qui filait tout doucement au but sur la troisiĂšme rĂ©alisation d’Apejes, le doute n’est pas permis. Les joueuses prennent trĂšs au sĂ©rieux leur prĂ©paration pour la Coupe d’Afrique des nations fĂ©minine que le Cameroun accueille du 19 novembre au 3 dĂ©cembre prochains. Si Christine Mani n’a pu empĂȘcher l’équipe adverse d’égaliser Ă  un but partout, elle a dĂ©montrĂ© que son Ă©tat d’esprit de compĂ©titrice, comme celui de ses coĂ©quipiĂšres, demeurait intact, quand bien mĂȘme l’adversaire du jour fut l’équipe masculine des juniors d’Apejes. Vendredi dernier, au stade de la Garde prĂ©sidentielle Ă  Obili, sous la pluie, les Lionnes n’ont pas cessĂ© de tacler dans les flaques d’eau pour harceler leur adversaire. Au final, au terme d’un match davantage rythmĂ© en premiĂšre mi-temps qu’en seconde, sans doute Ă  cause des nombreux changements opĂ©rĂ©s par la suite, les Lionnes indomptables l’emportent (3-2) sur des rĂ©alisations de GeneviĂšve Ngo Mbeleck, Christine Mani sur pĂ©nalty et Rita Wanki.

Au-delĂ , du score, pour le staff technique, il Ă©tait essentiellement question d’évaluer l’équipe sur l’organisation dĂ©fensive. Si les deux buts encaissĂ©s Ă©taient Ă©vitables, Christine Mani, Edjangue Sidiki et Rita Wanki ont globalement assurĂ©, devant la fougue et la vĂ©locitĂ© des joueurs d’Apejes. S’il n’y a plus grand-chose Ă  dire sur les deux premiĂšres, l’on peut dĂ©cerner Ă  juste titre une mention spĂ©ciale Ă  Rita Wanki. La sociĂ©taire de FAP de YaoundĂ© s’est montrĂ©e active sur le cĂŽtĂ© droit de la dĂ©fense et appliquĂ©e dans ses relances. Dans les buts, Annette Ngo Ndom, encore en phase de reprise, a eu des difficultĂ©s inhabituelles sur quelques ballons. C’est comprĂ©hensible, quelques mois aprĂšs sa maternitĂ©. « Elle rĂ©cupĂšre vite. C’est souvent difficile aprĂšs la maternitĂ©. Mais elle a beaucoup d’expĂ©rience. Elle a un programme spĂ©cifique», confie ClĂ©ment Assimba, entraĂźneur des gardiennes de but.

EntamĂ© depuis le 07 aoĂ»t dernier, le troisiĂšme regroupement s’est achevĂ© dimanche dernier, au centre technique de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football Ă  Odza. Un regroupement auquel trois nouvelles joueuses ont Ă©tĂ© conviĂ©es par le staff technique, sur les 26 appelĂ©es. Sophie Tardy et Saphyra Nkamo Ă©voluent en Suisse tandis que Gyslaine Tchadeu porte les couleurs de PanthĂšre Security dans le championnat local. A noter que Saphyra Nkamo a dĂ» quitter le groupe prĂ©maturĂ©ment Ă  cause de problĂšmes professionnels. De mĂȘme, Catherine Mbengono, Agathe Ngani, et AgnĂšs Nkada sont allĂ©es signer leurs premiers contrats professionnels en France, avec le FC Lorient.
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Cameroon Tribune du vendredi, 26 août 2016.
Poultry Farming: Vendors Heave Sigh of Relief

Victorine BIY NFOR

This notwithstanding, stakeholders are still mobilizing resources for activities to commence fully after the lift on the ban.

The rearing and commercialization of chicken in the Mfoundi Division (Centre Region) covering the entire city of Yaounde have resumed after the lift on the ban by the Governor of the Centre Region, Joseph Otto Wilson on August 24, 2016. The order that authorizes the resumption of activity in the Ekounou, Rond-Point Express, Nsam, Etoudi, Mfoundi, Mokolo, IPAVIC 8e, Essos, Mvog-Mbi and Nkolbisson markets, covering the seven subdivisions of Mfoundi Division is yet to receive widespread adherence from vendors understandably because the lift on the ban was announced late Wednesday.

The table bird section in the Nsam market yesterday August 25, 2016 was however not the usual beehive of activities where vendors kept smiling faces. It was a near-empty sales point with only about four out of the over 20 business persons ready. Customers were few, with Mama Rosaline Kenglefac hoping that things will change in the days ahead. They were all unanimous that the lift on the ban was good news, though regretting three months of inactivity. She said many of her colleagues have abandoned the business line. The scenario in the Rond-Point Express market was different. Only a vendor was available at the sales point, preparing to resume activity in the days ahead. She however expressed delight at the government measure, saying it was better late than never. She however said that business in the market will only resume fully when the vendors are fully mobilized. While waiting for the council to provide potable water as promised, very few vendors in the market are willing to take back the business.

Markets like Mvog-Ada that have not featured in the text of the Governor are on the contrary busy with trade in table birds at its peak. The affluence might not be as before but vendors say the lift on the ban was welcomed. “We are still finding out why the Mvog-Ada market- a hub of trade in chicken in Yaounde-has not been included in the lists of authorized markets,” Elvish Ndongo questioned. Meanwhile by midday, trucks of table birds from the West Region had been cleared, telling of the near-steady demand, Cameroon Tribune learnt. However, prices had dropped. Birds that hitherto sold at FCFA 3,000 were given out at FCFA 2,500. Sale in table birds also blossoms in the Acacia market even though the market is not authorized.

The ban on the rearing and trade in chicken by the Minister of Livestock, Fisheries and Animal Industries followed the outbreak of the Avian Influenza virus strain (H5N1) in Cameroon in May, 2016.
Primes du contingent camerounais en RCA: La revalorisation effective

Jean Francis BELIBI

Ils sont 325 éléments qui ont perçu le reliquat de ce qui leur était dû à leur arrivée avant-hier à Yaoundé.

Centre de formation technique des armĂ©es (CFTA) au quartier Ekounou Ă  YaoundĂ© mercredi dernier. Il est un peu plus de 19 h lorsque l’équipe de CT arrive sur les lieux. DĂšs le portail principal, l’on constate une effervescence peu ordinaire. Des militaires dans les rangs. Signes distinctifs des militaires dans la cour, ils arborrent soit des bĂ©rets bleu ciel, soit des Ă©cussons de la mĂȘme couleur, des signes distinctifs des soldats ayant servi sous la banniĂšre de l’Organisation des Nations unies (ONU). Il s’agit, en effet, des premiers Ă©lĂ©ments du deuxiĂšme contingent camerounais de la Mission multidimensionnelle intĂ©grĂ©e de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA). Ils viennent de regagner le pays aprĂšs l’arrivĂ©e dans ce pays voisin, du contingent qui les y remplacĂ©s aprĂšs avoir reçu les honneurs de la nation au cours de la cĂ©rĂ©monie de prise d’armes organisĂ©e Ă  la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier gĂ©nĂ©ral, sur trĂšs hautes instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es et prĂ©sidĂ©e vendredi 19 aoĂ»t 2016. Cette premiĂšre vague est constituĂ©e de 325 militaires sur un effectif d’un peu plus d’un millier comprenant Ă©galement les gendarmes.

Mais le fait marquant de la prĂ©sence de ces hommes ici est le paiement du reliquat de leur prime mensuelle. Il s’agit, en fait, d’une rĂ©gularisation. Lors de la cĂ©rĂ©monie du 19 aoĂ»t dernier, Joseph Beti Assomo avait, en effet, annoncĂ© la dĂ©cision du prĂ©sident de la RĂ©publique de faire passer la prime mensuelle de ces hommes de 250 000 F Ă  450 000 F par mois et par homme, soit une augmentation de 200 000 F. Chacun d’eux, comme nous le constatons donc au niveau des diffĂ©rents postes de paiement reçoit la somme de 2,4 millions de F. Ils ne seront pas les seuls bĂ©nĂ©ficiaires de cette dĂ©cision du prĂ©sident de la RĂ©publique. Puisque la mesure, comme l’indique le MINDEF Joseph Beti Assomo, qui s’est dĂ©placĂ© sur les lieux pour s’assurer du bon dĂ©roulement de l’opĂ©ration, s’étend Ă©galement Ă  leurs camarades du contingent 2014-2015, dont certains s’étaient signalĂ©s en septembre dernier par une marche de protestation dans les rues de YaoundĂ©. Au camp du CFTA, une Ă©quipe de prise en charge psychologique a Ă©galement Ă©tĂ© mise en place, de mĂȘme qu’une Ă©quipe mĂ©dicale. Le haut commandement a, par ailleurs, prĂ©vu des moyens de locomotion pour les acheminer dans leurs unitĂ©s respectives avant leur retour Ă  YaoundĂ© oĂč, comme leurs camarades qui ont quittĂ© le pays, il y a quelques jours, une cĂ©rĂ©monie de prise d’armes est prĂ©vue en leur honneur Ă  la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier gĂ©nĂ©ral.
Port autonome de Douala: Cyrus Ngo'o prend les commandes

Alliance NYOBIA

Le nouveau directeur général, administrateur civil principal de 50 ans, a été installé le 24 août à Douala.

« Je viens de dĂ©livrer au conseil d’administration, sous la forme d’une communication spĂ©ciale, les instructions du prĂ©sident de la RĂ©publique. » Propos du ministre des Transports mercredi, 24 aoĂ»t, dans les locaux du Port autonome de Douala (PAD). Edgard Alain Mebe Ngo’o faisait ainsi une dĂ©claration Ă  la presse, aprĂšs avoir installĂ© dans ses fonctions le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de cette entreprise, Cyrus Ngo’o. Un administrateur civil principal de 50 ans, mariĂ© et pĂšre de trois enfants, qui succĂšde Ă  Emmanuel Etoundi Oyono, dĂ©cĂ©dĂ© le 25 juillet dernier Ă  Paris. Et Ă  qui un vibrant hommage a Ă©tĂ© rendu hier, aussi bien par la communautĂ© portuaire que par le ministre des Transports, remerciant, au nom des pouvoirs publics, « un homme de devoir ».
Parlant d’instructions, le nouveau manager du PAD a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  poursuivre « avec courage, pugnacitĂ© et dĂ©termination » l’Ɠuvre entamĂ©e par son prĂ©dĂ©cesseur. Il devra mettre Ă  profit sa « riche expĂ©rience » et ses « compĂ©tences avĂ©rĂ©es » pour consolider et pĂ©renniser les efforts de dĂ©congestion du port de Douala, Ă  laquelle « le prĂ©sident de la RĂ©publique attache une importance capitale », dira le ministre des Transports.
Il importera Ă©galement d’entretenir une atmosphĂšre de sĂ©rĂ©nitĂ©, de convivialitĂ© et de franche collaboration du personnel, mais aussi au sein de l’ensemble de la communautĂ© portuaire et avec les opĂ©rateurs Ă©conomiques. La tĂąche qui attend le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral est immense. Mais l’homme, a relevĂ© le ministre des Transports, a le profil pour la mener Ă  bien.
Produit de l’Enam, Cyrus Ngo’o est Ă©galement titulaire d’un MBA en Administration des affaires obtenu au QuĂ©bec. Entre autres choses au cours de sa carriĂšre au sein de la Fonction publique camerounaise, il a Ă©tĂ© conseiller du Premier ministre (PM) sur des questions relatives au suivi et Ă  la mise en Ɠuvre de politiques publiques (touchant au Mindcaf, au Minee, au Mintp, au Minmidt, etc.), et aussi conseiller des affaires portuaires du PM.
Il a en outre coordonnĂ© le projet d’exploitation du fer de Mbalam et prĂ©sidĂ© la commission de passation des marchĂ©s du terminal Ă  conteneurs du port de Kribi. Cyrus Ngo’o Ă©tait aussi membre du conseil d’administration du PAD. Il connaĂźt donc la maison. Et aura sans doute Ă  cƓur de rendre le PAD encore plus performant. PrĂ©cision du ministre, le port de Douala et celui de Kribi ne doivent pas se considĂ©rer comme concurrents. Ils sont « complĂ©mentaires », et leurs performances conjuguĂ©es contribueront davantage Ă  l’atteinte de l’émergence Ă  l’horizon 2035.
Edgard Alain Mebe Ngo’o et Cyrus Ngo'o.
Sécurité renforcée

Afrique

Simon Pierre ETOUNDI

Les Gabonais ont toujours en mĂ©moire les scĂšnes de violence qui ont suivi la proclamation des rĂ©sultats de la prĂ©sidentielle de 2009. Pour la prĂ©sidentielle de cette annĂ©e, les discours de certains hommes politiques pendant la campagne qui laissent prĂ©sager une insurrection si le rĂ©sultat ne leur est pas favorable, n’augurent rien de bon. Et c’est dans un climat de tension latente que les Gabonais s’apprĂȘtent Ă  voter demain. Les incertitudes liĂ©es au scrutin ont mĂȘme poussĂ© les populations Ă  prendre des prĂ©cautions. De nombreux habitants de Libreville se sont approvisionnĂ©s pour ne manquer de rien pendant quelque jours, si d’aventure il y avait des troubles. Au quartier Louis de Libreville, Alphonse M., cadre dans une sociĂ©tĂ© de la place, a, quant Ă  lui, dĂ©cidĂ© de s’éloigner de Libreville, le temps de l’élection. Il n’est pas le seul dans ce cas. La capitale est rĂ©solument l’épicentre du combat politique que se livrent les candidats et une odeur de souffre flotte dans l’air, pensent certains.
Toujours est-il que les pronostics apocalyptiques de certaines personnes, tranchent avec le discours officiel. Les autoritĂ©s gabonaises ont promis que toutes les dispositions sont prises pour garantir la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes, pendant et aprĂšs le scrutin. D’ores et dĂ©jĂ , mĂȘme si l’on est loin d’une ville caserne, dans les rues de la capitale, les forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense sont bien lĂ . A tous les carrefours et Ă  tous les endroits stratĂ©giques de la ville, des patrouilles sont prĂ©sentes. Cette prĂ©sence est volontairement discrĂšte mais suffisamment dissuasive.
Présidentielle gabonaise: place au vote

Afrique

Simon Pierre ETOUNDI

La campagne s’achùve à minuit et les citoyens votent samedi sous haute surveillance.

C’est une journĂ©e marathon que vont vivre les 11 candidats en course pour s’installer au Palais du bord de mer. Ils ont jusqu’à minuit vendredi soir pour tenter de rallier les derniers indĂ©cis Ă  leur cause. AprĂšs avoir parcouru pour certains pendant une dizaine de jours le Gabon de fond en comble, l’heure de vĂ©ritĂ© a sonnĂ©. Mais un ultime mot de rĂ©confort, un ultime slogan, un ultime « cadeau » ou une ultime promesse ne seraient pas de trop. Les principaux rĂ©servoirs de voix pour la prĂ©sidentielle de demain : Franceville, Port-Gentil, Oyem et Libreville, seront particuliĂšrement sollicitĂ©s au courant de cette journĂ©e par les candidats ou leurs Ă©quipes. Le prĂ©sident sortant, candidat Ă  sa propre succession, Ali Bongo Ondimba a rendez-vous avec ses sympathisants dans trois villes ce vendredi. Deux meetings sont prĂ©vus vendredi matin Ă  Franceville et Port-Gentil, avant le meeting de clĂŽture qui aura lieu Ă  Libreville l'aprĂšs-midi. Ali Bongo Ondimba tient Ă  s’adresser personnellement aux populations dans ces trois villes.
Jean Ping, principal challenger du prĂ©sident sortant, a pour sa part rendez-vous avec ses soutiens ce vendredi Ă  Libreville. Au cours des derniers jours, ses meetings Ă  l’intĂ©rieur du pays ont drainĂ© des foules importantes et sa direction de campagne annonce une mobilisation massive pour le dernier meeting de Libreville, qui serait le signal irrĂ©versible de la dynamique de victoire. Du reste, en dehors des candidats Ali Bongo Ondimba et Jean Ping, lancĂ©s dans une guerre des chiffres, les autres candidats n’ont pas trop Ă  s’en faire. Certes, ils ont bien des rendez-vous prĂ©vus ce vendredi avec leurs sympathisants, mais ils ne risquent pas de susciter des ruĂ©es.
En tout cas, le dernier mot appartient aux Gabonais. Un peu plus de 625 000 Ă©lecteurs sont attendus dans les centres de vote samedi. Le gouvernement gabonais a promis une Ă©lection transparente. Il ne reste plus qu’aux citoyens Ă  aller voter dans le calme et la discipline et attendre le verdict qui ne devrait pas tarder.
CHU: le personnel soignant en grĂšve

Societé

Assiatou NGAPOUT M.

Le non-paiement de trois mois d’arriĂ©rĂ©s de salaire et de certains avantages dus, Ă  l’origine de ce mouvement d’humeur depuis mercredi dernier.

C’est le service minimum depuis hier au Centre hospitalier universitaire (CHU) de YaoundĂ©. Seuls les malades hospitalisĂ©s, les femmes en travail et les accidentĂ©s reçoivent des soins. Et pour cause ! Le personnel soignant de cette formation sanitaire observe depuis mercredi dernier un arrĂȘt de travail. Le non-paiement de salaires des mois de juin, juillet et aoĂ»t, de quatre mois d’arriĂ©rĂ©s de quotes-parts (les 30% de recettes rĂ©alisĂ©s par un employĂ©) d’avril Ă  juillet et la non-production des Ă©tats des sommes dues relatives Ă  la dette sociale qui s’élĂšverait Ă  quatre milliards de F CFA, sont entre autres raisons qui expliquent ce mouvement d’humeur.
Selon le reprĂ©sentant des syndicats nationaux des personnels soignants et mĂ©dicaux sanitaires du CHU, ClĂ©ment Mballa, c’est suite au silence de l’administration au sujet des Ă©claircissements demandĂ©s dans une correspondance datĂ©e du 8 aoĂ»t dernier que le personnel de cette institution a dĂ©cidĂ© d’observer un arrĂȘt de travail dĂšs le 24 aoĂ»t 2016. D’aprĂšs un responsable de cette structure, « les salaires mensuels ne sont pas payĂ©s par le CHU, mais par la subvention de l’Etat qui n’a pas Ă©tĂ© perçu depuis quelques mois. Par contre, nous avons Ă  notre niveau commencĂ© Ă  payer les quotes-parts du mois d’avril mercredi dernier ». Pour rĂ©tablir l’ordre et permettre aux employĂ©s de rentrer dans leurs droits, notre source rassure que pour l’instant, le directeur gĂ©nĂ©ral du CHU est en pourparlers avec la tutelle financiĂšre, le ministĂšre des Finances afin que les salaires soient virĂ©s au personnel.
Sud: police: des épaulettes pour les promus

Societé

Benjamin MVOMO ESSOUMA

Elles leur ont Ă©tĂ© remises au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par Thierry Ki-Nou Nana, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur.

Des fleurs, cris de joie et embrassades. La place des solennitĂ©s de Nko’ovos a servi de cadre, vendredi dernier, Ă  la cĂ©rĂ©monie de remise des attributs de grade Ă  57 fonctionnaires de police en service au Sud. Il s’agissait des gardiens de la paix, inspecteurs et officiers de police, bĂ©nĂ©ficiant du tableau d’avancement de grade au choix.
Dans les détails, on y a retrouvé, aussi bien 12 officiers de police de 2Ú grade, deux inspecteurs de police principaux, huit inspecteurs de police de 2Ú grade que deux gardiens de la paix principaux et 33 autres de 2Ú grade. Remplissant toutes les conditions requises, ceux-ci ont été jugés aptes à répondre aux sollicitudes de la hiérarchie et à grandir dans la profession, en recevant de nouvelles épaulettes.
La cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans le strict respect des traditions en la matiĂšre, comme une horloge, tout a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©. Les officiers promus ont Ă©tĂ© les premiers Ă  recevoir leurs Ă©paulettes. Puis ont suivi dans l’ordre, les inspecteurs et enfin les gardiens de la paix. A tous ces nouveaux gradĂ©s, le Sg des services du gouverneur du Sud, Thierry Ki-non Nana du Sud a dit qu’il voudrait dĂ©sormais « voir sur le terrain, des policiers Ă  la moralitĂ© propre, qui symbolisent des hommes d’honneur au service de tous et de chacun.»
Il insiste: «Votre présence au sein de vos unités respectives doit se faire ressentir par une plus-value en terme de rectitude morale et intellectuelle et par un recul de la criminalité et du grand banditisme ».
Nord: manuels scolaires: la SOPECAM à l’offensive

Societé

DIKWE FODAMBELE

Une vaste campagne de promotion des ouvrages Ă©ditĂ©s par l’entreprise vient d’ĂȘtre lancĂ©e.

C’est une vaste opĂ©ration de promotion de ses manuels scolaires, que la Sopecam vient d’engager dans la rĂ©gion du Nord. Avec, un accent particulier sur le nouveau venu, la collection « Emergence » pour les classes du primaire. C’est dans ce sens que l’Agence rĂ©gionale Sopecam-Garoua, appuyĂ©e par la direction commerciale de l’entreprise, se dĂ©ploie depuis une semaine Ă  Garoua.
Une premiĂšre action a Ă©tĂ© menĂ©e dans ce sens, en direction des responsables de l’éducation du Nord. Une rencontre de concertation a eu lieu, vendredi dernier, Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de l’Education de base du Nord. Outre le staff de l’agence rĂ©gionale, cette sĂ©ance de travail rĂ©unissait la coordinatrice du collectif des 8 auteurs des nouveaux manuels scolaires, Dorothy Forbin, qu’accompagnait le chef de service des Ă©ditions Ă  la direction commerciale de la Sopecam, Michel Ndi. Face Ă  eux, une cinquantaine de responsables d’établissements de la BenouĂ©, ont pu prendre connaissance des contenus des ouvrages et de leur approche didactique innovante.
Ainsi que le prĂ©cisera le chef d’Agence rĂ©gionale Sopecam Garoua, ces diffĂ©rents ouvrages de la collection « Emergence » sont d’ores et dĂ©jĂ  disponibles dans toutes les librairies de la ville de Garoua, en attendant de trouver des relais dans les autres dĂ©partements. Pour ce qui est des prix, ils sont de 2600F pour les classes de la Sil ou class one. Pour les livrets d’exercice, l’écolier devra dĂ©bourser la somme de 1300F.
Quant aux livres de Class Two, l’unitĂ© revient Ă  3250F et le livret Ă  1200F. Un guide de l’enseignant sera, par ailleurs, distribuĂ© gratuitement pour faciliter l’exploitation de ces documents par le corps enseignant. Au-delĂ  de la collection «Emergence», c’est l’ensemble de la vingtaine de manuels scolaires agréés Ă©ditĂ©s par Sopecam qui sera ainsi largement diffusĂ© au cours des deux prochaines semaines.
Des précautions en plus

Dossiers de la redaction

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

La nouvelle organisation de la commercialisation du poulet dans le dĂ©partement du Mfoundi obĂ©it Ă  une volontĂ© de mieux contrĂŽler l’activitĂ© pour Ă©viter d’autres crises.

Le poulet et les autres produits issus des fermes peuvent dĂ©sormais ĂȘtre vendus dans le Mfoundi. Mais plus dans toutes les places marchandes de la capitale ou aux abords des rues, comme c’était le cas avant le 26 mai 2016. DĂ©sormais, selon un texte du gouverneur de la rĂ©gion du Centre, signĂ© mercredi dernier, 10 marchĂ©s ont Ă©tĂ© retenus pour assurer l’approvisionnement de la capitale en volaille. Il s’agit de : Etoudi, Mfoundi, Mokolo, marchĂ© de l’Ipavic, Nsam, Mvog-Mbi, Ekounou, Essos, rond-point Express et Nkolbisson. Cette sĂ©lection intervient Ă  la suite de la levĂ©e de l’interdiction du gouverneur de la rĂ©gion du Centre signĂ©e le 23 aoĂ»t dernier.
Il faut dire que l’arrĂȘtĂ© du gouverneur Otto Wilson modifie le texte signĂ© le 26 mai dernier portant dĂ©claration de la grippe aviaire dans le dĂ©partement du Mfoundi. Sur le plan pratique, il s’agit d’une ouverture encadrĂ©e comme indiquĂ© dans l’article : « Les volailles et leurs produits issus des fermes ayant fait l’objet d’un suivi sanitaire peuvent ĂȘtre autorisĂ©s de vente dans les marchĂ©s Ă  volaille amĂ©nagĂ©s et prĂ©alablement identifiĂ©s par l’autoritĂ© administrative ». Des lieux de vente oĂč « les rĂšgles de biosĂ©curitĂ©, d’hygiĂšne et de salubritĂ© sont strictement appliquĂ©es ». On comprend donc qu’il est question de rester vigilant, d’avoir dĂ©sormais un Ɠil bien ouvert sur les circuits de production et de vente des volailles, pour Ă©viter de retomber dans une psychose gĂ©nĂ©ralisĂ©e due Ă  la grippe aviaire.
En effet, il faut certes relancer la filiĂšre maintenant que la crise est passĂ©e, - le Dr TaĂŻga, ministre en charge de l’élevage a rĂ©cemment affirmĂ© qu’aucun cas de grippe aviaire n’a Ă©tĂ© signalĂ© depuis la mi-juin -, mais il faut dĂ©jĂ  tout faire pour limiter les dĂ©gĂąts au cas oĂč, quand on sait que le risque zĂ©ro n’existe pas. Reste maintenant Ă  s’assurer que les marchĂ©s dĂ©signĂ©s pour la vente du poulet connaĂźtront les amĂ©nagements nĂ©cessaires pour garantir non seulement les conditions d’hygiĂšne et de salubritĂ©, mais aussi la traçabilitĂ© des produits.
Génie militaire: René Claude Meka sur les chantiers

Economie

Mireille ONANA MEBENGA

Le chef d’état-major des armĂ©es Ă©tait notamment sur le prolongement du Boulevard de la RĂ©publique mercredi.

Divers chantiers sont exĂ©cutĂ©s par le GĂ©nie militaire dans la ville de Douala. Notamment le prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, dont la 2e phase est en cours, l’axe Japoma, l’amĂ©nagement des voies d’accĂšs Ă  la dĂ©charge d’Hysacam, les travaux de stabilisation de la berge de la Base navale, etc.
Pour s’assurer que tout se passe selon les rĂšgles de l’art et que les dĂ©lais sont respectĂ©s, le gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e, chef d’état-major des ArmĂ©es, RenĂ© Claude Meka, est venu faire le point de la situation ce mercredi 24 aoĂ»t. PremiĂšre Ă©tape, le chantier du prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique. D’un coĂ»t total d’environ sept milliards, les travaux sont Ă  leur 2e phase. Il est prĂ©vu deux principaux ouvrages.
Un passage supĂ©rieur au carrefour Bonabassem, en venant de l’Ecole publique de Deido. Celui-ci va, selon les techniciens, juguler le flux des voitures. Le deuxiĂšme ouvrage sera un pont sur le Tongo Bassa, d’une portĂ©e de 44 mĂštres linĂ©aires. Les Ă©tudes gĂ©otechniques sont rĂ©alisĂ©es. Le Cema a aussi fait une escale au niveau de la zone de marĂ©cages qui sera faite en pavĂ©s.
Sur le site, en attendant la fin de la saison des pluies, pour le gros des travaux, les ouvriers s’attellent Ă  la prĂ©fabrication des caniveaux, bordures divers et pavĂ©s. Mais Ă©galement Ă  la pose des caniveaux, des bordures des trottoirs et du terre-plein central, Ă  la protection des talus Ă  l’aide de pierres, Ă  la construction de la fondation en pouzzolane et de la couche de base en grave concassĂ©.
A Japoma, un autre chantier du GĂ©nie militaire, les travaux sont assez avancĂ©s. DĂ©jĂ  effectif, le dĂ©placement du rĂ©seau Ă©lectrique, les terrassements gĂ©nĂ©raux, la protection de la zone ravinĂ©e en perrĂ© maçonnĂ©s et la construction de dalots (un double et deux simples). En raison des pluies qui s’abattent sur la ville ces derniers temps, les techniciens s’occupent Ă  la prĂ©fabrication des caniveaux et Ă  leur pose, au dĂ©placement des rĂ©seaux d’eau et de tĂ©lĂ©phone et Ă  la construction de la couche de fondation en pouzzolane d’une Ă©paisseur de 2700 mĂštres linĂ©aire.
Le taux de rĂ©alisation tourne autour de 56%, et le coĂ»t actuel des travaux avoisine les trois milliards. La route de Japoma est longue de trois kilomĂštres. Si les travaux en eux-mĂȘmes Ă©voluent en respectant les dĂ©lais, il n’en demeure pas moins que les techniciens rencontrent des difficultĂ©s.