Ligue 1: Canon assure son maintien
Sports
Steve LIBAM
A lâissue de la 33e journĂ©e, le club de Nkolndongo nâest plus menacĂ© de relĂ©gation.
A une journĂ©e du terme du championnat de Ligue 1, la compĂ©tition a livrĂ© son verdict. PanthĂšre, Botafogo et Cosmos sont les trois clubs qui Ă©volueront en division infĂ©rieure, la saison prochaine. Un temps menacĂ© et relĂ©guable, il y a encore deux journĂ©es, Canon de YaoundĂ© est assurĂ© du maintien, aprĂšs sa victoire (2-0) lors de la derniĂšre journĂ©e. Un succĂšs qui, conjuguĂ© Ă la dĂ©faite de PanthĂšre devant Astres (0-1), sauve le club de Nkolndongo, qui compte dĂ©sormais cinq points dâavance sur son poursuivant direct. Un vĂ©ritable ouf de soulagement pour les supporters du « Kpa-kum », qui ont vĂ©cu avec inquiĂ©tude la dĂ©gringolade de leur Ă©quipe au classement durant la saison. Mission accomplie donc pour Casimir Mbangue, le nouvel entraĂźneur de lâĂ©quipe.
La lutte pour le maintien Ă©tant dĂ©finitivement scellĂ©e, la bataille continue pour les places africaines. Tenu en Ă©chec (0-0) par Eding, Coton Sport nâa pas dĂ©finitivement assurĂ© sa place pour la prochaine Ligue africaine des champions. Avec 57 points, le club de Garoua ne compte plus quâune unitĂ© dâavance sur le troisiĂšme, Yong Star, victorieux de Botafogo (1-0). DerriĂšre, Union, malgrĂ© son match nul (1-1) contre Aigle, garde encore une infime chance de dĂ©crocher la troisiĂšme place, synonyme de qualification pour la coupe de la CAF. Il faudra pour cela, compter sur une dĂ©faite de Yong sport, conjuguĂ©e Ă une victoire des Nassara. Pour le reste, le principal enjeu de la derniĂšre journĂ©e pour les clubs sera dâavoir une bonne place au classement final, dans la perspective des primes au mĂ©rite attribuĂ©e en fin de saison par la Ligue de football professionnel du Cameroun.
Sports
Steve LIBAM
A lâissue de la 33e journĂ©e, le club de Nkolndongo nâest plus menacĂ© de relĂ©gation.
A une journĂ©e du terme du championnat de Ligue 1, la compĂ©tition a livrĂ© son verdict. PanthĂšre, Botafogo et Cosmos sont les trois clubs qui Ă©volueront en division infĂ©rieure, la saison prochaine. Un temps menacĂ© et relĂ©guable, il y a encore deux journĂ©es, Canon de YaoundĂ© est assurĂ© du maintien, aprĂšs sa victoire (2-0) lors de la derniĂšre journĂ©e. Un succĂšs qui, conjuguĂ© Ă la dĂ©faite de PanthĂšre devant Astres (0-1), sauve le club de Nkolndongo, qui compte dĂ©sormais cinq points dâavance sur son poursuivant direct. Un vĂ©ritable ouf de soulagement pour les supporters du « Kpa-kum », qui ont vĂ©cu avec inquiĂ©tude la dĂ©gringolade de leur Ă©quipe au classement durant la saison. Mission accomplie donc pour Casimir Mbangue, le nouvel entraĂźneur de lâĂ©quipe.
La lutte pour le maintien Ă©tant dĂ©finitivement scellĂ©e, la bataille continue pour les places africaines. Tenu en Ă©chec (0-0) par Eding, Coton Sport nâa pas dĂ©finitivement assurĂ© sa place pour la prochaine Ligue africaine des champions. Avec 57 points, le club de Garoua ne compte plus quâune unitĂ© dâavance sur le troisiĂšme, Yong Star, victorieux de Botafogo (1-0). DerriĂšre, Union, malgrĂ© son match nul (1-1) contre Aigle, garde encore une infime chance de dĂ©crocher la troisiĂšme place, synonyme de qualification pour la coupe de la CAF. Il faudra pour cela, compter sur une dĂ©faite de Yong sport, conjuguĂ©e Ă une victoire des Nassara. Pour le reste, le principal enjeu de la derniĂšre journĂ©e pour les clubs sera dâavoir une bonne place au classement final, dans la perspective des primes au mĂ©rite attribuĂ©e en fin de saison par la Ligue de football professionnel du Cameroun.
Karl Toko Ekambi: jeune Lion aux dents longues
Sports
Steve LIBAM
Auteur de son premier but avec la sĂ©lection nationale, samedi dernier, lâattaquant sâest distinguĂ© contre la Gambie.
AutorisĂ© par le staff technique Ă rejoindre son club Angers en Ligue 1 française, Karl Toko Ekambi repart lâesprit tranquille, avec le sentiment du devoir accompli. En effet, lâattaquant des Lions indomptables est lâun des joueurs qui sâest le plus illustrĂ© contre la Gambie, samedi dernier, lors de la derniĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires de la Coupe dâAfrique des nations. TrĂšs applaudi par le public, le footballeur de 23 ans sâest montrĂ© Ă lâaise techniquement, disponible pour ses coĂ©quipiers, gĂ©nĂ©reux dans lâeffort et nâhĂ©sitant pas Ă tenter sa chance devant le but. En atteste cette frappe dĂšs la 6e minute, qui nâa cependant pas trompĂ© le portier gambien. Son but de la tĂȘte sur un corner dâOyongo Bitolo Ă la 53e mn est arrivĂ© comme une rĂ©compense. Karl Toko Ekambi dĂ©bloque ainsi son compteur chez les Lions indomptables, aprĂšs quatre sĂ©lections.
Le joueur formĂ© au Paris FC (France) a gravi progressivement tous les Ă©chelons en club avant dâexploser aux yeux du public camerounais. Dâabord avec son club formateur en National (Ă©quivalent de la 3e division française, ndlr), il est recrutĂ© par Sochaux en Ligue 2, Ă©quipe avec laquelle il inscrit 25 buts en 72 matchs de 2014 Ă 2016, dâaprĂšs les statistiques du quotidien sportif LâĂ©quipe. Des performances qui lui ont valu dâĂȘtre transfĂ©rĂ© lors du dernier mercato estival Ă Angers en Ligue 1. Avec les Lions indomptables, il a Ă©tĂ© convoquĂ© pour la premiĂšre fois en mai 2015, dans la perspective des matchs amicaux contre le Burkina Faso et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
Sports
Steve LIBAM
Auteur de son premier but avec la sĂ©lection nationale, samedi dernier, lâattaquant sâest distinguĂ© contre la Gambie.
AutorisĂ© par le staff technique Ă rejoindre son club Angers en Ligue 1 française, Karl Toko Ekambi repart lâesprit tranquille, avec le sentiment du devoir accompli. En effet, lâattaquant des Lions indomptables est lâun des joueurs qui sâest le plus illustrĂ© contre la Gambie, samedi dernier, lors de la derniĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires de la Coupe dâAfrique des nations. TrĂšs applaudi par le public, le footballeur de 23 ans sâest montrĂ© Ă lâaise techniquement, disponible pour ses coĂ©quipiers, gĂ©nĂ©reux dans lâeffort et nâhĂ©sitant pas Ă tenter sa chance devant le but. En atteste cette frappe dĂšs la 6e minute, qui nâa cependant pas trompĂ© le portier gambien. Son but de la tĂȘte sur un corner dâOyongo Bitolo Ă la 53e mn est arrivĂ© comme une rĂ©compense. Karl Toko Ekambi dĂ©bloque ainsi son compteur chez les Lions indomptables, aprĂšs quatre sĂ©lections.
Le joueur formĂ© au Paris FC (France) a gravi progressivement tous les Ă©chelons en club avant dâexploser aux yeux du public camerounais. Dâabord avec son club formateur en National (Ă©quivalent de la 3e division française, ndlr), il est recrutĂ© par Sochaux en Ligue 2, Ă©quipe avec laquelle il inscrit 25 buts en 72 matchs de 2014 Ă 2016, dâaprĂšs les statistiques du quotidien sportif LâĂ©quipe. Des performances qui lui ont valu dâĂȘtre transfĂ©rĂ© lors du dernier mercato estival Ă Angers en Ligue 1. Avec les Lions indomptables, il a Ă©tĂ© convoquĂ© pour la premiĂšre fois en mai 2015, dans la perspective des matchs amicaux contre le Burkina Faso et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
Etablissements touristiques: la qualité fait encore défaut
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
Accueil et hygiÚne dans les hÎtels, restaurants et bars laissent toujours à désirer.
Dans cet Ă©tablissement hĂŽtelier de YaoundĂ©, le serveur ne fait pas la diffĂ©rence entre un verre Ă vin rouge et un autre Ă vin blanc. Pire, selon Nji Joseph Adu, directeur de la Formation professionnelle au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), « certains confondent les verres Ă eau de ceux Ă whisky ». Dâautres sâemmĂȘlent les pinceaux dans le choix et la disposition des couverts. « Beaucoup ne savent pas quel genre de couverts utiliser pour servir du poisson ou des escargots », indique le directeur. Niveau accueil, câest un autre champ de bataille. Le client se prend souvent une douche froide Ă la rĂ©ception des hĂŽtels. « Lorsquâune personne arrive, le rĂ©ceptionniste doit lui souhaiter la bienvenue. Or, aujourdâhui, ils attendent que vous les saluez. Le bagagiste, quand il y en a, ne vous assiste pas pour transporter vos valises jusquâĂ votre chambre qui est parfois situĂ©e Ă trois ou quatre Ă©tages du rez-de-chaussĂ©e », regrette Nji Joseph Adu. Le vice se poursuit au restaurant oĂč les personnels servent de la main gauche au lieu de la droite, ce qui nâest pas professionnel, comme lâexplique le responsable du Mintoul, car il est recommandĂ© de servir de la main droite pour Ă©viter que le coude du serveur ne heurte le client pendant le service.
Dans lâensemble, la qualitĂ© de service dans les Ă©tablissements touristiques nâest pas encore au rendez-vous. Emmanuel Ngayou, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre de formation en hĂŽtellerie, restauration et tourisme (CEFOHREST) affirme que « dans toutes les rĂ©gions oĂč nous sommes passĂ©s, le manque de professionnalisme est notoire. LâhygiĂšne nâest pas respectĂ©e dans les cuisines et les chambres ». Plusieurs hĂŽtels sont en extension ou en cours de crĂ©ation en prĂ©vision des CAN 2016 et 2019. « Il faut un personnel suffisamment formĂ© pour travailler dans ces structures afin que les visiteurs qui viendront au Cameroun rentrent avec une bonne image du pays et nâhĂ©sitent pas Ă y revenir », souhaite Emmanuel Ngayou. Et pour ĂȘtre compĂ©titif, ElysĂ©e Mahend, expert en tourisme au Projet de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance (PCFC), dĂ©clare que le personnel de la rĂ©ception doit allier accueil, communication et guidage. Par ailleurs, il souligne que « si un client est victime dâun malaise, il faudrait que les premiers soins soient effectuĂ©s avant quâon ne lâemmĂšne dans un centre spĂ©cialisĂ©. Nous voulons Ă tou prix avoir ce standard ».
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
Accueil et hygiÚne dans les hÎtels, restaurants et bars laissent toujours à désirer.
Dans cet Ă©tablissement hĂŽtelier de YaoundĂ©, le serveur ne fait pas la diffĂ©rence entre un verre Ă vin rouge et un autre Ă vin blanc. Pire, selon Nji Joseph Adu, directeur de la Formation professionnelle au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), « certains confondent les verres Ă eau de ceux Ă whisky ». Dâautres sâemmĂȘlent les pinceaux dans le choix et la disposition des couverts. « Beaucoup ne savent pas quel genre de couverts utiliser pour servir du poisson ou des escargots », indique le directeur. Niveau accueil, câest un autre champ de bataille. Le client se prend souvent une douche froide Ă la rĂ©ception des hĂŽtels. « Lorsquâune personne arrive, le rĂ©ceptionniste doit lui souhaiter la bienvenue. Or, aujourdâhui, ils attendent que vous les saluez. Le bagagiste, quand il y en a, ne vous assiste pas pour transporter vos valises jusquâĂ votre chambre qui est parfois situĂ©e Ă trois ou quatre Ă©tages du rez-de-chaussĂ©e », regrette Nji Joseph Adu. Le vice se poursuit au restaurant oĂč les personnels servent de la main gauche au lieu de la droite, ce qui nâest pas professionnel, comme lâexplique le responsable du Mintoul, car il est recommandĂ© de servir de la main droite pour Ă©viter que le coude du serveur ne heurte le client pendant le service.
Dans lâensemble, la qualitĂ© de service dans les Ă©tablissements touristiques nâest pas encore au rendez-vous. Emmanuel Ngayou, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre de formation en hĂŽtellerie, restauration et tourisme (CEFOHREST) affirme que « dans toutes les rĂ©gions oĂč nous sommes passĂ©s, le manque de professionnalisme est notoire. LâhygiĂšne nâest pas respectĂ©e dans les cuisines et les chambres ». Plusieurs hĂŽtels sont en extension ou en cours de crĂ©ation en prĂ©vision des CAN 2016 et 2019. « Il faut un personnel suffisamment formĂ© pour travailler dans ces structures afin que les visiteurs qui viendront au Cameroun rentrent avec une bonne image du pays et nâhĂ©sitent pas Ă y revenir », souhaite Emmanuel Ngayou. Et pour ĂȘtre compĂ©titif, ElysĂ©e Mahend, expert en tourisme au Projet de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance (PCFC), dĂ©clare que le personnel de la rĂ©ception doit allier accueil, communication et guidage. Par ailleurs, il souligne que « si un client est victime dâun malaise, il faudrait que les premiers soins soient effectuĂ©s avant quâon ne lâemmĂšne dans un centre spĂ©cialisĂ©. Nous voulons Ă tou prix avoir ce standard ».
Entreprenariat agropastoral: incomprĂ©hensions autour dâun projet
Economie
Félicité BAHANE N.
Le MINADER Ă©tait vendredi Ă Balamba pour rassurer les populations Ă dĂ©guerpir dans le cadre de ce projet dâincubateur de rĂ©fĂ©rence.
« On ira oĂč ? » Question posĂ©e en chĆur par les villageois de Balamba, sis dans lâarrondissement de Bokito, dĂ©partement du Mbam-et-Inoubou, rĂ©gion du Centre. 5 000 hectares de leurs terres sont en voie dâĂȘtre mis Ă la disposition du ministĂšre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). Lâespace devra accueillir les infrastructures de lâIncubateur de rĂ©fĂ©rence du programme de Promotion de lâEntreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes). La commission dĂ©partementale de constat et dâĂ©valuation des biens Ă dĂ©truire et personnes Ă dĂ©guerpir dans le cadre du projet dâincubateur a dĂ©jĂ entamĂ© son travail. Des bornes ont dâailleurs Ă©tĂ© posĂ©es. Sauf que sur le site en cours de sĂ©curisation, des problĂšmes sont soumis par les riverains en plus de contraintes diverses. VoilĂ qui justifie la visite de travail effectuĂ©e sur le terrain vendredi dernier par le MINADER, Henri Eyebe Ayissi.
ConcrĂštement, les populations estiment que la savane de Balamba qui semble vide a priori est constituĂ©e en rĂ©alitĂ© de champs et dâĂ©tangs piscicoles, leurs principales sources de revenus. Dâaucuns soulignent, par ailleurs, que leurs Ă©tangs, parce que artisanaux, nâont pas Ă©tĂ© pris en compte par la commission de constat. Dâautres demandent que les terres en bordure de cours dâeau leur soient lĂ©guĂ©es, puisquâelles sont les plus fertiles.
Pour sa part, le MINADER assure quâil suit particuliĂšrement lâĂ©volution des activitĂ©s en cours sur le terrain, parce que « lâincubateur en vue tend Ă former de jeunes entrepreneurs agropastoraux, utiles au dĂ©veloppement du Cameroun ». EstimĂ© entre 12 et 15 milliards de F, ledit projet rentre dans le cadre du PEA-Jeunes, (33,5 milliards de F), lancĂ© rĂ©cemment par le gouvernement et visant lâaccompagnement technique, financier, social et commercial de jeunes entrepreneurs agropastoraux.
Economie
Félicité BAHANE N.
Le MINADER Ă©tait vendredi Ă Balamba pour rassurer les populations Ă dĂ©guerpir dans le cadre de ce projet dâincubateur de rĂ©fĂ©rence.
« On ira oĂč ? » Question posĂ©e en chĆur par les villageois de Balamba, sis dans lâarrondissement de Bokito, dĂ©partement du Mbam-et-Inoubou, rĂ©gion du Centre. 5 000 hectares de leurs terres sont en voie dâĂȘtre mis Ă la disposition du ministĂšre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). Lâespace devra accueillir les infrastructures de lâIncubateur de rĂ©fĂ©rence du programme de Promotion de lâEntreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes). La commission dĂ©partementale de constat et dâĂ©valuation des biens Ă dĂ©truire et personnes Ă dĂ©guerpir dans le cadre du projet dâincubateur a dĂ©jĂ entamĂ© son travail. Des bornes ont dâailleurs Ă©tĂ© posĂ©es. Sauf que sur le site en cours de sĂ©curisation, des problĂšmes sont soumis par les riverains en plus de contraintes diverses. VoilĂ qui justifie la visite de travail effectuĂ©e sur le terrain vendredi dernier par le MINADER, Henri Eyebe Ayissi.
ConcrĂštement, les populations estiment que la savane de Balamba qui semble vide a priori est constituĂ©e en rĂ©alitĂ© de champs et dâĂ©tangs piscicoles, leurs principales sources de revenus. Dâaucuns soulignent, par ailleurs, que leurs Ă©tangs, parce que artisanaux, nâont pas Ă©tĂ© pris en compte par la commission de constat. Dâautres demandent que les terres en bordure de cours dâeau leur soient lĂ©guĂ©es, puisquâelles sont les plus fertiles.
Pour sa part, le MINADER assure quâil suit particuliĂšrement lâĂ©volution des activitĂ©s en cours sur le terrain, parce que « lâincubateur en vue tend Ă former de jeunes entrepreneurs agropastoraux, utiles au dĂ©veloppement du Cameroun ». EstimĂ© entre 12 et 15 milliards de F, ledit projet rentre dans le cadre du PEA-Jeunes, (33,5 milliards de F), lancĂ© rĂ©cemment par le gouvernement et visant lâaccompagnement technique, financier, social et commercial de jeunes entrepreneurs agropastoraux.
Innovations: voyage dans un « monde connecté »
Economie
Josiane TCHAKOUNTE
Lâexposition Huawei Connect 2016, tenue du 31 aoĂ»t au 2 septembre Ă Shanghai, a mis en vitrine des solutions et applications conçues pour rĂ©volutionner les habitudes.
Hier, un tĂ©lĂ©phone portable servait simplement Ă passer des coups de fil. Aujourdâhui, on peut utiliser le mĂȘme appareil pour surfer sur Internet, profitant ainsi de toutes les applications dĂ©veloppĂ©es jusquâici. Avec le mĂȘme mobile, lâHomme peut aujourdâhui se connecter Ă tout objet. GrĂące Ă diverses innovations, il est en effet possible dâĂȘtre en contact avec son rĂ©frigĂ©rateur (Smart Fridge) par exemple. Lâutilisateur reçoit sur son terminal mobile des informations lorsquâil faut y remplacer un aliment bientĂŽt pĂ©rimĂ© ou sur le point de finir. Dans le domaine agricole, lâon peut Ă©galement recevoir sur son portable des donnĂ©es sur la mĂ©tĂ©o, afin de savoir Ă quel moment semer, quelle quantitĂ© dâeau utiliser pour arroser les plantes en fonction de la teneur en eau du sol (Smart agriculture), etc.
Les 20 000 participants au Huawei Connect 2016 ont ainsi pu expĂ©rimenter la valeur ajoutĂ©e de ces solutions androĂŻdes dans leur quotidien. Autant les particuliers que les entreprises. Pendant trois jours, (du 31 aoĂ»t au 02 septembre) Ă Shanghai en Chine, le groupe Huawei, fournisseur de solutions des Technologies de lâinformation et de la communication (TIC) a rĂ©uni ses partenaires et les mĂ©dias dâune centaine de pays pour vulgariser ces solutions. Selon Ken Hu, prĂ©sident en exercice du groupe, câest lâĂšre de la « rĂ©volution intelligente ». Elle est adossĂ©e sur le cloud computing, une technologie qui permet de stocker des ressources informatiques de plus en plus importantes et de pouvoir les partager par la suite entre les diffĂ©rents utilisateurs. Une interaction qui nâest cependant possible quâavec le dĂ©ploiement optimum de la 4G.
Dans les diffĂ©rents stands dâexposition, câest davantage les solutions dĂ©veloppĂ©es pour sĂ©curiser les villes (Safe City) et les connecter (Smart City) qui ont drainĂ© du monde. Elles commencent par des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance comme celles installĂ©es au Cameroun qui collectent des informations qui sont stockĂ©es sur un serveur. Celles-ci peuvent par la suite ĂȘtre analysĂ©es pour diffĂ©rents besoins. On retrouve Ă©galement dans ces deux concepts, des systĂšmes intĂ©grĂ©s qui permettent dâavoir les informations sur le propriĂ©taire dâun vĂ©hicule X Ă partir du numĂ©ro inscrit sur la plaque dâimmatriculation, de signaler les personnes qui construisent sans permis de bĂątir, les automobilistes mal stationnĂ©s, et aussi de mieux gĂ©rer des incidents Ă©ventuels (inondations, incendies, altercations, etc.).
Avec 15% de son budget consacrĂ© Ă la recherche, le groupe Huawei, créé en 1987 espĂšre rĂ©aliser un chiffre dâaffaires de 10 milliards de dollars (environ 5800 milliards de F CFA) dâici 2020 dans la vente de ses solutions cloud aux entreprises et devenir le premier fournisseur de technologies cloud. Une stratĂ©gie est actuellement en cours dâĂ©laboration pour le marchĂ© africain oĂč il faut encore dĂ©velopper les infrastructures de base, prĂ©alable pour le dĂ©ploiement de toutes ces technologies.
Economie
Josiane TCHAKOUNTE
Lâexposition Huawei Connect 2016, tenue du 31 aoĂ»t au 2 septembre Ă Shanghai, a mis en vitrine des solutions et applications conçues pour rĂ©volutionner les habitudes.
Hier, un tĂ©lĂ©phone portable servait simplement Ă passer des coups de fil. Aujourdâhui, on peut utiliser le mĂȘme appareil pour surfer sur Internet, profitant ainsi de toutes les applications dĂ©veloppĂ©es jusquâici. Avec le mĂȘme mobile, lâHomme peut aujourdâhui se connecter Ă tout objet. GrĂące Ă diverses innovations, il est en effet possible dâĂȘtre en contact avec son rĂ©frigĂ©rateur (Smart Fridge) par exemple. Lâutilisateur reçoit sur son terminal mobile des informations lorsquâil faut y remplacer un aliment bientĂŽt pĂ©rimĂ© ou sur le point de finir. Dans le domaine agricole, lâon peut Ă©galement recevoir sur son portable des donnĂ©es sur la mĂ©tĂ©o, afin de savoir Ă quel moment semer, quelle quantitĂ© dâeau utiliser pour arroser les plantes en fonction de la teneur en eau du sol (Smart agriculture), etc.
Les 20 000 participants au Huawei Connect 2016 ont ainsi pu expĂ©rimenter la valeur ajoutĂ©e de ces solutions androĂŻdes dans leur quotidien. Autant les particuliers que les entreprises. Pendant trois jours, (du 31 aoĂ»t au 02 septembre) Ă Shanghai en Chine, le groupe Huawei, fournisseur de solutions des Technologies de lâinformation et de la communication (TIC) a rĂ©uni ses partenaires et les mĂ©dias dâune centaine de pays pour vulgariser ces solutions. Selon Ken Hu, prĂ©sident en exercice du groupe, câest lâĂšre de la « rĂ©volution intelligente ». Elle est adossĂ©e sur le cloud computing, une technologie qui permet de stocker des ressources informatiques de plus en plus importantes et de pouvoir les partager par la suite entre les diffĂ©rents utilisateurs. Une interaction qui nâest cependant possible quâavec le dĂ©ploiement optimum de la 4G.
Dans les diffĂ©rents stands dâexposition, câest davantage les solutions dĂ©veloppĂ©es pour sĂ©curiser les villes (Safe City) et les connecter (Smart City) qui ont drainĂ© du monde. Elles commencent par des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance comme celles installĂ©es au Cameroun qui collectent des informations qui sont stockĂ©es sur un serveur. Celles-ci peuvent par la suite ĂȘtre analysĂ©es pour diffĂ©rents besoins. On retrouve Ă©galement dans ces deux concepts, des systĂšmes intĂ©grĂ©s qui permettent dâavoir les informations sur le propriĂ©taire dâun vĂ©hicule X Ă partir du numĂ©ro inscrit sur la plaque dâimmatriculation, de signaler les personnes qui construisent sans permis de bĂątir, les automobilistes mal stationnĂ©s, et aussi de mieux gĂ©rer des incidents Ă©ventuels (inondations, incendies, altercations, etc.).
Avec 15% de son budget consacrĂ© Ă la recherche, le groupe Huawei, créé en 1987 espĂšre rĂ©aliser un chiffre dâaffaires de 10 milliards de dollars (environ 5800 milliards de F CFA) dâici 2020 dans la vente de ses solutions cloud aux entreprises et devenir le premier fournisseur de technologies cloud. Une stratĂ©gie est actuellement en cours dâĂ©laboration pour le marchĂ© africain oĂč il faut encore dĂ©velopper les infrastructures de base, prĂ©alable pour le dĂ©ploiement de toutes ces technologies.
Un visage new-look pour la Zone industrielle de Ngaoundéré
Economie
Brice MBEZE
Les travaux dâamĂ©nagement effectuĂ©s sur le site ont Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©s la semaine derniĂšre.
NgaoundĂ©rĂ© est un point de rupture des charges. Terminal du chemin de fer, la ville dessert non seulement la partie septentrionale du pays mais aussi le Tchad et la RCA, deux pays enclavĂ©s. Beaucoup dâentreprises faisant dans le transport, pour ne prendre que lâexemple de ce secteur dâactivitĂ©, ont besoin dâespaces appropriĂ©s pour stocker leurs marchandises. LâEtat dans sa politique de promotion et dâattraction des investissements, a créé la zone industrielle de NgaoundĂ©rĂ©. GĂ©rĂ©e par la Mission dâamĂ©nagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), cette plateforme dâune superficie de 115 ha, devient pleinement opĂ©rationnelle. La premiĂšre phase des travaux dâamĂ©nagement entrepris en 2015 a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©e la semaine derniĂšre par le DG de la Magzi. A cette occasion, Christol Georges Manon qui avait Ă©changĂ© avec les opĂ©rateurs Ă©conomiques de NgaoundĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 a rĂ©affirmĂ© lâambition de la structure quâil dirige de faire de NgaoundĂ©rĂ© lâune des « zones phares du rĂ©seau de la Magzi ». RĂ©cemment, le Ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, avait visitĂ© les entreprises Ă©tablies dans cette zone pour recueillir leurs dolĂ©ances.
Les travaux rĂ©ceptionnĂ©s consistaient en lâamĂ©nagement de six kilomĂštres de route praticable Ă lâintĂ©rieur de la zone, en la rĂ©alisation des travaux de voies et rĂ©seaux divers (VRD) avec chargement par emprunt latĂ©ritique sur un linĂ©aire de trois kilomĂštres, en la crĂ©ation des caniveaux maçonnĂ©s. Cerise sur le gĂąteau, la partie nord de la zone qui communique avec la Base aĂ©rienne et lâaĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ© est dĂ©sormais connectĂ©e au rĂ©seau Ă©lectrique Eneo. Les travaux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s sur financement propre de la Magzi. Selon les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en 2014, il faudrait environ quatre milliards de F pour viabiliser lâensemble de la zone. Une bonne partie du site est donc dĂ©sormais fonctionnelle. Seul hic ! desservie par la Nationale n°1, la zone souffre de lâĂ©tat de cette route qui est dĂ©labrĂ©e et dĂ©foncĂ©e. En effet, le rĂ©seau routier pourrait constituer un frein pour les investissements. Mais, selon des indiscrĂ©tions, les travaux de rĂ©habilitation des deux routes qui desservent cette partie de la ville qui dĂ©bouche sur le tronçon NgaoundĂ©rĂ©-Garoua en passant par lâuniversitĂ© de Dang, seront bientĂŽt lancĂ©s. Une partie de cette zone qui jouxte le chemin de fer, prĂ©sente dĂ©sormais fiĂšre allure. Câest dĂ©jà ça.
Economie
Brice MBEZE
Les travaux dâamĂ©nagement effectuĂ©s sur le site ont Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©s la semaine derniĂšre.
NgaoundĂ©rĂ© est un point de rupture des charges. Terminal du chemin de fer, la ville dessert non seulement la partie septentrionale du pays mais aussi le Tchad et la RCA, deux pays enclavĂ©s. Beaucoup dâentreprises faisant dans le transport, pour ne prendre que lâexemple de ce secteur dâactivitĂ©, ont besoin dâespaces appropriĂ©s pour stocker leurs marchandises. LâEtat dans sa politique de promotion et dâattraction des investissements, a créé la zone industrielle de NgaoundĂ©rĂ©. GĂ©rĂ©e par la Mission dâamĂ©nagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), cette plateforme dâune superficie de 115 ha, devient pleinement opĂ©rationnelle. La premiĂšre phase des travaux dâamĂ©nagement entrepris en 2015 a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©e la semaine derniĂšre par le DG de la Magzi. A cette occasion, Christol Georges Manon qui avait Ă©changĂ© avec les opĂ©rateurs Ă©conomiques de NgaoundĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 a rĂ©affirmĂ© lâambition de la structure quâil dirige de faire de NgaoundĂ©rĂ© lâune des « zones phares du rĂ©seau de la Magzi ». RĂ©cemment, le Ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, avait visitĂ© les entreprises Ă©tablies dans cette zone pour recueillir leurs dolĂ©ances.
Les travaux rĂ©ceptionnĂ©s consistaient en lâamĂ©nagement de six kilomĂštres de route praticable Ă lâintĂ©rieur de la zone, en la rĂ©alisation des travaux de voies et rĂ©seaux divers (VRD) avec chargement par emprunt latĂ©ritique sur un linĂ©aire de trois kilomĂštres, en la crĂ©ation des caniveaux maçonnĂ©s. Cerise sur le gĂąteau, la partie nord de la zone qui communique avec la Base aĂ©rienne et lâaĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ© est dĂ©sormais connectĂ©e au rĂ©seau Ă©lectrique Eneo. Les travaux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s sur financement propre de la Magzi. Selon les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en 2014, il faudrait environ quatre milliards de F pour viabiliser lâensemble de la zone. Une bonne partie du site est donc dĂ©sormais fonctionnelle. Seul hic ! desservie par la Nationale n°1, la zone souffre de lâĂ©tat de cette route qui est dĂ©labrĂ©e et dĂ©foncĂ©e. En effet, le rĂ©seau routier pourrait constituer un frein pour les investissements. Mais, selon des indiscrĂ©tions, les travaux de rĂ©habilitation des deux routes qui desservent cette partie de la ville qui dĂ©bouche sur le tronçon NgaoundĂ©rĂ©-Garoua en passant par lâuniversitĂ© de Dang, seront bientĂŽt lancĂ©s. Une partie de cette zone qui jouxte le chemin de fer, prĂ©sente dĂ©sormais fiĂšre allure. Câest dĂ©jà ça.
Grippe: aviaire Vigilance !
Eric Vincent FOMO
Face Ă la rĂ©surgence de nouveaux cas dans le dĂ©partement de la Mifi Ă lâOuest lâobservance des mesures de prĂ©vention est plus que jamais un impĂ©ratif.
On croyait ĂȘtre sorti de lâauberge. Que non ! Alors que lâon semblait se diriger vers une levĂ©e totale de lâinterdiction de la vente des poulets sur lâensemble du territoire national, la survenance de nouveaux cas de mortalitĂ© dans la ferme dâAndrĂ© Richard Wouembe, lâun des plus grands fermiers du pays, le 3 septembre dernier est venue semer une fois de plus la tourmente dans une filiĂšre avicole en difficultĂ©. Les rĂ©sultats des Ă©chantillons rĂ©cemment prĂ©lĂ©vĂ©s dans la ferme du groupe SIPREC Ă lâOuest confirment la resurgence de lâĂ©pizootie du type H5N1. Le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest, Augustine Awa Fonka, a tenu une rĂ©union restreinte jeudi dernier, au cours de laquelle il a prescrit des mesures de restriction pour les dĂ©placements de la volaille dans dĂ©partement de la Mifi. Une cinquantaine de poulets et 21660 Ćufs de table ont Ă©tĂ© saisis hier dans ce cadre.
Martin Tagne, aviculteur Ă Tesse-Bandjoun dans le Koung-Khi, garde encore les sĂ©quelles de lâĂ©pisode de mai dernier. « Jâai subi dâĂ©normes pertes que je nâai pas encore chiffrĂ©es. Surtout des pertes liĂ©es Ă la mĂ©vente des produits. Les poulets sont nourris, et sont prĂȘts mais on ne vend pas. Ils continuent Ă manger et meurent pour certains. Câest Ă©galement le cas des Ćufs quâon produit et quâon nâĂ©coule pas », sâindigne ce pĂšre dâune famille de cinq enfants. Ces pertes, il les estime tout de mĂȘme Ă 80%. Car, sur une superficie dâun hectare, il avait un cheptel constituĂ© de 10 000 pondeuses et 8000 poulets de chair. Il a dĂ» tout brader.
Le simple fait de lui parler de la grippe aviaire le dĂ©goĂ»te. Pis, lorsquâil a la pression de ses partenaires financiers. Il dĂ©clare ĂȘtre en pourparlers avec eux, pour un Ă©ventuel rééchelonnement de sa dette. Il redoute tout de mĂȘme des risques de poursuites judiciaires. Lorsquâon Ă©voque la reprise des activitĂ©s, notre interlocuteur est peu disert. « Je nâenvisage pas relancer de sitĂŽt, jusquâĂ ce que jâaie normalisĂ© mes engagements financiers ». La rĂ©gion de lâOuest contribue Ă 80% dans la production avicole du Cameroun. DâaprĂšs Blaise Kamdoum, reprĂ©sentant de lâIpavic pour lâOuest, lâeffectif du cheptel de la rĂ©gion avoisine quatre millions (3 897 693 sujets) pour 517 aviculteurs. La Mifi et le Koung-Khi se taillent la part du lion avec respectivement 2 897 693 et 979 546 sujets. La production dâĆufs avoisine le milliard, pour prĂšs de 700 millions de Fcfa issus des fientes par an. RĂ©cemment, les pertes engendrĂ©es par lâĂ©pizootie sâĂ©levaient Ă prĂšs de 16 milliards de Fcfa au niveau national.
Eric Vincent FOMO
Face Ă la rĂ©surgence de nouveaux cas dans le dĂ©partement de la Mifi Ă lâOuest lâobservance des mesures de prĂ©vention est plus que jamais un impĂ©ratif.
On croyait ĂȘtre sorti de lâauberge. Que non ! Alors que lâon semblait se diriger vers une levĂ©e totale de lâinterdiction de la vente des poulets sur lâensemble du territoire national, la survenance de nouveaux cas de mortalitĂ© dans la ferme dâAndrĂ© Richard Wouembe, lâun des plus grands fermiers du pays, le 3 septembre dernier est venue semer une fois de plus la tourmente dans une filiĂšre avicole en difficultĂ©. Les rĂ©sultats des Ă©chantillons rĂ©cemment prĂ©lĂ©vĂ©s dans la ferme du groupe SIPREC Ă lâOuest confirment la resurgence de lâĂ©pizootie du type H5N1. Le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest, Augustine Awa Fonka, a tenu une rĂ©union restreinte jeudi dernier, au cours de laquelle il a prescrit des mesures de restriction pour les dĂ©placements de la volaille dans dĂ©partement de la Mifi. Une cinquantaine de poulets et 21660 Ćufs de table ont Ă©tĂ© saisis hier dans ce cadre.
Martin Tagne, aviculteur Ă Tesse-Bandjoun dans le Koung-Khi, garde encore les sĂ©quelles de lâĂ©pisode de mai dernier. « Jâai subi dâĂ©normes pertes que je nâai pas encore chiffrĂ©es. Surtout des pertes liĂ©es Ă la mĂ©vente des produits. Les poulets sont nourris, et sont prĂȘts mais on ne vend pas. Ils continuent Ă manger et meurent pour certains. Câest Ă©galement le cas des Ćufs quâon produit et quâon nâĂ©coule pas », sâindigne ce pĂšre dâune famille de cinq enfants. Ces pertes, il les estime tout de mĂȘme Ă 80%. Car, sur une superficie dâun hectare, il avait un cheptel constituĂ© de 10 000 pondeuses et 8000 poulets de chair. Il a dĂ» tout brader.
Le simple fait de lui parler de la grippe aviaire le dĂ©goĂ»te. Pis, lorsquâil a la pression de ses partenaires financiers. Il dĂ©clare ĂȘtre en pourparlers avec eux, pour un Ă©ventuel rééchelonnement de sa dette. Il redoute tout de mĂȘme des risques de poursuites judiciaires. Lorsquâon Ă©voque la reprise des activitĂ©s, notre interlocuteur est peu disert. « Je nâenvisage pas relancer de sitĂŽt, jusquâĂ ce que jâaie normalisĂ© mes engagements financiers ». La rĂ©gion de lâOuest contribue Ă 80% dans la production avicole du Cameroun. DâaprĂšs Blaise Kamdoum, reprĂ©sentant de lâIpavic pour lâOuest, lâeffectif du cheptel de la rĂ©gion avoisine quatre millions (3 897 693 sujets) pour 517 aviculteurs. La Mifi et le Koung-Khi se taillent la part du lion avec respectivement 2 897 693 et 979 546 sujets. La production dâĆufs avoisine le milliard, pour prĂšs de 700 millions de Fcfa issus des fientes par an. RĂ©cemment, les pertes engendrĂ©es par lâĂ©pizootie sâĂ©levaient Ă prĂšs de 16 milliards de Fcfa au niveau national.
Le bĂątisseur visionnaire
Alliance NYOBIA
Souvenir que laisse le défunt président du Gicam, André Fotso, industriel au parcours remarquable.
Quitter un emploi de cadre supĂ©rieur dans une multinationale pour se lancer dans ses propres activitĂ©s, pour se mettre Ă son compte. Il lui fallait de lâaudace, voire de la foi, pour tenter le coup. Des proches disent quâil Ă©tait « poussĂ© par le dĂ©sir dâentreprendre ». AndrĂ© Fotso est donc devenu entrepreneur. Câest en 1991 quâil se lance, aprĂšs avoir nĂ©gociĂ© son dĂ©part de la boĂźte qui lâemployait depuis six ans. PremiĂšre entreprise créée, 3T Cameroun, pour le transit, lâacconage, la manutention et la consignation.
Deux ans plus tard, lâentrepreneur devient industriel : Fme-Gaz voit le jour. Dâautres entitĂ©s suivront, montrant son souci de varier, dâĂ©tendre ses activitĂ©s : Scpi, dans lâimmobilier, Sampo-Cameroun dans lâinformatique, etc.
AndrĂ© Fotso va Ă©galement sâinvestir dans la banque. Lorsquâen 2003 le groupe bancaire Ecobank sâinstalle au Cameroun, lâhomme dâaffaires y adhĂšre, prenant une position prĂ©pondĂ©rante parmi les actionnaires locaux. En 2005, il en deviendra dâailleurs le prĂ©sident du conseil dâadministration.
A son actif aussi, le rachat, en mars 2010, de Cometal, une entitĂ© des groupes Cfao et Optorg. Le domaine ici est la construction mĂ©tallique. La mĂȘme annĂ©e, les trois entitĂ©s quâil dĂ©tient (3T Cameroun, Fme-Gaz et Cometal) sont regroupĂ©es dans un holding, TAF Investment Group, dont les activitĂ©s se rĂ©sument Ă la prise de participation dans des sociĂ©tĂ©s, lâacquisition et la gestion des valeurs immobiliĂšres, etc.
On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso que ce fut un entrepreneur qui croyait aux vertus du dialogue public-privĂ©. Son action au sein du Gicam lâa montrĂ© Ă suffisance. Ainsi, il en Ă©tait encore vice-prĂ©sident en 2008 quand il a jouĂ© les premiers rĂŽles lors des rencontres sur de grands projets structurants (projets Ă©nergĂ©tiques, port de Kribi, etc.). Lâobjectif de ces rĂ©unions Ă©tait dâimpliquer un maximum dâentreprises camerounaises dans la rĂ©alisation de ces chantiers.
Alliance NYOBIA
Souvenir que laisse le défunt président du Gicam, André Fotso, industriel au parcours remarquable.
Quitter un emploi de cadre supĂ©rieur dans une multinationale pour se lancer dans ses propres activitĂ©s, pour se mettre Ă son compte. Il lui fallait de lâaudace, voire de la foi, pour tenter le coup. Des proches disent quâil Ă©tait « poussĂ© par le dĂ©sir dâentreprendre ». AndrĂ© Fotso est donc devenu entrepreneur. Câest en 1991 quâil se lance, aprĂšs avoir nĂ©gociĂ© son dĂ©part de la boĂźte qui lâemployait depuis six ans. PremiĂšre entreprise créée, 3T Cameroun, pour le transit, lâacconage, la manutention et la consignation.
Deux ans plus tard, lâentrepreneur devient industriel : Fme-Gaz voit le jour. Dâautres entitĂ©s suivront, montrant son souci de varier, dâĂ©tendre ses activitĂ©s : Scpi, dans lâimmobilier, Sampo-Cameroun dans lâinformatique, etc.
AndrĂ© Fotso va Ă©galement sâinvestir dans la banque. Lorsquâen 2003 le groupe bancaire Ecobank sâinstalle au Cameroun, lâhomme dâaffaires y adhĂšre, prenant une position prĂ©pondĂ©rante parmi les actionnaires locaux. En 2005, il en deviendra dâailleurs le prĂ©sident du conseil dâadministration.
A son actif aussi, le rachat, en mars 2010, de Cometal, une entitĂ© des groupes Cfao et Optorg. Le domaine ici est la construction mĂ©tallique. La mĂȘme annĂ©e, les trois entitĂ©s quâil dĂ©tient (3T Cameroun, Fme-Gaz et Cometal) sont regroupĂ©es dans un holding, TAF Investment Group, dont les activitĂ©s se rĂ©sument Ă la prise de participation dans des sociĂ©tĂ©s, lâacquisition et la gestion des valeurs immobiliĂšres, etc.
On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso que ce fut un entrepreneur qui croyait aux vertus du dialogue public-privĂ©. Son action au sein du Gicam lâa montrĂ© Ă suffisance. Ainsi, il en Ă©tait encore vice-prĂ©sident en 2008 quand il a jouĂ© les premiers rĂŽles lors des rencontres sur de grands projets structurants (projets Ă©nergĂ©tiques, port de Kribi, etc.). Lâobjectif de ces rĂ©unions Ă©tait dâimpliquer un maximum dâentreprises camerounaises dans la rĂ©alisation de ces chantiers.
Enseignement supérieur: Un air de rentrée
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Le don de 500 000 ordinateurs aux Ă©tudiants par le chef de lâEtat Ă©tait parmi les sujets au menu des assises prĂ©sidĂ©es hier Ă YaoundĂ© par le Minesup, le Pr. Jacques Fame Ndongo.
Câest le 27 septembre prochain que le coup dâenvoi de la rentrĂ©e acadĂ©mique 2016-2017 sera donnĂ© Ă travers le triangle national. A quelques jours du rendez-vous le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, par ailleurs, chancelier des Ordres acadĂ©miques et les recteurs des universitĂ©s dâEtat sont au four et au moulin, pour une annĂ©e universitaire sans faute. Hier, Ă lâEcole normale supĂ©rieure de YaoundĂ©, ils se sont rĂ©unis dans le cadre de la Commission de coordination universitaire (CCU). Instance dâĂ©tudes et dâĂ©valuation du fonctionnement de toutes les universitĂ©s publiques du Cameroun. Et dâentrĂ©e de jeu, le Pr. Jacques Fame Ndongo a qualifiĂ© la session de capitale. Et les points inscrits Ă lâordre du jour vont le confirmer. « Nous avons abordĂ© la question extrĂȘmement importante du don annoncĂ© dâordinateurs du chef de lâEtat, aux 500 000 Ă©tudiants du Cameroun et la construction prochaine de neuf centres de dĂ©veloppement du numĂ©rique universitaire dans chaque universitĂ© dâEtat et Ă lâuniversitĂ© inter-Etat Cameroun-Congo, Ă SangmĂ©lima. Tous les points difficiles ont Ă©tĂ© abordĂ©s et aplanis. Par exemple, quand dĂ©marrera la fabrication des ordinateurs, comment se fera la distribution, comment sâassurer de la sĂ©curitĂ© et de la fiabilitĂ© de ces dons», a expliquĂ© le ministre, au sortir de longues heures dâĂ©changes Ă huis clos. Lâobjectif visĂ©, a-t-il insistĂ©, est de voir comment aboutir Ă une distribution Ă©quitable et efficiente de ces ordinateurs. Afin quâaucun Ă©tudiant dĂ»ment inscrit dans les universitĂ©s publiques et privĂ©es, ne soit lĂ©sĂ©.
La problĂ©matique du reversement des cotisations sociales par les universitĂ©s Ă la Cnps Ă©tait Ă©galement au menu des Ă©changes. A ce sujet, le ministre a indiquĂ© : « Nous avons convenu dâun chronogramme et dâun calendrier afin quâil y ait une fluiditĂ© de ces cotisations sous peine de sanctions prĂ©vues par la loi et la rĂ©glementation en vigueur. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© de lâexpertise dâun spĂ©cialiste de la Cnps.
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Le don de 500 000 ordinateurs aux Ă©tudiants par le chef de lâEtat Ă©tait parmi les sujets au menu des assises prĂ©sidĂ©es hier Ă YaoundĂ© par le Minesup, le Pr. Jacques Fame Ndongo.
Câest le 27 septembre prochain que le coup dâenvoi de la rentrĂ©e acadĂ©mique 2016-2017 sera donnĂ© Ă travers le triangle national. A quelques jours du rendez-vous le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, par ailleurs, chancelier des Ordres acadĂ©miques et les recteurs des universitĂ©s dâEtat sont au four et au moulin, pour une annĂ©e universitaire sans faute. Hier, Ă lâEcole normale supĂ©rieure de YaoundĂ©, ils se sont rĂ©unis dans le cadre de la Commission de coordination universitaire (CCU). Instance dâĂ©tudes et dâĂ©valuation du fonctionnement de toutes les universitĂ©s publiques du Cameroun. Et dâentrĂ©e de jeu, le Pr. Jacques Fame Ndongo a qualifiĂ© la session de capitale. Et les points inscrits Ă lâordre du jour vont le confirmer. « Nous avons abordĂ© la question extrĂȘmement importante du don annoncĂ© dâordinateurs du chef de lâEtat, aux 500 000 Ă©tudiants du Cameroun et la construction prochaine de neuf centres de dĂ©veloppement du numĂ©rique universitaire dans chaque universitĂ© dâEtat et Ă lâuniversitĂ© inter-Etat Cameroun-Congo, Ă SangmĂ©lima. Tous les points difficiles ont Ă©tĂ© abordĂ©s et aplanis. Par exemple, quand dĂ©marrera la fabrication des ordinateurs, comment se fera la distribution, comment sâassurer de la sĂ©curitĂ© et de la fiabilitĂ© de ces dons», a expliquĂ© le ministre, au sortir de longues heures dâĂ©changes Ă huis clos. Lâobjectif visĂ©, a-t-il insistĂ©, est de voir comment aboutir Ă une distribution Ă©quitable et efficiente de ces ordinateurs. Afin quâaucun Ă©tudiant dĂ»ment inscrit dans les universitĂ©s publiques et privĂ©es, ne soit lĂ©sĂ©.
La problĂ©matique du reversement des cotisations sociales par les universitĂ©s Ă la Cnps Ă©tait Ă©galement au menu des Ă©changes. A ce sujet, le ministre a indiquĂ© : « Nous avons convenu dâun chronogramme et dâun calendrier afin quâil y ait une fluiditĂ© de ces cotisations sous peine de sanctions prĂ©vues par la loi et la rĂ©glementation en vigueur. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© de lâexpertise dâun spĂ©cialiste de la Cnps.
2016 AFCON Draws: Finishing Touches
Fred Vubem TOH
The last preparatory meeting and rehearsals took place yesterday, presided by the Sports Minister.
Final touches towards hosting the draws for the 2016 feminine Africa Cup of Nations are taking place in YaoundĂ© ahead of the event scheduled for September 18. A preparatory meeting to this effect took place yesterday at the Yaounde Sports complex involving all the members of the local organising committee. Presiding over the meeting, the Minister of Sports and Physical Education, Bidoung Mkpatt, called on members of the organising committee to work as a team saying it was no longer time for complains or conjecturing but that of implementation and concrete results. He said though the budget of the tournament has been streamlined from FCFA 23 billion to about 4.5 billion, it shouldnât discourage members as they have the obligation to cleanse the image of Cameroon that was thwarted 44 years ago when the country first hosted the continental tournament. He said the draws ceremony will give a fore taste of what the tournament itself will be calling on organising committee members to do everything possible to make event a success by strictly respecting the recommendations of CAF.
The Director of the tournament, Pierre Noungui said the local organising committee has been working to ease the entry of visitors and CAF emissaries to the country and lobbied for tax exonerations for equipment destined for the organisation of the competition. He announced that they will sign a convention with UNICEF in prelude to event on Saturday, to enable the UN agency fight against teenage marriages by passing messages during the competition.
Meanwhile, the president of the animation commission, Marie Chantal Mazoume equally disclosed that rehearsals have been taking place at the Yaounde Sports complex and the INJS campus since September 12, with traditional dance groups from the three main geographic regions of Cameroon, the grand north, forest zone and the grass field area. Over 5000 people are expected to be in attendance prominent among whom, is the president of CAF, Cameroonian born, Issa Hayatou. There will also be FIFA and CAF representatives as well as officials of all the qualified teams who will be carrying out an inspection visit to their various training and lodging sites.
Fred Vubem TOH
The last preparatory meeting and rehearsals took place yesterday, presided by the Sports Minister.
Final touches towards hosting the draws for the 2016 feminine Africa Cup of Nations are taking place in YaoundĂ© ahead of the event scheduled for September 18. A preparatory meeting to this effect took place yesterday at the Yaounde Sports complex involving all the members of the local organising committee. Presiding over the meeting, the Minister of Sports and Physical Education, Bidoung Mkpatt, called on members of the organising committee to work as a team saying it was no longer time for complains or conjecturing but that of implementation and concrete results. He said though the budget of the tournament has been streamlined from FCFA 23 billion to about 4.5 billion, it shouldnât discourage members as they have the obligation to cleanse the image of Cameroon that was thwarted 44 years ago when the country first hosted the continental tournament. He said the draws ceremony will give a fore taste of what the tournament itself will be calling on organising committee members to do everything possible to make event a success by strictly respecting the recommendations of CAF.
The Director of the tournament, Pierre Noungui said the local organising committee has been working to ease the entry of visitors and CAF emissaries to the country and lobbied for tax exonerations for equipment destined for the organisation of the competition. He announced that they will sign a convention with UNICEF in prelude to event on Saturday, to enable the UN agency fight against teenage marriages by passing messages during the competition.
Meanwhile, the president of the animation commission, Marie Chantal Mazoume equally disclosed that rehearsals have been taking place at the Yaounde Sports complex and the INJS campus since September 12, with traditional dance groups from the three main geographic regions of Cameroon, the grand north, forest zone and the grass field area. Over 5000 people are expected to be in attendance prominent among whom, is the president of CAF, Cameroonian born, Issa Hayatou. There will also be FIFA and CAF representatives as well as officials of all the qualified teams who will be carrying out an inspection visit to their various training and lodging sites.
Yaoundé: Et demain, le lac municipal
MichĂšle FOGANG
Le Minepat et la Deutsche bank dâEspagne et de DubaĂŻ ont signĂ© deux conventions de prĂȘts destinĂ©es au financement de la phase I du projet dâamĂ©nagement hier Ă YaoundĂ©.
Câest fait. Le Cameroun dispose dĂ©sormais des fonds nĂ©cessaires Ă lâamĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© et de la VallĂ©e de la Mingoa (allant du camp Yeyap Ă la voirie municipale -Ndlr). Le pays sâest vu accorder un prĂȘt dâun montant total de 21,173 milliards de F hier par la Deutsche bank. La signature de conventions y relative sâest dĂ©roulĂ©e entre le ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul MotazĂ© et Antonio Navarro-Escabias, reprĂ©sentant de lâĂ©tablissement bancaire. Deux axes majeurs ont ponctuĂ© la cĂ©rĂ©monie. Dâabord, la signature de convention relative Ă la phase I, dâun montant de 13,889 milliards de F et par la suite, celui portant sur la contrepartie camerounaise adossĂ©e sur ce crĂ©dit-acheteur Ă©valuĂ© Ă 7,368 milliards de F.
La convention dâhier dans un long processus qui a pour finalitĂ© de donner un nouveau look au Lac nichĂ© en plein cĆur de la capitale politique du Cameroun ainsi quâĂ la vallĂ©e de la Mingoa. Une initiative qui sâinscrit dans le programme de dĂ©veloppement urbain de la citĂ©. Il sâagit Ă terme, dâaprĂšs le ministre Louis Paul MotazĂ©, de « Promouvoir durablement lâattraction de YaoundĂ©, notamment sur le plan touristique et Ă©conomique ». Car, en effet, ce lieu, pourtant nanti dâatouts et de charme, a Ă©tĂ© trop longtemps laissĂ© au seul soin de dame-nature. Aujourdâhui, il affiche un visage plutĂŽt pĂąle : la surface du lac, qui sert dĂ©sormais pour la pĂȘche, est envahie par une Ă©tendue de nĂ©nuphars. Moustiques et autres bestioles y ont fait leurs nids. Des corps inanimĂ©s y sont rĂ©guliĂšrement repĂȘchĂ©s. De quoi dĂ©courager les touristes mĂȘme les plus tĂ©mĂ©raires. Car, mĂȘme le paysage est plombĂ© par les bureaux et autres bĂątisses parfois en ruines amĂ©nagĂ©es sur les berges.
AprĂšs une premiĂšre annonce en fĂ©vrier 2015, lâamĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© va enfin voir le jour. Des images futuristes du site projetĂ© au cours de la signature hier, ont fait naĂźtre lâespoir notamment chez le Minepat, qui sâest dit confiant quant aux compĂ©tences et Ă lâexpertise du partenaire technique pour la rĂ©alisation du projet. DâaprĂšs Arnauld Philippe Ndzana, conseiller technique N° 1 Ă la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, il sera question, dans lâimmĂ©diat, de procĂ©der Ă lâĂ©puration du cours dâeau ainsi quâĂ lâĂ©clairage de ses abords. Sont Ă©galement inclus dans les travaux, la crĂ©ation dâespaces verts, la construction dâun espace de dĂ©tente, de restaurants, de boutiques et dâun hĂŽtel cinq Ă©toiles. Tout en contribuant Ă lâembellissement du paysage urbain, le relooking du Lac municipal de YaoundĂ© va renforcer la capacitĂ© dâaccueil des Ă©tablissements hĂŽteliers et crĂ©er un nombre significatif dâemplois.
MichĂšle FOGANG
Le Minepat et la Deutsche bank dâEspagne et de DubaĂŻ ont signĂ© deux conventions de prĂȘts destinĂ©es au financement de la phase I du projet dâamĂ©nagement hier Ă YaoundĂ©.
Câest fait. Le Cameroun dispose dĂ©sormais des fonds nĂ©cessaires Ă lâamĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© et de la VallĂ©e de la Mingoa (allant du camp Yeyap Ă la voirie municipale -Ndlr). Le pays sâest vu accorder un prĂȘt dâun montant total de 21,173 milliards de F hier par la Deutsche bank. La signature de conventions y relative sâest dĂ©roulĂ©e entre le ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul MotazĂ© et Antonio Navarro-Escabias, reprĂ©sentant de lâĂ©tablissement bancaire. Deux axes majeurs ont ponctuĂ© la cĂ©rĂ©monie. Dâabord, la signature de convention relative Ă la phase I, dâun montant de 13,889 milliards de F et par la suite, celui portant sur la contrepartie camerounaise adossĂ©e sur ce crĂ©dit-acheteur Ă©valuĂ© Ă 7,368 milliards de F.
La convention dâhier dans un long processus qui a pour finalitĂ© de donner un nouveau look au Lac nichĂ© en plein cĆur de la capitale politique du Cameroun ainsi quâĂ la vallĂ©e de la Mingoa. Une initiative qui sâinscrit dans le programme de dĂ©veloppement urbain de la citĂ©. Il sâagit Ă terme, dâaprĂšs le ministre Louis Paul MotazĂ©, de « Promouvoir durablement lâattraction de YaoundĂ©, notamment sur le plan touristique et Ă©conomique ». Car, en effet, ce lieu, pourtant nanti dâatouts et de charme, a Ă©tĂ© trop longtemps laissĂ© au seul soin de dame-nature. Aujourdâhui, il affiche un visage plutĂŽt pĂąle : la surface du lac, qui sert dĂ©sormais pour la pĂȘche, est envahie par une Ă©tendue de nĂ©nuphars. Moustiques et autres bestioles y ont fait leurs nids. Des corps inanimĂ©s y sont rĂ©guliĂšrement repĂȘchĂ©s. De quoi dĂ©courager les touristes mĂȘme les plus tĂ©mĂ©raires. Car, mĂȘme le paysage est plombĂ© par les bureaux et autres bĂątisses parfois en ruines amĂ©nagĂ©es sur les berges.
AprĂšs une premiĂšre annonce en fĂ©vrier 2015, lâamĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© va enfin voir le jour. Des images futuristes du site projetĂ© au cours de la signature hier, ont fait naĂźtre lâespoir notamment chez le Minepat, qui sâest dit confiant quant aux compĂ©tences et Ă lâexpertise du partenaire technique pour la rĂ©alisation du projet. DâaprĂšs Arnauld Philippe Ndzana, conseiller technique N° 1 Ă la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, il sera question, dans lâimmĂ©diat, de procĂ©der Ă lâĂ©puration du cours dâeau ainsi quâĂ lâĂ©clairage de ses abords. Sont Ă©galement inclus dans les travaux, la crĂ©ation dâespaces verts, la construction dâun espace de dĂ©tente, de restaurants, de boutiques et dâun hĂŽtel cinq Ă©toiles. Tout en contribuant Ă lâembellissement du paysage urbain, le relooking du Lac municipal de YaoundĂ© va renforcer la capacitĂ© dâaccueil des Ă©tablissements hĂŽteliers et crĂ©er un nombre significatif dâemplois.
Assainissement des villes: Ces mauvaises pratiques
Assiatou NGAPOUT M.
Déchets ménagers qui débordent les caniveaux et inondations de certaines voies routiÚres sont quelques visages de cet incivisme.
La forte pluie qui a arrosĂ© la ville de YaoundĂ© hier matin Ă dĂ©montrĂ© une fois de plus les mauvaises pratiques des YaoundĂ©ens face Ă la gestion des ordures mĂ©nagĂšres. Dans certains marchĂ©s, quartiers, voire au centre ville, des eaux accompagnĂ©es de dĂ©chets et autres bouteilles en plastique ont dĂ©bordĂ© des caniveaux, fossĂ©s et certains ponceaux. Elles ont envahi les servitudes et avenues rendant la circulation difficile. La matinĂ©e a mal dĂ©butĂ© pour ce parent dâĂ©lĂšves qui a peinĂ© Ă emmener ses enfants Ă lâĂ©cole. « Jâhabite dans un bas fond au quartier Mvog-Betsi. La pluie de ce matin (hier, NDLR) mâa presque empĂȘchĂ© dâaccompagner mes enfants Ă lâĂ©cole. Je suis arrivĂ© en retard Ă mon lieu de service. Toutes les servitudes Ă©taient inondĂ©es. Jâai dĂ» porter mes enfants au dos pour accĂ©der Ă la route », assure-t-il.
DâaprĂšs un responsable au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain, il y a un problĂšme rĂ©el de gestion des ordures mĂ©nagĂšres. « Le fait que les populations dĂ©versent leurs ordures mĂ©nagĂšres partout y compris dans les caniveaux, crĂ©e des inondations en saison pluvieuse comme câest le cas actuellement. Les drains, les caniveaux et les fossĂ©s Ă©tant les ouvrages de drainage de ces eaux, lorsquâils sont bouchĂ©s, les eaux ne circulent plus normalement », explique notre source.
Lorsque ces ouvrages sont mal entretenus, des consĂ©quences sont Ă dĂ©plorer sur le bien-ĂȘtre des populations (certaines maladies peuvent ĂȘtre contractĂ©es) ainsi que sur la sĂ©curitĂ© des biens et des habitants. « Les eaux sâinfiltrent dans les habitations et dĂ©truisent les biens matĂ©riels quand il y a inondation. De mĂȘme, les gens ne peuvent plus traverser les ponceaux parce que lâeau sort de son lit et inonde la plateforme, occasionnant parfois des noyades », dĂ©taille notre source. Sans oublier les consĂ©quences financiĂšres qui obligent souvent lâEtat Ă retravailler les ponceaux qui commencent Ă se fissurer ou des caniveaux qui dĂ©collent. Tout cela Ă cause de la stagnation des eaux. Fort de ce constat, le MINDHU forme depuis hier les leaders dâassociations, des ONG exerçant dans lâingĂ©nierie sociale et des responsables des services dâhygiĂšne et dâassainissement de YaoundĂ© pour sensibiliser les populations. Il veut associer ces populations Ă la gestion et Ă lâentretien des infrastructures urbaines.
Assiatou NGAPOUT M.
Déchets ménagers qui débordent les caniveaux et inondations de certaines voies routiÚres sont quelques visages de cet incivisme.
La forte pluie qui a arrosĂ© la ville de YaoundĂ© hier matin Ă dĂ©montrĂ© une fois de plus les mauvaises pratiques des YaoundĂ©ens face Ă la gestion des ordures mĂ©nagĂšres. Dans certains marchĂ©s, quartiers, voire au centre ville, des eaux accompagnĂ©es de dĂ©chets et autres bouteilles en plastique ont dĂ©bordĂ© des caniveaux, fossĂ©s et certains ponceaux. Elles ont envahi les servitudes et avenues rendant la circulation difficile. La matinĂ©e a mal dĂ©butĂ© pour ce parent dâĂ©lĂšves qui a peinĂ© Ă emmener ses enfants Ă lâĂ©cole. « Jâhabite dans un bas fond au quartier Mvog-Betsi. La pluie de ce matin (hier, NDLR) mâa presque empĂȘchĂ© dâaccompagner mes enfants Ă lâĂ©cole. Je suis arrivĂ© en retard Ă mon lieu de service. Toutes les servitudes Ă©taient inondĂ©es. Jâai dĂ» porter mes enfants au dos pour accĂ©der Ă la route », assure-t-il.
DâaprĂšs un responsable au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain, il y a un problĂšme rĂ©el de gestion des ordures mĂ©nagĂšres. « Le fait que les populations dĂ©versent leurs ordures mĂ©nagĂšres partout y compris dans les caniveaux, crĂ©e des inondations en saison pluvieuse comme câest le cas actuellement. Les drains, les caniveaux et les fossĂ©s Ă©tant les ouvrages de drainage de ces eaux, lorsquâils sont bouchĂ©s, les eaux ne circulent plus normalement », explique notre source.
Lorsque ces ouvrages sont mal entretenus, des consĂ©quences sont Ă dĂ©plorer sur le bien-ĂȘtre des populations (certaines maladies peuvent ĂȘtre contractĂ©es) ainsi que sur la sĂ©curitĂ© des biens et des habitants. « Les eaux sâinfiltrent dans les habitations et dĂ©truisent les biens matĂ©riels quand il y a inondation. De mĂȘme, les gens ne peuvent plus traverser les ponceaux parce que lâeau sort de son lit et inonde la plateforme, occasionnant parfois des noyades », dĂ©taille notre source. Sans oublier les consĂ©quences financiĂšres qui obligent souvent lâEtat Ă retravailler les ponceaux qui commencent Ă se fissurer ou des caniveaux qui dĂ©collent. Tout cela Ă cause de la stagnation des eaux. Fort de ce constat, le MINDHU forme depuis hier les leaders dâassociations, des ONG exerçant dans lâingĂ©nierie sociale et des responsables des services dâhygiĂšne et dâassainissement de YaoundĂ© pour sensibiliser les populations. Il veut associer ces populations Ă la gestion et Ă lâentretien des infrastructures urbaines.
COP22: le défi climatique du Maroc
Dossiers de la redaction
Steve LIBAM
Le Royaume chĂ©rifien accueille le monde en novembre prochain pour agir en faveur du climat, notamment Ă travers la mise en Ćuvre des Accords de Paris.
Du 7 au 18 novembre prochain Ă Marrakech, le Maroc va accueillir la 22e session de la ConfĂ©rence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. C'est la deuxiĂšme fois que le Royaume va recevoir cet Ă©vĂšnement, aprĂšs 2001 (COP 7). La rencontre servira notamment Ă faire un Ă©tat des lieux des avancĂ©es rĂ©alisĂ©es dans la lutte contre les changements climatiques, depuis l'Accord de Paris, ratifiĂ© par le Cameroun. Le pays a, entre autres, pris l'engagement d'une rĂ©duction de 32% Ă l'horizon 2035, de son empreinte carbone par rapport Ă 2010, de lutter contre la dĂ©sertification, d'Ă©laborer un mĂ©canisme pour le dĂ©veloppement propre, la gestion durable des forĂȘts et celle des ressources en eau, de concert avec les pays de la Commission du bassin du lac Tchad et de l'AutoritĂ© du bassin du Niger.
«Elle (la COP 22) constituera un instant de vérité pour la diplomatie climatique. Seul l'engagement collectif des acteurs mondiaux à faire vivre cet Accord par des décisions et actions ambitieuses et concrÚtes permettra de contenir le réchauffement mondial en deçà de 2° Celsius », déclare Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc, dans son message aux participants de la 2e édition de la Medcop Climat tenue récemment à Tanger. Par ailleurs, le souverain marocain a défini les priorités de la présidence marocaine de la COP 22, articulée autour de quatre axes: la concrétisation des contributions nationales; la mobilisation des financements; le renforcement de l'adaptation, qui bénéficiera d'un effort substantiel à travers une quantification des besoins, une augmentation des ressources allouées et une intensification du renforcement des capacités; enfin, dans le cadre du développement technologique, le Maroc lors de la COP 22 examinera un plan d'actions décisif consacré aux technologies comprenant trois volets principaux: la diffusion des technologies matures, l'émergence de technologies de rupture et le soutien à l'innovation à travers la recherche et le développement. En outre, il s'agira aussi d'accompagner et soutenir la présidence française en mobilisant le plus grand nombre de parties à ratifer l'Accord de Paris, avant la tenue de la COP22. Enfin, le Royaume du Maroc exprimera sa solidarité avec les populations les plus vulnérables ou menacées par le changement, en accordant tout au long de sa présidence, une attention particuliÚre aux Etats insulaires, à l'Afrique et plus largement à tous les pays en développement.
Dossiers de la redaction
Steve LIBAM
Le Royaume chĂ©rifien accueille le monde en novembre prochain pour agir en faveur du climat, notamment Ă travers la mise en Ćuvre des Accords de Paris.
Du 7 au 18 novembre prochain Ă Marrakech, le Maroc va accueillir la 22e session de la ConfĂ©rence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. C'est la deuxiĂšme fois que le Royaume va recevoir cet Ă©vĂšnement, aprĂšs 2001 (COP 7). La rencontre servira notamment Ă faire un Ă©tat des lieux des avancĂ©es rĂ©alisĂ©es dans la lutte contre les changements climatiques, depuis l'Accord de Paris, ratifiĂ© par le Cameroun. Le pays a, entre autres, pris l'engagement d'une rĂ©duction de 32% Ă l'horizon 2035, de son empreinte carbone par rapport Ă 2010, de lutter contre la dĂ©sertification, d'Ă©laborer un mĂ©canisme pour le dĂ©veloppement propre, la gestion durable des forĂȘts et celle des ressources en eau, de concert avec les pays de la Commission du bassin du lac Tchad et de l'AutoritĂ© du bassin du Niger.
«Elle (la COP 22) constituera un instant de vérité pour la diplomatie climatique. Seul l'engagement collectif des acteurs mondiaux à faire vivre cet Accord par des décisions et actions ambitieuses et concrÚtes permettra de contenir le réchauffement mondial en deçà de 2° Celsius », déclare Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc, dans son message aux participants de la 2e édition de la Medcop Climat tenue récemment à Tanger. Par ailleurs, le souverain marocain a défini les priorités de la présidence marocaine de la COP 22, articulée autour de quatre axes: la concrétisation des contributions nationales; la mobilisation des financements; le renforcement de l'adaptation, qui bénéficiera d'un effort substantiel à travers une quantification des besoins, une augmentation des ressources allouées et une intensification du renforcement des capacités; enfin, dans le cadre du développement technologique, le Maroc lors de la COP 22 examinera un plan d'actions décisif consacré aux technologies comprenant trois volets principaux: la diffusion des technologies matures, l'émergence de technologies de rupture et le soutien à l'innovation à travers la recherche et le développement. En outre, il s'agira aussi d'accompagner et soutenir la présidence française en mobilisant le plus grand nombre de parties à ratifer l'Accord de Paris, avant la tenue de la COP22. Enfin, le Royaume du Maroc exprimera sa solidarité avec les populations les plus vulnérables ou menacées par le changement, en accordant tout au long de sa présidence, une attention particuliÚre aux Etats insulaires, à l'Afrique et plus largement à tous les pays en développement.
Prévention: beaucoup ne respectent pas les mesures
Dossiers de la redaction
Félicité BAHANE N.
Lâapplication des mesures de biosĂ©curitĂ© peine Ă ĂȘtre systĂ©matique.
On Ă©tait pourtant Ă faire les comptes. Celles des pertes liĂ©es Ă la grippe aviaire dĂ©clarĂ©e en mai dernier. Les acteurs de la filiĂšre avicole, rĂ©unis le 30 aoĂ»t Ă Bafoussam, au lendemain des dĂ©cisions de rĂ©ouverture des marchĂ©s de volaille, ont estimĂ© Ă 16 milliards de F les pertes enregistrĂ©es par la filiĂšre. De mĂȘme, prĂšs de 60% de poules pondeuses sont mortes parce que mal alimentĂ©es, ou alors bradĂ©es. Deux jours aprĂšs la rencontre de Bafoussam, câest Ă YaoundĂ© que les mĂȘmes acteurs se sont retrouvĂ©s, cette fois en compagnie des membres du comitĂ© de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance. Les pistes de relance ont Ă©tĂ© Ă©numĂ©rĂ©es. Il fallait, entre autres, 20 000 tonnes de maĂŻs, deux millions de poussins et 4,5 millions de F pour lâachat dâintrants mĂ©dicaux.
La grippe aviaire est de retour et cette fois, câest le cĆur de la production nationale qui est touchĂ© : le dĂ©partement de la Mifi, dans la rĂ©gion de lâOuest, oĂč 30 000 poulets morts ou abattus ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s en cinq jours seulement. Sur les causes de la rĂ©surgence, François Djonou, prĂ©sident de lâInterprofession avicole du Cameroun (Ipavic) est sans Ă©quivoque : « Elle est due au non-respect des mesures de biosĂ©curitĂ© ». Cet expert assure que le circuit de production et de commercialisation est particuliĂšrement dĂ©faillant.
La faute sans doute aux Ă©leveurs eux-mĂȘmes, qui voient un « complot » derriĂšre toute mesure disciplinaire, alors quâils se lancent dans de grosses productions sans requĂ©rir les moindres conseils dâun vĂ©tĂ©rinaire. LâIpavic et les pouvoirs publics ont leur part de responsabilitĂ©, concernant notamment la faille dans la veille Ă©pidĂ©miologique visant Ă Ă©viter tout nouveau cas de maladies transfrontaliĂšres. En effet, aprĂšs la rĂ©ouverture de la vente des poulets Ă YaoundĂ©, un texte du gouverneur de la rĂ©gion du Centre a Ă©tabli une liste de 10 marchĂ©s oĂč doivent dĂ©sormais se faire le commerce de la volaille dans la capitale. Pourtant, le poulet se vend bien partout dans la ville, notamment au cĂ©lĂšbre marchĂ© Mvog-Ada qui ne figure pas sur la lise des sites autorisĂ©s. Ce, au vu et au su de tout le monde, notamment des autoritĂ©s administratives et des forces de sĂ©curitĂ© en charge de veiller Ă lâapplication des textes⊠« Et tant que le suivi des fermes et la construction des espaces spĂ©cifiques de vente ne se feront pas, pour quâun minimum de mesures de biosĂ©curitĂ© soit respectĂ©, les conditions seront toujours propices Ă la propagation des maladies », prĂ©vient le prĂ©sident de lâIpavic.
Dossiers de la redaction
Félicité BAHANE N.
Lâapplication des mesures de biosĂ©curitĂ© peine Ă ĂȘtre systĂ©matique.
On Ă©tait pourtant Ă faire les comptes. Celles des pertes liĂ©es Ă la grippe aviaire dĂ©clarĂ©e en mai dernier. Les acteurs de la filiĂšre avicole, rĂ©unis le 30 aoĂ»t Ă Bafoussam, au lendemain des dĂ©cisions de rĂ©ouverture des marchĂ©s de volaille, ont estimĂ© Ă 16 milliards de F les pertes enregistrĂ©es par la filiĂšre. De mĂȘme, prĂšs de 60% de poules pondeuses sont mortes parce que mal alimentĂ©es, ou alors bradĂ©es. Deux jours aprĂšs la rencontre de Bafoussam, câest Ă YaoundĂ© que les mĂȘmes acteurs se sont retrouvĂ©s, cette fois en compagnie des membres du comitĂ© de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance. Les pistes de relance ont Ă©tĂ© Ă©numĂ©rĂ©es. Il fallait, entre autres, 20 000 tonnes de maĂŻs, deux millions de poussins et 4,5 millions de F pour lâachat dâintrants mĂ©dicaux.
La grippe aviaire est de retour et cette fois, câest le cĆur de la production nationale qui est touchĂ© : le dĂ©partement de la Mifi, dans la rĂ©gion de lâOuest, oĂč 30 000 poulets morts ou abattus ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s en cinq jours seulement. Sur les causes de la rĂ©surgence, François Djonou, prĂ©sident de lâInterprofession avicole du Cameroun (Ipavic) est sans Ă©quivoque : « Elle est due au non-respect des mesures de biosĂ©curitĂ© ». Cet expert assure que le circuit de production et de commercialisation est particuliĂšrement dĂ©faillant.
La faute sans doute aux Ă©leveurs eux-mĂȘmes, qui voient un « complot » derriĂšre toute mesure disciplinaire, alors quâils se lancent dans de grosses productions sans requĂ©rir les moindres conseils dâun vĂ©tĂ©rinaire. LâIpavic et les pouvoirs publics ont leur part de responsabilitĂ©, concernant notamment la faille dans la veille Ă©pidĂ©miologique visant Ă Ă©viter tout nouveau cas de maladies transfrontaliĂšres. En effet, aprĂšs la rĂ©ouverture de la vente des poulets Ă YaoundĂ©, un texte du gouverneur de la rĂ©gion du Centre a Ă©tabli une liste de 10 marchĂ©s oĂč doivent dĂ©sormais se faire le commerce de la volaille dans la capitale. Pourtant, le poulet se vend bien partout dans la ville, notamment au cĂ©lĂšbre marchĂ© Mvog-Ada qui ne figure pas sur la lise des sites autorisĂ©s. Ce, au vu et au su de tout le monde, notamment des autoritĂ©s administratives et des forces de sĂ©curitĂ© en charge de veiller Ă lâapplication des textes⊠« Et tant que le suivi des fermes et la construction des espaces spĂ©cifiques de vente ne se feront pas, pour quâun minimum de mesures de biosĂ©curitĂ© soit respectĂ©, les conditions seront toujours propices Ă la propagation des maladies », prĂ©vient le prĂ©sident de lâIpavic.
Entreprises: qui est le meilleur patron ?
Régional
Rita DIBA
Le projet Corporate awards compte récompenser le meilleur gestionnaire de ressources humaines.
« La motivation vĂ©ritable dâun individu provient des rĂ©alisations, du dĂ©veloppement personnel, de la satisfaction et de la reconnaissance de son travail. » Dans ces paroles du psychologue amĂ©ricain Frederick Herzberg se trouve la raison dâĂȘtre du projet Corporate awards. Lâinitiative biennale lancĂ©e par FabAfriq PR, dont la cĂ©rĂ©monie de rĂ©compenses aura lieu en dĂ©cembre prochain, vise Ă honorer les entreprises qui placent les employĂ©s et les clients au cĆur de leur management. Ainsi, selon Perrial Jean Nyodog, prĂ©sident du comitĂ© dâorganisation : « Il est temps de capitaliser sur la richesse des entreprises prospĂšres en reconnaissant leur engagement Ă soutenir les meilleures pratiques et Ă respecter les normes applicables dans le domaine des ressources humaines. »
Le comitĂ© a dĂ©jĂ mis en place une Ă©quipe de recherche chargĂ©e des descentes dans les entreprises, pour des entretiens avec des employĂ©s. Ce qui permettra de noter les structures dans six catĂ©gories. La premiĂšre, par exemple, « Service Ă la clientĂšle », va primer les entreprises ayant un bon cadre de travail pour les employĂ©s et sâassurant que le personnel possĂšde les capacitĂ©s de satisfaire les clients. Pour les autres, on a la responsabilitĂ© sociale, lâinvestissement sur le capital humain, lâĂ©galitĂ© des opportunitĂ©s pour les salariĂ©s, lâentreprise la plus innovante et lâemployeur de choix.
PrĂšs de 25 entreprises ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© approchĂ©es pour les Corporate awards. Les critĂšres dâĂ©ligibilitĂ© sont notamment dâavoir Ă son service au moins 50 employĂ©s permanents et ĂȘtre enregistrĂ© sous le systĂšme Ohada.
Régional
Rita DIBA
Le projet Corporate awards compte récompenser le meilleur gestionnaire de ressources humaines.
« La motivation vĂ©ritable dâun individu provient des rĂ©alisations, du dĂ©veloppement personnel, de la satisfaction et de la reconnaissance de son travail. » Dans ces paroles du psychologue amĂ©ricain Frederick Herzberg se trouve la raison dâĂȘtre du projet Corporate awards. Lâinitiative biennale lancĂ©e par FabAfriq PR, dont la cĂ©rĂ©monie de rĂ©compenses aura lieu en dĂ©cembre prochain, vise Ă honorer les entreprises qui placent les employĂ©s et les clients au cĆur de leur management. Ainsi, selon Perrial Jean Nyodog, prĂ©sident du comitĂ© dâorganisation : « Il est temps de capitaliser sur la richesse des entreprises prospĂšres en reconnaissant leur engagement Ă soutenir les meilleures pratiques et Ă respecter les normes applicables dans le domaine des ressources humaines. »
Le comitĂ© a dĂ©jĂ mis en place une Ă©quipe de recherche chargĂ©e des descentes dans les entreprises, pour des entretiens avec des employĂ©s. Ce qui permettra de noter les structures dans six catĂ©gories. La premiĂšre, par exemple, « Service Ă la clientĂšle », va primer les entreprises ayant un bon cadre de travail pour les employĂ©s et sâassurant que le personnel possĂšde les capacitĂ©s de satisfaire les clients. Pour les autres, on a la responsabilitĂ© sociale, lâinvestissement sur le capital humain, lâĂ©galitĂ© des opportunitĂ©s pour les salariĂ©s, lâentreprise la plus innovante et lâemployeur de choix.
PrĂšs de 25 entreprises ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© approchĂ©es pour les Corporate awards. Les critĂšres dâĂ©ligibilitĂ© sont notamment dâavoir Ă son service au moins 50 employĂ©s permanents et ĂȘtre enregistrĂ© sous le systĂšme Ohada.
Ce quâils mangent Ă lâĂ©cole
Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Dans les établissements scolaires, les élÚves ont le choix entre les cantines et la nourriture concoctée à la maison.
Pendant la pĂ©riode de classe, les parents font face Ă une Ă©quation souvent pas facile Ă rĂ©soudre. Ils sont partagĂ©s entre la volontĂ© de leurs enfants de se nourrir Ă lâĂ©cole et la leur qui voudrait que le goĂ»ter se prĂ©pare Ă la maison. « Jâaime manger le pain accompagnĂ© de haricot avec mes camarades. Câest pourquoi je prĂ©fĂšre que mes parents me donnent de lâargent pour acheter ce que je veux », confie Julienne Manga, Ă©lĂšve. Câest que dans les Ă©coles primaires tout comme dans les lycĂ©es et collĂšges, les heures de recrĂ©ation sont prisĂ©es par les Ă©lĂšves et les dĂ©tentrices de cantine. « Je cuisine ce que les enfants aiment bien et je prends toutes les prĂ©cautions pour que ce soit bien fait. Nous sommes Ă©galement des mĂšres dâenfants et la consommation de ce que nous leur proposons commence par la maison », explique Marie Madeleine B., parent.
A lâĂ©cole publique du Centre, par exemple, plusieurs vendeuses offrent des menus diversifiĂ©s aux Ă©lĂšves. Du pain aux omelettes avec pour ingrĂ©dients, des spaghettis, des Ćufs Ă la coque plus mayonnaise et des beignets aux haricots câest chaque enfant qui trouve son compte auprĂšs de son « Asso ». « Nous savons dĂ©jĂ parmi ces vendeuses, celles qui font le mieux la cuisine. A la maison, les parents nous rappellent de nous rassurer sur certains critĂšres avant de nous procurer Ă manger », indique Arthur Loumou, Ă©lĂšve. « Nâayant pas assez de moyens financiers, je prĂ©fĂšre que mon enfant mange ce qui lui semble bon. Lâessentiel câest de se mettre quelque chose sous la dent pour ne pas rester le ventre vide », ajoute un parent.
Pour les plus nantis, le scĂ©nario est diffĂ©rent. Le goĂ»ter se prĂ©pare par les bons soins de maman. « Pour Ă©viter certaines maladies, il faut faire des sacrifices. La veille, je demande Ă chacun ce quâil aimerait que je mette dans son bol. Je me fais le devoir de me lever trĂšs tĂŽt en fonction des commandes. Il y a des jours oĂč la prĂ©paration est lĂ©gĂšre surtout lorsquâils prĂ©fĂšrent du pain au chocolat ou Ă la sardine », confie Blandine BiscĂšnĂš, parent. Sur cette option, notre interlocutrice se justifie : « A lâĂ©cole, je ne fais pas confiance aux vendeuses de nourriture. TrĂšs souvent mĂȘme si elles dĂ©tiennent des certificats mĂ©dicaux, elles ne respectent pas les conditions dâhygiĂšne. Et lorsque survient la maladie, câest le parent qui paye la plus grosse facture ».
Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Dans les établissements scolaires, les élÚves ont le choix entre les cantines et la nourriture concoctée à la maison.
Pendant la pĂ©riode de classe, les parents font face Ă une Ă©quation souvent pas facile Ă rĂ©soudre. Ils sont partagĂ©s entre la volontĂ© de leurs enfants de se nourrir Ă lâĂ©cole et la leur qui voudrait que le goĂ»ter se prĂ©pare Ă la maison. « Jâaime manger le pain accompagnĂ© de haricot avec mes camarades. Câest pourquoi je prĂ©fĂšre que mes parents me donnent de lâargent pour acheter ce que je veux », confie Julienne Manga, Ă©lĂšve. Câest que dans les Ă©coles primaires tout comme dans les lycĂ©es et collĂšges, les heures de recrĂ©ation sont prisĂ©es par les Ă©lĂšves et les dĂ©tentrices de cantine. « Je cuisine ce que les enfants aiment bien et je prends toutes les prĂ©cautions pour que ce soit bien fait. Nous sommes Ă©galement des mĂšres dâenfants et la consommation de ce que nous leur proposons commence par la maison », explique Marie Madeleine B., parent.
A lâĂ©cole publique du Centre, par exemple, plusieurs vendeuses offrent des menus diversifiĂ©s aux Ă©lĂšves. Du pain aux omelettes avec pour ingrĂ©dients, des spaghettis, des Ćufs Ă la coque plus mayonnaise et des beignets aux haricots câest chaque enfant qui trouve son compte auprĂšs de son « Asso ». « Nous savons dĂ©jĂ parmi ces vendeuses, celles qui font le mieux la cuisine. A la maison, les parents nous rappellent de nous rassurer sur certains critĂšres avant de nous procurer Ă manger », indique Arthur Loumou, Ă©lĂšve. « Nâayant pas assez de moyens financiers, je prĂ©fĂšre que mon enfant mange ce qui lui semble bon. Lâessentiel câest de se mettre quelque chose sous la dent pour ne pas rester le ventre vide », ajoute un parent.
Pour les plus nantis, le scĂ©nario est diffĂ©rent. Le goĂ»ter se prĂ©pare par les bons soins de maman. « Pour Ă©viter certaines maladies, il faut faire des sacrifices. La veille, je demande Ă chacun ce quâil aimerait que je mette dans son bol. Je me fais le devoir de me lever trĂšs tĂŽt en fonction des commandes. Il y a des jours oĂč la prĂ©paration est lĂ©gĂšre surtout lorsquâils prĂ©fĂšrent du pain au chocolat ou Ă la sardine », confie Blandine BiscĂšnĂš, parent. Sur cette option, notre interlocutrice se justifie : « A lâĂ©cole, je ne fais pas confiance aux vendeuses de nourriture. TrĂšs souvent mĂȘme si elles dĂ©tiennent des certificats mĂ©dicaux, elles ne respectent pas les conditions dâhygiĂšne. Et lorsque survient la maladie, câest le parent qui paye la plus grosse facture ».