Diplomatie: Paul Biya au four et au moulin
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu vendredi Ă New York, ses homologues du Togo, de la RCA, du Burkina Faso, et lâambassadrice amĂ©ricaine aux Nations unies.
Nouvelle journĂ©e-marathon vendredi pour le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă New York. Une sĂ©rie dâaudiences accordĂ©es en cette cinquiĂšme journĂ©e du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâOrganisation des Nations unies ont confortĂ© lâimage de Paul Biya au plan international : celle de lâhomme dâEtat expĂ©rimentĂ© dont la voix compte au milieu de ses pairs dâAfrique et des partenaires. Trois chefs dâEtat africains sont, en effet, venus ce vendredi Ă la rencontre du prĂ©sident camerounais. Dont deux, qui ont entamĂ©, il y a peu, leur premier mandat Ă la tĂȘte de leur pays.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique centrafricaine, Faustin Archange Touadera, reçu Ă 12 h 30 mn au siĂšge des Nations unies en fait partie. Ălu Ă lâissue de la prĂ©sidentielle du 30 dĂ©cembre 2015 et du 14 fĂ©vier 2016, il a hĂ©ritĂ© dâun pays Ă reconstruire. DĂ©fi herculĂ©en donc pour le nouveau chef de lâEtat, qui est venu requĂ©rir la sagesse de son aĂźnĂ© et voisin. A la fin de lâentretien dâune demi-heure, M. Touadera a eu des mots de profonde gratitude Ă son homologue pour lâaccueil de prĂšs de 250.000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains au Cameroun. Face Ă la presse, le numĂ©ro un centrafricain a dĂ©clarĂ© que les Ă©changes entamĂ©s vendredi avec Paul Biya allaient se poursuivre dans le cadre dâune visite officielle envisagĂ©e au Cameroun.
Plus tard dans lâaprĂšs-midi, le chef de lâEtat a reçu dans sa suite de lâhĂŽtel Waldorf Astoria, une personnalitĂ© au profil semblable Ă celui de Faustin-Archange Touadera. Il sâagit de Roch Marc Christian KaborĂ©, prĂ©sident du Burkina Faso, Ă©lu en dĂ©cembre 2015 Ă la fin dâune pĂ©riode de transition, ayant suivi le renversement du prĂ©sident Blaise CompaorĂ©. Rien nâa cependant filtrĂ© de lâentretien. Idem pour le tĂȘte-Ă -tĂȘte entre le prĂ©sident Biya et son homologue togolais, Faure Gnassingbe, qui a eu lieu Ă 12h au siĂšge des Nations unies.
Lâaudience-record de la journĂ©e a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă Samantha Powell, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. PrĂšs de 70 minutes dâĂ©changes entre Paul Biya et la diplomate amĂ©ricaine, qui nâa pas cachĂ© sa satisfaction, estimant que la longueur et la densitĂ© de lâentretien Ă©taient le reflet dâune relation bilatĂ©rale qui gagne en intensitĂ©. Utilisant Ă peu prĂšs, les mĂȘmes mots que la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, reçue la veille, Samantha Powell est allĂ©e redire au prĂ©sident camerounais que le gouvernement amĂ©ricain, et le prĂ©sident Obama en tĂȘte, avaient fortement apprĂ©ciĂ© les importants engagements pris par le Cameroun lors du sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s. « Nous lui sommes trĂšs reconnaissants pour cela », a ajoutĂ© Mme Powell, qui voit dans les Ă©changes de ces derniers jours au plus haut niveau, quelque chose de nouveau dans la relation entre le Cameroun et les Etats-Unis dâAmĂ©rique. La lutte contre Boko Haram a forcĂ©ment Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e. Et lâambassadrice amĂ©ricaine sâest rĂ©jouie de la nette amĂ©lioration de la coordination entre le Cameroun et le Nigeria, tout en relevant que la communautĂ© internationale devait faire mieux pour soutenir la rĂ©ponse humanitaire.
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu vendredi Ă New York, ses homologues du Togo, de la RCA, du Burkina Faso, et lâambassadrice amĂ©ricaine aux Nations unies.
Nouvelle journĂ©e-marathon vendredi pour le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă New York. Une sĂ©rie dâaudiences accordĂ©es en cette cinquiĂšme journĂ©e du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâOrganisation des Nations unies ont confortĂ© lâimage de Paul Biya au plan international : celle de lâhomme dâEtat expĂ©rimentĂ© dont la voix compte au milieu de ses pairs dâAfrique et des partenaires. Trois chefs dâEtat africains sont, en effet, venus ce vendredi Ă la rencontre du prĂ©sident camerounais. Dont deux, qui ont entamĂ©, il y a peu, leur premier mandat Ă la tĂȘte de leur pays.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique centrafricaine, Faustin Archange Touadera, reçu Ă 12 h 30 mn au siĂšge des Nations unies en fait partie. Ălu Ă lâissue de la prĂ©sidentielle du 30 dĂ©cembre 2015 et du 14 fĂ©vier 2016, il a hĂ©ritĂ© dâun pays Ă reconstruire. DĂ©fi herculĂ©en donc pour le nouveau chef de lâEtat, qui est venu requĂ©rir la sagesse de son aĂźnĂ© et voisin. A la fin de lâentretien dâune demi-heure, M. Touadera a eu des mots de profonde gratitude Ă son homologue pour lâaccueil de prĂšs de 250.000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains au Cameroun. Face Ă la presse, le numĂ©ro un centrafricain a dĂ©clarĂ© que les Ă©changes entamĂ©s vendredi avec Paul Biya allaient se poursuivre dans le cadre dâune visite officielle envisagĂ©e au Cameroun.
Plus tard dans lâaprĂšs-midi, le chef de lâEtat a reçu dans sa suite de lâhĂŽtel Waldorf Astoria, une personnalitĂ© au profil semblable Ă celui de Faustin-Archange Touadera. Il sâagit de Roch Marc Christian KaborĂ©, prĂ©sident du Burkina Faso, Ă©lu en dĂ©cembre 2015 Ă la fin dâune pĂ©riode de transition, ayant suivi le renversement du prĂ©sident Blaise CompaorĂ©. Rien nâa cependant filtrĂ© de lâentretien. Idem pour le tĂȘte-Ă -tĂȘte entre le prĂ©sident Biya et son homologue togolais, Faure Gnassingbe, qui a eu lieu Ă 12h au siĂšge des Nations unies.
Lâaudience-record de la journĂ©e a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă Samantha Powell, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. PrĂšs de 70 minutes dâĂ©changes entre Paul Biya et la diplomate amĂ©ricaine, qui nâa pas cachĂ© sa satisfaction, estimant que la longueur et la densitĂ© de lâentretien Ă©taient le reflet dâune relation bilatĂ©rale qui gagne en intensitĂ©. Utilisant Ă peu prĂšs, les mĂȘmes mots que la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, reçue la veille, Samantha Powell est allĂ©e redire au prĂ©sident camerounais que le gouvernement amĂ©ricain, et le prĂ©sident Obama en tĂȘte, avaient fortement apprĂ©ciĂ© les importants engagements pris par le Cameroun lors du sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s. « Nous lui sommes trĂšs reconnaissants pour cela », a ajoutĂ© Mme Powell, qui voit dans les Ă©changes de ces derniers jours au plus haut niveau, quelque chose de nouveau dans la relation entre le Cameroun et les Etats-Unis dâAmĂ©rique. La lutte contre Boko Haram a forcĂ©ment Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e. Et lâambassadrice amĂ©ricaine sâest rĂ©jouie de la nette amĂ©lioration de la coordination entre le Cameroun et le Nigeria, tout en relevant que la communautĂ© internationale devait faire mieux pour soutenir la rĂ©ponse humanitaire.
Droits dâauteur et droits voisins: Les clarifications du PM
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a signé des textes jeudi dernier relatifs aux statuts, rÚglements généraux et codes électoraux des organismes de gestion collective.
La question de la nationalitĂ© Ă la tĂȘte des sociĂ©tĂ©s du droit dâauteur et des droits voisins au Cameroun est dĂ©finitivement rĂ©glĂ©e. Ceci, pour le bonheur des artistes qui nâont pas manquĂ© dâexprimer leur satisfaction. « Câest un acte de souverainetĂ© et je suis trĂšs content de cette dĂ©cision du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, qui est la bienvenue. Beaucoup de gens sont convaincus de ce quâils peuvent prendre lâargent des artistes sans que rien ne leur arrive. Les choses commencent Ă se dessiner », confie Ottou Marcellin, artiste-musicien. Et Ateh Bazor, un autre musicien, dâajouter : « Suites aux antĂ©cĂ©dents liĂ©s aux fautes de gestion ayant conduit certains dirigeants devant les tribunaux et dont la suite nâa pas abouti pour plusieurs raisons, il Ă©tait temps de remettre les pendules Ă lâheure. Maintenant, ceux qui disposent dâune double nationalitĂ© et qui veulent postuler Ă un poste de gestion doivent renoncer Ă leur deuxiĂšme nationalitĂ© pour redevenir des Camerounais. Câest un acte rĂ©confortant ».
Câest que, jeudi dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang a signĂ© un arrĂȘtĂ© modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de lâarrĂȘtĂ© du 28 mars 2016 fixant les dispositions communes applicables aux statuts, rĂšglements gĂ©nĂ©raux et codes Ă©lectoraux des organismes de gestion collective du droit dâauteur et des droits voisins. Câest un document qui rĂ©soud enfin lâĂ©pineuse question de la nationalitĂ© des principaux dirigeants des organismes de gestion collective des droits dâauteur. Au sujet des article 5 (nouveau) (1) et 14 (nouveau) (1), le ministre des Arts et de la Culture (Minac), le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, explique que sur la forme, il sâagissait de clarifier les dispositions pertinentes du dĂ©cret dâapplication de la loi sur le droit dâauteur. Dispositions dont une lecture rapide aurait laissĂ© croire que tout titulaire de droit, quelle que soit sa nationalitĂ©, pouvait ĂȘtre dirigeant, câest-Ă -dire prĂ©sident dâun conseil dâadministration, directeur gĂ©nĂ©ral dâun organisme de gestion des droits dâauteurs. Ainsi, dans lâancienne version, par exemple, il Ă©tait fait mention de lâexigence dâun certificat de nationalitĂ© sans autre mention. « On Ă©voquait mĂȘme comme piĂšces un titre de sĂ©jour, ce qui laissait donc penser quâun Ă©tranger pouvait ĂȘtre Ă la tĂȘte dâun organisme de gestion des droits dâauteur au Cameroun sur seule prĂ©sentation de la preuve de son sĂ©jour au Cameroun », conclut le Minac.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a signé des textes jeudi dernier relatifs aux statuts, rÚglements généraux et codes électoraux des organismes de gestion collective.
La question de la nationalitĂ© Ă la tĂȘte des sociĂ©tĂ©s du droit dâauteur et des droits voisins au Cameroun est dĂ©finitivement rĂ©glĂ©e. Ceci, pour le bonheur des artistes qui nâont pas manquĂ© dâexprimer leur satisfaction. « Câest un acte de souverainetĂ© et je suis trĂšs content de cette dĂ©cision du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, qui est la bienvenue. Beaucoup de gens sont convaincus de ce quâils peuvent prendre lâargent des artistes sans que rien ne leur arrive. Les choses commencent Ă se dessiner », confie Ottou Marcellin, artiste-musicien. Et Ateh Bazor, un autre musicien, dâajouter : « Suites aux antĂ©cĂ©dents liĂ©s aux fautes de gestion ayant conduit certains dirigeants devant les tribunaux et dont la suite nâa pas abouti pour plusieurs raisons, il Ă©tait temps de remettre les pendules Ă lâheure. Maintenant, ceux qui disposent dâune double nationalitĂ© et qui veulent postuler Ă un poste de gestion doivent renoncer Ă leur deuxiĂšme nationalitĂ© pour redevenir des Camerounais. Câest un acte rĂ©confortant ».
Câest que, jeudi dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang a signĂ© un arrĂȘtĂ© modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de lâarrĂȘtĂ© du 28 mars 2016 fixant les dispositions communes applicables aux statuts, rĂšglements gĂ©nĂ©raux et codes Ă©lectoraux des organismes de gestion collective du droit dâauteur et des droits voisins. Câest un document qui rĂ©soud enfin lâĂ©pineuse question de la nationalitĂ© des principaux dirigeants des organismes de gestion collective des droits dâauteur. Au sujet des article 5 (nouveau) (1) et 14 (nouveau) (1), le ministre des Arts et de la Culture (Minac), le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, explique que sur la forme, il sâagissait de clarifier les dispositions pertinentes du dĂ©cret dâapplication de la loi sur le droit dâauteur. Dispositions dont une lecture rapide aurait laissĂ© croire que tout titulaire de droit, quelle que soit sa nationalitĂ©, pouvait ĂȘtre dirigeant, câest-Ă -dire prĂ©sident dâun conseil dâadministration, directeur gĂ©nĂ©ral dâun organisme de gestion des droits dâauteurs. Ainsi, dans lâancienne version, par exemple, il Ă©tait fait mention de lâexigence dâun certificat de nationalitĂ© sans autre mention. « On Ă©voquait mĂȘme comme piĂšces un titre de sĂ©jour, ce qui laissait donc penser quâun Ă©tranger pouvait ĂȘtre Ă la tĂȘte dâun organisme de gestion des droits dâauteur au Cameroun sur seule prĂ©sentation de la preuve de son sĂ©jour au Cameroun », conclut le Minac.
Yaoundé: Un mort dans l'effondrement d'une dalle
Carine TSIELE
En voulant dĂ©coffrer la dalle de sa maison, le capitaine Roger Njapa sâest retrouvĂ© enseveli samedi dernier, aux environs de 10h.
Le capitaine sapeur-pompier, Roger Njapa ne fera plus partie des effectifs des hommes en tenue devant porter les galons de commandant en janvier prochain. Le pĂšre de famille avait entamĂ© les prĂ©paratifs pour sa fĂȘte. Mais lâirrĂ©parable sâest produit. Samedi dernier, il a Ă©tĂ© tuĂ© par la dalle de sa maison en chantier Ă Nkoabang dans le dĂ©partement de la Mefou et Afamba. Selon les tĂ©moignages des membres de sa famille, le drame est survenu aux environs de 10 h, alors que le capitaine tentait de dĂ©coffrer la dalle de sa maison. « Ă lâarriĂšre de notre domicile, papa a fait construire un autre bĂątiment qui devait servir de cuisine. Et au-dessus de la structure, il y a fait une dalle. Entre cette dalle et le toit, il voulait installer un chĂąteau dâeau. Samedi, en compagnie de mon grand-frĂšre Francky E.et de ma derniĂšre petite sĆur, câest ce quâils essayaient de faire. Tout se passait bien, jusquâĂ la derniĂšre planche qui ne voulait pas se dĂ©coller de la dalle. Câest Ă lâaide dâun marteau quâil a frappĂ© pour la dĂ©gager. Malheureusement, la dalle nâĂ©tait pas assez solide, et sâest effondrĂ©e », tĂ©moigne la fille du dĂ©funt, Patricia Njapa.
Lâeffondrement a causĂ© un bruit assourdissant et les voisins ont accouru, pour le dĂ©gager des dĂ©combres. « Papa parlait encore bien, il disait sauver dâabord mon fils, les voisins ont fait leur possible pour les dĂ©gager et ils ont Ă©tĂ© rapidement transportĂ©s Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral. Mon pĂšre a rendu lâĂąme Ă lâentrĂ©e de lâhĂŽpital. Pour Francky E., il y a espoir. Il est sorti du coma. Il a plusieurs fractures et les mĂ©decins nous ont rassurĂ© quâil est hors de danger », ajoute-t-elle. Le capitaine laisse ainsi une veuve et six enfants Ă©plorĂ©s. Un vrai drame.
Carine TSIELE
En voulant dĂ©coffrer la dalle de sa maison, le capitaine Roger Njapa sâest retrouvĂ© enseveli samedi dernier, aux environs de 10h.
Le capitaine sapeur-pompier, Roger Njapa ne fera plus partie des effectifs des hommes en tenue devant porter les galons de commandant en janvier prochain. Le pĂšre de famille avait entamĂ© les prĂ©paratifs pour sa fĂȘte. Mais lâirrĂ©parable sâest produit. Samedi dernier, il a Ă©tĂ© tuĂ© par la dalle de sa maison en chantier Ă Nkoabang dans le dĂ©partement de la Mefou et Afamba. Selon les tĂ©moignages des membres de sa famille, le drame est survenu aux environs de 10 h, alors que le capitaine tentait de dĂ©coffrer la dalle de sa maison. « Ă lâarriĂšre de notre domicile, papa a fait construire un autre bĂątiment qui devait servir de cuisine. Et au-dessus de la structure, il y a fait une dalle. Entre cette dalle et le toit, il voulait installer un chĂąteau dâeau. Samedi, en compagnie de mon grand-frĂšre Francky E.et de ma derniĂšre petite sĆur, câest ce quâils essayaient de faire. Tout se passait bien, jusquâĂ la derniĂšre planche qui ne voulait pas se dĂ©coller de la dalle. Câest Ă lâaide dâun marteau quâil a frappĂ© pour la dĂ©gager. Malheureusement, la dalle nâĂ©tait pas assez solide, et sâest effondrĂ©e », tĂ©moigne la fille du dĂ©funt, Patricia Njapa.
Lâeffondrement a causĂ© un bruit assourdissant et les voisins ont accouru, pour le dĂ©gager des dĂ©combres. « Papa parlait encore bien, il disait sauver dâabord mon fils, les voisins ont fait leur possible pour les dĂ©gager et ils ont Ă©tĂ© rapidement transportĂ©s Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral. Mon pĂšre a rendu lâĂąme Ă lâentrĂ©e de lâhĂŽpital. Pour Francky E., il y a espoir. Il est sorti du coma. Il a plusieurs fractures et les mĂ©decins nous ont rassurĂ© quâil est hors de danger », ajoute-t-elle. Le capitaine laisse ainsi une veuve et six enfants Ă©plorĂ©s. Un vrai drame.
President Biya Grants Audiences In New York
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
The Head of State had four high-level talks with three of his Africa counterparts and US Ambassador to the UN on Friday.
As discussions at the 71st General Assembly debates of the United Nations came to a close on Friday 23 September 2016, the intensity of activities for the Cameroon Head of State increased both at the United Nations Headquarters and his Waldorf Astoria Hotel suite where he met with high-level officials. Although most of the audiences held behind closed doors, their significance was evident from the level of personalities he received.
Ambassador Samantha Power
The longest of the four audiences that President Paul granted on Friday was with the United States Ambassador to the United Nations, Samantha Power. For over one hour she had discussions with the Head of State in the presence of the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella and the Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou.
After the discussions, Ambassador Samantha said she came to appreciate President Biya's presence at the Leaders' Summit on Refugees chaired by US President Barack Obama, the commitments taken by the Head of State during the meeting and the participation of Cameroon at the Africa- America Business Forum also organized by President Obama on the sidelines of the UN General Assembly.
She talked of increasing bilateral ties between Cameroon and the United States seen through the multiple encounters President Biya had with his American counterpart, Barack Obama during his New York stay. President Obama's reception on 20, September, the fight against Boko Haram, the suicide attacks that the extremist group has been causing and the welfare of Internal Displaced Persons in the Far North as well as the situation of refugees Cameroon were equally examined by Mr Biya and his guest.
Central Africa Republic, Togo, and Burkina Faso
While the President of Togo, Faure Gnassingbe, the first to be received at mid-day at the United Nations Headquarters like that of Burkina Faso, Roch March Christian Kabore received by 4p.m. at the Waldorf Astoria Hotel left without a word to the press, the President of Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera, opened up to reporters.
President Paul Biya who arrived at the UN Building less than five minutes to 12 noon was immediately followed into the meeting room by Faure Gnassingbe of Togo. Both leaders had a tĂȘte-a-tĂȘte for about 30 minutes before the Togolese leader, looking relaxed left Mr Biya.
About five minutes later, the President of the Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera who had earlier been seen around the conference room at the UN Headquarters joined the Head of State. After about 30 minutes of discussion with President Biya he said he came to thank Mr Biya for supporting the Central Africa Republic during the crisis years. President Touadera added that he intended to pay an official visit to Cameroon during which he will officially appreciate the support given by the country to refugees from the Central Africa Republic.
Another new-comer to the job of President who sought to meet with Mr Biya in his New York Hotel was President Roch Marc Christian Kabore. Elected on 29 November, 2015 following a one-year transnational period in Burkina Faso. He left the audience without a word to the press, but a sense of satisfaction he carried was visible.
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
The Head of State had four high-level talks with three of his Africa counterparts and US Ambassador to the UN on Friday.
As discussions at the 71st General Assembly debates of the United Nations came to a close on Friday 23 September 2016, the intensity of activities for the Cameroon Head of State increased both at the United Nations Headquarters and his Waldorf Astoria Hotel suite where he met with high-level officials. Although most of the audiences held behind closed doors, their significance was evident from the level of personalities he received.
Ambassador Samantha Power
The longest of the four audiences that President Paul granted on Friday was with the United States Ambassador to the United Nations, Samantha Power. For over one hour she had discussions with the Head of State in the presence of the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella and the Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou.
After the discussions, Ambassador Samantha said she came to appreciate President Biya's presence at the Leaders' Summit on Refugees chaired by US President Barack Obama, the commitments taken by the Head of State during the meeting and the participation of Cameroon at the Africa- America Business Forum also organized by President Obama on the sidelines of the UN General Assembly.
She talked of increasing bilateral ties between Cameroon and the United States seen through the multiple encounters President Biya had with his American counterpart, Barack Obama during his New York stay. President Obama's reception on 20, September, the fight against Boko Haram, the suicide attacks that the extremist group has been causing and the welfare of Internal Displaced Persons in the Far North as well as the situation of refugees Cameroon were equally examined by Mr Biya and his guest.
Central Africa Republic, Togo, and Burkina Faso
While the President of Togo, Faure Gnassingbe, the first to be received at mid-day at the United Nations Headquarters like that of Burkina Faso, Roch March Christian Kabore received by 4p.m. at the Waldorf Astoria Hotel left without a word to the press, the President of Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera, opened up to reporters.
President Paul Biya who arrived at the UN Building less than five minutes to 12 noon was immediately followed into the meeting room by Faure Gnassingbe of Togo. Both leaders had a tĂȘte-a-tĂȘte for about 30 minutes before the Togolese leader, looking relaxed left Mr Biya.
About five minutes later, the President of the Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera who had earlier been seen around the conference room at the UN Headquarters joined the Head of State. After about 30 minutes of discussion with President Biya he said he came to thank Mr Biya for supporting the Central Africa Republic during the crisis years. President Touadera added that he intended to pay an official visit to Cameroon during which he will officially appreciate the support given by the country to refugees from the Central Africa Republic.
Another new-comer to the job of President who sought to meet with Mr Biya in his New York Hotel was President Roch Marc Christian Kabore. Elected on 29 November, 2015 following a one-year transnational period in Burkina Faso. He left the audience without a word to the press, but a sense of satisfaction he carried was visible.
Lutte contre le sida: De nouvelles cibles visées
Dossiers de la redaction
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Synergies africaines lance demain à Douala, un nouveau programme de sensibilisation dénommé « Mon pari pour 2030 », visant les call boxeurs, taximen et autres.
Pas de rĂ©pit pour Synergies africaines contre le sida et les souffrances. Plus de 10,5 millions dâĂ©lĂšves et Ă©tudiants dĂ©jĂ sensibilisĂ©s, plus de 235 000 personnes dĂ©pistĂ©es et plus de 2,6 millions de prĂ©servatifs masculins et fĂ©minins distribuĂ©s dans le cadre de la campagne « Vacances sans sida ». Et voici Ă nouveau lâOng panafricaine, créée par la premiĂšre dame du Cameroun, Mme Chantal Biya, sur le terrain. Synergies africaines contre le sida et les souffrances lance, en effet, demain mardi dans la capitale Ă©conomique du Cameroun, Douala, le programme dĂ©nommĂ©, « Mon pari pour 2030 ». Jean StĂ©phane Biatcha, son secrĂ©taire exĂ©cutif lâa fait savoir en fin de semaine derniĂšre Ă YaoundĂ©. Contrairement à « Vacances sans sida », qui ne ciblait que les Ă©lĂšves et Ă©tudiants, ce nouveau programme de sensibilisation sâadresse Ă la sociĂ©tĂ© civile, aux Ong et associations de femmes impliquĂ©es dans la lutte contre le sida, aux dĂ©tenteurs de call box, aux motos-taximen⊠Les experts de Synergies africaines vont Ă©galement travailler avec certaines entreprises dans le sens de susciter une plus grande prise de conscience.
Dans la lutte contre cette pandĂ©mie, fait-on savoir Ă Synergies africaines, personne nâest Ă nĂ©gliger. « Nous pensons quâen les sensibilisant, en les motivant davantage, nous serions en train de crĂ©er de vĂ©ritables relais dans la lutte contre le sida», indique une source bien introduite. A Douala, premiĂšre Ă©tape de ce programme devant sâĂ©branler sur le territoire national dans les mois Ă venir, les participants, 125 leaders au total, vont recevoir des connaissances supplĂ©mentaires sur la maladie et la mise en Ćuvre des activitĂ©s de lutte contre cette affection. Synergies africaines estime que ces cibles sont capables de vulgariser le message, pour que le combat contre le sida monte en intensitĂ©. AprĂšs Douala, Synergies africaines dĂ©posera ses valises Ă Bafoussam, puis Ă Bertoua. Ces trois villes constituent la phase pilote. Laquelle permettra aux organisateurs de tirer les leçons pour amĂ©liorer la suite. Et câest Ă©galement sur la base des conclusions de ces trois premiĂšres descentes que Synergies africaines et son partenaire, le Pari mutuel urbain camerounais, fixerons la pĂ©riodicitĂ© des descentes dans les villes du Cameroun. Un nouveau challenge pour lâĂ©quipe Ă Jean StĂ©phane Biatcha dans la lutte contre le sida au Cameroun.
Dossiers de la redaction
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Synergies africaines lance demain à Douala, un nouveau programme de sensibilisation dénommé « Mon pari pour 2030 », visant les call boxeurs, taximen et autres.
Pas de rĂ©pit pour Synergies africaines contre le sida et les souffrances. Plus de 10,5 millions dâĂ©lĂšves et Ă©tudiants dĂ©jĂ sensibilisĂ©s, plus de 235 000 personnes dĂ©pistĂ©es et plus de 2,6 millions de prĂ©servatifs masculins et fĂ©minins distribuĂ©s dans le cadre de la campagne « Vacances sans sida ». Et voici Ă nouveau lâOng panafricaine, créée par la premiĂšre dame du Cameroun, Mme Chantal Biya, sur le terrain. Synergies africaines contre le sida et les souffrances lance, en effet, demain mardi dans la capitale Ă©conomique du Cameroun, Douala, le programme dĂ©nommĂ©, « Mon pari pour 2030 ». Jean StĂ©phane Biatcha, son secrĂ©taire exĂ©cutif lâa fait savoir en fin de semaine derniĂšre Ă YaoundĂ©. Contrairement à « Vacances sans sida », qui ne ciblait que les Ă©lĂšves et Ă©tudiants, ce nouveau programme de sensibilisation sâadresse Ă la sociĂ©tĂ© civile, aux Ong et associations de femmes impliquĂ©es dans la lutte contre le sida, aux dĂ©tenteurs de call box, aux motos-taximen⊠Les experts de Synergies africaines vont Ă©galement travailler avec certaines entreprises dans le sens de susciter une plus grande prise de conscience.
Dans la lutte contre cette pandĂ©mie, fait-on savoir Ă Synergies africaines, personne nâest Ă nĂ©gliger. « Nous pensons quâen les sensibilisant, en les motivant davantage, nous serions en train de crĂ©er de vĂ©ritables relais dans la lutte contre le sida», indique une source bien introduite. A Douala, premiĂšre Ă©tape de ce programme devant sâĂ©branler sur le territoire national dans les mois Ă venir, les participants, 125 leaders au total, vont recevoir des connaissances supplĂ©mentaires sur la maladie et la mise en Ćuvre des activitĂ©s de lutte contre cette affection. Synergies africaines estime que ces cibles sont capables de vulgariser le message, pour que le combat contre le sida monte en intensitĂ©. AprĂšs Douala, Synergies africaines dĂ©posera ses valises Ă Bafoussam, puis Ă Bertoua. Ces trois villes constituent la phase pilote. Laquelle permettra aux organisateurs de tirer les leçons pour amĂ©liorer la suite. Et câest Ă©galement sur la base des conclusions de ces trois premiĂšres descentes que Synergies africaines et son partenaire, le Pari mutuel urbain camerounais, fixerons la pĂ©riodicitĂ© des descentes dans les villes du Cameroun. Un nouveau challenge pour lâĂ©quipe Ă Jean StĂ©phane Biatcha dans la lutte contre le sida au Cameroun.
Coopération Cameroun-Arabie saoudite: Les fruits d'une visite intense
Politique
Azize MBOHOU
Des parlementaires saoudiens ont apprécié la stabilité du Cameroun et promettent d'investir dans le secteur agricole et celui du transport ferroviaire.
Trois jours de visite et des perspectives prometteuses dans les relations entre le Cameroun et lâArabie saoudite. Les parlementaires saoudiens sont arrivĂ©s en fin de sĂ©jour Ă YaoundĂ© vendredi dernier, aprĂšs des Ă©changes de haut niveau avec les autoritĂ©s camerounaises. En effet, arrivĂ©s mercredi dernier, dans un contexte de cĂ©lĂ©bration des noces d'or des relations diplomatiques entre leur pays et le Cameroun, lâĂ©quipe conduite par Walid Abdulkarim Alkhariji a Ă©tĂ© reçue par le prĂ©sident du SĂ©nat et celui de lâAssemblĂ©e nationale. Au niveau de lâexĂ©cutif, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, sâest entretenu avec les membres du Conseil consultatif du Royaume dâArabie saoudite. Sâen sont suivis dâimportants Ă©changes avec les ministres de la Communication, des Finances, de lâAgriculture et de lâEconomie. Les rencontres avec des hommes d'affaires camerounais et Ă l'assemblĂ©e nationale avec les membres du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, sont Ă©galement Ă inscrire dans cet enrichissement. CâĂ©tait en prĂ©sence de lâambassadeur du Royaume dâArabie saoudite au Cameroun, S.E. Muhammad Bin Sulayman.
A lâissue de ce sĂ©jour, lâune des nouvelles semences de cette relation, identifiĂ©e lors des Ă©changes avec les autoritĂ©s camerounaises, est l'agriculture. En effet, d'aprĂšs l'hon. Hamadou Sali, prĂ©sident du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, les Saoudiens sont intĂ©ressĂ©s par l'investissement dans le domaine agropastoral, surtout le machinisme agricole. Par ailleurs, les hĂŽtes du Cameroun ont Ă©voquĂ© la possibilitĂ© dâĂ©tendre le rĂ©seau du chemin de fer dans le pays. On parle de l'amĂ©nagement des lignes Douala-Kumba, Douala-Nkongsamba-Dschang-Bamenda, ou entre YaoundĂ© vers la rĂ©gion du Sud. Dans le secteur Ă©ducatif, l'Arabie saoudite entend achever la construction de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, dont le projet n'avait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© quâau tiers. A ce jour, le portefeuille actif de la coopĂ©ration saoudienne au Cameroun, Ă travers le Fonds saoudien de dĂ©veloppement (FSD), se chiffre Ă plus de 25 milliards de F. Ce montant devrait ĂȘtre injectĂ© dans le financement dâinfrastructures routiĂšres et le lycĂ©e dâenseignement des mĂ©tiers industriels Ă Douala.
Politique
Azize MBOHOU
Des parlementaires saoudiens ont apprécié la stabilité du Cameroun et promettent d'investir dans le secteur agricole et celui du transport ferroviaire.
Trois jours de visite et des perspectives prometteuses dans les relations entre le Cameroun et lâArabie saoudite. Les parlementaires saoudiens sont arrivĂ©s en fin de sĂ©jour Ă YaoundĂ© vendredi dernier, aprĂšs des Ă©changes de haut niveau avec les autoritĂ©s camerounaises. En effet, arrivĂ©s mercredi dernier, dans un contexte de cĂ©lĂ©bration des noces d'or des relations diplomatiques entre leur pays et le Cameroun, lâĂ©quipe conduite par Walid Abdulkarim Alkhariji a Ă©tĂ© reçue par le prĂ©sident du SĂ©nat et celui de lâAssemblĂ©e nationale. Au niveau de lâexĂ©cutif, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, sâest entretenu avec les membres du Conseil consultatif du Royaume dâArabie saoudite. Sâen sont suivis dâimportants Ă©changes avec les ministres de la Communication, des Finances, de lâAgriculture et de lâEconomie. Les rencontres avec des hommes d'affaires camerounais et Ă l'assemblĂ©e nationale avec les membres du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, sont Ă©galement Ă inscrire dans cet enrichissement. CâĂ©tait en prĂ©sence de lâambassadeur du Royaume dâArabie saoudite au Cameroun, S.E. Muhammad Bin Sulayman.
A lâissue de ce sĂ©jour, lâune des nouvelles semences de cette relation, identifiĂ©e lors des Ă©changes avec les autoritĂ©s camerounaises, est l'agriculture. En effet, d'aprĂšs l'hon. Hamadou Sali, prĂ©sident du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, les Saoudiens sont intĂ©ressĂ©s par l'investissement dans le domaine agropastoral, surtout le machinisme agricole. Par ailleurs, les hĂŽtes du Cameroun ont Ă©voquĂ© la possibilitĂ© dâĂ©tendre le rĂ©seau du chemin de fer dans le pays. On parle de l'amĂ©nagement des lignes Douala-Kumba, Douala-Nkongsamba-Dschang-Bamenda, ou entre YaoundĂ© vers la rĂ©gion du Sud. Dans le secteur Ă©ducatif, l'Arabie saoudite entend achever la construction de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, dont le projet n'avait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© quâau tiers. A ce jour, le portefeuille actif de la coopĂ©ration saoudienne au Cameroun, Ă travers le Fonds saoudien de dĂ©veloppement (FSD), se chiffre Ă plus de 25 milliards de F. Ce montant devrait ĂȘtre injectĂ© dans le financement dâinfrastructures routiĂšres et le lycĂ©e dâenseignement des mĂ©tiers industriels Ă Douala.
Parlement: Faut-il maintenir les fonds des micro-projets ?
Dossiers de la redaction
Jean Francis BELIBI
Le dĂ©bat est de plus en plus ancrĂ© au sein de lâopinion nationale sur la nĂ©cessitĂ© ou non dâallouer des fonds aux parlementaires pour lâexĂ©cution dâun certain nombre de projets. Faut-il continuer Ă allouer ces fonds Ă des personnes qui, selon les dispositions constitutionnelles ont vocation Ă lĂ©gifĂ©rer et Ă contrĂŽler lâaction gouvernementale ? LâavĂšnement des fonds des micro-projets parlementaires dans sa formule actuelle nâest pourtant pas aussi vieux que lâinstitution parlementaire qui souffle cette annĂ©e sur ses 70 ans au Cameroun. Il convient dâindiquer quâau dĂ©part, il sâagissait de fonds qui Ă©taient introduits directement dans le Budget dâinvestissement public (BIP). Ceux-ci, dâun montant qui ne dĂ©passait pas les trois (03) millions de F Ă©taient alors envoyĂ©s au niveau des dĂ©partements sous forme de « cartons » avec un caractĂšre de dĂ©penses prioritaires. Chaque Ă©lu avait au prĂ©alable prĂ©sentĂ© des besoins qui nâexcĂ©daient pas le montant envoyĂ© dans sa circonscription. La gestion de ces « cartons » nâa pas manquĂ© de crĂ©er des tensions entre les Ă©lus de lâĂ©poque et les autoritĂ©s administratives qui les recevaient. Certaines autoritĂ©s administratives utilisant parfois ces fonds Ă dâautres fins. Les dĂ©putĂ©s demandĂšrent et obtinrent de lâancien ministĂšre du Plan que cet argent soit virĂ© directement dans le budget de lâAssemblĂ©e nationale.
Lâenveloppe a connu une Ă©volution et est passĂ©e Ă huit millions de F qui sont versĂ©s directement aux « bĂ©nĂ©ficiaires » par lâinstitution parlementaire. Il est donc coutume aujourdâhui de voir un parlementaire inviter des mĂ©dias pour lâinauguration dâun petit pont sur un cours dâeau, de la fourniture de tables-bancs dans une Ă©cole, de la dotation en mĂ©dicaments dâun centre de santé⊠Est-ce lĂ son rĂŽle ? AssurĂ©ment non ! Il se pose donc ici un problĂšme de fond que lâon pourrait situer sur le principe de la sĂ©paration des pouvoirs. Ceci entre un exĂ©cutif qui gĂšre les deniers publics, le lĂ©gislatif qui, comme le rappelle lâarticle 14, alinĂ©a 2 de la Constitution du Cameroun « lĂ©gifĂšre et contrĂŽle lâaction du gouvernement » et un pouvoir judiciaire qui veille Ă lâapplication des lois. Ce faisant, lâon a aujourdâhui un lĂ©gislatif qui, sans doute mĂ» par un souci de crĂ©dibilitĂ© auprĂšs de sa base, se lance dans des actions qui sont pourtant du ressort du pouvoir exĂ©cutif. A partir du moment oĂč les fonds des micro-projets parlementaires sont directement mis Ă la disposition des parlementaires par leurs institutions, qui doit sâassurer de lâutilisation de cette enveloppe devant ĂȘtre gĂ©rĂ©e selon les rĂšgles de la comptabilitĂ© publique ? Les questeurs, indique-t-on. Ces derniers, convient-il de le rappeler, sont membres desdites institutions et sont souvent dĂ©signĂ©s (Ă©lus ou nommĂ©s) au mĂȘme titre que leurs collĂšgues quâils sont appelĂ©s Ă contrĂŽler. DĂšs lors, quelle crĂ©dibilitĂ© accorder aux rapports, lorsquâils existent, quâils rendent aprĂšs des missions de contrĂŽle sur le terrain ? On comprend dĂšs lors quâils sont nombreux au sein de lâopinion, et mĂȘme au sein de lâinstitution parlementaire, qui souhaitent la suppression pure et simple de ces fonds de micro-projets parlementaires afin de laisser le gouvernement jouer pleinement son rĂŽle en matiĂšre de construction des infrastructures dont ont besoin les populations, que les parlementaires sâattĂšlent Ă leur tĂąche de contrĂŽle, quitte Ă laisser les juges sanctionner Ă partir du moment oĂč des manquements sont constatĂ©s. CT ouvre le dĂ©bat.
Dossiers de la redaction
Jean Francis BELIBI
Le dĂ©bat est de plus en plus ancrĂ© au sein de lâopinion nationale sur la nĂ©cessitĂ© ou non dâallouer des fonds aux parlementaires pour lâexĂ©cution dâun certain nombre de projets. Faut-il continuer Ă allouer ces fonds Ă des personnes qui, selon les dispositions constitutionnelles ont vocation Ă lĂ©gifĂ©rer et Ă contrĂŽler lâaction gouvernementale ? LâavĂšnement des fonds des micro-projets parlementaires dans sa formule actuelle nâest pourtant pas aussi vieux que lâinstitution parlementaire qui souffle cette annĂ©e sur ses 70 ans au Cameroun. Il convient dâindiquer quâau dĂ©part, il sâagissait de fonds qui Ă©taient introduits directement dans le Budget dâinvestissement public (BIP). Ceux-ci, dâun montant qui ne dĂ©passait pas les trois (03) millions de F Ă©taient alors envoyĂ©s au niveau des dĂ©partements sous forme de « cartons » avec un caractĂšre de dĂ©penses prioritaires. Chaque Ă©lu avait au prĂ©alable prĂ©sentĂ© des besoins qui nâexcĂ©daient pas le montant envoyĂ© dans sa circonscription. La gestion de ces « cartons » nâa pas manquĂ© de crĂ©er des tensions entre les Ă©lus de lâĂ©poque et les autoritĂ©s administratives qui les recevaient. Certaines autoritĂ©s administratives utilisant parfois ces fonds Ă dâautres fins. Les dĂ©putĂ©s demandĂšrent et obtinrent de lâancien ministĂšre du Plan que cet argent soit virĂ© directement dans le budget de lâAssemblĂ©e nationale.
Lâenveloppe a connu une Ă©volution et est passĂ©e Ă huit millions de F qui sont versĂ©s directement aux « bĂ©nĂ©ficiaires » par lâinstitution parlementaire. Il est donc coutume aujourdâhui de voir un parlementaire inviter des mĂ©dias pour lâinauguration dâun petit pont sur un cours dâeau, de la fourniture de tables-bancs dans une Ă©cole, de la dotation en mĂ©dicaments dâun centre de santé⊠Est-ce lĂ son rĂŽle ? AssurĂ©ment non ! Il se pose donc ici un problĂšme de fond que lâon pourrait situer sur le principe de la sĂ©paration des pouvoirs. Ceci entre un exĂ©cutif qui gĂšre les deniers publics, le lĂ©gislatif qui, comme le rappelle lâarticle 14, alinĂ©a 2 de la Constitution du Cameroun « lĂ©gifĂšre et contrĂŽle lâaction du gouvernement » et un pouvoir judiciaire qui veille Ă lâapplication des lois. Ce faisant, lâon a aujourdâhui un lĂ©gislatif qui, sans doute mĂ» par un souci de crĂ©dibilitĂ© auprĂšs de sa base, se lance dans des actions qui sont pourtant du ressort du pouvoir exĂ©cutif. A partir du moment oĂč les fonds des micro-projets parlementaires sont directement mis Ă la disposition des parlementaires par leurs institutions, qui doit sâassurer de lâutilisation de cette enveloppe devant ĂȘtre gĂ©rĂ©e selon les rĂšgles de la comptabilitĂ© publique ? Les questeurs, indique-t-on. Ces derniers, convient-il de le rappeler, sont membres desdites institutions et sont souvent dĂ©signĂ©s (Ă©lus ou nommĂ©s) au mĂȘme titre que leurs collĂšgues quâils sont appelĂ©s Ă contrĂŽler. DĂšs lors, quelle crĂ©dibilitĂ© accorder aux rapports, lorsquâils existent, quâils rendent aprĂšs des missions de contrĂŽle sur le terrain ? On comprend dĂšs lors quâils sont nombreux au sein de lâopinion, et mĂȘme au sein de lâinstitution parlementaire, qui souhaitent la suppression pure et simple de ces fonds de micro-projets parlementaires afin de laisser le gouvernement jouer pleinement son rĂŽle en matiĂšre de construction des infrastructures dont ont besoin les populations, que les parlementaires sâattĂšlent Ă leur tĂąche de contrĂŽle, quitte Ă laisser les juges sanctionner Ă partir du moment oĂč des manquements sont constatĂ©s. CT ouvre le dĂ©bat.
High Consumer Goods Promotional Sales: Underway In Yaounde
Economie
Victorine BIY NFOR
The operation, which started over the weekend at the May 20 Avenue ends on October 1, 2016.
High consumer goods like cooking oil, soap, sugar, breakfast stuff and rice, are on promotional sale at the May 20 Avenue. A golden opportunity for Yaounde denizens who can make it to the sales point where most local companies have reduced the prices of their goods by 5, 10, 15 and even 20 per cent to relieve the public of the financial burden of school resumption. Some vegetable oils have dropped from FCFA 6,000 to FCFA 5,500 for five liters, spaghetti from FCFA 500 to FCFA 400 for 500 grams, a packet of sugar from FCFA 700/750/800 to FCFA 625 and 25 kg of perfumed rice from FCFA 11,500 to FCFA 10,500. Unperformed rice remains relatively cheap while breakfast cookies like biscuits and milk have also seen prices sliced by some local importers and manufacturers. Some 1,800-gram containers of milk sell at the fair ground at FCFA 8,000, down from FCFA 9,000, 400 grams at FCFA 1,500, down from FCFA 2,500 and 2.5 grams for other companies at FCFA 5,000, down from FCFA 7,000. A litre of palm oil sells at FCFA 600, down from FCFA 800. The fair ground is a veritable avenue for business.
The Minister of Trade, Luc Magloire Atangana Mbarga, launched the second promotional sale exercise on Friday September 23, 2016, stating that it was governmentâs response to assisting parents after financial constraints from school resumption. He said the operation was not only limited to Yaounde, but all the 10 regional headquarters. âWe are exhibiting Cameroon-made goods. The goal is to promote local-made as a means to revive the industry,â the Minister said. He however stated that each enterprise at the sales ground had its marketing policy but notwithstanding, must agree with organizers to reduce the prices of its goods.
Economie
Victorine BIY NFOR
The operation, which started over the weekend at the May 20 Avenue ends on October 1, 2016.
High consumer goods like cooking oil, soap, sugar, breakfast stuff and rice, are on promotional sale at the May 20 Avenue. A golden opportunity for Yaounde denizens who can make it to the sales point where most local companies have reduced the prices of their goods by 5, 10, 15 and even 20 per cent to relieve the public of the financial burden of school resumption. Some vegetable oils have dropped from FCFA 6,000 to FCFA 5,500 for five liters, spaghetti from FCFA 500 to FCFA 400 for 500 grams, a packet of sugar from FCFA 700/750/800 to FCFA 625 and 25 kg of perfumed rice from FCFA 11,500 to FCFA 10,500. Unperformed rice remains relatively cheap while breakfast cookies like biscuits and milk have also seen prices sliced by some local importers and manufacturers. Some 1,800-gram containers of milk sell at the fair ground at FCFA 8,000, down from FCFA 9,000, 400 grams at FCFA 1,500, down from FCFA 2,500 and 2.5 grams for other companies at FCFA 5,000, down from FCFA 7,000. A litre of palm oil sells at FCFA 600, down from FCFA 800. The fair ground is a veritable avenue for business.
The Minister of Trade, Luc Magloire Atangana Mbarga, launched the second promotional sale exercise on Friday September 23, 2016, stating that it was governmentâs response to assisting parents after financial constraints from school resumption. He said the operation was not only limited to Yaounde, but all the 10 regional headquarters. âWe are exhibiting Cameroon-made goods. The goal is to promote local-made as a means to revive the industry,â the Minister said. He however stated that each enterprise at the sales ground had its marketing policy but notwithstanding, must agree with organizers to reduce the prices of its goods.
cameroon-tribune.cm
The operation, which started over the weekend at the May ...
High Consumer Goods Promotional Sales: Underway In Yaounde
P &T: New DAG Installed
Economie
Victorine BIY NFOR
Germain Koukolo Koukolo, installed last Friday has been tasked to improve working conditions. The Minister of Posts and Telecommunications, Minette Libom Li Likeng, has urged the new Director of General Affairs, Germain Koukolo Koukolo, to consolidate governmentâs policy on human resource management, effectively implement its policy on training personnel, follow-up and improve working conditions, discipline staff, upgrade the payroll and implement legal and regulatory texts on personnel expenditure. Koukolo Koukolo was appointed by Prime Ministerial decree on September 21, 2016 and installed on September 23 by P&T boss, Minette Libom Li Likeng.
The new DAG comes at a time the Ministry is faced with the challenge of developing and attaining the countryâs 2016-2020 digital economy vision and meeting the ICT stakes of the 2016 Female Africa Nations Cup. The control and respect of tenders for contracts, the follow-up of the execution of service provision and the management and maintenance of equipment are some of his tasks. Minister Minette Libom Li Likeng said it was therefore imperative for the new DAG to scrupulously respect the principles of management and budgeting. âInnovate, create and push things,â he was challenged. The 51-year-old Germain Koukolo Koukolo was previously in the Secretariat of the Prime Ministerâs office before his appointment.
Economie
Victorine BIY NFOR
Germain Koukolo Koukolo, installed last Friday has been tasked to improve working conditions. The Minister of Posts and Telecommunications, Minette Libom Li Likeng, has urged the new Director of General Affairs, Germain Koukolo Koukolo, to consolidate governmentâs policy on human resource management, effectively implement its policy on training personnel, follow-up and improve working conditions, discipline staff, upgrade the payroll and implement legal and regulatory texts on personnel expenditure. Koukolo Koukolo was appointed by Prime Ministerial decree on September 21, 2016 and installed on September 23 by P&T boss, Minette Libom Li Likeng.
The new DAG comes at a time the Ministry is faced with the challenge of developing and attaining the countryâs 2016-2020 digital economy vision and meeting the ICT stakes of the 2016 Female Africa Nations Cup. The control and respect of tenders for contracts, the follow-up of the execution of service provision and the management and maintenance of equipment are some of his tasks. Minister Minette Libom Li Likeng said it was therefore imperative for the new DAG to scrupulously respect the principles of management and budgeting. âInnovate, create and push things,â he was challenged. The 51-year-old Germain Koukolo Koukolo was previously in the Secretariat of the Prime Ministerâs office before his appointment.
Production laitiÚre: Quatre usines bientÎt livrées
Economie
Brice MBEZE
Les mini-laiteries sont en train dâĂȘtre montĂ©es Ă NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. Le site de NgaoundĂ©rĂ© qui est presque opĂ©rationnelle devrait produire 2000 litres de lait par jour.
Câest la derniĂšre ligne pour le Programme dâamĂ©lioration de la productivitĂ© agricole/Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (Papa âADFL). Dans quelques semaines, ce projet mettra la clĂ© sous le paillasson. Dans le cahier de charges de ce programme lancĂ© en 2012, il Ă©tait prĂ©vu la construction des puits pastoraux, la fourniture des intrants aux Ă©leveurs, la formation des Ă©leveurs, la construction et lâĂ©quipement des unitĂ©s de production de lait dans les bassins de production, la construction de la Maison de lâĂ©levage mais Ă©galement la crĂ©ation des mini-laiteries. Cette action, de loin la plus emblĂ©matique du projet, est en train de se matĂ©rialiser. Les derniers blocages ayant Ă©tĂ© levĂ©s, lâinstallation des Ă©quipements a effectivement commencĂ©. Lâusine de NgaoundĂ©rĂ© mise sur pied par une entreprise espagnole est presque opĂ©rationnelle. Le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a visitĂ© le chantier la semaine derniĂšre. La mini-laiterie est construite au plateau Mardock, derriĂšre lâEnieg. Sa construction a coĂ»tĂ© Ă peu prĂšs 250 millions de F.
Une forte Ă©quipe de techniciens espagnols et belges sĂ©journe Ă NgaoundĂ©rĂ© depuis quelques semaines pour les besoins de la cause. Elle a dĂ©jĂ procĂ©dĂ© Ă lâinstallation des cuves, des laboratoires, des Ă©quipements de pasteurisation du lait et des ouvrages associĂ©s comme les groupes Ă©lectrogĂšnes, les forages. La mini-laiterie de NgaoundĂ©rĂ© peut produire 2000 litres de lait par jour, rĂ©vĂšle Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du programme Papa-lait. Ce projet valorise la production du lait et la gamme de produits dĂ©rivĂ©s tels que le fromage, le beurre, le yaourtâŠTrois autres mini-laiteries sont construites sur le mĂȘme modĂšle Ă Meiganga, Garoua et Maroua. Le volet de construction des quatre mini-laiteries a coĂ»tĂ© un milliard de F environ. Ce projet bĂ©nĂ©ficie du coup de pouce de lâUnion europĂ©enne qui Ćuvre aux cĂŽtĂ©s du gouvernement camerounais pour la structuration, la professionnalisation et la valorisation de la filiĂšre laitiĂšre. Les trois rĂ©gions septentrionales possĂšdent un grand potentiel dans ce domaine. Les pouvoirs publics veulent rendre la filiĂšre moderne, viable et dynamique. Les Ă©leveurs sâorganisent en coopĂ©ratives pour que la matiĂšre premiĂšre soit disponible, abondante en qualitĂ© et en quantitĂ©. Des centres de collecte fonctionnent dĂ©jĂ dans beaucoup de villages de la rĂ©gion.
Economie
Brice MBEZE
Les mini-laiteries sont en train dâĂȘtre montĂ©es Ă NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. Le site de NgaoundĂ©rĂ© qui est presque opĂ©rationnelle devrait produire 2000 litres de lait par jour.
Câest la derniĂšre ligne pour le Programme dâamĂ©lioration de la productivitĂ© agricole/Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (Papa âADFL). Dans quelques semaines, ce projet mettra la clĂ© sous le paillasson. Dans le cahier de charges de ce programme lancĂ© en 2012, il Ă©tait prĂ©vu la construction des puits pastoraux, la fourniture des intrants aux Ă©leveurs, la formation des Ă©leveurs, la construction et lâĂ©quipement des unitĂ©s de production de lait dans les bassins de production, la construction de la Maison de lâĂ©levage mais Ă©galement la crĂ©ation des mini-laiteries. Cette action, de loin la plus emblĂ©matique du projet, est en train de se matĂ©rialiser. Les derniers blocages ayant Ă©tĂ© levĂ©s, lâinstallation des Ă©quipements a effectivement commencĂ©. Lâusine de NgaoundĂ©rĂ© mise sur pied par une entreprise espagnole est presque opĂ©rationnelle. Le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a visitĂ© le chantier la semaine derniĂšre. La mini-laiterie est construite au plateau Mardock, derriĂšre lâEnieg. Sa construction a coĂ»tĂ© Ă peu prĂšs 250 millions de F.
Une forte Ă©quipe de techniciens espagnols et belges sĂ©journe Ă NgaoundĂ©rĂ© depuis quelques semaines pour les besoins de la cause. Elle a dĂ©jĂ procĂ©dĂ© Ă lâinstallation des cuves, des laboratoires, des Ă©quipements de pasteurisation du lait et des ouvrages associĂ©s comme les groupes Ă©lectrogĂšnes, les forages. La mini-laiterie de NgaoundĂ©rĂ© peut produire 2000 litres de lait par jour, rĂ©vĂšle Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du programme Papa-lait. Ce projet valorise la production du lait et la gamme de produits dĂ©rivĂ©s tels que le fromage, le beurre, le yaourtâŠTrois autres mini-laiteries sont construites sur le mĂȘme modĂšle Ă Meiganga, Garoua et Maroua. Le volet de construction des quatre mini-laiteries a coĂ»tĂ© un milliard de F environ. Ce projet bĂ©nĂ©ficie du coup de pouce de lâUnion europĂ©enne qui Ćuvre aux cĂŽtĂ©s du gouvernement camerounais pour la structuration, la professionnalisation et la valorisation de la filiĂšre laitiĂšre. Les trois rĂ©gions septentrionales possĂšdent un grand potentiel dans ce domaine. Les pouvoirs publics veulent rendre la filiĂšre moderne, viable et dynamique. Les Ă©leveurs sâorganisent en coopĂ©ratives pour que la matiĂšre premiĂšre soit disponible, abondante en qualitĂ© et en quantitĂ©. Des centres de collecte fonctionnent dĂ©jĂ dans beaucoup de villages de la rĂ©gion.
Gabon: LâĂ©lection dâAli Bongo confirmĂ©e
Afrique
Simon Pierre ETOUNDI
La Cour constitutionnelle a confirmé vendredi dernier la réélection du président sortant avec un taux de 50,66% des suffrages exprimés. Ce dernier a réitéré son appel au dialogue.
Le contentieux Ă©lectoral liĂ© Ă lâĂ©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique gabonaise du 27 aoĂ»t dernier fait dĂ©sormais partie du passĂ©. La Cour constitutionnelle a confirmĂ© vendredi dernier la victoire dâAli Bongo Ondimba. Selon la plus haute juridiction gabonaise, Ali Bongo Ondimba a enregistrĂ© 50,66 % des suffrages exprimĂ©s contre 47,24 % Ă Jean Ping, son principal challenger. La dĂ©cision rendue par la Cour constitutionnelle est venue mettre un terme au chapitre de lâĂ©lection prĂ©sidentielle 2016 qui a tenu en haleine le Gabon et tous ceux qui sâintĂ©ressent Ă ce pays. AussitĂŽt sa victoire confirmĂ©e, le prĂ©sident Ali Bongo Ondimba sâest adressĂ© Ă ses compatriotes pour les remercier pour leur confiance et rĂ©itĂ©rer la nĂ©cessitĂ© dâinstaurer un dialogue national inclusif. Le chef de lâEtat gabonais a dĂ©clarĂ© avoir entendu le message des Gabonais notamment ceux qui nâont pas votĂ© pour lui et est prĂȘt Ă sâinvestir pour le bien-ĂȘtre de tous les Gabonais. Ali Bongo a notamment dĂ©clarĂ© que le prochain gouvernement comprendrait des personnalitĂ©s de l'opposition. Il a insistĂ© sur le fait que sa main reste tendue Ă l'opposition pour que toutes les forces vives se mettent au service du Gabon.
Alors que la situation Ă©tait tendue au Gabon, ces derniĂšres semaines, dans lâattente de la dĂ©cision finale de la Cour constitutionnelle, la vie semble reprendre progressivement, selon de nombreux tĂ©moignages, son cours normal. A la suite de la confirmation de la victoire dâAli Bongo Ondimba, le prĂ©sident en exercice de l'Union africaine, le tchadien Idriss Deby, a dans un communiquĂ© « pris acte de la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle ». Plusieurs autres pays dont le Maroc et les Etats-Unis ont Ă©galement abondĂ© dans le mĂȘme sens. Pour sa part, la France Ă travers un communiquĂ© du ministre des Affaires Ă©trangĂšres a invitĂ© les autoritĂ©s gabonaises à « prendre les initiatives qui restaurent la confiance des Gabonais en leurs institutions et n'Ă©loignent pas le Gabon des normes internationales en matiĂšre de droits de l'Homme et dâEtat de droit ». Par ailleurs, Paris a demandĂ© aux opposants gabonais « de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-ĂȘtre du pays ». En effet, Jean Ping, arrivĂ© en deuxiĂšme position lors de la prĂ©sidentielle du 27, aoĂ»t continue de revendiquer la victoire. Dans une dĂ©claration Ă la presse samedi dernier, il a dĂ©plorĂ© la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle validant la victoire dâAli Bongo. «Je ne reculerai pas. PrĂ©sident clairement Ă©lu des Gabonais, je demeure Ă votre cĂŽtĂ© pour dĂ©fendre votre vote et votre souverainetĂ© », a-t-il martelĂ© face Ă ses partisans.
Afrique
Simon Pierre ETOUNDI
La Cour constitutionnelle a confirmé vendredi dernier la réélection du président sortant avec un taux de 50,66% des suffrages exprimés. Ce dernier a réitéré son appel au dialogue.
Le contentieux Ă©lectoral liĂ© Ă lâĂ©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique gabonaise du 27 aoĂ»t dernier fait dĂ©sormais partie du passĂ©. La Cour constitutionnelle a confirmĂ© vendredi dernier la victoire dâAli Bongo Ondimba. Selon la plus haute juridiction gabonaise, Ali Bongo Ondimba a enregistrĂ© 50,66 % des suffrages exprimĂ©s contre 47,24 % Ă Jean Ping, son principal challenger. La dĂ©cision rendue par la Cour constitutionnelle est venue mettre un terme au chapitre de lâĂ©lection prĂ©sidentielle 2016 qui a tenu en haleine le Gabon et tous ceux qui sâintĂ©ressent Ă ce pays. AussitĂŽt sa victoire confirmĂ©e, le prĂ©sident Ali Bongo Ondimba sâest adressĂ© Ă ses compatriotes pour les remercier pour leur confiance et rĂ©itĂ©rer la nĂ©cessitĂ© dâinstaurer un dialogue national inclusif. Le chef de lâEtat gabonais a dĂ©clarĂ© avoir entendu le message des Gabonais notamment ceux qui nâont pas votĂ© pour lui et est prĂȘt Ă sâinvestir pour le bien-ĂȘtre de tous les Gabonais. Ali Bongo a notamment dĂ©clarĂ© que le prochain gouvernement comprendrait des personnalitĂ©s de l'opposition. Il a insistĂ© sur le fait que sa main reste tendue Ă l'opposition pour que toutes les forces vives se mettent au service du Gabon.
Alors que la situation Ă©tait tendue au Gabon, ces derniĂšres semaines, dans lâattente de la dĂ©cision finale de la Cour constitutionnelle, la vie semble reprendre progressivement, selon de nombreux tĂ©moignages, son cours normal. A la suite de la confirmation de la victoire dâAli Bongo Ondimba, le prĂ©sident en exercice de l'Union africaine, le tchadien Idriss Deby, a dans un communiquĂ© « pris acte de la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle ». Plusieurs autres pays dont le Maroc et les Etats-Unis ont Ă©galement abondĂ© dans le mĂȘme sens. Pour sa part, la France Ă travers un communiquĂ© du ministre des Affaires Ă©trangĂšres a invitĂ© les autoritĂ©s gabonaises à « prendre les initiatives qui restaurent la confiance des Gabonais en leurs institutions et n'Ă©loignent pas le Gabon des normes internationales en matiĂšre de droits de l'Homme et dâEtat de droit ». Par ailleurs, Paris a demandĂ© aux opposants gabonais « de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-ĂȘtre du pays ». En effet, Jean Ping, arrivĂ© en deuxiĂšme position lors de la prĂ©sidentielle du 27, aoĂ»t continue de revendiquer la victoire. Dans une dĂ©claration Ă la presse samedi dernier, il a dĂ©plorĂ© la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle validant la victoire dâAli Bongo. «Je ne reculerai pas. PrĂ©sident clairement Ă©lu des Gabonais, je demeure Ă votre cĂŽtĂ© pour dĂ©fendre votre vote et votre souverainetĂ© », a-t-il martelĂ© face Ă ses partisans.
Journées économiques camerounaises: Quelles retombées ?
MichĂšle FOGANG
Les prĂ©paratifs de la deuxiĂšme Ă©dition des JournĂ©es camerounaises au Maroc prĂ©vue en novembre prochain Ă Casablanca sâintensifient.
Le Cameroun veut « se vendre » Ă Casablanca au Maroc. Et pour ce faire, il est prĂ©vu du 2 au 5 novembre 2016, des JournĂ©es camerounaises au Maroc. LâĂ©vĂšnement, deuxiĂšme du genre aprĂšs une premiĂšre Ă©dition en 2009, est placĂ© sous lâĂ©gide du Centre national de promotion des Ă©changes (CNPE). Pour faire le point sur les aspects liĂ©s Ă la participation des administrations et autres entreprises camerounaises invitĂ©es et Ă©valuer le niveau de prĂ©paration de lâĂ©vĂšnement, la structure a organisĂ© mercredi dernier Ă YaoundĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire. Y ont entre autres pris part, les reprĂ©sentants des ministĂšres en charge de la Communication, des Mines et du DĂ©veloppement technologique, de lâEmploi et de la Formation professionnelle, du Commerce ainsi que le Fonds national de lâemploi.
La rencontre de mercredi prĂ©sidĂ©e par Samuel Moli, prĂ©sident du CNPE, Ă©tait la troisiĂšme du genre, aprĂšs celles tenues respectivement le 1er et le 31 aoĂ»t derniers. Une prĂ©occupation commune sâest dĂ©gagĂ©e des dĂ©bats qui ont ponctuĂ© la rĂ©union : le retard dans la transmission des invitations qui entravera la prĂ©paration technique Ă la participation Ă lâĂ©vĂšnement. Les discussions ont Ă©galement Ă©tĂ© orientĂ©es vers la promotion de lâimage du Cameroun, les rĂ©servations pour lâhĂ©bergement de la dĂ©lĂ©gation camerounaise et la date qui coĂŻncide avec la Grande commission mixte de coopĂ©ration Maroc-Cameroun, puis, la Cop 22. Samuel Moli a donnĂ© toutes les assurances quant Ă lâaccompagnement technique des institutions et opĂ©rateurs Ă©conomiques attendus Ă Casablanca.
Les JournĂ©es camerounaises au Maroc constituent une plate-forme dâĂ©changes du savoir-faire des institutions et entreprises locales relevant du secteur des Btp, de lâindustrie, des TIC, de la recherche scientifique etc. Elles visent Ă promouvoir les atouts Ă©conomiques du Cameroun et Ă attirer les investisseurs Ă travers des expositions et autres rencontres B to B. Durant cette deuxiĂšme Ă©dition, les participants prendront part Ă un atelier de prĂ©sentation des opportunitĂ©s dâaffaires quâoffre le Cameroun. Une confĂ©rence est Ă©galement prĂ©vue sur le thĂšme : « lâimpact des relations Ă©conomiques Cameroun-Maroc : quels enjeux pour les deux pays ? ». Plus dâune centaine dâentreprises a pris part Ă la derniĂšre Ă©dition tenue en 2009. DâaprĂšs Samuel Moli, plusieurs partenariats entre les entreprises camerounaises et marocaines ont Ă©tĂ© nouĂ©s et la coopĂ©ration Ă©conomique entre les deux pays sâest renforcĂ©e.
MichĂšle FOGANG
Les prĂ©paratifs de la deuxiĂšme Ă©dition des JournĂ©es camerounaises au Maroc prĂ©vue en novembre prochain Ă Casablanca sâintensifient.
Le Cameroun veut « se vendre » Ă Casablanca au Maroc. Et pour ce faire, il est prĂ©vu du 2 au 5 novembre 2016, des JournĂ©es camerounaises au Maroc. LâĂ©vĂšnement, deuxiĂšme du genre aprĂšs une premiĂšre Ă©dition en 2009, est placĂ© sous lâĂ©gide du Centre national de promotion des Ă©changes (CNPE). Pour faire le point sur les aspects liĂ©s Ă la participation des administrations et autres entreprises camerounaises invitĂ©es et Ă©valuer le niveau de prĂ©paration de lâĂ©vĂšnement, la structure a organisĂ© mercredi dernier Ă YaoundĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire. Y ont entre autres pris part, les reprĂ©sentants des ministĂšres en charge de la Communication, des Mines et du DĂ©veloppement technologique, de lâEmploi et de la Formation professionnelle, du Commerce ainsi que le Fonds national de lâemploi.
La rencontre de mercredi prĂ©sidĂ©e par Samuel Moli, prĂ©sident du CNPE, Ă©tait la troisiĂšme du genre, aprĂšs celles tenues respectivement le 1er et le 31 aoĂ»t derniers. Une prĂ©occupation commune sâest dĂ©gagĂ©e des dĂ©bats qui ont ponctuĂ© la rĂ©union : le retard dans la transmission des invitations qui entravera la prĂ©paration technique Ă la participation Ă lâĂ©vĂšnement. Les discussions ont Ă©galement Ă©tĂ© orientĂ©es vers la promotion de lâimage du Cameroun, les rĂ©servations pour lâhĂ©bergement de la dĂ©lĂ©gation camerounaise et la date qui coĂŻncide avec la Grande commission mixte de coopĂ©ration Maroc-Cameroun, puis, la Cop 22. Samuel Moli a donnĂ© toutes les assurances quant Ă lâaccompagnement technique des institutions et opĂ©rateurs Ă©conomiques attendus Ă Casablanca.
Les JournĂ©es camerounaises au Maroc constituent une plate-forme dâĂ©changes du savoir-faire des institutions et entreprises locales relevant du secteur des Btp, de lâindustrie, des TIC, de la recherche scientifique etc. Elles visent Ă promouvoir les atouts Ă©conomiques du Cameroun et Ă attirer les investisseurs Ă travers des expositions et autres rencontres B to B. Durant cette deuxiĂšme Ă©dition, les participants prendront part Ă un atelier de prĂ©sentation des opportunitĂ©s dâaffaires quâoffre le Cameroun. Une confĂ©rence est Ă©galement prĂ©vue sur le thĂšme : « lâimpact des relations Ă©conomiques Cameroun-Maroc : quels enjeux pour les deux pays ? ». Plus dâune centaine dâentreprises a pris part Ă la derniĂšre Ă©dition tenue en 2009. DâaprĂšs Samuel Moli, plusieurs partenariats entre les entreprises camerounaises et marocaines ont Ă©tĂ© nouĂ©s et la coopĂ©ration Ă©conomique entre les deux pays sâest renforcĂ©e.
« Le Cameroun est crédible »
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
Face Ă un immense et pressant besoin en capitaux pour financer les grands travaux dâinfrastructures indispensables Ă son dĂ©veloppement, lâAfrique peut-elle se passer de lâendettement ?
Votre constat me semble trĂšs juste. En effet, selon le Rapport 2016 de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), le total des investissements nĂ©cessaires pour rĂ©aliser les Objectifs du dĂ©veloppement durable (ODD) adoptĂ© en dĂ©cembre 2015, serait compris entre 5000 et 7000 milliards de dollars par an et pour les quinze prochaines annĂ©es. Ce montant serait de lâordre de 3300 Ă 4500 milliards de dollars par an, pour les infrastructures de base (routes, voies ferrĂ©es et ports, centrales Ă©lectriques, services dâapprovisionnement en eau et dâassainissement), la sĂ©curitĂ© alimentaire, lâattĂ©nuation des changements climatiques, ainsi que lâadaptation aux effets de ces changements, la santĂ© et lâĂ©ducation. Dans le mĂȘme temps, le stock annuel moyen de la dette extĂ©rieure en Afrique Ă©tait seulement de 443 milliards de dollars (soit 22% du revenu national brut) entre 2011 et 2013. Pourtant, lâAfrique dĂ©tiendrait entre 800 et 900 milliards de dollars de dĂ©pĂŽts privĂ©s dans les banques Ă©trangĂšres selon les Ă©tudes fouillĂ©es et rĂ©alisĂ©es par les Ă©conomistes burundais Ndikumana et anglais Boyce. Ainsi, aussi paradoxale que cela puisse paraitre, lâAfrique est crĂ©ditrice nette du reste du monde, rĂ©duisant ainsi lâĂ©pargne locale Ă 22,7% du PIB, en moyenne, en 2008, contre 47,7% pour lâAsie. Vous conviendrez avec moi que mĂȘme en faisant lâhypothĂšse invraisemblable dâun rapatriement intĂ©gral des fonds dĂ©tenus par les Africains Ă lâĂ©tranger, et dâune parfaite mobilisation de lâĂ©pargne locale, le gap des ressources financiĂšres nĂ©cessaires pour satisfaire les besoins dâune population sans cesse croissante et en majoritĂ© jeune est encore immense.
Compte tenu de ce qui prĂ©cĂšde, lâAfrique aurait, de mon point de vue vraiment beaucoup de mal Ă se passer de lâendettement dâautant plus que les autres sources de financements sont contraintes ou instables. Il est, par exemple, le cas des investissements directs Ă©trangers (IDE) qui, si toutes les conditions Ă©taient rĂ©unies, constitueraient un financement Ă privilĂ©gier dans la mesure oĂč, ils peuvent sâaccompagner de transfert de technologies et sont potentiellement crĂ©ateurs dâemplois. Mais, ils sont extrĂȘmement contraints par un climat des affaires qui ne sâamĂ©liore que faiblement et sâorientent gĂ©nĂ©ralement vers les secteurs pĂ©troliers et miniers. De mĂȘme, les transferts de fonds des migrants bien quâayant dĂ©passĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie lâAide Publique au DĂ©veloppement (APD), sont instables et inĂ©galement rĂ©partis gĂ©ographiquement. Dans ce contexte, sans en faire un mode de financement exclusif, lâAfrique peut recourir Ă lâendettement pour financer des investissements ayant un effet multiplicateur important et crĂ©ant la valeur ajoutĂ©e pour garantir un remboursement.
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
Face Ă un immense et pressant besoin en capitaux pour financer les grands travaux dâinfrastructures indispensables Ă son dĂ©veloppement, lâAfrique peut-elle se passer de lâendettement ?
Votre constat me semble trĂšs juste. En effet, selon le Rapport 2016 de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), le total des investissements nĂ©cessaires pour rĂ©aliser les Objectifs du dĂ©veloppement durable (ODD) adoptĂ© en dĂ©cembre 2015, serait compris entre 5000 et 7000 milliards de dollars par an et pour les quinze prochaines annĂ©es. Ce montant serait de lâordre de 3300 Ă 4500 milliards de dollars par an, pour les infrastructures de base (routes, voies ferrĂ©es et ports, centrales Ă©lectriques, services dâapprovisionnement en eau et dâassainissement), la sĂ©curitĂ© alimentaire, lâattĂ©nuation des changements climatiques, ainsi que lâadaptation aux effets de ces changements, la santĂ© et lâĂ©ducation. Dans le mĂȘme temps, le stock annuel moyen de la dette extĂ©rieure en Afrique Ă©tait seulement de 443 milliards de dollars (soit 22% du revenu national brut) entre 2011 et 2013. Pourtant, lâAfrique dĂ©tiendrait entre 800 et 900 milliards de dollars de dĂ©pĂŽts privĂ©s dans les banques Ă©trangĂšres selon les Ă©tudes fouillĂ©es et rĂ©alisĂ©es par les Ă©conomistes burundais Ndikumana et anglais Boyce. Ainsi, aussi paradoxale que cela puisse paraitre, lâAfrique est crĂ©ditrice nette du reste du monde, rĂ©duisant ainsi lâĂ©pargne locale Ă 22,7% du PIB, en moyenne, en 2008, contre 47,7% pour lâAsie. Vous conviendrez avec moi que mĂȘme en faisant lâhypothĂšse invraisemblable dâun rapatriement intĂ©gral des fonds dĂ©tenus par les Africains Ă lâĂ©tranger, et dâune parfaite mobilisation de lâĂ©pargne locale, le gap des ressources financiĂšres nĂ©cessaires pour satisfaire les besoins dâune population sans cesse croissante et en majoritĂ© jeune est encore immense.
Compte tenu de ce qui prĂ©cĂšde, lâAfrique aurait, de mon point de vue vraiment beaucoup de mal Ă se passer de lâendettement dâautant plus que les autres sources de financements sont contraintes ou instables. Il est, par exemple, le cas des investissements directs Ă©trangers (IDE) qui, si toutes les conditions Ă©taient rĂ©unies, constitueraient un financement Ă privilĂ©gier dans la mesure oĂč, ils peuvent sâaccompagner de transfert de technologies et sont potentiellement crĂ©ateurs dâemplois. Mais, ils sont extrĂȘmement contraints par un climat des affaires qui ne sâamĂ©liore que faiblement et sâorientent gĂ©nĂ©ralement vers les secteurs pĂ©troliers et miniers. De mĂȘme, les transferts de fonds des migrants bien quâayant dĂ©passĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie lâAide Publique au DĂ©veloppement (APD), sont instables et inĂ©galement rĂ©partis gĂ©ographiquement. Dans ce contexte, sans en faire un mode de financement exclusif, lâAfrique peut recourir Ă lâendettement pour financer des investissements ayant un effet multiplicateur important et crĂ©ant la valeur ajoutĂ©e pour garantir un remboursement.
« Le Cameroun est crédible »
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
...
Tandis que certains analystes trouvent lâAfrique « dramatiquement sous-endettĂ© », les institutions de Bretton Woods -particuliĂšrement le FMI- tirent la sonnette dâalarme par rapport Ă la dette des Etats africains. Comment se situer dans ces approches divergentes ?
Le Fonds MonĂ©taire International (FMI) est dans son rĂŽle de garant de la stabilitĂ© financiĂšre internationale qui est dĂ©sormais considĂ©rĂ© comme un bien public mondial. LâidĂ©ologie presquâobsessionnelle qui soutient les prĂ©conisations du FMI repose exclusivement sur la notion dâĂ©quilibre comptable entre les ressources et les emplois avec un accent sur les mĂ©canismes de marchĂ©. Câest cette idĂ©ologie qui a justifiĂ© le contenu des Plans dâAjustement Structurel (PAS) avec les privatisations, la rĂ©duction du train de vie de lâEtat, etc⊠De ce point de vue, le FMI tolĂšre lâendettement sans pourtant lâencourager, se prĂ©occupant des conditions de remboursement. De ce fait, on peut partager le point de vue selon lequel lâAfrique est «dramatiquement sous-endettĂ© », lorsquâon compare son niveau dâendettement actuel Ă celui de certains pays dĂ©veloppĂ©s. Mais, cette situation nâest pas surprenante ; car elle rĂ©sulte du processus de dĂ©sendettement dans le cadre de lâInitiative Pays pauvres TrĂšs endettĂ©s (PPTE). Mais, il faut toutefois sâinquiĂ©ter non seulement de la trajectoire haussiĂšre de la dette observĂ©e au cours de ces derniĂšres annĂ©es dans plusieurs pays africains, mais davantage de la rentabilitĂ© des investissements rĂ©alisĂ©s. Les comparaisons doivent Ă©galement tenir compte de la charge dâintĂ©rĂȘt, de la monnaie dans laquelle est libellĂ©e la dette, etcâŠ
Le seuil dâendettement est-il, selon vous, calculĂ© sur les mĂȘmes bases et critĂšres pour les Etats africains et pour ceux des zones Ă©conomiques plus prospĂšres ?
Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la question des seuils est bien discutĂ©e en politique Ă©conomique. Concernant la dĂ©termination du seuil dâendettement soutenable, le Pr. Touna Mama est lâun des meilleurs spĂ©cialistes pour y avoir consacrĂ© sa thĂšse de Doctorat dâEtat soutenue Ă lâUniversitĂ© de Bordeaux en France, en contribuant Ă la question plus gĂ©nĂ©rale des transferts internationaux et de la capacitĂ© de paiement dâun pays qui opposait dâune part Keynes, Ohlin et Rueff dâautre part. La difficultĂ© Ă Ă©valuer le seuil dâendettement soutenable se heurte Ă ce que les Ă©conomistes appellent le « principe dâimpossibilitĂ© », qui traduit la difficultĂ© Ă disposer de moyen sĂ»r permettant de dĂ©finir avec prĂ©cision une limite au-delĂ de laquelle la dette deviendrait insoutenable face Ă un choc. Câest ce qui explique lâexistence de plusieurs critĂšres dâĂ©valuation qui sont appliquĂ©s aussi bien aux pays en dĂ©veloppement que dĂ©veloppĂ©s. Par exemple, dans une dĂ©marche prospective, le Cadre de ViabilitĂ© de la Dette (CVD) adoptĂ© en 2005 par le Banque Mondiale et le FMI dĂ©finit les ratios qui traduisent la capacitĂ© des pays Ă assurer le remboursement de la dette extĂ©rieure, soit par la richesse quâils gĂ©nĂšrent (PIB, revenus), soit par la part de celle-ci permettant de gĂ©nĂ©rer des ressources transfĂ©rables (exportations).
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
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Tandis que certains analystes trouvent lâAfrique « dramatiquement sous-endettĂ© », les institutions de Bretton Woods -particuliĂšrement le FMI- tirent la sonnette dâalarme par rapport Ă la dette des Etats africains. Comment se situer dans ces approches divergentes ?
Le Fonds MonĂ©taire International (FMI) est dans son rĂŽle de garant de la stabilitĂ© financiĂšre internationale qui est dĂ©sormais considĂ©rĂ© comme un bien public mondial. LâidĂ©ologie presquâobsessionnelle qui soutient les prĂ©conisations du FMI repose exclusivement sur la notion dâĂ©quilibre comptable entre les ressources et les emplois avec un accent sur les mĂ©canismes de marchĂ©. Câest cette idĂ©ologie qui a justifiĂ© le contenu des Plans dâAjustement Structurel (PAS) avec les privatisations, la rĂ©duction du train de vie de lâEtat, etc⊠De ce point de vue, le FMI tolĂšre lâendettement sans pourtant lâencourager, se prĂ©occupant des conditions de remboursement. De ce fait, on peut partager le point de vue selon lequel lâAfrique est «dramatiquement sous-endettĂ© », lorsquâon compare son niveau dâendettement actuel Ă celui de certains pays dĂ©veloppĂ©s. Mais, cette situation nâest pas surprenante ; car elle rĂ©sulte du processus de dĂ©sendettement dans le cadre de lâInitiative Pays pauvres TrĂšs endettĂ©s (PPTE). Mais, il faut toutefois sâinquiĂ©ter non seulement de la trajectoire haussiĂšre de la dette observĂ©e au cours de ces derniĂšres annĂ©es dans plusieurs pays africains, mais davantage de la rentabilitĂ© des investissements rĂ©alisĂ©s. Les comparaisons doivent Ă©galement tenir compte de la charge dâintĂ©rĂȘt, de la monnaie dans laquelle est libellĂ©e la dette, etcâŠ
Le seuil dâendettement est-il, selon vous, calculĂ© sur les mĂȘmes bases et critĂšres pour les Etats africains et pour ceux des zones Ă©conomiques plus prospĂšres ?
Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la question des seuils est bien discutĂ©e en politique Ă©conomique. Concernant la dĂ©termination du seuil dâendettement soutenable, le Pr. Touna Mama est lâun des meilleurs spĂ©cialistes pour y avoir consacrĂ© sa thĂšse de Doctorat dâEtat soutenue Ă lâUniversitĂ© de Bordeaux en France, en contribuant Ă la question plus gĂ©nĂ©rale des transferts internationaux et de la capacitĂ© de paiement dâun pays qui opposait dâune part Keynes, Ohlin et Rueff dâautre part. La difficultĂ© Ă Ă©valuer le seuil dâendettement soutenable se heurte Ă ce que les Ă©conomistes appellent le « principe dâimpossibilitĂ© », qui traduit la difficultĂ© Ă disposer de moyen sĂ»r permettant de dĂ©finir avec prĂ©cision une limite au-delĂ de laquelle la dette deviendrait insoutenable face Ă un choc. Câest ce qui explique lâexistence de plusieurs critĂšres dâĂ©valuation qui sont appliquĂ©s aussi bien aux pays en dĂ©veloppement que dĂ©veloppĂ©s. Par exemple, dans une dĂ©marche prospective, le Cadre de ViabilitĂ© de la Dette (CVD) adoptĂ© en 2005 par le Banque Mondiale et le FMI dĂ©finit les ratios qui traduisent la capacitĂ© des pays Ă assurer le remboursement de la dette extĂ©rieure, soit par la richesse quâils gĂ©nĂšrent (PIB, revenus), soit par la part de celle-ci permettant de gĂ©nĂ©rer des ressources transfĂ©rables (exportations).
« Le Cameroun est crédible »
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
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La souverainetĂ© monĂ©taire relative dâune majoritĂ© des pays africains est-elle un handicap insurmontable pour lâĂ©mergence Ă©conomique du Continent ?
Difficile de rĂ©pondre Ă la question sans sâappuyer sur les Ă©tudes sĂ©rieuses et actuelles qui comparent les trajectoires des pays selon le rĂ©gime de change. De mon point de vue, il ne faut pas faire de la question monĂ©taire une panacĂ©e. Je suis toujours favorable Ă un regroupement monĂ©taire de lâAfrique tel que dĂ©fini par la Commission de lâUnion Africaine. Mais il prendra encore beaucoup de temps avant de se rĂ©aliser parce que les principaux acteurs parmi lesquels le prĂ©sident Kadhafi ont quittĂ© la scĂšne. En attendant, de nombreux autres chantiers existent notamment ceux de la transformation structurelle, de la diversification et de la gouvernance qui, bien menĂ©s permettront Ă lâAfrique jâen suis sĂ»r, de faire un saut qualitatif et quantitatif important.
Le niveau actuel de la dette du Cameroun vous semble-t-il soutenable Ă court terme ?
La dette du Cameroun, selon la Note de conjoncture trimestrielle de la Caisse autonome dâamortissement se situe Ă prĂšs de 26,8% du Produit intĂ©rieur Brut Ă la fin du premier trimestre 2016, encore trĂšs en deçà de la norme communautaire de 70% dĂ©finie dans le cadre de la surveillance multilatĂ©rale. Mais, il convient de relever que le Cameroun est parmi les pays africains qui a vu sa dette progresser assez rapidement de lâordre de 26% environ au cours de la pĂ©riode rĂ©cente. Elle sera soutenable tant quâelle garantira une croissance Ă©conomique durable reposant sur une Ă©conomie progressivement diversifiĂ©e, et dont lâune des conditions est la disponibilitĂ© de lâĂ©nergie sous toutes ses formes. Le nouvel emprunt obligataire de 150 milliards de Francs CFA, lancĂ© par le gouvernement dont la souscription totale est presquâassurĂ©e, montre que le Cameroun est crĂ©dible, dâautant plus le remboursement du premier emprunt de 2010 arrivĂ©e Ă Ă©chĂ©ance est dĂ©jĂ effectif selon le ministre des Finances.
Pensez-vous que les Etats africains aient suffisamment tirĂ© leçon du traumatisme nĂ© des politiques dâajustement structurel des annĂ©es 90 ?
Je lâespĂšre bien en tout cas. En effet, lâactualitĂ© de la crise de la dette en GrĂšce doit encore Ă©veiller les consciences et interpeller de façon permanente les dĂ©cideurs Ă ĂȘtre plus attentifs sur les conditions dâendettement mais, aussi et surtout sur la gouvernance qui accompagne la gestion des ressources empruntĂ©es. Car, je doute que les populations soient prĂȘtes Ă subir passivement Ă nouveau le traumatisme causĂ© par la mise en Ćuvre des PAS.
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
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La souverainetĂ© monĂ©taire relative dâune majoritĂ© des pays africains est-elle un handicap insurmontable pour lâĂ©mergence Ă©conomique du Continent ?
Difficile de rĂ©pondre Ă la question sans sâappuyer sur les Ă©tudes sĂ©rieuses et actuelles qui comparent les trajectoires des pays selon le rĂ©gime de change. De mon point de vue, il ne faut pas faire de la question monĂ©taire une panacĂ©e. Je suis toujours favorable Ă un regroupement monĂ©taire de lâAfrique tel que dĂ©fini par la Commission de lâUnion Africaine. Mais il prendra encore beaucoup de temps avant de se rĂ©aliser parce que les principaux acteurs parmi lesquels le prĂ©sident Kadhafi ont quittĂ© la scĂšne. En attendant, de nombreux autres chantiers existent notamment ceux de la transformation structurelle, de la diversification et de la gouvernance qui, bien menĂ©s permettront Ă lâAfrique jâen suis sĂ»r, de faire un saut qualitatif et quantitatif important.
Le niveau actuel de la dette du Cameroun vous semble-t-il soutenable Ă court terme ?
La dette du Cameroun, selon la Note de conjoncture trimestrielle de la Caisse autonome dâamortissement se situe Ă prĂšs de 26,8% du Produit intĂ©rieur Brut Ă la fin du premier trimestre 2016, encore trĂšs en deçà de la norme communautaire de 70% dĂ©finie dans le cadre de la surveillance multilatĂ©rale. Mais, il convient de relever que le Cameroun est parmi les pays africains qui a vu sa dette progresser assez rapidement de lâordre de 26% environ au cours de la pĂ©riode rĂ©cente. Elle sera soutenable tant quâelle garantira une croissance Ă©conomique durable reposant sur une Ă©conomie progressivement diversifiĂ©e, et dont lâune des conditions est la disponibilitĂ© de lâĂ©nergie sous toutes ses formes. Le nouvel emprunt obligataire de 150 milliards de Francs CFA, lancĂ© par le gouvernement dont la souscription totale est presquâassurĂ©e, montre que le Cameroun est crĂ©dible, dâautant plus le remboursement du premier emprunt de 2010 arrivĂ©e Ă Ă©chĂ©ance est dĂ©jĂ effectif selon le ministre des Finances.
Pensez-vous que les Etats africains aient suffisamment tirĂ© leçon du traumatisme nĂ© des politiques dâajustement structurel des annĂ©es 90 ?
Je lâespĂšre bien en tout cas. En effet, lâactualitĂ© de la crise de la dette en GrĂšce doit encore Ă©veiller les consciences et interpeller de façon permanente les dĂ©cideurs Ă ĂȘtre plus attentifs sur les conditions dâendettement mais, aussi et surtout sur la gouvernance qui accompagne la gestion des ressources empruntĂ©es. Car, je doute que les populations soient prĂȘtes Ă subir passivement Ă nouveau le traumatisme causĂ© par la mise en Ćuvre des PAS.
« Le Cameroun est crédible »
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
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Quelles perspectives Ă©conomiques pour lâAfrique suite au choc de la chute drastique des prix des matiĂšres premiĂšres de ces deux derniĂšres annĂ©es ?
LâactivitĂ© Ă©conomique en Afrique subsaharienne a nettement ralenti. Selon les statistiques fournies par le FMI en avril 2016, la croissance Ă©conomique de la rĂ©gion est tombĂ©e Ă 3œ % en 2015, le plus bas niveau depuis une quinzaine dâannĂ©es, et cette tendance devrait continuer cette annĂ©e pour sâĂ©tablir Ă 3 %, taux trĂšs en deçà de 5 % Ă 7 % enregistrĂ©s pendant la dĂ©cennie Ă©coulĂ©e. La dĂ©pendance de prĂšs de la moitiĂ© des pays dâAfrique subsaharienne Ă lâĂ©gard des exportations de ressources naturelles les a rendus extrĂȘmement vulnĂ©rables Ă la baisse actuelle des cours des produits de base. Les conditions dâoffre et de demande sur le marchĂ© pĂ©trolier ne permettent pas dâenvisager sereinement une inversion durable de tendance. Pour y faire face, il faut changer de cap en rĂ©duisant progressivement cette dĂ©pendance comme lâont fait avec succĂšs, dâautres rĂ©gions en dĂ©veloppement notamment lâAmĂ©rique latine et lâAsie. Elles ont mis en place des politiques industrielles basĂ©es sur le dĂ©veloppement dâun secteur manufacturier. Câest la voie sur laquelle sâest engagĂ© le Cameroun avec les grands projets structurants, et dont les populations espĂšrent percevoir trĂšs rapidement les premiers effets Ă travers une amĂ©lioration des conditions de vie avec un accĂšs Ă lâĂ©nergie, lâeau, aux emplois dĂ©cents pour les jeunes, etc.
Propos recueillis par MAKON ma PONDI
MAKON ma PONDI
DĂ©sirĂ© Avom, professeur titulaire, agrĂ©gĂ© de sciences Ă©conomiques, doyen de la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion de lâUniversitĂ© de Dschang.
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Quelles perspectives Ă©conomiques pour lâAfrique suite au choc de la chute drastique des prix des matiĂšres premiĂšres de ces deux derniĂšres annĂ©es ?
LâactivitĂ© Ă©conomique en Afrique subsaharienne a nettement ralenti. Selon les statistiques fournies par le FMI en avril 2016, la croissance Ă©conomique de la rĂ©gion est tombĂ©e Ă 3œ % en 2015, le plus bas niveau depuis une quinzaine dâannĂ©es, et cette tendance devrait continuer cette annĂ©e pour sâĂ©tablir Ă 3 %, taux trĂšs en deçà de 5 % Ă 7 % enregistrĂ©s pendant la dĂ©cennie Ă©coulĂ©e. La dĂ©pendance de prĂšs de la moitiĂ© des pays dâAfrique subsaharienne Ă lâĂ©gard des exportations de ressources naturelles les a rendus extrĂȘmement vulnĂ©rables Ă la baisse actuelle des cours des produits de base. Les conditions dâoffre et de demande sur le marchĂ© pĂ©trolier ne permettent pas dâenvisager sereinement une inversion durable de tendance. Pour y faire face, il faut changer de cap en rĂ©duisant progressivement cette dĂ©pendance comme lâont fait avec succĂšs, dâautres rĂ©gions en dĂ©veloppement notamment lâAmĂ©rique latine et lâAsie. Elles ont mis en place des politiques industrielles basĂ©es sur le dĂ©veloppement dâun secteur manufacturier. Câest la voie sur laquelle sâest engagĂ© le Cameroun avec les grands projets structurants, et dont les populations espĂšrent percevoir trĂšs rapidement les premiers effets Ă travers une amĂ©lioration des conditions de vie avec un accĂšs Ă lâĂ©nergie, lâeau, aux emplois dĂ©cents pour les jeunes, etc.
Propos recueillis par MAKON ma PONDI
Eliminatoires Mondial 2018: Clinton Njie parmi les 23
AngĂšle BEPEDE
Le sĂ©lectionneur, Hugo Broos, a dĂ©voilĂ© hier, la liste des joueurs devant affronter lâAlgĂ©rie le mois prochain.
Fini lâessai. Hugo Broos a choisi ses hommes pour le match contre lâAlgĂ©rie le 9 octobre prochain Ă Blida. Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables a communiquĂ© hier, la liste de 23 joueurs devant prĂ©parĂ© la rencontre de la premiĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires du Mondial Russie 2018. Pas de surprise dans cette liste puisque le sĂ©lectionneur belge a optĂ© pour des joueurs ayant apparu au moins une fois dans un regroupement avec les Lions. FaĂŻ Collins, le dĂ©fenseur du Standard de LiĂšge (Belgique) signe son retour dans ce groupe aprĂšs le match amical contre le Nigeria en octobre 2015. Lâancien joueur de lâUnion de Douala (2011-2012), qui vient de sâengager pour quatre ans et demi avec le Standard de LiĂšge est Ă sa deuxiĂšme convocation.
La mise au vert commencera le 2 octobre prochain Ă la Commanderie, camp dâentraĂźnement de lâOlympique de Marseille. Trois jours plus tard, aprĂšs trois sĂ©ances dâentraĂźnement, le 5 octobre, les Lions indomptables affronteront lâOlympique de Marseille en match amical Ă Malmort. LâĂ©quipe quittera la ville le 7 octobre pour se rendre en AlgĂ©rie. Un match contre lâOM avec Clinton Njie chez les Lions ? Peut-ĂȘtre, si la nouvelle recrue des Marseillais rĂ©pond prĂ©sent. ConvoquĂ© lors du stage des Lions dâaoĂ»t dernier par Hugo Broos, Clinton Njie nâavait pas rĂ©pondu favorablement. Peut-ĂȘtre un bon retour pour lâinternational camerounais qui a ouvert son compteur de buts Ă lâOM. Dimanche dernier, il a inscrit lâun des deux buts de son Ă©quipe contre Nantes battu 2-1.
Absent du stage prĂ©paratoire lors du match contre la Gambie pour cause de blessure, Eric-Maxim Choupo Moting, lui aussi, a Ă©tĂ©, Ă nouveau, appelĂ© par le sĂ©lectionneur. Egalement sur la liste des joueurs que Hugo Broos connaĂźt « trĂšs bien » : Nicolas Nkoulou, AurĂ©lien Chedjou, Georges Mandjeck et Vincent Aboubakar. La surprise est Ă©galement pour MoĂŻse Pouaty. Le gardien de but de lâUnion sportive de Douala fait encore partie des joueurs convoquĂ©s, aprĂšs le stage dâaoĂ»t dernier. Il nâa peut-ĂȘtre pas jouĂ© contre la Gambie mais sa prĂ©sence sur la liste lui donne du sourire. Lui qui avait Ă©tĂ© marquĂ© par la familiaritĂ© chez les Lions.
Adolphe Teikeu sera lâun des grands absents de la liste du sĂ©lectionneur. Lui, qui a gagnĂ© sa titularisation chez les Lions en mars dernier. Hugo Broos depuis le match contre la Gambie, souhaite capitaliser les sorties de son Ă©quipe en remportant des points au classement de la FĂ©dĂ©ration internationale de football association. Mais, le Cameroun en a plutĂŽt perdu lors du classement de la semaine derniĂšre quittant le 54e rang mondial pour le 59e. Le pays occupe la 11e position en Afrique.
Les 23 Lions
Gardiens de but
Fabrice Ondoa (FC Séville, Espagne)
André Onana (Ajax Amsterdam, Pays-Bas)
MoĂŻse Pouaty (Union de Douala, Cameroun)
Défenseurs
Allan Nyom (Watford, Angleterre)
Nicolas Nkoulou (Lyon, France)
Aurélien Chedjou (Galatasaray, Turquie)
Ambroise Oyongo (Impact de Montréal, Canada)
FaĂŻ Collins (Standard de LiĂšge, Belgique)
Michael Ngadeu (Slavia Prague, République TchÚque)
Mohammed Djettei (Gymlnastic Tarragone, Espgne)
Henri Bédimo (Olympique Marseille, France)
Milieux
Sébastien Siani (KV Oostende, Belgique)
Franck Kom (Karlsruhe, Allemagne)
Arnaud Djoum (Hearts FC, Ecosse )
Georges Mandjeck (Metz, France)
Attaquants
Clinton Njie (Olympique Marseille, France)
Karl Toko Ekambi (Angers, France)
Edgard Salli (FC Nuremberg, Allemagne)
Jacques Zoua (Kaiserlautern, Allemagne)
Eric Maxim Choupo-Moting (FCSchalke 04, Allemagne)
Vincent Aboubakar (Besiktas, Turquie)
Benjamin Moukandjo (FC Lorient, France)
Anatole Abang (BK Avarta, Danemark)
AngĂšle BEPEDE
Le sĂ©lectionneur, Hugo Broos, a dĂ©voilĂ© hier, la liste des joueurs devant affronter lâAlgĂ©rie le mois prochain.
Fini lâessai. Hugo Broos a choisi ses hommes pour le match contre lâAlgĂ©rie le 9 octobre prochain Ă Blida. Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables a communiquĂ© hier, la liste de 23 joueurs devant prĂ©parĂ© la rencontre de la premiĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires du Mondial Russie 2018. Pas de surprise dans cette liste puisque le sĂ©lectionneur belge a optĂ© pour des joueurs ayant apparu au moins une fois dans un regroupement avec les Lions. FaĂŻ Collins, le dĂ©fenseur du Standard de LiĂšge (Belgique) signe son retour dans ce groupe aprĂšs le match amical contre le Nigeria en octobre 2015. Lâancien joueur de lâUnion de Douala (2011-2012), qui vient de sâengager pour quatre ans et demi avec le Standard de LiĂšge est Ă sa deuxiĂšme convocation.
La mise au vert commencera le 2 octobre prochain Ă la Commanderie, camp dâentraĂźnement de lâOlympique de Marseille. Trois jours plus tard, aprĂšs trois sĂ©ances dâentraĂźnement, le 5 octobre, les Lions indomptables affronteront lâOlympique de Marseille en match amical Ă Malmort. LâĂ©quipe quittera la ville le 7 octobre pour se rendre en AlgĂ©rie. Un match contre lâOM avec Clinton Njie chez les Lions ? Peut-ĂȘtre, si la nouvelle recrue des Marseillais rĂ©pond prĂ©sent. ConvoquĂ© lors du stage des Lions dâaoĂ»t dernier par Hugo Broos, Clinton Njie nâavait pas rĂ©pondu favorablement. Peut-ĂȘtre un bon retour pour lâinternational camerounais qui a ouvert son compteur de buts Ă lâOM. Dimanche dernier, il a inscrit lâun des deux buts de son Ă©quipe contre Nantes battu 2-1.
Absent du stage prĂ©paratoire lors du match contre la Gambie pour cause de blessure, Eric-Maxim Choupo Moting, lui aussi, a Ă©tĂ©, Ă nouveau, appelĂ© par le sĂ©lectionneur. Egalement sur la liste des joueurs que Hugo Broos connaĂźt « trĂšs bien » : Nicolas Nkoulou, AurĂ©lien Chedjou, Georges Mandjeck et Vincent Aboubakar. La surprise est Ă©galement pour MoĂŻse Pouaty. Le gardien de but de lâUnion sportive de Douala fait encore partie des joueurs convoquĂ©s, aprĂšs le stage dâaoĂ»t dernier. Il nâa peut-ĂȘtre pas jouĂ© contre la Gambie mais sa prĂ©sence sur la liste lui donne du sourire. Lui qui avait Ă©tĂ© marquĂ© par la familiaritĂ© chez les Lions.
Adolphe Teikeu sera lâun des grands absents de la liste du sĂ©lectionneur. Lui, qui a gagnĂ© sa titularisation chez les Lions en mars dernier. Hugo Broos depuis le match contre la Gambie, souhaite capitaliser les sorties de son Ă©quipe en remportant des points au classement de la FĂ©dĂ©ration internationale de football association. Mais, le Cameroun en a plutĂŽt perdu lors du classement de la semaine derniĂšre quittant le 54e rang mondial pour le 59e. Le pays occupe la 11e position en Afrique.
Les 23 Lions
Gardiens de but
Fabrice Ondoa (FC Séville, Espagne)
André Onana (Ajax Amsterdam, Pays-Bas)
MoĂŻse Pouaty (Union de Douala, Cameroun)
Défenseurs
Allan Nyom (Watford, Angleterre)
Nicolas Nkoulou (Lyon, France)
Aurélien Chedjou (Galatasaray, Turquie)
Ambroise Oyongo (Impact de Montréal, Canada)
FaĂŻ Collins (Standard de LiĂšge, Belgique)
Michael Ngadeu (Slavia Prague, République TchÚque)
Mohammed Djettei (Gymlnastic Tarragone, Espgne)
Henri Bédimo (Olympique Marseille, France)
Milieux
Sébastien Siani (KV Oostende, Belgique)
Franck Kom (Karlsruhe, Allemagne)
Arnaud Djoum (Hearts FC, Ecosse )
Georges Mandjeck (Metz, France)
Attaquants
Clinton Njie (Olympique Marseille, France)
Karl Toko Ekambi (Angers, France)
Edgard Salli (FC Nuremberg, Allemagne)
Jacques Zoua (Kaiserlautern, Allemagne)
Eric Maxim Choupo-Moting (FCSchalke 04, Allemagne)
Vincent Aboubakar (Besiktas, Turquie)
Benjamin Moukandjo (FC Lorient, France)
Anatole Abang (BK Avarta, Danemark)