Cameroon Tribune
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Gabon : le temps du dialogue

Afrique
Simon Pierre ETOUNDI

Le gouvernement gabonais a annoncĂ© qu’un dialogue politique se tiendrait dans les prochains jours. Ce dialogue est destinĂ© Ă  rassembler les principaux acteurs politiques gabonais afin de trouver les voies et moyens pour tourner dĂ©finitivement la page de l’élection prĂ©sidentielle d’aoĂ»t 2016. Il est Ă©galement question au regard des remous que cette consultation Ă©lectorale a suscitĂ©s de rĂ©flĂ©chir sur de possibles rĂ©formes institutionnelles qui pourraient amĂ©liorer les pratiques dĂ©mocratiques et renforcer l’Etat de droit au Gabon. D’aprĂšs le ministre gabonais des Relations avec les institutions constitutionnelles, 54 des 58 partis politiques officiellement recensĂ©s dans le pays sont disposĂ©s Ă  prendre part Ă  cette consultation mĂȘme s’ils posent certaines conditions pour y prendre part.
En tout cas, le dialogue politique annoncĂ© est un engagement pris par le chef de l'Etat gabonais aprĂšs les violences post-Ă©lectorales de 2016. C’est surtout une occasion en or offerte aux Gabonais pour se parler. C’est aussi un message en direction des diffĂ©rents partenaires du Gabon qu’il y a la possibilitĂ© pour les Gabonais de trouver eux-mĂȘmes des solutions Ă  leurs problĂšmes. En effet, l’annonce du dialogue survient au moment oĂč le Parlement europĂ©en vient d'adopter une rĂ©solution Ă  charge sur le Gabon. D’aprĂšs les parlementaires europĂ©ens, les rĂ©sultats de la derniĂšre prĂ©sidentielle seraient extrĂȘmement douteux.
Toujours est-il que pour le pouvoir de Libreville, les dĂ©cisions des parlementaires europĂ©ens n’ont aucun poids sur l’avenir immĂ©diat du Gabon. Quant Ă  l’opposant Jean Ping qui a organisĂ© en dĂ©cembre dernier son propre dialogue, le gouvernement juge qu’il s’agit d’un « monologue sans lĂ©gitimitĂ© ». Toutefois, une main lui reste tendue s’il revient Ă  de meilleurs sentiments. A cet Ă©gard les autoritĂ©s gabonaises n’excluent pas la possibilitĂ© que les conclusions de l'opposition soient examinĂ©es au rassemblement qu’elles ont convoquĂ©. Le gouvernement gabonais est donc rĂ©solument disposĂ© Ă  Ă©couter tout le monde. Et c’est une bonne nouvelle.
camerountribune (Twitter)

Le BĂ©nin s’ouvre davantage aux ressortissants des pays africains. https://t.co/t9kQhNAtAh
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camerountribune (Twitter)

Loin des champs de bataille, les forces armées camerounaises se découvrent devant le public camerounais à Promote.https://t.co/2AOBnhRnM0
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Sécurité: la surveillance du territoire se renforce

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Le contrat signĂ© hier entre le DGSN et la sociĂ©tĂ© Huawei vise entre autres, l’installation de 1500 camĂ©ras dans les chefs-lieux de rĂ©gion et certains points stratĂ©giques du pays.

Pour la sĂ©curisation du triangle national, Martin Mbarga NguĂ©lĂ©, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale a signĂ© hier avec la sociĂ©tĂ© chinoise Huawei Technologies, un contrat commercial relatif Ă  la mise en oeuvre du projet d’extension au plan national, du systĂšme intelligent de vidĂ©osurveillance urbaine. Les documents paraphĂ©s par le patron de la police, pour ce qui est de l’Etat camerounais et Li Jiyang, directeur gĂ©nĂ©ral Huawei, pour la partie chinoise, vont permettre l’installation de 1500 camĂ©ras et relais de communication pour la couverture efficiente des chefslieux des rĂ©gions et des zones stratĂ©giques. Les villes de Kribi, KyĂ©- Ossi, Garoua-BoulaĂŻ, Waza, Fotokol, Kousseri, et AmchidĂ© ont Ă©tĂ© ciblĂ©es. Le contrat facilitera Ă©galement, la fourniture de 2000 postes Ă©metteurs-rĂ©cepteurs portatifs, Ă©quipĂ©s de camĂ©ras. La mise en place d’un systĂšme national de communication et de gestion des appels d’urgence est prĂ©vue. Tout comme la construction de neuf salles de commandement et d’information, dont deux Ă  caractĂšre national : YaoundĂ© et Douala.

Ce projet visant Ă  renforcer les capacitĂ©s opĂ©rationnelles de la police et la surveillance du territoire s’inscrit dans la stratĂ©gie nationale de lutte contre la criminalitĂ© dĂ©finie par le gouvernement. Pour la petite histoire, c’est aprĂšs l’accord du chef de l’Etat, que la DGSN a engagĂ© en 2009, des nĂ©gociations avec Huawei. A titre d’essai, le systĂšme intelligent de vidĂ©osurveillance a Ă©tĂ© mis en place dans les villes de YaoundĂ©, Douala, Garoua-BoulaĂŻ, Kye-Ossi, Waza et Kousseri. D’aprĂšs Martin Mbarga NguĂ©lĂ©, l’exploitation des Ă©quipements de cette phasepilote a permis aux forces de dĂ©fense, police, gendarmerie, Garde prĂ©sidentielle, de couvrir avec satisfaction les services d’ordre, Ă  l’occasion des sorties du prĂ©sident de la RĂ©publique et des visites des chefs d’Etat Ă©trangers. Mais aussi de reconstituer certains faits dans le cadre des procĂ©dures judiciaires, Ă  travers les images enregistrĂ©es. Pendant la CAN fĂ©minine, Hua a dĂ©ployĂ© un systĂšme de vid surveillance dans les stades compĂ©tition, d’entraĂźnement et lieux d’hĂ©bergement des Ă©qui participantes dans les villes de YaoundĂ©, LimbĂ© et BuĂ©a. « Les rĂ©sultats satisfaisants obtenus ont conduit le chef de l’Etat Ă  autoriser l’extension de ce dispositif sur l’ensemble du territoire national», a indiquĂ© Martin Mbarga NguĂ©lĂ©.