Cameroon Tribune
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FrontiÚres: on sécurise les affaires

Gibrile KENFACK TSABDO

Le processus de relÚvement et de consolidation de la paix au Cameroun lancé hier à Yaoundé

Le Cameroun est confrontĂ© depuis quelques annĂ©es Ă  une insĂ©curitĂ© sur sa frontiĂšre orientale, provoquĂ©e par la situation qui prĂ©vaut en RĂ©publique centrafricaine, et Ă  l’ExtrĂȘme-Nord Ă  des attaques et attentats de la secte Boko Haram. Avec comme consĂ©quences des pertes en vies humaines, la perturbation de la vie Ă©conomique et sociale, l’instauration d’un climat d’insĂ©curitĂ©, l’afflux de milliers de rĂ©fugiĂ©s. Pour ce dernier aspect, la pression dĂ©mographique causĂ©e par environ 70% dans la plupart des communautĂ©s locales se rĂ©percute sur les ressources naturelles et les infrastructures socio-Ă©conomiques existantes comme les points d’eau potable, les Ă©coles et centres de santé 
Pour rĂ©pondre Ă  ces crises de maniĂšre durable, le Cameroun a engagĂ©, conjointement avec la Banque mondiale, les Nations-unies et l’Union europĂ©enne, le processus de relĂšvement et de consolidation de la paix (RCP). Au cours de la premiĂšre session du comitĂ© de pilotage chargĂ© de la mise en Ɠuvre du RCP tenue hier Ă  YaoundĂ©, Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), a indiquĂ© que le processus va s’attaquer directement aux causes structurelles des conflits. Mis en Ɠuvre dans quatre rĂ©gions du pays (ExtrĂȘme-Nord, Nord, Adamaoua et Est), le RCP cible cinq thĂ©matiques prioritaires retenues au terme d’une mission exploratoire en novembre 2016.
Il s’agit de : l’accĂšs Ă  la terre, l’élevage et la production, l’intĂ©gration Ă©conomique et territoriale, la gouvernance et les services sociaux de base, l’impact de la crise. ConcrĂštement, il sera question d’identifier des rĂ©ponses communes Ă  court, moyen et long termes, qui prĂ©viennent les conflits, rĂ©duisent l’enclavement et amĂ©liorent la rĂ©silience des populations des rĂ©gions concernĂ©es. D’une durĂ©e de cinq ans, le RCP tel que l’a relevĂ© Elisabeth Huybens, directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale au Cameroun, s’intĂšgre dans le partenariat entre le Cameroun et l’institution financiĂšre, pour la pĂ©riode 2017-2021.
Maires: les premiers salaires payés

Jean Francis BELIBI

Suite au dĂ©cret prĂ©sidentiel de septembre 2015, les dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, les maires et leurs adjoints perçoivent les trois premiers mois de salaire pour l’annĂ©e en cours

Trois mois de salaire, soit un trimestre. C’est ce que commencent Ă  percevoir les magistrats municipaux (dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement et leurs adjoints, maires et adjoints aux maires). Les ultimes virements dans les comptes ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s, selon des sources au ministĂšre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) le week-end dernier au profit des prĂšs de 900 bĂ©nĂ©ficiaires sur un total de 1305 dossiers qui Ă©taient attendus par le ComitĂ© chargĂ© du suivi des procĂ©dures relatives au paiement du traitement de base des magistrats municipaux mis en place conjointement par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) et son homologue des Finances. Heureux aboutissement donc d’un processus qui a Ă©tĂ© mis en branle par le dĂ©cret prĂ©sidentiel N°2015/405 du 16 septembre 2015 fixant les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration des dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, des maires et de leurs adjoints. Les virements ainsi opĂ©rĂ©s par les pouvoirs publics font suite Ă  la publication du dĂ©cret du Premier ministre, chef du gouvernement du 23 fĂ©vrier 2017 fixant la rĂ©partition de la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) au titre de l’exercice budgĂ©taire 2017. Si cet appui de l’Etat aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es est composĂ© d’une enveloppe de 10 milliards de F, son volet rĂ©servĂ© au fonctionnement constitue la moitiĂ© de cette enveloppe avec trois milliards de F qui sont rĂ©servĂ©s au traitement salarial des magistrats municipaux.
L’on se rappelle qu’en prĂ©sidant la seconde session du Conseil national de la dĂ©centralisation (CND) de l’annĂ©e 2016 le 28 dĂ©cembre 2016, le Premier ministre Philemon Yang avait instruit les ministres concernĂ©s de tout mettre en Ɠuvre pour le dĂ©but de l’effectivitĂ© de cette mesure au premier trimestre de l’annĂ©e en cours. Dans une interview accordĂ©e Ă  CT dans son Ă©dition du 1er mars dernier, le directeur des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es au MINATD, Etienne Owono Owono, soulignait que tout Ă©tait mis en Ɠuvre par les pouvoirs publics pour le respect de ces prescriptions du chef du gouvernement. Il convient nĂ©anmoins de souligner que les salaires versĂ©s par les pouvoirs publics, et qui sont les mĂȘmes selon que l’on est dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement, maire ou adjoint, sont diffĂ©rents des avantages et autres indemnitĂ©s qui leur sont allouĂ©s, objet d’un autre dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique. Ces derniers sont supportĂ©s par ces collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et sont arrĂȘtĂ©s en fonction du dernier compte administratif de chacune d’elle.
Lions indomptables: lumiĂšre sur la crise de Bruxelles ce jour

AngĂšle BEPEDE

AprĂšs le comitĂ© d’urgence de la Fecafoot hier, une rĂ©union se tiendra ce mardi autour du Minsep et avec le sĂ©lectionneur. D’importantes dĂ©cisions attendues

«Bruxelles Gate »  Le nom est tout trouvĂ© pour parler de ces dĂ©sagrĂ©ments subis par la sĂ©lection nationale de football lors de son sĂ©jour en Belgique, terre du sĂ©lectionneur national, Hugo Broos. Les Lions indomptables y ont sĂ©journĂ© pour des rencontres amicales lors de la derniĂšre pĂ©riode Fifa. Le match perdu le 28 mars dernier contre la GuinĂ©e (2-1) et les Ă©vĂ©nements qui ont prĂ©cĂ©dĂ© cette rencontre ont fait sortir le sĂ©lectionneur belge de sa « rĂ©serve ». Ce jour-lĂ , Hugo Broos faisait une sortie « rĂ©voltante ». « Ce midi (mardi 28 mars 2017, ndlr,) quand on a voulu prendre le dĂ©jeuner, le personnel de l’hĂŽtel a refusĂ© parce que la facture de notre sĂ©jour n’était pas payĂ©e par nos dirigeants. Donc, on n’a pas mangĂ© ce midi. J’ai bossĂ© pendant un an, et quand je fais le bilan de ce que nous avons fait, je pense qu’on a su renverser la situation comparativement Ă  ce que nous avons trouvé  Maintenant, je dois dire que je me pose des questions », s’était indignĂ© Hugo Broos. L’entraĂźneur des Lions a dĂ©noncĂ© l’inconfort de son groupe lors des dĂ©placements notamment celui de mars 2016 pour l’Afrique du Sud. Il a Ă©voquĂ© le cas des primes impayĂ©es de certains de ses joueurs, attirĂ© l’attention sur le non remboursement de certaines factures rĂ©glĂ©es par des membres de son staff. Et la goutte d’eau, selon lui, qui a fait dĂ©border le vase, c’est la « fermeture » des portes du restaurant de l’hĂŽtel aux champions d’Afrique 2017 Ă  Bruxelles.
A la Fecafoot hier, le comitĂ© d’urgence, Ă©largi aux membres du ComitĂ© exĂ©cutif s’est rĂ©uni. Il fallait s’accorder, avoir le mĂȘme niveau d’information mais davantage prĂ©parer la rĂ©union prĂ©vue ce mardi 4 avril au ministĂšre des Sports et de l’Education physique. Le Minsep, Bidoung Mkpatt, prĂ©sidera une rĂ©union ce jour prĂ©sence d’Hugo Broos et des personnalitĂ©s de l’équipĂ©e de Bruxelles notamment. Au sortir de ce conclave, l’on annonce des dĂ©cisions « fortes ». A la Fecafoot, une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte le 29 mars dernier d’aprĂšs le dĂ©partement de la communication. Face Ă  la presse, l’un des vice-prĂ©sidents de l’association, Alioum Aladji, a soulignĂ© que « Monsieur Broos est un homme rĂ©servĂ©. Mais il a soulevĂ© trois ou quatre problĂšmes qui datent. Cela est dĂ» Ă  certains problĂšmes dans la chaĂźne. Si les problĂšmes qu’il a soulevĂ©s sont les raisons de sa colĂšre, on peut promettre non seulement Ă  lui et Ă  tous les Camerounais que la fĂ©dĂ©ration prendra toutes ses responsabilitĂ©s pour qu’ils ne se reproduisent plus. Nous ne tenons pas Ă  nous sĂ©parer de Hugo Broos ». La rĂ©union de YaoundĂ© ce jour est donc dĂ©terminante dans le traitement des joueurs des sĂ©lections nationales qui ont dĂ©crochĂ© le cinquiĂšme titre de champion d’Afrique des Lions le 5 fĂ©vrier dernier.
PrĂ©occupations des avocats anglophones: place Ă  l’action

Rousseau-Joël FOUTE

AprĂšs les instructions du chef de l’Etat, les regards sont dĂ©sormais tournĂ©s vers les administrations chargĂ©es de leur mise en Ɠuvre

Jeudi dernier Ă  YaoundĂ©, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux (Minjustice), Laurent Esso, a prĂ©sentĂ© les mesures que le chef de l’Etat a instruit le gouvernement de prendre afin d’apporter des rĂ©ponses aux revendications exprimĂ©es par certains avocats anglophones quant au fonctionnement des services judiciaires.
Laurent Esso a dĂ©clarĂ© que le prĂ©sident de la RĂ©publique l’a instruit d’élaborer et de lui soumettre un projet de loi modifiant l’organisation et le fonctionnement de la Cour suprĂȘme, pour y intĂ©grer la Section de la Common Law. En outre, le prĂ©sident de la RĂ©publique a instruit le Minjustice de rĂ©aliser un recensement des magistrats d’expression anglaise en vue d’augmenter les effectifs des magistrats anglophones au sein de la haute juridiction. Une autre revendication portait sur le redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte du critĂšre linguistique. Sur ce point, le prĂ©sident Paul Biya a ordonnĂ© une nouvelle Ă©valuation sur la maĂźtrise de la Common Law par les magistrats en service dans les Cours d’appel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et du droit romano-germanique dans les ressorts des autres Cours d’appel. Sur la base de cette seconde Ă©valuation, le chef de l’Etat procĂšdera au redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte de leur maĂźtrise de la langue officielle la plus usitĂ©e dans les ressorts d’affectation, sans remettre en cause ni l’option irrĂ©versible de l’intĂ©gration nationale, ni l’évolution de la carriĂšre des magistrats.
Pour ce qui est des enseignements, en particulier dans le domaine du Minesup, le prĂ©sident de la RĂ©publique a ordonnĂ© la crĂ©ation d’une FacultĂ© des sciences juridiques et politiques Ă  l’UniversitĂ© de Buea. Jacques Fame Ndongo a Ă©tĂ© instruit de prĂ©parer les textes y affĂ©rents. Il y a aussi la crĂ©ation des dĂ©partements de English Law dans les UniversitĂ©s de Douala, Maroua, NgaoundĂ©rĂ© et Dschang, Ă  l’image de celui qui existe dĂ©jĂ  Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© II Ă  Soa et la programmation de l’enseignement du droit public dans les UniversitĂ©s de Buea et de Bamenda.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a ordonnĂ© la mise en place, sous la supervision du Minjustice, d’un groupe de travail chargĂ©, d’une part, de prĂ©ciser le contenu des programmes d’enseignement, dans les UniversitĂ©s, des matiĂšres juridiques en vue des carriĂšres judiciaires et, d’autre part, le contenu des programmes de formation des Ă©lĂšves de la Division de la magistrature et des greffes Ă  l’ENAM ; le recrutement d’un plus grand nombre d’enseignants anglophones Ă  la Division de la magistrature et des greffes de l’ENAM, afin de pallier l’insuffisance et l’indisponibilitĂ© des enseignants d’expression anglaise. Le Minfopra et le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ENAM ont Ă©tĂ© instruits en ce sens.
Eau et Energie: Israël offre son expertise

Economie
Josy MAUGER

L’ambassadeur de cet Etat au Cameroun a Ă©tĂ© reçu en audience vendredi dernier par le Minee.

Le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Basile Atangana Kouna, a reçu en audience vendredi Ă  YaoundĂ©, l’ambassadeur d’IsraĂ«l au Cameroun, Ran Gidor. A l’issue de leur entretien, le diplomate israĂ©lien a, dans un premier temps, indiquĂ© que les relations entre IsraĂ«l et le Cameroun en ce qui concerne le domaine de l’eau et de l’énergie Ă©taient trĂšs intenses et porteuses. C’est Ă  cet effet qu’il est venu inviter le Minee Ă  un important forum international sur l’eau, la Water Technology and Environment Control (Watec) qui se tiendra en IsraĂ«l au mois de septembre prochain. Selon Ran Gidor, Watec est le plus grand rendez-vous rĂ©unissant tous les professionnels de l’eau, de la technologie de l’eau et de l’environnement dans le monde.
Autre sujet abordĂ© avec le ministre, le cas de l’organisation non gouvernementale (Ong) israĂ©lienne « GĂ©nĂ©ration Africa », bientĂŽt prĂ©sente au Cameroun. Elle va travailler dans le cadre des installations des panneaux solaires dans les villes et villages. « Ce qui va dans la mĂȘme mouvance, produire de l’électricitĂ© et mĂȘme de l’eau potable pour des communautĂ©s », explique l’ambassadeur. Et pour finir, le diplomate dit avoir portĂ© Ă  l’attention de Basile Atangana Kouna, le projet d’une nouvelle technologie issue de la purification et du recyclage de l’eau mise en place par une autre Ong israĂ©lienne. Il est surtout question, comme il l’explique, d’aider Ă  rĂ©soudre les problĂšmes d’eau dont souffre la ville de YaoundĂ©. Cette technologie jugĂ©e abordable et peu coĂ»teuse pourra ĂȘtre d’un grand secours pour l’approvisionnement en eau potable des grandes villes du pays.
Douala aura sa société de développement

Regions
Jean Baptiste KETCHATENG

La ville lance la toute premiĂšre entreprise d’investissements mixtes pour s’enrichir et s’équiper davantage.

Le nom est dĂ©jĂ  choisi : ce sera la SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine d’investissements de Douala ou Douala Metropolitan Development Corporation. Au cours d’une longue rĂ©union Ă  laquelle les a conviĂ©s la CommunautĂ© urbaine de Douala, des responsables politiques, Ă©conomiques, administratifs, communaux ou mĂȘme traditionnels, le gratin de la capitale Ă©conomique a vu naĂźtre, symboliquement, cette sociĂ©tĂ© d’économie mixte. Il reste Ă  affiner les prĂ©paratifs des statuts, faire de la publicitĂ© pour attirer des actionnaires, aller voir un notaire
 Tout devrait se passer vite Ă  l’image des quatre mois durant lesquels l’équipe du projet de crĂ©ation de cette sociĂ©tĂ© a travaillĂ© sur ses aspects stratĂ©giques, organisationnels ou juridiques avant de rendre son rĂ©sultat vendredi dernier Ă  Douala.
Comme nombre de ses invitĂ©s, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la Cud, Fritz NtonĂš NtonĂš, a clairement affichĂ© son enthousiasme de voir ses prĂ©visions confirmĂ©es par les experts commis Ă  la rĂ©flexion sur la faisabilitĂ© de la future SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine d’investissements. La ville est en effet Ă  la recherche de fonds – pas moins de 1400 milliards sur une dizaine d’annĂ©es – pour rĂ©pondre aux besoins pressants d’équipement. Elle qui accueillera un million d’habitants d’ici 2025 et continuera de jouer un rĂŽle-pivot dans l’économie du Cameroun (32% de la richesse du pays y est produite par 10% de la population nationale) et de la Cemac. Pour faire face Ă  cela, la Cud a pensĂ© que l’épargne locale peut parfaitement ĂȘtre mobilisĂ©e pour financer les grands travaux envisagĂ©s, aux cĂŽtĂ©s des moyens publics.
La stratĂ©gie de NtonĂš NtonĂš est donc de financer par ce moyen les chantiers de la mĂ©tropole, de sorte que le bĂ©nĂ©fice qui en dĂ©coulera puisse servir Ă  d’autres infrastructures non commerciales mais tout autant nĂ©cessaires. Dans un environnement oĂč la contestation est ordinaire, l’édile a longuement insistĂ© sur la logique « inclusive » de sa dĂ©marche. Bien qu’approuvĂ© par le conseil de la communautĂ©, le projet de sociĂ©tĂ© a fait appel aux figures de la ville y compris dans l’opposition pour que « tout le monde comprenne que c’est une affaire d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ».
A l’image des possibilitĂ©s de transformer en immeubles des friches urbaines, propriĂ©tĂ©s de personnes qui n’ont pas de grands moyens... Ce qui n’a pas empĂȘchĂ© des remarques et propositions notamment pour ce qui concerne le recours aux marchĂ©s financiers, rĂ©putĂ©s lents Ă  la manƓuvre et extrĂȘmement exigeants. Ce qui n’est pas pour dĂ©plaire Ă  ceux qui ont soulignĂ© que l’investisseur populaire aura besoin d’ĂȘtre rassurĂ© par la qualitĂ© du dispositif de protection des capitaux (10 milliards de F en prĂ©vision). La campagne publicitaire d’explication qui va se dĂ©rouler en avril-mai dira si le nouveau venu convainc.
Union africaine: un Camerounais vice-prĂ©sident de l’Ecosocc

Economie
Alliance NYOBIA

Alain Blaise Batongue a Ă©tĂ© Ă©lu au terme d’une session ordinaire de cet organe tenue du 27 au 31 mars au Caire.

RencontrĂ© ce dimanche en fin d’aprĂšs-midi dans son bureau au Gicam (Groupement inter-patronal du Cameroun), Alain Blaise Batongue semble bien conscient du poids des responsabilitĂ©s qu’il a endossĂ©es depuis fin mars au Caire en Egypte. L’homme est dĂ©sormais vice-prĂ©sident du Conseil Ă©conomique, social et culturel (Ecosocc) de l’Union africaine. Poste auquel il a Ă©tĂ© Ă©lu ce 30 mars – pour un mandat de deux ans – au terme de la session ordinaire de mi-mandat de la 2e assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale permanente de l’organe, tenue du 27 au 31 mars dernier en terre cairote. M. Batongue est membre de l’entitĂ© depuis dĂ©cembre 2014, et occupait le poste de prĂ©sident par intĂ©rim de la Commission Economie rurale et Agriculture jusqu’à son Ă©lection de jeudi dernier.
Dans ses nouvelles fonctions, le toujours secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam est d’abord investi d’une compĂ©tence sous-rĂ©gionale pour gĂ©rer toutes les diligences qui lui seront dĂ©lĂ©guĂ©es par le prĂ©sident de l’Ecosocc, l’Ougandais Richard Ssewakiryanga. Avec en prioritĂ© la mise sur pied des antennes nationales de l’Ecosocc (appelĂ©es National Chapters), et la vulgarisation de l’entitĂ© en tant qu’organe de promotion des activitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile africaine. ConcrĂštement, M. Batongue envisage, d’ici la fin de l’annĂ©e, « un dĂ©ploiement auprĂšs des Etats de la sous-rĂ©gion », dont il compte rencontrer les hautes autoritĂ©s, mais aussi les organisations de la sociĂ©tĂ© civile.
Il devra Ă©galement prendre part, au cours de son mandat, aux diffĂ©rents sommets des chefs d’Etat de l’UA. « L’Ecosocc prĂ©pare toujours un rapport sur ses activitĂ©s Ă  ces occasions », explique le vice-prĂ©sident Batongue. Un des dossiers en cours porte par exemple sur le transfert du siĂšge de l’Ecosocc d’Addis-Abeba en Ethiopie pour Lusaka en Zambie. Outre son rapport d’activitĂ©s, l’Ecosocc suggĂšre Ă©galement des rĂ©solutions aux chefs d’Etat.
A la question de savoir comment il va concilier sa nouvelle charge avec les fonctions de secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam, Alain Blaise Batongue, tout en prĂ©cisant qu’il s’est retrouvĂ© Ă  l’Ua parce que prĂ©sentĂ© par le groupement, dĂ©clare, sourire en coin : « J’avais dĂ©jĂ  besoin de journĂ©es de 30 heures, lĂ  je crois qu’il m’en faudra de 36 heures. Ceci va demander une disponibilitĂ© supplĂ©mentaire.»
Union africaine : Un Camerounais vice-prĂ©sident de l’ECOSOCC.
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Lions indomptables: l’apaisement

AngĂšle BEPEDE

A l’issue de la rĂ©union hier au MINSEP, Hugo Bross s’est excusĂ© ; la FECAFOOT pense qu’il y a eu des incomprĂ©hensions Ă  Bruxelles

L’on attendait de grandes dĂ©cisions, des sanctions. Mais hier, au ministĂšre des Sports et de l’Education physique, au bout de plus de quatre heures d’échanges, d’interrogatoire, dans un climat « tendu », il y a eu comme un apaisement. Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi, directeur central de la coordination dans les services centraux de la gendarmerie nationale, des reprĂ©sentants de la DGRE, de la police, du ministĂšre des Relations extĂ©rieures, de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football notamment, se sont assis autour du ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt. Il fallait tirer au clair l’incident d’avant-match Ă  la base des Lions indomptables Ă  Bruxelles.
Le 28 mars, la sĂ©lection nationale de football qui disputait un match amical perdu contre la GuinĂ©e (2-1), n’a pas eu droit Ă  son repas Ă  temps. Ce qui a « handicapĂ© la prĂ©paration du match », d’oĂč la sortie du sĂ©lectionneur aprĂšs la rencontre. Il pointait du doigt la gestion de l’intendance de la sĂ©lection, puisque ses protĂ©gĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©conduits du restaurant par des responsables pour factures non soldĂ©es. Hier donc, le Minsep a Ă©coutĂ© les uns et les autres. Et « nous avons scrutĂ© froidement ce qui s’est passĂ© », laisse-t-on entendre. Et la froideur des Ă©changes se lit encore sur le visage du sĂ©lectionneur, Hugo Broos, qui affiche une figure pĂąle, cernĂ©e, comme Ă©reintĂ© Ă  l’issue de la rĂ©union.
Tombi Ă  Roko, le prĂ©sident de la Fecafoot, rĂ©sume en une idĂ©e la crise de Bruxelles : « Petite erreur, grosse consĂ©quence ». D’aprĂšs lui, au terme de la rĂ©union, il a Ă©tĂ© reconnu qu’il y a eu incomprĂ©hension dans la gestion des diffĂ©rentes rubriques. Le constat fait, c’est qu’il y a eu « un problĂšme de personnes, qui a contribuĂ© Ă  ternir l’image de notre pays ». Pourtant, le public s’attendait Ă  de grosses sorties et de grandes dĂ©cisions. Tout semble calme. La preuve, parlant de son dĂ©part, Broos dit : « Si je voulais partir du Cameroun, je l’aurai dĂ©jĂ  fait. Pour l’instant, il y a autant d’intĂ©rĂȘt en la personne d’Hugo Broos, c’est normal. On a gagnĂ© la CAN. On est la meilleure Ă©quipe d’Afrique, on est au sommet du football africain. C’est tout Ă  fait Ă©vident que des pays ou clubs qui cherchent un entraĂźneur pensent Ă  Hugo Broos », estime-t-il. Si son contrat de deux ans s’achĂšve en fĂ©vrier 2018 avec le Cameroun, il a annoncĂ© ĂȘtre disposĂ© pour une Ă©ventuelle prolongation. Pour le moment, il faut oublier son dĂ©part. « Je me concentre sur le Cameroun », dit-il. S’il Ă©tait annoncĂ© au Ghana, Kwesi Appiah, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© nouveau sĂ©lectionneur des Black Stars hier. Broos pense Ă  la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, aux confrontations qualificatives pour le Mondial 2018 contre le Nigeria en aoĂ»t et septembre prochains, davantage, Ă  la CAN 2019.
Prix du cacao: comment amortir la chute

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Face à la tendance baissiÚre sur le marché, le Cameroun doit accroßtre la transformation et la consommation locales, tout en diversifiant les cultures

Avant octobre 2016, les acteurs camerounais de la filiĂšre cacao se frottaient les mains, tellement les cours Ă©taient Ă©levĂ©s. Les prix d’achat au port de Douala avaient mĂȘme atteint le pic de 2000 F le kilogramme. Le producteur vendait son produit Ă  une moyenne de 1500 F le kilogramme, selon des chiffres de l’Office national du cacao et du cafĂ©. Mais, aujourd’hui, la situation est tout autre. Les prix bord champ (achat au producteur) sont descendus en dessous de la barre des 1000 F depuis la fin de l’annĂ©e derniĂšre. Dans les bassins de productions les plus enclavĂ©s, les cacaoculteurs sont parfois obligĂ©s de brader leurs produits Ă  700 F le kilogramme. Au port de Douala, les prix oscillent entre 1100 et 1300 F maximum. « Le secteur du cacao a atteint un seuil de saturation qui entraĂźne obligatoirement un rendement rĂ©gressif. Aujourd’hui, mĂȘme si on produit beaucoup, on n’est pas sĂ»r de gagner gros », explique une source au Conseil interprofessionnel du cacao et du cafĂ© (CICC). Il s’agit lĂ  d’une situation cyclique, envisageable lorsque la production est supĂ©rieure Ă  la demande, de l’avis des observateurs. Mais il est possible d’amortir, de minimiser les dĂ©gĂąts au niveau du Cameroun, quatriĂšme plus grand producteur africain de cacao.
Cela passe notamment par des mesures comme la diversification des spĂ©culations. En effet, aprĂšs la premiĂšre crise du cacao dans les annĂ©es 1990, le gouvernement s’est lancĂ© dans une vaste campagne de sensibilisation des producteurs Ă  la polyculture, les convaincant d’associer Ă  cette culture de rente, une ou plusieurs cultures vivriĂšres. Beaucoup l’ont fait en combinant par exemple le cacao et la banane plantain, sur le mĂȘme espace. L’autre mesure est l’accroissement de la transformation locale. Le cacao camerounais est en grande partie exportĂ© Ă  l’état brut, Ă  cause du petit nombre d’unitĂ©s locales de transformation en produits semi-finis et finis. En effet, selon Martin Mbang, opĂ©rateur Ă©conomique, plus il y aura d’usine de transformation, plus les producteurs vendront sur place. « Avec un marchĂ© local existant et bien organisĂ©, les producteurs camerounais seraient Ă  l’abri de la fluctuation des prix sur le marchĂ© international », explique notre source.
Toutefois, il faut noter que cette transformation locale doit ĂȘtre portĂ©e par une certaine habitude de consommation. Le cacao et ses produits dĂ©rivĂ©s doivent trouver une place plus importante dans les usages quotidiens des Camerounais. La poudre et le beurre de cacao, les pĂątes chocolatĂ©es et autres barres de chocolat ne doivent plus ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des produits de luxe destinĂ©s Ă  certaines catĂ©gories sociales privilĂ©giĂ©es, car ils ont des vertus.
Combating Cardiovascular Diseases: Song Bahanag, Ambassador)

Elizabeth MOSIMA

An ecumenical thanks giving service for the former Indomitable Lions captain took place yesterday April 4, 2017 in Yaounde

“Ijust want to say thank you
” The song by Jacques Greg Belobo and Mabel Fa opened the ecumenical service yesterday April 4, 2017 in honour of the former Indomitable Lions captain, Rigobert Song Bahanag at the Yaounde Sports Complex.
The service was offered by friends and sympathisers of Rigobert Song Bahanag to give thanks to God for saving his life after he suffered a stroke in October 2016. The ecumenical service brought together six men of God. It was a moment of intense prayers, worship and thanks to God for His grace and mercy upon the life of the former Indomitable Lion.
Cheick Oumarou Mallam began the prayer session with the reading of an excerpt from the Holy Koran. He thanked Allah for the life of Song Bahanag and prayed for peace and stability in the country. The men of God gave thanks to God and prayed that God should give Song Bahanag more days on earth. The Archbishop of Yaounde, Mgr. Jean Mbarga, prayed for God’s grace and protection on Song Bahanag. He said Song Bahanag has brought victories to Cameroon but his recovery from a stroke was the greatest victory. He prayed the Song Bahanag should be the ambassador of all those suffering from cardiovascular diseases in Cameroon.
In a speech read by a relative of Song Bahanag, the former Indomitable Lions captain thanked God for miraculously healing him from his illness. He thanked the Head of State President Paul Biya and wife Mrs Chantal Biya for their immense support. He equally thanked friends, relatives, fans and the Cameroonian public in general for their love and concern. Rigobert Song promised to visit the people of the North West and South West Regions of Cameroon in the days ahead. The ecumenical service took place in the presence of members of government, officials of the Centre Region and other invitees.