FrontiÚres: on sécurise les affaires
Gibrile KENFACK TSABDO
Le processus de relÚvement et de consolidation de la paix au Cameroun lancé hier à Yaoundé
Le Cameroun est confrontĂ© depuis quelques annĂ©es Ă une insĂ©curitĂ© sur sa frontiĂšre orientale, provoquĂ©e par la situation qui prĂ©vaut en RĂ©publique centrafricaine, et Ă lâExtrĂȘme-Nord Ă des attaques et attentats de la secte Boko Haram. Avec comme consĂ©quences des pertes en vies humaines, la perturbation de la vie Ă©conomique et sociale, lâinstauration dâun climat dâinsĂ©curitĂ©, lâafflux de milliers de rĂ©fugiĂ©s. Pour ce dernier aspect, la pression dĂ©mographique causĂ©e par environ 70% dans la plupart des communautĂ©s locales se rĂ©percute sur les ressources naturelles et les infrastructures socio-Ă©conomiques existantes comme les points dâeau potable, les Ă©coles et centres de santĂ©âŠ
Pour rĂ©pondre Ă ces crises de maniĂšre durable, le Cameroun a engagĂ©, conjointement avec la Banque mondiale, les Nations-unies et lâUnion europĂ©enne, le processus de relĂšvement et de consolidation de la paix (RCP). Au cours de la premiĂšre session du comitĂ© de pilotage chargĂ© de la mise en Ćuvre du RCP tenue hier Ă YaoundĂ©, Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), a indiquĂ© que le processus va sâattaquer directement aux causes structurelles des conflits. Mis en Ćuvre dans quatre rĂ©gions du pays (ExtrĂȘme-Nord, Nord, Adamaoua et Est), le RCP cible cinq thĂ©matiques prioritaires retenues au terme dâune mission exploratoire en novembre 2016.
Il sâagit de : lâaccĂšs Ă la terre, lâĂ©levage et la production, lâintĂ©gration Ă©conomique et territoriale, la gouvernance et les services sociaux de base, lâimpact de la crise. ConcrĂštement, il sera question dâidentifier des rĂ©ponses communes Ă court, moyen et long termes, qui prĂ©viennent les conflits, rĂ©duisent lâenclavement et amĂ©liorent la rĂ©silience des populations des rĂ©gions concernĂ©es. Dâune durĂ©e de cinq ans, le RCP tel que lâa relevĂ© Elisabeth Huybens, directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale au Cameroun, sâintĂšgre dans le partenariat entre le Cameroun et lâinstitution financiĂšre, pour la pĂ©riode 2017-2021.
Gibrile KENFACK TSABDO
Le processus de relÚvement et de consolidation de la paix au Cameroun lancé hier à Yaoundé
Le Cameroun est confrontĂ© depuis quelques annĂ©es Ă une insĂ©curitĂ© sur sa frontiĂšre orientale, provoquĂ©e par la situation qui prĂ©vaut en RĂ©publique centrafricaine, et Ă lâExtrĂȘme-Nord Ă des attaques et attentats de la secte Boko Haram. Avec comme consĂ©quences des pertes en vies humaines, la perturbation de la vie Ă©conomique et sociale, lâinstauration dâun climat dâinsĂ©curitĂ©, lâafflux de milliers de rĂ©fugiĂ©s. Pour ce dernier aspect, la pression dĂ©mographique causĂ©e par environ 70% dans la plupart des communautĂ©s locales se rĂ©percute sur les ressources naturelles et les infrastructures socio-Ă©conomiques existantes comme les points dâeau potable, les Ă©coles et centres de santĂ©âŠ
Pour rĂ©pondre Ă ces crises de maniĂšre durable, le Cameroun a engagĂ©, conjointement avec la Banque mondiale, les Nations-unies et lâUnion europĂ©enne, le processus de relĂšvement et de consolidation de la paix (RCP). Au cours de la premiĂšre session du comitĂ© de pilotage chargĂ© de la mise en Ćuvre du RCP tenue hier Ă YaoundĂ©, Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), a indiquĂ© que le processus va sâattaquer directement aux causes structurelles des conflits. Mis en Ćuvre dans quatre rĂ©gions du pays (ExtrĂȘme-Nord, Nord, Adamaoua et Est), le RCP cible cinq thĂ©matiques prioritaires retenues au terme dâune mission exploratoire en novembre 2016.
Il sâagit de : lâaccĂšs Ă la terre, lâĂ©levage et la production, lâintĂ©gration Ă©conomique et territoriale, la gouvernance et les services sociaux de base, lâimpact de la crise. ConcrĂštement, il sera question dâidentifier des rĂ©ponses communes Ă court, moyen et long termes, qui prĂ©viennent les conflits, rĂ©duisent lâenclavement et amĂ©liorent la rĂ©silience des populations des rĂ©gions concernĂ©es. Dâune durĂ©e de cinq ans, le RCP tel que lâa relevĂ© Elisabeth Huybens, directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale au Cameroun, sâintĂšgre dans le partenariat entre le Cameroun et lâinstitution financiĂšre, pour la pĂ©riode 2017-2021.
Maires: les premiers salaires payés
Jean Francis BELIBI
Suite au dĂ©cret prĂ©sidentiel de septembre 2015, les dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, les maires et leurs adjoints perçoivent les trois premiers mois de salaire pour lâannĂ©e en cours
Trois mois de salaire, soit un trimestre. Câest ce que commencent Ă percevoir les magistrats municipaux (dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement et leurs adjoints, maires et adjoints aux maires). Les ultimes virements dans les comptes ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s, selon des sources au ministĂšre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) le week-end dernier au profit des prĂšs de 900 bĂ©nĂ©ficiaires sur un total de 1305 dossiers qui Ă©taient attendus par le ComitĂ© chargĂ© du suivi des procĂ©dures relatives au paiement du traitement de base des magistrats municipaux mis en place conjointement par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) et son homologue des Finances. Heureux aboutissement donc dâun processus qui a Ă©tĂ© mis en branle par le dĂ©cret prĂ©sidentiel N°2015/405 du 16 septembre 2015 fixant les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration des dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, des maires et de leurs adjoints. Les virements ainsi opĂ©rĂ©s par les pouvoirs publics font suite Ă la publication du dĂ©cret du Premier ministre, chef du gouvernement du 23 fĂ©vrier 2017 fixant la rĂ©partition de la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) au titre de lâexercice budgĂ©taire 2017. Si cet appui de lâEtat aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es est composĂ© dâune enveloppe de 10 milliards de F, son volet rĂ©servĂ© au fonctionnement constitue la moitiĂ© de cette enveloppe avec trois milliards de F qui sont rĂ©servĂ©s au traitement salarial des magistrats municipaux.
Lâon se rappelle quâen prĂ©sidant la seconde session du Conseil national de la dĂ©centralisation (CND) de lâannĂ©e 2016 le 28 dĂ©cembre 2016, le Premier ministre Philemon Yang avait instruit les ministres concernĂ©s de tout mettre en Ćuvre pour le dĂ©but de lâeffectivitĂ© de cette mesure au premier trimestre de lâannĂ©e en cours. Dans une interview accordĂ©e Ă CT dans son Ă©dition du 1er mars dernier, le directeur des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es au MINATD, Etienne Owono Owono, soulignait que tout Ă©tait mis en Ćuvre par les pouvoirs publics pour le respect de ces prescriptions du chef du gouvernement. Il convient nĂ©anmoins de souligner que les salaires versĂ©s par les pouvoirs publics, et qui sont les mĂȘmes selon que lâon est dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement, maire ou adjoint, sont diffĂ©rents des avantages et autres indemnitĂ©s qui leur sont allouĂ©s, objet dâun autre dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique. Ces derniers sont supportĂ©s par ces collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et sont arrĂȘtĂ©s en fonction du dernier compte administratif de chacune dâelle.
Jean Francis BELIBI
Suite au dĂ©cret prĂ©sidentiel de septembre 2015, les dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, les maires et leurs adjoints perçoivent les trois premiers mois de salaire pour lâannĂ©e en cours
Trois mois de salaire, soit un trimestre. Câest ce que commencent Ă percevoir les magistrats municipaux (dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement et leurs adjoints, maires et adjoints aux maires). Les ultimes virements dans les comptes ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s, selon des sources au ministĂšre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) le week-end dernier au profit des prĂšs de 900 bĂ©nĂ©ficiaires sur un total de 1305 dossiers qui Ă©taient attendus par le ComitĂ© chargĂ© du suivi des procĂ©dures relatives au paiement du traitement de base des magistrats municipaux mis en place conjointement par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD) et son homologue des Finances. Heureux aboutissement donc dâun processus qui a Ă©tĂ© mis en branle par le dĂ©cret prĂ©sidentiel N°2015/405 du 16 septembre 2015 fixant les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration des dĂ©lĂ©guĂ©s du gouvernement, des maires et de leurs adjoints. Les virements ainsi opĂ©rĂ©s par les pouvoirs publics font suite Ă la publication du dĂ©cret du Premier ministre, chef du gouvernement du 23 fĂ©vrier 2017 fixant la rĂ©partition de la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) au titre de lâexercice budgĂ©taire 2017. Si cet appui de lâEtat aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es est composĂ© dâune enveloppe de 10 milliards de F, son volet rĂ©servĂ© au fonctionnement constitue la moitiĂ© de cette enveloppe avec trois milliards de F qui sont rĂ©servĂ©s au traitement salarial des magistrats municipaux.
Lâon se rappelle quâen prĂ©sidant la seconde session du Conseil national de la dĂ©centralisation (CND) de lâannĂ©e 2016 le 28 dĂ©cembre 2016, le Premier ministre Philemon Yang avait instruit les ministres concernĂ©s de tout mettre en Ćuvre pour le dĂ©but de lâeffectivitĂ© de cette mesure au premier trimestre de lâannĂ©e en cours. Dans une interview accordĂ©e Ă CT dans son Ă©dition du 1er mars dernier, le directeur des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es au MINATD, Etienne Owono Owono, soulignait que tout Ă©tait mis en Ćuvre par les pouvoirs publics pour le respect de ces prescriptions du chef du gouvernement. Il convient nĂ©anmoins de souligner que les salaires versĂ©s par les pouvoirs publics, et qui sont les mĂȘmes selon que lâon est dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement, maire ou adjoint, sont diffĂ©rents des avantages et autres indemnitĂ©s qui leur sont allouĂ©s, objet dâun autre dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique. Ces derniers sont supportĂ©s par ces collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et sont arrĂȘtĂ©s en fonction du dernier compte administratif de chacune dâelle.
Lions indomptables: lumiĂšre sur la crise de Bruxelles ce jour
AngĂšle BEPEDE
AprĂšs le comitĂ© dâurgence de la Fecafoot hier, une rĂ©union se tiendra ce mardi autour du Minsep et avec le sĂ©lectionneur. Dâimportantes dĂ©cisions attendues
«Bruxelles Gate »⊠Le nom est tout trouvĂ© pour parler de ces dĂ©sagrĂ©ments subis par la sĂ©lection nationale de football lors de son sĂ©jour en Belgique, terre du sĂ©lectionneur national, Hugo Broos. Les Lions indomptables y ont sĂ©journĂ© pour des rencontres amicales lors de la derniĂšre pĂ©riode Fifa. Le match perdu le 28 mars dernier contre la GuinĂ©e (2-1) et les Ă©vĂ©nements qui ont prĂ©cĂ©dĂ© cette rencontre ont fait sortir le sĂ©lectionneur belge de sa « rĂ©serve ». Ce jour-lĂ , Hugo Broos faisait une sortie « rĂ©voltante ». « Ce midi (mardi 28 mars 2017, ndlr,) quand on a voulu prendre le dĂ©jeuner, le personnel de lâhĂŽtel a refusĂ© parce que la facture de notre sĂ©jour nâĂ©tait pas payĂ©e par nos dirigeants. Donc, on nâa pas mangĂ© ce midi. Jâai bossĂ© pendant un an, et quand je fais le bilan de ce que nous avons fait, je pense quâon a su renverser la situation comparativement Ă ce que nous avons trouvé⊠Maintenant, je dois dire que je me pose des questions », sâĂ©tait indignĂ© Hugo Broos. LâentraĂźneur des Lions a dĂ©noncĂ© lâinconfort de son groupe lors des dĂ©placements notamment celui de mars 2016 pour lâAfrique du Sud. Il a Ă©voquĂ© le cas des primes impayĂ©es de certains de ses joueurs, attirĂ© lâattention sur le non remboursement de certaines factures rĂ©glĂ©es par des membres de son staff. Et la goutte dâeau, selon lui, qui a fait dĂ©border le vase, câest la « fermeture » des portes du restaurant de lâhĂŽtel aux champions dâAfrique 2017 Ă Bruxelles.
A la Fecafoot hier, le comitĂ© dâurgence, Ă©largi aux membres du ComitĂ© exĂ©cutif sâest rĂ©uni. Il fallait sâaccorder, avoir le mĂȘme niveau dâinformation mais davantage prĂ©parer la rĂ©union prĂ©vue ce mardi 4 avril au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique. Le Minsep, Bidoung Mkpatt, prĂ©sidera une rĂ©union ce jour prĂ©sence dâHugo Broos et des personnalitĂ©s de lâĂ©quipĂ©e de Bruxelles notamment. Au sortir de ce conclave, lâon annonce des dĂ©cisions « fortes ». A la Fecafoot, une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte le 29 mars dernier dâaprĂšs le dĂ©partement de la communication. Face Ă la presse, lâun des vice-prĂ©sidents de lâassociation, Alioum Aladji, a soulignĂ© que « Monsieur Broos est un homme rĂ©servĂ©. Mais il a soulevĂ© trois ou quatre problĂšmes qui datent. Cela est dĂ» Ă certains problĂšmes dans la chaĂźne. Si les problĂšmes quâil a soulevĂ©s sont les raisons de sa colĂšre, on peut promettre non seulement Ă lui et Ă tous les Camerounais que la fĂ©dĂ©ration prendra toutes ses responsabilitĂ©s pour quâils ne se reproduisent plus. Nous ne tenons pas Ă nous sĂ©parer de Hugo Broos ». La rĂ©union de YaoundĂ© ce jour est donc dĂ©terminante dans le traitement des joueurs des sĂ©lections nationales qui ont dĂ©crochĂ© le cinquiĂšme titre de champion dâAfrique des Lions le 5 fĂ©vrier dernier.
AngĂšle BEPEDE
AprĂšs le comitĂ© dâurgence de la Fecafoot hier, une rĂ©union se tiendra ce mardi autour du Minsep et avec le sĂ©lectionneur. Dâimportantes dĂ©cisions attendues
«Bruxelles Gate »⊠Le nom est tout trouvĂ© pour parler de ces dĂ©sagrĂ©ments subis par la sĂ©lection nationale de football lors de son sĂ©jour en Belgique, terre du sĂ©lectionneur national, Hugo Broos. Les Lions indomptables y ont sĂ©journĂ© pour des rencontres amicales lors de la derniĂšre pĂ©riode Fifa. Le match perdu le 28 mars dernier contre la GuinĂ©e (2-1) et les Ă©vĂ©nements qui ont prĂ©cĂ©dĂ© cette rencontre ont fait sortir le sĂ©lectionneur belge de sa « rĂ©serve ». Ce jour-lĂ , Hugo Broos faisait une sortie « rĂ©voltante ». « Ce midi (mardi 28 mars 2017, ndlr,) quand on a voulu prendre le dĂ©jeuner, le personnel de lâhĂŽtel a refusĂ© parce que la facture de notre sĂ©jour nâĂ©tait pas payĂ©e par nos dirigeants. Donc, on nâa pas mangĂ© ce midi. Jâai bossĂ© pendant un an, et quand je fais le bilan de ce que nous avons fait, je pense quâon a su renverser la situation comparativement Ă ce que nous avons trouvé⊠Maintenant, je dois dire que je me pose des questions », sâĂ©tait indignĂ© Hugo Broos. LâentraĂźneur des Lions a dĂ©noncĂ© lâinconfort de son groupe lors des dĂ©placements notamment celui de mars 2016 pour lâAfrique du Sud. Il a Ă©voquĂ© le cas des primes impayĂ©es de certains de ses joueurs, attirĂ© lâattention sur le non remboursement de certaines factures rĂ©glĂ©es par des membres de son staff. Et la goutte dâeau, selon lui, qui a fait dĂ©border le vase, câest la « fermeture » des portes du restaurant de lâhĂŽtel aux champions dâAfrique 2017 Ă Bruxelles.
A la Fecafoot hier, le comitĂ© dâurgence, Ă©largi aux membres du ComitĂ© exĂ©cutif sâest rĂ©uni. Il fallait sâaccorder, avoir le mĂȘme niveau dâinformation mais davantage prĂ©parer la rĂ©union prĂ©vue ce mardi 4 avril au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique. Le Minsep, Bidoung Mkpatt, prĂ©sidera une rĂ©union ce jour prĂ©sence dâHugo Broos et des personnalitĂ©s de lâĂ©quipĂ©e de Bruxelles notamment. Au sortir de ce conclave, lâon annonce des dĂ©cisions « fortes ». A la Fecafoot, une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte le 29 mars dernier dâaprĂšs le dĂ©partement de la communication. Face Ă la presse, lâun des vice-prĂ©sidents de lâassociation, Alioum Aladji, a soulignĂ© que « Monsieur Broos est un homme rĂ©servĂ©. Mais il a soulevĂ© trois ou quatre problĂšmes qui datent. Cela est dĂ» Ă certains problĂšmes dans la chaĂźne. Si les problĂšmes quâil a soulevĂ©s sont les raisons de sa colĂšre, on peut promettre non seulement Ă lui et Ă tous les Camerounais que la fĂ©dĂ©ration prendra toutes ses responsabilitĂ©s pour quâils ne se reproduisent plus. Nous ne tenons pas Ă nous sĂ©parer de Hugo Broos ». La rĂ©union de YaoundĂ© ce jour est donc dĂ©terminante dans le traitement des joueurs des sĂ©lections nationales qui ont dĂ©crochĂ© le cinquiĂšme titre de champion dâAfrique des Lions le 5 fĂ©vrier dernier.
PrĂ©occupations des avocats anglophones: place Ă lâaction
Rousseau-Joël FOUTE
AprĂšs les instructions du chef de lâEtat, les regards sont dĂ©sormais tournĂ©s vers les administrations chargĂ©es de leur mise en Ćuvre
Jeudi dernier Ă YaoundĂ©, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, Garde des sceaux (Minjustice), Laurent Esso, a prĂ©sentĂ© les mesures que le chef de lâEtat a instruit le gouvernement de prendre afin dâapporter des rĂ©ponses aux revendications exprimĂ©es par certains avocats anglophones quant au fonctionnement des services judiciaires.
Laurent Esso a dĂ©clarĂ© que le prĂ©sident de la RĂ©publique lâa instruit dâĂ©laborer et de lui soumettre un projet de loi modifiant lâorganisation et le fonctionnement de la Cour suprĂȘme, pour y intĂ©grer la Section de la Common Law. En outre, le prĂ©sident de la RĂ©publique a instruit le Minjustice de rĂ©aliser un recensement des magistrats dâexpression anglaise en vue dâaugmenter les effectifs des magistrats anglophones au sein de la haute juridiction. Une autre revendication portait sur le redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte du critĂšre linguistique. Sur ce point, le prĂ©sident Paul Biya a ordonnĂ© une nouvelle Ă©valuation sur la maĂźtrise de la Common Law par les magistrats en service dans les Cours dâappel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et du droit romano-germanique dans les ressorts des autres Cours dâappel. Sur la base de cette seconde Ă©valuation, le chef de lâEtat procĂšdera au redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte de leur maĂźtrise de la langue officielle la plus usitĂ©e dans les ressorts dâaffectation, sans remettre en cause ni lâoption irrĂ©versible de lâintĂ©gration nationale, ni lâĂ©volution de la carriĂšre des magistrats.
Pour ce qui est des enseignements, en particulier dans le domaine du Minesup, le prĂ©sident de la RĂ©publique a ordonnĂ© la crĂ©ation dâune FacultĂ© des sciences juridiques et politiques Ă lâUniversitĂ© de Buea. Jacques Fame Ndongo a Ă©tĂ© instruit de prĂ©parer les textes y affĂ©rents. Il y a aussi la crĂ©ation des dĂ©partements de English Law dans les UniversitĂ©s de Douala, Maroua, NgaoundĂ©rĂ© et Dschang, Ă lâimage de celui qui existe dĂ©jĂ Ă lâUniversitĂ© de YaoundĂ© II Ă Soa et la programmation de lâenseignement du droit public dans les UniversitĂ©s de Buea et de Bamenda.
Par ailleurs, le chef de lâEtat a ordonnĂ© la mise en place, sous la supervision du Minjustice, dâun groupe de travail chargĂ©, dâune part, de prĂ©ciser le contenu des programmes dâenseignement, dans les UniversitĂ©s, des matiĂšres juridiques en vue des carriĂšres judiciaires et, dâautre part, le contenu des programmes de formation des Ă©lĂšves de la Division de la magistrature et des greffes Ă lâENAM ; le recrutement dâun plus grand nombre dâenseignants anglophones Ă la Division de la magistrature et des greffes de lâENAM, afin de pallier lâinsuffisance et lâindisponibilitĂ© des enseignants dâexpression anglaise. Le Minfopra et le directeur gĂ©nĂ©ral de lâENAM ont Ă©tĂ© instruits en ce sens.
Rousseau-Joël FOUTE
AprĂšs les instructions du chef de lâEtat, les regards sont dĂ©sormais tournĂ©s vers les administrations chargĂ©es de leur mise en Ćuvre
Jeudi dernier Ă YaoundĂ©, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, Garde des sceaux (Minjustice), Laurent Esso, a prĂ©sentĂ© les mesures que le chef de lâEtat a instruit le gouvernement de prendre afin dâapporter des rĂ©ponses aux revendications exprimĂ©es par certains avocats anglophones quant au fonctionnement des services judiciaires.
Laurent Esso a dĂ©clarĂ© que le prĂ©sident de la RĂ©publique lâa instruit dâĂ©laborer et de lui soumettre un projet de loi modifiant lâorganisation et le fonctionnement de la Cour suprĂȘme, pour y intĂ©grer la Section de la Common Law. En outre, le prĂ©sident de la RĂ©publique a instruit le Minjustice de rĂ©aliser un recensement des magistrats dâexpression anglaise en vue dâaugmenter les effectifs des magistrats anglophones au sein de la haute juridiction. Une autre revendication portait sur le redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte du critĂšre linguistique. Sur ce point, le prĂ©sident Paul Biya a ordonnĂ© une nouvelle Ă©valuation sur la maĂźtrise de la Common Law par les magistrats en service dans les Cours dâappel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et du droit romano-germanique dans les ressorts des autres Cours dâappel. Sur la base de cette seconde Ă©valuation, le chef de lâEtat procĂšdera au redĂ©ploiement des magistrats en tenant compte de leur maĂźtrise de la langue officielle la plus usitĂ©e dans les ressorts dâaffectation, sans remettre en cause ni lâoption irrĂ©versible de lâintĂ©gration nationale, ni lâĂ©volution de la carriĂšre des magistrats.
Pour ce qui est des enseignements, en particulier dans le domaine du Minesup, le prĂ©sident de la RĂ©publique a ordonnĂ© la crĂ©ation dâune FacultĂ© des sciences juridiques et politiques Ă lâUniversitĂ© de Buea. Jacques Fame Ndongo a Ă©tĂ© instruit de prĂ©parer les textes y affĂ©rents. Il y a aussi la crĂ©ation des dĂ©partements de English Law dans les UniversitĂ©s de Douala, Maroua, NgaoundĂ©rĂ© et Dschang, Ă lâimage de celui qui existe dĂ©jĂ Ă lâUniversitĂ© de YaoundĂ© II Ă Soa et la programmation de lâenseignement du droit public dans les UniversitĂ©s de Buea et de Bamenda.
Par ailleurs, le chef de lâEtat a ordonnĂ© la mise en place, sous la supervision du Minjustice, dâun groupe de travail chargĂ©, dâune part, de prĂ©ciser le contenu des programmes dâenseignement, dans les UniversitĂ©s, des matiĂšres juridiques en vue des carriĂšres judiciaires et, dâautre part, le contenu des programmes de formation des Ă©lĂšves de la Division de la magistrature et des greffes Ă lâENAM ; le recrutement dâun plus grand nombre dâenseignants anglophones Ă la Division de la magistrature et des greffes de lâENAM, afin de pallier lâinsuffisance et lâindisponibilitĂ© des enseignants dâexpression anglaise. Le Minfopra et le directeur gĂ©nĂ©ral de lâENAM ont Ă©tĂ© instruits en ce sens.
Eau et Energie: Israël offre son expertise
Economie
Josy MAUGER
Lâambassadeur de cet Etat au Cameroun a Ă©tĂ© reçu en audience vendredi dernier par le Minee.
Le ministre de lâEau et de lâEnergie (Minee), Basile Atangana Kouna, a reçu en audience vendredi Ă YaoundĂ©, lâambassadeur dâIsraĂ«l au Cameroun, Ran Gidor. A lâissue de leur entretien, le diplomate israĂ©lien a, dans un premier temps, indiquĂ© que les relations entre IsraĂ«l et le Cameroun en ce qui concerne le domaine de lâeau et de lâĂ©nergie Ă©taient trĂšs intenses et porteuses. Câest Ă cet effet quâil est venu inviter le Minee Ă un important forum international sur lâeau, la Water Technology and Environment Control (Watec) qui se tiendra en IsraĂ«l au mois de septembre prochain. Selon Ran Gidor, Watec est le plus grand rendez-vous rĂ©unissant tous les professionnels de lâeau, de la technologie de lâeau et de lâenvironnement dans le monde.
Autre sujet abordĂ© avec le ministre, le cas de lâorganisation non gouvernementale (Ong) israĂ©lienne « GĂ©nĂ©ration Africa », bientĂŽt prĂ©sente au Cameroun. Elle va travailler dans le cadre des installations des panneaux solaires dans les villes et villages. « Ce qui va dans la mĂȘme mouvance, produire de lâĂ©lectricitĂ© et mĂȘme de lâeau potable pour des communautĂ©s », explique lâambassadeur. Et pour finir, le diplomate dit avoir portĂ© Ă lâattention de Basile Atangana Kouna, le projet dâune nouvelle technologie issue de la purification et du recyclage de lâeau mise en place par une autre Ong israĂ©lienne. Il est surtout question, comme il lâexplique, dâaider Ă rĂ©soudre les problĂšmes dâeau dont souffre la ville de YaoundĂ©. Cette technologie jugĂ©e abordable et peu coĂ»teuse pourra ĂȘtre dâun grand secours pour lâapprovisionnement en eau potable des grandes villes du pays.
Economie
Josy MAUGER
Lâambassadeur de cet Etat au Cameroun a Ă©tĂ© reçu en audience vendredi dernier par le Minee.
Le ministre de lâEau et de lâEnergie (Minee), Basile Atangana Kouna, a reçu en audience vendredi Ă YaoundĂ©, lâambassadeur dâIsraĂ«l au Cameroun, Ran Gidor. A lâissue de leur entretien, le diplomate israĂ©lien a, dans un premier temps, indiquĂ© que les relations entre IsraĂ«l et le Cameroun en ce qui concerne le domaine de lâeau et de lâĂ©nergie Ă©taient trĂšs intenses et porteuses. Câest Ă cet effet quâil est venu inviter le Minee Ă un important forum international sur lâeau, la Water Technology and Environment Control (Watec) qui se tiendra en IsraĂ«l au mois de septembre prochain. Selon Ran Gidor, Watec est le plus grand rendez-vous rĂ©unissant tous les professionnels de lâeau, de la technologie de lâeau et de lâenvironnement dans le monde.
Autre sujet abordĂ© avec le ministre, le cas de lâorganisation non gouvernementale (Ong) israĂ©lienne « GĂ©nĂ©ration Africa », bientĂŽt prĂ©sente au Cameroun. Elle va travailler dans le cadre des installations des panneaux solaires dans les villes et villages. « Ce qui va dans la mĂȘme mouvance, produire de lâĂ©lectricitĂ© et mĂȘme de lâeau potable pour des communautĂ©s », explique lâambassadeur. Et pour finir, le diplomate dit avoir portĂ© Ă lâattention de Basile Atangana Kouna, le projet dâune nouvelle technologie issue de la purification et du recyclage de lâeau mise en place par une autre Ong israĂ©lienne. Il est surtout question, comme il lâexplique, dâaider Ă rĂ©soudre les problĂšmes dâeau dont souffre la ville de YaoundĂ©. Cette technologie jugĂ©e abordable et peu coĂ»teuse pourra ĂȘtre dâun grand secours pour lâapprovisionnement en eau potable des grandes villes du pays.
Douala aura sa société de développement
Regions
Jean Baptiste KETCHATENG
La ville lance la toute premiĂšre entreprise dâinvestissements mixtes pour sâenrichir et sâĂ©quiper davantage.
Le nom est dĂ©jĂ choisi : ce sera la SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine dâinvestissements de Douala ou Douala Metropolitan Development Corporation. Au cours dâune longue rĂ©union Ă laquelle les a conviĂ©s la CommunautĂ© urbaine de Douala, des responsables politiques, Ă©conomiques, administratifs, communaux ou mĂȘme traditionnels, le gratin de la capitale Ă©conomique a vu naĂźtre, symboliquement, cette sociĂ©tĂ© dâĂ©conomie mixte. Il reste Ă affiner les prĂ©paratifs des statuts, faire de la publicitĂ© pour attirer des actionnaires, aller voir un notaire⊠Tout devrait se passer vite Ă lâimage des quatre mois durant lesquels lâĂ©quipe du projet de crĂ©ation de cette sociĂ©tĂ© a travaillĂ© sur ses aspects stratĂ©giques, organisationnels ou juridiques avant de rendre son rĂ©sultat vendredi dernier Ă Douala.
Comme nombre de ses invitĂ©s, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la Cud, Fritz NtonĂš NtonĂš, a clairement affichĂ© son enthousiasme de voir ses prĂ©visions confirmĂ©es par les experts commis Ă la rĂ©flexion sur la faisabilitĂ© de la future SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine dâinvestissements. La ville est en effet Ă la recherche de fonds â pas moins de 1400 milliards sur une dizaine dâannĂ©es â pour rĂ©pondre aux besoins pressants dâĂ©quipement. Elle qui accueillera un million dâhabitants dâici 2025 et continuera de jouer un rĂŽle-pivot dans lâĂ©conomie du Cameroun (32% de la richesse du pays y est produite par 10% de la population nationale) et de la Cemac. Pour faire face Ă cela, la Cud a pensĂ© que lâĂ©pargne locale peut parfaitement ĂȘtre mobilisĂ©e pour financer les grands travaux envisagĂ©s, aux cĂŽtĂ©s des moyens publics.
La stratĂ©gie de NtonĂš NtonĂš est donc de financer par ce moyen les chantiers de la mĂ©tropole, de sorte que le bĂ©nĂ©fice qui en dĂ©coulera puisse servir Ă dâautres infrastructures non commerciales mais tout autant nĂ©cessaires. Dans un environnement oĂč la contestation est ordinaire, lâĂ©dile a longuement insistĂ© sur la logique « inclusive » de sa dĂ©marche. Bien quâapprouvĂ© par le conseil de la communautĂ©, le projet de sociĂ©tĂ© a fait appel aux figures de la ville y compris dans lâopposition pour que « tout le monde comprenne que câest une affaire dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ».
A lâimage des possibilitĂ©s de transformer en immeubles des friches urbaines, propriĂ©tĂ©s de personnes qui nâont pas de grands moyens... Ce qui nâa pas empĂȘchĂ© des remarques et propositions notamment pour ce qui concerne le recours aux marchĂ©s financiers, rĂ©putĂ©s lents Ă la manĆuvre et extrĂȘmement exigeants. Ce qui nâest pas pour dĂ©plaire Ă ceux qui ont soulignĂ© que lâinvestisseur populaire aura besoin dâĂȘtre rassurĂ© par la qualitĂ© du dispositif de protection des capitaux (10 milliards de F en prĂ©vision). La campagne publicitaire dâexplication qui va se dĂ©rouler en avril-mai dira si le nouveau venu convainc.
Regions
Jean Baptiste KETCHATENG
La ville lance la toute premiĂšre entreprise dâinvestissements mixtes pour sâenrichir et sâĂ©quiper davantage.
Le nom est dĂ©jĂ choisi : ce sera la SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine dâinvestissements de Douala ou Douala Metropolitan Development Corporation. Au cours dâune longue rĂ©union Ă laquelle les a conviĂ©s la CommunautĂ© urbaine de Douala, des responsables politiques, Ă©conomiques, administratifs, communaux ou mĂȘme traditionnels, le gratin de la capitale Ă©conomique a vu naĂźtre, symboliquement, cette sociĂ©tĂ© dâĂ©conomie mixte. Il reste Ă affiner les prĂ©paratifs des statuts, faire de la publicitĂ© pour attirer des actionnaires, aller voir un notaire⊠Tout devrait se passer vite Ă lâimage des quatre mois durant lesquels lâĂ©quipe du projet de crĂ©ation de cette sociĂ©tĂ© a travaillĂ© sur ses aspects stratĂ©giques, organisationnels ou juridiques avant de rendre son rĂ©sultat vendredi dernier Ă Douala.
Comme nombre de ses invitĂ©s, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la Cud, Fritz NtonĂš NtonĂš, a clairement affichĂ© son enthousiasme de voir ses prĂ©visions confirmĂ©es par les experts commis Ă la rĂ©flexion sur la faisabilitĂ© de la future SociĂ©tĂ© mĂ©tropolitaine dâinvestissements. La ville est en effet Ă la recherche de fonds â pas moins de 1400 milliards sur une dizaine dâannĂ©es â pour rĂ©pondre aux besoins pressants dâĂ©quipement. Elle qui accueillera un million dâhabitants dâici 2025 et continuera de jouer un rĂŽle-pivot dans lâĂ©conomie du Cameroun (32% de la richesse du pays y est produite par 10% de la population nationale) et de la Cemac. Pour faire face Ă cela, la Cud a pensĂ© que lâĂ©pargne locale peut parfaitement ĂȘtre mobilisĂ©e pour financer les grands travaux envisagĂ©s, aux cĂŽtĂ©s des moyens publics.
La stratĂ©gie de NtonĂš NtonĂš est donc de financer par ce moyen les chantiers de la mĂ©tropole, de sorte que le bĂ©nĂ©fice qui en dĂ©coulera puisse servir Ă dâautres infrastructures non commerciales mais tout autant nĂ©cessaires. Dans un environnement oĂč la contestation est ordinaire, lâĂ©dile a longuement insistĂ© sur la logique « inclusive » de sa dĂ©marche. Bien quâapprouvĂ© par le conseil de la communautĂ©, le projet de sociĂ©tĂ© a fait appel aux figures de la ville y compris dans lâopposition pour que « tout le monde comprenne que câest une affaire dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ».
A lâimage des possibilitĂ©s de transformer en immeubles des friches urbaines, propriĂ©tĂ©s de personnes qui nâont pas de grands moyens... Ce qui nâa pas empĂȘchĂ© des remarques et propositions notamment pour ce qui concerne le recours aux marchĂ©s financiers, rĂ©putĂ©s lents Ă la manĆuvre et extrĂȘmement exigeants. Ce qui nâest pas pour dĂ©plaire Ă ceux qui ont soulignĂ© que lâinvestisseur populaire aura besoin dâĂȘtre rassurĂ© par la qualitĂ© du dispositif de protection des capitaux (10 milliards de F en prĂ©vision). La campagne publicitaire dâexplication qui va se dĂ©rouler en avril-mai dira si le nouveau venu convainc.
Union africaine: un Camerounais vice-prĂ©sident de lâEcosocc
Economie
Alliance NYOBIA
Alain Blaise Batongue a Ă©tĂ© Ă©lu au terme dâune session ordinaire de cet organe tenue du 27 au 31 mars au Caire.
RencontrĂ© ce dimanche en fin dâaprĂšs-midi dans son bureau au Gicam (Groupement inter-patronal du Cameroun), Alain Blaise Batongue semble bien conscient du poids des responsabilitĂ©s quâil a endossĂ©es depuis fin mars au Caire en Egypte. Lâhomme est dĂ©sormais vice-prĂ©sident du Conseil Ă©conomique, social et culturel (Ecosocc) de lâUnion africaine. Poste auquel il a Ă©tĂ© Ă©lu ce 30 mars â pour un mandat de deux ans â au terme de la session ordinaire de mi-mandat de la 2e assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale permanente de lâorgane, tenue du 27 au 31 mars dernier en terre cairote. M. Batongue est membre de lâentitĂ© depuis dĂ©cembre 2014, et occupait le poste de prĂ©sident par intĂ©rim de la Commission Economie rurale et Agriculture jusquâĂ son Ă©lection de jeudi dernier.
Dans ses nouvelles fonctions, le toujours secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam est dâabord investi dâune compĂ©tence sous-rĂ©gionale pour gĂ©rer toutes les diligences qui lui seront dĂ©lĂ©guĂ©es par le prĂ©sident de lâEcosocc, lâOugandais Richard Ssewakiryanga. Avec en prioritĂ© la mise sur pied des antennes nationales de lâEcosocc (appelĂ©es National Chapters), et la vulgarisation de lâentitĂ© en tant quâorgane de promotion des activitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile africaine. ConcrĂštement, M. Batongue envisage, dâici la fin de lâannĂ©e, « un dĂ©ploiement auprĂšs des Etats de la sous-rĂ©gion », dont il compte rencontrer les hautes autoritĂ©s, mais aussi les organisations de la sociĂ©tĂ© civile.
Il devra Ă©galement prendre part, au cours de son mandat, aux diffĂ©rents sommets des chefs dâEtat de lâUA. « LâEcosocc prĂ©pare toujours un rapport sur ses activitĂ©s Ă ces occasions », explique le vice-prĂ©sident Batongue. Un des dossiers en cours porte par exemple sur le transfert du siĂšge de lâEcosocc dâAddis-Abeba en Ethiopie pour Lusaka en Zambie. Outre son rapport dâactivitĂ©s, lâEcosocc suggĂšre Ă©galement des rĂ©solutions aux chefs dâEtat.
A la question de savoir comment il va concilier sa nouvelle charge avec les fonctions de secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam, Alain Blaise Batongue, tout en prĂ©cisant quâil sâest retrouvĂ© Ă lâUa parce que prĂ©sentĂ© par le groupement, dĂ©clare, sourire en coin : « Jâavais dĂ©jĂ besoin de journĂ©es de 30 heures, lĂ je crois quâil mâen faudra de 36 heures. Ceci va demander une disponibilitĂ© supplĂ©mentaire.»
Economie
Alliance NYOBIA
Alain Blaise Batongue a Ă©tĂ© Ă©lu au terme dâune session ordinaire de cet organe tenue du 27 au 31 mars au Caire.
RencontrĂ© ce dimanche en fin dâaprĂšs-midi dans son bureau au Gicam (Groupement inter-patronal du Cameroun), Alain Blaise Batongue semble bien conscient du poids des responsabilitĂ©s quâil a endossĂ©es depuis fin mars au Caire en Egypte. Lâhomme est dĂ©sormais vice-prĂ©sident du Conseil Ă©conomique, social et culturel (Ecosocc) de lâUnion africaine. Poste auquel il a Ă©tĂ© Ă©lu ce 30 mars â pour un mandat de deux ans â au terme de la session ordinaire de mi-mandat de la 2e assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale permanente de lâorgane, tenue du 27 au 31 mars dernier en terre cairote. M. Batongue est membre de lâentitĂ© depuis dĂ©cembre 2014, et occupait le poste de prĂ©sident par intĂ©rim de la Commission Economie rurale et Agriculture jusquâĂ son Ă©lection de jeudi dernier.
Dans ses nouvelles fonctions, le toujours secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam est dâabord investi dâune compĂ©tence sous-rĂ©gionale pour gĂ©rer toutes les diligences qui lui seront dĂ©lĂ©guĂ©es par le prĂ©sident de lâEcosocc, lâOugandais Richard Ssewakiryanga. Avec en prioritĂ© la mise sur pied des antennes nationales de lâEcosocc (appelĂ©es National Chapters), et la vulgarisation de lâentitĂ© en tant quâorgane de promotion des activitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile africaine. ConcrĂštement, M. Batongue envisage, dâici la fin de lâannĂ©e, « un dĂ©ploiement auprĂšs des Etats de la sous-rĂ©gion », dont il compte rencontrer les hautes autoritĂ©s, mais aussi les organisations de la sociĂ©tĂ© civile.
Il devra Ă©galement prendre part, au cours de son mandat, aux diffĂ©rents sommets des chefs dâEtat de lâUA. « LâEcosocc prĂ©pare toujours un rapport sur ses activitĂ©s Ă ces occasions », explique le vice-prĂ©sident Batongue. Un des dossiers en cours porte par exemple sur le transfert du siĂšge de lâEcosocc dâAddis-Abeba en Ethiopie pour Lusaka en Zambie. Outre son rapport dâactivitĂ©s, lâEcosocc suggĂšre Ă©galement des rĂ©solutions aux chefs dâEtat.
A la question de savoir comment il va concilier sa nouvelle charge avec les fonctions de secrĂ©taire exĂ©cutif du Gicam, Alain Blaise Batongue, tout en prĂ©cisant quâil sâest retrouvĂ© Ă lâUa parce que prĂ©sentĂ© par le groupement, dĂ©clare, sourire en coin : « Jâavais dĂ©jĂ besoin de journĂ©es de 30 heures, lĂ je crois quâil mâen faudra de 36 heures. Ceci va demander une disponibilitĂ© supplĂ©mentaire.»
Forwarded from Cameroon Tribune
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
Forwarded from Cameroon Tribune
Hello everyoneâ
Please share the channel's link with your friends
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
We'll keep up the good workđ
Stay coolâ
Please share the channel's link with your friends
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
We'll keep up the good workđ
Stay coolâ
Forwarded from Cameroon Tribune
â€ïžđ
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđ
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđ
camerountribune (Twitter)
#CameroonTribune Edition du 05 Avril 2017 Lions Indomptables: l'apaisement https://t.co/PxDhG6UJfF
source
#CameroonTribune Edition du 05 Avril 2017 Lions Indomptables: l'apaisement https://t.co/PxDhG6UJfF
source
Twitter
Cameroon Tribune
#CameroonTribune Edition du 05 Avril 2017 Lions Indomptables: l'apaisement
camerountribune (Twitter)
Lions indomptables: lâapaisement https://t.co/hUaSG6fhZY https://t.co/jJeuyd8Svx
source
Lions indomptables: lâapaisement https://t.co/hUaSG6fhZY https://t.co/jJeuyd8Svx
source
www.cameroon-tribune.cm
Lions indomptables: lâapaisement
A lâissue de la rĂ©union hier au MINSEP, Hugo...
camerountribune (Twitter)
Salaires des maires: les explications du MINATD https://t.co/iGjZoxj3Yj https://t.co/5YMg8dnXYh
source
Salaires des maires: les explications du MINATD https://t.co/iGjZoxj3Yj https://t.co/5YMg8dnXYh
source
www.cameroon-tribune.cm
Salaires des maires: les explications du MINATD
A la suite du début de paiement des salaires aux m...
camerountribune (Twitter)
CoopĂ©ration Cameroun â Afrique du Sud: des facilitĂ©s Ă©conomiques en vue https://t.co/u6w08MjnFf
source
CoopĂ©ration Cameroun â Afrique du Sud: des facilitĂ©s Ă©conomiques en vue https://t.co/u6w08MjnFf
source
www.cameroon-tribune.cm
CoopĂ©ration Cameroun â Afrique du Sud: des facilitĂ©s Ă©conomiques en vue
Un projet de loi défendu lundi par le minist...
camerountribune (Twitter)
Recensement gĂ©nĂ©ral de lâagriculture et de lâĂ©levage: le financement fait dĂ©faut https://t.co/urqMyxdhSK
source
Recensement gĂ©nĂ©ral de lâagriculture et de lâĂ©levage: le financement fait dĂ©faut https://t.co/urqMyxdhSK
source
www.cameroon-tribune.cm
Recensement gĂ©nĂ©ral de lâagriculture et de lâĂ©levage: le financement fait dĂ©faut
Câest le principal dĂ©fi du comitĂ© tec...
Lions indomptables: lâapaisement
AngĂšle BEPEDE
A lâissue de la rĂ©union hier au MINSEP, Hugo Bross sâest excusĂ© ; la FECAFOOT pense quâil y a eu des incomprĂ©hensions Ă Bruxelles
Lâon attendait de grandes dĂ©cisions, des sanctions. Mais hier, au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique, au bout de plus de quatre heures dâĂ©changes, dâinterrogatoire, dans un climat « tendu », il y a eu comme un apaisement. Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi, directeur central de la coordination dans les services centraux de la gendarmerie nationale, des reprĂ©sentants de la DGRE, de la police, du ministĂšre des Relations extĂ©rieures, de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football notamment, se sont assis autour du ministre des Sports et de lâEducation physique, Bidoung Mkpatt. Il fallait tirer au clair lâincident dâavant-match Ă la base des Lions indomptables Ă Bruxelles.
Le 28 mars, la sĂ©lection nationale de football qui disputait un match amical perdu contre la GuinĂ©e (2-1), nâa pas eu droit Ă son repas Ă temps. Ce qui a « handicapĂ© la prĂ©paration du match », dâoĂč la sortie du sĂ©lectionneur aprĂšs la rencontre. Il pointait du doigt la gestion de lâintendance de la sĂ©lection, puisque ses protĂ©gĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©conduits du restaurant par des responsables pour factures non soldĂ©es. Hier donc, le Minsep a Ă©coutĂ© les uns et les autres. Et « nous avons scrutĂ© froidement ce qui sâest passĂ© », laisse-t-on entendre. Et la froideur des Ă©changes se lit encore sur le visage du sĂ©lectionneur, Hugo Broos, qui affiche une figure pĂąle, cernĂ©e, comme Ă©reintĂ© Ă lâissue de la rĂ©union.
Tombi Ă Roko, le prĂ©sident de la Fecafoot, rĂ©sume en une idĂ©e la crise de Bruxelles : « Petite erreur, grosse consĂ©quence ». DâaprĂšs lui, au terme de la rĂ©union, il a Ă©tĂ© reconnu quâil y a eu incomprĂ©hension dans la gestion des diffĂ©rentes rubriques. Le constat fait, câest quâil y a eu « un problĂšme de personnes, qui a contribuĂ© Ă ternir lâimage de notre pays ». Pourtant, le public sâattendait Ă de grosses sorties et de grandes dĂ©cisions. Tout semble calme. La preuve, parlant de son dĂ©part, Broos dit : « Si je voulais partir du Cameroun, je lâaurai dĂ©jĂ fait. Pour lâinstant, il y a autant dâintĂ©rĂȘt en la personne dâHugo Broos, câest normal. On a gagnĂ© la CAN. On est la meilleure Ă©quipe dâAfrique, on est au sommet du football africain. Câest tout Ă fait Ă©vident que des pays ou clubs qui cherchent un entraĂźneur pensent Ă Hugo Broos », estime-t-il. Si son contrat de deux ans sâachĂšve en fĂ©vrier 2018 avec le Cameroun, il a annoncĂ© ĂȘtre disposĂ© pour une Ă©ventuelle prolongation. Pour le moment, il faut oublier son dĂ©part. « Je me concentre sur le Cameroun », dit-il. Sâil Ă©tait annoncĂ© au Ghana, Kwesi Appiah, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© nouveau sĂ©lectionneur des Black Stars hier. Broos pense Ă la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, aux confrontations qualificatives pour le Mondial 2018 contre le Nigeria en aoĂ»t et septembre prochains, davantage, Ă la CAN 2019.
AngĂšle BEPEDE
A lâissue de la rĂ©union hier au MINSEP, Hugo Bross sâest excusĂ© ; la FECAFOOT pense quâil y a eu des incomprĂ©hensions Ă Bruxelles
Lâon attendait de grandes dĂ©cisions, des sanctions. Mais hier, au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique, au bout de plus de quatre heures dâĂ©changes, dâinterrogatoire, dans un climat « tendu », il y a eu comme un apaisement. Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi, directeur central de la coordination dans les services centraux de la gendarmerie nationale, des reprĂ©sentants de la DGRE, de la police, du ministĂšre des Relations extĂ©rieures, de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football notamment, se sont assis autour du ministre des Sports et de lâEducation physique, Bidoung Mkpatt. Il fallait tirer au clair lâincident dâavant-match Ă la base des Lions indomptables Ă Bruxelles.
Le 28 mars, la sĂ©lection nationale de football qui disputait un match amical perdu contre la GuinĂ©e (2-1), nâa pas eu droit Ă son repas Ă temps. Ce qui a « handicapĂ© la prĂ©paration du match », dâoĂč la sortie du sĂ©lectionneur aprĂšs la rencontre. Il pointait du doigt la gestion de lâintendance de la sĂ©lection, puisque ses protĂ©gĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©conduits du restaurant par des responsables pour factures non soldĂ©es. Hier donc, le Minsep a Ă©coutĂ© les uns et les autres. Et « nous avons scrutĂ© froidement ce qui sâest passĂ© », laisse-t-on entendre. Et la froideur des Ă©changes se lit encore sur le visage du sĂ©lectionneur, Hugo Broos, qui affiche une figure pĂąle, cernĂ©e, comme Ă©reintĂ© Ă lâissue de la rĂ©union.
Tombi Ă Roko, le prĂ©sident de la Fecafoot, rĂ©sume en une idĂ©e la crise de Bruxelles : « Petite erreur, grosse consĂ©quence ». DâaprĂšs lui, au terme de la rĂ©union, il a Ă©tĂ© reconnu quâil y a eu incomprĂ©hension dans la gestion des diffĂ©rentes rubriques. Le constat fait, câest quâil y a eu « un problĂšme de personnes, qui a contribuĂ© Ă ternir lâimage de notre pays ». Pourtant, le public sâattendait Ă de grosses sorties et de grandes dĂ©cisions. Tout semble calme. La preuve, parlant de son dĂ©part, Broos dit : « Si je voulais partir du Cameroun, je lâaurai dĂ©jĂ fait. Pour lâinstant, il y a autant dâintĂ©rĂȘt en la personne dâHugo Broos, câest normal. On a gagnĂ© la CAN. On est la meilleure Ă©quipe dâAfrique, on est au sommet du football africain. Câest tout Ă fait Ă©vident que des pays ou clubs qui cherchent un entraĂźneur pensent Ă Hugo Broos », estime-t-il. Si son contrat de deux ans sâachĂšve en fĂ©vrier 2018 avec le Cameroun, il a annoncĂ© ĂȘtre disposĂ© pour une Ă©ventuelle prolongation. Pour le moment, il faut oublier son dĂ©part. « Je me concentre sur le Cameroun », dit-il. Sâil Ă©tait annoncĂ© au Ghana, Kwesi Appiah, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© nouveau sĂ©lectionneur des Black Stars hier. Broos pense Ă la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, aux confrontations qualificatives pour le Mondial 2018 contre le Nigeria en aoĂ»t et septembre prochains, davantage, Ă la CAN 2019.
Prix du cacao: comment amortir la chute
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Face à la tendance baissiÚre sur le marché, le Cameroun doit accroßtre la transformation et la consommation locales, tout en diversifiant les cultures
Avant octobre 2016, les acteurs camerounais de la filiĂšre cacao se frottaient les mains, tellement les cours Ă©taient Ă©levĂ©s. Les prix dâachat au port de Douala avaient mĂȘme atteint le pic de 2000 F le kilogramme. Le producteur vendait son produit Ă une moyenne de 1500 F le kilogramme, selon des chiffres de lâOffice national du cacao et du cafĂ©. Mais, aujourdâhui, la situation est tout autre. Les prix bord champ (achat au producteur) sont descendus en dessous de la barre des 1000 F depuis la fin de lâannĂ©e derniĂšre. Dans les bassins de productions les plus enclavĂ©s, les cacaoculteurs sont parfois obligĂ©s de brader leurs produits Ă 700 F le kilogramme. Au port de Douala, les prix oscillent entre 1100 et 1300 F maximum. « Le secteur du cacao a atteint un seuil de saturation qui entraĂźne obligatoirement un rendement rĂ©gressif. Aujourdâhui, mĂȘme si on produit beaucoup, on nâest pas sĂ»r de gagner gros », explique une source au Conseil interprofessionnel du cacao et du cafĂ© (CICC). Il sâagit lĂ dâune situation cyclique, envisageable lorsque la production est supĂ©rieure Ă la demande, de lâavis des observateurs. Mais il est possible dâamortir, de minimiser les dĂ©gĂąts au niveau du Cameroun, quatriĂšme plus grand producteur africain de cacao.
Cela passe notamment par des mesures comme la diversification des spĂ©culations. En effet, aprĂšs la premiĂšre crise du cacao dans les annĂ©es 1990, le gouvernement sâest lancĂ© dans une vaste campagne de sensibilisation des producteurs Ă la polyculture, les convaincant dâassocier Ă cette culture de rente, une ou plusieurs cultures vivriĂšres. Beaucoup lâont fait en combinant par exemple le cacao et la banane plantain, sur le mĂȘme espace. Lâautre mesure est lâaccroissement de la transformation locale. Le cacao camerounais est en grande partie exportĂ© Ă lâĂ©tat brut, Ă cause du petit nombre dâunitĂ©s locales de transformation en produits semi-finis et finis. En effet, selon Martin Mbang, opĂ©rateur Ă©conomique, plus il y aura dâusine de transformation, plus les producteurs vendront sur place. « Avec un marchĂ© local existant et bien organisĂ©, les producteurs camerounais seraient Ă lâabri de la fluctuation des prix sur le marchĂ© international », explique notre source.
Toutefois, il faut noter que cette transformation locale doit ĂȘtre portĂ©e par une certaine habitude de consommation. Le cacao et ses produits dĂ©rivĂ©s doivent trouver une place plus importante dans les usages quotidiens des Camerounais. La poudre et le beurre de cacao, les pĂątes chocolatĂ©es et autres barres de chocolat ne doivent plus ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des produits de luxe destinĂ©s Ă certaines catĂ©gories sociales privilĂ©giĂ©es, car ils ont des vertus.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Face à la tendance baissiÚre sur le marché, le Cameroun doit accroßtre la transformation et la consommation locales, tout en diversifiant les cultures
Avant octobre 2016, les acteurs camerounais de la filiĂšre cacao se frottaient les mains, tellement les cours Ă©taient Ă©levĂ©s. Les prix dâachat au port de Douala avaient mĂȘme atteint le pic de 2000 F le kilogramme. Le producteur vendait son produit Ă une moyenne de 1500 F le kilogramme, selon des chiffres de lâOffice national du cacao et du cafĂ©. Mais, aujourdâhui, la situation est tout autre. Les prix bord champ (achat au producteur) sont descendus en dessous de la barre des 1000 F depuis la fin de lâannĂ©e derniĂšre. Dans les bassins de productions les plus enclavĂ©s, les cacaoculteurs sont parfois obligĂ©s de brader leurs produits Ă 700 F le kilogramme. Au port de Douala, les prix oscillent entre 1100 et 1300 F maximum. « Le secteur du cacao a atteint un seuil de saturation qui entraĂźne obligatoirement un rendement rĂ©gressif. Aujourdâhui, mĂȘme si on produit beaucoup, on nâest pas sĂ»r de gagner gros », explique une source au Conseil interprofessionnel du cacao et du cafĂ© (CICC). Il sâagit lĂ dâune situation cyclique, envisageable lorsque la production est supĂ©rieure Ă la demande, de lâavis des observateurs. Mais il est possible dâamortir, de minimiser les dĂ©gĂąts au niveau du Cameroun, quatriĂšme plus grand producteur africain de cacao.
Cela passe notamment par des mesures comme la diversification des spĂ©culations. En effet, aprĂšs la premiĂšre crise du cacao dans les annĂ©es 1990, le gouvernement sâest lancĂ© dans une vaste campagne de sensibilisation des producteurs Ă la polyculture, les convaincant dâassocier Ă cette culture de rente, une ou plusieurs cultures vivriĂšres. Beaucoup lâont fait en combinant par exemple le cacao et la banane plantain, sur le mĂȘme espace. Lâautre mesure est lâaccroissement de la transformation locale. Le cacao camerounais est en grande partie exportĂ© Ă lâĂ©tat brut, Ă cause du petit nombre dâunitĂ©s locales de transformation en produits semi-finis et finis. En effet, selon Martin Mbang, opĂ©rateur Ă©conomique, plus il y aura dâusine de transformation, plus les producteurs vendront sur place. « Avec un marchĂ© local existant et bien organisĂ©, les producteurs camerounais seraient Ă lâabri de la fluctuation des prix sur le marchĂ© international », explique notre source.
Toutefois, il faut noter que cette transformation locale doit ĂȘtre portĂ©e par une certaine habitude de consommation. Le cacao et ses produits dĂ©rivĂ©s doivent trouver une place plus importante dans les usages quotidiens des Camerounais. La poudre et le beurre de cacao, les pĂątes chocolatĂ©es et autres barres de chocolat ne doivent plus ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des produits de luxe destinĂ©s Ă certaines catĂ©gories sociales privilĂ©giĂ©es, car ils ont des vertus.
Combating Cardiovascular Diseases: Song Bahanag, Ambassador)
Elizabeth MOSIMA
An ecumenical thanks giving service for the former Indomitable Lions captain took place yesterday April 4, 2017 in Yaounde
âIjust want to say thank youâŠâ The song by Jacques Greg Belobo and Mabel Fa opened the ecumenical service yesterday April 4, 2017 in honour of the former Indomitable Lions captain, Rigobert Song Bahanag at the Yaounde Sports Complex.
The service was offered by friends and sympathisers of Rigobert Song Bahanag to give thanks to God for saving his life after he suffered a stroke in October 2016. The ecumenical service brought together six men of God. It was a moment of intense prayers, worship and thanks to God for His grace and mercy upon the life of the former Indomitable Lion.
Cheick Oumarou Mallam began the prayer session with the reading of an excerpt from the Holy Koran. He thanked Allah for the life of Song Bahanag and prayed for peace and stability in the country. The men of God gave thanks to God and prayed that God should give Song Bahanag more days on earth. The Archbishop of Yaounde, Mgr. Jean Mbarga, prayed for Godâs grace and protection on Song Bahanag. He said Song Bahanag has brought victories to Cameroon but his recovery from a stroke was the greatest victory. He prayed the Song Bahanag should be the ambassador of all those suffering from cardiovascular diseases in Cameroon.
In a speech read by a relative of Song Bahanag, the former Indomitable Lions captain thanked God for miraculously healing him from his illness. He thanked the Head of State President Paul Biya and wife Mrs Chantal Biya for their immense support. He equally thanked friends, relatives, fans and the Cameroonian public in general for their love and concern. Rigobert Song promised to visit the people of the North West and South West Regions of Cameroon in the days ahead. The ecumenical service took place in the presence of members of government, officials of the Centre Region and other invitees.
Elizabeth MOSIMA
An ecumenical thanks giving service for the former Indomitable Lions captain took place yesterday April 4, 2017 in Yaounde
âIjust want to say thank youâŠâ The song by Jacques Greg Belobo and Mabel Fa opened the ecumenical service yesterday April 4, 2017 in honour of the former Indomitable Lions captain, Rigobert Song Bahanag at the Yaounde Sports Complex.
The service was offered by friends and sympathisers of Rigobert Song Bahanag to give thanks to God for saving his life after he suffered a stroke in October 2016. The ecumenical service brought together six men of God. It was a moment of intense prayers, worship and thanks to God for His grace and mercy upon the life of the former Indomitable Lion.
Cheick Oumarou Mallam began the prayer session with the reading of an excerpt from the Holy Koran. He thanked Allah for the life of Song Bahanag and prayed for peace and stability in the country. The men of God gave thanks to God and prayed that God should give Song Bahanag more days on earth. The Archbishop of Yaounde, Mgr. Jean Mbarga, prayed for Godâs grace and protection on Song Bahanag. He said Song Bahanag has brought victories to Cameroon but his recovery from a stroke was the greatest victory. He prayed the Song Bahanag should be the ambassador of all those suffering from cardiovascular diseases in Cameroon.
In a speech read by a relative of Song Bahanag, the former Indomitable Lions captain thanked God for miraculously healing him from his illness. He thanked the Head of State President Paul Biya and wife Mrs Chantal Biya for their immense support. He equally thanked friends, relatives, fans and the Cameroonian public in general for their love and concern. Rigobert Song promised to visit the people of the North West and South West Regions of Cameroon in the days ahead. The ecumenical service took place in the presence of members of government, officials of the Centre Region and other invitees.