Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 27 décembre 2017
Budget 2018: Qui a droit Ă  quoi

Jean Francis BELIBI

Le 20 dĂ©cembre dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique a promulguĂ© la loi N°2017/021 du 20 dĂ©cembre 2017 portant loi de finances de la RĂ©publique du Cameroun pour l’exercice 2018.

En clair, dĂšs le 1er janvier prochain, un nouvel exercice budgĂ©taire va s’ouvrir pour notre pays avec un ensemble de prĂ©occupations et de prioritĂ©s. Ces derniĂšres ont d’ailleurs Ă©tĂ© clairement dĂ©finies dans la Circulaire du prĂ©sident de la RĂ©publique signĂ©e le 20 juin 2017, relative Ă  la prĂ©paration du budget de l’Etat pour cet exercice.

S’adressant aux membres du gouvernement et aux gouverneurs de rĂ©gion, Paul Biya n’avait pas manquĂ© de rappeler que « l’élaboration du budget de l’Etat pour l’exercice 2018 s’inscrit dans la poursuite et l’amplification de la politique de dĂ©veloppement Ă©conomique, social et culturel de la Nation, sous-tendue par le Document de stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi (DSCE). Ce qu’il convient de retenir tout de suite, c’est que le budget de l’Etat pour cet exercice s’équilibre en recettes et en dĂ©penses Ă  la somme de 4 513, 5 milliards de F.

Autant le dire, cet argent n’est pas stockĂ© dans un coffre. Il s’agira donc, pour les diffĂ©rentes structures compĂ©tentes de l’Etat de s’employer Ă  trouver ces fonds qui serviront, en prioritĂ© Ă  l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises, comme le veut le prĂ©sident de la RĂ©publique. Cette mobilisation des recettes, de l’avis du chef de l’Etat, va se matĂ©rialiser par l’élargissement de l’assiette fiscale, la sĂ©curisation des recettes et du circuit de leur collecte, la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale
 Mais il convient par ailleurs de relever que la loi de finances pour l’exercice 2018 entrera en scĂšne dans un contexte bien particulier. Contexte du reste rappelĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique dans la circulaire mentionnĂ©e plus haut.

Outre le contexte international marquĂ© par de meilleures perspectives Ă©conomiques, surtout dans un environnement sous-rĂ©gional oĂč l’économie nationale fait preuve de rĂ©silience, il y a les dĂ©fis qui interpellent le Cameroun, comme n’a du reste jamais cessĂ© de le rappeler le prĂ©sident de la RĂ©publique. Au rang de ceux-ci, il y a l’environnement sĂ©curitaire qui s’est quelque peu dĂ©gradĂ© avec la situation dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, la lutte que le Cameroun continue de mener contre la secte terroriste Boko Haram dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.

Mais il convient Ă©galement de signaler que 2018, selon le voeu Ă©mis par le prĂ©sident de la RĂ©publique devrait voir aboutir le Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance (PLANUT), l’accĂ©lĂ©ration des chantiers liĂ©s Ă  l’organisation dĂšs juin 2019, de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, dont la rĂ©alisation des infrastructures se poursuit. Par ailleurs, le chef de l’Etat tient Ă  l’opĂ©rationnalisation du Plan triennal « SpĂ©cial jeunes ». On ne saurait oublier que le Cameroun devrait ĂȘtre engagĂ© sur certains fronts Ă©lectoraux au cours de cet exercice.

Dans le budget de l’exercice 2018, si l’on peut relever que les secteurs sociaux, qui constituent la prioritĂ© du gouvernement, continuent de se tailler la part du lion dans le cadre de la rĂ©partition proprement dite. Le dĂ©partement ministĂ©riel en charge des enseignements secondaires se voit doter d’une enveloppe de plus de 365 milliards de F. Les travaux publics arrivent en seconde position avec plus de 326 milliards de F contre 238,9 milliards de F pour la dĂ©fense et 210,5 milliards de F pour l’éducation de base. Au centre des prĂ©paratifs de la CAN 2019, le ministĂšre des Sports et de l’Education physique reste parmi les meilleures dotations budgĂ©taires avec une prĂ©vision budgĂ©taire qui s’établit Ă  146 milliards de F.
​​Toute nouvelle institution créée en janvier dernier par le prĂ©sident de la RĂ©publique, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) s’en tire avec une dotation de 3,4 milliards de F pour cet exercice. De nombreuses institutions et dĂ©partements ministĂ©riels ont vu leurs enveloppes budgĂ©taires connaĂźtre une certaine baisse. MĂȘme la prĂ©sidence de la RĂ©publique n’y Ă©chappe pas. Elle qui voit son enveloppe budgĂ©taire passer de 48 Ă  46 milliards de F.
​​ExtrĂȘme-Nord: Retour massif des ex-Boko Haram

Patrice MBOSSA

Hier combattants de la secte terroriste, ils sont de plus en plus nombreux Ă  dĂ©poser les armes pour revenir Ă  une vie normale. CT est allĂ© Ă  la rencontre de certains d’entre eux.

«Quand j’étais en captivitĂ© chez les Boko Haram, je ne croyais pas Ă  la sincĂ©ritĂ© des propos que j’entendais quant au sort rĂ©servĂ© aux anciennes victimes qui avaient rĂ©ussi Ă  rentrer au pays. C’est ma femme qui est d’abord rentrĂ©e au pays et une semaine aprĂšs, elle m’a appelĂ© et je suis venu. Nous sommes bien accueillis et nous n’avons subi aucune brimade ». Ces propos sont d’Alhaji Boukar, un jeune d’une vingtaine d’annĂ©es, ayant sĂ©journĂ© avec les terroristes des Boko Haram.

Ils sont plus d’une centaine, les ex-combattants de cette nĂ©buleuse , originaires du Mayo-Sava qui, aujourd’hui ont dĂ©cidĂ© de rompre avec les sales besognes qu’ils exĂ©cutaient aux cĂŽtĂ©s de ces forces de destruction et ont dĂ©cidĂ© de revenir au pays. Pour certains, ils Ă©taient allĂ©s sans pression ; un enrĂŽlement volontaire. Ceux-lĂ  ont suivi des entraĂźnements chez les Boko Haram et connaissent bien le maniement des armes. Cette prĂ©cision a Ă©tĂ© faite Ă  Mora au gouverneur Midjiyawa Bakari, le 12 dĂ©cembre 2017. C’était au camp de la Force multinationale mixte Ă  Mora en marge des travaux du ComitĂ© rĂ©gional de coordination administrative et du maintien de l’ordre et de sĂ©curitĂ©.

Dans sa suite, il y avait les six prĂ©fets de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord et les responsables des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. D’autres par contre, ont Ă©tĂ© amenĂ©s de force par des partisants de la secte terroriste Boko Haram. Au cours de la sĂ©ance de travail prĂ©sidĂ©e par le gouverneur dans la salle des dĂ©libĂ©rations de l’HĂŽtel de ville de Mora avec ces « Boko Haram repentis », le gouverneur les a fĂ©licitĂ©s pour leur dĂ©cision de retourner au bercail aprĂšs qu’ils ont constatĂ© eux-mĂȘmes que les trĂ©sors que leur faisaient miroiter les terroristes n’étaient que des chimĂšres.

Il leur a prĂ©sentĂ© la gamme de possibilitĂ©s d’emplois qui sont Ă  leur portĂ©e, en commençant par la main d’oeuvre dont on aura bientĂŽt besoin dans le chantier routier Mora-Dabanga qui dĂ©marre dans les prochaines semaines. Sans oublier leur recasement et leur formation programmĂ©e en vue d’exercer des petits mĂ©tiers. A travers MouguĂ© Hassan, leur porte-parole, ces jeunes repentis ont remerciĂ© le chef de l’Etat qui leur a tendu la main aprĂšs qu’ils aient passĂ© le temps Ă  lutter pour le compte de la nĂ©buleuse.

C’est dire combien dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, les voyants tendent vers le vert. Et c’est mĂȘme Ă  dessein qu’au cours des travaux du ComitĂ© rĂ©gional de coordination administrative, rien que quelques secteurs-clĂ©s ont Ă©tĂ© retenus. Des domaines ayant un lien direct avec le dĂ©veloppement. Il s’agit des travaux publics, des enseignements secondaires, de l’éducation de base, de l’agriculture, de la santĂ© et de la douane. Les responsables en charge de ces secteurs d’activitĂ© ont, chacun en ce qui le concerne, prĂ©sentĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s et en cours.

Ils ont aussi souhaitĂ©, en vue d’un avenir plus gai, le retour total de la paix, condition sine qua non de tout dĂ©veloppement. Quand on sait qu’une rĂ©union s’est tenue Ă  Mora entre les autoritĂ©s nigĂ©rianes et camerounaises dans l’optique de la rĂ©ouverture du marchĂ© international d’AmchidĂ©, vĂ©ritable plaque-tournante d’échanges de marchandises entre le Cameroun et le Nigeria, on comprend aisĂ©ment que dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, les beaux jours s’annoncent.
​​Don spĂ©cial du chef de l’Etat: Les premiers ordinateurs pour YaoundĂ© I

Marie Christine NGONO

Des étudiants de la « mÚre des universités » sont entrés en possession de leurs machines hier au campus de Ngoa-Ekelle.

«Vous avez voulu les ordinateurs, les voici !» C’est par ces propos que le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (Minesup), chancelier des Ordres acadĂ©miques, le Pr. Jacques Fame Ndongo a dĂ©butĂ© hier son discours Ă  l’amphi 700 de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, Ă  Ngoa- Ekelle, devant une marĂ©e humaine constituĂ©e en majoritĂ© d’étudiants de l’universitĂ© et des Ă©coles assimilĂ©es. Tous se sont rendus massivement Ă  cette cĂ©rĂ©monie solennelle de remise des ordinateurs, le don spĂ©cial du chef de l’Etat.

Avant de procĂ©der Ă  la remise proprement dite, le Minesup a tenu Ă  faire comprendre Ă  toute la communautĂ© Ă©ducative et aux Ă©tudiants Ă  quel point ce geste tenait Ă  coeur au prĂ©sident Paul Biya, un « pĂšre soucieux de l’avenir des jeunes » qui aujourd’hui sont de plus en plus portĂ©s vers le numĂ©rique. Un entrepreneuriat fondĂ© sur l’intelligence artificielle, constituant ainsi le fondement de la nouvelle Ă©conomie Ă  l’ùre de la sociĂ©tĂ© de l’information.

« Le chef de l’Etat offre aux futurs cadres de la nation que vous ĂȘtes, l’opportunitĂ© idoine d’ĂȘtre irrĂ©versiblement arrimĂ©s Ă  la modernitĂ© numĂ©rique et de devenir ainsi les ferments de la gouvernance digitale afin d’ĂȘtre des innovateurs et des crĂ©ateurs de l’entrepreneuriat du 21e siĂšcle », a soulignĂ© le ministre. FabriquĂ© en Chine, chaque ordinateur est ainsi dotĂ© d’un processeur Intel Atom Z850, d’un systĂšme d’exploitation Microsoft Windows 10, et d’un logiciel de production Microsoft office 965.

80.000 ordinateurs du premier contingent sont arrivĂ©s Ă  l’aĂ©roport de YaoundĂ© Nsimalen, le 22 et le 25 dĂ©cembre. Si cet Ă©vĂšnement, est possible aujourd’hui, c’est grĂące Ă  la convention de prĂšs de 75 milliards de F signĂ©e le 18 juin 2015 entre la RĂ©publique de Chine et l’Etat du Cameroun. Un accord qui oeuvre de maniĂšre dĂ©cisive Ă  la rĂ©duction de la fracture numĂ©rique dans les universitĂ©s camerouna est cependant Ă  noter que convention ne concerne pa lement les 500.000 ordina offerts aux Ă©tudiants par le de l’Etat.

Le Cameroun bĂ©nĂ©ficiera Ă©galement de la construction de neuf centres de dĂ©veloppement du numĂ©rique Ă©ducatif. En attendant, la distribution des ordinateurs se poursuit ce jour Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© II.
​​Martap: Des atouts à revaloriser

Brice MBEZE

Tout dĂ©montre que l’arrondissement de Martap est nĂ© sous une bonne Ă©toile. A ses importantes rĂ©serves de minerais attendant leur entrĂ©e en exploitation, s’ajoutent des potentialitĂ©s extraordinaires dans l’élevage du gros bĂ©tail, l’agriculture et le tourisme.

CĂŽtĂ© pile. Martap est un paradis. La localitĂ©, l’une des huit unitĂ©s administratives du vaste dĂ©partement de la Vina, rĂ©gion de l’Adamaoua, est connue pour son gisement de bauxite, qui sommeille dans la chaĂźne de montagnes qu’on aperçoit au loin, Ă  partir du centreville. Aux dires des officiels, les effectifs de son cheptel de bovins sont Ă©galement impressionnants. La production laitiĂšre et l’exploitation du miel, font aussi partie des activitĂ©s agropastorales importantes. Le potentiel touristique est par ailleurs Ă©difiant.

CĂŽtĂ© face. Les malfrats veulent transformer ce paradis en enfer. Aux coups d’éclats perpĂ©trĂ©s par les coupeurs de route dans les annĂ©es 2000, ont succĂ©dĂ© les phĂ©nomĂšnes d’enlĂšvement des propriĂ©taires de troupeaux et de bergers.

Les prises d’otages avec demande de rançons, le vol de bĂ©tail, Ă©taient devenus le lot quotidien des populations. Jusqu’à une date rĂ©cente, les rapts des bergers s’achevaient parfois par des morts d’hommes. Face Ă  cette insĂ©curitĂ© favorisĂ©e par l’enclavement, les pouvoirs publics ont dĂ©clenchĂ© une action forte, rassurant ainsi les populations ce point du territoire devenu, Ă  la fois, un « No Man’s Land » et un « coupegorge. »

GrĂące Ă  cette rĂ©action du gouvernement, les choses ont changĂ© positivement, depuis un moment. Martap tient debout, loin des prĂ©jugĂ©s. Ici, on pense Ă  l’avenir, au dĂ©veloppement. Et l’on rĂȘve mĂȘme d’un avenir radieux. La localitĂ© regorge de richesses. Tout au long du trajet menant Ă  cette ville, plusieurs Ă©levages bovins conduits par des bergers traversent les routes, pour les pĂąturages. Ou alors prennent la direction des marchĂ©s hebdomadaires du gros bĂ©tail, qui se tiennent dĂ©sormais en toute sĂ©rĂ©nitĂ©.

Les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© veillant au grain, ces marchĂ©s fonctionnant Ă  TikĂ©, Likok, Lougga et Tappadi, renouent avec leur belle ambiance d’antan. Depuis quelques mois, une entreprise en charge des travaux de rĂ©habilitation des pistes rurales est Ă  pied d’oeuvre avec ses engins lourds, entre Likok- Lewa-Beka Goto.

C’est un immense chantier. Avec ces travaux qui visent Ă  raccorder Martap Ă  Tibati, une bonne partie de l’arrondissement sera dĂ©senclavĂ©. Ces derniĂšres annĂ©es, l’arrondissement a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’importants projets. Le dernier en date, est le projet Centres d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire (ProCISA), matĂ©rialisĂ© par la crĂ©ation d’un pĂŽle de dĂ©veloppement en santĂ© animale. Une initiative du gouvernement, soutenu par la CoopĂ©ration allemande.

Cette CoopĂ©ration allemande apporte un appui- conseil aux groupements spĂ©cialisĂ©s dans les domaines de l’élevage de la volaille indigĂšne, avec plus de 20.000 tĂȘtes de volailles. Mais, bien que ces efforts du gouvernement soient perceptibles, le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique, plombe les activitĂ©s.
Quinzaine de Noël: le terroir en promotion

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

De nombreux produits issus des agropoles s’affichent Ă  cet Ă©vĂ©nement organisĂ© par le ministĂšre du Commerce.

Une vaste cuvette aux allures de marigot dans laquelle nagent des centaines de poissons. Il s’agit en fait de silures issues du projet agropole poissons du dĂ©partement du Dja et Lobo. C’est l’une des principales attractions de la Quinzaine de NoĂ«l qui a officiellement ouvert ses portes le 21 dĂ©cembre dernier en face du ministĂšre du Commerce.

Assis derriĂšre une petite table, M. Foumane attend les clients mais, mĂȘme s’ils ne passent pas directement Ă  l’achat, des dizaines de curieux s’arrĂȘtent devant ce vaste bassin pour prendre connaissance du contenu. Ils sont alors informĂ©s des prix : 2300 F le kg de poisson. «C’est la quatriĂšme cuvette depuis le dĂ©but de la foire. Les cuvettes oscillent entre 200 et 300 kg.

Les gens se montrent vraiment intĂ©ressĂ©s. C’est un peu timide aujourd’hui parce que c’est un lendemain de fĂȘte», confie M. Foumane. Ce dernier explique que c’est la coordination nationale qui a dĂ©signĂ© les pisciculteurs devant exposer leurs produits au cours de cette Quinzaine de NoĂ«l. Sur la mĂȘme rangĂ©e, ce sont les ananas en provenance d’Awae qui sont exposĂ©s. 1000 F pour s’offrir trois grosses tĂȘtes de ce fruit.

Certainement encore dans la mouvance de la fĂȘte, les responsables de ce stand Ă©galement issus du programme agropole ne sont pas prĂ©sents. Tout comme ceux du programme pommes de terre et de la viande de porc du pool de Boumyebel. C’est cela la Quinzaine de NoĂ«l qui s’achĂšve le 31 dĂ©cembre prochain. Des produits tous aussi intĂ©ressants que les autres. RĂ©gimes de plantains, huile de palme, viandes de boeuf et autres dĂ©rivĂ©s de la viande, autant de produits alimentaires qu’on peut retrouver Ă  cette mini foire.

Et pas que ! Sur le site de la foire, des objets de dĂ©coration made in Cameroon s’affichent aussi. C’est le cas des vases dĂ©coratifs fabriquĂ©s Ă  Nanga Eboko dans la rĂ©gion du Centre. Les prix varient selon la taille. Les vĂȘtements en tissu pagne et autres accessoires vestimentaires sont Ă©galement en vente dans ce lieu. La Quinzaine de NoĂ«l est cette initiative dont le but est de permettre aux populations d’accĂ©der aux produits de consommation de masse Ă  des prix sociaux.

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Laquintinie Hospital: Staff Honoured

#Regions
Christopher JATOR

Special emphasis was in the course of 2017 put on the development of indicators in all services directly related to the care of patients.

Some health workers of the Laquintinie Hospital in Douala have been recognised by the Management Committee for medical excellence. André Mama Fouda, Minister of Public Health, handed attestations of the award during a ceremony in the esplanade of the structure December 26.

Before the “Annual Excellence Award” by the Minister, Fritz Ntone Ntone, Government Delegate to the Douala City Council, also President of the Management Committee of the hospital, offered 50 percent off the amount to secure a Building Permit to the meritorious staff desiring to construct in Douala. The award considered several aspects of services rendered in the course of 2017.

In terms of quality, it should be noted that a special emphasis was put on the development of indicators in all services directly related to the care of patients. Two in-house evaluation sessions have been conducted, creating a healthy competition between departments and services.

Louis Richard Njock, Hospital Director, said in spite of the fact that the end of 2017 has been very laborious at Laquintinie Hospital, the dynamism of the teams led to activities centered on the implementation of the 2016- 2027 health sector strategy in its strategic areas of health promotion, disease prevention and case management.

A balance sheet for 2017 shows that the structure welcomed 108,539 patients in consultations with 9,632 hospitalised in the adult medical and surgical emergencies for a total of 96,686 days.

Pediatric emergencies received 2,100 patients with 12 percent of deaths. In gynaecology, 2,581 deliveries were made for 2,715 births, including 1,871 by vaginal delivery and 710 by caesarean section. Efforts are being made to control maternal deaths, which usually occur due to late referrals.
Mini comice: le savoir-faire agropastoral célébré

#Regions
Mireille ONANA MEBENGA

Du 20 au 22 décembre, les populations ont pu se ravitailler au club de Camtel de Bépanda.

Le mini comice agropastoral du Littoral, qui s’est tenu du 20 au 22 dĂ©cembre 2017 au club Camtel de BĂ©panda, a permis aux populations de se ravitailler pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Sur les Ă©tals, un peu de tout : plantain, manioc, macabo, igname, poisson fumĂ©, viande sĂ©chĂ©e, poulet etc.

Mirabelle T., mĂšre de famille, est une habituĂ©e de l’opĂ©ration : « J’attends toujours ce comice pour me ravitailler en tubercules et autres parce que je trouve les prix abordables », indique-t-elle. Elle poursuit : « Bien plus, les produits sont frais, contrairement Ă  ce que les commerçants du marchĂ© proposent ».

Le porte-tout qui l’accompagne est rempli. Avant l’arrivĂ©e des autoritĂ©s pour l’ouverture officielle du mini comice agropastoral du Littoral, c’était dĂ©jĂ  le branlebas. Commerçantes et mĂ©nagĂšres faisaient leurs emplettes directement auprĂšs des producteurs.

Les revendeuses ayant le projet d’aller proposer leurs achats dans diffĂ©rents marchĂ©s de Douala et les mĂ©nagĂšres pour une consommation familiale. Pour le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minader pour le Littoral, Jean- Claude Konde, les principaux dĂ©fis des mini comices sont de satisfaire une demande alimentaire en croissance continue Ă  l’intĂ©rieur des frontiĂšres, sans oublier les besoins des pays voisins. C’est Ă©galement un moment crucial pour lutter contre l’inflation et satisfaire un maximum de consommateurs.

Le reprĂ©sentant des organisations de producteurs du Littoral, Gilbert Konango, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de la Chambre d’Agriculture a, Ă  l’occasion de cette 17e Ă©dition du mini comice agropastoral du Littoral, rappelĂ© les difficultĂ©s auxquelles font face les producteurs aux autoritĂ©s prĂ©sentes, dont le Sg des services du gouverneur, Thierry Kin-Nou Nana, qui a prĂ©sidĂ© l’ouverture officielle du mini comice.

Au nombre des difficultĂ©s Ă©numĂ©rĂ©es par M. Konango, l’absence d’outils appropriĂ©s Ă  la transformation, au sĂ©chage, au traitement au conditionnement et au stockage. Il a aussi Ă©voquĂ© la concurrence dĂ©loyale avec les produits importĂ©s, aggravĂ©e par l’absence d’une stratĂ©gie de vulgarisation et de sensibilisation Ă  la consommation locale. Le reprĂ©sentant des producteurs a souhaitĂ©, pour terminer que la rĂ©gion du Littoral, accueille le prochain comice agropastoral du Cameroun.
Arts patrimoniaux: une diversité rassurante

#Culture
Monika NKODO

Le premier Salon dĂ©diĂ© Ă  ce pan du patrimoine s’est achevĂ© le 24 dĂ©cembre dernier sous de bons auspices.

Une premiĂšre rĂ©ussie qui en appelle d’autres. AprĂšs cinq jours, le Salon des arts patrimoniaux et de l’archĂ©ologie (SAPAR) s’est achevĂ© le 24 dĂ©cembre dernier Ă  YaoundĂ© sur une note positive. Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, s’est rĂ©joui de ce que l’évĂ©nement, bien qu’à sa premiĂšre Ă©dition, ait connu un grand succĂšs.

PrĂ©senter l’art de maniĂšre particuliĂšre, tel qu’il est pratiquĂ© dans toutes les aires culturelles du Cameroun, avec ses spĂ©cificitĂ©s et ses attributs, Ă©tait l’un des objectifs de cet Ă©vĂ©nement inĂ©dit placĂ© sous le thĂšme : « Racines et identitĂ© culturelle pour un Cameroun crĂ©atif ». « Un espace de promotion et de valorisation » pour ces artistes pour lesquels la visibilitĂ© n’est pas toujours offerte.

Occasion pour le MINAC de mettre en oeuvre ses missions de « dĂ©veloppement et diffusion des arts et de la culture nationale, mais aussi de protection, de conservation et d’enrichissement du patrimoine culturel, artistique et cinĂ©matographique ».

Il Ă©tait Ă©galement question de donner un nouveau souffle aux mĂ©tiers et aux productions artistiques guettĂ©s pour certains par un regrettable phĂ©nomĂšne de disparition. Le volet Ă©conomique a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ© durant la confĂ©rence-dĂ©bat organisĂ©e comme l’une des articulations majeures du SAPAR.

Une exposition sur l’archĂ©ologie et autour des cases patrimoniales, sans oublier des spectacles-dĂ©couvertes de musique, une soirĂ©e des saveurs camerounaises et des arĂŽmes, etc. ont meublĂ© la tenue de ce tout premier SAPAR.
« Toutes les universités seront servies»

#Societe
Mireille ONANA MEBENGA

Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de L’enseignement supĂ©rieur.

Monsieur le ministre, la distribution proprement dite des ordinateurs a commencé. Est-ce un ouf de soulagement ?

C’est l’ensemble de la communautĂ© universitaire camerounaise qui est soulagĂ©e et qui remercie chaleureusement le prĂ©sident de la RĂ©publique Son Excellence Paul Biya, chef de l’Etat pour ce don inĂ©dit et exceptionnel Ă  l’endroit de la jeunesse universitaire camerounaise.

Je dois prĂ©ciser que le prix de revient de chaque ordinateur est de 300.000 F par Ă©tudiant et par an. Le chef de l’Etat a dĂ©cidĂ© de prendre en charge cette dotation financiĂšre, parce qu’il connait le pouvoir d’achat rĂ©el de chaque Ă©tudiante et de chaque Ă©tudiant. Je dois Ă©galement prĂ©ciser que c’est un ordinateur portable efficace et performant au plan technique, qui est dotĂ© de tous les paramĂštres modernes dont dispose Microsoft. Et comme vous le savez, ne s’arrime pas Ă  Microsoft qui veut, mais qui peut.

Ce grand projet prĂ©sidentiel a donc bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’appui technique de Microsoft aux Etas- Unis d’AmĂ©rique.Les ordinateurs sont fabriquĂ©s en Chine Ă  Schenzen par une sociĂ©tĂ© chinoise, avec des fonds chinois dĂ©bloquĂ©s par Exim Bank China. Ils sont acheminĂ©s au Cameroun, et le ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur s’occupe de la distribution.

Aujourd’hui vous distribuez 80.000 ordinateurs Ă  deux universitĂ©s d’Etat. A quand la prochaine distribution ?

Il n’y a aucun problĂšme. Toutes les universitĂ©s seront servies. Nous commençons par l’universitĂ© de YaoundĂ© I, et demain je serai Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa (Ndlr : aujourd’hui). En janvier, nous allons poursuivre avec les autres universitĂ©s d’Etat au prorata de la fluiditĂ© de la fabrication des ordinateurs Ă  Schenzen en Chine.

Ce don arrive Ă  une pĂ©riode particuliĂšre, celle des fĂȘtes de fin d’annĂ©e


Le prĂ©sident a toujours Ă©tĂ© un pĂšre NoĂ«l pour les Ă©tudiants. Vous savez que la jeunesse, c’est l’avenir de la nation, le fer de lance de la nation. Et le chef de l’Etat tient Ă  la jeunesse comme Ă  la prunelle de ses yeux. C’est la raison pour laquelle il a pour la jeunesse universitaire des yeux de ChimĂšne. Il a donnĂ© des ordinateurs aux Ă©tudiantes et aux Ă©tudiants et il va continuer. Il a dĂ©jĂ  donnĂ© la prime Ă  l’excellence acadĂ©mique, aux Ă©tudiants mĂ©ritantsd’une valeur de cinq milliards de F par an.

Et je dois prĂ©ciser Ă©galement que contrairement Ă  ce que disent certains bonimenteurs, les 75 milliards de F, objet de la convention signĂ©e Ă  Beijing le 18 juin 2015 en prĂ©sence de monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement son excellence PhilĂ©mon Yang, par le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, et par son homologue chinois du Commerce, ces ordinateurs sont effectivement performants et les Ă©tudiants peuvent leur faire entiĂšrement confiance.
President’s Gifts to Students: Yaounde I University Receive Laptops

#Societe
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

The Minister of Higher Education began the operation to officially hand over the computers yesterday, December 26, 2017 in Yaounde.

The main campus of the University of Yaounde I, Ngoa- Ekelle, was extraordinarily jampacked with students yesterday, December 26, 2017. In front of the 700 Amphitheatre of the university, the students waited patiently to receive their special gifts of computers from the Head of State, President Paul Biya. While waiting, they chanted songs of joy and gratitude to the President, whom they referred to as the father of the nation, Paul Biya. Next to the students was a long heavy-duty vehicle belonging to the Presidential Guard unit of the armed forces. On-board the vehicle were scores of laptops; branded PB HEV (Paul Biya, Higher Education Vision) enclosed with black plastics.

The arrival of the Minister of Higher Education, Chancellor of Academic Orders, Jacques Fame Ndongo ushered a special song from the crowd with a message of gratitude to him they called “Papa Paul.” Taking to the rostrum, Jacques Fame Ndongo told the students’ congregation “you wanted computers, here you are! The President of the Republic has fulfilled his promise to you.

Make good use of the presidential gift.” The Minister of Higher Education told the students that the price of each computer is FCFA 300,000. But the Head of State has taken care of the entire cost of the computer and each student has nothing to give.

Minister Jacques Fame Ndongo said amongst the 500,000 laptops to be distributed to students of State Universities and the other Private Higher Education Institutes, 80,000 already arrived in the country. Each computer has an Intel 8350 Tom Z processor, with a Microsoft Windows 10 operating system and 365 Microsoft Office software. Students who are biometrically registered on Cameroon Higher Education System (public and private) will receive a computer each.

As the Minister of Higher Education officially launched the distribution of the computers, he said the same procedure will be carried out at the University of Yaounde II, Soa, today. Eligible students in the other State Universities and Private Institutes of Higher Learning shall follow progressively, according to the regularity of the fabrication of the computers in Shenzhen (People’s Republic of China), via funds disbursed by EximBank China, in favour of the Chinese Company (Shichuan Telecom Construction Engineering Company).

With the laptops, Minister Jacques Fame Ndongo said President Paul Biya seeks to reinforce digital education in the country. Worthy to note is that the Chinese company shall construct nine University Digital Development Centres in eight State Universities and in the Inter-State Cameroon-Congo University (Sangmalima campus) within the framework of a loan agreement signed on June 18, 2015 in Beijing (China).
YaoundĂ©: un complexe hĂŽtelier et un centre d’affaires en vue

#Economie
MichĂšle FOGANG

Le contrat de bail emphytéotique de 99 ans y relatif signé vendredi dernier entre le Mindcaf et la société civile immobiliÚre Tandyl development porteur du projet.

Le site Warda/Ekoudou sis Ă  YaoundĂ©, abritera bientĂŽt de nouveaux Ă©difices. Il s’agit d’un complexe hĂŽtelier de haut standing et d’un centre d’affaires. Vendredi dernier, l’Etat du Cameroun Ă  travers le ministĂšre des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonciĂšres (Mindcaf) et la sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre Tandyl development, reprĂ©sentĂ© par son prĂ©sident, Guido Urbach ont procĂ©dĂ© Ă  la signature du contrat de bail emphytĂ©otique relatif Ă  ce projet. Le contrat de bail emphytĂ©otique reprĂ©sente la loi des parties contractantes et prĂ©cise de maniĂšre dĂ©taillĂ©e les droits et obligations du bailleur et du preneur.

A travers ce contrat, Tandyl development bĂ©nĂ©ficie d’une parcelle de terrain au quartier Warda/Ekoudou d’une superficie de prĂšs de 4 hectares. D’aprĂšs le Mindcaf, les dispositions du contrat prĂ©cisent que le bail va s’étendre sur 99 ans Ă  compter de sa date de signature, moyennant le paiement d’un loyer mensuel de 100 000 000 de F.

A travers ce bail, l’entreprise immobiliùre s’engage principalement à construire un complexe hîtelier de haut standing et un centre d’affaires suivant les normes internationales.

Jacqueline Koung A Bessike a rappelĂ© que le processus d’octroi de cette parcelle de terre remonte Ă  janvier dernier. En effet, Tandyl development a saisi le Mindcaf Ă  cette date par une demande d’acquisition d’une parcelle de terrain du domaine privĂ© de l’Etat.

C’est donc aprĂšs examen des diffĂ©rentes piĂšces versĂ©es au dossier, visa de la prĂ©sidence de la RĂ©publique que le contrat a connu la signature par le ministre d’un arrĂȘtĂ© dĂ©finissant les modalitĂ©s de conclusion de ce bail. Ledit arrĂȘtĂ© portait sur les conditions gĂ©nĂ©rales d’un contrat entre les parties.
Technopole agro-industriel de Ouassa-Babouté: le site sécurisé

#Economie
Josy MAUGER

Le ministre en charge de l'industrie, Ernest Gbwaboubou est descendu jeudi dernier sur le terrain.

Le ministre de l’Industrie, des Mines et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt), Ernest Gbwaboubou, a procĂ©dĂ© jeudi dernier, Ă  la pose de la premiĂšre borne du site devant abriter le parc technologique agro-industriel du Cameroun Ă  Ouassa-BaboutĂ© par Nkoteng.

Il est question comme l’a prĂ©cisĂ© le Minmidt, de sĂ©curiser cette zone de prĂšs de 540 hectares qui portera cet important projet initiĂ© par le gouvernement et dont l’investissement est estimĂ© Ă  120 milliards de F.

L’on apprend que deux types de filiĂšres y seront dĂ©veloppĂ©s. Le premier concerne la filiĂšre agricole avec notamment les graines et cĂ©rĂ©ales, tubercules et plantains, fruits et lĂ©gumes. On compte Ă©galement les huiles essentielles, produits carnĂ©s et halieutiques, les laits et dĂ©rivĂ©s ainsi que la transformation du cacao.

Pour ce qui est du deuxiĂšme type, il s’agit de la logistique d’accompagnement en l’occurrence la chaĂźne de froid et de conditionnement, les emballages et matĂ©riaux de l’agro-industrie et les Ă©nergies renouvelables.

Dans la mĂȘme liste, on retrouve la mĂ©trologie agro-industrielle et les sous-produits et Ă©quipements de l’agro-industrie. On note que les bĂ©nĂ©ficiaires de ce projet d’une durĂ©e de cinq ans se recrutent parmi les agriculteurs, les PME et PMI.

Pour ce qui est du choix portĂ© sur cette zone, Ernest Gbwaboubou parle de l’espace existant sur cette zone. Autres avantages, elle se situe aux confins de trois rĂ©gions avec de nombreux dĂ©partements. On compte Ă©galement sa proximitĂ© avec le chemin de fer et le fleuve de Sanaga.
Cameroon Tribune du jeudi, 28 décembre 2017
​​Tennis de table: un centre spĂ©cialisĂ© en construction

#Sports
Priscille G. Moadougou

La pose de la premiĂšre pierre s’est dĂ©roulĂ©e hier au palais des Sports de YaoundĂ© en prĂ©sence des ministres en charge des Sports et de l’Economie.

Chose promise, chose due ! Le 24 septembre dernier, lors de la 8e Ă©dition de la Coupe de l’ambassadeur de Chine de tennis de table, S.E. Wei Wenhua avait promis la construction d’un centre dĂ©diĂ© Ă  la pratique de cette discipline sportive.

Hier, le Palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© (Paposy) a vĂ©cu une double cĂ©rĂ©monie y relative. D’abord, la signature de la convention de la construction du centre de tennis de table et la pose de la premiĂšre pierre dudit centre dans l’enceinte du Paposy.

Deux documents ont ainsi Ă©tĂ© paraphĂ©s, d’une part entre le Cameroun et la Chine, reprĂ©sentĂ©s par le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt et le chargĂ© d’Affaires de l’ambassade de Chine au Cameroun, Sun Wei, reprĂ©sentant l’ambassadeur empĂȘchĂ©.

Et d’autre part, les deux personnalitĂ©s citĂ©es ci-dessus et le directeur gĂ©nĂ©ral de Shanxi Construction and Engineering, Wang Peng. Tout ceci sous le regard du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze et du prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de tennis de table, Alfred Bagueka Assobo.

Pour le ministre Bidoung Mkpatt, «cette cĂ©rĂ©monie est une action d’accompagnement et de soutien d’un pays ami». Sun Wei considĂšre que «c’est le cadeau de Nouvel an offert par le peuple chinois au Cameroun. On espĂšre que ce centre formera de bons joueurs et que les pongistes camerounais monteront dans le classement du tennis de table ». A la FĂ©dĂ©ration camerounaise de tennis de table, on est trĂšs satisfait. «Je suis trĂšs heureux.

Construire une salle spĂ©cifique pour le tennis de table a toujours Ă©tĂ© l’un de mes projets Ă  long terme Ă  la tĂȘte de cette fĂ©dĂ©ration. Cela a toujours Ă©tĂ© la condition pour la promotion de ce sport», reconnaĂźt Alfred Bagueka Assobo. Le centre de tennis de table s’étend sur une superficie de 110mJ.

Il comprendra une piĂšce centrale avec 300 Ă  400 places assises modulables, deux vestiaires et deux bureaux. Les travaux de construction dĂ©marrent aujourd’hui et vont durer 120 jours. En principe, la rĂ©trocession au gouvernement camerounais est prĂ©vue pour fin mars 2018.
​​CoopĂ©ration Ă©conomique: le pari africain de la Turquie

#International
Prosper LOUABALBE

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a effectué du 24 au 27 décembre, des visites officielles en Tunisie, au Tchad et au Soudan.

Le président turc est arrivé, mardi en Tunisie, pour une visite officielle de deux jours. Recep Tayyip Erdogan bouclait ainsi une tournée africaine entamée par le Soudan le 24 décembre dernier, avec une escale, le 26 décembre au Tchad.

Le prĂ©sident turc Ă©tait accompagnĂ© d’une importante dĂ©lĂ©gation de 150 hommes d’affaires et d’opĂ©rateurs Ă©conomiques. La Tunisie Ă©tait l’ultime Ă©tape de cette tournĂ©e Ă©conomique. Ici, le prĂ©sident turc a eu une sĂ©rie d'entretiens avec son homologue, BĂ©ji CaĂŻd Essebsi, et ses plus proches collaborateurs.

Il a aussi assistĂ© au Forum Ă©conomique organisĂ© par l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat. Hier, la presse tunisienne annonçait la signature de plusieurs accords de coopĂ©ration. Comme ce fut le cas au Tchad et au Soudan. Au cours de son passage Ă  N’Djamena, la dĂ©lĂ©gation amenĂ©e par Recep Tayyip Erdogan, a procĂ©dĂ© Ă  la signature de cinq accords commerciaux.

Les deux Etats s’engagent Ă  travailler au dĂ©veloppement de projets dans le secteur pĂ©trolier et la construction des infrastructures diverses. La Turquie s’engage aussi Ă  construire un imposant centre culturel sur l’hippodrome de N’Djamena.

Selon les termes des accords paraphĂ©s, la Turquie devrait aussi aider le Tchad Ă  construire un nouvel aĂ©roport et un troisiĂšme pont pour dĂ©sengorger l’entrĂ©e Sud de la capitale. Au Soudan, le prĂ©sident turc a Ă©tĂ© accueilli par le prĂ©sident Omar el-BĂ©chir.

A la clé, la signature de douze accords de coopération dans les domaines agricole, économique et militaire, ainsi qu'un accord pour la création d'un Conseil de coopération stratégique. De plus, un forum économique soudano-turc a convenu de faire passer le volume des échanges turcosoudanais, actuellement de 500 millions de dollars à 10 milliards de dollars.
​​CHAN 2018: Intermediate Lions Resume Training

#Sports
Elizabeth MOSIMA

After a short break the players are back in camp in Yaounde to round up preparations before leaving for Morocco.

The Intermediate Lions of Cameroon resumed training in Yaounde yesterday December 27, 2017 ahead of the upcoming African Nations Championship (CHAN) in Morocco. It will be the last grouping for the team before leaving for the Moroccan campaign.

After training for three weeks, the players went on a short break before resuming for the final training.

All 25 players called to camp are present and training is going on normally without any major hitches.

Emphasis is on the players’ physical fitness with Coach Rigobert Song and Assistant Coach Ernest Agbor in control. The fitness coach, Tinkeu Narcisse has been multiplying the fitness exercises to ensure readiness for the continent’s second soccer bonanza.

The fitness sessions are interspersed with tactical exercises to transform individual prowess into a collective machine. Throughout their training in Yaounde, the Intermediate Lions have shown proof of commitment and determination to make Cameroon proud in the 2018 CHAN.

The Intermediate Lions are expected to leave for Morocco this weekend where they will play friendly matches against Morocco, Guinea and a First Division side in the Moroccan championship.

The training camp in Morocco will be bent on making finishing touches in the preparations. The competition will take place from January 16 to February 4, 2018. Cameroon will play in Pool D with Angola, Burkina Faso, and Congo.

According to Coach Rigobert Song Bahanag the technical staff has taken up its responsibilities and he believes that the team has players with great potentials who can create a surprise in Morocco.
​​AgrĂ©ment de la SONACAM: Les artistes disent merci

Assiatou NGAPOUT

Porteurs d’un message de reconnaissance et de soutien au prĂ©sident de la RĂ©publique, ils ont Ă©tĂ© reçus par le ministre des Arts et de la Culture hier Ă  YaoundĂ©.

Puisque les oeuvres les plus belles viennent du coeur, ils Ă©taient plusieurs centaines Ă  battre le pavĂ© de l’esplanade du ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) hier. Face au Pr. Narcisse Mouelle Kombi, la joie au coeur, comme un seul homme, des artistes musiciens de renom ou en devenir Ă©taient porteurs d’un message de soutien et de reconnaissance.

Nkotti François, Govinal, MissĂ© Ngoh François, Ange Bagnia, Krotal, Majoie Ayi, EbouĂ© Chaleur, Marco Mbella et bien d’autres sont venus tĂ©moigner leur profonde et sincĂšre gratitude au « grand protecteur et bienfaiteur des artistes », le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya. Message de gratitude d’abord, pour ce merveilleux cadeau de NoĂ«l offert par le chef de l’Etat : L’octroi de l’agrĂ©ment Ă  la SociĂ©tĂ© nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam). Ce qui fait d’elle l’unique organisme de gestion collective de l’art musical au Cameroun.

Une nouvelle Ăšre dans la gestion collective des droits d’auteur et droits voisins s’ouvre donc avec cet agrĂ©ment valable pour une pĂ©riode de dix ans renouvelable. Ceci grĂące aux mesures prescrites par le chef de l’Etat pour l’assainissement de ce secteur. Des mesures mises ensuite en oeuvre par le MINAC sous la coordination du Premier ministre, chef du gouvernement. Message de soutien aussi au chef de l’Etat pour la politique qu’il prĂŽne Ă  travers la consolidation du Cameroun qui est un et indivisible.

Pour le porte-voix de ces crĂ©ateurs des oeuvres de l’esprit, Esso Essomba, « nous sommes ici pour vous demander de bien transmettre Ă  son excellence le prĂ©sident la RĂ©publique, au Premier ministre, chef du gouvernement et Ă  vousmĂȘmes, le merci des artistes venus de tous les horizons du Cameroun. Comme les signes ne trompent pas, un bĂ©bĂ© a eu son acte de naissance grĂące Ă  vous. Ce qui mĂ©rite que les artistes vous tĂ©moignent tous les sentiments qu’ils ont envers le gouvernement. »

Le « beau bĂ©bĂ© » est donc lĂ , nĂ© dans des conditions particuliĂšrement difficiles. Cet agrĂ©ment nĂ©cessitera dĂ©sormais qu’on le bichonne et pour cela, il y a des rĂšgles qu’il faudra respecter : un cadre normatif, des exigences Ă©thiques, des contraintes juridiques lĂ©gales et dĂ©ontologiques notamment. Et pour l’atteinte de ces objectifs, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi a promis d’ĂȘtre particuliĂšrement regardant et vigilant sur les questions concernant la bonne gouvernance dans le secteur de l’art musical. Ceci Ă  travers l’organisme de gestion.

Pour Sam Fan Thomas, prĂ©sident du conseil d’administration de la Sonacam, il est temps que l’artiste vive de son art et tout le mĂ©canisme sera mis en place pour relever ce dĂ©fi.
Cameroon Tribune du vendredi, 29 décembre 2017