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Lâappel de lâopposition Ă une journĂ©e ville morte a Ă©tĂ© suivi hier dans la capitale et dans certaines mĂ©tropoles du pays. Kinshasa nâa pas connu hier son ambiance matinale habituelle faite de rues encombrĂ©es dâautomobiles et de nombreux usagers se pressant dans tous les sens.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94677:rdc-kinshasa-au-ralenti&catid=39:politique&Itemid=5
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RDC Kinshasa au ralenti
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les Lionnes seront Ă Rio
Les Lionnes indomptables se sont qualifiĂ©es hier pour les JO en battant lâEgypte par (3-2) en finale de la compĂ©tition. Les Camerounaises ont rĂ©alisĂ© leur rĂȘve. Mais, elles ont souffert pour y arriver. Elles seront donc Ă Rio, au bout de prĂšs de 3 heures de match.
Ce sera dâailleurs la premiĂšre fois pour lâĂ©quipe. Des haus-le-cĆur, des palpitations, des Ă©changes Ă couper le souffle, avec au bout, les Lionnes, reines du Tournoi qualificatif olympique de volley-ball fĂ©minin, zone Afrique. Comme en 2013, lors du championnat dâAfrique des nations, le Cameroun, vice-champion cette annĂ©e-lĂ , a encore eu raison des Egyptiennes 3 sets Ă 2 (25-14, 25-27, 21-25, 25-23, 15-7). Les entraĂźneurs ont usĂ© de technique, mais surtout, fait roder un groupe qui sâest trĂšs souvent fait peur. Christelle Nana Tchoudjang, la capitaine et pointue, a pris la rencontre sur son compte. Comme Laetitia Moma (rĂ©ceptionneuse-attaquante), Tatiana Baran (passeuse)⊠ont pris le chemin de lâengagement. Des hĂ©sitations, trĂšs vite remaniĂ©es, des fautes directes, trĂšs vite Ă©vitĂ©es, un public qui a su faire bloc Ă des moments cruciaux. Vous avez dit public ? M. Pierre IsmaĂ«l Bidoung Mkpatt, ministre des Sports et de lâEducation physique, Jacques Fame Ndongo, ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, Ă©taient quelquesfois tentĂ© de bondir de leurs fauteuils dans le carrĂ© VIP, tant la rencontre Ă©tait trĂ©pidante.
Pour obtenir ce ticket Ă©pique, les Lionnes ont misĂ© sur la concentration et beaucoup dâexpĂ©rience. Elles ont tremblĂ©. Avec un quatriĂšme set crucial oĂč elles prennent lâavance de huit points. Mais lâEgypte est lĂ , remonte, mais les Lionnes finissent par passer pour ne plus lĂącher lâaffaire. Le chemin parcouru par les Lionnes pour atteindre les portes de Rio a Ă©tĂ© jalonnĂ© dâune mise au vert dĂšs la fin du mois de dĂ©cembre avec une partie du groupe, suivie de dix jours de stage avec le groupe intĂ©gral. Pendant le tournoi, le bilan affiche deux victoires contre la Tunisie et lâAlgĂ©rie, une dĂ©faite face au Kenya. Et, la surprise du chef, cette victoire finale contre lâEgypte. Et jusquâici, les Lionnes nây croient pas. Mais⊠« They did it ! »
Dernier pays Ă avoir reprĂ©sentĂ© lâAfrique aux Jeux olympiques en 2008 et en 2012, lâAlgĂ©rie regardera la compĂ©tition Ă la tĂ©lĂ©vision. Le pays a Ă©tĂ© battu par 3 sets Ă 0 (25-20, 25-21, 26-24) par le Kenya en match comptant pour la troisiĂšme place. Une position qui ouvre les portes au tournoi de repĂȘchage Ă Moim Sukuku, capitaine du Kenya, et ses coĂ©quipiĂšres. La derniĂšre apparition du Kenya aux J.O remonte Ă 2004. Depuis, câest la disette. « Parfois, on nâa pas de chance. Je nâarrive pas Ă expliquer cela. Nous venions pourtant au Cameroun pour gagner et rien dâautre », regrette le sĂ©lectionneur kenyan, Munala Jatheth.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94676:les-lionnes-seront-a-rio&catid=6:sport&Itemid=3#contenu
Les Lionnes indomptables se sont qualifiĂ©es hier pour les JO en battant lâEgypte par (3-2) en finale de la compĂ©tition. Les Camerounaises ont rĂ©alisĂ© leur rĂȘve. Mais, elles ont souffert pour y arriver. Elles seront donc Ă Rio, au bout de prĂšs de 3 heures de match.
Ce sera dâailleurs la premiĂšre fois pour lâĂ©quipe. Des haus-le-cĆur, des palpitations, des Ă©changes Ă couper le souffle, avec au bout, les Lionnes, reines du Tournoi qualificatif olympique de volley-ball fĂ©minin, zone Afrique. Comme en 2013, lors du championnat dâAfrique des nations, le Cameroun, vice-champion cette annĂ©e-lĂ , a encore eu raison des Egyptiennes 3 sets Ă 2 (25-14, 25-27, 21-25, 25-23, 15-7). Les entraĂźneurs ont usĂ© de technique, mais surtout, fait roder un groupe qui sâest trĂšs souvent fait peur. Christelle Nana Tchoudjang, la capitaine et pointue, a pris la rencontre sur son compte. Comme Laetitia Moma (rĂ©ceptionneuse-attaquante), Tatiana Baran (passeuse)⊠ont pris le chemin de lâengagement. Des hĂ©sitations, trĂšs vite remaniĂ©es, des fautes directes, trĂšs vite Ă©vitĂ©es, un public qui a su faire bloc Ă des moments cruciaux. Vous avez dit public ? M. Pierre IsmaĂ«l Bidoung Mkpatt, ministre des Sports et de lâEducation physique, Jacques Fame Ndongo, ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, Ă©taient quelquesfois tentĂ© de bondir de leurs fauteuils dans le carrĂ© VIP, tant la rencontre Ă©tait trĂ©pidante.
Pour obtenir ce ticket Ă©pique, les Lionnes ont misĂ© sur la concentration et beaucoup dâexpĂ©rience. Elles ont tremblĂ©. Avec un quatriĂšme set crucial oĂč elles prennent lâavance de huit points. Mais lâEgypte est lĂ , remonte, mais les Lionnes finissent par passer pour ne plus lĂącher lâaffaire. Le chemin parcouru par les Lionnes pour atteindre les portes de Rio a Ă©tĂ© jalonnĂ© dâune mise au vert dĂšs la fin du mois de dĂ©cembre avec une partie du groupe, suivie de dix jours de stage avec le groupe intĂ©gral. Pendant le tournoi, le bilan affiche deux victoires contre la Tunisie et lâAlgĂ©rie, une dĂ©faite face au Kenya. Et, la surprise du chef, cette victoire finale contre lâEgypte. Et jusquâici, les Lionnes nây croient pas. Mais⊠« They did it ! »
Dernier pays Ă avoir reprĂ©sentĂ© lâAfrique aux Jeux olympiques en 2008 et en 2012, lâAlgĂ©rie regardera la compĂ©tition Ă la tĂ©lĂ©vision. Le pays a Ă©tĂ© battu par 3 sets Ă 0 (25-20, 25-21, 26-24) par le Kenya en match comptant pour la troisiĂšme place. Une position qui ouvre les portes au tournoi de repĂȘchage Ă Moim Sukuku, capitaine du Kenya, et ses coĂ©quipiĂšres. La derniĂšre apparition du Kenya aux J.O remonte Ă 2004. Depuis, câest la disette. « Parfois, on nâa pas de chance. Je nâarrive pas Ă expliquer cela. Nous venions pourtant au Cameroun pour gagner et rien dâautre », regrette le sĂ©lectionneur kenyan, Munala Jatheth.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94676:les-lionnes-seront-a-rio&catid=6:sport&Itemid=3#contenu
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Les Lionnes seront Ă Rio
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Axe Obala-Bouam Route nationale n°1 Un chantier au ralenti
Le MINTP est allĂ© sâenquĂ©rir de lâĂ©tat dâavancement des travaux de construction lundi dernier. Circuler sur la route nationale N°1 Obala-Batchenga-Bouam : axe Kolessong-Nding (lot n°2) et la bretelle Nanga-Eboko-Bifogo, dans la LĂ©kiĂ© et la Haute Sanaga sâapparente Ă un vĂ©ritable parcours du combattant.
Aux quelques mĂštres de route bitumĂ©e, se mĂȘlent des tronçons en terre. Le conducteur doit faire attention Ă ne pas tomber dans les nombreux nids de poule qui jonchent la chaussĂ©e tout en veillant Ă prendre les virages quâimposent les travaux en cours. Un amĂ©nagement dĂ©marrĂ© depuis 2011. Il Ă©tait question pour le gouvernement dâassurer le dĂ©senclavement de cette zone forestiĂšre au potentiel Ă©conomique important. Les travaux consistaient en la construction dâune route de 95 km. Il Ă©tait Ă©galement prĂ©vu la construction dâouvrages hydrauliques et de deux ponts sur les riviĂšres NsĂ©lĂ© et TĂ©dĂ©. Par ailleurs, les voies dâaccĂšs devaient ĂȘtre amĂ©nagĂ©es pour les riverains, ainsi que les stations de pĂ©age, de pesage et de comptage automatique. Mais, Ă ce jour, les ouvrages tardent Ă sortir de terre.
Lundi dernier, le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagnĂ© du secrĂ©taire dâEtat, Louis Max Ayina Ohandja est allĂ© dĂ©celer les problĂšmes qui entravent le bon dĂ©roulement des travaux qui le ministre, « avancent bien, mais lentement ». Deux difficultĂ©s majeures se sont posĂ©es notamment, lâexploitation de la carriĂšre de Mbet et le non-paiement des dĂ©comptes de lâentreprise China International Water Electric Corp (CWE), et ceux des missions de contrĂŽle. Par ailleurs, lâentreprise Burnâs en charge du lot 3, attend la signature de lâavenant au marchĂ© de contrĂŽle et Ă celui du marchĂ© des travaux supposĂ©s sâachever en novembre 2015. Une autre prĂ©occupation, la non-collaboration des populations qui refusent de libĂ©rer les emprises du fait du non-payement des indemnisations et rĂ©clament 10% de lâexploitation du massif rocheux de Mbet.
Durant la sĂ©ance de travail, qui a clĂŽturĂ© la visite des chantiers, Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© les autoritĂ©s administratives et les populations quant Ă la reprise imminente des activitĂ©s. « Les entreprises CWE et BUNâS vont se mobiliser sur le terrain en vue de la relance des travaux», a-t-il martelĂ©. Aussi, a-t-il instruit le prĂ©fet de la Haute-Sanaga de sensibiliser les populations en vue dâune exploitation paisible du massif rocheux de Mbet. Le Mintp a Ă©galement annoncĂ© que le problĂšme de financement des travaux et du payement des indemnisations seront bientĂŽt rĂ©solus. Concernant la situation des bacs hors dâusage, le MINTP a indiquĂ© quâune mission du chantier naval se dĂ©ploiera sur le terrain pour Ă©tablir un diagnostic et prescrire des mesures en vue dâune rĂ©paration. Emmanuel Nganou Djoumessi a demandĂ© quâun relevĂ© de dĂ©gradation de la route de Nanga-Eboko soit fait en vue de sa rĂ©habilitation avant la prochaine saison des pluies.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94675:axe-obala-bouam-route-nationale-nd1-un-chantier-au-ralenti-&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Le MINTP est allĂ© sâenquĂ©rir de lâĂ©tat dâavancement des travaux de construction lundi dernier. Circuler sur la route nationale N°1 Obala-Batchenga-Bouam : axe Kolessong-Nding (lot n°2) et la bretelle Nanga-Eboko-Bifogo, dans la LĂ©kiĂ© et la Haute Sanaga sâapparente Ă un vĂ©ritable parcours du combattant.
Aux quelques mĂštres de route bitumĂ©e, se mĂȘlent des tronçons en terre. Le conducteur doit faire attention Ă ne pas tomber dans les nombreux nids de poule qui jonchent la chaussĂ©e tout en veillant Ă prendre les virages quâimposent les travaux en cours. Un amĂ©nagement dĂ©marrĂ© depuis 2011. Il Ă©tait question pour le gouvernement dâassurer le dĂ©senclavement de cette zone forestiĂšre au potentiel Ă©conomique important. Les travaux consistaient en la construction dâune route de 95 km. Il Ă©tait Ă©galement prĂ©vu la construction dâouvrages hydrauliques et de deux ponts sur les riviĂšres NsĂ©lĂ© et TĂ©dĂ©. Par ailleurs, les voies dâaccĂšs devaient ĂȘtre amĂ©nagĂ©es pour les riverains, ainsi que les stations de pĂ©age, de pesage et de comptage automatique. Mais, Ă ce jour, les ouvrages tardent Ă sortir de terre.
Lundi dernier, le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagnĂ© du secrĂ©taire dâEtat, Louis Max Ayina Ohandja est allĂ© dĂ©celer les problĂšmes qui entravent le bon dĂ©roulement des travaux qui le ministre, « avancent bien, mais lentement ». Deux difficultĂ©s majeures se sont posĂ©es notamment, lâexploitation de la carriĂšre de Mbet et le non-paiement des dĂ©comptes de lâentreprise China International Water Electric Corp (CWE), et ceux des missions de contrĂŽle. Par ailleurs, lâentreprise Burnâs en charge du lot 3, attend la signature de lâavenant au marchĂ© de contrĂŽle et Ă celui du marchĂ© des travaux supposĂ©s sâachever en novembre 2015. Une autre prĂ©occupation, la non-collaboration des populations qui refusent de libĂ©rer les emprises du fait du non-payement des indemnisations et rĂ©clament 10% de lâexploitation du massif rocheux de Mbet.
Durant la sĂ©ance de travail, qui a clĂŽturĂ© la visite des chantiers, Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© les autoritĂ©s administratives et les populations quant Ă la reprise imminente des activitĂ©s. « Les entreprises CWE et BUNâS vont se mobiliser sur le terrain en vue de la relance des travaux», a-t-il martelĂ©. Aussi, a-t-il instruit le prĂ©fet de la Haute-Sanaga de sensibiliser les populations en vue dâune exploitation paisible du massif rocheux de Mbet. Le Mintp a Ă©galement annoncĂ© que le problĂšme de financement des travaux et du payement des indemnisations seront bientĂŽt rĂ©solus. Concernant la situation des bacs hors dâusage, le MINTP a indiquĂ© quâune mission du chantier naval se dĂ©ploiera sur le terrain pour Ă©tablir un diagnostic et prescrire des mesures en vue dâune rĂ©paration. Emmanuel Nganou Djoumessi a demandĂ© quâun relevĂ© de dĂ©gradation de la route de Nanga-Eboko soit fait en vue de sa rĂ©habilitation avant la prochaine saison des pluies.
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Axe Obala-Bouam Route nationale n°1 Un chantier au ralenti
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Nos langues maternelles en danger
Le petit Maxime Aboui, neuf ans, a vĂ©cu un profond dĂ©sarroi tout au long de la Semaine nationale de la Jeunesse. EngagĂ© dans un club au sein de son Ă©cole, il sâĂ©tait enregistrĂ© pour prendre part aux activitĂ©s culturelles. Son choix sâĂ©tait portĂ© sur les danses patrimoniales et la pratique des langues du terroir.
Câest donc tout joyeux, les yeux brillants, quâil a dĂ©barquĂ© Ă la maison le 1er fĂ©vrier dernier, espĂ©rant ĂȘtre coachĂ© par sa mĂšre. RĂ©action de cette derniĂšre : « DĂ©solĂ©e Maximes, tu ne peux pas maĂźtriser lâĂ©ton, avec ses contes, proverbes, chants et danses en lâespace dâune semaine. Il te faut simplement prendre la rĂ©solution, dĂšs Ă prĂ©sent, de tâintĂ©resser davantage Ă ta langue maternelle. Ainsi, tu pourras participer Ă ce jeu-concours lâannĂ©e prochaine ». Ses recours Ă ses grands-parents, oncles et tantes maĂźtrisant cette langue nâont pas portĂ© plus de succĂšs. Pour lâaider, rĂ©solution a Ă©tĂ© prise de ne sâadresser dĂ©sormais Ă lui quâen Ă©ton, pendant les activitĂ©s familiales.
Sur les quelque 7000 langues parlĂ©es dans le monde, environ 280 sont parlĂ©es sur le seul territoire du Cameroun. Ce qui fait du pays lâun des plus denses en matiĂšre de langues vivantes. Mais seuls le français et l'anglais, les deux langues officielles, disposent d'un statut lĂ©gal dĂ©fini par la Constitution et sont utilisĂ©es dans l'enseignement et la vie courante. Du coup, le cas du jeune Maxime Aboui nâest pas du tout isolĂ© dans la sphĂšre linguistique camerounaise. De lâavis de certains experts, si des dispositions prĂ©cises ne sont pas prises, la moitiĂ© des langues locales disparaĂźtra Ă la prochaine gĂ©nĂ©ration. En effet, aux confins de certaines rĂ©gions, plusieurs langues ne sont parlĂ©es que par une communautĂ© de quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes. Des langages vouĂ©s Ă disparaĂźtre avec leurs derniers locuteurs, au dĂ©triment de la richesse culturelle et linguistique du globe.
Selon lâUnesco, Ă lâinitiative de laquelle la JournĂ©e internationale de la langue maternelle se cĂ©lĂšbre chaque 21 fĂ©vrier depuis lâan 2000, prĂšs de 4% des langues ont disparu depuis 1950 et prĂšs de 40 % sont considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es dâextinction pure et simple. Dans moins de 100 ans, on estime que 500 Ă 3000 langues seulement survivront Ă ce phĂ©nomĂšne de disparition qui sâaccĂ©lĂšre de jour en jour. On considĂšre quâune langue est en danger quand ses locuteurs cessent de la pratiquer, la rĂ©servent Ă des domaines restreints ou disparaissent sans lâinculquer Ă leurs descendants. « La difficultĂ© aujourdâhui est que nombre de familles, en zone urbaine, baignent dans les langues officielles hĂ©ritĂ©es de la colonisation. Donc, Ă la maison on parle rĂ©guliĂšrement français ou anglais aux enfants. MĂȘme les grands-parents, au village qui reprĂ©sentaient le socle de la transmission de la langue maternelle, sont plutĂŽt en train de fournir de grands efforts pour Ă©changer dans les langues officielles avec leurs petits-enfants. Du coup, on trouve difficilement des puristes aujourdâhui qui vous parlent une langue locale sans y ajouter des mots de français ou dâanglais », explique un chercheur.
Des actions sont entreprises par les autoritĂ©s camerounaises, lâUNESCO, des ONG et des associations culturelles ou religieuses pour sauvegarder les langues locales, en encourageant notamment leur enseignement. Ainsi, la JournĂ©e internationale cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e vise Ă promouvoir la diversitĂ© linguistique et culturelle. La date du 21 fĂ©vrier a Ă©tĂ© choisie en hommage aux Ă©tudiants tuĂ©s par la police Ă Dacca (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit dĂ©clarĂ©e deuxiĂšme langue nationale du Pakistan de l'Ă©poque.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94674:nos-langues-maternelles-en-danger&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
Le petit Maxime Aboui, neuf ans, a vĂ©cu un profond dĂ©sarroi tout au long de la Semaine nationale de la Jeunesse. EngagĂ© dans un club au sein de son Ă©cole, il sâĂ©tait enregistrĂ© pour prendre part aux activitĂ©s culturelles. Son choix sâĂ©tait portĂ© sur les danses patrimoniales et la pratique des langues du terroir.
Câest donc tout joyeux, les yeux brillants, quâil a dĂ©barquĂ© Ă la maison le 1er fĂ©vrier dernier, espĂ©rant ĂȘtre coachĂ© par sa mĂšre. RĂ©action de cette derniĂšre : « DĂ©solĂ©e Maximes, tu ne peux pas maĂźtriser lâĂ©ton, avec ses contes, proverbes, chants et danses en lâespace dâune semaine. Il te faut simplement prendre la rĂ©solution, dĂšs Ă prĂ©sent, de tâintĂ©resser davantage Ă ta langue maternelle. Ainsi, tu pourras participer Ă ce jeu-concours lâannĂ©e prochaine ». Ses recours Ă ses grands-parents, oncles et tantes maĂźtrisant cette langue nâont pas portĂ© plus de succĂšs. Pour lâaider, rĂ©solution a Ă©tĂ© prise de ne sâadresser dĂ©sormais Ă lui quâen Ă©ton, pendant les activitĂ©s familiales.
Sur les quelque 7000 langues parlĂ©es dans le monde, environ 280 sont parlĂ©es sur le seul territoire du Cameroun. Ce qui fait du pays lâun des plus denses en matiĂšre de langues vivantes. Mais seuls le français et l'anglais, les deux langues officielles, disposent d'un statut lĂ©gal dĂ©fini par la Constitution et sont utilisĂ©es dans l'enseignement et la vie courante. Du coup, le cas du jeune Maxime Aboui nâest pas du tout isolĂ© dans la sphĂšre linguistique camerounaise. De lâavis de certains experts, si des dispositions prĂ©cises ne sont pas prises, la moitiĂ© des langues locales disparaĂźtra Ă la prochaine gĂ©nĂ©ration. En effet, aux confins de certaines rĂ©gions, plusieurs langues ne sont parlĂ©es que par une communautĂ© de quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes. Des langages vouĂ©s Ă disparaĂźtre avec leurs derniers locuteurs, au dĂ©triment de la richesse culturelle et linguistique du globe.
Selon lâUnesco, Ă lâinitiative de laquelle la JournĂ©e internationale de la langue maternelle se cĂ©lĂšbre chaque 21 fĂ©vrier depuis lâan 2000, prĂšs de 4% des langues ont disparu depuis 1950 et prĂšs de 40 % sont considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es dâextinction pure et simple. Dans moins de 100 ans, on estime que 500 Ă 3000 langues seulement survivront Ă ce phĂ©nomĂšne de disparition qui sâaccĂ©lĂšre de jour en jour. On considĂšre quâune langue est en danger quand ses locuteurs cessent de la pratiquer, la rĂ©servent Ă des domaines restreints ou disparaissent sans lâinculquer Ă leurs descendants. « La difficultĂ© aujourdâhui est que nombre de familles, en zone urbaine, baignent dans les langues officielles hĂ©ritĂ©es de la colonisation. Donc, Ă la maison on parle rĂ©guliĂšrement français ou anglais aux enfants. MĂȘme les grands-parents, au village qui reprĂ©sentaient le socle de la transmission de la langue maternelle, sont plutĂŽt en train de fournir de grands efforts pour Ă©changer dans les langues officielles avec leurs petits-enfants. Du coup, on trouve difficilement des puristes aujourdâhui qui vous parlent une langue locale sans y ajouter des mots de français ou dâanglais », explique un chercheur.
Des actions sont entreprises par les autoritĂ©s camerounaises, lâUNESCO, des ONG et des associations culturelles ou religieuses pour sauvegarder les langues locales, en encourageant notamment leur enseignement. Ainsi, la JournĂ©e internationale cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e vise Ă promouvoir la diversitĂ© linguistique et culturelle. La date du 21 fĂ©vrier a Ă©tĂ© choisie en hommage aux Ă©tudiants tuĂ©s par la police Ă Dacca (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit dĂ©clarĂ©e deuxiĂšme langue nationale du Pakistan de l'Ă©poque.
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Nos langues maternelles en danger
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Le décret présidentiel du 15 février 2016 précise également les plafonds des rémunérations applicables dans les différentes branches des prestations.
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Cotisations sociales De nouveaux taux fixés
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Les experts ont esquissé les premiers contours de cet outil hier, en présence de Joan Clos.*
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La politique nationale urbaine en chantier
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Lâesplanade de lâaĂ©rogare, en travaux depuis janvier, prĂ©sente dĂ©sormais un meilleur visage.
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Aéroport La transformation se poursuit
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Pierre Landry Etoundi, administrateur principal des prisons, a Ă©tĂ© promu Ă la tĂȘte de cette maison dâarrĂȘt lundi dernier.
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Un nouveau régisseur à Kondengui
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Hugo Broos et son premier adjoint, Sven Vandenbrock, sont arrivĂ©s hier soir Ă YaoundĂ© en vue de la signature de leurs contrats avec les Lions indomptables. Le nouveau sĂ©lectionneur des Lions indomptables sera installĂ© ce jeudi au cours dâune cĂ©rĂ©monie au palais des Sports de YaoundĂ©. Celle-ci sera suivie dâune confĂ©rence de presse dâHugo Broos et du prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, Tombi Ă Roko Sidiki.
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Lions indomptables: Hugo Broos installé ce jeudi
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
CAN 2016: Le ComitĂ© dâorganisation créé
Un dĂ©cret du chef de lâEtat a mis sur pied hier les structures nationales chargĂ©es dâorganiser la compĂ©tition, en relation avec la CAF. COCHAN 2016. Ou ComitĂ© dâorganisation local du championnat dâAfrique de football fĂ©minin. VoilĂ un sigle auquel il faudra trĂšs vite sâhabituer. Depuis hier en effet, le chef de lâEtat, Paul Biya, a créé par dĂ©cret le COCHAN qui devra sâassurer de la bonne organisation de la compĂ©tition que le Cameroun abrite du 19 novembre au 03 dĂ©cembre prochains. Et ce, en collaboration avec la commission dâorganisation de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF). PlacĂ© sous lâautoritĂ© du Premier ministre, chef du gouvernement, le COCHAN devra sâassurer de la conformitĂ© du cahier des charges servi au Cameroun dans ce sens.
Pour ce faire, le COCHAN sera composĂ© de trois entitĂ©s. La premiĂšre, câest le ComitĂ© de supervision « chargĂ© dâarrĂȘter les orientations stratĂ©giques liĂ©es Ă lâorganisation et au bon dĂ©roulement » de la compĂ©tition. Une dizaine de ministres en font partie, ainsi que divers membres dont le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Ensuite, le ComitĂ© central dâorganisation mettra en Ćuvre les orientations arrĂȘtĂ©es par le ComitĂ© de supervision. Il est prĂ©sidĂ© par le ministre des Sports et de lâEducation physique qui constate la nomination de ses membres et adresse un compte rendu mensuel au chef du gouvernement. A ce niveau Ă©galement, une Direction du tournoi et des commissions techniques ont Ă©tĂ© créées. Question dâassurer la liaison entre tous ces comitĂ©s et mĂȘme avec la CAF. Câest le prĂ©sident de la FECAFOOT qui, cette fois, nomme les membres. Enfin, la derniĂšre entitĂ© du COCHAN est constituĂ©e par les ComitĂ©s de site qui sont les opĂ©rationnels dans les villes concernĂ©es, YaoundĂ© et LimbĂ© en lâoccurrence.
La crĂ©ation du COCHAN intervient dans la foulĂ©e des ComitĂ©s locaux dâorganisation des CAN 2016 et 2019 dans les rĂ©gions hĂŽtes, le 1er fĂ©vrier dernier. Question de bien faire comprendre que lâon rentre dans le vif du sujet. LA compĂ©tition, câest dans moins de dix mois. Le chef de lâEtat tient au succĂšs de la compĂ©tition. A chacun des comitĂ©s dĂ©sormais créés de jouer sa partition.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94679:can-2016-le-comite-dorganisation-cree&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Un dĂ©cret du chef de lâEtat a mis sur pied hier les structures nationales chargĂ©es dâorganiser la compĂ©tition, en relation avec la CAF. COCHAN 2016. Ou ComitĂ© dâorganisation local du championnat dâAfrique de football fĂ©minin. VoilĂ un sigle auquel il faudra trĂšs vite sâhabituer. Depuis hier en effet, le chef de lâEtat, Paul Biya, a créé par dĂ©cret le COCHAN qui devra sâassurer de la bonne organisation de la compĂ©tition que le Cameroun abrite du 19 novembre au 03 dĂ©cembre prochains. Et ce, en collaboration avec la commission dâorganisation de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF). PlacĂ© sous lâautoritĂ© du Premier ministre, chef du gouvernement, le COCHAN devra sâassurer de la conformitĂ© du cahier des charges servi au Cameroun dans ce sens.
Pour ce faire, le COCHAN sera composĂ© de trois entitĂ©s. La premiĂšre, câest le ComitĂ© de supervision « chargĂ© dâarrĂȘter les orientations stratĂ©giques liĂ©es Ă lâorganisation et au bon dĂ©roulement » de la compĂ©tition. Une dizaine de ministres en font partie, ainsi que divers membres dont le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Ensuite, le ComitĂ© central dâorganisation mettra en Ćuvre les orientations arrĂȘtĂ©es par le ComitĂ© de supervision. Il est prĂ©sidĂ© par le ministre des Sports et de lâEducation physique qui constate la nomination de ses membres et adresse un compte rendu mensuel au chef du gouvernement. A ce niveau Ă©galement, une Direction du tournoi et des commissions techniques ont Ă©tĂ© créées. Question dâassurer la liaison entre tous ces comitĂ©s et mĂȘme avec la CAF. Câest le prĂ©sident de la FECAFOOT qui, cette fois, nomme les membres. Enfin, la derniĂšre entitĂ© du COCHAN est constituĂ©e par les ComitĂ©s de site qui sont les opĂ©rationnels dans les villes concernĂ©es, YaoundĂ© et LimbĂ© en lâoccurrence.
La crĂ©ation du COCHAN intervient dans la foulĂ©e des ComitĂ©s locaux dâorganisation des CAN 2016 et 2019 dans les rĂ©gions hĂŽtes, le 1er fĂ©vrier dernier. Question de bien faire comprendre que lâon rentre dans le vif du sujet. LA compĂ©tition, câest dans moins de dix mois. Le chef de lâEtat tient au succĂšs de la compĂ©tition. A chacun des comitĂ©s dĂ©sormais créés de jouer sa partition.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94679:can-2016-le-comite-dorganisation-cree&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
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CAN 2016: Le ComitĂ© dâorganisation créé
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Emballages du ciment: Le plastique a le vent en poupe
Producteurs locaux et importateurs proposent dĂ©sormais ces solutions, pour notamment desservir les rĂ©gions septentrionales. Plusieurs constructeurs de YaoundĂ© ont rĂ©cemment Ă©tĂ© intriguĂ©s par la prĂ©sence, dans les quincailleries, de ciments conditionnĂ©s dans des emballages plastiques. Beaucoup se sont donc interrogĂ©s sur cette situation, Ă©tant entendu que lâusage de cette matiĂšre est dĂ©sormais interdit au Cameroun. Pourtant, Ă en croire ce jeune gĂ©rant de quincaillerie situĂ©e au marchĂ© de Mokolo, « ça fait plusieurs mois que le ciment se vend dans les sacs plastiques ». Le vendeur assure que si les gens ne le savent pas, « câest parce que ces sacs-lĂ sont rares Ă YaoundĂ©. Les camions les chargent Ă Douala et les amĂšnent gĂ©nĂ©ralement vers le Nord », explique notre source. MĂȘme son de cloche dans plusieurs autres points de vente de la ville, oĂč les commerçants indiquent que câest dans le septentrion que ces emballages sont vulgaires. « Il sâagit notamment du Ciment Konch, de CIMAF et de Dangote », prĂ©cise lâun dâentre eux.
Joint par tĂ©lĂ©phone, Abdullahi Baba, directeur gĂ©nĂ©ral de Dangote Cameroon SA, assure quâeffectivement, « 30% de notre production quâon achemine dans le Nord sont emballĂ©s dans du plastique conforme Ă la rĂ©glementation camerounaise ». Il explique que la solution sâimposait, Ă cause des plaintes incessantes des distributeurs des rĂ©gions septentrionales. « Ils enregistraient 15 Ă 20% de perte dans le transport, du fait notamment des sacs papiers qui se dĂ©chiraient en chemin. Le problĂšme Ă©tant, nous nous sommes adressĂ©s au ministre de lâEnvironnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED), qui nous a autorisĂ©s Ă utiliser des emballages plastiques solides, que nous avons obligation de recycler », rapporte le DG de Dangote Cameroon. Ainsi, quâil sâagisse de production ou de recyclage, Abdullahi Baba indique que sa cimenterie est assistĂ©e et contrĂŽlĂ©e en permanence par des experts environnementaux.
A lâobservation, les emballages plastiques utilisĂ©s par les cimentiers sont semblables aux sacs « Mbandjock », vendus impunĂ©ment dans les marchĂ©s. Joints au tĂ©lĂ©phone, les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINEPDED du Nord et de lâExtrĂȘme-Nord rappellent simplement que les emballages plastiques interdits sont ceux de 0 Ă 60 microns. « Lâusage Ă titre commercial des emballages de plus de 60 microns est nĂ©anmoins assujetti Ă lâobtention dâun permis environnemental sur lequel est attachĂ© un plan de gestion de dĂ©chets, notamment la collecte et le recyclage », prĂ©cise Damou Lamtoing de lâExtrĂȘme-Nord. Concernant particuliĂšrement le type dâemballage utilisĂ© par les cimentiers, notre source indique que « du fait quâils ne se retrouvent pas en grand nombre dans la nature et sont rĂ©utilisables, ils ne posent vĂ©ritablement pas de problĂšme ». Encore quâils sont autorisĂ©s et contrĂŽlĂ©s.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94678:emballages-du-ciment-le-plastique-a-le-vent-en-poupe&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Producteurs locaux et importateurs proposent dĂ©sormais ces solutions, pour notamment desservir les rĂ©gions septentrionales. Plusieurs constructeurs de YaoundĂ© ont rĂ©cemment Ă©tĂ© intriguĂ©s par la prĂ©sence, dans les quincailleries, de ciments conditionnĂ©s dans des emballages plastiques. Beaucoup se sont donc interrogĂ©s sur cette situation, Ă©tant entendu que lâusage de cette matiĂšre est dĂ©sormais interdit au Cameroun. Pourtant, Ă en croire ce jeune gĂ©rant de quincaillerie situĂ©e au marchĂ© de Mokolo, « ça fait plusieurs mois que le ciment se vend dans les sacs plastiques ». Le vendeur assure que si les gens ne le savent pas, « câest parce que ces sacs-lĂ sont rares Ă YaoundĂ©. Les camions les chargent Ă Douala et les amĂšnent gĂ©nĂ©ralement vers le Nord », explique notre source. MĂȘme son de cloche dans plusieurs autres points de vente de la ville, oĂč les commerçants indiquent que câest dans le septentrion que ces emballages sont vulgaires. « Il sâagit notamment du Ciment Konch, de CIMAF et de Dangote », prĂ©cise lâun dâentre eux.
Joint par tĂ©lĂ©phone, Abdullahi Baba, directeur gĂ©nĂ©ral de Dangote Cameroon SA, assure quâeffectivement, « 30% de notre production quâon achemine dans le Nord sont emballĂ©s dans du plastique conforme Ă la rĂ©glementation camerounaise ». Il explique que la solution sâimposait, Ă cause des plaintes incessantes des distributeurs des rĂ©gions septentrionales. « Ils enregistraient 15 Ă 20% de perte dans le transport, du fait notamment des sacs papiers qui se dĂ©chiraient en chemin. Le problĂšme Ă©tant, nous nous sommes adressĂ©s au ministre de lâEnvironnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED), qui nous a autorisĂ©s Ă utiliser des emballages plastiques solides, que nous avons obligation de recycler », rapporte le DG de Dangote Cameroon. Ainsi, quâil sâagisse de production ou de recyclage, Abdullahi Baba indique que sa cimenterie est assistĂ©e et contrĂŽlĂ©e en permanence par des experts environnementaux.
A lâobservation, les emballages plastiques utilisĂ©s par les cimentiers sont semblables aux sacs « Mbandjock », vendus impunĂ©ment dans les marchĂ©s. Joints au tĂ©lĂ©phone, les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINEPDED du Nord et de lâExtrĂȘme-Nord rappellent simplement que les emballages plastiques interdits sont ceux de 0 Ă 60 microns. « Lâusage Ă titre commercial des emballages de plus de 60 microns est nĂ©anmoins assujetti Ă lâobtention dâun permis environnemental sur lequel est attachĂ© un plan de gestion de dĂ©chets, notamment la collecte et le recyclage », prĂ©cise Damou Lamtoing de lâExtrĂȘme-Nord. Concernant particuliĂšrement le type dâemballage utilisĂ© par les cimentiers, notre source indique que « du fait quâils ne se retrouvent pas en grand nombre dans la nature et sont rĂ©utilisables, ils ne posent vĂ©ritablement pas de problĂšme ». Encore quâils sont autorisĂ©s et contrĂŽlĂ©s.
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