Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 17 février 2016.
L’appel de l’opposition Ă  une journĂ©e ville morte a Ă©tĂ© suivi hier dans la capitale et dans certaines mĂ©tropoles du pays. Kinshasa n’a pas connu hier son ambiance matinale habituelle faite de rues encombrĂ©es d’automobiles et de nombreux usagers se pressant dans tous les sens.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94677:rdc-kinshasa-au-ralenti&catid=39:politique&Itemid=5
Les Lionnes seront Ă  Rio

Les Lionnes indomptables se sont qualifiĂ©es hier pour les JO en battant l’Egypte par (3-2) en finale de la compĂ©tition. Les Camerounaises ont rĂ©alisĂ© leur rĂȘve. Mais, elles ont souffert pour y arriver. Elles seront donc Ă  Rio, au bout de prĂšs de 3 heures de match.
Ce sera d’ailleurs la premiĂšre fois pour l’équipe. Des haus-le-cƓur, des palpitations, des Ă©changes Ă  couper le souffle, avec au bout, les Lionnes, reines du Tournoi qualificatif olympique de volley-ball fĂ©minin, zone Afrique. Comme en 2013, lors du championnat d’Afrique des nations, le Cameroun, vice-champion cette annĂ©e-lĂ , a encore eu raison des Egyptiennes 3 sets Ă  2 (25-14, 25-27, 21-25, 25-23, 15-7). Les entraĂźneurs ont usĂ© de technique, mais surtout, fait roder un groupe qui s’est trĂšs souvent fait peur. Christelle Nana Tchoudjang, la capitaine et pointue, a pris la rencontre sur son compte. Comme Laetitia Moma (rĂ©ceptionneuse-attaquante), Tatiana Baran (passeuse)
 ont pris le chemin de l’engagement. Des hĂ©sitations, trĂšs vite remaniĂ©es, des fautes directes, trĂšs vite Ă©vitĂ©es, un public qui a su faire bloc Ă  des moments cruciaux. Vous avez dit public ? M. Pierre IsmaĂ«l Bidoung Mkpatt, ministre des Sports et de l’Education physique, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Ă©taient quelquesfois tentĂ© de bondir de leurs fauteuils dans le carrĂ© VIP, tant la rencontre Ă©tait trĂ©pidante.
Pour obtenir ce ticket Ă©pique, les Lionnes ont misĂ© sur la concentration et beaucoup d’expĂ©rience. Elles ont tremblĂ©. Avec un quatriĂšme set crucial oĂč elles prennent l’avance de huit points. Mais l’Egypte est lĂ , remonte, mais les Lionnes finissent par passer pour ne plus lĂącher l’affaire. Le chemin parcouru par les Lionnes pour atteindre les portes de Rio a Ă©tĂ© jalonnĂ© d’une mise au vert dĂšs la fin du mois de dĂ©cembre avec une partie du groupe, suivie de dix jours de stage avec le groupe intĂ©gral. Pendant le tournoi, le bilan affiche deux victoires contre la Tunisie et l’AlgĂ©rie, une dĂ©faite face au Kenya. Et, la surprise du chef, cette victoire finale contre l’Egypte. Et jusqu’ici, les Lionnes n’y croient pas. Mais
 « They did it ! »
Dernier pays Ă  avoir reprĂ©sentĂ© l’Afrique aux Jeux olympiques en 2008 et en 2012, l’AlgĂ©rie regardera la compĂ©tition Ă  la tĂ©lĂ©vision. Le pays a Ă©tĂ© battu par 3 sets Ă  0 (25-20, 25-21, 26-24) par le Kenya en match comptant pour la troisiĂšme place. Une position qui ouvre les portes au tournoi de repĂȘchage Ă  Moim Sukuku, capitaine du Kenya, et ses coĂ©quipiĂšres. La derniĂšre apparition du Kenya aux J.O remonte Ă  2004. Depuis, c’est la disette. « Parfois, on n’a pas de chance. Je n’arrive pas Ă  expliquer cela. Nous venions pourtant au Cameroun pour gagner et rien d’autre », regrette le sĂ©lectionneur kenyan, Munala Jatheth.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94676:les-lionnes-seront-a-rio&catid=6:sport&Itemid=3#contenu
Axe Obala-Bouam Route nationale n°1 Un chantier au ralenti

Le MINTP est allĂ© s’enquĂ©rir de l’état d’avancement des travaux de construction lundi dernier. Circuler sur la route nationale N°1 Obala-Batchenga-Bouam : axe Kolessong-Nding (lot n°2) et la bretelle Nanga-Eboko-Bifogo, dans la LĂ©kiĂ© et la Haute Sanaga s’apparente Ă  un vĂ©ritable parcours du combattant.
Aux quelques mĂštres de route bitumĂ©e, se mĂȘlent des tronçons en terre. Le conducteur doit faire attention Ă  ne pas tomber dans les nombreux nids de poule qui jonchent la chaussĂ©e tout en veillant Ă  prendre les virages qu’imposent les travaux en cours. Un amĂ©nagement dĂ©marrĂ© depuis 2011. Il Ă©tait question pour le gouvernement d’assurer le dĂ©senclavement de cette zone forestiĂšre au potentiel Ă©conomique important. Les travaux consistaient en la construction d’une route de 95 km. Il Ă©tait Ă©galement prĂ©vu la construction d’ouvrages hydrauliques et de deux ponts sur les riviĂšres NsĂ©lĂ© et TĂ©dĂ©. Par ailleurs, les voies d’accĂšs devaient ĂȘtre amĂ©nagĂ©es pour les riverains, ainsi que les stations de pĂ©age, de pesage et de comptage automatique. Mais, Ă  ce jour, les ouvrages tardent Ă  sortir de terre.
Lundi dernier, le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagnĂ© du secrĂ©taire d’Etat, Louis Max Ayina Ohandja est allĂ© dĂ©celer les problĂšmes qui entravent le bon dĂ©roulement des travaux qui le ministre, « avancent bien, mais lentement ». Deux difficultĂ©s majeures se sont posĂ©es notamment, l’exploitation de la carriĂšre de Mbet et le non-paiement des dĂ©comptes de l’entreprise China International Water Electric Corp (CWE), et ceux des missions de contrĂŽle. Par ailleurs, l’entreprise Burn’s en charge du lot 3, attend la signature de l’avenant au marchĂ© de contrĂŽle et Ă  celui du marchĂ© des travaux supposĂ©s s’achever en novembre 2015. Une autre prĂ©occupation, la non-collaboration des populations qui refusent de libĂ©rer les emprises du fait du non-payement des indemnisations et rĂ©clament 10% de l’exploitation du massif rocheux de Mbet.
Durant la sĂ©ance de travail, qui a clĂŽturĂ© la visite des chantiers, Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© les autoritĂ©s administratives et les populations quant Ă  la reprise imminente des activitĂ©s. « Les entreprises CWE et BUN’S vont se mobiliser sur le terrain en vue de la relance des travaux», a-t-il martelĂ©. Aussi, a-t-il instruit le prĂ©fet de la Haute-Sanaga de sensibiliser les populations en vue d’une exploitation paisible du massif rocheux de Mbet. Le Mintp a Ă©galement annoncĂ© que le problĂšme de financement des travaux et du payement des indemnisations seront bientĂŽt rĂ©solus. Concernant la situation des bacs hors d’usage, le MINTP a indiquĂ© qu’une mission du chantier naval se dĂ©ploiera sur le terrain pour Ă©tablir un diagnostic et prescrire des mesures en vue d’une rĂ©paration. Emmanuel Nganou Djoumessi a demandĂ© qu’un relevĂ© de dĂ©gradation de la route de Nanga-Eboko soit fait en vue de sa rĂ©habilitation avant la prochaine saison des pluies.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94675:axe-obala-bouam-route-nationale-nd1-un-chantier-au-ralenti-&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Nos langues maternelles en danger

Le petit Maxime Aboui, neuf ans, a vĂ©cu un profond dĂ©sarroi tout au long de la Semaine nationale de la Jeunesse. EngagĂ© dans un club au sein de son Ă©cole, il s’était enregistrĂ© pour prendre part aux activitĂ©s culturelles. Son choix s’était portĂ© sur les danses patrimoniales et la pratique des langues du terroir.
C’est donc tout joyeux, les yeux brillants, qu’il a dĂ©barquĂ© Ă  la maison le 1er fĂ©vrier dernier, espĂ©rant ĂȘtre coachĂ© par sa mĂšre. RĂ©action de cette derniĂšre : « DĂ©solĂ©e Maximes, tu ne peux pas maĂźtriser l’éton, avec ses contes, proverbes, chants et danses en l’espace d’une semaine. Il te faut simplement prendre la rĂ©solution, dĂšs Ă  prĂ©sent, de t’intĂ©resser davantage Ă  ta langue maternelle. Ainsi, tu pourras participer Ă  ce jeu-concours l’annĂ©e prochaine ». Ses recours Ă  ses grands-parents, oncles et tantes maĂźtrisant cette langue n’ont pas portĂ© plus de succĂšs. Pour l’aider, rĂ©solution a Ă©tĂ© prise de ne s’adresser dĂ©sormais Ă  lui qu’en Ă©ton, pendant les activitĂ©s familiales.
Sur les quelque 7000 langues parlĂ©es dans le monde, environ 280 sont parlĂ©es sur le seul territoire du Cameroun. Ce qui fait du pays l’un des plus denses en matiĂšre de langues vivantes. Mais seuls le français et l'anglais, les deux langues officielles, disposent d'un statut lĂ©gal dĂ©fini par la Constitution et sont utilisĂ©es dans l'enseignement et la vie courante. Du coup, le cas du jeune Maxime Aboui n’est pas du tout isolĂ© dans la sphĂšre linguistique camerounaise. De l’avis de certains experts, si des dispositions prĂ©cises ne sont pas prises, la moitiĂ© des langues locales disparaĂźtra Ă  la prochaine gĂ©nĂ©ration. En effet, aux confins de certaines rĂ©gions, plusieurs langues ne sont parlĂ©es que par une communautĂ© de quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes. Des langages vouĂ©s Ă  disparaĂźtre avec leurs derniers locuteurs, au dĂ©triment de la richesse culturelle et linguistique du globe.
Selon l’Unesco, Ă  l’initiative de laquelle la JournĂ©e internationale de la langue maternelle se cĂ©lĂšbre chaque 21 fĂ©vrier depuis l’an 2000, prĂšs de 4% des langues ont disparu depuis 1950 et prĂšs de 40 % sont considĂ©rĂ©es comme menacĂ©es d’extinction pure et simple. Dans moins de 100 ans, on estime que 500 Ă  3000 langues seulement survivront Ă  ce phĂ©nomĂšne de disparition qui s’accĂ©lĂšre de jour en jour. On considĂšre qu’une langue est en danger quand ses locuteurs cessent de la pratiquer, la rĂ©servent Ă  des domaines restreints ou disparaissent sans l’inculquer Ă  leurs descendants. « La difficultĂ© aujourd’hui est que nombre de familles, en zone urbaine, baignent dans les langues officielles hĂ©ritĂ©es de la colonisation. Donc, Ă  la maison on parle rĂ©guliĂšrement français ou anglais aux enfants. MĂȘme les grands-parents, au village qui reprĂ©sentaient le socle de la transmission de la langue maternelle, sont plutĂŽt en train de fournir de grands efforts pour Ă©changer dans les langues officielles avec leurs petits-enfants. Du coup, on trouve difficilement des puristes aujourd’hui qui vous parlent une langue locale sans y ajouter des mots de français ou d’anglais », explique un chercheur.
Des actions sont entreprises par les autoritĂ©s camerounaises, l’UNESCO, des ONG et des associations culturelles ou religieuses pour sauvegarder les langues locales, en encourageant notamment leur enseignement. Ainsi, la JournĂ©e internationale cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e vise Ă  promouvoir la diversitĂ© linguistique et culturelle. La date du 21 fĂ©vrier a Ă©tĂ© choisie en hommage aux Ă©tudiants tuĂ©s par la police Ă  Dacca (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit dĂ©clarĂ©e deuxiĂšme langue nationale du Pakistan de l'Ă©poque.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94674:nos-langues-maternelles-en-danger&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
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Cameroon Tribune du jeudi, 18 février 2016.
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Hugo Broos et son premier adjoint, Sven Vandenbrock, sont arrivĂ©s hier soir Ă  YaoundĂ© en vue de la signature de leurs contrats avec les Lions indomptables. Le nouveau sĂ©lectionneur des Lions indomptables sera installĂ© ce jeudi au cours d’une cĂ©rĂ©monie au palais des Sports de YaoundĂ©. Celle-ci sera suivie d’une confĂ©rence de presse d’Hugo Broos et du prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, Tombi Ă  Roko Sidiki.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94680:lions-indomptables-hugo-broos-installe-ce-jeudi&catid=6:sport&Itemid=3
CAN 2016: Le ComitĂ© d’organisation créé

Un dĂ©cret du chef de l’Etat a mis sur pied hier les structures nationales chargĂ©es d’organiser la compĂ©tition, en relation avec la CAF. COCHAN 2016. Ou ComitĂ© d’organisation local du championnat d’Afrique de football fĂ©minin. VoilĂ  un sigle auquel il faudra trĂšs vite s’habituer. Depuis hier en effet, le chef de l’Etat, Paul Biya, a créé par dĂ©cret le COCHAN qui devra s’assurer de la bonne organisation de la compĂ©tition que le Cameroun abrite du 19 novembre au 03 dĂ©cembre prochains. Et ce, en collaboration avec la commission d’organisation de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF). PlacĂ© sous l’autoritĂ© du Premier ministre, chef du gouvernement, le COCHAN devra s’assurer de la conformitĂ© du cahier des charges servi au Cameroun dans ce sens.
Pour ce faire, le COCHAN sera composĂ© de trois entitĂ©s. La premiĂšre, c’est le ComitĂ© de supervision « chargĂ© d’arrĂȘter les orientations stratĂ©giques liĂ©es Ă  l’organisation et au bon dĂ©roulement » de la compĂ©tition. Une dizaine de ministres en font partie, ainsi que divers membres dont le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Ensuite, le ComitĂ© central d’organisation mettra en Ɠuvre les orientations arrĂȘtĂ©es par le ComitĂ© de supervision. Il est prĂ©sidĂ© par le ministre des Sports et de l’Education physique qui constate la nomination de ses membres et adresse un compte rendu mensuel au chef du gouvernement. A ce niveau Ă©galement, une Direction du tournoi et des commissions techniques ont Ă©tĂ© créées. Question d’assurer la liaison entre tous ces comitĂ©s et mĂȘme avec la CAF. C’est le prĂ©sident de la FECAFOOT qui, cette fois, nomme les membres. Enfin, la derniĂšre entitĂ© du COCHAN est constituĂ©e par les ComitĂ©s de site qui sont les opĂ©rationnels dans les villes concernĂ©es, YaoundĂ© et LimbĂ© en l’occurrence.
La crĂ©ation du COCHAN intervient dans la foulĂ©e des ComitĂ©s locaux d’organisation des CAN 2016 et 2019 dans les rĂ©gions hĂŽtes, le 1er fĂ©vrier dernier. Question de bien faire comprendre que l’on rentre dans le vif du sujet. LA compĂ©tition, c’est dans moins de dix mois. Le chef de l’Etat tient au succĂšs de la compĂ©tition. A chacun des comitĂ©s dĂ©sormais créés de jouer sa partition.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94679:can-2016-le-comite-dorganisation-cree&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Emballages du ciment: Le plastique a le vent en poupe

Producteurs locaux et importateurs proposent dĂ©sormais ces solutions, pour notamment desservir les rĂ©gions septentrionales. Plusieurs constructeurs de YaoundĂ© ont rĂ©cemment Ă©tĂ© intriguĂ©s par la prĂ©sence, dans les quincailleries, de ciments conditionnĂ©s dans des emballages plastiques. Beaucoup se sont donc interrogĂ©s sur cette situation, Ă©tant entendu que l’usage de cette matiĂšre est dĂ©sormais interdit au Cameroun. Pourtant, Ă  en croire ce jeune gĂ©rant de quincaillerie situĂ©e au marchĂ© de Mokolo, « ça fait plusieurs mois que le ciment se vend dans les sacs plastiques ». Le vendeur assure que si les gens ne le savent pas, « c’est parce que ces sacs-lĂ  sont rares Ă  YaoundĂ©. Les camions les chargent Ă  Douala et les amĂšnent gĂ©nĂ©ralement vers le Nord », explique notre source. MĂȘme son de cloche dans plusieurs autres points de vente de la ville, oĂč les commerçants indiquent que c’est dans le septentrion que ces emballages sont vulgaires. « Il s’agit notamment du Ciment Konch, de CIMAF et de Dangote », prĂ©cise l’un d’entre eux.
Joint par tĂ©lĂ©phone, Abdullahi Baba, directeur gĂ©nĂ©ral de Dangote Cameroon SA, assure qu’effectivement, « 30% de notre production qu’on achemine dans le Nord sont emballĂ©s dans du plastique conforme Ă  la rĂ©glementation camerounaise ». Il explique que la solution s’imposait, Ă  cause des plaintes incessantes des distributeurs des rĂ©gions septentrionales. « Ils enregistraient 15 Ă  20% de perte dans le transport, du fait notamment des sacs papiers qui se dĂ©chiraient en chemin. Le problĂšme Ă©tant, nous nous sommes adressĂ©s au ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED), qui nous a autorisĂ©s Ă  utiliser des emballages plastiques solides, que nous avons obligation de recycler », rapporte le DG de Dangote Cameroon. Ainsi, qu’il s’agisse de production ou de recyclage, Abdullahi Baba indique que sa cimenterie est assistĂ©e et contrĂŽlĂ©e en permanence par des experts environnementaux.
A l’observation, les emballages plastiques utilisĂ©s par les cimentiers sont semblables aux sacs « Mbandjock », vendus impunĂ©ment dans les marchĂ©s. Joints au tĂ©lĂ©phone, les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINEPDED du Nord et de l’ExtrĂȘme-Nord rappellent simplement que les emballages plastiques interdits sont ceux de 0 Ă  60 microns. « L’usage Ă  titre commercial des emballages de plus de 60 microns est nĂ©anmoins assujetti Ă  l’obtention d’un permis environnemental sur lequel est attachĂ© un plan de gestion de dĂ©chets, notamment la collecte et le recyclage », prĂ©cise Damou Lamtoing de l’ExtrĂȘme-Nord. Concernant particuliĂšrement le type d’emballage utilisĂ© par les cimentiers, notre source indique que « du fait qu’ils ne se retrouvent pas en grand nombre dans la nature et sont rĂ©utilisables, ils ne posent vĂ©ritablement pas de problĂšme ». Encore qu’ils sont autorisĂ©s et contrĂŽlĂ©s.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94678:emballages-du-ciment-le-plastique-a-le-vent-en-poupe&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
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