Cameroon Tribune
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Paul Biya de retour au bercail

Le chef de l'Etat qu'accompagnait la premiÚre dame mettait un terme lundi à une visite privée en Europe.
A YaoundĂ©, au retour du chef de l’Etat, l’accueil populaire tranchait avec le dispositif protocolaire. La sobriĂ©tĂ© de ce dernier se situait, en effet, quelque peu Ă  l’antipode de l’exubĂ©rance des foules. Le ton Ă©tait donnĂ© sur l’esplanade du pavillon d’honneur de l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen par des groupes de danses de militantes et militants de la section Rdpc de la Mefou-et-Afamba Sud, de la Jeunesse active pour Chantal Biya (Jachabi) et de la « Nkon Koa », groupe d’animation des filles et femmes de la Haute-Sanaga. Il y avait lĂ  aussi pour agrĂ©menter cet accueil, des Ă©tudiants de l'Institut national de la Jeunesse et des Sports (Injs) formant une haie d’honneur hĂ©rissĂ©e d’une forĂȘt de drapeaux vert-rouge-jaune.
Le cortĂšge prĂ©sidentiel a traversĂ© la ville de YaoundĂ© sous des ovations de foules disposĂ©es par grappes Ă  certains points de l’itinĂ©raire du cortĂšge, notamment Ă  de grands carrefours tels Mvan, Mvog-Mbi, Warda

C’est autour d’un dispositif protocolaire rĂ©duit que le chef de l’Etat et la premiĂšre dame ont foulĂ© la terre de la patrie, peu aprĂšs l’atterrissage de leur avion Ă  l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsiamalen. En ce dĂ©but de la premiĂšre session ordinaire du Parlement pour l’annĂ©e 2016, au cours de laquelle seront renouvelĂ©s les bureaux des Chambres, ce sont les doyens d’ñge qui ont les premiers prĂ©sentĂ© leurs civilitĂ©s au couple prĂ©sidentiel. Fon Victor Mukete pour le SĂ©nat et Enoh Tanjong pour l’AssemblĂ©e nationale. A cĂŽtĂ© d’eux, au bas de la passerelle, se trouvaient le Premier, ministre, chef du gouvernement, Philemeon Yang et le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Audiences
Ces deux personnalitĂ©s seront ensuite reçus en audience par le prĂ©sident Paul Biya. AprĂšs passage du chef de l’Etat et de la premiĂšre dame, sur tapis rouge, le long d’une haie d’honneur formĂ©e d’élĂ©ments Ă  sabre de la Garde prĂ©sidentielle. L’audience la plus longue a Ă©tĂ© en l’honneur de Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du comitĂ© central du Rdpc. Celui-ci a prĂ©sentĂ©, Ă  l’occasion, un certain nombre de documents au chef l’Etat. Au moment des audiences, la premiĂšre dame s'entretenait, dans un salon voisin, avec les Ă©pouses de proches collaborateurs du chef de l'Etat venues l'accueillir.
D’autres personnalitĂ©s Ă©taient prĂ©sentes pour l’accueil du couple prĂ©sidentiel : Joseph LE, directeur adjoint du Cabinet civil de la prĂ©sidence, Martin Mbarga Nguele, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale, Maximme Eko Eko, directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, Otto Joseph Wilson, gouverneur de la rĂ©gion du Centre, Jean-Claude Tsila, prĂ©fet du dĂ©partement du Mfoundi, Mbemi Nyaknga, prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, Gilbert Tsimi Evouna, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©.
La dĂ©lĂ©gation officielle ayant accompagnĂ© le chef de l’Etat Ă  cette visite privĂ©e Ă©tait composĂ©e de Martin Belinga Eboutou, directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, contre-amiral Joseph Fouda, conseiller spĂ©cial Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique et Simon pierre Bikele, chef du protocole d’Etat.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94993:paul-biya-de-retour-au-bercail&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
DĂ©cĂšs de Monique Koumateke: La compassion du chef de l’état

Le gouverneur du Littoral Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua a transmis hier le message de condolĂ©ances du premier Camerounais Ă  la famille de la dĂ©funte. Le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique, est allĂ© hier en milieu de journĂ©e, prĂ©senter les condolĂ©ances Ă  la famille de Monique Koumateke, dont le drame de samedi dernier, Ă  l’hĂŽpital de Laquintinie de Douala, dĂ©fraie encore la chronique. « Je vous apporte le rĂ©confort du chef de l’Etat. Gardez le calme, toute la lumiĂšre sera faite. Ce qui est fait est fait. Ne nous laissons pas emporter par l’émotion. Le chef de l’Etat suit cette affaire de façon spĂ©ciale. Le gouvernement est mobilisĂ© », a dĂ©clarĂ© le patron de la rĂ©gion.
Douala sort donc peu Ă  peu du drame de samedi dernier. A titre d’illustration, les activitĂ©s ont repris leur cours normal hier. Il reste cependant que le spectre du dĂ©cĂšs de Monique Koumateke rend l’atmosphĂšre pesante. Les commentaires continuent d’animer les bureaux, les taxis et les chaumiĂšres. Les uns et les autres pensent tenir la vraie version. Les autoritĂ©s de la rĂ©gion du Littoral continuent, quant Ă  elles, Ă  apaiser les esprits et prĂŽner le calme. Les enquĂȘtes se poursuivent pour Ă©lucider les circonstances de cette tragĂ©die.
La visite du gouverneur dans la famille hier a justement contribuĂ© Ă  ramener le calme malgrĂ© les sanglots de Marie Sen, la mĂšre de Monique Koumateke. Celle-ci, inconsolable, cherche toujours Ă  comprendre ce qui est arrivĂ© Ă  sa fille et aux enfants qu’elle portait. Les pouvoirs publics ne l’abandonneront pas dans cette Ă©preuve, a promis le gouverneur.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95004:deces-de-monique-koumateke-la-compassion-du-chef-de-letat&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Un jeune homme s’égorge dans un magasin

Aurier ValĂšre Adjeme Zeh n’est plus. Le jeune homme de 34 ans, Ă©tudiant selon sa CNI, s’est donnĂ© la mort dans un magasin Ă  Akwa hier 14 mars 2016, aux environs de 10h. Pour le moment, il est difficile de connaĂźtre les motifs de son geste. Il est un peu plus de 9h quand, aprĂšs une opĂ©ration bancaire, un retrait d’argent, Aurier ValĂšre A.Z entre dans le magasin Mahima Plus, rĂ©cupĂšre un panier et commence Ă  sillonner les rayons.
Dans son panier, biscuits, chocolats, produits d’entretien, savon de toilette, bougies rouges etc. Rien ne laisse prĂ©sager qu’un drame va se produire dans les prochaines minutes. Le garçon de rayon qui est en train de travailler voit subitement le jeune homme prendre un couteau dans le rayon vaisselle et se trancher la gorge. L’employĂ© du supermarchĂ© a juste le temps de lui dire : « Pas ça ! Pas ça !», mais il est trop tard. Celui dont l’identitĂ© n’a pas Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e n’en revient pas, il est comme tĂ©tanisĂ©. Il a nĂ©anmoins le reflexe d’alerter ses collĂšgues.
D’aprĂšs ce tĂ©moin, la victime a titubĂ© tenant toujours le couteau et son panier de course, avant de s’écrouler. La caissiĂšre qui a aussi suivi la scĂšne et une cliente presque Ă  terme ont fait un malaise. Les deux dames ont Ă©tĂ© transportĂ©es dans une formation sanitaire.
La police, la gendarmerie, les sapeurs pompiers, sont arrivĂ©es sur les lieux. Il y avait du sang partout. Sur le mort, les forces de maintien de l’ordre vont retrouver 58000 francs, deux cartes professionnelles et un passeport.
Sandrine Kemeze, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste en service Ă  l’hĂŽpital Laquintinie, arrive et confirme le dĂ©cĂšs du jeune homme. Le procureur de la RĂ©publique Ă©tait aussi prĂ©sent dans le magasin. Une enquĂȘte est ouverte et les mesures prises pour Ă©vacuer le corps vers la morgue.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95005:un-jeune-homme-segorge-dans-un-magasin&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
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Cameroon Tribune du mercredi, 16 mars 2016.
DécÚs de Monique Koumateke: Halte à la désinformation !

En dépit des clarifications fournies par le ministre de la Santé publique dimanche dernier au lendemain du drame survenu samedi à Douala, la polémique perdure au sujet du décÚs de dame Koumateke et des jumeaux dont elle était enceinte.
Le drame survenu samedi Ă  Douala n’en finit pas de susciter un Ă©moi bien comprĂ©hensible et une agitation indescriptible au sein de l’opinion. Les rĂ©seaux sociaux ont tĂŽt fait d’assurer une diffusion virale d’images insoutenables de la dĂ©pouille de dame Monique Koumateke en train d’ĂȘtre Ă©ventrĂ©e pour en extraire ses fƓtus jumeaux sans vie. Les mĂ©dias audiovisuels puis les journaux ont pris le relais, chacun y allant de sa charge la plus virulente sur les supposĂ©s responsables tout trouvĂ©s de ce que d’aucuns n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  qualifier de nĂ©gligence mĂ©dicale, de non-assistance Ă  personne en danger, de faute dĂ©ontologique.
Toutes sortes de versions circulent depuis la survenue de cet Ă©vĂ©nement tragique, alimentĂ©es par mĂ©dias qui se font l’écho de divers acteurs qui se sont Ă©rigĂ©s en procureurs dans cette tragique affaire. Dans une communication face Ă  la presse ce dimanche aprĂšs-midi, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda a apportĂ© Ă  l’opinion publique un Ă©clairage Ă©difiant sur les circonstances du drame survenu la veille. Le MINSANTE a restituĂ© les faits sur la base des informations issues de la rĂ©union prĂ©sidĂ©e par le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral Ă  ce sujet. Il en ressort que dame Monique Koumateke est arrivĂ©e Ă  l’hĂŽpital de district de Nylon vers 8 h 50 mn dans une malle arriĂšre d’un taxi de ville ayant dĂ©jĂ  rendu l’ñme. La jeune femme qui Ă©tait enceinte n’avait jamais frĂ©quentĂ© une formation sanitaire pour les consultations prĂ©natales. Les membres de famille qui la conduisaient ont sollicitĂ© du personnel de ladite formation sanitaire, selon leurs us et coutumes, une opĂ©ration chirurgicale pour la dĂ©livrer des bĂ©bĂ©s qu’elle portait dans son ventre. Le personnel mĂ©dical leur rĂ©serve une fin de non-recevoir, au motif que cette pratique ne peut pas se faire Ă  leur niveau et conseille Ă  la famille de l’amener dans une formation sanitaire de niveau Ă©levĂ© qui se trouve ĂȘtre l’hĂŽpital Laquintinie de Douala. ArrivĂ©e Ă  l’hĂŽpital Laquintinie vers 10 h 30 mn, la famille est orientĂ©e vers la maternitĂ© oĂč le major et la sage-femme diagnostiquent que dame Koumateke est dĂ©cĂ©dĂ©e depuis quelques heures et les oriente vers la morgue. Par la suite, un des membres de la famille prend sur elle d’ouvrir l’abdomen de la dĂ©pouille et fait sortir les fƓtus. Il apparaĂźt donc qu’il n’y a pas eu un problĂšme de nĂ©gligence mĂ©dicale ou d’exigence prĂ©alable des frais de prise en charge de la part du personnel de santĂ©. Il est clairement Ă©tabli que le fƓtus ne peut pas survivre 3 Ă  5mn dans un organisme sans vie.
Pour conclure sa communication, le MINSANTE a indiquĂ© qu’une enquĂȘte est en cours pour faire toute la lumiĂšre sur cette affaire qui alimente la controverse. Et de prĂ©ciser qu’en attendant les conclusions de ladite enquĂȘte, le major de la maternitĂ©, la sage-femme, le morguier et l’accompagnatrice qui a Ă©ventrĂ© la dĂ©funte ont Ă©tĂ© mis aux arrĂȘts. Force est donc de retenir que par-delĂ  le deuil qui afflige la famille et les proches de la dĂ©funte, l’enquĂȘte diligente, objective, sĂ©rieuse demandĂ©e par le Premier ministre, chef du gouvernement Ă©lucidera les circonstances de la survenue du dĂ©cĂšs de dame Koumateke.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95023:deces-de-monique-koumateke-halte-a-la-desinformation-&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
Interview: “A Foetus Can Only Live For One To Two Minutes”

Dr Ako Simon Nji, a gynaecologist-obstetrician with the Yaounde Central Hospital talks on the importance of antenatal care.
What is the importance of regularly attending antenatal clinic?
Attending antenatal clinic regularly helps in monitoring the health of the mother and foetus to forestall any complications that may come up.
What then are the risks of pregnant women not going for antenatal clinic?
Pregnant women who do not go for antenatal clinic cannot know if their babies are growing well or not. Complications might occur that are life-threatening both to the mother and foetus. If the woman were attending antenatal clinic, such complications could have been discovered earlier and handled. Every pregnant woman is therefore advised to go for antenatal clinic, given the complications that may occur.
What happens to a foetus whose mother dies? What are the chances of survival of such a foetus?
If a pregnant woman dies, the foetus can only live for one to two minutes and then die. This is because the foetus depends on the mother for everything – oxygen, blood flow, etc. When the mother dies, such supplies are immediately cut off. A foetus can’t survive for one minute without oxygen.
Have there been cases in medical history where a foetus survived for some time even after the death of the mother? A case that no one could give a scientific explanation to?
No! no! no! If a pregnant woman is on the table about to undergo caesarian section and suddenly dies, the doctor has a maximum of one minute to extract the foetus and it will survive. This has nothing to do with a miracle. There has never been any case in medical history whereby a foetus survived for more than two minutes in the womb of the dead mother.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95022:interview-a-foetus-can-only-live-for-one-to-two-minutes&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
China-Africa: Different People, Common Culture

Technocrats here believe fostering people-to-people contact could make existing friendship ties more fruitful.
China and the 54-nation African continent may not be neighbours on the world map but the two share common characteristics that are historically-rooted. The former lies in Eastern Asia while the later is located south of the Mediterranean Sea bordered by the Indian and Atlantic Oceans. Different in location on the global space and people, China and Africa share one thing in common – culture, although one is already far advanced in their destination - growth.
According to Prof. Li Anshan of the School of International Studies, Peking University here in China, both China and Africa have the same experience of being colonised and humiliated, and both have witnessed the struggle for liberation, independence, development and national dignity.
In a lecture at the Renmin University, Beijing on Monday March 14, 2016 to some 20 African journalists undergoing a ten-month programme in the country, the university don said the now blossoming cooperation ties between China and Africa are not by any means accidental. He observed that, “cultural offering represents a concept of equality and sense of sharing which lays the foundation for better bilateral relations and would make a greater contribution to a more harmonious world.”
That Africa today has China as its strategic development partner, covering the shortcomings of the continent in funding infrastructure development and participating in their execution as well as empowering the continent’s youngsters professionally, is therefore no surprise. Tapping the rich God-given resources of the continent to balance the relations only makes the Sino-African ties mutually beneficial. More so for the people who have come thus far and should know who they are, where they are, where they are going and how to get there.
Others like Prof. Li here in Beijing believe that knowing each other well helps in better relationship and since China-African cooperation is heading for the skies, there is need to deepen the knowledge. This explains why China runs 38 Confucius Institutes and 10 Confucius classrooms in 32 African countries. Cameroon has one on the IRIC Campus in Yaounde. Meanwhile, African businessmen also contribute their knowledge, language skills and values to China. This is the case of Cameroonian-born Gizelle who runs a hand-made African decor and furniture shop in the Chinese locality of Yiwu. She is one among many.
Prof. Li Anshan holds that beyond deepening the economic cooperation between China and Africa, there is also an urgent need to highlight people-to-people contacts for better cultural interaction, offering and mixing for it is the means for mutual learning and understanding. “This is equal exchange of ideas without superiority or inferiority. If propaganda replaces the people-to-people contacts, not only is the result less effective or even negative, the friendship may even be damaged,” he said, insisting that the two cannot afford that having come thus far.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95021:china-africa-different-people-common-culture&catid=5:culture&Itemid=3#contenu
Les personnes interpellées dans l'Affaire Monique Koumateke libérées

Les concernĂ©s restent cependant Ă  la disposition de la justice. Retour sur l’itinĂ©raire qui a conduit au drame de samedi dernier.
On s’achemine peut-ĂȘtre vers la manifestation de la vĂ©ritĂ© dans ce qu’il est convenu d’appeler le drame de Douala. Les personnes placĂ©es sous surveillance judiciaire Ă  la suite du dĂ©cĂšs de Monique Koumateke sont libres de leurs mouvements depuis hier. Le procureur de la RĂ©publique prĂšs le Tribunal de premiĂšre instance de Douala-Bonanjo a ordonnĂ© leur mise en libertĂ©. Le morguier de l’hĂŽpital Laquintinie, le major de la maternitĂ©, la sage-femme et la dame qui a Ă©ventrĂ© la regrettĂ©e Monique Koumateke continuent cependant d’ĂȘtre Ă  la disposition de la justice. Pour les besoins d’enquĂȘte, ils comparaĂźtront libres.
Cette derniĂšre Ă©volution vient s’ajouter aux gestes d’apaisement que multiplient les pouvoirs publics depuis ce malheureux Ă©vĂ©nement. Le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, le ministre de la SantĂ© publique, le ministre de la Communication ont constamment ƓuvrĂ© pour l’apaisement face Ă  l’horreur relayĂ©e via les rĂ©seaux sociaux. A son tour, le chef de l’Etat a dĂ©pĂȘchĂ© lundi dernier, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, auprĂšs de la famille de la dĂ©funte pour prĂ©senter les condolĂ©ances de la nation entiĂšre et donner des assurances que le gouvernement de la RĂ©publique reste mobilisĂ© Ă  soutenir dame Marie Sen, la mĂšre de feue Monique Koumateke.
MalgrĂ© ces gestes d’apaisement, l’émotion continue Ă  ĂȘtre instrumentalisĂ©e par quelques-uns pour des fins inavouĂ©es. Il reste cependant que les enquĂȘtes menĂ©es Ă  divers niveaux de la hiĂ©rarchie administrative ont dĂ©jĂ  permis de reconstituer l’itinĂ©raire de la patiente d’alors. Les circonstances de son premier passage vendredi, 11 mars dernier dans un centre mĂ©dical privĂ© de PK13 Ă  Douala sont connues. De mĂȘme, les mouvements de ses accompagnateurs sont retracĂ©s par le staff mĂ©dical de l’hĂŽpital de district de Nylon. CT propose ces tĂ©moignages pour donner toutes les chances Ă  la vĂ©ritĂ© dans ce drame que toute la nation dĂ©plore.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95025:affaire-monique-koumateke-les-personnes-interpellees-liberees-hier&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
On aura plus de communication sur les réformes économiques

Engagement pris hier à Douala à la faveur des travaux du Cameroon Business Forum, la plateforme de dialogue secteur public-secteur privé.
La tonalitĂ© Ă©tait conviviale. Les exposĂ©s riches d’informations sur le climat des affaires au Cameroun. L’essentiel a Ă©tĂ© ainsi dit sur l’économie numĂ©rique au Cameroun, les instruments de financement alternatifs des entreprises camerounaises, la crĂ©ation d’entreprises, la problĂ©matique de l’emploi des jeunes, l’allĂ©gement des procĂ©dures fiscales et la problĂ©matique fonciĂšre. Les exposants venus du gouvernement, des mouvements patronaux (Ecam, Mecam) et du monde de la finance ont tracĂ© la voie Ă  mĂȘme d’aboutir Ă  une meilleure perception de l’environnement des affaires au Cameroun. Et au terme de cette phase consacrĂ©e aux Ă©changes, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a tenu Ă  ce que les interventions des diffĂ©rents exposants soient suivies par « une conversation » et non un dĂ©bat comme arrĂȘtĂ© dans le programme officiel. La 7e session du Cameroon Business Forum a globalement connu une rĂ©ussite. Le gouvernement s’est mobilisĂ© comme d’habitude.
Un peu plus de 15 ministres (en charge des questions de gouvernance, des dossiers Ă©conomiques et d’emploi), les directeurs gĂ©nĂ©raux des entreprises publiques, les capitaines d’industrie, les partenaires au dĂ©veloppement et les mĂ©dias ont honorĂ© le rendez-vous. Et mĂȘme que dĂ©sormais, les mĂ©dias seront un alliĂ© de poids du Cameroon Business Forum. Les mouvements patronaux, divers exposants ont ainsi manifestĂ© la volontĂ© de se faire dĂ©sormais accompagner par la presse. Le Premier ministre a accĂ©dĂ© Ă  cette dolĂ©ance du secteur privĂ©, puisque le ministre de la Communication a rejoint la suite de Philemon Yang. Et hier, aprĂšs les travaux, mission a Ă©tĂ© confiĂ©e au ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, d’organiser un point de presse. Le MINCOM Ă©tait assistĂ© dans cet exercice par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey.
Lors de sa prise de parole Ă  l’ouverture de cette concertation, le chef du gouvernement a rĂ©itĂ©rĂ© la volontĂ© des pouvoirs publics d’Ɠuvrer dans le sens de l’amĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. C’est ainsi que pour ce qui est des rĂ©formes, Philemon Yang a dĂ©clarĂ© devant les reprĂ©sentants des organisations internationales qu’en six ans, 120 rĂ©formes ont Ă©tĂ© effectivement mises en Ɠuvre pour amĂ©liorer l’attractivitĂ© Ă  entreprendre au Cameroun. Il s’agit donc environ de 20 mesures importantes par an. Mais le PM a reconnu que des efforts sont Ă  fournir par rapport au rythme des rĂ©formes et Ă  leur appropriation par les diffĂ©rents acteurs de la vie Ă©conomique. « Ceci pose le problĂšme de la communication sur les rĂ©formes entreprises et celui de leur effectivitĂ©. Ce dernier aspect mĂ©rite de notre part, un examen minutieux », a-t-il prĂ©cisĂ©. A quoi sert-il, en effet, d’entreprendre une rĂ©forme si Ă  son aboutissement, elle doit encore connaĂźtre des lenteurs dans son application ? s’est interrogĂ© le PM. Il ressort de la 7e session du CBF que les lignes devront bouger dans le dispositif rĂ©glementaire au nom de l’assainissement du climat des affaires.
Le rapport du secrĂ©taire permanent du Cameroon Business Forum, MoĂŻse Ekedi, a ensuite donnĂ© une photographie des actions engagĂ©es en 2015. En tout, 20 recommandations couvrant dix chantiers de rĂ©formes ont Ă©tĂ© adoptĂ©es au cours de la 6e session du Forum. Parmi ces recommandations, on compte onze nouvelles et neuf reconductions. Certaines ont fait l’objet de requalifications. De l’exposĂ© du secrĂ©taire permanent du CBF, les 250 participants ont retenu qu’au cours de l’annĂ©e 2015, exceptionnellement prolongĂ©e jusqu’au 31 janvier 2016 en raison des dĂ©lais supplĂ©mentaires requis pour la mise en Ɠuvre effective de certaines rĂ©formes, quatorze recommandations sur vingt, sont soit exĂ©cutĂ©es, soit en cours de finalisation avec une progression satisfaisante par rapport aux dĂ©lais fixĂ©s. Pour ce qui est du rapport Doing Business 2016, le rang du Cameroun a connu une chute de quatre places, passant de la 168e place Ă  la 172e place sur 189 pays. Cette chute trouve sa justification dans les facteurs exogĂšnes (changement de mĂ©thodologie, publicitĂ© nĂ©gative constante sur les pays d’Afrique centrale en gĂ©nĂ©ral, inconsistance des contributeurs sollicitĂ©s pour donner des avis sur le Cameroun) mais aussi dans les facteurs endogĂšnes (lenteur dans la mise en Ɠuvre des lois, rĂšglements, mesures administratives ou recommandations ; manque de communication Ă  l’interne ou au public des nouvelles rĂ©formes et de leur mise en application immĂ©diate ; absence d’un suivi rĂ©gulier de la mise en Ɠuvre des rĂ©formes, le ComitĂ© de suivi du CBF se rĂ©unissant de moins en moins ; une rĂ©sistance aux changements observĂ©s sur le terrain, dans l’application des directives, trĂšs souvent liĂ©s aux intĂ©rĂȘts personnels, rendant ainsi caducs tous les efforts dĂ©ployĂ©s en amont).
Note gaie cependant, Ă  la requĂȘte du gouvernement, une feuille de route spĂ©cifique a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e avec l’assistance de l’équipe Doing Business Advisory. Selon les explications du secrĂ©taire permanent du CBF, cette feuille de route porte sur un plan d’action sur deux ans et a pour but d’adresser la problĂ©matique particuliĂšre visant Ă  une meilleure perception du climat des affaires au Cameroun Ă  travers l’amĂ©lioration de son classement. La mise en Ɠuvre dans les dĂ©lais des recommandations de cette 7e session du CBF va certainement davantage faire bouger les lignes.
http://cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=95027:cameroon-business-forum-on-aura-plus-de-communication-sur-les-reformes&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Le rapport du secrĂ©taire permanent du Cameroon Business Forum, MoĂŻse Ekedi, a ensuite donnĂ© une photographie des actions engagĂ©es en 2015. En tout, 20 recommandations couvrant dix chantiers de rĂ©formes ont Ă©tĂ© adoptĂ©es au cours de la 6e session du Forum. Parmi ces recommandations, on compte onze nouvelles et neuf reconductions. Certaines ont fait l’objet de requalifications. De l’exposĂ© du secrĂ©taire permanent du CBF, les 250 participants ont retenu qu’au cours de l’annĂ©e 2015, exceptionnellement prolongĂ©e jusqu’au 31 janvier 2016 en raison des dĂ©lais supplĂ©mentaires requis pour la mise en Ɠuvre effective de certaines rĂ©formes, quatorze recommandations sur vingt, sont soit exĂ©cutĂ©es, soit en cours de finalisation avec une progression satisfaisante par rapport aux dĂ©lais fixĂ©s. Pour ce qui est du rapport Doing Business 2016, le rang du Cameroun a connu une chute de quatre places, passant de la 168e place Ă  la 172e place sur 189 pays. Cette chute trouve sa justification dans les facteurs exogĂšnes (changement de mĂ©thodologie, publicitĂ© nĂ©gative constante sur les pays d’Afrique centrale en gĂ©nĂ©ral, inconsistance des contributeurs sollicitĂ©s pour donner des avis sur le Cameroun) mais aussi dans les facteurs endogĂšnes (lenteur dans la mise en Ɠuvre des lois, rĂšglements, mesures administratives ou recommandations ; manque de communication Ă  l’interne ou au public des nouvelles rĂ©formes et de leur mise en application immĂ©diate ; absence d’un suivi rĂ©gulier de la mise en Ɠuvre des rĂ©formes, le ComitĂ© de suivi du CBF se rĂ©unissant de moins en moins ; une rĂ©sistance aux changements observĂ©s sur le terrain, dans l’application des directives, trĂšs souvent liĂ©s aux intĂ©rĂȘts personnels, rendant ainsi caducs tous les efforts dĂ©ployĂ©s en amont).
Note gaie cependant, Ă  la requĂȘte du gouvernement, une feuille de route spĂ©cifique a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e avec l’assistance de l’équipe Doing Business Advisory. Selon les explications du secrĂ©taire permanent du CBF, cette feuille de route porte sur un plan d’action sur deux ans et a pour but d’adresser la problĂ©matique particuliĂšre visant Ă  une meilleure perception du climat des affaires au Cameroun Ă  travers l’amĂ©lioration de son classement. La mise en Ɠuvre dans les dĂ©lais des recommandations de cette 7e session du CBF va certainement davantage faire bouger les lignes.
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