Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Haut-Nyong: tous derriĂšre Paul Biya

MESSI BALA
National - Politique

Leitmotiv mobilisateur des militants des sections de DoumĂ© et d’Abong-Mbang lors de la cĂ©lĂ©bration des 31 ans du Rdpc, en prĂ©sence de Joseph LE.
Jeudi 24 mars 2016. Une journĂ©e pleine pour le directeur adjoint du Cabinet civil Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Joseph LE, par ailleurs, membre supplĂ©ant du ComitĂ© central du RDPC qui a tenu Ă  cĂ©lĂ©brer les 31 ans de cette formation politique avec ses camarades militants de deux sections du Haut-Nyong. Parti de YaoundĂ© trois heures auparavant, il a rejoint ses camarades. « Il y a quinze ans, pareille prouesse n’était imaginable. Il eut fallu quitter YaoundĂ© un jour plutĂŽt pour rallier les principales contrĂ©es de l’Est. La route Ayos-Bonis est le reflet Ă©clatant de la volontĂ© du chef de l’Etat de sortir la rĂ©gion de son enclavement
 GrĂące au prĂ©sident Paul Biya, et malgrĂ© la guerre imposĂ©e par Boko Haram, l’intĂ©gritĂ© du pays est assurĂ© par nos forces de dĂ©fense. Et les infrastructures routiĂšres, Ă©conomiques continuent de se diversifier », affirme en substance Joseph LE. Mieux encore, l’invitĂ© spĂ©cial indique que dans les prochains jours, la voirie d’Abong-Mbang sera bitumĂ©e. Ainsi que les 35 km qui sĂ©parent les localitĂ©s de Mbama et Messamena. Promesse de Paul Biya. Promesse tenue ! Pour cela, « nous devons nous lever comme un seul homme et demander au prĂ©sident Paul Biya d’aller au bout de sa mission », poursuivra-t-il.
Message entendu tant Ă  la Place de l’indĂ©pendance de DoumĂ© qu’à la maison du parti d’Abong-Mbang. OĂč Joseph LE a rejoint son frĂšre, Jean-Baptiste Bokam, secrĂ©taire d’Etat Ă  la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie et prĂšs d’un millier de militants et sympathisants invitĂ©s par la section Haut-Nyong Centre I.
Banc de touche: premier stress pour Broos

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables, pour cette premiĂšre sortie officielle au nouveau stade de Limbe, n’a pas perdu sa sĂ©rĂ©nitĂ©.
Dans sa chemisette blanche impeccable, son blue-jeans et ses chaussures marrons, Hugo Broos a l’allure sereine Ă  LimbĂ©. Un look dĂ©contractĂ© pour sa premiĂšre sortie avec les Lions. Il souhaite logiquement s’imposer en toute tranquillitĂ©. Au fil de la rencontre, Hugo Broos ne paraĂźt pas particuliĂšrement stressĂ©. Quand son Ă©quipe encaisse son premier but Ă  la 17e minute, il ne se montre pas dĂ©semparĂ©, ne fait pas de grands gestes. Au contraire, il recadre. Il veut paraĂźtre ouvert et ferme Ă  la fois. Sur le banc de touche comme en salle de presse, le sĂ©lectionneur national a l’air d’avoir la tĂȘte bien posĂ©e sur ses Ă©paules.
La premiĂšre partie du match, stylo et bout de papier en mains, il est Ă  sa phase analyse. Il scanne les mouvements de ses joueurs, dodeline de la tĂȘte, griffonne, Ă©change avec le banc de touche
 L’homme sait aussi dĂ©crire en utilisant des gestes. Quand le Cameroun Ă©galisera par deux fois, tournĂ© vers le banc de touche, il fera un signe de satisfaction.
Avec ses joueurs, il veut communiquer et garder la distance hiĂ©rarchique. Illustration avec cet Ă©change avec SĂ©bastien Siani, premier buteur camerounais. Le joueur s’est fait mal Ă  la cheville pendant la rencontre. Au moment de le remplacer, survient un long temps d’hĂ©sitation. Via des gestes, il Ă©changera avec son coach jusqu’à son remplacement final. « Je ne parle jamais, jamais des prestations des joueurs. Si j’avais des choses Ă  leur dire, je le leur dirai directement », rĂ©pond-il. Pour Broos, les histoires de vestiaires ne se gĂšreront donc pas dans la presse. Pas de « mĂ©dia » au secours lors des conflits internes. Il l’avait dĂ©jĂ  dit aprĂšs avoir convoquĂ© Alexandre Song, milieu de terrain camerounais ayant annoncĂ© sa retraite internationale. « On ne forcera la main Ă  personne. Chacun doit ĂȘtre fier de jouer pour son pays. On ne doit pas contraindre les gens Ă  faire certaines choses ». Il sait que sorti de « nulle part », ses rĂ©sultats sont trĂšs attendus Ă  la tĂȘte des Lions.
Chute des cours du pétrole: bientÎt deux ans que ça dure

Josiane TCHAKOUNTE
International - Economie

Selon certains analystes, la tendance baissiĂšre des prix de l’or noir qui a commencĂ© en 2014 devrait se poursuivre cette annĂ©e.
Les derniers attentats de Bruxelles ont impactĂ© nĂ©gativement les cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© international. Ils ont terminĂ© jeudi dernier en baisse Ă  la bourse de New York Ă  39,46 dollars (environ 23 000 F CFA). Cette tendance devrait se maintenir tout au long de cette annĂ©e. C’est du moins ce que traduisent les prĂ©visions faites rĂ©cemment par le ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) par rapport aux perspectives de croissance de la sous-rĂ©gion pour l’annĂ©e 2016 projetĂ©es Ă  1,6%.
Depuis le dĂ©but du second semestre 2014, les cours du pĂ©trole brut continuent de pointer vers le bas. Soit une baisse de 70%. Les prix de l’or noir sont passĂ©s rĂ©cemment en dessous de la barre des 30 dollars le baril avant de se maintenir autour de 40 dollars actuellement contre plus de 100 dollars en juin 2014. « Tout semble indiquer que le cours restera bas en 2016 et on ne peut pas exclure des phases de courte durĂ©e oĂč il tomberait mĂȘme en dessous des 30 dollars », explique Francis Perrin dans le 12e numĂ©ro (mars-avril 2016) du magazine Afrique MĂ©diterranĂ©e Business (AMB). Pour le prĂ©sident de StratĂ©gies et politiques Ă©nergĂ©tiques sur les perspectives, « l’excĂ©dent d’offre va se poursuivre et un retour Ă  l’équilibre est davantage Ă  attendre pour 2017».
Cette baisse des cours fragilise certaines Ă©conomies, notamment en Afrique. Dans un focus, le magazine analyse son impact sur certains pays africains. Sur le cas du Cameroun, l’augmentation de la production pĂ©troliĂšre et l’accroissement de l’investissement public permettent au pays de faire face Ă  ce choc. Par contre, pour un Etat comme la GuinĂ©e Ă©quatoriale oĂč l’or noir reprĂ©sente 90% du produit intĂ©rieur brut (PIB) et la quasi-totalitĂ© des exportations, souligne le magazine, la situation actuelle des cours a ralenti la mise en Ɠuvre du Plan national de dĂ©veloppement social qui prĂ©voyait la construction d’infrastructures et la diversification des sources de croissance.
Au Gabon, le gouvernement a annoncĂ© dĂ©but fĂ©vrier, la fin des subventions au carburant qui ont coĂ»tĂ© prĂšs de 700 milliards de F CFA Ă  l’Etat durant les six derniĂšres annĂ©es. Un montant supĂ©rieur au budget d’investissement public. Au Tchad, le budget de l’Etat pour 2016 a Ă©tĂ© rĂ©duit de 22%. En 2015, ce pays a investi 200 milliards dans l’effort de guerre, rapporte AMB. Pour le cas de l’Angola, le magazine parle d’une « descente aux enfers » pour le deuxiĂšme producteur d’or noir d’Afrique. La dette de l’Angola devrait atteindre 50% du PIB cette annĂ©e selon Standards and Poors qui projette une croissance de 4% jusqu’en 2019 contre une moyenne de 10% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. En rĂ©action Ă  ce marasme, une agence nationale du pĂ©trole devrait voir le jour dans le cadre de la rĂ©organisation du secteur. Selon l’analyste, la rĂ©ussite de ces rĂ©formes dĂ©pendra de leur capacitĂ© Ă  s’inscrire dans la durĂ©e.
Bénéfices: les bons comptes de la BEAC

Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie

En dépit de la crise, la bonne gestion des réserves a permis à la Banque centrale de réaliser un profit-record de plus de 160 milliards de F en 2015 contre 25 milliards en 2014.
Pour la premiĂšre fois, 43 ans aprĂšs sa crĂ©ation en 1972, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de rĂ©aliser un rĂ©sultat « exceptionnel ». Les comptes de l’exercice 2015 de l’institut d’émission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC) affichent un rĂ©sultat record de 160,795 milliards de F. ComparĂ©s aux 25,108 milliards de F obtenus en 2014, c’est une augmentation de prĂšs de 136 milliards de F en l’espace d’une annĂ©e.
Dans une sous-rĂ©gion oĂč l’activitĂ© Ă©conomique tourne au ralenti (2,8% de croissance en 2015 et des projections de 1,6% cette annĂ©e) en raison de la baisse des cours mondiaux du pĂ©trole brut et l’insĂ©curitĂ©, c’est une performance qui surprend. « Ce rĂ©sultat est le fruit d’une stratĂ©gie de gestion des rĂ©serves de la sous-rĂ©gion que nous avions dĂ©finie aprĂšs 2010 au terme des problĂšmes que nous avions connus en 2009. Cette stratĂ©gie de moyen et long termes commence Ă  payer », explique Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, au sortir de la premiĂšre session ordinaire du ComitĂ© ministĂ©riel de l’Union monĂ©taire de l’Afrique centrale (UMAC) pour l’annĂ©e 2016. En effet, suite aux problĂšmes de gestion enregistrĂ©s par le Bureau extĂ©rieur de la BEAC Ă  Paris en 2009 et la perte subie sur l’un de ses placements, la Banque centrale avait terminĂ© cette annĂ©e-lĂ  sur un dĂ©ficit. D’aprĂšs le rapport annuel 2009 de la Banque, l’exercice s’est soldĂ© par une perte de 29,6 milliards de F contre un bĂ©nĂ©fice net de 45,2 milliards de F rĂ©alisĂ© en 2008, soit une variation de -165,4%.
Cette session ordinaire de l’UMAC prĂ©sidĂ©e par le ministre des Finances et du Budget de la RĂ©publique centrafricaine, CĂ©lestin Yanindji, par ailleurs, prĂ©sident en exercice, a ratifiĂ© les comptes dĂ©finitifs de la BEAC pour l’exercice 2015. Comptes approuvĂ©s la veille par le conseil d’administration de la Banque centrale, Ă©galement rĂ©uni en session ordinaire. Les ressources additionnelles obtenues au terme de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e serviront, d’aprĂšs le gouverneur de la BEAC, Ă  renforcer les rĂ©serves de la sous-rĂ©gion pour pouvoir faire face Ă  la baisse du taux de couverture extĂ©rieure de la monnaie. InterrogĂ© il y a quelques jours (Ă  l’issue de la rĂ©union du ComitĂ© de politique monĂ©taire le 21 mars) sur le montant de ces rĂ©serves, Lucas Abaga Nchama s’était limitĂ© Ă  donner des assurances sur le fait qu’elles soient Ă  un « niveau confortable », sans donner de chiffres.
Grace Ă  ce rĂ©sultat, la BEAC entend Ă©galement apporter plus de ressources pour financer les projets intĂ©grateurs dans la CEMAC. En janvier dernier, la BEAC a dĂ©bloquĂ© 400 milliards de F au profit de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Enfin, les six Etats de la CEMAC, conformĂ©ment aux dispositions statutaires toucheront des dividendes en tant qu’actionnaires de la BEAC.
Présidentielle congolaise: Sassou Nguesso réélu

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Le président sortant a remporté la présidentielle avec 60,39% des suffrages.
Le ministre congolais de l’IntĂ©rieur a annoncĂ© jeudi soir les rĂ©sultats de la prĂ©sidentielle du 20 mars dernier donnant Denis Sassou Nguesso vainqueur. Dans une annonce officielle faite Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale, Raymond ZĂ©phyrin Mboulou a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident sortant vainqueur avec 60,39% des suffrages. Selon ces rĂ©sultats, Guy-Brice Parfait KolĂ©las arrive en deuxiĂšme position avec 15,05% des voix alors que le gĂ©nĂ©ral Jean-Marie Michel Mokoko est classĂ© troisiĂšme avec 13,89%. Mardi dĂ©jĂ , la Commission nationale Ă©lectorale indĂ©pendante (CNEI) avait crĂ©ditĂ© Sassou Nguesso de 67% des voix dans 72 des 111 circonscriptions et districts du pays. Dans une dĂ©claration Ă  chaud depuis son siĂšge de campagne, le prĂ©sident réélu a saluĂ© cette victoire et estimĂ© que le peuple congolais a «pris son destin en main». D’aprĂšs lui, la campagne Ă©lectorale a donnĂ© lieu Ă  un «dĂ©bat dĂ©mocratique trĂšs ouvert».
Pour l’opposition, cette réélection est le rĂ©sultat d’une «fraude massive» et relĂšve de la «magie», selon les termes utilisĂ©s par Vivien Manangou, porte-parole de Guy Parfait KolĂ©las. «Je savais d'avance que les dĂ©s Ă©taient pipĂ©s, mais nous avions acceptĂ© de jouer le jeu», estime M. Mokoko. L’ancien conseiller des affaires de paix et de sĂ©curitĂ© de Denis Sassou qui, par le passĂ©, a demandĂ© un recomptage des voix, invitĂ© les Congolais, en compagnie d’autres candidats malheureux, Ă  la «dĂ©sobĂ©issance civile» Ă  travers des «actions pacifiques». Dans une dĂ©claration commune signĂ©e le 25 mars dernier, les opposants convient « le peuple congolais Ă  exercer pleinement sa souverainetĂ© sur sa victoire dĂ©mocratique Ă  travers des actions reconnues par la loi : villes mortes et autres grĂšves, meetings et marches pacifiques jusqu’au respect du verdict des urnes». La premiĂšre «opĂ©ration ville morte» est prĂ©vue demain mardi, alors que le ministre de l’IntĂ©rieur devrait dĂ©poser les rĂ©sultats officiels Ă  la Cour constitutionnelle.
De son cĂŽtĂ©, le pouvoir ne semble pas accorder une importance Ă  cet appel, d’autant plus qu’au lendemain du rĂ©fĂ©rendum constitutionnel, une mobilisation similaire avait Ă©tĂ© lancĂ©e sans vĂ©ritable succĂšs. «On va voir cette fois-ci si les choses vont se passer diffĂ©remment», a lancĂ© Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement qui estime que la population aspirait Ă  un retour Ă  une «vie normale».
RDPC An XXXI: des appels, de plus belle

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Exit donc la cĂ©lĂ©bration du 31e anniversaire du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). Jeudi dernier, dans les sections du Cameroun et Ă  l’étranger, les militants du parti au pouvoir ont soufflĂ© sur la 31e bougie de l’organisation politique. Meetings populaires, marches, motions de soutien et surtout appels Ă  la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle ont Ă©tĂ© Ă  l’ordre du jour de ces diffĂ©rentes rencontres entre les militants du parti. Sur le thĂšme « Mobilisation totale derriĂšre le prĂ©sident national, chef de l’Etat, chef des armĂ©es, Son Excellence Paul Biya, dans la lutte pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et le combat contre Boko Haram », les militants ont donc rĂ©itĂ©rĂ© les appels que l’on vit dĂ©sormais depuis quelques mois. CT revient sur cette cĂ©lĂ©bration que le ComitĂ© central voulait dans la sobriĂ©tĂ©, en raison de la guerre que notre pays continue de mener contre la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale et contre les bandes armĂ©es Ă  l’Est et dans certaines autres rĂ©gions du pays.
Le plaidoyer du pape

WAFFO MONGO
International - Bulletin

A l’occasion hier de son message de PĂąques « Urbi et Orbi » Ă  la ville de Rome et au monde entier, le Pape François a soulignĂ© avec force pour s’en indigner de « la file toujours plus nombreuse de migrants et de rĂ©fugiĂ©s fuyant la guerre, la faim, la pauvretĂ© et l’injustice qui ne doit pas ĂȘtre oubliĂ©e ». Selon le souverain pontife, « ces frĂšres et sƓurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l’aide ». RĂ©itĂ©rant ainsi un nouvel appel pressant aux responsables des pays dĂ©veloppĂ©s, notamment europĂ©ens Ă  ne pas fermer leurs frontiĂšres. DĂ©jĂ  le 25 mars dernier, Ă  l’issue de la cĂ©rĂ©monie du Vendredi saint, qui commĂ©more chaque annĂ©e la passion et la mort du Christ, le Saint PĂšre, devant le ColisĂ©e de Rome a pris la dĂ©fense des migrants et fustigĂ© l’Europe, dĂ©plorant sa « conscience insensible et anesthĂ©siĂ©e » et qualifiant la MĂ©diterranĂ©e et la Mer EgĂ©e de « cimetiĂšre insatiable ».
La crise migratoire en Europe fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’augmentation du nombre de migrants et de rĂ©fugiĂ©s- via la MĂ©diterranĂ©e et les Balkans- Ă  cause notamment des guerres civiles en Libye et au Moyen-Orient. En 2015, des rĂ©fugiĂ©s venant de Turquie, de GrĂšce et du Liban se sont joints Ă  ce mouvement. Ce qui a amplifiĂ© le phĂ©nomĂšne et provoquĂ© une crise Ă  l’échelle europĂ©enne. Cette recrudescence a causĂ© des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays d’Europe. Les termes employĂ©s pour qualifier les migrants sont multiples et dĂ©pendent des situations de chacun. Dans certains cas, il s’agit de demandeurs d’asile ou de rĂ©fugiĂ©s. Dans d’autres cas, de personnes qui cherchent de meilleures perspectives Ă©conomiques. Comme les mots employĂ©s peuvent avoir des consĂ©quences juridiques non-nĂ©gligeables, l’utilisation des termes migrants et rĂ©fugiĂ©s fait l’objet d’un dĂ©bat sĂ©mantique qui cache en rĂ©alitĂ© un dĂ©bat politique. Ce n’est Ă©videmment pas la posture du Pape François qui invite simplement les pays de l’Union europĂ©enne Ă  accueillir dignement ces milliers de demandeurs d’asile ou migrant, surtout en cette annĂ©e placĂ©e sous le signe de la misĂ©ricorde divine.
FENNASCO « B »: l'ExtrĂȘme-Nord, vainqueur

Benjamin MVOMO ESSOUMA
National - Sport

DĂ©jĂ  vainqueur des Jeux scolaires Fenassco « B » en 2015, la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord s’est succĂ©dĂ© Ă  elle-mĂȘme Ă  l’issue de l’édition 2016 qui s’est achevĂ©e le samedi 26 mars 2016. A Ebolowa, la rĂ©gion s’est montrĂ©e la plus forte malgrĂ© une entrĂ©e timorĂ©e. Les athlĂštes reprĂ©sentant l’ExtrĂȘme-Nord ont raflĂ© le plus grand nombre de mĂ©dailles soit 13 en or, 8 en argent et 12 en bronze, pour un total de 33 mĂ©dailles. Elle arrive juste devant la rĂ©gion de l’Est, qui a en son sein, la rĂ©vĂ©lation des jeux, en la personne d’Anne Hilary KĂ©gnĂ© Jontso, 9ans et Ă©lĂšve au cours Ă©lĂ©mentaire deuxiĂšme annĂ©e dans une Ă©cole publique de Bertoua. Avec ses 4 mĂ©dailles engrangĂ©es Ă  Ebolowa, soit 2 en or et 2 en argent, la petite athlĂšte a Ă©bloui par son talent.
La rĂ©gion de l’Ouest qui s’était classĂ©e troisiĂšme lors de l’édition de 2015 a gardĂ© le mĂȘme rang. Chez elle, la rĂ©gion du Sud a dĂ©crochĂ© 4 mĂ©dailles en or, 1 en argent et 8 en bronze, soit un total de 13 mĂ©dailles. Elle occupe la sixiĂšme position au classement gĂ©nĂ©ral des jeux. Les distinctions ont Ă©tĂ© remises aux diffĂ©rents vainqueurs au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre de l’Education de base (MinĂ©dub), Youssouf Hadjidja Alim. C’était en prĂ©sence de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, de BenoĂźt Ndong Soumhet, secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du MinĂ©dub et de FĂ©lix NguĂ©lĂ© NguĂ©lĂ©, gouverneur de la rĂ©gion du Sud. La MinĂ©dub s’est dite satisfaite du dĂ©roulement des compĂ©titions malgrĂ© quelques couacs d’organisation relevĂ©s çà et lĂ . Des difficultĂ©s conjoncturelles qui, pour le ministre, seront amplement Ă©tudiĂ©es et devrait ĂȘtre gommĂ©s lors de la prochaine Ă©dition en 2017 Ă  Bamenda, dans la rĂ©gion du Nord-ouest.
Agriculture: c’est l’heure des semis

Pierre CHEMETE
National - Société

AprĂšs quatre mois de saison sĂšche, les planteurs de la rĂ©gion de l’Est entament une nouvelle campagne agricole sur une note d’espoir.
Il est midi ce mardi 22 mars 2016. Thomas SiewĂ©, propriĂ©taire d’un champ au lieu-dit Bakombo, Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Bertoua, apprĂ©cie particuliĂšrement le climat doux qui rĂšgne en cette mi-journĂ©e. Debout depuis 5h du matin, il a le cƓur Ă  l’ouvrage, dans sa plantation. A ses cĂŽtĂ©s, deux autres membres de la coopĂ©rative Emergence qu’il a mis en route, avec l’aide de son Ă©pouse Suzanne SiewĂ©. Ces deux garçons l’aident Ă  entreprendre les derniers abattages pour prĂ©parer le champ. Sur ses cinq hectares de parcelle, une bonne partie est dĂ©jĂ  apprĂȘtĂ©e, pour les semis. « J’ai semĂ© le maĂŻs, le 19 mars dernier. J’ai aussi mis en terre, quelques jours plus tĂŽt, le macabo et l’igname», explique SiewĂ© Suzanne. Elle revient Ă  peine du foyer amĂ©nagĂ© sur place pour prĂ©parer Ă  manger au groupe de travailleurs. La dame affirme, par ailleurs, que d’autres spĂ©culations comme le concombre seront Ă©galement valorisĂ©es aux cĂŽtĂ©s de la banane-plantain et du cacao.
Nous sommes au lendemain des premiĂšres pluies tombĂ©es dans la rĂ©gion de l’Est, aprĂšs quatre mois de saison sĂšche trĂšs rude. Au sein de la coopĂ©rative Emergence, on est particuliĂšrement fier du retour des pluies, qu’on perçoit comme une bĂ©nĂ©diction divine. « Les pluies sont tombĂ©es trĂšs tĂŽt cette annĂ©e. C’est plutĂŽt bien pour nous», se rĂ©jouit Thomas SiĂ©wĂ©. Comme lui, beaucoup d’autres planteurs de la rĂ©gion sont ravis du retour des pluies. C’est le branle-bas chez ces planteurs, qui mettent le dernier coup d’abattage pour partir Ă  point, Ă  la faveur de cette nouvelle campagne agricole qui est sur les rails. C’est donc depuis le 1er mars que les premiĂšres averses ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es Ă  l’Est. Dans un premier temps, les planteurs ont cru que les premiĂšres averses allaient s’arrĂȘter de sitĂŽt. Par chance, elles ont continuĂ© et beaucoup ont vite fait de sortir les semences de leurs magasins pour les mettre en terre.
MĂȘme si parfois, il y a eu des arrĂȘts de quelques jours, ce retour des pluies ne peut pas pour autant faire oublier de sitĂŽt la saison sĂšche qui a Ă©tĂ© particuliĂšrement rude pour plus d’un planteur Ă  l’Est. Beaucoup en gardent un triste souvenir. Amadaou Talla Tamto est de ceux-lĂ . Des flammes ont rĂ©cemment ravagĂ© ses sept hectares de cacaoyer. Son champ Ă©tait pourtant Ă  maturitĂ©. Mais, il garde la tĂȘte haute, et s’apprĂȘte d’ailleurs Ă  rééditer l’exploit durant la petite saison des pluies en cours. Il est aussi Ă  l’ouvrage. Tout comme Bonaventure Tiam, responsable de la coopĂ©rative des agriculteurs de l’Est. « Nous sommes plus que prĂȘts pour la nouvelle campagne», souligne ce dernier. La vingtaine de membres de sa coopĂ©rative est sensibilisĂ©e pour en faire une rĂ©ussite en termes de rendement agricole.
CRTV: le pylÎne de Logbessou bientÎt opérationnel

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Dans quelques semaines, les travaux sur cette infrastructure devraient ĂȘtre achevĂ©s.
Dans au plus deux mois, le pylĂŽne CRTV de Logbessou sera opĂ©rationnel. L’annonce a Ă©tĂ© faite samedi dernier par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, en visite sur le chantier. La premiĂšre partie des travaux, consacrĂ©e au gĂ©nie civil, est achevĂ©e. Il s’agissait de la construction des diffĂ©rents massifs et du massif central. Il est maintenant attendu les rĂ©sultats d’un test en laboratoire pour lancer la deuxiĂšme phase qui sera l’infrastructure en elle-mĂȘme.
Sur le site de Logbessou, dans l’arrondissement de Douala V, tout le matĂ©riel est disponible. Les spĂ©cialistes parlent de membrures, ovans, mĂ©plats, Ă©chelles infĂ©rieures et bien d’autres. Le MINCOM s’est dit satisfait de l’avancĂ©e des travaux aprĂšs les explications des ingĂ©nieurs camerounais et chinois chargĂ©s de piloter ce travail.
On retient donc que le nouveau pylĂŽne de la CRTV aura une hauteur de 200 m, il sera plus robuste et plus puissant que le prĂ©cĂ©dent, qui s’est effondrĂ© en 2014. Nous avons Ă©galement appris que l’infrastructure dans son ensemble sera homogĂšne, c’est-Ă -dire qu’il sera identique de bas en haut et prĂ©sentera une certaine harmonie de bout en bout.
D’aprĂšs l’entreprise chinoise chargĂ©e d’effectuer lesdits travaux, le pylĂŽne aura une durĂ©e de vie de 50 ans. D’autres structures comme par le passĂ© pourront profiter de la puissance de ce pylĂŽne et y installer leurs Ă©metteurs. Le MINCOM, qui Ă©tait accompagnĂ© du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, a annoncĂ© que le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique sera rĂ©glĂ©, grĂące Ă  l’acquisition d’un transformateur d’une puissance de 500 Kva. Il faut Ă©galement relever que les villes de Bamenda et Garoua seront dotĂ©es de deux Ă©metteurs de 5 kilowatts chacune. Toutes ces acquisitions ainsi que la rĂ©habilitation de la CRTV visent la couverture en signal de tout le territoire national.
La visite sur le site de Logbessou a Ă©tĂ© aussi l’occasion pour le ministre de la Communication de lancer un appel Ă  tous ceux qui ont construit autour du pylĂŽne. Ceux-ci devront partir, le rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique risquant d’avoir un impact sur la santĂ© des habitants alentour.
Sécurité maritime: « Obangame » 2016 : mission accomplie

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

L’exercice clĂŽturĂ© vendredi Ă  la Base navale de Douala par le MINDEF Joseph Beti Assomo.
L’exercice militaire Obangame Saharan Express 2016 s’est achevĂ© vendredi dernier. La cĂ©rĂ©monie de clĂŽture a Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, Ă  la Base navale de Douala. En prĂ©sence notamment de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza, et des officiers de haut rang camerounais et amĂ©ricains.
L’exercice visait plusieurs objectifs, dont le principal est d’assurer l’interopĂ©rabilitĂ© entre les diffĂ©rents centres opĂ©rationnels maritimes de zones maritimes dĂ©nommĂ©es A D E F G. Il Ă©tait question aussi de rassembler les marines du golfe de GuinĂ©e, Ă  savoir celles de la CommunautĂ© Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et celles de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), afin de juguler les menaces transfrontaliĂšres. En troisiĂšme lieu, renforcer le partenariat, les Ă©changes d’informations entre les zones maritimes, avoir des procĂ©dures communes pour lutter contre les flĂ©aux qui menacent notre environnement maritime : piraterie, pĂȘche illicite, contrebande, pollution etc.
A cet effet, des simulations ont Ă©tĂ© faites, entre les zones maritimes ; des incidents ont Ă©tĂ© créés, pour pouvoir voir la rĂ©action des uns et des autres, au niveau rĂ©gional et national. Plus prĂ©cisĂ©ment : un navire suspect est parti des cĂŽtes gabonaises. TraquĂ©, il a pris la direction de Sao-TomĂ© et Principe, et aprĂšs s’est retrouvĂ© au Cameroun. Les Ă©changes entre zones maritimes ont permis de localiser ce bateau d’un point Ă  un autre.
C’est donc cette synergie entre Etats que recherchaient les AmĂ©ricains pendant les dix jours passĂ©s en mer. Pour le directeur de l’exercice, le capitaine de vaisseau Sylvestre Fonkoua Mbah, il a Ă©tĂ© question de se rapprocher au plus prĂšs de la rĂ©alitĂ©. Il n’était plus question de se retrouver tous Ă  un endroit prĂ©cis.
Le MINDEF a prĂ©cisĂ© que l’exercice Obangame Saharan Express Ă©mane de la volontĂ© des chefs d’Etat d’assurer la sĂ©curitĂ© maritime. C’est Ă©galement dans ce sens que des centres opĂ©rationnels ont vu le jour. Le MINDEF s’est aussi appesanti sur le dĂ©roulement de l’exercice, l’importance de travailler ensemble ainsi que le partage des informations. Joseph Beti Assomo a profitĂ© de l’occasion pour remercier les Etats-Unis et leur ambassadeur au Cameroun, pour sa disponibilitĂ© et pour le bon dĂ©roulement de la manƓuvre.
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Cameroon Tribune du mardi, 29 mars 2016.
RDPC: la tenue d’un congrĂšs confirmĂ©e

Jean Francis BELIBI
National - Politique

L’annonce a Ă©tĂ© faite par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du ComitĂ© central au cours du week-end dernier.
Les derniĂšres instances ordinaires en la matiĂšre s’étaient tenues les 15 et 16 septembre 2011 au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) en avait profitĂ© pour renouveler ses instances dirigeantes. Notamment le Bureau politique et le ComitĂ© central. Bien plus, ces travaux qui avaient Ă©galement permis de renouveler le mandat du prĂ©sident national du parti, Paul Biya Ă  la tĂȘte de celui-ci lorsqu’il s’était retrouvĂ© face Ă  un challenger, RenĂ© ZĂ© NguĂ©lĂ©, par ailleurs, membre du ComitĂ© central, ont Ă©galement permis au RDPC de procĂ©der Ă  un toilettage de ses textes de base. C’est au cours de ces travaux que le parti a procĂ©dĂ© Ă  l’élargissement de la base des Ă©lecteurs des membres des bureaux des organes de base. Cette nouvelle donne, qui autorise dĂ©sormais la possibilitĂ© Ă  tous les militants, tous organes confondus de participer Ă  l’élection des diffĂ©rents bureaux du RDPC, a Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©e lors des derniĂšres opĂ©rations de renouvellement des bureaux des organes de base qui a eu lieu en fin d’annĂ©e derniĂšre. Autre innovation majeure, il y a eu la crĂ©ation d’une nouvelle structure : le bureau d’honneur qui a Ă©tĂ© pourvu de 25 membres Ă  l’issue des travaux prĂ©sidĂ©s par le prĂ©sident national, Paul Biya.
Depuis lors, le RDPC a fait face Ă  un certain nombre d’échĂ©ances. Il y a eu l’élection prĂ©sidentielle remportĂ©e par son prĂ©sident national face Ă  22 autres candidats lors du scrutin du 9 octobre 2011. Il y a eu la mise sur pied du premier SĂ©nat de l’histoire du Cameroun en avril 2013 et quelques mois plus tard, c'est-Ă -dire le 30 septembre 2013, le double scrutin lĂ©gislatif et municipal qui a vu le RDPC confirmer son leadership sur l’échiquier national. Il faut dire que depuis quelques mois, l’actualitĂ© au sein du RDPC est dominĂ©e par les nombreux appels Ă  la candidature du prĂ©sident national pour la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Celle-ci est normalement prĂ©vue en octobre 2018. Mais certains militants du parti appellent notamment Ă  une anticipation de ce scrutin. MĂȘme si les dispositions statutaires en la matiĂšre sont pourtant trĂšs claires lorsqu’elles indiquent que le prĂ©sident national est « le candidat du parti aux Ă©lections prĂ©sidentielles ». S’exprimant dans les mĂ©dias nationaux ce week-end, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du ComitĂ© central, GrĂ©goire Owona, a confirmĂ© la tenue d’un CongrĂšs du RDPC cette annĂ©e. Tout reste donc attendu en ce qui concerne l’ordre du jour de ces travaux. Mais aussi la forme qu’ils pourront prendre. S’agira-t-il d’un CongrĂšs ordinaire ou d’un CongrĂšs extraordinaire ? Toutefois, l’on sait que le mandat des membres des diffĂ©rentes instances dĂ©signĂ©s lors du CongrĂšs de septembre 2011 arrive Ă  expiration dans les prochains mois. Au mĂȘme titre que celui du prĂ©sident national du parti qui est de cinq ans. Les prochains mois s’annoncent donc riches en Ă©vĂ©nement pour cette formation politique qui reste la plus importante sur l’échiquier national.
Eliminatoires CAN 2017: il faut assurer

AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport

AprÚs le match nul concédé samedi dernier à Limbé, les Lions indomptables pensent à la victoire mardi à Durban.
Samedi, c’était un Ă©chec Ă  LimbĂ©. Dans l’antre des Lions, on en a conscience. Du coup, pour ce match-retour, contre l’Afrique du Sud Ă  Durban le 29 mars, Hugo Broos veut Ă©viter toute pression supplĂ©mentaire sur les joueurs. L’enjeu de la rencontre est suffisamment grand. La rencontre de Durban compte pour la quatriĂšme journĂ©e des qualifications de la CAN, Gabon 2017. Motus et bouche cousue donc pour les 23 prĂ©sents Ă  Durban. Pas d’interviews de ses protĂ©gĂ©s avant la rencontre. Seul le coach s’adressera aux mĂ©dias. Et lĂ  encore, sous forme de dĂ©claration. AprĂšs le voyage Ă©puisant de la veille (dimanche), la nuit lourde et difficile, la sĂ©ance de dĂ©crassage prĂ©vue dimanche Ă  18h a finalement Ă©tĂ© reprogrammĂ©e hier matin. On se parle Ă  voix basse. On se chahute un peu. Il faut aller droit au but : gagner.
Ce jour, il faudra aligner les meilleurs. Et Hugo Broos le sait. Face Ă  la presse, il l’a rappelĂ©. Pour choisir, on se demandera qui peut faire le rĂ©sultat. Des surprises donc mardi ? Quelques unes assurĂ©ment. A l’infirmerie, Bernard Siani, buteur Ă  LimbĂ©, s’est remis d’une lĂ©gĂšre blessure contractĂ©e samedi dernier. Seul l’état de Nicolas Nkoulou prĂ©occupe. « Il a un programme mĂ©dical prĂ©cis. Il ne peut pas enchaĂźner deux matchs tous les trois jours. Il est sous soins intensifs. On verra si l’entraĂźneur jouera avec lui ou pas », confie Ă  CT, le Team Press Officer des Lions indomptables, Vincent de Paul Atangana. D’ailleurs, le sĂ©lectionneur devait se dĂ©cider Ă  l’issue de la sĂ©ance de reconnaissance de terrain hier Ă  19 h (heure de Durban).
A Durban, la pression est sud-africaine. Le pays compte deux points. Une dĂ©faite sera synonyme d’élimination directe. EphraĂŻm Mashaba ne veut pas louper le coche Ă  domicile. Le public local en a conscience. Mais, les Lions doivent Ă©viter toute Ă©ventuelle dispersion. C’est donc dĂ©crassage, bain, repos, rencontre avec le ministre des Sports et de l’Education physique, le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, le gotha administratif du Cameroun Ă  Durban. « Je voulais rĂ©itĂ©rer les espoirs que le Cameroun fonde Ă  leur Ă©gard. Ils sont les meilleurs sĂ©lectionnĂ©s par le coach. Ils doivent avoir le sens de la combativitĂ©, de la discipline puisque les Lions indomptables c’est le creuset de l’unitĂ© et de l’intĂ©gration nationales. Il faut que l’équipe retrouve son intrĂ©piditĂ©. Il faudra mouiller le maillot et faire honneur Ă  la patrie. Le coach doit choisir », prĂ©cise Bidoung Mkpatt. Chacun a essayĂ© de communiquer Ă  sa maniĂšre, par des messages revigorants.
C’est que, ici, on le pense haut. L’on a besoin d’énergie positive autour de cette Ă©quipe. Certains se plaisent Ă  regretter les Lions de 2002, 1998, 1990, 1982. Mais, tout a commencĂ© quelque part. La toute rĂ©cente nomination de Hugo Broos Ă  la tĂȘte de cette sĂ©lection, pourrait qui sait, faire bouger les lignes. Cette rencontre Afrique du Sud-Cameroun est Ă©galement le match de la relance. A en croire le coach qui a tenu Ă  observer un certain groupe sur l’ensemble des deux rencontres (aller-retour) contre l’Afrique du Sud, c’est aussi l’amorce des changements.