Match décisif
Jean Marie NZEKOUE
Afrique - Sport
Lâaffiche de cet aprĂšs-midi qui oppose Ă Durban lâAfrique du Sud au Cameroun dans le cadre du match-retour du dernier tour des Ă©liminatoires de la Coupe dâAfrique des Nations 2017 est trĂšs attendue. Aussi bien par les supporters des deux Ă©quipes que par tous ceux qui attendent le rĂ©sultat final pour avoir une idĂ©e plus claire sur la position des uns et des autres dans un groupe plus serrĂ© que prĂ©vu. Lâimportance de lâenjeu dĂ©pend de la situation de chacun des protagonistes avant le coup dâenvoi. Dâun cĂŽtĂ©, le Cameroun qui reste leader du groupe M aprĂšs le dĂ©cevant match nul du 26 mars avec un total de 7 points engrangĂ©s. De lâautre, lâAfrique du Sud qui se dĂ©mĂšne toujours dans les profondeurs du classement avec seulement deux points au marquoir malgrĂ© une prestation qui ne manque pas du relief. Seulement voilĂ : bien quâavantageuse, la position des Lions indomptables est loin dâĂȘtre confortable puisquâils sont talonnĂ©s de prĂšs par la surprenante Ă©quipe de Mauritanie.
Autre paramĂštre Ă prendre en compte : le match de cet aprĂšs-midi qui boucle la quatriĂšme journĂ©e de la phase qualificative va donner plus de visibilitĂ© Ă certaines tendances qui se dessinent dans un tournoi qui se dispute sous la forme dâun championnat. Si mathĂ©matiquement, aucune Ă©quipe nâest encore qualifiĂ©e pour la phase finale de la CAN 2017, en revanche, plusieurs sĂ©lections nationales nâayant remportĂ© aucune victoire auparavant pourraient rester sur le carreau en cas de nouvelle dĂ©faite. Ce nâest pas le cas pour le Cameroun qui reste encore premier du groupe. Mais, il sâagit dâun leadership fragile quâil faut consolider au plus vite car la concurrence se fait de plus en plus rude avec la montĂ©e en puissance dâune Mauritanie que personne nâavait vu venir Ă ce niveau de la compĂ©tition. Battus difficilement par le Cameroun le 14 juin 2015 Ă YaoundĂ©, les « Mourabitounes » se sont relancĂ©s de façon spectaculaire au terme du match-aller de la troisiĂšme journĂ©e, en battant la Gambie. Avec dĂ©sormais six points, la Mauritanie conforte sa deuxiĂšme place du groupe et nâest plus quâĂ une longueur du Cameroun qui fait du sur-place. En cas de nouvelle victoire, la Mauritanie pourrait ravir la tĂȘte du classement, mĂȘme si le Cameroun parvenait Ă arracher un match nul.
De son cĂŽtĂ©, lâAfrique du Sud qui aura Ă cĆur de « laver » son honneur devant son public. Dans la configuration actuelle, lâĂ©quipe de la nation arc-en-ciel semble disposer des arguments techniques et tactiques pour se surpasser. Avec ce quâils ont montrĂ© samedi Ă Limbe, beaucoup dâobservateurs sâĂ©tonnent que les poulains dâEphraĂŻm Mashaba nâaient enregistrĂ© jusquâici de victoire et occupent le dernier rang avec la Gambie. Dans un tel contexte, la rencontre de Durban pourrait-elle ĂȘtre celle du rachat ? On ne perd rien Ă attendre. Toujours est-il que lâoccasion serait trop belle pour se relancer en rĂ©coltant trois prĂ©cieux points qui pourraient tout changer. Hugo Broos et les siens sont-ils au moins conscients du danger ? On peut le supposer sur la base des dĂ©clarations faites aprĂšs le match-aller. MalgrĂ© un engagement certain, la prestation mitigĂ©e du « onze » entrant amĂšne Ă sâinterroger sur la capacitĂ© du coach Ă dĂ©nicher des doublures performantes Ă tous les postes en cas dâindisponibilitĂ© des titulaires. Les nombreuses lacunes qui sont apparues, tant au niveau de lâattaque, du milieu de terrain, de la dĂ©fense quâĂ celui du gardien de but pourraient amener le technicien belge Ă procĂ©der Ă quelques rĂ©glages nĂ©cessaires pour donner plus dâĂ©quilibre et de performance aux diffĂ©rents compartiments, rendant ainsi plus perfectible la cohĂ©sion dâensemble. AprĂšs le faux pas de samedi Ă Limbe, une victoire des Lions en Afrique du Sud est dâautant plus impĂ©rative que le classement devient trĂšs serrĂ© dans un groupe qualificatif oĂč rien nâest encore dĂ©finitivement acquis.
Jean Marie NZEKOUE
Afrique - Sport
Lâaffiche de cet aprĂšs-midi qui oppose Ă Durban lâAfrique du Sud au Cameroun dans le cadre du match-retour du dernier tour des Ă©liminatoires de la Coupe dâAfrique des Nations 2017 est trĂšs attendue. Aussi bien par les supporters des deux Ă©quipes que par tous ceux qui attendent le rĂ©sultat final pour avoir une idĂ©e plus claire sur la position des uns et des autres dans un groupe plus serrĂ© que prĂ©vu. Lâimportance de lâenjeu dĂ©pend de la situation de chacun des protagonistes avant le coup dâenvoi. Dâun cĂŽtĂ©, le Cameroun qui reste leader du groupe M aprĂšs le dĂ©cevant match nul du 26 mars avec un total de 7 points engrangĂ©s. De lâautre, lâAfrique du Sud qui se dĂ©mĂšne toujours dans les profondeurs du classement avec seulement deux points au marquoir malgrĂ© une prestation qui ne manque pas du relief. Seulement voilĂ : bien quâavantageuse, la position des Lions indomptables est loin dâĂȘtre confortable puisquâils sont talonnĂ©s de prĂšs par la surprenante Ă©quipe de Mauritanie.
Autre paramĂštre Ă prendre en compte : le match de cet aprĂšs-midi qui boucle la quatriĂšme journĂ©e de la phase qualificative va donner plus de visibilitĂ© Ă certaines tendances qui se dessinent dans un tournoi qui se dispute sous la forme dâun championnat. Si mathĂ©matiquement, aucune Ă©quipe nâest encore qualifiĂ©e pour la phase finale de la CAN 2017, en revanche, plusieurs sĂ©lections nationales nâayant remportĂ© aucune victoire auparavant pourraient rester sur le carreau en cas de nouvelle dĂ©faite. Ce nâest pas le cas pour le Cameroun qui reste encore premier du groupe. Mais, il sâagit dâun leadership fragile quâil faut consolider au plus vite car la concurrence se fait de plus en plus rude avec la montĂ©e en puissance dâune Mauritanie que personne nâavait vu venir Ă ce niveau de la compĂ©tition. Battus difficilement par le Cameroun le 14 juin 2015 Ă YaoundĂ©, les « Mourabitounes » se sont relancĂ©s de façon spectaculaire au terme du match-aller de la troisiĂšme journĂ©e, en battant la Gambie. Avec dĂ©sormais six points, la Mauritanie conforte sa deuxiĂšme place du groupe et nâest plus quâĂ une longueur du Cameroun qui fait du sur-place. En cas de nouvelle victoire, la Mauritanie pourrait ravir la tĂȘte du classement, mĂȘme si le Cameroun parvenait Ă arracher un match nul.
De son cĂŽtĂ©, lâAfrique du Sud qui aura Ă cĆur de « laver » son honneur devant son public. Dans la configuration actuelle, lâĂ©quipe de la nation arc-en-ciel semble disposer des arguments techniques et tactiques pour se surpasser. Avec ce quâils ont montrĂ© samedi Ă Limbe, beaucoup dâobservateurs sâĂ©tonnent que les poulains dâEphraĂŻm Mashaba nâaient enregistrĂ© jusquâici de victoire et occupent le dernier rang avec la Gambie. Dans un tel contexte, la rencontre de Durban pourrait-elle ĂȘtre celle du rachat ? On ne perd rien Ă attendre. Toujours est-il que lâoccasion serait trop belle pour se relancer en rĂ©coltant trois prĂ©cieux points qui pourraient tout changer. Hugo Broos et les siens sont-ils au moins conscients du danger ? On peut le supposer sur la base des dĂ©clarations faites aprĂšs le match-aller. MalgrĂ© un engagement certain, la prestation mitigĂ©e du « onze » entrant amĂšne Ă sâinterroger sur la capacitĂ© du coach Ă dĂ©nicher des doublures performantes Ă tous les postes en cas dâindisponibilitĂ© des titulaires. Les nombreuses lacunes qui sont apparues, tant au niveau de lâattaque, du milieu de terrain, de la dĂ©fense quâĂ celui du gardien de but pourraient amener le technicien belge Ă procĂ©der Ă quelques rĂ©glages nĂ©cessaires pour donner plus dâĂ©quilibre et de performance aux diffĂ©rents compartiments, rendant ainsi plus perfectible la cohĂ©sion dâensemble. AprĂšs le faux pas de samedi Ă Limbe, une victoire des Lions en Afrique du Sud est dâautant plus impĂ©rative que le classement devient trĂšs serrĂ© dans un groupe qualificatif oĂč rien nâest encore dĂ©finitivement acquis.
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Match décisif
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le Snjc interpelle les entreprises retardataires sur les Elections des délégués du personnel
Rita DIBA
Régions - Littoral
« Le 7 avril prochain, les entreprises qui nâont pas organisĂ© les Ă©lections de dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel sont appelĂ©es au rattrapage par le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale.
Notre syndicat, qui est lâavant-garde de la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts des travailleurs des mĂ©dias, va Ă©ventuellement prendre les dispositions pour que la loi sâapplique Ă tout le monde. La meilleure possibilitĂ© qui se prĂ©sente Ă nous est de porter plainte aux entreprises qui nâauront pas organisĂ© ces Ă©lections. » Denis Nkwebo, prĂ©sident du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), a tenu hier 28 mars 2016 Ă mettre en garde les organes de presse qui ne se conformeront pas.
CâĂ©tait lors dâun point de presse donnĂ© Ă Douala, au cours duquel le Snjc a tenu Ă fĂ©liciter les structures ayant respectĂ© la date du 1er mars, entre autres Sopecam, Crtv, Le Jour, Mutations, Le Messager, Canal 2, Radio Balafon, Abk TvâŠUne rencontre au cours de laquelle le Syndicat a Ă©galement, Ă travers la dĂ©claration N°002/BEN/PN/SNJC/2016, donnĂ© sa position quant aux sanctions rĂ©cemment infligĂ©es par le Conseil national de la communication (Cnc) Ă plusieurs mĂ©dias et journalistes.
Rita DIBA
Régions - Littoral
« Le 7 avril prochain, les entreprises qui nâont pas organisĂ© les Ă©lections de dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel sont appelĂ©es au rattrapage par le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale.
Notre syndicat, qui est lâavant-garde de la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts des travailleurs des mĂ©dias, va Ă©ventuellement prendre les dispositions pour que la loi sâapplique Ă tout le monde. La meilleure possibilitĂ© qui se prĂ©sente Ă nous est de porter plainte aux entreprises qui nâauront pas organisĂ© ces Ă©lections. » Denis Nkwebo, prĂ©sident du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), a tenu hier 28 mars 2016 Ă mettre en garde les organes de presse qui ne se conformeront pas.
CâĂ©tait lors dâun point de presse donnĂ© Ă Douala, au cours duquel le Snjc a tenu Ă fĂ©liciter les structures ayant respectĂ© la date du 1er mars, entre autres Sopecam, Crtv, Le Jour, Mutations, Le Messager, Canal 2, Radio Balafon, Abk TvâŠUne rencontre au cours de laquelle le Syndicat a Ă©galement, Ă travers la dĂ©claration N°002/BEN/PN/SNJC/2016, donnĂ© sa position quant aux sanctions rĂ©cemment infligĂ©es par le Conseil national de la communication (Cnc) Ă plusieurs mĂ©dias et journalistes.
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Le Snjc interpelle les entreprises retardataires sur les Elections des délégués du personnel
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
La bouteille orange est rare
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Economie
La pénurie semble générale dans le réseau du distributeur SCTM, qui aurait des difficultés financiÚres.
AttachĂ©e au porte-bagages de la motocyclette, la bouteille orangĂ©e a dĂ©jĂ traversĂ© plusieurs quartiers au point de changer dâarrondissement. Le propriĂ©taire, assis sur la partie du siĂšge rĂ©servĂ©e au passager, raconte tranquillement sa peine : « Je suis parti de Deido vers BĂ©panda-MissokĂš Ă la recherche dâun point de vente depuis hier (samedi, 26 mars 2016, ndlr)⊠Jâai traversĂ© toute la zone de BĂ©panda, en vain. Je suis allĂ© jusquâĂ Logpom oĂč on mâa indiquĂ© quâune station-service pouvait encore disposer de rĂ©serves SCTMâŠÂ». Toujours rien.
En ce dimanche de PĂąques, lâhomme souffre de ne pouvoir faciliter les tĂąches mĂ©nagĂšres Ă sa compagne faute de trouver un commerce qui lui vendrait une bouteille de 12 kilogrammes de gaz domestique. Il nâest pourtant pas seul Ă se plaindre. VoilĂ bientĂŽt huit semaines que certaines consommatrices notamment, ont « senti la pĂ©nurie », comme dit Madeleine Domche, fiĂšre dâavoir prĂ©vu le manque. « Quand jâai voulu renouveler ma provision et quâil nây avait plus de gaz dans les boutiques au quartier, jâai pris des dispositions », raconte cette mĂ©nagĂšre voisine de lâhomme cherchant le butane Ă moto et qui espĂšre trouver la prĂ©cieuse denrĂ©e Ă une derniĂšre adresse, aprĂšs Ndokoti, vers Dakar, lui a-t-on dit.
Entre-temps, la carence sâest aggravĂ©e et cela ne semble pas servir de parcourir des dizaines de kilomĂštres pour acheter telle ou telle quantitĂ© de gaz vendu par SCTM. « La vĂ©ritĂ© est quâil nây a pas dâapprovisionnement pour ceux qui ont ces bouteilles. Ăa fait plus dâun mois que nous avons vendu la derniĂšre bouteille », assure un vendeur dans un commerce du petit marchĂ© de Logpom. Bien plus, explique-t-il, des livreurs lui ont dit que lâaffaire concerne des relations entre grands opĂ©rateurs. Tout devrait revenir Ă la normale, annonce-t-il. Justement, en octobre 2015, lors des traditionnelles rĂ©unions de concertations entre le ministre du Commerce et le groupement des professionnels du pĂ©trole (GPP), les difficultĂ©s financiĂšres de la SCTM ont clairement Ă©tĂ© posĂ©es, comme cause des pĂ©nuries incessantes de la marque. La sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant surendettĂ©e au niveau de la production. Raison pour laquelle elle peine Ă assurer la logistique, notamment la distribution et le recouvrement des emballages.
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Economie
La pénurie semble générale dans le réseau du distributeur SCTM, qui aurait des difficultés financiÚres.
AttachĂ©e au porte-bagages de la motocyclette, la bouteille orangĂ©e a dĂ©jĂ traversĂ© plusieurs quartiers au point de changer dâarrondissement. Le propriĂ©taire, assis sur la partie du siĂšge rĂ©servĂ©e au passager, raconte tranquillement sa peine : « Je suis parti de Deido vers BĂ©panda-MissokĂš Ă la recherche dâun point de vente depuis hier (samedi, 26 mars 2016, ndlr)⊠Jâai traversĂ© toute la zone de BĂ©panda, en vain. Je suis allĂ© jusquâĂ Logpom oĂč on mâa indiquĂ© quâune station-service pouvait encore disposer de rĂ©serves SCTMâŠÂ». Toujours rien.
En ce dimanche de PĂąques, lâhomme souffre de ne pouvoir faciliter les tĂąches mĂ©nagĂšres Ă sa compagne faute de trouver un commerce qui lui vendrait une bouteille de 12 kilogrammes de gaz domestique. Il nâest pourtant pas seul Ă se plaindre. VoilĂ bientĂŽt huit semaines que certaines consommatrices notamment, ont « senti la pĂ©nurie », comme dit Madeleine Domche, fiĂšre dâavoir prĂ©vu le manque. « Quand jâai voulu renouveler ma provision et quâil nây avait plus de gaz dans les boutiques au quartier, jâai pris des dispositions », raconte cette mĂ©nagĂšre voisine de lâhomme cherchant le butane Ă moto et qui espĂšre trouver la prĂ©cieuse denrĂ©e Ă une derniĂšre adresse, aprĂšs Ndokoti, vers Dakar, lui a-t-on dit.
Entre-temps, la carence sâest aggravĂ©e et cela ne semble pas servir de parcourir des dizaines de kilomĂštres pour acheter telle ou telle quantitĂ© de gaz vendu par SCTM. « La vĂ©ritĂ© est quâil nây a pas dâapprovisionnement pour ceux qui ont ces bouteilles. Ăa fait plus dâun mois que nous avons vendu la derniĂšre bouteille », assure un vendeur dans un commerce du petit marchĂ© de Logpom. Bien plus, explique-t-il, des livreurs lui ont dit que lâaffaire concerne des relations entre grands opĂ©rateurs. Tout devrait revenir Ă la normale, annonce-t-il. Justement, en octobre 2015, lors des traditionnelles rĂ©unions de concertations entre le ministre du Commerce et le groupement des professionnels du pĂ©trole (GPP), les difficultĂ©s financiĂšres de la SCTM ont clairement Ă©tĂ© posĂ©es, comme cause des pĂ©nuries incessantes de la marque. La sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant surendettĂ©e au niveau de la production. Raison pour laquelle elle peine Ă assurer la logistique, notamment la distribution et le recouvrement des emballages.
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La bouteille orange est rare
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Etablissement dâactes dâĂ©tat civil: les parlementaires Ă la bonne Ă©cole
Jeanine FANKAM
National - Politique
Un atelier de sensibilisation sâouvre Ă leur intention mardi Ă lâhĂ©micycle de Ngoa-EkellĂ©.
Mardi se tient Ă lâhĂ©micycle de lâAssemblĂ©e nationale, un atelier visant lâimplication des parlementaires dans la campagne de sensibilisation des populations sur la nĂ©cessitĂ© de se faire Ă©tablir des actes dâĂ©tat civil. Outre les parlementaires, les personnalitĂ©s politiques en contact direct avec les populations sont concernĂ©es, car elles constituent des relais efficaces dans le cadre de leurs descentes sur le terrain et la proximitĂ© avec la cible.
Il a Ă©tĂ© constatĂ© quâen dĂ©pit des rĂ©formes adoptĂ©es en matiĂšre dâĂ©tat civil au Cameroun (le rallongement de dĂ©lai de dĂ©claration nâĂ©tant pas le moindre), le dĂ©ficit demeure dans lâĂ©tablissement de ces actes. Une bonne frange de la population, du Nord au Sud, de lâEst Ă lâOuest, ignore lâimportance de ces documents et donc, ne les Ă©tablit pas. Dieu sait leur importance dans le cours de la vie. Comment suivre une scolarisation normale sans acte de naissance ? Comment un ayant-droit peut-il prĂ©tendre Ă un hĂ©ritage sans produire lâacte de dĂ©cĂšs de son parent ? Comment prouver son lien avec un Ă©poux sans acte de mariage ? Le dĂ©ficit de production sâest aggravĂ© dans certaines rĂ©gions du Cameroun avec la crise centrafricaine et les exactions menĂ©es par Boko Haram. Certains centres de production ont Ă©tĂ© vandalisĂ©s, dâautres submergĂ©s. Dans la quĂȘte de survie, des bons rĂ©flexes ont Ă©tĂ© abandonnĂ©s. Il est question de revenir aux bonnes pratiques en impliquant les hommes politiques et les Ă©lus du peuple. Dâautant plus que les actes dâĂ©tat civil constituent la principale source dâinformation permettant Ă la puissance publique dâobtenir de maniĂšre fiable et continue des donnĂ©es sur les populations.
Lâatelier de sensibilisation des parlementaires qui se tient ce jour se dĂ©cline en plusieurs thĂšmes de communication : lâimportance de ces documents, le cadre juridique et la procĂ©dure dâĂ©tablissement des actes dâĂ©tat civil, lâintĂ©rĂȘt de la sensibilisation des populations. Lâatelier est organisĂ© conjointement par lâAssemblĂ©e nationale et lâEcole citoyenne et politique de YaoundĂ©.
Jeanine FANKAM
National - Politique
Un atelier de sensibilisation sâouvre Ă leur intention mardi Ă lâhĂ©micycle de Ngoa-EkellĂ©.
Mardi se tient Ă lâhĂ©micycle de lâAssemblĂ©e nationale, un atelier visant lâimplication des parlementaires dans la campagne de sensibilisation des populations sur la nĂ©cessitĂ© de se faire Ă©tablir des actes dâĂ©tat civil. Outre les parlementaires, les personnalitĂ©s politiques en contact direct avec les populations sont concernĂ©es, car elles constituent des relais efficaces dans le cadre de leurs descentes sur le terrain et la proximitĂ© avec la cible.
Il a Ă©tĂ© constatĂ© quâen dĂ©pit des rĂ©formes adoptĂ©es en matiĂšre dâĂ©tat civil au Cameroun (le rallongement de dĂ©lai de dĂ©claration nâĂ©tant pas le moindre), le dĂ©ficit demeure dans lâĂ©tablissement de ces actes. Une bonne frange de la population, du Nord au Sud, de lâEst Ă lâOuest, ignore lâimportance de ces documents et donc, ne les Ă©tablit pas. Dieu sait leur importance dans le cours de la vie. Comment suivre une scolarisation normale sans acte de naissance ? Comment un ayant-droit peut-il prĂ©tendre Ă un hĂ©ritage sans produire lâacte de dĂ©cĂšs de son parent ? Comment prouver son lien avec un Ă©poux sans acte de mariage ? Le dĂ©ficit de production sâest aggravĂ© dans certaines rĂ©gions du Cameroun avec la crise centrafricaine et les exactions menĂ©es par Boko Haram. Certains centres de production ont Ă©tĂ© vandalisĂ©s, dâautres submergĂ©s. Dans la quĂȘte de survie, des bons rĂ©flexes ont Ă©tĂ© abandonnĂ©s. Il est question de revenir aux bonnes pratiques en impliquant les hommes politiques et les Ă©lus du peuple. Dâautant plus que les actes dâĂ©tat civil constituent la principale source dâinformation permettant Ă la puissance publique dâobtenir de maniĂšre fiable et continue des donnĂ©es sur les populations.
Lâatelier de sensibilisation des parlementaires qui se tient ce jour se dĂ©cline en plusieurs thĂšmes de communication : lâimportance de ces documents, le cadre juridique et la procĂ©dure dâĂ©tablissement des actes dâĂ©tat civil, lâintĂ©rĂȘt de la sensibilisation des populations. Lâatelier est organisĂ© conjointement par lâAssemblĂ©e nationale et lâEcole citoyenne et politique de YaoundĂ©.
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Etablissement dâactes dâĂ©tat civil: les parlementaires Ă la bonne Ă©cole
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Université panafricaine: la premiÚre promotion bientÎt sur le terrain
Yvette MBASSI BIKELE
National - Société
Le Pr Joseph Ntuda Ebode a expliquĂ© les enjeux de la sortie des laurĂ©ats de lâInstitut gouvernance humanitĂ© et sciences sociales.
Les premiers Ă©tudiants de lâUniversitĂ© panafricaine, Institut gouvernance humanitĂ© et science sociale (PAUGHS), recevront leurs diplĂŽmes le 30 mars prochain Ă YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie se tiendra au palais des congrĂšs de YaoundĂ© en prĂ©sence de plusieurs encadreurs de cet institut et de son recteur par intĂ©rim, le Pr. Bealey Kassa. Câest ce qui ressort du point de presse quâa donnĂ© le Pr Joseph Ntuda Ebode, directeur par intĂ©rim dans cette universitĂ©, mercredi dernier Ă lâUniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
Lâinstitution universitaire initiĂ©e par les chefs dâEtat du continent a pour but de valoriser lâesprit panafricain et faire en sorte que lâAfrique se sente fiĂšre de ses propres valeurs. Pour le Pr Joseph Ntuda Ebode, la cĂ©rĂ©monie de sortie des tout premiers laurĂ©ats du PAUGHS est une occasion Ă la fois particuliĂšre et routiniĂšre. « Dans toutes les universitĂ©s qui ont une tradition de remise des diplĂŽmes, lâannĂ©e se termine par cette cĂ©rĂ©monie. Donc en soi, ce nâest pas une nouveautĂ© », a-t-il soutenu.
LâUniversitĂ© panafricaine dispose de branches dans toutes les rĂ©gions du continent. NigĂ©ria pour lâAfrique de lâOuest, le Kenya pour lâEst, lâAlgĂ©rie pour le Nord, lâAfrique du Sud pour lâAfrique australe et le Cameroun pour le Centre. « La cĂ©rĂ©monie de YaoundĂ© vient aprĂšs celles de Nairobi au Kenya et dâIbadan au NigĂ©ria. Elle prĂ©cĂšde ainsi celles qui vont se dĂ©rouler en AlgĂ©rie et plus tard en Afrique du Sud », a ajoutĂ© le Pr Ntuda Ebode. Au-delĂ de lâinstitut dont les premiers Ă©tudiants seront demain sur le terrain, le Cameroun a aussi lâhonneur dâabriter le siĂšge du rectorat continental. Lâoffre de formation de lâinstitution sâĂ©tend sur deux filiĂšres : le master en gouvernance et intĂ©gration rĂ©gionale dont le doctorat doit commencer en avril prochain Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, hĂŽte de lâinstitut. Et aussi, le master en traduction et le master en interprĂ©tation des confĂ©rences hĂ©bergĂ©s par lâUniversitĂ© de Buea.
Pour le dĂ©lĂ©guĂ© des Ă©tudiants Bernard Sakah, leurs trois annĂ©es de formation leur ont permis de sâoutiller sur les questions de gouvernance. « Câest pourquoi nous pensons que nous sommes la gĂ©nĂ©ration qui va consolider le pont que nos chefs dâEtat, initiateurs de cet institution, ont construit pour lâunitĂ© et lâintĂ©gration inter rĂ©gionale du continent africain », a-t-il affirmĂ©.
Yvette MBASSI BIKELE
National - Société
Le Pr Joseph Ntuda Ebode a expliquĂ© les enjeux de la sortie des laurĂ©ats de lâInstitut gouvernance humanitĂ© et sciences sociales.
Les premiers Ă©tudiants de lâUniversitĂ© panafricaine, Institut gouvernance humanitĂ© et science sociale (PAUGHS), recevront leurs diplĂŽmes le 30 mars prochain Ă YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie se tiendra au palais des congrĂšs de YaoundĂ© en prĂ©sence de plusieurs encadreurs de cet institut et de son recteur par intĂ©rim, le Pr. Bealey Kassa. Câest ce qui ressort du point de presse quâa donnĂ© le Pr Joseph Ntuda Ebode, directeur par intĂ©rim dans cette universitĂ©, mercredi dernier Ă lâUniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
Lâinstitution universitaire initiĂ©e par les chefs dâEtat du continent a pour but de valoriser lâesprit panafricain et faire en sorte que lâAfrique se sente fiĂšre de ses propres valeurs. Pour le Pr Joseph Ntuda Ebode, la cĂ©rĂ©monie de sortie des tout premiers laurĂ©ats du PAUGHS est une occasion Ă la fois particuliĂšre et routiniĂšre. « Dans toutes les universitĂ©s qui ont une tradition de remise des diplĂŽmes, lâannĂ©e se termine par cette cĂ©rĂ©monie. Donc en soi, ce nâest pas une nouveautĂ© », a-t-il soutenu.
LâUniversitĂ© panafricaine dispose de branches dans toutes les rĂ©gions du continent. NigĂ©ria pour lâAfrique de lâOuest, le Kenya pour lâEst, lâAlgĂ©rie pour le Nord, lâAfrique du Sud pour lâAfrique australe et le Cameroun pour le Centre. « La cĂ©rĂ©monie de YaoundĂ© vient aprĂšs celles de Nairobi au Kenya et dâIbadan au NigĂ©ria. Elle prĂ©cĂšde ainsi celles qui vont se dĂ©rouler en AlgĂ©rie et plus tard en Afrique du Sud », a ajoutĂ© le Pr Ntuda Ebode. Au-delĂ de lâinstitut dont les premiers Ă©tudiants seront demain sur le terrain, le Cameroun a aussi lâhonneur dâabriter le siĂšge du rectorat continental. Lâoffre de formation de lâinstitution sâĂ©tend sur deux filiĂšres : le master en gouvernance et intĂ©gration rĂ©gionale dont le doctorat doit commencer en avril prochain Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, hĂŽte de lâinstitut. Et aussi, le master en traduction et le master en interprĂ©tation des confĂ©rences hĂ©bergĂ©s par lâUniversitĂ© de Buea.
Pour le dĂ©lĂ©guĂ© des Ă©tudiants Bernard Sakah, leurs trois annĂ©es de formation leur ont permis de sâoutiller sur les questions de gouvernance. « Câest pourquoi nous pensons que nous sommes la gĂ©nĂ©ration qui va consolider le pont que nos chefs dâEtat, initiateurs de cet institution, ont construit pour lâunitĂ© et lâintĂ©gration inter rĂ©gionale du continent africain », a-t-il affirmĂ©.
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Université panafricaine: la premiÚre promotion bientÎt sur le terrain
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Livres: lâamour, cĂŽtĂ© sombre
Elise ZIEMINE
National - Culture
Dans son roman « Une autre couleur du bonheur », Paule Auriane Ntchouadep raconte les pĂ©ripĂ©ties dâune famille pas comme les autres.
Une histoire Ă couper le souffle. AgĂ©e de 17 ans, Tania, hĂ©roĂŻne du roman « Une autre couleur du bonheur » de Paul Auriane Ntchouadep, peut affirmer avoir tout vu. EncadrĂ©e par son oncle dans la rĂ©gion de lâAdamaoua, la petite fille nâavait pour seul dĂ©sir que de retrouver ses parents et ses trois sĆurs, Ă Douala, dans le Littoral. Mais une fois sur place, le rĂȘve est brisĂ©. Sa famille vit dans une vieille bĂątisse. La misĂšre empĂȘche lâĂ©ducation de ses sĆurs. Câest avec la vente des beignets que la mĂšre nourrit la famille. Le pĂšre, fauchĂ© et diminuĂ© par la maladie, ne brille que par les injures. Il traite ses filles de bĂątardes, de trainĂ©es sans cervelle ou de « mamba vert ». Tania est choquĂ©e par ce pĂšre quâelle a tant aimĂ©.
En 289 pages rĂ©parties en 19 chapitres, le roman de Paul Auriane Ntchouadep, paru aux Ă©ditions ProximitĂ© est plein de rebondissements. Tout bascule en effet pour cette famille le jour oĂč Oncle Zowa, le petit frĂšre de leur pĂšre arrive. Des rĂ©vĂ©lations sont faites sur le vĂ©ritable gĂ©niteur de la famille. Des Ă©vĂ©nements aussi dĂ©stabilisants quâĂ©tranges sâenchaĂźnent alors pour les membres de cette famille qui ont dĂ©jĂ encaissĂ© plein de coups. Entre aveux tragiques, expulsion du domicile familial et accueil chez un voisin qui leur Ă©vite de dormir Ă la belle Ă©toile, Tania se rĂ©volte.
Page aprĂšs page, lâouvrage dĂ©taille la galĂšre de cette famille. Le sourire reviendra sur le visage de la petite Tania grĂące au plus puissant des sentiments : lâamour. Et si ce rĂ©confort quâelle nâa jamais connu par les liens du sang se trouvait finalement auprĂšs dâun homme ? Lâidylle entre lâhĂ©roĂŻne et son professeur de philosophie en classe de Terminale naĂźt bien vite, grandit, sâĂ©panouit avant de se briser Ă nouveau. Un malheur en appelant un autre, le deuil frappe sa famille. Sa sĆur Amavie meurt. La vie offre bien dâautres surprises dĂ©sagrĂ©ables Ă Tania et Ă ses sĆurs, qui sâinstallent au village et hĂ©bergent « ce mari et pĂšre » qui les avait jetĂ©es Ă la rue. Tout nâest pas si noir. Au final, Tania revient Ă Douala, poursuivre ses Ă©tudes Ă lâuniversitĂ©, et reprend son histoire dâamour lĂ oĂč elle sâĂ©tait arrĂȘtĂ©e. Câest peut-ĂȘtre ce que lâauteur appelle, une autre couleur du bonheur.
Elise ZIEMINE
National - Culture
Dans son roman « Une autre couleur du bonheur », Paule Auriane Ntchouadep raconte les pĂ©ripĂ©ties dâune famille pas comme les autres.
Une histoire Ă couper le souffle. AgĂ©e de 17 ans, Tania, hĂ©roĂŻne du roman « Une autre couleur du bonheur » de Paul Auriane Ntchouadep, peut affirmer avoir tout vu. EncadrĂ©e par son oncle dans la rĂ©gion de lâAdamaoua, la petite fille nâavait pour seul dĂ©sir que de retrouver ses parents et ses trois sĆurs, Ă Douala, dans le Littoral. Mais une fois sur place, le rĂȘve est brisĂ©. Sa famille vit dans une vieille bĂątisse. La misĂšre empĂȘche lâĂ©ducation de ses sĆurs. Câest avec la vente des beignets que la mĂšre nourrit la famille. Le pĂšre, fauchĂ© et diminuĂ© par la maladie, ne brille que par les injures. Il traite ses filles de bĂątardes, de trainĂ©es sans cervelle ou de « mamba vert ». Tania est choquĂ©e par ce pĂšre quâelle a tant aimĂ©.
En 289 pages rĂ©parties en 19 chapitres, le roman de Paul Auriane Ntchouadep, paru aux Ă©ditions ProximitĂ© est plein de rebondissements. Tout bascule en effet pour cette famille le jour oĂč Oncle Zowa, le petit frĂšre de leur pĂšre arrive. Des rĂ©vĂ©lations sont faites sur le vĂ©ritable gĂ©niteur de la famille. Des Ă©vĂ©nements aussi dĂ©stabilisants quâĂ©tranges sâenchaĂźnent alors pour les membres de cette famille qui ont dĂ©jĂ encaissĂ© plein de coups. Entre aveux tragiques, expulsion du domicile familial et accueil chez un voisin qui leur Ă©vite de dormir Ă la belle Ă©toile, Tania se rĂ©volte.
Page aprĂšs page, lâouvrage dĂ©taille la galĂšre de cette famille. Le sourire reviendra sur le visage de la petite Tania grĂące au plus puissant des sentiments : lâamour. Et si ce rĂ©confort quâelle nâa jamais connu par les liens du sang se trouvait finalement auprĂšs dâun homme ? Lâidylle entre lâhĂ©roĂŻne et son professeur de philosophie en classe de Terminale naĂźt bien vite, grandit, sâĂ©panouit avant de se briser Ă nouveau. Un malheur en appelant un autre, le deuil frappe sa famille. Sa sĆur Amavie meurt. La vie offre bien dâautres surprises dĂ©sagrĂ©ables Ă Tania et Ă ses sĆurs, qui sâinstallent au village et hĂ©bergent « ce mari et pĂšre » qui les avait jetĂ©es Ă la rue. Tout nâest pas si noir. Au final, Tania revient Ă Douala, poursuivre ses Ă©tudes Ă lâuniversitĂ©, et reprend son histoire dâamour lĂ oĂč elle sâĂ©tait arrĂȘtĂ©e. Câest peut-ĂȘtre ce que lâauteur appelle, une autre couleur du bonheur.
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Livres: lâamour, cĂŽtĂ© sombre
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APE régional: rendez-vous pris en juin
Rita DIBA
Afrique - Economie
AprĂšs Douala, la sĂ©rie de travaux dâexperts va se poursuivre en avril Ă Brazzaville puis en mai Ă Sao TomĂ© avant le conclave des ministres le mois suivant pour fixer les termes de lâaccord.
« Dans notre rĂ©gion (les six pays-membres de la CEMAC plus Sao TomĂ© et Principe et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, ndlr), seul le Cameroun dispose dâun accord dâĂ©tape ». Ces paroles de Pascal Youbi-Lagha, commissaire du dĂ©partement du MarchĂ© commun Ă la Commission de la CEMAC, prĂ©sident du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations APE, laissent Ă penser que le Cameroun devra jouer un rĂŽle important dans les trois assises dĂ©cisives avant la rĂ©union des ministres de la rĂ©gion (encore appelĂ©e Configuration Afrique centrale) en juin prochain. RĂ©union qui devra en principe voir les termes de lâAPE rĂ©gional complet fixĂ©s. Il faut donc rappeler que la 38e session du ComitĂ©, qui sâest ouverte le 23 mars, pour sâachever hier 29 mars 2016, nâest que la premiĂšre Ă©tape avant Brazzaville et Sao TomĂ©, sur la route de la finalisation des termes de lâaccord.
Ainsi les experts de la rĂ©gion ont notamment travaillĂ© sur les instruments dâĂ©change, sur la base des orientations du comitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations APE, au terme des 13e assises de fĂ©vrier dernier Ă Libreville au Gabon. Orientations qui Ă©taient liĂ©es au commerce des marchandises, au projet du texte de lâaccord. Il avait donc Ă©tĂ© question de la mise en place dâune offre dâaccĂšs au marchĂ© de lâAfrique centrale, Ă©tant donnĂ© que le degrĂ© dâouverture du marchĂ© et les mesures dâaccompagnement de la CEMAC nâavaient toujours pas trouvĂ© un accord. Il sâagissait aussi de lâactualisation de la base des donnĂ©es statistiques du commerce qui date de 2011 Ă 2013, etc.
Et il est donc question pour la Configuration, avec la sĂ©rie de rĂ©unions des experts et la rencontre des ministres, de parvenir Ă un document final Ă prĂ©senter Ă la partie en face, avant lâentrĂ©e en vigueur le 4 aoĂ»t prochain de lâaccord dâĂ©tape signĂ© entre le Cameroun et lâUnion europĂ©enne. LâUnion europĂ©enne qui semble vouloir considĂ©rer lâaccord dâĂ©tape de lâEtat camerounais comme document de rĂ©fĂ©rence pour des Ă©changes avec la rĂ©gion, comme lâaffirmait en juillet 2014 Karel De Gucht, alors commissaire au Commerce de lâUE, Ă la suite de la ratification de ce partenariat : « Lâaccord de partenariat Ă©conomique avec le Cameroun ouvre une nouvelle Ăšre dans les relations entre lâUE et lâAfrique centrale (...) Jâencourage trĂšs vivement les autres pays de la rĂ©gion Ă rejoindre le Cameroun dans lâAPE UE-Afrique centrale afin de construire un partenariat adaptĂ© aux objectifs de dĂ©veloppement de lâAfrique centrale».
Rita DIBA
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AprĂšs Douala, la sĂ©rie de travaux dâexperts va se poursuivre en avril Ă Brazzaville puis en mai Ă Sao TomĂ© avant le conclave des ministres le mois suivant pour fixer les termes de lâaccord.
« Dans notre rĂ©gion (les six pays-membres de la CEMAC plus Sao TomĂ© et Principe et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, ndlr), seul le Cameroun dispose dâun accord dâĂ©tape ». Ces paroles de Pascal Youbi-Lagha, commissaire du dĂ©partement du MarchĂ© commun Ă la Commission de la CEMAC, prĂ©sident du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations APE, laissent Ă penser que le Cameroun devra jouer un rĂŽle important dans les trois assises dĂ©cisives avant la rĂ©union des ministres de la rĂ©gion (encore appelĂ©e Configuration Afrique centrale) en juin prochain. RĂ©union qui devra en principe voir les termes de lâAPE rĂ©gional complet fixĂ©s. Il faut donc rappeler que la 38e session du ComitĂ©, qui sâest ouverte le 23 mars, pour sâachever hier 29 mars 2016, nâest que la premiĂšre Ă©tape avant Brazzaville et Sao TomĂ©, sur la route de la finalisation des termes de lâaccord.
Ainsi les experts de la rĂ©gion ont notamment travaillĂ© sur les instruments dâĂ©change, sur la base des orientations du comitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations APE, au terme des 13e assises de fĂ©vrier dernier Ă Libreville au Gabon. Orientations qui Ă©taient liĂ©es au commerce des marchandises, au projet du texte de lâaccord. Il avait donc Ă©tĂ© question de la mise en place dâune offre dâaccĂšs au marchĂ© de lâAfrique centrale, Ă©tant donnĂ© que le degrĂ© dâouverture du marchĂ© et les mesures dâaccompagnement de la CEMAC nâavaient toujours pas trouvĂ© un accord. Il sâagissait aussi de lâactualisation de la base des donnĂ©es statistiques du commerce qui date de 2011 Ă 2013, etc.
Et il est donc question pour la Configuration, avec la sĂ©rie de rĂ©unions des experts et la rencontre des ministres, de parvenir Ă un document final Ă prĂ©senter Ă la partie en face, avant lâentrĂ©e en vigueur le 4 aoĂ»t prochain de lâaccord dâĂ©tape signĂ© entre le Cameroun et lâUnion europĂ©enne. LâUnion europĂ©enne qui semble vouloir considĂ©rer lâaccord dâĂ©tape de lâEtat camerounais comme document de rĂ©fĂ©rence pour des Ă©changes avec la rĂ©gion, comme lâaffirmait en juillet 2014 Karel De Gucht, alors commissaire au Commerce de lâUE, Ă la suite de la ratification de ce partenariat : « Lâaccord de partenariat Ă©conomique avec le Cameroun ouvre une nouvelle Ăšre dans les relations entre lâUE et lâAfrique centrale (...) Jâencourage trĂšs vivement les autres pays de la rĂ©gion Ă rejoindre le Cameroun dans lâAPE UE-Afrique centrale afin de construire un partenariat adaptĂ© aux objectifs de dĂ©veloppement de lâAfrique centrale».
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DĂ©cĂšs de quintuplĂ©s Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©: le directeur ouvre une enquĂȘte administrative
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Il sâagit dâidentifier les infirmiĂšres accusĂ©es de malveillance Ă lâĂ©gard de dame Nshi Honorine, mĂšre des quintuplĂ©s.
Depuis la survenue de lâincident, la semaine derniĂšre, sieur Alfred Nkimih, Ă©poux et pĂšre des enfants de Nshi Honorine, nâen dĂ©mord pas. Joint au tĂ©lĂ©phone, il accuse : « Ma femme a Ă©tĂ© moquĂ©e par des infirmiĂšres qui lui ont avancĂ© plein de mĂ©chantes paroles, alors mĂȘme quâelle avait besoin de consolation. De plus, il y en a une qui a requis et obtenu 15 000 F de la sĆur de ma femme, pour des soins censĂ©s gratuits ». PassĂ© le dĂ©cĂšs de leurs enfants, les Nkimih se disent encore choquĂ©s par « ces comportements dĂ©placĂ©s » de deux infirmiĂšres particuliĂšrement.
Câest donc pour apaiser le couple et restaurer sa dignitĂ© quâune rĂ©union sâest tenue lundi 28 mars dernier Ă lâhĂŽpital central. Y prenaient part, le directeur de lâinstitution, Pr Joseph Pierre Fouda, et ses principaux collaborateurs, de mĂȘme quâAlfred Nkimih. De source introduite, son Ă©pouse aurait choisi de ne pas participer Ă cette rencontre pour des « raisons psychologiques ». Au terme de ces assises, il a Ă©tĂ© essentiellement retenu que les deux infirmiĂšres incriminĂ©es Ă©coperont de « sanctions exemplaires » une fois identifiĂ©es par les victimes, et les faits Ă©tablis. « Nous avons invitĂ© M. Nkimih Ă ramener son Ă©pouse et sa belle-sĆur au sein de lâhĂŽpital pour ce processus dâidentification. Nous les attendons et nos enquĂȘtes se poursuivent en interne », a expliquĂ© le Pr Fouda joint au tĂ©lĂ©phone, mardidans la matinĂ©e.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Il sâagit dâidentifier les infirmiĂšres accusĂ©es de malveillance Ă lâĂ©gard de dame Nshi Honorine, mĂšre des quintuplĂ©s.
Depuis la survenue de lâincident, la semaine derniĂšre, sieur Alfred Nkimih, Ă©poux et pĂšre des enfants de Nshi Honorine, nâen dĂ©mord pas. Joint au tĂ©lĂ©phone, il accuse : « Ma femme a Ă©tĂ© moquĂ©e par des infirmiĂšres qui lui ont avancĂ© plein de mĂ©chantes paroles, alors mĂȘme quâelle avait besoin de consolation. De plus, il y en a une qui a requis et obtenu 15 000 F de la sĆur de ma femme, pour des soins censĂ©s gratuits ». PassĂ© le dĂ©cĂšs de leurs enfants, les Nkimih se disent encore choquĂ©s par « ces comportements dĂ©placĂ©s » de deux infirmiĂšres particuliĂšrement.
Câest donc pour apaiser le couple et restaurer sa dignitĂ© quâune rĂ©union sâest tenue lundi 28 mars dernier Ă lâhĂŽpital central. Y prenaient part, le directeur de lâinstitution, Pr Joseph Pierre Fouda, et ses principaux collaborateurs, de mĂȘme quâAlfred Nkimih. De source introduite, son Ă©pouse aurait choisi de ne pas participer Ă cette rencontre pour des « raisons psychologiques ». Au terme de ces assises, il a Ă©tĂ© essentiellement retenu que les deux infirmiĂšres incriminĂ©es Ă©coperont de « sanctions exemplaires » une fois identifiĂ©es par les victimes, et les faits Ă©tablis. « Nous avons invitĂ© M. Nkimih Ă ramener son Ă©pouse et sa belle-sĆur au sein de lâhĂŽpital pour ce processus dâidentification. Nous les attendons et nos enquĂȘtes se poursuivent en interne », a expliquĂ© le Pr Fouda joint au tĂ©lĂ©phone, mardidans la matinĂ©e.
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DĂ©cĂšs de quintuplĂ©s Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©: le directeur ouvre une enquĂȘte administrative
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Bafoussam: un corps en état de décomposition dans un hÎtel
Gibrile KENFACK TSABDO
National - Société
Hugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© dĂ©couvert raide mort sur son lit dâhĂŽtel lundi par le rĂ©ceptionniste.
Le corps sans vie dâHugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en Ă©tat de dĂ©composition dans un hĂŽtel de la place. La dĂ©couverte a Ă©tĂ© faite autour de 11h par le rĂ©ceptionniste en poste, Fabrice Fonka. « Câest au cours du mĂ©nage que jâai notĂ© une odeur peu ordinaire qui Ă©touffait », explique-t-il.
Hugo Varil est arrivĂ© Ă lâhĂŽtel le vendredi 25 mars vers 20h11mn, en provenance de BangangtĂ©. « Il a pris une chambre pour trois jours. Le mĂȘme jour, il est sorti. TrĂšs tĂŽt le lendemain (samedi 26 mars ; ndlr), il est encore sorti. AprĂšs, on ne lâa plus vu », ajoute notre interlocuteur. Aucune trace de bagarre nâa Ă©tĂ© notĂ©e dans sa chambre. Dans ses effets personnels, il y avait sa CNI, son acte de naissance, son passeport ainsi que des fascicules. Il nâa laissĂ© aucun mot.
AlertĂ©, le commissaire Oumarou, chef de la division rĂ©gionale de la police judiciaire de lâOuest, est descendu sur le terrain avec ses Ă©lĂ©ments, accompagnĂ© dâun mĂ©decin-lĂ©giste pour les constatations dâusage. Au cours de lâexploitation du tĂ©lĂ©phone du dĂ©funt, il est ressorti quâil serait pensionnaire de la KSA (Kadji Sport Academy) Ă Douala. Ses parents ont Ă©galement Ă©tĂ© contactĂ©s par les forces de lâordre pour que le corps soit mis Ă leur disposition. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour en savoir davantage sur les causes de cette mort.
Gibrile KENFACK TSABDO
National - Société
Hugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© dĂ©couvert raide mort sur son lit dâhĂŽtel lundi par le rĂ©ceptionniste.
Le corps sans vie dâHugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en Ă©tat de dĂ©composition dans un hĂŽtel de la place. La dĂ©couverte a Ă©tĂ© faite autour de 11h par le rĂ©ceptionniste en poste, Fabrice Fonka. « Câest au cours du mĂ©nage que jâai notĂ© une odeur peu ordinaire qui Ă©touffait », explique-t-il.
Hugo Varil est arrivĂ© Ă lâhĂŽtel le vendredi 25 mars vers 20h11mn, en provenance de BangangtĂ©. « Il a pris une chambre pour trois jours. Le mĂȘme jour, il est sorti. TrĂšs tĂŽt le lendemain (samedi 26 mars ; ndlr), il est encore sorti. AprĂšs, on ne lâa plus vu », ajoute notre interlocuteur. Aucune trace de bagarre nâa Ă©tĂ© notĂ©e dans sa chambre. Dans ses effets personnels, il y avait sa CNI, son acte de naissance, son passeport ainsi que des fascicules. Il nâa laissĂ© aucun mot.
AlertĂ©, le commissaire Oumarou, chef de la division rĂ©gionale de la police judiciaire de lâOuest, est descendu sur le terrain avec ses Ă©lĂ©ments, accompagnĂ© dâun mĂ©decin-lĂ©giste pour les constatations dâusage. Au cours de lâexploitation du tĂ©lĂ©phone du dĂ©funt, il est ressorti quâil serait pensionnaire de la KSA (Kadji Sport Academy) Ă Douala. Ses parents ont Ă©galement Ă©tĂ© contactĂ©s par les forces de lâordre pour que le corps soit mis Ă leur disposition. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour en savoir davantage sur les causes de cette mort.
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Bafoussam: un corps en état de décomposition dans un hÎtel
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Centrafrique: le grand jour pour Touadéra
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le prĂ©sident Ă©lu sera investi ce mercredi au cours dâune cĂ©rĂ©monie officielle Ă Bangui.
Ce mercredi marque un tournant dĂ©cisif dans lâhistoire de la RĂ©publique centrafricaine. Le pays de BarthĂ©lĂ©my Boganda referme ce 30 mars une page de la Transition ouverte en mars 2013, suite au renversement de François BozizĂ© par Michel Djotodia, qui avait plongĂ© le pays tout entier dans une guerre civile sans prĂ©cĂ©dant. Vainqueur Ă lâissue du second tour de lâĂ©lection prĂ©sidentielle le 31 janvier dernier face Ă Anicet-Georges DologuĂ©lĂ©, Faustin Archange TouadĂ©ra, 58 ans, sera officiellement investi au complexe BarthĂ©lĂ©my Boganda, une enceinte de 20 000 places situĂ©e en plein cĆur de la capitale. AprĂšs deux annĂ©es passĂ©es Ă la tĂȘte de la Transition, Catherine Samba-Panza passe la main ce mercredi avec la fiertĂ©, selon elle, dâavoir servi son pays au moment le plus difficile de son histoire.
Pour rendre la fĂȘte belle et Ă©viter toute fausse note, un ensemble de mesures ont Ă©tĂ© prises. Au plan sĂ©curitaire, un dispositif multicolore Ă lâimage de celui dĂ©ployĂ© lors de la visite du pape François en novembre dernier a Ă©tĂ© mis sur pied. Aux cĂŽtĂ©s des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intĂ©grĂ©e des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), policiers et gendarmes locaux apportent leur soutien. Pour redonner fiĂšre allure Ă Bangui, une vaste opĂ©ration dâassainissement a Ă©tĂ© initiĂ©e. BaptisĂ©e «Ville propre», elle a consistĂ© Ă donner Ă la capitale centrafricaine un visage plus reluisant. Ainsi, la principale porte d'entrĂ©e des hĂŽtes de marque allant du PK0 jusqu'Ă l'aĂ©roport Bangui M'Poko, les avenues de l'IndĂ©pendance, ainsi que les diffĂ©rents dĂ©membrements de Bangui ont Ă©tĂ© embellis. Le comitĂ© dâorganisation et la municipalitĂ© ont Ă©galement bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien de nombreux volontaires et lâOrganisation des mamans centrafricaines pour le dĂ©veloppement (OMCD), une organisation nationale, dans le dĂ©sherbage, le ramassage des ordures et le badigeonnage des monuments. «La ville de Bangui doit prĂ©senter une image qui reflĂšte l'envergure de cet Ă©vĂšnement», a laissĂ© entendre Jeannette Santili, coordonnatrice de lâOMCD.
CĂŽtĂ© hĂ©bergement, le comitĂ© dâorganisation prĂ©sidĂ©e par lâancienne ministre de la DĂ©fense, Marie-NoĂ«lle Koyara, dit avoir pris toutes les dispositions nĂ©cessaires pour loger les 150 chefs dâEtat, de gouvernement et de dĂ©lĂ©gations attendus Ă cette cĂ©rĂ©monie.
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le prĂ©sident Ă©lu sera investi ce mercredi au cours dâune cĂ©rĂ©monie officielle Ă Bangui.
Ce mercredi marque un tournant dĂ©cisif dans lâhistoire de la RĂ©publique centrafricaine. Le pays de BarthĂ©lĂ©my Boganda referme ce 30 mars une page de la Transition ouverte en mars 2013, suite au renversement de François BozizĂ© par Michel Djotodia, qui avait plongĂ© le pays tout entier dans une guerre civile sans prĂ©cĂ©dant. Vainqueur Ă lâissue du second tour de lâĂ©lection prĂ©sidentielle le 31 janvier dernier face Ă Anicet-Georges DologuĂ©lĂ©, Faustin Archange TouadĂ©ra, 58 ans, sera officiellement investi au complexe BarthĂ©lĂ©my Boganda, une enceinte de 20 000 places situĂ©e en plein cĆur de la capitale. AprĂšs deux annĂ©es passĂ©es Ă la tĂȘte de la Transition, Catherine Samba-Panza passe la main ce mercredi avec la fiertĂ©, selon elle, dâavoir servi son pays au moment le plus difficile de son histoire.
Pour rendre la fĂȘte belle et Ă©viter toute fausse note, un ensemble de mesures ont Ă©tĂ© prises. Au plan sĂ©curitaire, un dispositif multicolore Ă lâimage de celui dĂ©ployĂ© lors de la visite du pape François en novembre dernier a Ă©tĂ© mis sur pied. Aux cĂŽtĂ©s des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intĂ©grĂ©e des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), policiers et gendarmes locaux apportent leur soutien. Pour redonner fiĂšre allure Ă Bangui, une vaste opĂ©ration dâassainissement a Ă©tĂ© initiĂ©e. BaptisĂ©e «Ville propre», elle a consistĂ© Ă donner Ă la capitale centrafricaine un visage plus reluisant. Ainsi, la principale porte d'entrĂ©e des hĂŽtes de marque allant du PK0 jusqu'Ă l'aĂ©roport Bangui M'Poko, les avenues de l'IndĂ©pendance, ainsi que les diffĂ©rents dĂ©membrements de Bangui ont Ă©tĂ© embellis. Le comitĂ© dâorganisation et la municipalitĂ© ont Ă©galement bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien de nombreux volontaires et lâOrganisation des mamans centrafricaines pour le dĂ©veloppement (OMCD), une organisation nationale, dans le dĂ©sherbage, le ramassage des ordures et le badigeonnage des monuments. «La ville de Bangui doit prĂ©senter une image qui reflĂšte l'envergure de cet Ă©vĂšnement», a laissĂ© entendre Jeannette Santili, coordonnatrice de lâOMCD.
CĂŽtĂ© hĂ©bergement, le comitĂ© dâorganisation prĂ©sidĂ©e par lâancienne ministre de la DĂ©fense, Marie-NoĂ«lle Koyara, dit avoir pris toutes les dispositions nĂ©cessaires pour loger les 150 chefs dâEtat, de gouvernement et de dĂ©lĂ©gations attendus Ă cette cĂ©rĂ©monie.
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Centrafrique: le grand jour pour Touadéra
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Eau potable: le projet Sanaga se met en place
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Le ministre de lâEau et de lâEnergie a visitĂ© le site mardi Ă Batchenga.
Visite de chantier mardi Ă Batchenga. Basile Atangana Kouna, ministre de lâEau et de lâEnergie (MINEE) Ă©tait sur le site du Projet dâalimentation en eau potable de la ville de YaoundĂ© et ses environs Ă partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Occasion de constater que les travaux prĂ©paratoires sont en phase terminale. Il sâagit de lâindemnisation dâune partie de populations vivant sur lâemprise du projet (Nachtigal, Emana-Batchenga, Nkometou III), lesquelles ont dâailleurs dĂ©guerpi les lieux depuis des mois. Il sâagit aussi de la base-vie du chantier, en cours dâinstallation et du site de construction de la station de prise dâeau, sis au bord du fleuve Ă Nachtigal, dĂ©jĂ terrassĂ© et prĂȘt Ă lâemploi. « Les travaux proprement-dits, marquant le dĂ©but effectif du projet dĂ©marreront entre juillet et septembre 2016, avec la pose de la conduite dâeau. A cette Ă©chĂ©ance, toutes les autres populations seront indemnisĂ©es et on pourra alors compter 36 mois pour que lâeau de la Sanaga coule dans les robinets Ă YaoundĂ©, Nkometou, Batchenga, Ntui et ailleurs », a assurĂ© le MINEE.
Lâassurance du ministre provient du fait que « tous les aspects administratifs et financiers ont enfin Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s ». Lâon sait que la rĂ©alisation du PAEPYS, conçu pour produire 300 000 m3 dâeau par jour, extensible Ă 400 000 m3/j, est estimĂ©e Ă 399 milliards de FCFA. Le projet est cofinancĂ© par la RĂ©publique populaire de Chine Ă hauteur de 85% et la RĂ©publique du Cameroun, 15%. Selon Basile Atangana Kouna, « lâEtat du Cameroun a dĂ©jĂ Ă ce jour transfĂ©rĂ© sa part, soit 59 milliards de FCFA en Chine pour couvrir les fonds de contrepartie et dâassurance ». Câest dire que les problĂšmes financiers, que ce soit pour les indemnisations du reste de la population (Nyom II et YaoundĂ©) ou pour lâacquisition dâĂ©quipements ne devraient plus se poser. Lâentreprise chinoise SINOMACH, installĂ©e Ă YaoundĂ© de façon permanente depuis septembre 2014, sâactive pour sa dĂ©localisation sur la base vie du chantier, afin de dĂ©buter les travaux qui se feront par Ă©tapes. Dâabord la construction de la station de prise dâeau Ă Nachtigal, puis lâusine de traitement Ă Emana-Batchenga, sis Ă 4,5 Km du fleuve. Suivront tour Ă tour les stations de pompage de Nkometou et de Nyom, puis le rĂ©servoir de Ndindan, sur les hauteurs du mont FĂ©bĂ© Ă YaoundĂ©. Une cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre du projet est en vue et les travaux prĂ©paratoires Ă cet Ă©vĂšnement sont en cours.
Pour mĂ©moire, la convention de financement du PAEPYS a effectivement Ă©tĂ© signĂ©e le 29 janvier 2015 et sa mise en vigueur prononcĂ©e par correspondance de Eximbank-China le 18 janvier 2016. AprĂšs 36 mois de travaux, lâeau de la Sanaga devrait couler dans les robinets de YaoundĂ©, en juillet 2019.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Le ministre de lâEau et de lâEnergie a visitĂ© le site mardi Ă Batchenga.
Visite de chantier mardi Ă Batchenga. Basile Atangana Kouna, ministre de lâEau et de lâEnergie (MINEE) Ă©tait sur le site du Projet dâalimentation en eau potable de la ville de YaoundĂ© et ses environs Ă partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Occasion de constater que les travaux prĂ©paratoires sont en phase terminale. Il sâagit de lâindemnisation dâune partie de populations vivant sur lâemprise du projet (Nachtigal, Emana-Batchenga, Nkometou III), lesquelles ont dâailleurs dĂ©guerpi les lieux depuis des mois. Il sâagit aussi de la base-vie du chantier, en cours dâinstallation et du site de construction de la station de prise dâeau, sis au bord du fleuve Ă Nachtigal, dĂ©jĂ terrassĂ© et prĂȘt Ă lâemploi. « Les travaux proprement-dits, marquant le dĂ©but effectif du projet dĂ©marreront entre juillet et septembre 2016, avec la pose de la conduite dâeau. A cette Ă©chĂ©ance, toutes les autres populations seront indemnisĂ©es et on pourra alors compter 36 mois pour que lâeau de la Sanaga coule dans les robinets Ă YaoundĂ©, Nkometou, Batchenga, Ntui et ailleurs », a assurĂ© le MINEE.
Lâassurance du ministre provient du fait que « tous les aspects administratifs et financiers ont enfin Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s ». Lâon sait que la rĂ©alisation du PAEPYS, conçu pour produire 300 000 m3 dâeau par jour, extensible Ă 400 000 m3/j, est estimĂ©e Ă 399 milliards de FCFA. Le projet est cofinancĂ© par la RĂ©publique populaire de Chine Ă hauteur de 85% et la RĂ©publique du Cameroun, 15%. Selon Basile Atangana Kouna, « lâEtat du Cameroun a dĂ©jĂ Ă ce jour transfĂ©rĂ© sa part, soit 59 milliards de FCFA en Chine pour couvrir les fonds de contrepartie et dâassurance ». Câest dire que les problĂšmes financiers, que ce soit pour les indemnisations du reste de la population (Nyom II et YaoundĂ©) ou pour lâacquisition dâĂ©quipements ne devraient plus se poser. Lâentreprise chinoise SINOMACH, installĂ©e Ă YaoundĂ© de façon permanente depuis septembre 2014, sâactive pour sa dĂ©localisation sur la base vie du chantier, afin de dĂ©buter les travaux qui se feront par Ă©tapes. Dâabord la construction de la station de prise dâeau Ă Nachtigal, puis lâusine de traitement Ă Emana-Batchenga, sis Ă 4,5 Km du fleuve. Suivront tour Ă tour les stations de pompage de Nkometou et de Nyom, puis le rĂ©servoir de Ndindan, sur les hauteurs du mont FĂ©bĂ© Ă YaoundĂ©. Une cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre du projet est en vue et les travaux prĂ©paratoires Ă cet Ă©vĂšnement sont en cours.
Pour mĂ©moire, la convention de financement du PAEPYS a effectivement Ă©tĂ© signĂ©e le 29 janvier 2015 et sa mise en vigueur prononcĂ©e par correspondance de Eximbank-China le 18 janvier 2016. AprĂšs 36 mois de travaux, lâeau de la Sanaga devrait couler dans les robinets de YaoundĂ©, en juillet 2019.
www.cameroon-tribune.cm
Eau potable: le projet Sanaga se met en place
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Eliminatoires CAN 2017: les Lions, tiennent bon
AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport
Les Camerounais ont assurĂ© lâessentiel aprĂšs le match nul (0-0) contre lâAfrique du Sud Ă Durban lors de la quatriĂšme journĂ©e de ce tournoi.
Les Camerounais ont fait match nul (0-0) Ă Durban contre l'Afrique du Sud en quatriĂšme journĂ©e des qualifications de la CAN, Gabon 2017. Premiers changements de Hugo Broos et un groupe qui veut faire du jeu. Le sĂ©lectionneur a optĂ© pour un 4-3-3, un systĂšme, pas commun chez les Camerounais mais qui a permis de conserver le match nul. Broos voulait de la vivacitĂ©, plus vite que lâadversaire. Les joueurs ont tant bien que mal essayĂ© mĂȘme si cela nâa pas marchĂ© Ă tous les coups. Vincent Aboubacar, capitaine en lieu et place de StĂ©phane Mbia. Câest lâune des grosses surprises de ces changements annoncĂ©s par Hugo Broos puisque StĂ©phane Mbia a dĂ©butĂ© tous les matchs des Lions depuis septembre 2014. Le sĂ©lectionneur recherchait de la vivacitĂ©, mais il lâa eue Ă dose moyenne. On a vu un groupe qui ne prenait pas assez de responsabilitĂ©s, des joueurs qui se couvraient mĂȘme sâils Ă©taient quelquesfois courts. Il y avait de la communication, elle aussi Ă dose moyenne. On aurait presque dit que les joueurs Ă©taient lĂ pour un autre match nul aprĂšs le 2-2 Ă LimbĂ© le 26 mars dernier.
Dans les buts, Joseph Fabrice Ondoa, qui communique suffisamment avec ses dĂ©fenseurs notamment, a su faire comprendre Ă lâadversaire quâil est le maĂźtre. On lâa vu crier sur eux, question de gagner en confiance et peut-ĂȘtre de faire respecter son espace. Des bons points pour ce groupe dont la mise sur pied prendra probablement du temps. Et ce soir, lâhomme du match, malgrĂ© la grosse rencontre de Joseph Fabrice Ondoa, câest assurĂ©ment Adolphe Teikeu. Le capitaine de Sochaux en France. Il a remplacĂ© en dĂ©fense centrale, Nicolas Nkoulou, lui aussi maĂźtre Ă ce poste. Mais le moins que lâon puisse dire câest quâil sâest montrĂ© intraitable. Une grosse compĂ©tition sâouvre donc Ă ce poste puisque convoquĂ© quatre fois avec les Lions, Adoplhe Teikeu nâa pas déçu pour sa premiĂšre titularisation. De son cĂŽtĂ©, StĂ©phane Mbia, sur le banc, a su garder la tĂȘte haute. On lâa vu encourager ses coĂ©quipiers pendant lâĂ©chauffement, suivre des moments cruciaux et reprendre. Mais le milieu de terrain sâest avĂ©rĂ© peu convaincant, un gros point Ă rĂ©soudre pour la suite.
Des changements, mais un groupe qui nâa pas su convaincre encore une fois. Normal pour certains, câest le deuxiĂšme match de Hugo Broos et il a composĂ© avec les plus prĂ©sents lors des trois derniĂšres sorties des Lions. Contre la Mauritanie, prochain adversaire des Camerounais et deuxiĂšme du groupe avec Sept points (match nul contre la Gambie), ça sâannonce compliquĂ©. MĂȘme si les Lions gardent la tĂȘte de ce groupe alors que la Gambie elle, est maintenant hors course.
AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport
Les Camerounais ont assurĂ© lâessentiel aprĂšs le match nul (0-0) contre lâAfrique du Sud Ă Durban lors de la quatriĂšme journĂ©e de ce tournoi.
Les Camerounais ont fait match nul (0-0) Ă Durban contre l'Afrique du Sud en quatriĂšme journĂ©e des qualifications de la CAN, Gabon 2017. Premiers changements de Hugo Broos et un groupe qui veut faire du jeu. Le sĂ©lectionneur a optĂ© pour un 4-3-3, un systĂšme, pas commun chez les Camerounais mais qui a permis de conserver le match nul. Broos voulait de la vivacitĂ©, plus vite que lâadversaire. Les joueurs ont tant bien que mal essayĂ© mĂȘme si cela nâa pas marchĂ© Ă tous les coups. Vincent Aboubacar, capitaine en lieu et place de StĂ©phane Mbia. Câest lâune des grosses surprises de ces changements annoncĂ©s par Hugo Broos puisque StĂ©phane Mbia a dĂ©butĂ© tous les matchs des Lions depuis septembre 2014. Le sĂ©lectionneur recherchait de la vivacitĂ©, mais il lâa eue Ă dose moyenne. On a vu un groupe qui ne prenait pas assez de responsabilitĂ©s, des joueurs qui se couvraient mĂȘme sâils Ă©taient quelquesfois courts. Il y avait de la communication, elle aussi Ă dose moyenne. On aurait presque dit que les joueurs Ă©taient lĂ pour un autre match nul aprĂšs le 2-2 Ă LimbĂ© le 26 mars dernier.
Dans les buts, Joseph Fabrice Ondoa, qui communique suffisamment avec ses dĂ©fenseurs notamment, a su faire comprendre Ă lâadversaire quâil est le maĂźtre. On lâa vu crier sur eux, question de gagner en confiance et peut-ĂȘtre de faire respecter son espace. Des bons points pour ce groupe dont la mise sur pied prendra probablement du temps. Et ce soir, lâhomme du match, malgrĂ© la grosse rencontre de Joseph Fabrice Ondoa, câest assurĂ©ment Adolphe Teikeu. Le capitaine de Sochaux en France. Il a remplacĂ© en dĂ©fense centrale, Nicolas Nkoulou, lui aussi maĂźtre Ă ce poste. Mais le moins que lâon puisse dire câest quâil sâest montrĂ© intraitable. Une grosse compĂ©tition sâouvre donc Ă ce poste puisque convoquĂ© quatre fois avec les Lions, Adoplhe Teikeu nâa pas déçu pour sa premiĂšre titularisation. De son cĂŽtĂ©, StĂ©phane Mbia, sur le banc, a su garder la tĂȘte haute. On lâa vu encourager ses coĂ©quipiers pendant lâĂ©chauffement, suivre des moments cruciaux et reprendre. Mais le milieu de terrain sâest avĂ©rĂ© peu convaincant, un gros point Ă rĂ©soudre pour la suite.
Des changements, mais un groupe qui nâa pas su convaincre encore une fois. Normal pour certains, câest le deuxiĂšme match de Hugo Broos et il a composĂ© avec les plus prĂ©sents lors des trois derniĂšres sorties des Lions. Contre la Mauritanie, prochain adversaire des Camerounais et deuxiĂšme du groupe avec Sept points (match nul contre la Gambie), ça sâannonce compliquĂ©. MĂȘme si les Lions gardent la tĂȘte de ce groupe alors que la Gambie elle, est maintenant hors course.
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Eliminatoires CAN 2017: les Lions, tiennent bon
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Pluies: premiers gros dégùts
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Douala est passĂ©e de lâaverse Ă de grosses prĂ©cipitations accompagnĂ©es dâagressifs mouvements dâair.
Comme prĂ©vu par les services de la mĂ©tĂ©orologie deux semaines plus tĂŽt, la petite saison des pluies actuelle produit de violents phĂ©nomĂšnes climatiques Ă Douala. Aux premiĂšres heures de ce mardi 29 mars 2016, une grande pluie sâest dĂ©clenchĂ©e dans le ciel de la capitale du Littoral et ses environs, causant immĂ©diatement des dĂ©gĂąts. « Les volets de ma maison nâĂ©taient pas correctement fermĂ©s. Ils ont Ă©tĂ© battus par les vents qui soufflaient dans tous les sens », explique Marcel Tio, habitant de Douala V. Il a eu plus de chance que ceux qui ont vu des vitres de fenĂȘtres voler en Ă©clats, pulvĂ©risĂ©es par des objets transportĂ©s dans le courant dâair.
Sur le boulevard de Makepe Ă Logpom, une plaque de publicitĂ© gĂ©ante a carrĂ©ment Ă©tĂ© arrachĂ©e de sa base. CouchĂ©e entiĂšrement sur le sol, personne ne peut plus admirer le joli minois de la Miss Cameroun ValĂ©rie Ayena qui y vante lâĂ©loge de certains produits cosmĂ©tiques. Au pied des immeubles de Kotto, dans un ravin dĂ©jĂ signalĂ© comme dangereux, les flots ont largement entamĂ© les dĂ©pĂŽts de terre et de pierres disposĂ©s pour soutenir une canalisation gĂ©ante sous la route. Les travaux de rĂ©habilitation de lâĂ©norme boyau de bĂ©ton ont nĂ©anmoins globalement rĂ©sistĂ©.
A Bonabassem, dans le premier arrondissement, le drain principal qui longe le quartier est sorti de son lit. « Jâhabite une maison Ă Ă©tage et je suis sous la dalle. Je nâai pas mesurĂ© la durĂ©e de la pluie du matin et quand jâai mis le nez dehors, je me suis trouvĂ© encerclĂ© par les eaux. Il nây avait pas moyen de sortir. Jâai quittĂ© la maison deux heures aprĂšs lâheure habituelle », commente un habitant du coin. De fait, il nâaura pas notĂ© que la pluie a commencĂ© par des grondements dans le ciel et des Ă©lĂ©ments dĂ©chaĂźnĂ©s peu avant 3h du matin.
A Douala II, par endroits, lâeau a comme souvent dĂ©bordĂ© ses espaces de passage pour se retrouver dans les rues de New Bell et Ngangue.
Et dans quelques parties du trĂšs chic Bonapriso, dans le premier arrondissement. Plus grave peut-ĂȘtre, lâinondation subie par les riverains du Kondi, Ă Douala III, dans la petite vallĂ©e qui sĂ©pare Logbaba des hauteurs de la citĂ© des Palmiers et Ă BonabĂ©ri, de lâautre cĂŽtĂ© du Wouri, dans le quatriĂšme arrondissement. « Les enfants qui vont encore Ă lâĂ©cole Ă©taient coincĂ©s au bord de la route. Avec ma voiture, jâai dĂ» faire plusieurs fois demi-tour pour trouver une voie de sortie du quartier », tĂ©moigne un habitant de BonabĂ©ri.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Douala est passĂ©e de lâaverse Ă de grosses prĂ©cipitations accompagnĂ©es dâagressifs mouvements dâair.
Comme prĂ©vu par les services de la mĂ©tĂ©orologie deux semaines plus tĂŽt, la petite saison des pluies actuelle produit de violents phĂ©nomĂšnes climatiques Ă Douala. Aux premiĂšres heures de ce mardi 29 mars 2016, une grande pluie sâest dĂ©clenchĂ©e dans le ciel de la capitale du Littoral et ses environs, causant immĂ©diatement des dĂ©gĂąts. « Les volets de ma maison nâĂ©taient pas correctement fermĂ©s. Ils ont Ă©tĂ© battus par les vents qui soufflaient dans tous les sens », explique Marcel Tio, habitant de Douala V. Il a eu plus de chance que ceux qui ont vu des vitres de fenĂȘtres voler en Ă©clats, pulvĂ©risĂ©es par des objets transportĂ©s dans le courant dâair.
Sur le boulevard de Makepe Ă Logpom, une plaque de publicitĂ© gĂ©ante a carrĂ©ment Ă©tĂ© arrachĂ©e de sa base. CouchĂ©e entiĂšrement sur le sol, personne ne peut plus admirer le joli minois de la Miss Cameroun ValĂ©rie Ayena qui y vante lâĂ©loge de certains produits cosmĂ©tiques. Au pied des immeubles de Kotto, dans un ravin dĂ©jĂ signalĂ© comme dangereux, les flots ont largement entamĂ© les dĂ©pĂŽts de terre et de pierres disposĂ©s pour soutenir une canalisation gĂ©ante sous la route. Les travaux de rĂ©habilitation de lâĂ©norme boyau de bĂ©ton ont nĂ©anmoins globalement rĂ©sistĂ©.
A Bonabassem, dans le premier arrondissement, le drain principal qui longe le quartier est sorti de son lit. « Jâhabite une maison Ă Ă©tage et je suis sous la dalle. Je nâai pas mesurĂ© la durĂ©e de la pluie du matin et quand jâai mis le nez dehors, je me suis trouvĂ© encerclĂ© par les eaux. Il nây avait pas moyen de sortir. Jâai quittĂ© la maison deux heures aprĂšs lâheure habituelle », commente un habitant du coin. De fait, il nâaura pas notĂ© que la pluie a commencĂ© par des grondements dans le ciel et des Ă©lĂ©ments dĂ©chaĂźnĂ©s peu avant 3h du matin.
A Douala II, par endroits, lâeau a comme souvent dĂ©bordĂ© ses espaces de passage pour se retrouver dans les rues de New Bell et Ngangue.
Et dans quelques parties du trĂšs chic Bonapriso, dans le premier arrondissement. Plus grave peut-ĂȘtre, lâinondation subie par les riverains du Kondi, Ă Douala III, dans la petite vallĂ©e qui sĂ©pare Logbaba des hauteurs de la citĂ© des Palmiers et Ă BonabĂ©ri, de lâautre cĂŽtĂ© du Wouri, dans le quatriĂšme arrondissement. « Les enfants qui vont encore Ă lâĂ©cole Ă©taient coincĂ©s au bord de la route. Avec ma voiture, jâai dĂ» faire plusieurs fois demi-tour pour trouver une voie de sortie du quartier », tĂ©moigne un habitant de BonabĂ©ri.
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Pluies: premiers gros dégùts
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Guerre contre Boko Haram: le moral des troupes est bon
Joël MAMAN
National - Politique
Le chef dâĂ©tat-major des armĂ©es, le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es RenĂ© Claude Meka vient dâeffectuer une visite dâinspection Ă lâExtrĂȘme-Nord.
Du 23 au 25 mars 2016 dernier, le chef dâĂ©tat-major (CEMA), le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es RenĂ© Claude Meka, a effectuĂ© une visite dâinspection qui lâa conduit dans les localitĂ©s de Mora, Maltam et Maga. Il Ă©tait accompagnĂ© du gĂ©nĂ©ral de division Baba SoulĂ©, chef dâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de terre, du gĂ©nĂ©ral de brigade Mahamat Ahmed Kotoko, commandant le Corps national des sapeurs-pompiers, sans oublier les gĂ©nĂ©raux de brigade : Jacob Kodji, commandant de la RMI4 et Bouba DobĂ©krĂ©o, commandant du 1er secteur de la FMM. Ils sont allĂ©s au front Ă©valuer lâĂ©tat dâesprit des troupes aprĂšs les multiples assauts contre les terroristes Boko Haram. De retour de cette mission, le CEMA, visiblement satisfait, a dit quâil a rencontrĂ© des « hommes au moral haut. Ils sont dĂ©terminĂ©s Ă en dĂ©coudre avec Boko Haram ».
Dans ses propos aprĂšs cette visite dâinspection, le CEMA nâa pas manquĂ© de faire des remarques. Il ressort de ses propos que dĂšs le dĂ©but de la guerre contre Boko Haram, les terroristes avaient menĂ© des actions conventionnelles. Malheureusement, pour eux, ils ont subi des dĂ©faites trĂšs importantes en matĂ©riels et en personnels. Ayant perdu la guerre conventionnelle, ils ont choisi de rĂ©agir par la terreur en procĂ©dant par des explosions au sein de la population, des assassinats ciblĂ©s, des pillages et en brĂ»lant les habitations. « Affaibli, lâennemi a choisi de mener des actions asymĂ©triques. DâoĂč la complexitĂ© de la guerre ; car dans cette option, il faut ĂȘtre bien renseignĂ© et avoir le soutien de la population. Et heureusement, câest ce qui se passe jusquâici », a prĂ©cisĂ© le CEMA. Le peuple camerounais Ă travers un Ă©lan de solidaritĂ© en faveur des soldats a rĂ©agi dans ce sens, ce qui permet de contenir lâennemi. DâaprĂšs le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es, RenĂ© Claude Meka, cette guerre semble sâinscrire dans la durĂ©e, câest pourquoi plusieurs perspectives sont en vue. Avant de quitter la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, vendredi dernier, le CEMA a prĂ©sidĂ© une cĂ©rĂ©monie de remise de mĂ©dailles de la vaillance Ă lâordre des armĂ©es Ă 24 personnels des forces de dĂ©fense engagĂ©es dans lâopĂ©ration Emergence 4.
Joël MAMAN
National - Politique
Le chef dâĂ©tat-major des armĂ©es, le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es RenĂ© Claude Meka vient dâeffectuer une visite dâinspection Ă lâExtrĂȘme-Nord.
Du 23 au 25 mars 2016 dernier, le chef dâĂ©tat-major (CEMA), le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es RenĂ© Claude Meka, a effectuĂ© une visite dâinspection qui lâa conduit dans les localitĂ©s de Mora, Maltam et Maga. Il Ă©tait accompagnĂ© du gĂ©nĂ©ral de division Baba SoulĂ©, chef dâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de terre, du gĂ©nĂ©ral de brigade Mahamat Ahmed Kotoko, commandant le Corps national des sapeurs-pompiers, sans oublier les gĂ©nĂ©raux de brigade : Jacob Kodji, commandant de la RMI4 et Bouba DobĂ©krĂ©o, commandant du 1er secteur de la FMM. Ils sont allĂ©s au front Ă©valuer lâĂ©tat dâesprit des troupes aprĂšs les multiples assauts contre les terroristes Boko Haram. De retour de cette mission, le CEMA, visiblement satisfait, a dit quâil a rencontrĂ© des « hommes au moral haut. Ils sont dĂ©terminĂ©s Ă en dĂ©coudre avec Boko Haram ».
Dans ses propos aprĂšs cette visite dâinspection, le CEMA nâa pas manquĂ© de faire des remarques. Il ressort de ses propos que dĂšs le dĂ©but de la guerre contre Boko Haram, les terroristes avaient menĂ© des actions conventionnelles. Malheureusement, pour eux, ils ont subi des dĂ©faites trĂšs importantes en matĂ©riels et en personnels. Ayant perdu la guerre conventionnelle, ils ont choisi de rĂ©agir par la terreur en procĂ©dant par des explosions au sein de la population, des assassinats ciblĂ©s, des pillages et en brĂ»lant les habitations. « Affaibli, lâennemi a choisi de mener des actions asymĂ©triques. DâoĂč la complexitĂ© de la guerre ; car dans cette option, il faut ĂȘtre bien renseignĂ© et avoir le soutien de la population. Et heureusement, câest ce qui se passe jusquâici », a prĂ©cisĂ© le CEMA. Le peuple camerounais Ă travers un Ă©lan de solidaritĂ© en faveur des soldats a rĂ©agi dans ce sens, ce qui permet de contenir lâennemi. DâaprĂšs le gĂ©nĂ©ral de corps dâarmĂ©es, RenĂ© Claude Meka, cette guerre semble sâinscrire dans la durĂ©e, câest pourquoi plusieurs perspectives sont en vue. Avant de quitter la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, vendredi dernier, le CEMA a prĂ©sidĂ© une cĂ©rĂ©monie de remise de mĂ©dailles de la vaillance Ă lâordre des armĂ©es Ă 24 personnels des forces de dĂ©fense engagĂ©es dans lâopĂ©ration Emergence 4.
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Guerre contre Boko Haram: le moral des troupes est bon
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Foumbot: un lycéen retrouvé pendu
Gibrile KENFACK TSABDO
National - Société
Le corps sans vie dâAbdel Njifon, 12 ans, a Ă©tĂ© dĂ©couvert au bout dâune corde jeudi dernier. La piste dâun meurtre dĂ©guisĂ© est Ă©voquĂ©e.
Les habitants du quartier Njintcha, lieu-dit Carrefour dans lâarrondissement de Foumbot, se sont rĂ©veillĂ©s dans la stupeur jeudi dernier. AmeutĂ©s par des enfants qui ont dĂ©couvert Abdel Njifon, 12 ans, pendu au bout dâun goyavier Ă lâaide dâune corde. Le dĂ©funt Ă©tait Ă©lĂšve en classe de 6Ăš au lycĂ©e de Njintcha.
La dĂ©pouille a Ă©tĂ© retrouvĂ©e Ă 50 mĂštres de leur domicile familial. Orphelin de mĂšre, Abdel Njifon a Ă©tĂ© vu pour la derniĂšre fois le 22 mars dernier. Il sâĂ©tait rendu au champ ce jour-lĂ avec son pĂšre, Ousmanou Fewou, enseignant Ă la retraite et actuellement employĂ© dans une compagnie dâassurance de la place. A son retour, il est allĂ© porter des briques pour avoir un peu dâargent. Ce qui nâa pas plu Ă son pĂšre qui lui a promis une bastonnade.
Selon les voisins, il a mis sa menace Ă exĂ©cution. Le nĆud de la corde qui entourait le cou du lycĂ©en Ă©tait trĂšs serrĂ© et ne peut pas avoir Ă©tĂ© nouĂ© par un jeune de son Ăąge, confient-elles.
InformĂ©, le sous-prĂ©fet de Foumbot, accompagnĂ© du procureur de la RĂ©publique et des FMO, est descendu sur les lieux. AprĂšs constat, le corps a Ă©tĂ© remis Ă la famille pour inhumation. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour en savoir un peu plus sur cette affaire.
Gibrile KENFACK TSABDO
National - Société
Le corps sans vie dâAbdel Njifon, 12 ans, a Ă©tĂ© dĂ©couvert au bout dâune corde jeudi dernier. La piste dâun meurtre dĂ©guisĂ© est Ă©voquĂ©e.
Les habitants du quartier Njintcha, lieu-dit Carrefour dans lâarrondissement de Foumbot, se sont rĂ©veillĂ©s dans la stupeur jeudi dernier. AmeutĂ©s par des enfants qui ont dĂ©couvert Abdel Njifon, 12 ans, pendu au bout dâun goyavier Ă lâaide dâune corde. Le dĂ©funt Ă©tait Ă©lĂšve en classe de 6Ăš au lycĂ©e de Njintcha.
La dĂ©pouille a Ă©tĂ© retrouvĂ©e Ă 50 mĂštres de leur domicile familial. Orphelin de mĂšre, Abdel Njifon a Ă©tĂ© vu pour la derniĂšre fois le 22 mars dernier. Il sâĂ©tait rendu au champ ce jour-lĂ avec son pĂšre, Ousmanou Fewou, enseignant Ă la retraite et actuellement employĂ© dans une compagnie dâassurance de la place. A son retour, il est allĂ© porter des briques pour avoir un peu dâargent. Ce qui nâa pas plu Ă son pĂšre qui lui a promis une bastonnade.
Selon les voisins, il a mis sa menace Ă exĂ©cution. Le nĆud de la corde qui entourait le cou du lycĂ©en Ă©tait trĂšs serrĂ© et ne peut pas avoir Ă©tĂ© nouĂ© par un jeune de son Ăąge, confient-elles.
InformĂ©, le sous-prĂ©fet de Foumbot, accompagnĂ© du procureur de la RĂ©publique et des FMO, est descendu sur les lieux. AprĂšs constat, le corps a Ă©tĂ© remis Ă la famille pour inhumation. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour en savoir un peu plus sur cette affaire.
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Foumbot: un lycéen retrouvé pendu
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
HĂŽpitaux: comment on gĂšre lâhygiĂšne
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
Pendant que certaines formations sanitaires nĂ©gligent ce volet important, dâautres font de leur mieux pour assurer la propretĂ©.
Sâil est un aspect que les patients redoutent quand ils se rendent dans un hĂŽpital, câest celui de lâhygiĂšne. Dans certaines formations hospitaliĂšres, la crasse, les toiles dâaraignĂ©e, les poubelles pleines et les odeurs Ă©manant des toilettes ont Ă©lu domicile. « Je me suis rendu dans une clinique au quartier Elig-Essono Ă YaoundĂ©, et je vous avoue que lâintĂ©rieur laisse Ă dĂ©sirer. Le personnel sanitaire nâa aucune notion dâhygiĂšne. Les murs et les carreaux du sol ont perdu de leur Ă©clat faute dâentretien », se souvient Isidore Evina. « Câest un aspect qui nâest pas pris en compte. Vous imaginez que dans un grand hĂŽpital de la place, pendant que vous attendez quâon sorte votre dossier, de fortes odeurs venant des toilettes Ă proximitĂ© vous mettent mal Ă lâaise ? Pourtant, les agents dâentretien devraient y effectuer plusieurs tours pour se rassurer que tout est bien propre », poursuit un malade venu se faire consulter. Dans les salles dâhospitalisation, le scĂ©nario est le mĂȘme. Surtout que les malades partagent la mĂȘme salle dâeau. « Câest un calvaire Ă lâidĂ©e dâaller se soulager. On nây trouve aucun dĂ©sodorisant ni de lâeau de javel », confie un malade dans un hĂŽpital de rĂ©fĂ©rence. En dehors de ces cas, il y a quelques exceptions.
A lâhĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© (HGOPY), le service dâhygiĂšne nettoie le sol de tous les services Ă grande eau. « Nous faisons lâentretien lorsque tous les malades sont partis. Cela Ă©vite que le sol soit sali avec les va-et-vient des usagers en journĂ©e », explique AdĂšle H. « Câest un volet important chez nous. Nous avons un service dâhygiĂšne hospitalier qui sâoccupe de lâentretien de lâintĂ©rieur et de lâextĂ©rieur. Pour nous dĂ©barrasser de nos dĂ©chets hospitaliers, nous avons un incinĂ©rateur et pour ce qui est des dĂ©chets mĂ©nagers, nous travaillons en sous-traitance avec la sociĂ©tĂ© HYSACAM Ă travers lâentreprise SECA qui vide nos bacs Ă ordures deux fois par semaine », assure le Pr. Fru Angwafor III, directeur de cette formation hospitaliĂšre.
Le scĂ©nario est presquâidentique Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (HGY). « Nous disposons dâun systĂšme qui sâoccupe essentiellement de ce volet. Les techniciens de surface qui sont des personnels recrutĂ©s par lâhĂŽpital et formĂ©s par lâhygiĂ©niste sont chargĂ©s de lâentretien des sols avec de lâeau mĂ©langĂ©e aux antiseptiques pour Ă©viter de faire prospĂ©rer la flore bactĂ©rienne. Ils sâoccupent aussi des vidanges, du tri des ordures issues des soins et des poubelles », explique Abdon Bipe, chef de service adjoint Nursing Ă lâ HGY. « Dans les salles dâhospitalisation et les urgences tout comme en consultation, le nettoyage se fait tous les jours ceci sous le contrĂŽle des chefs de service et des majors », indique notre interlocuteur. Celui-ci relĂšve que cet entretien a un prix. « Ăa coĂ»te cher puisquâil faut renouveler le matĂ©riel rĂ©guliĂšrement Ă©tant donnĂ© quâil est beaucoup sollicitĂ©. A cela sâajoute lâachat des savons, antiseptiques, etc. Câest tout un budget puisquâĂ cela sâajoute lâincivisme des usagers », conclut-il.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
Pendant que certaines formations sanitaires nĂ©gligent ce volet important, dâautres font de leur mieux pour assurer la propretĂ©.
Sâil est un aspect que les patients redoutent quand ils se rendent dans un hĂŽpital, câest celui de lâhygiĂšne. Dans certaines formations hospitaliĂšres, la crasse, les toiles dâaraignĂ©e, les poubelles pleines et les odeurs Ă©manant des toilettes ont Ă©lu domicile. « Je me suis rendu dans une clinique au quartier Elig-Essono Ă YaoundĂ©, et je vous avoue que lâintĂ©rieur laisse Ă dĂ©sirer. Le personnel sanitaire nâa aucune notion dâhygiĂšne. Les murs et les carreaux du sol ont perdu de leur Ă©clat faute dâentretien », se souvient Isidore Evina. « Câest un aspect qui nâest pas pris en compte. Vous imaginez que dans un grand hĂŽpital de la place, pendant que vous attendez quâon sorte votre dossier, de fortes odeurs venant des toilettes Ă proximitĂ© vous mettent mal Ă lâaise ? Pourtant, les agents dâentretien devraient y effectuer plusieurs tours pour se rassurer que tout est bien propre », poursuit un malade venu se faire consulter. Dans les salles dâhospitalisation, le scĂ©nario est le mĂȘme. Surtout que les malades partagent la mĂȘme salle dâeau. « Câest un calvaire Ă lâidĂ©e dâaller se soulager. On nây trouve aucun dĂ©sodorisant ni de lâeau de javel », confie un malade dans un hĂŽpital de rĂ©fĂ©rence. En dehors de ces cas, il y a quelques exceptions.
A lâhĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© (HGOPY), le service dâhygiĂšne nettoie le sol de tous les services Ă grande eau. « Nous faisons lâentretien lorsque tous les malades sont partis. Cela Ă©vite que le sol soit sali avec les va-et-vient des usagers en journĂ©e », explique AdĂšle H. « Câest un volet important chez nous. Nous avons un service dâhygiĂšne hospitalier qui sâoccupe de lâentretien de lâintĂ©rieur et de lâextĂ©rieur. Pour nous dĂ©barrasser de nos dĂ©chets hospitaliers, nous avons un incinĂ©rateur et pour ce qui est des dĂ©chets mĂ©nagers, nous travaillons en sous-traitance avec la sociĂ©tĂ© HYSACAM Ă travers lâentreprise SECA qui vide nos bacs Ă ordures deux fois par semaine », assure le Pr. Fru Angwafor III, directeur de cette formation hospitaliĂšre.
Le scĂ©nario est presquâidentique Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (HGY). « Nous disposons dâun systĂšme qui sâoccupe essentiellement de ce volet. Les techniciens de surface qui sont des personnels recrutĂ©s par lâhĂŽpital et formĂ©s par lâhygiĂ©niste sont chargĂ©s de lâentretien des sols avec de lâeau mĂ©langĂ©e aux antiseptiques pour Ă©viter de faire prospĂ©rer la flore bactĂ©rienne. Ils sâoccupent aussi des vidanges, du tri des ordures issues des soins et des poubelles », explique Abdon Bipe, chef de service adjoint Nursing Ă lâ HGY. « Dans les salles dâhospitalisation et les urgences tout comme en consultation, le nettoyage se fait tous les jours ceci sous le contrĂŽle des chefs de service et des majors », indique notre interlocuteur. Celui-ci relĂšve que cet entretien a un prix. « Ăa coĂ»te cher puisquâil faut renouveler le matĂ©riel rĂ©guliĂšrement Ă©tant donnĂ© quâil est beaucoup sollicitĂ©. A cela sâajoute lâachat des savons, antiseptiques, etc. Câest tout un budget puisquâĂ cela sâajoute lâincivisme des usagers », conclut-il.
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HĂŽpitaux: comment on gĂšre lâhygiĂšne
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue