Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Des vols privés aux ambitions nationales

Josy MAUGER
National - Economie

Connue sous le nom d’EQUA 2C, cette compagnie souhaite Ă©tendre son activitĂ© sur les lignes intĂ©rieures du pays.
ContrĂŽlĂ©e Ă  51% par un opĂ©rateur Ă©conomique camerounais, Fly CamInter bĂ©nĂ©ficierait de l’appui technique du Groupe français Regourd Aviation. D’ailleurs, sur son site Internet, cette compagnie aĂ©rienne nationale est prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant la derniĂšre-nĂ©e du Groupe. BasĂ©e au quartier AkwaĂ  Douala, la structure est connue au Cameroun sous le nom de « Equa 2C ». A l’autoritĂ© aĂ©ronautique, l’on estime que Fly Caminter est le nouveau nom commercialde cettecompagnie jusqu’ici spĂ©cialisĂ©e dans les vols privĂ©s. L’offre Fly CamInter est, en effet, flexible, s’adaptant aux besoins spĂ©cifiques de ses clients qui peuvent opter pour la mise Ă  disposition d’un avion dĂ©diĂ©, la rĂ©alisation d’une activitĂ© mensuelle minimum garantie avec des jours et horaires fixes ou Ă  la demande et la durĂ©e d’engagement est Ă©galement flexible et peut s’étendre de quelques jours Ă  plusieurs annĂ©es. La compagnie opĂšre aussi en affrĂštement ponctuel d’avions. Ses compagnies partenaires et elle-mĂȘme proposent tous types de dĂ©placements, pouvant notamment atteindre des distances de 2500 kilomĂštres. La compagnie aĂ©rienne bĂ©nĂ©ficie du savoir-faire et de l’expĂ©rience de sa maison-mĂšre en l’occurrence le Groupe Regourd Aviation, créé il y a plus de 40 ans. Concernant sa flotte, elle est actuellement composĂ©e d’un Dornier 228-212, d’un ERJ 145, d’un ATR 72.
Fly CamInter a reçu en aoĂ»t 2014, l’autorisation de l’AutoritĂ© aĂ©ronautique pour le transport aĂ©rien, notamment la desserte des lignes intĂ©rieures du Cameroun. Elle se proposait alors, pour un dĂ©part, de desservir les villes de YaoundĂ©, Douala, Garoua et Maroua, avant d’étendre ses ailes vers d’autres localitĂ©s, en fonction de la densitĂ© de la demande et de la disponibilitĂ© des aĂ©roports.
S.O.S, bitume en danger

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Quand des activités commerciales menées sur la chaussée contribuent à la dégrader.
Une des facettes de l’incivisme prĂ©gnant Ă  Douala, ce sont les activitĂ©s commerciales menĂ©es sur le bitume. Caisses de cigarettes, marmites de nourriture, Ă©tals de fruits et bien d’autres tableaux sont visibles un peu partout dans la ville de Douala, aux abords de la route. Outre l’encombrement que cela provoque, et les risques d’accident auxquels sont exposĂ©s les uns et les autres, cette proximitĂ© malsaine avec le bitume a d’autres effets pervers, et ce sur l’asphalte elle-mĂȘme. Ou, plus prĂ©cisĂ©ment, sur sa durĂ©e de vie.
D’abord parce que ces commerçants y versent constamment de l’eau, pour une raison ou une autre. Selon un spĂ©cialiste de travaux publics approchĂ© par CT, « l’eau est l’ennemie numĂ©ro 1 de l’enrobĂ© ». Ceci, surtout si elle est mĂ©langĂ©e Ă  d’autres produits tels que les nettoyants, les dĂ©tergents chimiques – dont les composants sont parfois d’origine douteuse –, etc. Alors, les restauratrices qui lavent leurs assiettes entre deux services, comme celles installĂ©es au marchĂ© New Deido (arrondissement de Douala 1er), oĂč versent-elles leur eau savonneuse ? Sur la chaussĂ©e, Ă©videmment. Or, cette eau, assure notre source, « contribue Ă  la dĂ©gradation rapide de la chaussĂ©e, car cela agresse l’enrobĂ© ».
Dans tous les marchĂ©s de la ville, ce schĂ©ma se reproduit. Et l’agression du bitume n’est pas que le fait de l’eau des vendeuses de nourriture. Les commerçants installĂ©s au bord de la route ont tendance Ă  prendre les rigoles et caniveaux pour leur poubelle. Et y balancent donc des dĂ©tritus de toutes sortes : Ă©pluchures, dĂ©chets plastiques, etc. Une fois pleine, la rigole dĂ©borde. Et l’eau dĂ©borde sur la voie, oĂč elle peut stagner. A relever, le prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, dont les travaux de construction sont en cours, a dĂ©jĂ  aussi ses commerçants

Un responsable de la CommunautĂ© urbaine de Douala qualifie tout ceci de vandalisme. Il prĂ©cise d’ailleurs que certains comptoirs sont directement fixĂ©s dans le sol, ce qui entraĂźne des infiltrations, autre origine de la dĂ©gradation progressive de la chaussĂ©e. Le responsable de la CUD Ă©voque aussi le problĂšme des garages spontanĂ©s. Pour expliquer que les huiles de vidange ne font absolument pas bon mĂ©nage avec le bitume. Avec cette substance, la destruction est encore plus rapide. « Il y a pourtant suffisamment de place Ă  l’intĂ©rieur des marchĂ©s pour que les uns et les autres s’installent convenablement », relĂšve-t-il.
Un problĂšme Mbia ?

Josiane R. MATIA
National - Sport

BlessĂ© ? SanctionnĂ© ? FatiguĂ© ? Les questions n’arrĂȘtent pas depuis le match Afrique du sud-Cameroun au sujet du capitaine des Lions indomptables. Remplaçant, StĂ©phane Mbia a en effet assistĂ© Ă  la rencontre depuis le banc de touche. Ce qui n’a, logiquement pas manquĂ© d’intriguer. Car, de mĂ©moire d’observateur, cela est rarement, si ce n’est jamais, arrivĂ© chez les Lions indomptables de voir le capitaine remplaçant. Pourtant, Hugo Broos l’a fait. Et c’est le 2e vice-capitaine, Vincent Aboubakar, qui arborait le brassard, en l’absence d’Eric Maxim Choupo-Moting. Le sĂ©lectionneur national avait annoncĂ© de grands changements aprĂšs le nul enregistrĂ© Ă  LimbĂ©, expliquera simplement le Team Press Officer de l’équipe, Vincent de Paul Atangana, sur cette question.
Dans le mĂȘme temps, certains mĂ©dias, notamment sur les rĂ©seaux sociaux, ont fait Ă©tat d’une sortie malheureuse du capitaine aprĂšs le match aller dans les vestiaires. Selon le site Mboafootball, le joueur de Hebei Fc (Chine) aurait critiquĂ© les nouveaux joueurs titularisĂ©s par le coach, les accusant de n’avoir pas suffisamment « mouillĂ© le maillot », contrairement Ă  certains cadres laissĂ©s sur le banc. Mbia aurait Ă©tĂ© repris par Vincent Aboubakar sur le moment et un peu plus tard par des responsables de la dĂ©lĂ©gation. Au point oĂč l’éventualitĂ© d’une suspension du capitaine aurait Ă©tĂ© envisagĂ©e. Une information dĂ©mentie par Vincent de Paul Atangana. Ce dernier, dans une mise au point sur les rĂ©seaux sociaux, a affirmĂ© « qu’il n’y a jamais eu d’altercation entre les deux coĂ©quipiers dans les vestiaires. Le sĂ©lectionneur national a annoncĂ© des changements tant dans le Onze entrant que dans la tactique de la sĂ©lection nationale. Toutes choses mises en Ɠuvre pour contrer le style de jeu de l’adversaire du jour ». Dans tous les cas, le fait d’avoir StĂ©phane Mbia sur le banc peut laisser penser que dĂ©sormais, personne n’est plus indispensable dans cette Ă©quipe.
Dialogue social: on reparle de cotisations sociales

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

La revalorisation du montant des allocations familiales et des cotisations au menu de la 8e session ordinaire du Comité de concertation et de suivi mercredi à Yaoundé.
En dĂ©but de semaine, plusieurs employĂ©s ont Ă©tĂ© surpris devant leur bulletin de solde. Leur salaire a subi une rĂ©duction en fonction de la catĂ©gorie de chacun. Une pilule un peu difficile Ă  avaler. « Je me suis retrouvĂ© avec 15 000 F de moins sur mon salaire. Notre employeur n’a pas pris la peine de nous informer sur les textes du chef de l’Etat relatifs aux cotisations sociales. PrĂ©lever c’est bien beau, mais il faudrait que cet argent soit reversĂ© pour que je ne me retrouve pas sans sous pendant mes vieux jours », confie une employĂ©e dans une entreprise privĂ©e. Une inquiĂ©tude partagĂ©e par la plupart des salariĂ©s rencontrĂ©s dans la ville de YaoundĂ©. Le 15 fĂ©vrier dernier, date de la publication de l’annexe du dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique du 21 janvier, fixant le taux des cotisations sociales et les plafonds des rĂ©munĂ©rations applicables dans les branches des prestations familiales, d’assurance pensions vieillesses, d’invaliditĂ© et de dĂ©cĂšs, des accidents de travail et des maladies professionnelles par la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS), le directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS, Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame avait annoncĂ© l’application immĂ©diate dudit dĂ©cret.
Ainsi, la commission tripartite s’est rĂ©unie hier Ă  YaoundĂ© dans le cadre de la 8e session du ComitĂ© de concertation et de suivi du dialogue social, prĂ©sidĂ©e par le ministre du Travail et la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, prĂ©sident dudit comitĂ©. Objectif : une meilleure appropriation et vulgarisation de ces textes tant par les syndicalistes, que par les employeurs et les pouvoirs publics. « Il est question de mettre en relief les diffĂ©rentes valeurs ajoutĂ©es issues des innovations contenues dans les textes rĂ©glementaires et favorisant l’amĂ©lioration des conditions de travail des bĂ©nĂ©ficiaires, partant le relĂšvement du pouvoir d’achat des travailleurs », a indiquĂ© le ministre GrĂ©goire Owona.
« Nous avons commentĂ© les textes, relevĂ© ses insuffisances et les avancĂ©es. C’est vrai que tous ceux qui partiront dans cinq ans Ă  la retraite verront leur pension augmenter. L’article 11 dudit dĂ©cret a un problĂšme parce que le relĂšvement du taux de cotisation doit aller de paire avec celui du plafond. C’est un oubli. Nous avons souhaitĂ© que ce taux soit rĂ©visable tous les deux ans. Nous avons attirĂ© l’attention du gouvernement Ă  ce sujet », a expliquĂ© Isaac Bissaga, prĂ©sident de l’UGTC. «Ces textes sont Ă  saluer. Nous souhaitons qu’on n’attende plus longtemps pour revoir ce type de texte », a conclu Daniel Claude AbatĂ©, prĂ©sident du MECAM.
Prison centrale de Garoua: 125 agitateurs transfĂ©rĂ©s dans d’autres geĂŽles

DIKWE Fodambele
Régions - Nord

Ces fomentateurs des derniÚres émeutes ont été déplacés dans les prisons de Tchollire 2 et Guider.
Parmi les mesures d’urgence prises par les pouvoirs publics Ă  la suite du mouvement d’humeur survenu le dimanche 29 mars dernier Ă  la prison centrale de Garoua, il y a notamment le transfert de meneurs de trouble dans d’autres centres pĂ©nitenciers et l’extension de la prison avec la construction des nouvelles cellules d’une capacitĂ© de 500 Ă  700 places.
Pour le premier cas, 80 condamnĂ©s dĂ©finitifs ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă  la prison de TchollirĂ© 2 dans le Mayo-Rey, 40 prĂ©venus et cinq condamnĂ©s transfĂ©rĂ©s Ă  la prison de Guider dans le Mayo-Louti. Selon les informations recueillies auprĂšs du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional par intĂ©rim de l’administration pĂ©nitentiaire pour le Nord, Francis Wantoh Teih, par ailleurs, rĂ©gisseur de la prison centrale de Garoua, « les 125 transfĂ©rĂ©s sont essentiellement constituĂ©s des meneurs de trouble ayant occasionnĂ© les derniĂšres Ă©meutes ».
Mais l’administrateur gĂ©nĂ©ral des prisons prĂ©cise « qu’il reste encore une cinquantaine d’agitateurs formellement identifiĂ©s ». MĂȘme si Francis Wantoh Teih reconnaĂźt que ces tĂȘtes de proue peuvent constituer une menace pour les autres prisonniers, il rassure quant au suivi minutieux de ces instigateurs. Concernant l’extension de la prison centrale de Garoua, dont la hiĂ©rarchie a dĂ©cidĂ© comme mesures d’urgence, les Ă©tudes de faisabilitĂ© sont lancĂ©es pour la construction de nouvelles cellules devant accueillir 500 Ă  700 dĂ©tenus.
« Nous avons dĂ©jĂ  saisi les services concernĂ©s pour plus de diligence dans la rĂ©alisation de cette mesure d’urgence », nous a expliquĂ© le rĂ©gisseur. Mais dĂ©jĂ , une quarantaine de plafonniers ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les cellules pour parer Ă  la canicule et toutes les portes dĂ©truites lors des Ă©meutes ont Ă©tĂ© rĂ©parĂ©es. D’autres mesures sont envisagĂ©es Ă  court terme, pour la rĂ©fection des prisons environnantes, afin de parer Ă  toute Ă©ventualitĂ©. La prison centrale de Garoua hĂ©berge Ă  ce jour plus 1600 dĂ©tenus, pour une capacitĂ© de 500 places.
Mouvement d’humeur des motos-taximen à Maroua: le calme aprùs l’agitation

Joël MAMAN
National - Politique

La rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e lundi dernier par le prĂ©fet Ernest Ewango Budu a abouti Ă  la levĂ©e du mot d’ordre de grĂšve projetĂ© par les moto-taximen.
Yaouba, le conducteur de moto-taxi qui a eu maille Ă  partir avec des gendarmes vendredi dernier Ă  Maroua n’est pas mort, contrairement Ă  la fausse nouvelle qui s’est rĂ©pandue comme une traĂźnĂ©e de poudre dans les mĂ©dias et rĂ©seaux sociaux le week-end dernier. D’aprĂšs le prĂ©fet du DiamarĂ©, Ernest Ewango Budu, c’est la prĂ©tendue mort de ce jeune homme qui est le prĂ©texte qui a dĂ©clenchĂ© un mouvement d’humeur au sein de la communautĂ© des moto-taximen de la ville de Maroua. En effet, vendredi dernier, aprĂšs une incomprĂ©hension sur le prix du transport entre une dame gendarme et le motos-taximan qui l’a transportĂ© pour le lieu dit « le Noumou », une chaude discussion s’en est suivie. AlertĂ©s, les camarades d’armes de la dame, lui viennent au secours. Yaouba, le moto-taximan est transportĂ©e d’urgence Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Maroua oĂč il a bĂ©nĂ©ficiĂ© de soins appropriĂ©s. Selon les affirmations du prĂ©fet du DiamarĂ©, la victime s’est aussitĂŽt remise. « Les auteurs de cet acte que nous regrettons sont gardĂ©s en lieu sĂ»r et une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour Ă©tablir les responsabilitĂ©s de chacun », a tenu Ă  prĂ©ciser Ernest Ewango Budu.
Malheureusement, ce mĂȘme vendredi, tard dans la nuit, d’aprĂšs Hlessou Moussandi, le prĂ©sident du syndicat des moto-taximen de la ville de Maroua, des voyous qui ont voulu profiter de la situation ont orchestrĂ© des actes de vandalisme en brĂ»lant des pneus Ă  plusieurs carrefours de la ville. « Parmi ceux-lĂ , nous avons recensĂ© des bouchers et mĂȘme des handicapĂ©s incapables de dĂ©marrer une moto. Ce qui veut dire qu’il y a certainement des instigateurs tapis dans l’ombre qui manipulent les jeunes», a expliquĂ© le prĂ©sident du syndicat des motos-taximen. « Ce sont les mĂȘmes qui ont annoncĂ© la grĂšve des motos-taximen et ça les engage car nous sommes prĂȘts Ă  les dĂ©noncer pour qu’ils assument », a-t-il poursuivi.
C’est donc pour rĂ©tablir un climat de confiance entre tous ces acteurs que lundi dernier, le prĂ©fet du DiamarĂ©, Ernest Ewango Budu, a convoquĂ© dans ses services une rĂ©union de crise. Il Ă©tait entourĂ© de son Ă©tat-major, des sous-prĂ©fets et des maires de Maroua I, II et III. Face Ă  lui, il y avait les leaders des motos-taximen des trois arrondissements. AprĂšs une phase d’échanges, il ressort que de part et d’autre, les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es. Le prĂ©fet en a d’ailleurs profitĂ© pour demander aux diffĂ©rents responsables d’organiser des causeries Ă©ducatives avec leurs collaborateurs pour que le climat de paix et de confiance rĂšgne. Au terme de la rencontre, les motos-taximen ont dĂ©cidĂ© de dĂ©truire les banderoles et pancartes qu’ils avaient apprĂȘtĂ©es pour la grĂšve. « Le climat de confiance entre l’administration et nous est revenu au beau fixe », a affirmĂ© Hlessou Moussandi, prĂ©sident du syndicat des motos-taximen.
Concert: Stanley et Wizkid en communion

Rita DIBA
National - Culture

Les deux artistes, camerounais et nigérian, ont illuminé Douala le week-end dernier.
Samedi 26 mars 2016. A Limbe, on aura eu Cameroun – Afrique du sud. À Douala, une autre affiche attendait le public : Cameroun – Nigeria. Mais il n’était question ni de match de football ni d’opposition. PlutĂŽt d’une communion rendue possible par le concept Guinness BlackList, entre deux artistes qui animent la scĂšne urbaine aujourd’hui, le Camerounais Stanley Enow et le NigĂ©rian Wizkid, et le public de la capitale Ă©conomique. Communion symbolisĂ©e aussi par la tenue du chanteur Naija, qui portait ce soir-lĂ  un maillot des Lions indomptables (remis par un fan), pour le plus grand bonheur des groupies. Parmi eux, d’aucuns auront eu la chance de repartir avec le chapeau que l’auteur de « On top your matter » aura balancĂ© Ă  la foule et ses lunettes remises Ă  un jeune homme montĂ© sur le podium.
Et le lien entre artistes et public n’aura mĂȘme pas Ă©tĂ© rompu par la forte pluie qui s’est abattue sur la ville cette nuit de samedi. Surtout que c’était la premiĂšre fois que Stanley Enow montait sur la scĂšne camerounaise aprĂšs la sortie de son album « Soldier like ma papa » en juillet 2015. « Hein PĂšre » aura d’ailleurs Ă©tĂ© son morceau le plus repris en chƓur par la foule. Les spectateurs auront aussi applaudi « Work hard » et « Njama njama cow » entre autres. Le rappeur a d’ailleurs fait un clin d’Ɠil Ă  Franko et Maahlox Le Vibeur, actuellement en tournĂ©e pour porter haut les couleurs 237. Il a aussi apprĂ©ciĂ© le fait que le hip-hop kamer prenne de l’ampleur.
S’il a apprĂ©ciĂ© ses compatriotes sur scĂšne samedi, la veille en confĂ©rence de presse, le « Bayangi boy » a aussi dit tout le bien qu’il pense du prix BET 2012 Best African Act : « J’ai suivi l’évolution de la carriĂšre de Wizkid. C’est un grand honneur pour moi de chanter Ă  ses cĂŽtĂ©s. Un rĂȘve qui devient rĂ©alitĂ©. » Avant ces deux tĂȘtes d’affiche, les spectateurs ont pu apprĂ©cier d’autres talents camerounais comme Magasco et la beat-box humaine Thierry Olemba. Mais surtout, on aura dĂ©couvert les trois artistes en herbe choisis par le public Ă  travers le BlackList Contest : J-Bling, P.I.M et Guyzo PamĂ©. Pour Charlie Azanfack, brand manager chez Diageo Cameroun, « c’est la premiĂšre fois au Cameroun que le public a la possibilitĂ© de choisir les artistes qui monteront sur scĂšne. » Les trois jeunes Camerounais recevront chacun un million F en plus.
YaoundĂ©: de l’ordre au « MarchĂ© 8e »

Elise ZIEMINE
National - Société

Nombre de dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises Ă  l’issue de la rĂ©union tenue mardi entre commerçants et populations, sous la conduite du sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II.
Nuisance sonore Ă  toutes les heures de la nuit, insĂ©curitĂ© et insalubritĂ©. Les riverains du « MarchĂ© 8e », plus connu sous l’appellation du marchĂ© Mbankolo Ă  YaoundĂ© n’en pouvaient plus des dĂ©sagrĂ©ments causĂ©s par les conducteurs de camions de tomate, en provenance de l’Ouest. Commerçants et habitants ont failli en venir aux mains. « Ils garent au lieu dit « Descente 8e ». La pente est importante et on n’est mĂȘme pas sĂ»r de la qualitĂ© de leur systĂšme de freinage. Un de ces camions s’était dĂ©jĂ  renversĂ©. Heureusement qu’il n’y avait pas eu mort d’homme. On n’est pas certain que ça sera toujours ainsi avec les enfants qui vont bientĂŽt reprendre les classes », s’inquiĂšte Justin Engama, reprĂ©sentant du chef du quartier Messa-Ekoason. Et en face, les commerçants ont leurs raisons. « Les denrĂ©es alimentaires ne peuvent pas arriver dans la journĂ©e. C’est Ă  partir de 4h du matin que nous dĂ©barquons sur les lieux. Les camions de tomate arrivent autour de 4h du matin. Il ne faut pas ignorer que le marchĂ© n’est pas un lieu calme. C’est un espace oĂč il y a toujours du bruit », affirme Njiasse Youssouffa-Moustapha, chef secteur tomate marchĂ© Mbankolo.
InformĂ© de ces incomprĂ©hensions, le sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II, Nji Yampen Ousmanou a rĂ©uni les deux parties en prĂ©sence des reprĂ©sentants des forces de l’ordre, de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, entre autres. « AprĂšs Ă©valuation de la situation, nous avons constatĂ© qu’il y avait un problĂšme d’indiscipline des transporteurs de tomate qui encombrent la chaussĂ©e et bloquent l’accĂšs des riverains Ă  leurs domiciles. Nous avons ainsi interdit aux camions de dĂ©charger leurs marchandises dans la nuit. A partir de lundi prochain, les camionneurs devront commencer leurs activitĂ©s Ă  5h du matin. Non plus sur le site actuel mais en pĂ©riphĂ©rie oĂč un espace leur a Ă©tĂ© trouvĂ©. Le temps qui leur est accordĂ©, va servir Ă  amĂ©nager le site », a expliquĂ© le sous-prĂ©fet. Et pour calmer les uns et les autres, Nji Yampen Ousmanou leur a fait savoir qu’ils ont besoin les uns des autres. Aucun marchĂ© ne peut exister sans les commerçants, encore moins sans populations. L’entente et la collaboration sont donc nĂ©cessaires entre les deux.
Et au bout du compte, le calumet de la paix a Ă©tĂ© fumĂ©. « Le sous-prĂ©fet et les responsables de la CommunautĂ© urbaine ont rĂ©solu le problĂšme. Nous sommes satisfaits des dĂ©cisions prises. Il nous a Ă©tĂ© demandĂ© de les supporter jusqu’à la fin de la semaine. Nous attendons actuellement l’effectivitĂ© de cette mesure », a confiĂ© Justin Engama. Pendant que le reprĂ©sentant des vendeurs de tomate a promis qu’ils vont « dĂ©sormais mener leur activitĂ© sur le site attribuĂ© et de tout faire pour entamer le chargement des camions Ă  5h ». Tel semble le vƓu de tous.
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
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SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Cameroon Tribune du lundi, 4 avril 2016.
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.
« Mesdames, Messieurs les journalistes,
Je vous remercie d’avoir rĂ©pondu Ă  l’invitation que je vous ai adressĂ©e pour prendre part au prĂ©sent Ă©change avec vous, et je vous souhaite une chaleureuse bienvenue Ă  cette rencontre Ă  laquelle je vous ai conviĂ©s.
Depuis quelque temps, des mĂ©dias se sont fait l’écho d’un prĂ©tendu rapport qui, d’aprĂšs eux, aurait Ă©tĂ© rendu public par le DĂ©partement d’État amĂ©ricain et le Council of Foreign Relations (le Conseil des Relations ÉtrangĂšres), un organisme amĂ©ricain indĂ©pendant.
Ledit rapport, toujours selon ces médias, aurait classé le Cameroun au deuxiÚme rang des pays les plus dangereux au monde.
Et c’est d’abord du gouvernement amĂ©ricain lui-mĂȘme qu’est venue la premiĂšre rĂ©action Ă  cette grave allĂ©gation.
En effet, l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Son Excellence Michael Stephen Hoza, par un communiquĂ© datĂ© du 16 fĂ©vrier 2016, dĂ©mentait de façon catĂ©gorique les propos attribuĂ©s au gouvernement amĂ©ricain par certains mĂ©dias locaux et traitant de la question sĂ©curitaire au Cameroun.
Selon ce communiquĂ©, jamais le DĂ©partement d’État ou le Council of Foreign Relations n’ont classĂ© le Cameroun comme deuxiĂšme nation la plus dangereuse au monde.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis, parlant au nom du gouvernement amĂ©ricain, je le cite : « Le Cameroun est un pays de paix, en dĂ©pit des dĂ©fis sĂ©curitaires liĂ©s Ă  Boko Haram ». Toutefois, selon l’ambassadeur, le gouvernement des États-Unis, conformĂ©ment aux usages de la diplomatie amĂ©ricaine, a informĂ© ses ressortissants de la situation sĂ©curitaire prĂ©valant dans les rĂ©gions de l’Est et de l’ExtrĂȘme-nord du Cameroun, et leur a demandĂ© d’éviter autant que possible de s’y rendre tant que cette situation ne serait pas stabilisĂ©e. L’ambassadeur amĂ©ricain prĂ©cise d’ailleurs qu’une telle pratique est courante dans son pays, dĂšs lors qu’un risque quelconque se prĂ©sente dans une rĂ©gion donnĂ©e Ă  travers le monde.
Nous pouvons donc nous mettre d’accord sur le fait que les États-Unis d’AmĂ©rique – qu’il s’agisse de ses institutions officielles ou des organisations de la sociĂ©tĂ© civile agissant Ă  partir de son sol – n’ont opĂ©rĂ© aucun classement relatif Ă  une dangerositĂ© spĂ©cifique au Cameroun et ceci, pour quelque raison que ce soit.
Un tel classement ne saurait par consĂ©quent exister que dans l’imagination de ceux qui ont entrepris de ternir l’image de notre pays, au nom d’un dessein qu’ils sont manifestement les seuls Ă  connaĂźtre.
Ce qui est en revanche constant – et le dĂ©menti du gouvernement amĂ©ricain a lui-mĂȘme tenu Ă  l’indiquer avec force – c’est que le Cameroun demeure une nation en paix, un pays stable oĂč rĂšgnent les cultures de la tolĂ©rance, de la solidaritĂ© et de la concorde.
Nous ne le dirons jamais assez, la guerre que le Cameroun mÚne contre Boko Haram dans une des dix régions de notre pays, nous est imposée par un ennemi implacable, obscurantiste et déshumanisé.
Cet ennemi, dont la seule idĂ©ologie rĂ©side dans l’intolĂ©rance, le crime et la barbarie, n’a en rĂ©alitĂ© rien Ă  reprocher Ă  notre nation, sinon son attachement aux valeurs civilisationnelles telles que communĂ©ment admises Ă  travers le monde.
Cette guerre, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, a dĂ©cidĂ© de la mener jusqu’à la victoire finale, au nom de la souverainetĂ© de notre pays et de la suprĂ©matie de l’ordre civilisationnel.
La communautĂ© internationale, consciente de ce que le flĂ©au que reprĂ©sente le terroriste n’a point de frontiĂšre et que parti d’un point du globe, il a vocation Ă  atteindre n’importe quel pays, n’importe quel peuple et y semer la terreur, la mort et la dĂ©solation, a choisi de se joindre aux efforts du Cameroun, pour stopper l’élan destructeur de Boko Haram et le rĂ©duire Ă  son expression la plus ...
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.

...inexistante.
D’oĂč viendrait-il alors que, face Ă  la globalisation d’un tel pĂ©ril, le Cameroun, qui du reste ne compte que parmi les pays les plus rĂ©cemment touchĂ©s, en vienne Ă  ĂȘtre stigmatisĂ© Ă  un tel point, pourrait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme l’un des pays le plus dangereux au monde.
Cela ne pouvait donc nullement ĂȘtre possible.
Au demeurant et s’agissant de l’agression que nous impose Boko Haram voici prĂšs de deux ans, notre pays, par l’action de ses forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, est parvenu huit mois durant et seul sur le front de guerre, Ă  tenir la dragĂ©e haute aux assauts criminels dont il faisait l’objet, ne cĂ©dant Ă  aucun moment la moindre parcelle de notre territoire Ă  l’ennemi.
Aujourd’hui, rejointes par la Force Multinationale Mixte et bĂ©nĂ©ficiant du soutien multiforme de nombreux pays amis Ă  travers le monde, les Forces ArmĂ©es camerounaises, en parfaite synergie avec leurs homologues nigĂ©rians, ont portĂ© le combat en terrain ennemi, entamant ainsi la phase dĂ©cisive de l’éradication de Boko Haram.
Les derniĂšres opĂ©rations spĂ©ciales menĂ©es dans les localitĂ©s de Ngoshe et de Kumshe, vĂ©ritables bases logistiques et principaux centres de dĂ©cision et d’impulsion des actions criminelles lancĂ©es par Boko Haram en direction du territoire camerounais, ont permis de toucher l’ennemi au cƓur mĂȘme de son dispositif stratĂ©gique.
A ce jour et selon des sources militaires parfaitement introduites, Boko Haram se trouve désormais substantiellement affaibli, ses hordes criminelles en totale débandade, complÚtement démunies et réduites à ne plus rechercher que de quoi se nourrir.
Bien évidemment, la vigilance demeure de mise et les forces militaires du renseignement impliquées dans les combats continuent de quadriller toute la zone frontaliÚre en proie aux dangers sécuritaires.
Des opĂ©rations d’envergure se poursuivent de maniĂšre conjointe entre des armĂ©es camerounaises et nigĂ©rianes et la Force Multinationale Mixte pour accroĂźtre la pression sur l’ennemi et Ă©radiquer les derniĂšres zones de repli des terroristes, en territoire nigĂ©rian notamment.
Dans de telles conditions et tel que je le disais tantĂŽt, Mesdames, Messieurs les Journalistes, il n’est donc pas possible d’allĂ©guer que le Cameroun constituerait un pays dangereux et pire encore, le deuxiĂšme pays le plus dangereux au monde.
De nombreux autres indicateurs attestent de cela au plan Ă©conomique, notamment oĂč malgrĂ© le fait que cette guerre contre Boko Haram Ă©prouve fortement nos finances publiques ; en dĂ©pit de ce que les exactions commises par cette horde criminelle sur nos populations mettent Ă  mal l’économie de cette zone de notre pays essentiellement basĂ©e sur le tourisme, l’agriculture, l’élevage et le commerce transfrontalier ; malgrĂ© ces facteurs nĂ©gatifs, disais-je, le processus de modernisation de notre Ă©conomie se poursuit allĂšgrement, et la dĂ©termination du chef de l’État Ă  mener le Cameroun vers l’émergence demeure constante.
Il n’y a qu’à voir pour s’en convaincre, la multitude de projets structurants actuellement en cours de rĂ©alisation sur l’ensemble du territoire national, qu’il s’agisse, et ceci sans ĂȘtre exhaustif, dans le domaine Ă©nergĂ©tique, des barrages hydro-Ă©lectriques de Memve’ele, Lom Pangar, Mekin ; en ce qui concerne les infrastructures de transports, le complexe industrialo- portuaire de Kribi , le deuxiĂšme pont sur le Wouri Ă  Douala, les autoroutes YaoundĂ©/Douala et YaoundĂ©/Nsimalen, les pĂ©nĂ©trantes Est et Ouest de la ville de Douala, la route Batshenga-Yoko-Lena ; l’adduction d’eau de Nachtigal ; la modernisation des infrastructures sportives ; la rĂ©habilitation technique de la CRTV, et j’en passe ...
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.

...certainement.
Dans l’optique de l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique de notre pays, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul Biya, a dĂ©cidĂ© de la mise en place d’un plan d’urgence triennal financĂ© Ă  hauteur de prĂšs de mille milliards de francs CFA. Ce plan est aujourd’hui rentrĂ© dans sa phase d’exĂ©cution, de mĂȘme que le plan d’urgence septentrional concernant les rĂ©gions de l’Adamaoua, du Nord et de l’ExtrĂȘme-nord.
Le 10 fĂ©vrier dernier, le chef de l’État annonçait en outre un plan triennal « SpĂ©cial Jeunes » dotĂ© d’un montant de 102 milliards de francs CFA, destinĂ© Ă  favoriser l’insertion des jeunes dans les circuits de production et Ă  faciliter leur opĂ©rationnalisation en tant qu’acteurs du dĂ©veloppement.
Au plan touristique, vĂ©ritable indicateur de l’attraction que la destination Cameroun n’a de cesse d’exercer sur les visiteurs Ă©trangers, les statistiques officielles font Ă©tat d’une progression constante allant de 669 000 touristes en 2010, 817 000 en 2012, 910 000 en 2014 Ă  plus d’un million de touristes en 2015.
En ce qui concerne le climat des affaires, l’évaluation faite du dernier classement « Doing Business » qui a rĂ©vĂ©lĂ© un lĂ©ger recul du Cameroun, indique que cette situation Ă©tait davantage due Ă  un dĂ©ficit de communication sur les rĂ©formes positives effectivement menĂ©es par le gouvernement, qu’à une dĂ©tĂ©rioration de la situation sĂ©curitaire dans notre pays ; ce qu’a d’ailleurs confirmĂ© la septiĂšme session du « Cameroon Business Forum » qui s’est tenue en dĂ©but de mois Ă  Douala, en prĂ©sence de l’ensemble des acteurs Ă©conomiques du pays.
Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Il Ă©tait donc de la premiĂšre importance, face Ă  la persistance des sirĂšnes de malheur et de toutes ces manƓuvres de dĂ©sinformation qui veulent absolument dĂ©tourner le Cameroun de l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© internationale et de nos partenaires Ă©conomiques, de restituer de la sorte la vĂ©ritĂ© des faits.
Je saisis cette occasion pour vous rappeler une fois de plus, Ă  vous les femmes et les hommes des mĂ©dias, que ce devoir est celui de chacun de nous, et donc qu’il est aussi et sans doute avant tout, le vĂŽtre, en tant que mĂ©diateurs sociaux, pĂ©dagogues du peuple et vecteurs de la perception que le monde entier a de notre pays.
Je vous remercie de votre aimable attention ».
Sécurité au Cameroun: encore un rapport biaisé

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Face à la presse vendredi dernier, le ministre de la Communication a apporté la preuve de ce que le pays avance inexorablement malgré la guerre contre Boko Haram.
Une fois de plus, le Cameroun est la cible de certains mĂ©dias qui le placent dĂ©sormais au rang de pays parmi les plus dangereux au monde. Des mĂ©dias qui prĂ©tendent s’appuyer sur un rapport du dĂ©partement d’Etat, le ministĂšre amĂ©ricain des Relations extĂ©rieures et d’un organisme indĂ©pendant de ce pays. Le premier dĂ©menti Ă  ces allĂ©gations est venu du plus haut reprĂ©sentant des Etats-Unis d’AmĂ©rique au Cameroun. L’ambassadeur Michael Stephen Hoza est en effet montĂ© au crĂ©neau pour dĂ©mentir ces informations. Le diplomate amĂ©ricain a tout de mĂȘme rappelĂ© aux citoyens de son pays les rĂšgles de sĂ©curitĂ© en la matiĂšre pour des cas comme celle des rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord en proie Ă  la lutte contre la secte islamiste Boko Haram et celle de l’Est qui subit des attaques de bandes armĂ©es venues de la RĂ©publique centrafricaine voisine. Un rappel somme tout normal dans les usages de ce pays.
Face Ă  la presse vendredi dernier, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary est revenu sur ces allĂ©gations pour s’insurger contre des informations qui tendent Ă  faire croire Ă  l’opinion que le Cameroun serait devenu un enfer pour tous ceux qui voudraient y vivre. Le MINCOM a certes rappelĂ© que le pays mĂšne actuellement une guerre contre la secte islamiste Boko Haram, mais Issa Tchiroma Bakary n’a pas manquĂ© de souligner qu’aprĂšs deux ans, cet ennemi est aujourd’hui considĂ©rablement affaibli, du fait de la rĂ©action Ă©nergique de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© et de la contribution de certains pays amis. Preuve de ce que le Cameroun est loin d’ĂȘtre cet enfer que l’on tend Ă  faire croire, c’est le nombre de plus en plus croissant de touristes enregistrĂ© sur nos diffĂ©rents sites. Par ailleurs, sous la houlette du prĂ©sident Paul Biya, le pays continue de mener ses projets de dĂ©veloppement pour l’atteinte de l’émergence Ă  l’horizon 2035.
TroisiĂšme trimestre: reprise des classes lundi

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

En vue de préparer cette derniÚre ligne droite, les familles tout comme les élÚves procédé aux derniers réglages pour ne pas rater le virage.
Les Ă©lĂšves du primaire et du secondaire reprennent le chemin de l’école ce matin sur toute l’étendue du territoire. Pour prĂ©parer ce dernier virage qualifiĂ© de dĂ©cisif par le corps enseignant, la plupart des parents mettent les bouchĂ©es doubles pour assurer le succĂšs Ă  leurs prenfants, qu’ils soient en classe d’examens ou pas. Entre cours de rĂ©pĂ©tition et achat de fascicules, chacun y va de sa mĂ©thode pour que le succĂšs soit assurĂ© en fin d’annĂ©e. « Mes enfants n’ont pas eu de rĂ©pit pendant ces deux semaines de congĂ©s, notamment pour ceux qui font la classe de 3e. Ils ont Ă©tĂ© soumis aux cours intenses de mathĂ©matiques, physique-chimie pour leur Ă©viter une note Ă©liminatoire Ă  l’examen », explique Marie Carla Foguem, parent d’élĂšve. « Il faut mettre toutes les chances de leur cĂŽtĂ© en leur offrant toutes les possibilitĂ©s de rĂ©ussir. Je leur ai ajoutĂ© d’autres fascicules qui viennent d’ĂȘtre mis sur le marchĂ© surtout en philosophie oĂč ma fille Ă©prouve quelques difficultĂ©s », poursuit Aboubakar Ousmanou, un autre parent d’élĂšves.
Les Ă©lĂšves, eux, n’ont presque pas eu de repos pour la plupart. « Nous avons mis Ă  profit ce temps en constituant un groupe d’études, sous la conduite de l’un de nos enseignants puisque c’est un trimestre trĂšs court. Nous ne voulons pas dĂ©cevoir nos parents », a confiĂ© particuliĂšrement William Ngaba, Ă©lĂšve en classe de PremiĂšre A4. Pour les Ă©lĂšves des classes d’examen, plus prĂ©cisĂ©ment les redoublants, il est hors de question de faire face Ă  l’échec Ă  nouveau. « Je me suis bien prĂ©parĂ©e Ă  affronter le troisiĂšme trimestre, en consacrant mes congĂ©s aux rĂ©visions de toutes les matiĂšres en insistant beaucoup plus sur celles de langue dans la mesure oĂč j’ai des lacunes en français. Il n’est plus question de rater mon BaccalaurĂ©at cette annĂ©e », lĂąche Justine Etaba, Ă©lĂšve.
Chez les enseignants, les cours du premier jour de la rentrĂ©e sont prĂ©parĂ©s. « Je vais commencer par une petite Ă©valuation du niveau des Ă©lĂšves tout en donnant des conseils Ă  ceux qui veulent et peuvent se rattraper. Ceci va permettre de savoir sur quoi insister parce que je parie que certains n’ont pas ouvert leurs cours », indique M. Evina, enseignant de mathĂ©matiques au collĂšge Jean Tabi. Puisque la course au taux de 100% de rĂ©ussite aux examens officiels est effectivement lancĂ©e, chaque maillon de la chaĂźne essaye au maximum de donner le meilleur de lui-mĂȘme.
Marché du ciment: pourquoi les importations sont suspendues

Félicité BAHANE N.
National - Economie

La dĂ©cision du gouvernement, en vigueur depuis janvier 2016, vise Ă  rassurer les entreprises locales en leur permettant d’atteindre leur capacitĂ© de production maximale.
C’était prĂ©visible ! Face Ă  l’entrĂ©e en production d’un quatriĂšme opĂ©rateur, aux plaintes incessantes du groupe de producteurs locaux de ciment, qui se disputent le marchĂ© camerounais avec des importateurs, et Ă  leurs difficultĂ©s Ă  exporter pour cause d’insĂ©curitĂ© dans la sous-rĂ©gion, le ministre du Commerce (MINCOMMERCE) avait consenti de reconsidĂ©rer la situation. Dans les administrations Ă  YaoundĂ© tout comme au port de Douala, des sources concordantes indiquent que le gouvernement a finalement optĂ© pour l’interdiction momentanĂ©e du ciment importĂ© au Cameroun. Une mesure qui a pris effet en janvier 2016. « Mais par deux fois dĂ©jĂ , le MINCOMMERCE a dĂ» rĂ©itĂ©rer cette interdiction au niveau du port notamment, oĂč des entrĂ©es de ciment ont Ă©tĂ© constatĂ©es », souligne un informateur du cĂŽtĂ© de Douala. Dans le mĂȘme temps, des sources douaniĂšres rapportent que « des saisies de sacs de ciment, en provenance du NigĂ©ria sont rĂ©currentes dans l’ExtrĂȘme-Nord du pays ».
Dans son rapport de perspectives de l’évolution des activitĂ©s Ă©conomiques au Cameroun, la direction nationale de la BEAC estime, Ă  propos du ciment, que la concurrence sera trĂšs rude au cours du 2e trimestre 2016, avec l’offre additionnelle de la cimenterie Medcem, mais aussi pour cause de « l’importation qui va continuer Ă  augmenter l’offre ». C’est dire combien l’interdiction des pouvoirs publics peine Ă  se matĂ©rialiser. NĂ©anmoins, toujours selon la BEAC, avec cette concurrence de plus en plus pressante, « la baisse des prix est espĂ©rĂ©e par les consommateurs ». Le mouvement baissier du prix des ciments a, en effet, Ă©tĂ© amorcĂ© depuis l’an dernier au Cameroun. Une lĂ©gĂšre diminution d’environ 200 F sur le sac de 50 kilogrammes. Dans les quincailleries de YaoundĂ©, des produits de marque Ă©trangĂšre continuent de se vendre, notamment le ciment Conch. Le prix du sac oscille alors entre 4600 et 4900 F. Et toutes les marques locales y sont en abondance.
Il faut dire que la capacitĂ© installĂ©e de production de ciment au Cameroun est comprise entre 3,7 et 4 millions de tonnes l’an, alors que les besoins tournent autour de 2,5 Ă  2,8 millions de tonnes par an. Le turc Medcem, dernier-nĂ© des producteurs, a une capacitĂ© de 600 000 tonnes l’an. Il a rejoint sur le marchĂ© camerounais du ciment le groupe français Lafarge, qui produit actuellement 1,6 million de tonnes Ă  travers Cimencam, sa filiale locale ; le marocain Addoha, qui opĂšre dans le pays sous la marque Cimaf produit 500 000 tonnes et le groupe nigĂ©rian DangotĂ©, avec Ă©galement 500 000 tonnes. Et mĂȘme si toutes ces cimenteries ne tournent pas encore Ă  pleine capacitĂ©, l’offre est dĂ©jĂ  largement supĂ©rieure Ă  la demande. Toutes choses qui faisaient dire en janvier dernier au MINCOMMERCE, qu’« il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas un reflux des prix, sous rĂ©serve de l’apprĂ©ciation des coĂ»ts de production, parmi lesquels l’énergie et le volet de transport qui pĂšse pour beaucoup ». A ces charges, les producteurs signalent en plus la taxation du clinker Ă  10% par la loi de finances 2016

HĂŽpitaux publics: premiers changements

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

Les nouvelles directives du MinsantĂ© pour une meilleure prise en charge des malades connaissent un dĂ©but d’application.
A l’HĂŽpital de district de la CitĂ© verte Ă  YaoundĂ©, les patients ne dĂ©semplissent pas. Bien que le week-end s’annonce ce vendredi, le personnel s’attĂšle Ă  la tĂąche. L’ambiance baigne entre l’accueil, la rĂ©ception et la consultation des patients par les mĂ©decins assistĂ©s des infirmiĂšres. Ici, tous les services sont guidĂ©s par des plaques indicatives avec flĂšches. PropretĂ© et bon accueil sont les maĂźtres-mots. MĂȘme le dĂ©cor agrĂ©mentĂ© de belles fleurs ne laisse aucun malade indiffĂ©rent. « Ils sont trĂšs accueillants et ne nĂ©gligent aucun malade. Les locaux sont bien entretenus. C’est ce qui m’attire toujours quand je porte une grossesse. Le suivi des visites prĂ©natales est impeccable », lance Marthe Christelle Rikam. « Tout se joue dans la psychologie du malade. Lorsqu’il est bien encadrĂ©, il se sent pris au sĂ©rieux surtout lorsque l’accueil est chaleureux et l’environnement propre », lĂąche une infirmiĂšre. De temps en temps, le directeur de cette formation hospitaliĂšre de 2e catĂ©gorie, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo se rassure que toutes les instructions en matiĂšre de prise en charge sont respectĂ©es. « Nous n’avons pas attendu les directives de la tutelle pour faire notre travail. Nous avons formĂ© tout notre personnel Ă  l’accueil des malades et c’est pourquoi ils convergent vers nous. Ce sera juste une sensibilisation de routine », rassure le responsable des lieux.
CĂ©cile Abom, la soixantaine sort de la consultation toute souriante avec ses deux petits-fils Ă  l’hĂŽpital central. « Nous avons Ă©tĂ© trĂšs bien reçus. Pourvu que ça dure », espĂšre notre interlocutrice. « Je suis content pour les badges d’identification de ceux qui sont censĂ©s prendre soin de nous. MĂȘme si j’avoue qu’il est prĂ©fĂ©rable de broder les noms ou les Ă©crire avec des marqueurs indĂ©lĂ©biles pour Ă©viter toute tricherie », souhaite Jean Paul Ndjigui, garde-malade. « Il y a un travail Ă  faire dans la formation et la sensibilisation de tous les intervenants de la chaĂźne. Nous nous devons d’appliquer les nouvelles directives du ministre de la SantĂ© publique mĂȘme si la plupart d’entre elles sont dĂ©jĂ  mises en place. Nous allons renforcer la confiance entre nos malades et nous. Nous devons donner espoir Ă  nos malades quand ils arrivent ici. Et cet espoir commence par l’accueil, la bonne information et de bons soins», rassure le Pr. Joseph Fouda, directeur de l’hĂŽpital Central.
A l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, un autre sujet prĂ©occupe. « La seule chose que nous reprochons Ă  cette formation sanitaire, c’est l’affaire de caution qu’il faut revoir. Tout le monde n’a pas assez d’argent », s’indigne Marie BĂ©tĂ©hĂš, une patiente. « Nous les appliquons depuis l’ouverture de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Il faut reconnaĂźtre que le problĂšme majeur de santĂ© dans notre environnement est la pauvretĂ© et l’absence d’assurance universelle pour les couches vulnĂ©rables et les urgences », conclut le Pr. Christophe Nouedoui, chef division mĂ©dicale et technique de l’HĂŽpital GĂ©nĂ©ral.