La saison des rapports « accablants » de la Manipulation
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
marche-regroupement-contre-boko-haramQuelle coĂŻncidence ! Moins dâun mois aprĂšs la fameuse rĂ©union interdite dâun groupe de partis politiques opposĂ©s Ă la candidature Ă©ventuelle de Paul Biya Ă la prochaine prĂ©sidentielle, un « rapport amĂ©ricain » sur les libertĂ©s publiques vient de tomber. Un de plus. Le quotidien de lâEconomie qui en fait Ă©chos dans son Ă©dition de vendredi dernier, Ă©voque un document Ă©mis par une organisation dĂ©nommĂ©e Freedom House, qui Ă©pingle le Cameroun comme pays oĂč les droits politiques,
les libertĂ©s civiles et la libertĂ© de la presse ne seraient pas « favorisĂ©s ». Dans une classification un peu floue des pays en fonction du rĂ©sultat dâune Ă©valuation tout aussi imprĂ©cise de la situation des droits politiques et libertĂ©s publiques, et constituĂ©e de trois groupes : « Libre », « partiellement libre » et « pas libre », le Cameroun se retrouve dans la derniĂšre catĂ©gorie.
Faut-il sâen Ă©tonner ? Non. Pas que le Cameroun soit effectivement le cimetiĂšre des libertĂ©s et de la dĂ©mocratie. Pas que le pays soit le coupe-gorge que certaines Organisations non-gouvernementales et autres procureurs du mĂȘme acabit ont entrepris de dĂ©peindre en dĂ©formant allĂ©grement la rĂ©alitĂ© ou en grossissant volontiers le trait pour le discrĂ©diter aux yeux de la communautĂ© internationale. Si ce Ă©niĂšme rapport nâĂ©tonne pas, câest bien parce quâil nâest pas le premier. Depuis septembre dernier, une sĂ©rie de rapports tombent rĂ©guliĂšrement sur le Cameroun. Ils concernent la situation sĂ©curitaire, les droits de lâHomme, la dĂ©mocratie, etc. Et lâon imagine bien quâil ne sera pas le dernier. On sait les ONG occidentales et leurs commanditaires cachĂ©s, trĂšs friands de contextes bouillants comme celui que vit actuellement le Cameroun.
La scĂšne politique sâest animĂ©e depuis la fin dâannĂ©e derniĂšre, Ă la faveur du dĂ©clenchement des appels Ă la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă la prochaine prĂ©sidentielle. Ce nâest, a priori, pas une urgence nationale, vu que le pays poursuit depuis le dĂ©but du septennat en cours, son ambitieux programme dâinfrastructures, lui-mĂȘme inscrit dans le projet dâatteinte du statut de pays Ă©mergent. Donc, concentrĂ© sur son dĂ©veloppement Ă©conomique, le Cameroun nâen demeure pas moins une dĂ©mocratie jeune et impĂ©tueuse dont les acteurs, libres Ă souhait, ont la latitude dâexprimer leurs vĆux et leurs attentes pour le futur immĂ©diat. Les militants du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais ont demandĂ© Ă leur prĂ©sident national de prĂ©senter sa candidature et au besoin dâanticiper cette Ă©lection ; des adversaires ont ensuite estimĂ© que lâintĂ©ressĂ© ne devait pas y rĂ©pondre favorablement ou quâil nâen avait pas le droit en ce qui concerne lâoption dâanticipation. Bref, la dĂ©mocratie camerounaise - que les donneurs de leçons internationaux jugent pourtant embrigadĂ©e â sâexprime dans toute sa vigueur, avec parfois ses erreurs de jeunesse. Que nos objecteurs de conscience aient dĂ©cidĂ© de ne retenir que les erreurs, câest leur choix. Mais lâerreur nâest-elle pas le gage de la progression, de lâamĂ©lioration vers lâexcellence, comme lâa si bien dĂ©veloppĂ© le philosophe Gaston Bachelard ?
En tout cas, le Cameroun sâattĂšle Ă se construire. MalgrĂ© les obstacles. Le terrorisme de Boko Haram tente dây mettre un frein. La dynamique qui puise sa force dans le sens patriotique des Camerounais nâen est que renforcĂ©e. Les rapports peuvent alors choisir de ne pas voir le prĂ©judice causĂ© au pays et braquer les projecteurs sur de prĂ©tendues exactions des forces de dĂ©fense sur des civils, vouloir profiter de la situation sĂ©curitaire dans les zones de conflit pour prĂ©senter le Cameroun comme un pays « Ă risque ». Ce ne sont pas ces manĆuvres de distraction de lâopinion publique qui vont dĂ©concentrer les Camerounais. Des rapports, il en ont vu dâautres.
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
marche-regroupement-contre-boko-haramQuelle coĂŻncidence ! Moins dâun mois aprĂšs la fameuse rĂ©union interdite dâun groupe de partis politiques opposĂ©s Ă la candidature Ă©ventuelle de Paul Biya Ă la prochaine prĂ©sidentielle, un « rapport amĂ©ricain » sur les libertĂ©s publiques vient de tomber. Un de plus. Le quotidien de lâEconomie qui en fait Ă©chos dans son Ă©dition de vendredi dernier, Ă©voque un document Ă©mis par une organisation dĂ©nommĂ©e Freedom House, qui Ă©pingle le Cameroun comme pays oĂč les droits politiques,
les libertĂ©s civiles et la libertĂ© de la presse ne seraient pas « favorisĂ©s ». Dans une classification un peu floue des pays en fonction du rĂ©sultat dâune Ă©valuation tout aussi imprĂ©cise de la situation des droits politiques et libertĂ©s publiques, et constituĂ©e de trois groupes : « Libre », « partiellement libre » et « pas libre », le Cameroun se retrouve dans la derniĂšre catĂ©gorie.
Faut-il sâen Ă©tonner ? Non. Pas que le Cameroun soit effectivement le cimetiĂšre des libertĂ©s et de la dĂ©mocratie. Pas que le pays soit le coupe-gorge que certaines Organisations non-gouvernementales et autres procureurs du mĂȘme acabit ont entrepris de dĂ©peindre en dĂ©formant allĂ©grement la rĂ©alitĂ© ou en grossissant volontiers le trait pour le discrĂ©diter aux yeux de la communautĂ© internationale. Si ce Ă©niĂšme rapport nâĂ©tonne pas, câest bien parce quâil nâest pas le premier. Depuis septembre dernier, une sĂ©rie de rapports tombent rĂ©guliĂšrement sur le Cameroun. Ils concernent la situation sĂ©curitaire, les droits de lâHomme, la dĂ©mocratie, etc. Et lâon imagine bien quâil ne sera pas le dernier. On sait les ONG occidentales et leurs commanditaires cachĂ©s, trĂšs friands de contextes bouillants comme celui que vit actuellement le Cameroun.
La scĂšne politique sâest animĂ©e depuis la fin dâannĂ©e derniĂšre, Ă la faveur du dĂ©clenchement des appels Ă la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă la prochaine prĂ©sidentielle. Ce nâest, a priori, pas une urgence nationale, vu que le pays poursuit depuis le dĂ©but du septennat en cours, son ambitieux programme dâinfrastructures, lui-mĂȘme inscrit dans le projet dâatteinte du statut de pays Ă©mergent. Donc, concentrĂ© sur son dĂ©veloppement Ă©conomique, le Cameroun nâen demeure pas moins une dĂ©mocratie jeune et impĂ©tueuse dont les acteurs, libres Ă souhait, ont la latitude dâexprimer leurs vĆux et leurs attentes pour le futur immĂ©diat. Les militants du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais ont demandĂ© Ă leur prĂ©sident national de prĂ©senter sa candidature et au besoin dâanticiper cette Ă©lection ; des adversaires ont ensuite estimĂ© que lâintĂ©ressĂ© ne devait pas y rĂ©pondre favorablement ou quâil nâen avait pas le droit en ce qui concerne lâoption dâanticipation. Bref, la dĂ©mocratie camerounaise - que les donneurs de leçons internationaux jugent pourtant embrigadĂ©e â sâexprime dans toute sa vigueur, avec parfois ses erreurs de jeunesse. Que nos objecteurs de conscience aient dĂ©cidĂ© de ne retenir que les erreurs, câest leur choix. Mais lâerreur nâest-elle pas le gage de la progression, de lâamĂ©lioration vers lâexcellence, comme lâa si bien dĂ©veloppĂ© le philosophe Gaston Bachelard ?
En tout cas, le Cameroun sâattĂšle Ă se construire. MalgrĂ© les obstacles. Le terrorisme de Boko Haram tente dây mettre un frein. La dynamique qui puise sa force dans le sens patriotique des Camerounais nâen est que renforcĂ©e. Les rapports peuvent alors choisir de ne pas voir le prĂ©judice causĂ© au pays et braquer les projecteurs sur de prĂ©tendues exactions des forces de dĂ©fense sur des civils, vouloir profiter de la situation sĂ©curitaire dans les zones de conflit pour prĂ©senter le Cameroun comme un pays « Ă risque ». Ce ne sont pas ces manĆuvres de distraction de lâopinion publique qui vont dĂ©concentrer les Camerounais. Des rapports, il en ont vu dâautres.
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La saison des rapports « accablants » de la Manipulation
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
90 milliards de F pour l'Entretien routier 2016
Félicité BAHANE N.
National - Economie
routes-axe-lourdPrÚs de 17 000 km de route concernés par la programmation annuelle lancée lundi par le ministre des Travaux publics.
Le programme dâentretien routier 2016 est lancĂ©. Le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie y relative lundi Ă YaoundĂ©,
sous forme de vidĂ©oconfĂ©rence avec ses collaborateurs des services dĂ©concentrĂ©s, notamment les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINTP. Chacun a Ă©tĂ© invitĂ© Ă faire le point au niveau de sa rĂ©gion. Globalement, lâon retient que pour cette annĂ©e, 90 milliards de F sont consacrĂ©s Ă lâentretien routier, dont une programmation de 47 milliards de F portant sur la ressource 2016 et un additif de 42 milliards de F rĂ©sultant des reports des ressources non-engagĂ©es des exercices 2014 et 2015. A ce jour, 37 marchĂ©s dâentretien routiers sont attribuĂ©s et les travaux doivent dĂ©jĂ dĂ©marrer, pour sâachever dans six mois pour certains et douze mois pour dâautres. Certains marchĂ©s sont en vue dans les prochains jours, pour parvenir Ă un linĂ©aire de 16 788 km de route Ă mettre Ă niveau sur lâensemble du territoire national.
Sur le terrain, trois types de travaux sont attendus. En premier, « lâentretien pĂ©riodique de certains axes du rĂ©seau bitumĂ© ». Il sâagit des travaux de fond, qui consistent Ă reposer le bitume ou remplacer des ouvrages dâart dont les ponts. Les axes concernĂ©s par ce travail dâenvergure sont : YaoundĂ©-Douala, LimbĂ©-IdĂ©nau et Carrefour Nsimalen-Ebolowa-Ambam. Montant des travaux : 53,511 milliards de F. Le deuxiĂšme type de travail porte sur « lâentretien courant des routes en terre et bitumĂ©es ». Il sâagit ici des routes du rĂ©seau classĂ© prioritaire ou principal, Ă mettre Ă niveau par des travaux de bouchage de nids de poule, de cantonage et autres. Ces travaux concernent 22 lots de routes rĂ©parties dans les dix rĂ©gions du pays et Ă©valuĂ©s Ă 11,787 milliards de F. Viennent enfin les travaux dâ« entretien des routes rurales prioritaires » qui sâĂ©lĂšvent Ă 7,187 milliards de F pour 58 lots ciblĂ©s.
Il est Ă noter que la programmation dâentretien routier 2016 est particuliĂšre, du fait de nouveaux procĂ©dĂ©s mis en place au ministĂšre des Travaux publics. En effet, en dĂ©but dâannĂ©e, il a Ă©tĂ© relevĂ© que seuls 18% du rĂ©seau national sont en bon Ă©tat, sur le linĂ©aire de 121.424 km. Aussi, plusieurs marchĂ©s dâentretien routier tardent Ă ĂȘtre rĂ©alisĂ©s et courent depuis des annĂ©es. Sept dâentre eux ont dĂ©finitivement Ă©tĂ© rĂ©siliĂ©s ces derniers mois. Et pour permettre au MINTP de jouer pleinement son rĂŽle de maĂźtre dâouvrage dans lâexĂ©cution des projets dâentretien routier, Emmanuel Nganou Djoumessi a mis en place des mesures correctives, notamment, le suivi rigoureux du plan de passation des marchĂ©s et la valorisation du rĂŽle des services dĂ©concentrĂ©s dans le suivi des travaux.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
routes-axe-lourdPrÚs de 17 000 km de route concernés par la programmation annuelle lancée lundi par le ministre des Travaux publics.
Le programme dâentretien routier 2016 est lancĂ©. Le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie y relative lundi Ă YaoundĂ©,
sous forme de vidĂ©oconfĂ©rence avec ses collaborateurs des services dĂ©concentrĂ©s, notamment les dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux du MINTP. Chacun a Ă©tĂ© invitĂ© Ă faire le point au niveau de sa rĂ©gion. Globalement, lâon retient que pour cette annĂ©e, 90 milliards de F sont consacrĂ©s Ă lâentretien routier, dont une programmation de 47 milliards de F portant sur la ressource 2016 et un additif de 42 milliards de F rĂ©sultant des reports des ressources non-engagĂ©es des exercices 2014 et 2015. A ce jour, 37 marchĂ©s dâentretien routiers sont attribuĂ©s et les travaux doivent dĂ©jĂ dĂ©marrer, pour sâachever dans six mois pour certains et douze mois pour dâautres. Certains marchĂ©s sont en vue dans les prochains jours, pour parvenir Ă un linĂ©aire de 16 788 km de route Ă mettre Ă niveau sur lâensemble du territoire national.
Sur le terrain, trois types de travaux sont attendus. En premier, « lâentretien pĂ©riodique de certains axes du rĂ©seau bitumĂ© ». Il sâagit des travaux de fond, qui consistent Ă reposer le bitume ou remplacer des ouvrages dâart dont les ponts. Les axes concernĂ©s par ce travail dâenvergure sont : YaoundĂ©-Douala, LimbĂ©-IdĂ©nau et Carrefour Nsimalen-Ebolowa-Ambam. Montant des travaux : 53,511 milliards de F. Le deuxiĂšme type de travail porte sur « lâentretien courant des routes en terre et bitumĂ©es ». Il sâagit ici des routes du rĂ©seau classĂ© prioritaire ou principal, Ă mettre Ă niveau par des travaux de bouchage de nids de poule, de cantonage et autres. Ces travaux concernent 22 lots de routes rĂ©parties dans les dix rĂ©gions du pays et Ă©valuĂ©s Ă 11,787 milliards de F. Viennent enfin les travaux dâ« entretien des routes rurales prioritaires » qui sâĂ©lĂšvent Ă 7,187 milliards de F pour 58 lots ciblĂ©s.
Il est Ă noter que la programmation dâentretien routier 2016 est particuliĂšre, du fait de nouveaux procĂ©dĂ©s mis en place au ministĂšre des Travaux publics. En effet, en dĂ©but dâannĂ©e, il a Ă©tĂ© relevĂ© que seuls 18% du rĂ©seau national sont en bon Ă©tat, sur le linĂ©aire de 121.424 km. Aussi, plusieurs marchĂ©s dâentretien routier tardent Ă ĂȘtre rĂ©alisĂ©s et courent depuis des annĂ©es. Sept dâentre eux ont dĂ©finitivement Ă©tĂ© rĂ©siliĂ©s ces derniers mois. Et pour permettre au MINTP de jouer pleinement son rĂŽle de maĂźtre dâouvrage dans lâexĂ©cution des projets dâentretien routier, Emmanuel Nganou Djoumessi a mis en place des mesures correctives, notamment, le suivi rigoureux du plan de passation des marchĂ©s et la valorisation du rĂŽle des services dĂ©concentrĂ©s dans le suivi des travaux.
www.cameroon-tribune.cm
90 milliards de F pour l'Entretien routier 2016
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
La succession de Ban Ki-moon ouverte Ă l'ONU
Sinclair MEZING
International - Politique
siege-onuAvec lâouverture, la semaine derniĂšre, de la succession de Ban Ki-moon dont le mandat prend fin en dĂ©cembre prochain, neuf personnalitĂ©s ont dĂ©jĂ fait acte de candidature et se sont succĂ©dĂ© devant les reprĂ©sentants des pays-membres de lâ lâOrganisation des Nations unies (ONU) pour prĂ©senter leurs projets. Aucune candidature africaine nâest, pour le moment, encore enregistrĂ©e.
Une Ăšre nouvelle vient de sâouvrir Ă lâONU avec la dĂ©signation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui ne se fera plus sur recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, comme ce fut par le passĂ©.
A lâissue de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU de septembre 2015, une rĂ©solution a Ă©tĂ© votĂ©e et Ă©tablit dorĂ©navant un passage des prĂ©tendants Ă ce poste devant les reprĂ©sentants des 193 Etats-membres de lâorganisation. Les sessions dâĂ©changes entre candidats et jurĂ©s sont transmises par webcast, ouvertes aux mĂ©dias, ainsi quâau public qui ont accĂšs Ă lâĂ©change. DâaprĂšs Mogens Lykketoft, prĂ©sident en exercice de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU, ce processus de sĂ©lection et de nomination du prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est dĂ©sormais totalement transparent et inclusif.
Sinclair MEZING
International - Politique
siege-onuAvec lâouverture, la semaine derniĂšre, de la succession de Ban Ki-moon dont le mandat prend fin en dĂ©cembre prochain, neuf personnalitĂ©s ont dĂ©jĂ fait acte de candidature et se sont succĂ©dĂ© devant les reprĂ©sentants des pays-membres de lâ lâOrganisation des Nations unies (ONU) pour prĂ©senter leurs projets. Aucune candidature africaine nâest, pour le moment, encore enregistrĂ©e.
Une Ăšre nouvelle vient de sâouvrir Ă lâONU avec la dĂ©signation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui ne se fera plus sur recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, comme ce fut par le passĂ©.
A lâissue de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU de septembre 2015, une rĂ©solution a Ă©tĂ© votĂ©e et Ă©tablit dorĂ©navant un passage des prĂ©tendants Ă ce poste devant les reprĂ©sentants des 193 Etats-membres de lâorganisation. Les sessions dâĂ©changes entre candidats et jurĂ©s sont transmises par webcast, ouvertes aux mĂ©dias, ainsi quâau public qui ont accĂšs Ă lâĂ©change. DâaprĂšs Mogens Lykketoft, prĂ©sident en exercice de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU, ce processus de sĂ©lection et de nomination du prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est dĂ©sormais totalement transparent et inclusif.
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La succession de Ban Ki-moon ouverte Ă l'ONU
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Investissements: le Cameroun vend ses atouts
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Yaoundé abrite les 17 et 18 mai prochains, une conférence économique internationale qui présentera les conditions pour investir dans notre pays.
Imaginez rĂ©unis autour dâune mĂȘme table, des membres du gouvernement en charge des questions Ă©conomiques, des personnalitĂ©s de la trempe de JosĂ© Manuel Barroso, prĂ©sident de la Commission europĂ©enne de 2004 Ă 2014, Chung Un-Chan, ancien Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e, lâun des « dragons de lâAsie », Donald Kaberuka qui vient de quitter ses fonctions Ă lâissue de deux mandats Ă la tĂȘte de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) et le Français Pascal Lamy, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de lâOrganisation mondiale du commerce (OMC), des industriels, dâautres institutionnels et financiers venus de lâAfrique et du monde entier. Selon des informations puisĂ©es Ă bonne source, toutes ces personnalitĂ©s se retrouveront Ă YaoundĂ© les 17 et 18 mai 2016, sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Dans le cadre dâune ConfĂ©rence Ă©conomique internationale sur le thĂšme « Investir au Cameroun, terre dâattractivitĂ©s ». Il sâagit dâune rencontre qui sâinscrit dans le cadre de la vision 2035, feuille de route Ă suivre pour que le Cameroun gĂ©nĂšre une croissance Ă©conomique et atteigne lâĂ©mergence.
La rencontre va sâatteler Ă trouver des solutions efficaces devant permettre dâamĂ©liorer lâinvestissement au Cameroun. Il sâagira par ailleurs de prĂ©senter les nombreuses potentialitĂ©s Ă©conomiques du pays Ă travers ses projets les plus importants. Le pays qui dispose dâun taux de croissance de plus de 5% Ă lâheure actuelle a par ailleurs entrepris des rĂ©formes pour amĂ©liorer le climat des affaires, dans un environnement marquĂ© par de nombreux chantiers dâinfrastructures dans les secteurs clĂ©s que sont lâagro-industrie, les infrastructures de transport, lâĂ©nergie, lâimmobilier, lâamĂ©nagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies. Toutes choses qui traduisent la volontĂ© de collaboration du gouvernement qui est dĂ©terminĂ© Ă accompagner le dĂ©veloppement Ă©conomique dans tous ces domaines.
Au programme de la rencontre de YaoundĂ©, et notamment de la journĂ©e du 17 mai, lâouverture de la ConfĂ©rence, des tables-rondes qui permettront Ă des intervenants camerounais et internationaux de trĂšs haut niveau de prĂ©senter le Cameroun et de partager leurs expĂ©riences. Seront Ă©galement abordĂ©es, les perspectives de croissance du pays et le rĂŽle du secteur privĂ© dans le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun. La seconde journĂ©e des travaux sera consacrĂ©e aux investisseurs et Ă la prĂ©sentation des projets. Câest dans ce sillage que Cameroon Tribune lance dans les prochains jours, une sĂ©rie qui va sâatteler Ă dĂ©voiler quelques aspects de lâattractivitĂ© de la destination Cameroun.
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Yaoundé abrite les 17 et 18 mai prochains, une conférence économique internationale qui présentera les conditions pour investir dans notre pays.
Imaginez rĂ©unis autour dâune mĂȘme table, des membres du gouvernement en charge des questions Ă©conomiques, des personnalitĂ©s de la trempe de JosĂ© Manuel Barroso, prĂ©sident de la Commission europĂ©enne de 2004 Ă 2014, Chung Un-Chan, ancien Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e, lâun des « dragons de lâAsie », Donald Kaberuka qui vient de quitter ses fonctions Ă lâissue de deux mandats Ă la tĂȘte de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) et le Français Pascal Lamy, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de lâOrganisation mondiale du commerce (OMC), des industriels, dâautres institutionnels et financiers venus de lâAfrique et du monde entier. Selon des informations puisĂ©es Ă bonne source, toutes ces personnalitĂ©s se retrouveront Ă YaoundĂ© les 17 et 18 mai 2016, sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Dans le cadre dâune ConfĂ©rence Ă©conomique internationale sur le thĂšme « Investir au Cameroun, terre dâattractivitĂ©s ». Il sâagit dâune rencontre qui sâinscrit dans le cadre de la vision 2035, feuille de route Ă suivre pour que le Cameroun gĂ©nĂšre une croissance Ă©conomique et atteigne lâĂ©mergence.
La rencontre va sâatteler Ă trouver des solutions efficaces devant permettre dâamĂ©liorer lâinvestissement au Cameroun. Il sâagira par ailleurs de prĂ©senter les nombreuses potentialitĂ©s Ă©conomiques du pays Ă travers ses projets les plus importants. Le pays qui dispose dâun taux de croissance de plus de 5% Ă lâheure actuelle a par ailleurs entrepris des rĂ©formes pour amĂ©liorer le climat des affaires, dans un environnement marquĂ© par de nombreux chantiers dâinfrastructures dans les secteurs clĂ©s que sont lâagro-industrie, les infrastructures de transport, lâĂ©nergie, lâimmobilier, lâamĂ©nagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies. Toutes choses qui traduisent la volontĂ© de collaboration du gouvernement qui est dĂ©terminĂ© Ă accompagner le dĂ©veloppement Ă©conomique dans tous ces domaines.
Au programme de la rencontre de YaoundĂ©, et notamment de la journĂ©e du 17 mai, lâouverture de la ConfĂ©rence, des tables-rondes qui permettront Ă des intervenants camerounais et internationaux de trĂšs haut niveau de prĂ©senter le Cameroun et de partager leurs expĂ©riences. Seront Ă©galement abordĂ©es, les perspectives de croissance du pays et le rĂŽle du secteur privĂ© dans le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun. La seconde journĂ©e des travaux sera consacrĂ©e aux investisseurs et Ă la prĂ©sentation des projets. Câest dans ce sillage que Cameroon Tribune lance dans les prochains jours, une sĂ©rie qui va sâatteler Ă dĂ©voiler quelques aspects de lâattractivitĂ© de la destination Cameroun.
www.cameroon-tribune.cm
Investissements: le Cameroun vend ses atouts
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs sâen inquiĂštent.
Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il nâest pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă dater, Ă dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec lâaide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ mise en Ćuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il sâagit Ă chaque fois dâĂ©valuer ce quâune telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de lâEducation de base, sous anonymat.
La rĂ©flexion part dâun constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă lâĂ©tranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă ramener chaque livre scolaire du primaire Ă 500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays quâun parent nâa que 3000 F Ă dĂ©penser par an pour lâachat des livres dâun enfant. Du coup, le nombre dâĂ©lĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales âmathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages dâhistoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.
EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste nâest pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons dâĂ©ditions locales, les partenariats avec des maisons dâĂ©ditions Ă©trangĂšres, le pouvoir dâachat des familles, lâacquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs sâen inquiĂštent.
Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il nâest pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă dater, Ă dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec lâaide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ mise en Ćuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il sâagit Ă chaque fois dâĂ©valuer ce quâune telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de lâEducation de base, sous anonymat.
La rĂ©flexion part dâun constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă lâĂ©tranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă ramener chaque livre scolaire du primaire Ă 500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays quâun parent nâa que 3000 F Ă dĂ©penser par an pour lâachat des livres dâun enfant. Du coup, le nombre dâĂ©lĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales âmathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages dâhistoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.
EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste nâest pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons dâĂ©ditions locales, les partenariats avec des maisons dâĂ©ditions Ă©trangĂšres, le pouvoir dâachat des familles, lâacquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
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Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie
Rita DIBA
Régions - Littoral
Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.
« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de lâhĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles dâAndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock sâest attaquĂ© aux chantiers qui lâattendent Ă la tĂȘte de lâhĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ćuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă lâaccueil, lâorientation et la prise en charge des patients, Ă lâeffet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.
Il sâagira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup dâencre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes dâune vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote dâamour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans lâopinion publique du fait de lâactualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.
DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour lâhĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »
Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă ses collaborateurs de faire preuve dâun sens du sacrifice, dâĂȘtre prĂ©sents Ă leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© dâannoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin dâun grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
Rita DIBA
Régions - Littoral
Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.
« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de lâhĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles dâAndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock sâest attaquĂ© aux chantiers qui lâattendent Ă la tĂȘte de lâhĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ćuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă lâaccueil, lâorientation et la prise en charge des patients, Ă lâeffet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.
Il sâagira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup dâencre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes dâune vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote dâamour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans lâopinion publique du fait de lâactualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.
DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour lâhĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »
Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă ses collaborateurs de faire preuve dâun sens du sacrifice, dâĂȘtre prĂ©sents Ă leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© dâannoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin dâun grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
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Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le barrage de Lom Pangar déjà en service
Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier
La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de lâĂ©tiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.
La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă partir de la rĂ©gion de lâEst. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, dâune capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes dâeau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A lâheure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă 94%, selon le chef dâamĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois dâavril. Lom Pangar est Ă 120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de lâEst. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de lâĂ©conomie. Son importance et son poids dans lâĂ©conomie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, câest un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour lâAfrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent dâailleurs dâun projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine dâautres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng⊠« Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre dâouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, dâune capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes dâeau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans lâaugmentation du taux de croissance. A terme, il sâagira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă 6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et lâEthiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, quâelle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux dâaccĂšs Ă lâĂ©lectrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux dâaccĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant lâĂ©tiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes dâeau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de lâordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes dâeau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient quâĂ 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de lâusine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă lâEst.
Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier
La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de lâĂ©tiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.
La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă partir de la rĂ©gion de lâEst. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, dâune capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes dâeau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A lâheure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă 94%, selon le chef dâamĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois dâavril. Lom Pangar est Ă 120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de lâEst. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de lâĂ©conomie. Son importance et son poids dans lâĂ©conomie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, câest un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour lâAfrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent dâailleurs dâun projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine dâautres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng⊠« Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre dâouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, dâune capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes dâeau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans lâaugmentation du taux de croissance. A terme, il sâagira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă 6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et lâEthiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, quâelle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux dâaccĂšs Ă lâĂ©lectrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux dâaccĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant lâĂ©tiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes dâeau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de lâordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes dâeau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient quâĂ 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de lâusine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă lâEst.
www.cameroon-tribune.cm
Le barrage de Lom Pangar déjà en service
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala
Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier
Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă la circulation.
Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui sâouvre chaque jour davantage Ă la circulation, on aurait « dĂ©jĂ inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă lâest de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă lâimage de lâicĂŽne sud-africaine. Câest un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă la route dâĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent lâentrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă ordures jalonnent le parcours, lĂ oĂč cela se peut. Sur lâĂ©changeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de lâĂ©difice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusquâalors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On nâen a pas besoin dâailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă cĂŽte, jusquâĂ la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu dâamĂ©liorer lâexistant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé⊠et mĂȘme au-delĂ vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusquâaux marchĂ©s dans lâhinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville nâen est pas moins dĂ©jĂ sujette aux agressions habituelles contre ce type dâĂ©quipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvagesâŠ
Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier
Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă la circulation.
Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui sâouvre chaque jour davantage Ă la circulation, on aurait « dĂ©jĂ inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă lâest de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă lâimage de lâicĂŽne sud-africaine. Câest un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă la route dâĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent lâentrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă ordures jalonnent le parcours, lĂ oĂč cela se peut. Sur lâĂ©changeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de lâĂ©difice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusquâalors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On nâen a pas besoin dâailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă cĂŽte, jusquâĂ la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu dâamĂ©liorer lâexistant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé⊠et mĂȘme au-delĂ vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusquâaux marchĂ©s dans lâhinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville nâen est pas moins dĂ©jĂ sujette aux agressions habituelles contre ce type dâĂ©quipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvagesâŠ
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La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
De grands chantiers en phase terminale
MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©veloppement dâun pays se ressent Ă la quantitĂ© et Ă la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă lâhorizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour lâannĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions dâune vĂ©ritable industrialisation. LâĂ©mergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». Lâon pourrait dire autant que lâindustrialisation est tributaire du rĂ©seau dâinfrastructures. Sur ce plan, le chef de lâEtat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă relever, Ă savoir lâorganisation de la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre dâĆuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de lâEtat dĂ©clarait, face Ă ces dĂ©fis et Ă lâimpĂ©ratif de la croissance pour les besoins de lâĂ©mergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. Jâai demandĂ© au gouvernement de sây employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă propos du retard pris dans lâamĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă lâencontre dâentreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun â Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu dâĂ©voquer les Ă©loges faits, Ă lâoccasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă lâouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă la fin de ce mois dâavril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de lâenfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, nâaura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de lâOcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, sâest revĂȘtu dâhabits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©veloppement dâun pays se ressent Ă la quantitĂ© et Ă la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă lâhorizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour lâannĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions dâune vĂ©ritable industrialisation. LâĂ©mergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». Lâon pourrait dire autant que lâindustrialisation est tributaire du rĂ©seau dâinfrastructures. Sur ce plan, le chef de lâEtat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă relever, Ă savoir lâorganisation de la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre dâĆuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de lâEtat dĂ©clarait, face Ă ces dĂ©fis et Ă lâimpĂ©ratif de la croissance pour les besoins de lâĂ©mergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. Jâai demandĂ© au gouvernement de sây employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă propos du retard pris dans lâamĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă lâencontre dâentreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun â Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu dâĂ©voquer les Ă©loges faits, Ă lâoccasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă lâouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă la fin de ce mois dâavril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de lâenfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, nâaura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de lâOcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, sâest revĂȘtu dâhabits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
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De grands chantiers en phase terminale
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Biâgoup »
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.
67 ans que le peuple attendait le Nzouh Biâgoup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui nâauront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, câest dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă la clĂŽture du festival culturel Nzouh Biâgoup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. LâapothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec lâanoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, lâĂ©pouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues dâhorizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons dâimmenses valeurs Ă dĂ©poussiĂ©rer et Ă faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de lâOuest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă Bazou.
Lâancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois lâancien chef dâEtat, Ahmadou Ahidjo Ă Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Biâgoup 2016 ne pouvaient commencer sans quâon rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. Câest ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait quâils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage quâils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont lâavenir, sâĂ©crit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur lâidentitĂ© communautaire car « lâĂšre des cultures closes est close et lâĂšre des cultures ouvertes est ouverte ».
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.
67 ans que le peuple attendait le Nzouh Biâgoup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui nâauront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, câest dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă la clĂŽture du festival culturel Nzouh Biâgoup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. LâapothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec lâanoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, lâĂ©pouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues dâhorizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons dâimmenses valeurs Ă dĂ©poussiĂ©rer et Ă faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de lâOuest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă Bazou.
Lâancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois lâancien chef dâEtat, Ahmadou Ahidjo Ă Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Biâgoup 2016 ne pouvaient commencer sans quâon rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. Câest ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait quâils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage quâils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont lâavenir, sâĂ©crit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur lâidentitĂ© communautaire car « lâĂšre des cultures closes est close et lâĂšre des cultures ouvertes est ouverte ».
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Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Biâgoup »
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Equateur: le bilan du tremblement de terre sâalourdit
Paul EBOA
International - Société
Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, sâĂ©lĂšve Ă 272.
Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat dâau moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore sâalourdir compte tenu de lâampleur des dĂ©gĂąts de lâavis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il sâagit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale dâune minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme sâest produit Ă 20 kilomĂštres de profondeur selon lâInstitut de gĂ©ophysique de Paris, Ă telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. Câest donc Ă juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de lâEquateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© lâĂ©tat dâexception sur lâensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire dâurgence dâenviron 600 millions de dollars. Pour sa part, lâUnion europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme sâils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est quâils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de lâOcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus dâun millier de morts.
Paul EBOA
International - Société
Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, sâĂ©lĂšve Ă 272.
Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat dâau moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore sâalourdir compte tenu de lâampleur des dĂ©gĂąts de lâavis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il sâagit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale dâune minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme sâest produit Ă 20 kilomĂštres de profondeur selon lâInstitut de gĂ©ophysique de Paris, Ă telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. Câest donc Ă juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de lâEquateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© lâĂ©tat dâexception sur lâensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire dâurgence dâenviron 600 millions de dollars. Pour sa part, lâUnion europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme sâils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est quâils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de lâOcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus dâun millier de morts.
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Equateur: le bilan du tremblement de terre sâalourdit
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Bafoussam a son stade omnisports
Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier
Lâinfrastructure qui sort de terre Ă Kouekong confirme la promesse du chef de lâEtat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourdâhui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), lâentreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă la fin de ce mois. Confirmant ainsi lâengagement pris par le chef de lâEtat de doter le pays dâinfrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. Lâinfrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse lâinfrastructure pour aller Ă Foumban dans le dĂ©partement du Noun. LâĂ©cran dâaffichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne dâalimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă effectuer ici demeurent le traçage de la piste dâathlĂ©tisme et de lâaire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs dâĂ©clairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Lâadduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, lâamĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă construire par lâEtat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies dâaccĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s dâici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier
Lâinfrastructure qui sort de terre Ă Kouekong confirme la promesse du chef de lâEtat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourdâhui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), lâentreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă la fin de ce mois. Confirmant ainsi lâengagement pris par le chef de lâEtat de doter le pays dâinfrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. Lâinfrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse lâinfrastructure pour aller Ă Foumban dans le dĂ©partement du Noun. LâĂ©cran dâaffichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne dâalimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă effectuer ici demeurent le traçage de la piste dâathlĂ©tisme et de lâaire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs dâĂ©clairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Lâadduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, lâamĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă construire par lâEtat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies dâaccĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s dâici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
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