UMS seul en tĂȘte en Ligue 1
Josiane R. MATIA
National - Sport
Le club de Loum compte deux points dâavance sur Union au terme de la 13e journĂ©e disputĂ©e le week-end dernier.
UMS a signĂ© le plus large succĂšs de la 13e journĂ©e de la Ligue 1 le week-end dernier. Le club de Loum a, en effet, battu Botafogo sur le score de 0-2. Pas de quoi sâextasier certainement mais ce rĂ©sultat dĂ©tone au milieu de la flopĂ©e de matchs nuls (cinq au total) et des succĂšs aux scores Ă©triquĂ©s de dimanche dernier. Il permet surtout Ă UMS de prendre une lĂ©gĂšre avance sur ses poursuivants au classement, notamment sur Union de Douala, qui nâa pu faire mieux quâun match nul face Ă Coton Sport au stade de la RĂ©unification (1-1). UMS et Union Ă©taient, en effet, au coude-Ă -coude avant cette 13e journĂ©e au cours de laquelle 15 buts ont Ă©tĂ© inscrits. De fait, le trio de tĂȘte reste le mĂȘme puisque Canon, battu par Dragon (2-1), est toujours 3e, Ă Ă©galitĂ© de points avec une Ă©quipe de Coton Sport qui nâarrive pas Ă gagner Ă lâextĂ©rieur depuis le dĂ©but du championnat.
En milieu de classement, la donne reste Ă©galement inchangĂ©e mĂȘme si Racing, dĂ©sormais 6e, a gagnĂ© deux places aprĂšs sa victoire sur PanthĂšre (0-1). En bas du classement, le statu quo est aussi de mise pour les trois derniĂšres Ă©quipes. Apejes, Lion blessĂ© et Cosmos, qui ont la particularitĂ© dâĂȘtre des « rĂ©cents » promus, attendant toujours le dĂ©clic pour sortir de la zone de relĂ©gation. Une zone de laquelle se rapproche dangereusement Botafogo, qui nâest quâĂ un point du premier relĂ©guable. Il faut noter quâavant le coup dâenvoi du match Botafogo-UMS, lâattaquant de Loum, Arouna Dang, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© joueur du mois de mars en Ligue 1 par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc). Pour la Ligue 2, Ngom Bolanga, joueur dâAS Etoa Meki, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©.
Josiane R. MATIA
National - Sport
Le club de Loum compte deux points dâavance sur Union au terme de la 13e journĂ©e disputĂ©e le week-end dernier.
UMS a signĂ© le plus large succĂšs de la 13e journĂ©e de la Ligue 1 le week-end dernier. Le club de Loum a, en effet, battu Botafogo sur le score de 0-2. Pas de quoi sâextasier certainement mais ce rĂ©sultat dĂ©tone au milieu de la flopĂ©e de matchs nuls (cinq au total) et des succĂšs aux scores Ă©triquĂ©s de dimanche dernier. Il permet surtout Ă UMS de prendre une lĂ©gĂšre avance sur ses poursuivants au classement, notamment sur Union de Douala, qui nâa pu faire mieux quâun match nul face Ă Coton Sport au stade de la RĂ©unification (1-1). UMS et Union Ă©taient, en effet, au coude-Ă -coude avant cette 13e journĂ©e au cours de laquelle 15 buts ont Ă©tĂ© inscrits. De fait, le trio de tĂȘte reste le mĂȘme puisque Canon, battu par Dragon (2-1), est toujours 3e, Ă Ă©galitĂ© de points avec une Ă©quipe de Coton Sport qui nâarrive pas Ă gagner Ă lâextĂ©rieur depuis le dĂ©but du championnat.
En milieu de classement, la donne reste Ă©galement inchangĂ©e mĂȘme si Racing, dĂ©sormais 6e, a gagnĂ© deux places aprĂšs sa victoire sur PanthĂšre (0-1). En bas du classement, le statu quo est aussi de mise pour les trois derniĂšres Ă©quipes. Apejes, Lion blessĂ© et Cosmos, qui ont la particularitĂ© dâĂȘtre des « rĂ©cents » promus, attendant toujours le dĂ©clic pour sortir de la zone de relĂ©gation. Une zone de laquelle se rapproche dangereusement Botafogo, qui nâest quâĂ un point du premier relĂ©guable. Il faut noter quâavant le coup dâenvoi du match Botafogo-UMS, lâattaquant de Loum, Arouna Dang, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© joueur du mois de mars en Ligue 1 par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc). Pour la Ligue 2, Ngom Bolanga, joueur dâAS Etoa Meki, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©.
www.cameroon-tribune.cm
UMS seul en tĂȘte en Ligue 1
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
LâINJS prend le large aux Jeux universitaires
Steve LIBAM
National - Sport
Lâinstitution a remportĂ© quatre des huit finales dâathlĂ©tisme lundi au stade de lâIntĂ©gration de Soa.
La journĂ©e de lundi a Ă©tĂ© prolifique en athlĂ©tisme pour lâInstitut national de la jeunesse et des sports (INJS). Sur les huit finales au programme, les athlĂštes de lâINJS en ont remportĂ© quatre et affichent leur ambition de remporter le trophĂ©e gĂ©nĂ©ral des Jeux, aprĂšs une Ă©dition 2015 peu prolifique. Tant attendu, le remake du duel entre Marie GisĂšle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina (UniversitĂ© de YaoundĂ© II) sur 200m a accouchĂ© dâune souris. La victoire de la seconde nâa cette fois souffert dâaucune contestation. Germaine Abessolo Bivina rĂ©alise ainsi le doublĂ© 100-200m, pour la troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive.
Par contre William Feumbah a passĂ© une sale journĂ©e hier. AprĂšs son titre acquis sur 100m, le sprinteur de lâInstitut universitaire du golfe de GuinĂ©e (IUG) nâa pu rĂ©aliser le doublĂ© sur 200m, comme lors des prĂ©cĂ©dents Jeux universitaires. Pire, lâathlĂšte finit au pied du podium, en quatriĂšme position. Une contre-performance qui a permis Ă Hamadou Bachirou (INJS) de sâillustrer en remportant la mĂ©daille dâor, Ă la surprise gĂ©nĂ©rale. Les autres laurĂ©ats du jour de lâINJS sont Diane Mounet sur 400m, StĂ©phanie Nguelifack sur 5000m (elle glane une deuxiĂšme mĂ©daille dâor aprĂšs celle sur 1500m) et Marcel II Mayack au saut en longueur. Avec une performance de 7,22m, le meilleur athlĂšte des Jeux en 2015 nâĂ©tait quâĂ 4 cm du record Ă©tabli par Hugo Mamba (7,26m). La belle histoire du jour est celle de Bobo Ousmanou (universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©), vainqueur du 400m messieurs. Absent lors de la derniĂšre Ă©dition le coureur, trĂšs au-dessus du lot en finale, finit Ă seulement quatre centiĂšmes de la meilleure performance des Jeux, 48s 4. Dans les autres finales, François Ndjodo (IUG) au lancer du poids messieurs, Engounougou Sanama (universitĂ© de YaoundĂ© II) au lancer du disque dames sont les gagnants.
Pour apporter plus de professionnalisme dans lâhomologation des rĂ©sultats, le directeur technique national dâathlĂ©tisme, Michel Nkolo, sâest attachĂ© les services dâun professionnel chargĂ© des enregistrements vidĂ©o. Par ailleurs, la Commission technique se veut davantage rigoureuse. Ainsi, les dĂ©lĂ©gations ayant engagĂ© des candidats qui ne se sont pas prĂ©sentĂ©s aux diffĂ©rentes Ă©preuves ont Ă©copĂ© de sanctions. Si lâINJS a fait siennes les Ă©preuves dâathlĂ©tisme, les premiĂšres finales de lutte ont, par contre, Ă©tĂ© dominĂ©es par lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Le champion 2015 remporte trois des six mĂ©dailles dâor en lutte libre. Les premiĂšres finales de judo se dĂ©roulaient hier en fin de soirĂ©e, au moment oĂč nous mettions sous presse.
Steve LIBAM
National - Sport
Lâinstitution a remportĂ© quatre des huit finales dâathlĂ©tisme lundi au stade de lâIntĂ©gration de Soa.
La journĂ©e de lundi a Ă©tĂ© prolifique en athlĂ©tisme pour lâInstitut national de la jeunesse et des sports (INJS). Sur les huit finales au programme, les athlĂštes de lâINJS en ont remportĂ© quatre et affichent leur ambition de remporter le trophĂ©e gĂ©nĂ©ral des Jeux, aprĂšs une Ă©dition 2015 peu prolifique. Tant attendu, le remake du duel entre Marie GisĂšle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina (UniversitĂ© de YaoundĂ© II) sur 200m a accouchĂ© dâune souris. La victoire de la seconde nâa cette fois souffert dâaucune contestation. Germaine Abessolo Bivina rĂ©alise ainsi le doublĂ© 100-200m, pour la troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive.
Par contre William Feumbah a passĂ© une sale journĂ©e hier. AprĂšs son titre acquis sur 100m, le sprinteur de lâInstitut universitaire du golfe de GuinĂ©e (IUG) nâa pu rĂ©aliser le doublĂ© sur 200m, comme lors des prĂ©cĂ©dents Jeux universitaires. Pire, lâathlĂšte finit au pied du podium, en quatriĂšme position. Une contre-performance qui a permis Ă Hamadou Bachirou (INJS) de sâillustrer en remportant la mĂ©daille dâor, Ă la surprise gĂ©nĂ©rale. Les autres laurĂ©ats du jour de lâINJS sont Diane Mounet sur 400m, StĂ©phanie Nguelifack sur 5000m (elle glane une deuxiĂšme mĂ©daille dâor aprĂšs celle sur 1500m) et Marcel II Mayack au saut en longueur. Avec une performance de 7,22m, le meilleur athlĂšte des Jeux en 2015 nâĂ©tait quâĂ 4 cm du record Ă©tabli par Hugo Mamba (7,26m). La belle histoire du jour est celle de Bobo Ousmanou (universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©), vainqueur du 400m messieurs. Absent lors de la derniĂšre Ă©dition le coureur, trĂšs au-dessus du lot en finale, finit Ă seulement quatre centiĂšmes de la meilleure performance des Jeux, 48s 4. Dans les autres finales, François Ndjodo (IUG) au lancer du poids messieurs, Engounougou Sanama (universitĂ© de YaoundĂ© II) au lancer du disque dames sont les gagnants.
Pour apporter plus de professionnalisme dans lâhomologation des rĂ©sultats, le directeur technique national dâathlĂ©tisme, Michel Nkolo, sâest attachĂ© les services dâun professionnel chargĂ© des enregistrements vidĂ©o. Par ailleurs, la Commission technique se veut davantage rigoureuse. Ainsi, les dĂ©lĂ©gations ayant engagĂ© des candidats qui ne se sont pas prĂ©sentĂ©s aux diffĂ©rentes Ă©preuves ont Ă©copĂ© de sanctions. Si lâINJS a fait siennes les Ă©preuves dâathlĂ©tisme, les premiĂšres finales de lutte ont, par contre, Ă©tĂ© dominĂ©es par lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Le champion 2015 remporte trois des six mĂ©dailles dâor en lutte libre. Les premiĂšres finales de judo se dĂ©roulaient hier en fin de soirĂ©e, au moment oĂč nous mettions sous presse.
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LâINJS prend le large aux Jeux universitaires
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
80 PME Ă restructurer
Josy MAUGER
National - Economie
Elles seront formées par des experts canadiens sur la tenue de la comptabilité, la gestion des ressources humaines et la transformation des produits entre autres.
Elles sont 80 entreprises Ă bĂ©nĂ©ficier bientĂŽt de lâexpertise canadienne sur la performance et la compĂ©titivitĂ©. Câest lâinformation quâon retient du lancement de la deuxiĂšme phase du programme de diagnostic et de restructuration des PME camerounaises que conduit lâAgence de Promotion des PME (APME) en partenariat avec lâuniversitĂ© du QuĂ©bec Ă Trois RiviĂšres au Canada (UQTR). Le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (MINPMEESA), Laurent Serge Etoundi Ngoa qui prĂ©sidait cette cĂ©rĂ©monie hier Ă YaoundĂ© a dit lâimportance de ce programme qui va permettre la compĂ©titivitĂ© et la performance des entreprises camerounaises. Il a demandĂ© aux promoteurs dâentreprises dâĂȘtre disponibles et dâouvrir leurs portes aux Ă©quipes. « La survie de vos unitĂ©s dĂ©pendra de votre disponibilitĂ© et de ce qui vous sera prescrit par les experts canadiens dont la notoriĂ©tĂ© dans le domaine est dâautorité», dira-t-il.
La premiĂšre Ă©tape du programme qui sâest limitĂ©e au diagnostic en janvier 2013 et mars 2014, a donnĂ© des rĂ©sultats « probants ». Plus de 400 PME issus de divers secteurs et reprĂ©sentant une vingtaine de profils dâactivitĂ©s ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es et sensibilisĂ©es. PrĂšs de 200 PME ont Ă©tĂ© assistĂ©es dans lâadministration du questionnaire. 118 ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©es Ă travers le PDG manufacturier (Performance-DĂ©veloppement-Gestion) qui a vocation Ă mesurer lâefficacitĂ© de lâentreprise Ă partir 17 indicateurs de performances spĂ©cifiques.
103 rapports de diagnostic ont Ă©tĂ© restituĂ©s aux PME et parmi ces entreprises, 42 ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es au Bureau de mise Ă niveau et 30 Ă©ligibles par le mĂȘme Bureau. Pour le reste, câest-Ă -dire les 80, il est question de les conduire Ă la restauration effective avec lâappui technique de lâuniversitĂ© du QuĂ©bec Ă Trois RiviĂšres (UQTR). ConcrĂštement, selon Robert Mantha, vice-recteur de ladite universitĂ©, les entreprises Ă rĂ©nover recevront des enseignements au niveau de la comptabilitĂ©, de lâamĂ©lioration de la vente, de la production, de la fabrication, du rĂ©seau de distribution et bien dâautres aspects des PME.
Concernant la restructuration, lâĂ©quipe de formation sera composĂ©e des experts canadiens expĂ©rimentĂ©s dans tous ces domaines. Ensuite, un transfert de compĂ©tences sera effectuĂ© avec des cabinets et consultants locaux pour assurer une formation continue. Jean Marie Louis Badga, directeur gĂ©nĂ©ral de lâAPME a indiquĂ© les termes de rĂ©fĂ©rence de cet accompagnement. Notamment le diagnostic de la performance et du risque, le financement, le rĂ©seau dâinformation, le redressement et la restructuration de lâentreprise. Il parle Ă©galement de lâenvironnement Ă©conomique et la compĂ©titivitĂ© des entreprises, la chaĂźne de valeur, les systĂšmes de production, la maintenance industrielle, ainsi que le marketing et la communication des entreprises.
Josy MAUGER
National - Economie
Elles seront formées par des experts canadiens sur la tenue de la comptabilité, la gestion des ressources humaines et la transformation des produits entre autres.
Elles sont 80 entreprises Ă bĂ©nĂ©ficier bientĂŽt de lâexpertise canadienne sur la performance et la compĂ©titivitĂ©. Câest lâinformation quâon retient du lancement de la deuxiĂšme phase du programme de diagnostic et de restructuration des PME camerounaises que conduit lâAgence de Promotion des PME (APME) en partenariat avec lâuniversitĂ© du QuĂ©bec Ă Trois RiviĂšres au Canada (UQTR). Le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (MINPMEESA), Laurent Serge Etoundi Ngoa qui prĂ©sidait cette cĂ©rĂ©monie hier Ă YaoundĂ© a dit lâimportance de ce programme qui va permettre la compĂ©titivitĂ© et la performance des entreprises camerounaises. Il a demandĂ© aux promoteurs dâentreprises dâĂȘtre disponibles et dâouvrir leurs portes aux Ă©quipes. « La survie de vos unitĂ©s dĂ©pendra de votre disponibilitĂ© et de ce qui vous sera prescrit par les experts canadiens dont la notoriĂ©tĂ© dans le domaine est dâautorité», dira-t-il.
La premiĂšre Ă©tape du programme qui sâest limitĂ©e au diagnostic en janvier 2013 et mars 2014, a donnĂ© des rĂ©sultats « probants ». Plus de 400 PME issus de divers secteurs et reprĂ©sentant une vingtaine de profils dâactivitĂ©s ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es et sensibilisĂ©es. PrĂšs de 200 PME ont Ă©tĂ© assistĂ©es dans lâadministration du questionnaire. 118 ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©es Ă travers le PDG manufacturier (Performance-DĂ©veloppement-Gestion) qui a vocation Ă mesurer lâefficacitĂ© de lâentreprise Ă partir 17 indicateurs de performances spĂ©cifiques.
103 rapports de diagnostic ont Ă©tĂ© restituĂ©s aux PME et parmi ces entreprises, 42 ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es au Bureau de mise Ă niveau et 30 Ă©ligibles par le mĂȘme Bureau. Pour le reste, câest-Ă -dire les 80, il est question de les conduire Ă la restauration effective avec lâappui technique de lâuniversitĂ© du QuĂ©bec Ă Trois RiviĂšres (UQTR). ConcrĂštement, selon Robert Mantha, vice-recteur de ladite universitĂ©, les entreprises Ă rĂ©nover recevront des enseignements au niveau de la comptabilitĂ©, de lâamĂ©lioration de la vente, de la production, de la fabrication, du rĂ©seau de distribution et bien dâautres aspects des PME.
Concernant la restructuration, lâĂ©quipe de formation sera composĂ©e des experts canadiens expĂ©rimentĂ©s dans tous ces domaines. Ensuite, un transfert de compĂ©tences sera effectuĂ© avec des cabinets et consultants locaux pour assurer une formation continue. Jean Marie Louis Badga, directeur gĂ©nĂ©ral de lâAPME a indiquĂ© les termes de rĂ©fĂ©rence de cet accompagnement. Notamment le diagnostic de la performance et du risque, le financement, le rĂ©seau dâinformation, le redressement et la restructuration de lâentreprise. Il parle Ă©galement de lâenvironnement Ă©conomique et la compĂ©titivitĂ© des entreprises, la chaĂźne de valeur, les systĂšmes de production, la maintenance industrielle, ainsi que le marketing et la communication des entreprises.
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80 PME Ă restructurer
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Reproductive Health Teaching Hospital:Appropriate Equipment Available
Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA
The Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital is a public institution found in Yaounde.
Endoscopic surgeries equipment, in-vitro fertilisation puncture, painless childbirth epidural, plastic breast surgery and reconstruction apparatus and many other gynaecological and obstetric tools are some of the equipment available at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital abbreviated CHRACERH. The existence of the hospital is a dream come true for childless couples who now have the opportunity to conceive a child with the help of medical science thanks to the creation of CHRACERH, located next to the Yaounde General Hospital at the Ngousso neighbourhood. Qualified as a nationwide and worldwide research and health care public institution in Cameroon, the hospital centre which is under the supervision of the Ministry of Public Health, covers a surface area of 7300 m2 with a three storey building and two basements which contain material that enable the institution to implement research activities in the fields of endoscopy and human reproduction, as well as providing high quality health care in the various gynaecological and obstetric domains.
With an administrative unit and a two storey hospitalisation building that contains 60 beds among which are 30 for general gynaecological and 30 for obstetrics operations, pregnant women can now carry out outpatient consultation at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital in Yaounde. The hospital also has a sector for childbirth, six labour and delivery rooms, one neonatology unit, six operating rooms distributed as such; one as caesarean unit, four for gynaecological surgery, one operating room for in-vitro fertilisation (IVF). The hospital also has an IVF puncture and embryo transfer. The centre also has a family planning and IEC room, one outpatient hysteroscopy room, one recovery and intensive care room as well as a reception and emergency unit.
In a bid to effectively provide human reproductive services, the centre can also boast of prenatal diagnosis laboratories which include one intracytoplasmic sperm injection (ICSI) room, three pelvis ultrasound rooms and a group of laboratories to this effect. In this light, the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital has a clinical biology laboratory, one sperm and endocrinology laboratory, one pathology and prenatal diagnosis, a blood bank and bacteriology laboratory. In the treatment of gynaecological cancer, CHRACERH is equipped with a mammography and hysterosalpingography room, one colposcopy room, a computer and closed-circuit television unit, a reprography room and a communication and audiovisual room with video editing benches.
It is important to note that besides medical care to women and couples in need, the hospital will also provide theoretical and practical training in gynaecological and human reproduction. As such, the teaching hospital also disposes of a training unit, an amphitheatre with 300 seats for teaching and telemedicine with a satellite antenna, a training room for endoscopic surgery on simulators (pelvis trainer, robots and animal model). This will permit the centre to provide three university degrees with different accreditations after training. Besides human reproductive equipment, the centre provides technical services, a washroom and restaurant, a chaplaincy, two libraries and a fitness centre with sauna and physiotherapy.
Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA
The Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital is a public institution found in Yaounde.
Endoscopic surgeries equipment, in-vitro fertilisation puncture, painless childbirth epidural, plastic breast surgery and reconstruction apparatus and many other gynaecological and obstetric tools are some of the equipment available at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital abbreviated CHRACERH. The existence of the hospital is a dream come true for childless couples who now have the opportunity to conceive a child with the help of medical science thanks to the creation of CHRACERH, located next to the Yaounde General Hospital at the Ngousso neighbourhood. Qualified as a nationwide and worldwide research and health care public institution in Cameroon, the hospital centre which is under the supervision of the Ministry of Public Health, covers a surface area of 7300 m2 with a three storey building and two basements which contain material that enable the institution to implement research activities in the fields of endoscopy and human reproduction, as well as providing high quality health care in the various gynaecological and obstetric domains.
With an administrative unit and a two storey hospitalisation building that contains 60 beds among which are 30 for general gynaecological and 30 for obstetrics operations, pregnant women can now carry out outpatient consultation at the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital in Yaounde. The hospital also has a sector for childbirth, six labour and delivery rooms, one neonatology unit, six operating rooms distributed as such; one as caesarean unit, four for gynaecological surgery, one operating room for in-vitro fertilisation (IVF). The hospital also has an IVF puncture and embryo transfer. The centre also has a family planning and IEC room, one outpatient hysteroscopy room, one recovery and intensive care room as well as a reception and emergency unit.
In a bid to effectively provide human reproductive services, the centre can also boast of prenatal diagnosis laboratories which include one intracytoplasmic sperm injection (ICSI) room, three pelvis ultrasound rooms and a group of laboratories to this effect. In this light, the Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital has a clinical biology laboratory, one sperm and endocrinology laboratory, one pathology and prenatal diagnosis, a blood bank and bacteriology laboratory. In the treatment of gynaecological cancer, CHRACERH is equipped with a mammography and hysterosalpingography room, one colposcopy room, a computer and closed-circuit television unit, a reprography room and a communication and audiovisual room with video editing benches.
It is important to note that besides medical care to women and couples in need, the hospital will also provide theoretical and practical training in gynaecological and human reproduction. As such, the teaching hospital also disposes of a training unit, an amphitheatre with 300 seats for teaching and telemedicine with a satellite antenna, a training room for endoscopic surgery on simulators (pelvis trainer, robots and animal model). This will permit the centre to provide three university degrees with different accreditations after training. Besides human reproductive equipment, the centre provides technical services, a washroom and restaurant, a chaplaincy, two libraries and a fitness centre with sauna and physiotherapy.
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Reproductive Health Teaching Hospital:Appropriate Equipment Available
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Infrastructures de transport; business Ă choix multiple
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
Il suffit dâun coup dâĆil sur les statistiques du rĂ©seau routier national, par exemple, pour ĂȘtre facilement convaincu. Le secteur des infrastructures de transport au Cameroun est certainement lâun des plus gros potentiels du pays en matiĂšre dâinvestissement. Tenez : les routes du Cameroun reprĂ©sentent aujourdâhui (chiffres du ministĂšre des Travaux publics), un peu plus de 120.000 km. Dont moins de 7000 km bitumĂ©s. Le reste en terre. Alors imaginez seulement la perspective de bitumer lâensemble du rĂ©seau actuel. Imaginez aussi lâidĂ©e de densifier ce rĂ©seau dont on sait bien quâil demeure largement insuffisant. Imaginez enfin tout ce que peut reprĂ©senter en termes dâopportunitĂ©s dâaffaires, lâentretien de tous ces acquis. Imaginez tout cela et vous aurez toutes les caractĂ©ristiques dâune vĂ©ritable mine dâor.
Les participants Ă la confĂ©rence internationale de YaoundĂ© auront sans doute lâoccasion de sâarrĂȘter sur ce secteur ĂŽ combien nĂ©vralgique pour une quĂȘte rĂ©solue de lâĂ©mergence. Et Ă coup sĂ»r, ils ne sâempĂȘcheront de relever que, loin de rougir de son rĂ©seau routier, le Cameroun gagnerait Ă voir dans cet Ă©tat des lieux peu flatteur il est vrai, une source indĂ©niable de crĂ©ation de richesse et dâaccĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique. Comme le ressasse si bien lâadage populaire (« lĂ oĂč la route passeâŠ), un pays qui affiche ses ambitions de dĂ©veloppement comme le fait le Cameroun, ne peut se permettre de rester sans routes. La route, câest lâinfrastructure de transport la plus usitĂ©e. Pour les dĂ©placements des hommes, mais aussi et surtout pour le transport des biens. La production agricole, par exemple, oĂč le taux de dĂ©perdition post-rĂ©colte est scandaleux. La faute Ă lâenclavement de nombreux bassins de production. A lâinsuffisance de voies de communication.
Alors, oui, le Cameroun dispose de bien peu de routes. Mais le pays pourrait, tirer avantage de la formidable vitrine que constitue la rencontre des 17 et 18 mai prochain, pour sĂ©duire et attirer des tas dâinvestisseurs vers une sĂ©rieuse mise Ă niveau du rĂ©seau routier national. Plus de 115.000 kilomĂštres de routes Ă bitumer, ce nâest pas une petite affaire. En plus, dans un contexte Ă©conomique encore difficile, le bĂątiment et les travaux publics restent un secteur relativement en bonne santĂ©. En raison de la demande importante, notamment dans les pays en dĂ©veloppement comme le nĂŽtre. Le dĂ©fi est donc de transformer le retard accumulĂ© du fait des crises Ă©conomiques successives, en opportunitĂ©s concrĂštes. Dans les villages proches ou Ă©loignĂ©s des grands centres urbains, les paysans qui pratiquent lâagriculture mĂȘme de maniĂšre artisanale sont trĂšs bien placĂ©s pour mesurer lâimportance dâun investissement dans la construction dâune route. Regardez comment les marchĂ©s des villes sont inondĂ©s de vivres. Et si en plus il y avait des routes partoutâŠ
Le secteur des transports est ainsi, dynamique Ă souhait et diversifiĂ©. Dans les villes, se pose un autre problĂšme, dont la solution est aussi une formidable source dâinvestissement : la mobilitĂ© des personnes. Sur ce plan-lĂ Ă©galement, le Cameroun est une terre en friche oĂč lâon attend de nombreuses initiatives pour supplĂ©er les taxis, motos-taxis et autres transporteurs clandestins. Les modes de transport par masse restent Ă explorer de maniĂšre organisĂ©e. Le bus est Ă la peine, le chemin de fer (train, tramway et pourquoi pas mĂ©tro) si timidement abordĂ©. Les aĂ©roports nây Ă©chappent pas. Et lâon espĂšre vivement que la compagnie nationale Camair-Co va bientĂŽt atteindre sa vitesse de croisiĂšre et dĂ©velopper au mieux lâexploitation des destinations nationales. Effet attendu : un impact consĂ©quent sur les infrastructures aĂ©roportuaires de lâintĂ©rieur du pays.
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
Il suffit dâun coup dâĆil sur les statistiques du rĂ©seau routier national, par exemple, pour ĂȘtre facilement convaincu. Le secteur des infrastructures de transport au Cameroun est certainement lâun des plus gros potentiels du pays en matiĂšre dâinvestissement. Tenez : les routes du Cameroun reprĂ©sentent aujourdâhui (chiffres du ministĂšre des Travaux publics), un peu plus de 120.000 km. Dont moins de 7000 km bitumĂ©s. Le reste en terre. Alors imaginez seulement la perspective de bitumer lâensemble du rĂ©seau actuel. Imaginez aussi lâidĂ©e de densifier ce rĂ©seau dont on sait bien quâil demeure largement insuffisant. Imaginez enfin tout ce que peut reprĂ©senter en termes dâopportunitĂ©s dâaffaires, lâentretien de tous ces acquis. Imaginez tout cela et vous aurez toutes les caractĂ©ristiques dâune vĂ©ritable mine dâor.
Les participants Ă la confĂ©rence internationale de YaoundĂ© auront sans doute lâoccasion de sâarrĂȘter sur ce secteur ĂŽ combien nĂ©vralgique pour une quĂȘte rĂ©solue de lâĂ©mergence. Et Ă coup sĂ»r, ils ne sâempĂȘcheront de relever que, loin de rougir de son rĂ©seau routier, le Cameroun gagnerait Ă voir dans cet Ă©tat des lieux peu flatteur il est vrai, une source indĂ©niable de crĂ©ation de richesse et dâaccĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique. Comme le ressasse si bien lâadage populaire (« lĂ oĂč la route passeâŠ), un pays qui affiche ses ambitions de dĂ©veloppement comme le fait le Cameroun, ne peut se permettre de rester sans routes. La route, câest lâinfrastructure de transport la plus usitĂ©e. Pour les dĂ©placements des hommes, mais aussi et surtout pour le transport des biens. La production agricole, par exemple, oĂč le taux de dĂ©perdition post-rĂ©colte est scandaleux. La faute Ă lâenclavement de nombreux bassins de production. A lâinsuffisance de voies de communication.
Alors, oui, le Cameroun dispose de bien peu de routes. Mais le pays pourrait, tirer avantage de la formidable vitrine que constitue la rencontre des 17 et 18 mai prochain, pour sĂ©duire et attirer des tas dâinvestisseurs vers une sĂ©rieuse mise Ă niveau du rĂ©seau routier national. Plus de 115.000 kilomĂštres de routes Ă bitumer, ce nâest pas une petite affaire. En plus, dans un contexte Ă©conomique encore difficile, le bĂątiment et les travaux publics restent un secteur relativement en bonne santĂ©. En raison de la demande importante, notamment dans les pays en dĂ©veloppement comme le nĂŽtre. Le dĂ©fi est donc de transformer le retard accumulĂ© du fait des crises Ă©conomiques successives, en opportunitĂ©s concrĂštes. Dans les villages proches ou Ă©loignĂ©s des grands centres urbains, les paysans qui pratiquent lâagriculture mĂȘme de maniĂšre artisanale sont trĂšs bien placĂ©s pour mesurer lâimportance dâun investissement dans la construction dâune route. Regardez comment les marchĂ©s des villes sont inondĂ©s de vivres. Et si en plus il y avait des routes partoutâŠ
Le secteur des transports est ainsi, dynamique Ă souhait et diversifiĂ©. Dans les villes, se pose un autre problĂšme, dont la solution est aussi une formidable source dâinvestissement : la mobilitĂ© des personnes. Sur ce plan-lĂ Ă©galement, le Cameroun est une terre en friche oĂč lâon attend de nombreuses initiatives pour supplĂ©er les taxis, motos-taxis et autres transporteurs clandestins. Les modes de transport par masse restent Ă explorer de maniĂšre organisĂ©e. Le bus est Ă la peine, le chemin de fer (train, tramway et pourquoi pas mĂ©tro) si timidement abordĂ©. Les aĂ©roports nây Ă©chappent pas. Et lâon espĂšre vivement que la compagnie nationale Camair-Co va bientĂŽt atteindre sa vitesse de croisiĂšre et dĂ©velopper au mieux lâexploitation des destinations nationales. Effet attendu : un impact consĂ©quent sur les infrastructures aĂ©roportuaires de lâintĂ©rieur du pays.
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Infrastructures de transport; business Ă choix multiple
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Couples: le drame de lâinfertilitĂ©
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Selon les spécialistes, le problÚme est en nette progression au sein de notre société qui y porte des regards divergents.
Câest un couple de 60 ans qui captive lâattention des participants Ă la convention annuelle dans cette Ă©glise de la place. Larmes aux yeux, bouches pleines de cris de joie. Le TrĂšs Haut a donnĂ© un enfant, une petite fille, Ă sieur et dame Odenna A. dans leur vieillesse. Lâhistoire du couple a dĂ©passĂ© le cadre de lâĂ©glise pour se rĂ©pandre, comme une traĂźnĂ©e de poudre, dans leur rĂ©gion et au-delĂ des frontiĂšres nationales, via la magie du web. Du coup, les couples ou les femmes espĂ©rant un enfant depuis des annĂ©es affluent dans les cultes de cette chapelle, dans lâattente dâun miracle.
Câest quâen matiĂšre de conception dâenfant, il y a « vouloir » et « pouvoir ». Et entre les deux, il existe une Ă©norme diffĂ©rence dont sont particuliĂšrement conscients les couples qui tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment dâavoir un bĂ©bĂ© sans y parvenir. 30% dâhommes et de femmes sont concernĂ©s au Cameroun, selon des donnĂ©es statistiques disponibles au ministĂšre de la SantĂ© publique. DâaprĂšs une gynĂ©cologue-obstĂ©tricienne en service Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, lâon peut parler dâinfertilitĂ© aprĂšs deux ans dâactivitĂ©s sexuelles suivies dans le couple. « Le constat dâinfertilitĂ© qui amĂšne Ă consulter est suivi dâune sĂ©rie de tests et dâune prise en charge mĂ©dicalisĂ©e : traitements mĂ©dicaux, chirurgicaux, techniques dâassistance Ă la procrĂ©ation. Lorsquâaucune anomalie nâest constatĂ©e chez lâhomme et la femme, une attention pourrait ĂȘtre portĂ©e sur le mode de vie et les conditions psychologiques avant dâenvisager un parcours mĂ©dical », explique la spĂ©cialiste.
Mais souvent, familles et amis nâattendent guĂšre jusque-lĂ , mettant le couple sous une pression sans nom. Aux abois, celui-ci se lance alors dans une quĂȘte effrĂ©nĂ©e de lâenfant. Si le recours aux priĂšres est rĂ©gulier, toutes les mĂ©thodes utilisĂ©es ne sont pas toujours scientifiques ou catholiques. Marabouts, guĂ©risseurs traditionnels, bains et mets spĂ©ciaux, sacrifices aux ancĂȘtres, privations alimentaires⊠Et lĂ , les rĂ©sultats ne sont pas toujours probants. Du coup, peu de couples rĂ©sistent Ă ce quâils vivent douloureusement comme un Ă©chec. Nâarrivant pas Ă surmonter cette Ă©preuve, beaucoup se sĂ©parent. « De nombreux psychanalystes se demandent mĂȘme si ces pressions et les souffrances quâelles entraĂźnent ne peuvent pas ĂȘtre Ă elles seules, dans certains cas, Ă l'origine du problĂšme. Câest pourquoi il faut rĂ©ussir Ă prendre en compte la dimension psychologique du problĂšme de la stĂ©rilitĂ© que la mĂ©decine, devenue trĂšs technique, met peut-ĂȘtre, parfois trop de cĂŽtĂ© sans pour autant remettre en question les progrĂšs scientifiques exceptionnels qui permettent Ă des couples d'avoir un enfant », explique un autre mĂ©decin.
De nombreuses causes sont Ă©voquĂ©es pour expliquer lâinfertilitĂ© : les ravages des maladies sexuellement transmissibles, les infections liĂ©es aux avortements clandestins, lâincompatibilitĂ© entre les partenaires⊠Mais aussi lâĂąge de plus en plus avancĂ© auquel les couples dĂ©cident d'avoir leur premier bĂ©bĂ©. Seulement, de nombreux cas dâinfertilitĂ© restent inexpliquĂ©s. Et lĂ , beaucoup ont trouvĂ© la solution chez le CrĂ©ateur.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Selon les spécialistes, le problÚme est en nette progression au sein de notre société qui y porte des regards divergents.
Câest un couple de 60 ans qui captive lâattention des participants Ă la convention annuelle dans cette Ă©glise de la place. Larmes aux yeux, bouches pleines de cris de joie. Le TrĂšs Haut a donnĂ© un enfant, une petite fille, Ă sieur et dame Odenna A. dans leur vieillesse. Lâhistoire du couple a dĂ©passĂ© le cadre de lâĂ©glise pour se rĂ©pandre, comme une traĂźnĂ©e de poudre, dans leur rĂ©gion et au-delĂ des frontiĂšres nationales, via la magie du web. Du coup, les couples ou les femmes espĂ©rant un enfant depuis des annĂ©es affluent dans les cultes de cette chapelle, dans lâattente dâun miracle.
Câest quâen matiĂšre de conception dâenfant, il y a « vouloir » et « pouvoir ». Et entre les deux, il existe une Ă©norme diffĂ©rence dont sont particuliĂšrement conscients les couples qui tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment dâavoir un bĂ©bĂ© sans y parvenir. 30% dâhommes et de femmes sont concernĂ©s au Cameroun, selon des donnĂ©es statistiques disponibles au ministĂšre de la SantĂ© publique. DâaprĂšs une gynĂ©cologue-obstĂ©tricienne en service Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, lâon peut parler dâinfertilitĂ© aprĂšs deux ans dâactivitĂ©s sexuelles suivies dans le couple. « Le constat dâinfertilitĂ© qui amĂšne Ă consulter est suivi dâune sĂ©rie de tests et dâune prise en charge mĂ©dicalisĂ©e : traitements mĂ©dicaux, chirurgicaux, techniques dâassistance Ă la procrĂ©ation. Lorsquâaucune anomalie nâest constatĂ©e chez lâhomme et la femme, une attention pourrait ĂȘtre portĂ©e sur le mode de vie et les conditions psychologiques avant dâenvisager un parcours mĂ©dical », explique la spĂ©cialiste.
Mais souvent, familles et amis nâattendent guĂšre jusque-lĂ , mettant le couple sous une pression sans nom. Aux abois, celui-ci se lance alors dans une quĂȘte effrĂ©nĂ©e de lâenfant. Si le recours aux priĂšres est rĂ©gulier, toutes les mĂ©thodes utilisĂ©es ne sont pas toujours scientifiques ou catholiques. Marabouts, guĂ©risseurs traditionnels, bains et mets spĂ©ciaux, sacrifices aux ancĂȘtres, privations alimentaires⊠Et lĂ , les rĂ©sultats ne sont pas toujours probants. Du coup, peu de couples rĂ©sistent Ă ce quâils vivent douloureusement comme un Ă©chec. Nâarrivant pas Ă surmonter cette Ă©preuve, beaucoup se sĂ©parent. « De nombreux psychanalystes se demandent mĂȘme si ces pressions et les souffrances quâelles entraĂźnent ne peuvent pas ĂȘtre Ă elles seules, dans certains cas, Ă l'origine du problĂšme. Câest pourquoi il faut rĂ©ussir Ă prendre en compte la dimension psychologique du problĂšme de la stĂ©rilitĂ© que la mĂ©decine, devenue trĂšs technique, met peut-ĂȘtre, parfois trop de cĂŽtĂ© sans pour autant remettre en question les progrĂšs scientifiques exceptionnels qui permettent Ă des couples d'avoir un enfant », explique un autre mĂ©decin.
De nombreuses causes sont Ă©voquĂ©es pour expliquer lâinfertilitĂ© : les ravages des maladies sexuellement transmissibles, les infections liĂ©es aux avortements clandestins, lâincompatibilitĂ© entre les partenaires⊠Mais aussi lâĂąge de plus en plus avancĂ© auquel les couples dĂ©cident d'avoir leur premier bĂ©bĂ©. Seulement, de nombreux cas dâinfertilitĂ© restent inexpliquĂ©s. Et lĂ , beaucoup ont trouvĂ© la solution chez le CrĂ©ateur.
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Couples: le drame de lâinfertilitĂ©
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Bafoussam: le Stade omnisports est prĂȘt
Eric Vincent FOMO
National - Sport
La cĂ©rĂ©monie de baptĂȘme et de rĂ©ception, doublĂ©e de son homologation, est prĂ©vue samedi.
AprĂšs quatre ans de dur labeur (les travaux ont dĂ©marrĂ© en 2012), le stade omnisports de Kouekong Ă Bafoussam est prĂȘt Ă accueillir la Coupe dâAfrique des nations (fĂ©minine de 2016 ou masculine de 2019). Lâinfrastructure sera, en effet, baptisĂ©e et rĂ©ceptionnĂ©e ce samedi 30 avril 2016 par le ministre des Sports et de lâEducation physique, M. Bidoung Mkpatt. Une cĂ©rĂ©monie qui verra la participation de tout le gratin sportif national et un Ă©missaire de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), le Malien Souleymane Magassouba, puisque lâinfrastructure doit ĂȘtre homologuĂ©e dans la foulĂ©e. Deux matches de gala sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie de samedi pour dĂ©finitivement apprĂ©cier la pelouse en gazon naturel (bermuda gras) posĂ©e au stade omnisports de Kouekong.
Le premier opposera les Lionnes U17 Ă une sĂ©lection fĂ©minine de la rĂ©gion de lâOuest tandis que le second verra sâaffronter le Racing de Bafoussam Ă lâĂ©quipe nationale masculine U20. Entre les deux rencontres, une course de relais est Ă©galement prĂ©vue. LâentrĂ©e sera gratuite afin de permettre au maximum de citadins de Bafoussam de vivre cet Ă©vĂ©nement dans la joie. Hier,le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest, Midjiyawa Bakary, a prĂ©sidĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire et a effectuĂ© une descente sur le terrain. Le chef supĂ©rieur « Fussep », Sa MajestĂ© Njitack Ngompe Pele, est Ă©galement allĂ© purifier et sĂ©curiser le stade en le confiant aux ancĂȘtres. Il Ă©tait accompagnĂ© des notables et de sa garde rapprochĂ©e. Les travaux de construction sont tous achevĂ©s. La piste dâathlĂ©tisme et lâaire de jeu ont Ă©tĂ© tracĂ©es. Les angles de projecteurs dâĂ©clairage ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s Ă©galement. Il ne reste plus que lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Et lâadduction eau potable qui est dâailleurs trĂšs proche (mois dâun kilomĂštre) aujourdâhui du stade. AprĂšs cette phase, le cap sera mis sur lâamĂ©nagement extĂ©rieur du stade (construction de parkings, de stades annexes, des voies dâaccĂšs), etc.
Eric Vincent FOMO
National - Sport
La cĂ©rĂ©monie de baptĂȘme et de rĂ©ception, doublĂ©e de son homologation, est prĂ©vue samedi.
AprĂšs quatre ans de dur labeur (les travaux ont dĂ©marrĂ© en 2012), le stade omnisports de Kouekong Ă Bafoussam est prĂȘt Ă accueillir la Coupe dâAfrique des nations (fĂ©minine de 2016 ou masculine de 2019). Lâinfrastructure sera, en effet, baptisĂ©e et rĂ©ceptionnĂ©e ce samedi 30 avril 2016 par le ministre des Sports et de lâEducation physique, M. Bidoung Mkpatt. Une cĂ©rĂ©monie qui verra la participation de tout le gratin sportif national et un Ă©missaire de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), le Malien Souleymane Magassouba, puisque lâinfrastructure doit ĂȘtre homologuĂ©e dans la foulĂ©e. Deux matches de gala sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie de samedi pour dĂ©finitivement apprĂ©cier la pelouse en gazon naturel (bermuda gras) posĂ©e au stade omnisports de Kouekong.
Le premier opposera les Lionnes U17 Ă une sĂ©lection fĂ©minine de la rĂ©gion de lâOuest tandis que le second verra sâaffronter le Racing de Bafoussam Ă lâĂ©quipe nationale masculine U20. Entre les deux rencontres, une course de relais est Ă©galement prĂ©vue. LâentrĂ©e sera gratuite afin de permettre au maximum de citadins de Bafoussam de vivre cet Ă©vĂ©nement dans la joie. Hier,le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest, Midjiyawa Bakary, a prĂ©sidĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire et a effectuĂ© une descente sur le terrain. Le chef supĂ©rieur « Fussep », Sa MajestĂ© Njitack Ngompe Pele, est Ă©galement allĂ© purifier et sĂ©curiser le stade en le confiant aux ancĂȘtres. Il Ă©tait accompagnĂ© des notables et de sa garde rapprochĂ©e. Les travaux de construction sont tous achevĂ©s. La piste dâathlĂ©tisme et lâaire de jeu ont Ă©tĂ© tracĂ©es. Les angles de projecteurs dâĂ©clairage ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s Ă©galement. Il ne reste plus que lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Et lâadduction eau potable qui est dâailleurs trĂšs proche (mois dâun kilomĂštre) aujourdâhui du stade. AprĂšs cette phase, le cap sera mis sur lâamĂ©nagement extĂ©rieur du stade (construction de parkings, de stades annexes, des voies dâaccĂšs), etc.
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Bafoussam: le Stade omnisports est prĂȘt
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Nécrologie: Peter Agbor Tabi est mort
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République est décédé mardi à Paris des suites de maladie.
On le savait malade depuis quelque temps. Le Pr. Peter Agbor Tabi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence est dĂ©cĂ©dĂ© mardi Ă Paris des suites de maladie Ă lâĂąge de 65 ans. NĂ© Ă MamfĂ© dans le dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-ouest, Peter Agbor Tabi a fait ses Ă©tudes primaires dans son dĂ©partement dâorigine avant de rejoindre le lycĂ©e bilingue de Buea. Câest en 1971 quâil sâinscrit en Lettres bilingues Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ©. Il passera en outre une annĂ©e de stage linguistique Ă lâuniversitĂ© de Dijon en France oĂč il obtient le certificat dâĂ©tudes françaises en 1972. En 1975, il est diplĂŽmĂ© de lettres bilingues (français-anglais) et il sâenvole vers les Etats-Unis dâAmĂ©rique oĂč il sâinscrit Ă lâInstitut des Relations internationales de lâuniversitĂ© de Caroline du Sud. Il y obtient successivement un Masterâs degree et un Ph.D en relations internationales en 1978 et 1982.
Lorsquâil revient au Cameroun, il enseigne Ă lâInstitut des Relations internationales du Cameroun (IRIC) dont il devient le directeur adjoint en 1984. Quatre ans plus tard, il est promu Ă la tĂȘte de cette institution. En 1991, le Pr. Agbor Tabi est nommĂ© chancelier de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©. Il sera dâailleurs le dernier Ă occuper cette fonction jusquâen 1993 lorsquâintervient la rĂ©forme de lâenseignement supĂ©rieur qui voit la naissance dâautres universitĂ©s au Cameroun. Il est nommĂ© recteur de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Il est ensuite promu ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, poste quâil occupera du 21 juillet 1994 au 7 septembre 1997. Le 30 juin 2009, il est nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Poste quâil a occupĂ© jusquâĂ son dĂ©cĂšs survenu hier. Membre du ComitĂ© central du RDPC, il Ă©tait par ailleurs prĂ©sident du conseil dâadministration de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République est décédé mardi à Paris des suites de maladie.
On le savait malade depuis quelque temps. Le Pr. Peter Agbor Tabi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence est dĂ©cĂ©dĂ© mardi Ă Paris des suites de maladie Ă lâĂąge de 65 ans. NĂ© Ă MamfĂ© dans le dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-ouest, Peter Agbor Tabi a fait ses Ă©tudes primaires dans son dĂ©partement dâorigine avant de rejoindre le lycĂ©e bilingue de Buea. Câest en 1971 quâil sâinscrit en Lettres bilingues Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ©. Il passera en outre une annĂ©e de stage linguistique Ă lâuniversitĂ© de Dijon en France oĂč il obtient le certificat dâĂ©tudes françaises en 1972. En 1975, il est diplĂŽmĂ© de lettres bilingues (français-anglais) et il sâenvole vers les Etats-Unis dâAmĂ©rique oĂč il sâinscrit Ă lâInstitut des Relations internationales de lâuniversitĂ© de Caroline du Sud. Il y obtient successivement un Masterâs degree et un Ph.D en relations internationales en 1978 et 1982.
Lorsquâil revient au Cameroun, il enseigne Ă lâInstitut des Relations internationales du Cameroun (IRIC) dont il devient le directeur adjoint en 1984. Quatre ans plus tard, il est promu Ă la tĂȘte de cette institution. En 1991, le Pr. Agbor Tabi est nommĂ© chancelier de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©. Il sera dâailleurs le dernier Ă occuper cette fonction jusquâen 1993 lorsquâintervient la rĂ©forme de lâenseignement supĂ©rieur qui voit la naissance dâautres universitĂ©s au Cameroun. Il est nommĂ© recteur de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Il est ensuite promu ministre de lâEnseignement supĂ©rieur, poste quâil occupera du 21 juillet 1994 au 7 septembre 1997. Le 30 juin 2009, il est nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Poste quâil a occupĂ© jusquâĂ son dĂ©cĂšs survenu hier. Membre du ComitĂ© central du RDPC, il Ă©tait par ailleurs prĂ©sident du conseil dâadministration de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
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Nécrologie: Peter Agbor Tabi est mort
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Gestion des déchets: il y a du bon business dans les ordures
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
Soucieux de minimiser les quantitĂ©s produites, le ministĂšre en charge de lâEnvironnement ouvre aujourdâhui la rĂ©flexion sur les moyens de renforcer la valorisation industrielle.
Les premiĂšres assises nationales des dĂ©chets qui sâouvrent ce matin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© sous lâĂ©gide du ministĂšre de lâEnvironnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED) nâont pas Ă©tĂ© motivĂ©es par lâexistence dâun problĂšme particulier dans la gestion des dĂ©chets au Cameroun. Selon Valentin Wagnoun, inspecteur des services N°1 dans ce dĂ©partement ministĂ©riel, il sâagit plutĂŽt de mettre en place un systĂšme efficient de gestion des dĂ©chets au Cameroun. «Il ne faut pas attendre dâatteindre la cote dâalerte pour entreprendre une action. Il faut anticiper », confie-t-il.
Bien quâil nâexiste pas de statistiques prĂ©cises sur les quantitĂ©s de dĂ©chets produits au niveau national, les volumes sont assez importants. Notamment dans les grandes villes oĂč la gestion constitue une prĂ©occupation pour les communautĂ©s urbaines. « A Nkolfoulou, le site dâentreposage des dĂ©chets approche dĂ©jĂ la saturation. Il va falloir, si ce site ne peut plus contenir tous les dĂ©chets de la ville de YaoundĂ©, trouver dâautres endroits », souligne lâinspecteur. Et câest tout lâintĂ©rĂȘt des assisses de YaoundĂ©: rĂ©flĂ©chir Ă des moyens de minimiser la production des dĂ©chets. DâoĂč le thĂšme choisi : « Gestion des dĂ©chets : vers une Ă©conomie circulaire ». Le concept dâĂ©conomie circulaire renvoie Ă un systĂšme au sein duquel les dĂ©chets des uns deviennent de la matiĂšre premiĂšre pour dâautres. Un mĂ©canisme qui a lâavantage de diminuer les ordures reversĂ©s dans lâenvironnement et qui reprĂ©sentent une menace pour la stabilitĂ© de lâĂ©cosystĂšme.
La nouvelle politique de gestion des dĂ©chets qui va ĂȘtre mise en place Ă lâissue des concertations entre experts Ă YaoundĂ© dĂšs ce jour sera adossĂ©e sur la crĂ©ation dâune bourse nationale des dĂ©chets. Il sâagit dâune plateforme Ă©lectronique qui mettra en relation lâoffre et la demande des dĂ©chets susceptibles dâĂȘtre valorisĂ©s par la rĂ©utilisation, le recyclage ou la valorisation Ă©nergĂ©tique. Des exemples existent dĂ©jĂ avec les dĂ©chets produits par les entreprises brassicoles. A YaoundĂ©, au lieu dit « ancien abattoir », prĂšs des installations dâune sociĂ©tĂ© brassicole, le commerce de la drĂȘche (rĂ©sidus issus de la fabrication de la biĂšre) utilisĂ©e comme aliment dans lâĂ©levage des porcs, des poules, des poissons, etc. est devenu une activitĂ© Ă©conomique Ă part entiĂšre qui vit de la demande de plus en plus croissante des Ă©leveurs. Quelques entreprises mieux structurĂ©es opĂšrent aussi dans la valorisation des dĂ©chets. Il sâagit donc dâintĂ©resser un plus grand nombre de personnes dans un secteur offrant des potentialitĂ©s de crĂ©ation de richesses et dâemplois. Les 300 participants attendus Ă YaoundĂ© vont dresser un diagnostic de ce qui se fait actuellement, Ă©changer les expĂ©riences sur les meilleures pratiques et dĂ©finir ensemble les actions prioritaires Ă mener pour insuffler la nouvelle dynamique voulue dans ce secteur
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
Soucieux de minimiser les quantitĂ©s produites, le ministĂšre en charge de lâEnvironnement ouvre aujourdâhui la rĂ©flexion sur les moyens de renforcer la valorisation industrielle.
Les premiĂšres assises nationales des dĂ©chets qui sâouvrent ce matin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© sous lâĂ©gide du ministĂšre de lâEnvironnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED) nâont pas Ă©tĂ© motivĂ©es par lâexistence dâun problĂšme particulier dans la gestion des dĂ©chets au Cameroun. Selon Valentin Wagnoun, inspecteur des services N°1 dans ce dĂ©partement ministĂ©riel, il sâagit plutĂŽt de mettre en place un systĂšme efficient de gestion des dĂ©chets au Cameroun. «Il ne faut pas attendre dâatteindre la cote dâalerte pour entreprendre une action. Il faut anticiper », confie-t-il.
Bien quâil nâexiste pas de statistiques prĂ©cises sur les quantitĂ©s de dĂ©chets produits au niveau national, les volumes sont assez importants. Notamment dans les grandes villes oĂč la gestion constitue une prĂ©occupation pour les communautĂ©s urbaines. « A Nkolfoulou, le site dâentreposage des dĂ©chets approche dĂ©jĂ la saturation. Il va falloir, si ce site ne peut plus contenir tous les dĂ©chets de la ville de YaoundĂ©, trouver dâautres endroits », souligne lâinspecteur. Et câest tout lâintĂ©rĂȘt des assisses de YaoundĂ©: rĂ©flĂ©chir Ă des moyens de minimiser la production des dĂ©chets. DâoĂč le thĂšme choisi : « Gestion des dĂ©chets : vers une Ă©conomie circulaire ». Le concept dâĂ©conomie circulaire renvoie Ă un systĂšme au sein duquel les dĂ©chets des uns deviennent de la matiĂšre premiĂšre pour dâautres. Un mĂ©canisme qui a lâavantage de diminuer les ordures reversĂ©s dans lâenvironnement et qui reprĂ©sentent une menace pour la stabilitĂ© de lâĂ©cosystĂšme.
La nouvelle politique de gestion des dĂ©chets qui va ĂȘtre mise en place Ă lâissue des concertations entre experts Ă YaoundĂ© dĂšs ce jour sera adossĂ©e sur la crĂ©ation dâune bourse nationale des dĂ©chets. Il sâagit dâune plateforme Ă©lectronique qui mettra en relation lâoffre et la demande des dĂ©chets susceptibles dâĂȘtre valorisĂ©s par la rĂ©utilisation, le recyclage ou la valorisation Ă©nergĂ©tique. Des exemples existent dĂ©jĂ avec les dĂ©chets produits par les entreprises brassicoles. A YaoundĂ©, au lieu dit « ancien abattoir », prĂšs des installations dâune sociĂ©tĂ© brassicole, le commerce de la drĂȘche (rĂ©sidus issus de la fabrication de la biĂšre) utilisĂ©e comme aliment dans lâĂ©levage des porcs, des poules, des poissons, etc. est devenu une activitĂ© Ă©conomique Ă part entiĂšre qui vit de la demande de plus en plus croissante des Ă©leveurs. Quelques entreprises mieux structurĂ©es opĂšrent aussi dans la valorisation des dĂ©chets. Il sâagit donc dâintĂ©resser un plus grand nombre de personnes dans un secteur offrant des potentialitĂ©s de crĂ©ation de richesses et dâemplois. Les 300 participants attendus Ă YaoundĂ© vont dresser un diagnostic de ce qui se fait actuellement, Ă©changer les expĂ©riences sur les meilleures pratiques et dĂ©finir ensemble les actions prioritaires Ă mener pour insuffler la nouvelle dynamique voulue dans ce secteur
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Gestion des déchets: il y a du bon business dans les ordures
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Etat civil:ces actes que lâon nĂ©glige
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Le MINATD procĂšde Ă lâouverture dâune rencontre de sensibilisation des chefs tratidionnels dans ce sens mercredi matin Ă YaoundĂ©.
Combien sont-ils aujourdâhui, les enfants qui nâont pas dâactes de naissance du fait de la « nĂ©gligence » des parents ? Combien sont-elles les familles qui « omettent » de faire Ă©tablir un acte de dĂ©cĂšs Ă la suite de la disparition dâun proche ? Combien sont-ils aujourdâhui, les actes dâĂ©tat civil acquis frauduleusement soit pour complĂ©ter un acte administratif ou pour toute autre raison ? Difficile dây rĂ©pondre avec exactitude. Mais si lâon en juge par la rĂ©gularitĂ© des campagnes organisĂ©es depuis plusieurs semaines, on peut comprendre lâimportance du phĂ©nomĂšne. Il y a quelques semaines, cette sensibilisation a touchĂ© les parlementaires. Maintenant, ce sont les chefs traditionnels, autre maillon dans la chaĂźne dâĂ©tablissement de ces piĂšces, qui sont concernĂ©s. Dans le cas spĂ©cifique des naissances, et compte tenu des difficultĂ©s souvent rencontrĂ©es par les parents, notamment dans les zones rurales, la loi N°2011/011 du 6 mai 2011 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de lâordonnance N°81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de lâĂ©tat civil et diverses dispositions relatives Ă lâĂ©tat des personnes physiques en son article 30, alinĂ©a 1, un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 30 jours a Ă©tĂ© accordĂ© pour la dĂ©claration de la naissance auprĂšs de lâofficier dâĂ©tat civil, aprĂšs lâaccouchement.
Ce dĂ©lai est de 30 jours lorsque la naissance a lieu dans un Ă©tablissement hospitalier, ceci par le soin du responsable du centre hospitalier ou toute personne qui a assistĂ© la mĂšre Ă lâaccouchement. Si ces dĂ©lais ne sont pas respectĂ©s, les « parents disposent dâun dĂ©lai supplĂ©mentaire de soixante jours pour faire la dĂ©claration auprĂšs de lâofficier dâĂ©tat civil du lieu de naissance ». Dans le cas contraire, une rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique sera nĂ©cessaire. Une procĂ©dure souvent difficile pour de nombreux parents qui cherchent dĂšs lors Ă se tourner vers des solutions « plus faciles » et, par consĂ©quent, plus dangereuses. Pourtant, pour faciliter lâĂ©tablissement des actes dâĂ©tat civil, les pouvoirs publics nâont eu de cesse de multiplier des centres en la matiĂšre. Ainsi, Ă cĂŽtĂ© des 374 communes et communautĂ©s urbaines qui existent et qui sont dotĂ©s de centres dâĂ©tat civil principaux, il existe des milliers de centres secondaires dâĂ©tat civil qui sont créés par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, sur proposition motivĂ©e des prĂ©fets territorialement compĂ©tents. Chacun de ces centres secondaires est rattachĂ© au centre dâĂ©tat civil principal de la commune oĂč il est implantĂ©. Pour rĂ©gler les problĂšmes liĂ©s Ă lâĂ©tat civil, la loi de 2011 a créé le Bureau national de lâĂ©tat civil (BUNEC).
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Le MINATD procĂšde Ă lâouverture dâune rencontre de sensibilisation des chefs tratidionnels dans ce sens mercredi matin Ă YaoundĂ©.
Combien sont-ils aujourdâhui, les enfants qui nâont pas dâactes de naissance du fait de la « nĂ©gligence » des parents ? Combien sont-elles les familles qui « omettent » de faire Ă©tablir un acte de dĂ©cĂšs Ă la suite de la disparition dâun proche ? Combien sont-ils aujourdâhui, les actes dâĂ©tat civil acquis frauduleusement soit pour complĂ©ter un acte administratif ou pour toute autre raison ? Difficile dây rĂ©pondre avec exactitude. Mais si lâon en juge par la rĂ©gularitĂ© des campagnes organisĂ©es depuis plusieurs semaines, on peut comprendre lâimportance du phĂ©nomĂšne. Il y a quelques semaines, cette sensibilisation a touchĂ© les parlementaires. Maintenant, ce sont les chefs traditionnels, autre maillon dans la chaĂźne dâĂ©tablissement de ces piĂšces, qui sont concernĂ©s. Dans le cas spĂ©cifique des naissances, et compte tenu des difficultĂ©s souvent rencontrĂ©es par les parents, notamment dans les zones rurales, la loi N°2011/011 du 6 mai 2011 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de lâordonnance N°81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de lâĂ©tat civil et diverses dispositions relatives Ă lâĂ©tat des personnes physiques en son article 30, alinĂ©a 1, un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 30 jours a Ă©tĂ© accordĂ© pour la dĂ©claration de la naissance auprĂšs de lâofficier dâĂ©tat civil, aprĂšs lâaccouchement.
Ce dĂ©lai est de 30 jours lorsque la naissance a lieu dans un Ă©tablissement hospitalier, ceci par le soin du responsable du centre hospitalier ou toute personne qui a assistĂ© la mĂšre Ă lâaccouchement. Si ces dĂ©lais ne sont pas respectĂ©s, les « parents disposent dâun dĂ©lai supplĂ©mentaire de soixante jours pour faire la dĂ©claration auprĂšs de lâofficier dâĂ©tat civil du lieu de naissance ». Dans le cas contraire, une rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique sera nĂ©cessaire. Une procĂ©dure souvent difficile pour de nombreux parents qui cherchent dĂšs lors Ă se tourner vers des solutions « plus faciles » et, par consĂ©quent, plus dangereuses. Pourtant, pour faciliter lâĂ©tablissement des actes dâĂ©tat civil, les pouvoirs publics nâont eu de cesse de multiplier des centres en la matiĂšre. Ainsi, Ă cĂŽtĂ© des 374 communes et communautĂ©s urbaines qui existent et qui sont dotĂ©s de centres dâĂ©tat civil principaux, il existe des milliers de centres secondaires dâĂ©tat civil qui sont créés par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, sur proposition motivĂ©e des prĂ©fets territorialement compĂ©tents. Chacun de ces centres secondaires est rattachĂ© au centre dâĂ©tat civil principal de la commune oĂč il est implantĂ©. Pour rĂ©gler les problĂšmes liĂ©s Ă lâĂ©tat civil, la loi de 2011 a créé le Bureau national de lâĂ©tat civil (BUNEC).
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Etat civil:ces actes que lâon nĂ©glige
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Sécurité au travail: des trousses de secours pour les entreprises
Rita DIBA
Régions - Littoral
Le projet a été lancé mardi à Douala par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
Chantal Taznau, promoteur immobilier, faisait partie des employeurs invitĂ©s ce mardi 26 avril 2016, Ă lâhĂŽtel Sawa Ă Douala, au lancement du projet dâĂ©quipement des entreprises en trousse-secours. En mĂȘme temps que le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, qui prĂ©sidait lâĂ©vĂšnement, Chantal Taznau a dĂ©couvert, avec dâautres patrons, les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă la constitution de la trousse de secours. Trousse qui varie selon le type dâactivitĂ©. Occasion pour lâentrepreneure de dire tout le bien quâelle pense de lâinitiative : « Câest un trĂšs bon projet. Et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devraient possĂ©der une trousse. JusquâĂ lâĂ©choppe du quartier. Il faudrait aller vers des unitĂ©s plus petites pour essayer de leur expliquer le bien-fondĂ© de la trousse de secours ». Elle assure possĂ©der cet Ă©quipement nĂ©cessaire Ă la sĂ©curitĂ© des travailleurs sur ses chantiers, oĂč les risques liĂ©s aux accidents de travail sont Ă©normes.
Sa structure ne fait donc pas partie des sociĂ©tĂ©s dont parle le MINTSS, qui « ont du mal Ă se mettre dans le respect strict des lois ». Un cadre rĂ©glementaire rappelĂ© par SĂ©raphine Ekoa, experte, qui a exposĂ© sur la sĂ©curitĂ© au travail et les risques professionnels au Cameroun. Ainsi, lâemployeur a lâobligation de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des travailleurs dans lâentreprise. ProblĂšme : selon les chiffres de Mme Ekoa, 80% des travailleurs Ă©voluent dans lâinformel, ce qui explique que les statistiques sur les accidents de travail « sont largement sous-estimĂ©s ».
GrĂ©goire Owona est revenu sur lâimportance de lâinitiative engagĂ©e par le groupe Itec International, fĂ©licitant le directeur gĂ©nĂ©ral Joe Kamwa : « ce produit rĂ©pond Ă un besoin rĂ©el dans nos entreprises, dans notre sociĂ©tĂ©. Le gouvernement est donc partant pour ce type de projet ». En droite ligne avec le thĂšme de cette 130e Ă©dition de la fĂȘte du 1er mai : « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ».
Et prĂ©sent justement Ă Douala pour une visite de travail dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration du 1er mai, le ministre GrĂ©goire Owona a profitĂ© de lâoccasion pour dire un mot sur ce quâil appelle « la nouvelle inspection du travail ». Un projet en dĂ©veloppement depuis deux ans, qui veut que les inspecteurs du travail nâattendent plus les plaintes dans leurs bureaux, mais quâils aillent Ă la rencontre des entreprises. Une activitĂ© de prĂ©vention qui devrait contribuer Ă la diminution des conflits et des accidents de travail.
Rita DIBA
Régions - Littoral
Le projet a été lancé mardi à Douala par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
Chantal Taznau, promoteur immobilier, faisait partie des employeurs invitĂ©s ce mardi 26 avril 2016, Ă lâhĂŽtel Sawa Ă Douala, au lancement du projet dâĂ©quipement des entreprises en trousse-secours. En mĂȘme temps que le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, qui prĂ©sidait lâĂ©vĂšnement, Chantal Taznau a dĂ©couvert, avec dâautres patrons, les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă la constitution de la trousse de secours. Trousse qui varie selon le type dâactivitĂ©. Occasion pour lâentrepreneure de dire tout le bien quâelle pense de lâinitiative : « Câest un trĂšs bon projet. Et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devraient possĂ©der une trousse. JusquâĂ lâĂ©choppe du quartier. Il faudrait aller vers des unitĂ©s plus petites pour essayer de leur expliquer le bien-fondĂ© de la trousse de secours ». Elle assure possĂ©der cet Ă©quipement nĂ©cessaire Ă la sĂ©curitĂ© des travailleurs sur ses chantiers, oĂč les risques liĂ©s aux accidents de travail sont Ă©normes.
Sa structure ne fait donc pas partie des sociĂ©tĂ©s dont parle le MINTSS, qui « ont du mal Ă se mettre dans le respect strict des lois ». Un cadre rĂ©glementaire rappelĂ© par SĂ©raphine Ekoa, experte, qui a exposĂ© sur la sĂ©curitĂ© au travail et les risques professionnels au Cameroun. Ainsi, lâemployeur a lâobligation de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des travailleurs dans lâentreprise. ProblĂšme : selon les chiffres de Mme Ekoa, 80% des travailleurs Ă©voluent dans lâinformel, ce qui explique que les statistiques sur les accidents de travail « sont largement sous-estimĂ©s ».
GrĂ©goire Owona est revenu sur lâimportance de lâinitiative engagĂ©e par le groupe Itec International, fĂ©licitant le directeur gĂ©nĂ©ral Joe Kamwa : « ce produit rĂ©pond Ă un besoin rĂ©el dans nos entreprises, dans notre sociĂ©tĂ©. Le gouvernement est donc partant pour ce type de projet ». En droite ligne avec le thĂšme de cette 130e Ă©dition de la fĂȘte du 1er mai : « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ».
Et prĂ©sent justement Ă Douala pour une visite de travail dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration du 1er mai, le ministre GrĂ©goire Owona a profitĂ© de lâoccasion pour dire un mot sur ce quâil appelle « la nouvelle inspection du travail ». Un projet en dĂ©veloppement depuis deux ans, qui veut que les inspecteurs du travail nâattendent plus les plaintes dans leurs bureaux, mais quâils aillent Ă la rencontre des entreprises. Une activitĂ© de prĂ©vention qui devrait contribuer Ă la diminution des conflits et des accidents de travail.
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Sécurité au travail: des trousses de secours pour les entreprises
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Ce que veulent les travailleurs
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
MalgrĂ© un contexte de croissance globale, tout le monde nâa pas accĂšs Ă un travail lui permettant de mener une vie digne et rĂ©pondant Ă ses besoins essentiels ainsi quâĂ ceux de sa famille.
DâoĂč le thĂšme de la 130e Ă©dition de la FĂȘte internationale du travail cĂ©lĂ©brĂ©e le 1er mai prochain: « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ». La notion de travail dĂ©cent rĂ©sume les aspirations de tout travailleur : la possibilitĂ© d'exercer un travail productif et convenablement rĂ©munĂ©rĂ©, assorti de conditions de sĂ©curitĂ© sur le lieu de travail et d'une protection sociale pour sa famille. Le travail dĂ©cent donne aux individus la possibilitĂ© de s'Ă©panouir et de s'insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ©, ainsi que la libertĂ© d'exprimer leurs prĂ©occupations, de se syndiquer et de prendre part aux dĂ©cisions qui auront des consĂ©quences sur leur existence. Il suppose une Ă©galitĂ© de chances et de traitement pour les femmes et les hommes.
Membre de lâOrganisation internationale du Travail (OIT), le Cameroun entend promouvoir ce concept susceptible dâentraĂźner lâamĂ©lioration des conditions de vie des travailleurs. Ses indicateurs sont dâailleurs bien connus : salaires, temps de travail et heures supplĂ©mentaires, santĂ© et sĂ©curitĂ© sociale, harcĂšlement et discrimination, libertĂ© dâassociation, cadre de travail. Et mĂȘme si lesdits indicateurs ne sont pas tous au vert, les Camerounais, dans leur grande majoritĂ©, aiment travailler. MalgrĂ© les souffrances physiques, Ă©motionnelles ou psychologiques que peuvent entraĂźner les conditions dâexercice de certains mĂ©tiers. « LâirrationalitĂ© et lâinjustice du systĂšme capitaliste actuel favorisent lâextension de la prĂ©caritĂ© chez les travailleurs. Il faut repartir autrement les richesses dans le monde », assure un membre de lâUnion gĂ©nĂ©rale des travailleurs du Cameroun (Ugtc). Dans un contexte marquĂ© par lâengagement du gouvernement Ă faire du Cameroun un pays Ă©mergent en 2035, la stabilitĂ© du climat social, condition de production optimale des travailleurs, sâimpose.
En cette veille de commĂ©moration du 1er mai, CT a voulu recueillir les expĂ©riences de travail en donnant la parole Ă ses lecteurs. Pour qu'ils expriment leurs attentes. DiffĂ©rentes personnes Ă travers le pays ont acceptĂ© de sâouvrir et proposer leur maniĂšre de voir. Des dolĂ©ances Ă ne pas nĂ©gliger sont sorties de cet exercice.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
MalgrĂ© un contexte de croissance globale, tout le monde nâa pas accĂšs Ă un travail lui permettant de mener une vie digne et rĂ©pondant Ă ses besoins essentiels ainsi quâĂ ceux de sa famille.
DâoĂč le thĂšme de la 130e Ă©dition de la FĂȘte internationale du travail cĂ©lĂ©brĂ©e le 1er mai prochain: « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ». La notion de travail dĂ©cent rĂ©sume les aspirations de tout travailleur : la possibilitĂ© d'exercer un travail productif et convenablement rĂ©munĂ©rĂ©, assorti de conditions de sĂ©curitĂ© sur le lieu de travail et d'une protection sociale pour sa famille. Le travail dĂ©cent donne aux individus la possibilitĂ© de s'Ă©panouir et de s'insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ©, ainsi que la libertĂ© d'exprimer leurs prĂ©occupations, de se syndiquer et de prendre part aux dĂ©cisions qui auront des consĂ©quences sur leur existence. Il suppose une Ă©galitĂ© de chances et de traitement pour les femmes et les hommes.
Membre de lâOrganisation internationale du Travail (OIT), le Cameroun entend promouvoir ce concept susceptible dâentraĂźner lâamĂ©lioration des conditions de vie des travailleurs. Ses indicateurs sont dâailleurs bien connus : salaires, temps de travail et heures supplĂ©mentaires, santĂ© et sĂ©curitĂ© sociale, harcĂšlement et discrimination, libertĂ© dâassociation, cadre de travail. Et mĂȘme si lesdits indicateurs ne sont pas tous au vert, les Camerounais, dans leur grande majoritĂ©, aiment travailler. MalgrĂ© les souffrances physiques, Ă©motionnelles ou psychologiques que peuvent entraĂźner les conditions dâexercice de certains mĂ©tiers. « LâirrationalitĂ© et lâinjustice du systĂšme capitaliste actuel favorisent lâextension de la prĂ©caritĂ© chez les travailleurs. Il faut repartir autrement les richesses dans le monde », assure un membre de lâUnion gĂ©nĂ©rale des travailleurs du Cameroun (Ugtc). Dans un contexte marquĂ© par lâengagement du gouvernement Ă faire du Cameroun un pays Ă©mergent en 2035, la stabilitĂ© du climat social, condition de production optimale des travailleurs, sâimpose.
En cette veille de commĂ©moration du 1er mai, CT a voulu recueillir les expĂ©riences de travail en donnant la parole Ă ses lecteurs. Pour qu'ils expriment leurs attentes. DiffĂ©rentes personnes Ă travers le pays ont acceptĂ© de sâouvrir et proposer leur maniĂšre de voir. Des dolĂ©ances Ă ne pas nĂ©gliger sont sorties de cet exercice.
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Ce que veulent les travailleurs
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Des trésors dans les rails
Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique
Les entreprises spĂ©cialisĂ©es dans les Ă©tudes, la construction et lâexploitation des infrastructures ferroviaires ont un boulevard dâopportunitĂ©s Ă saisir au Cameroun. Car elles arrivent au moment oĂč presque tout est Ă construire. En effet, bien quâopĂ©rationnel depuis avril 1911, le chemin de fer a, Ă peine, tissĂ© sa toile dans le pays. Il est Ă voie Ă©troite (1 000 mm dâĂ©cartement) et sâĂ©tend seulement entre Douala-Kumba (ligne ouest, environ 100 km) et Douala-NgaoundĂ©rĂ© (Transcam I et II, 885 km). Sa densitĂ©, sur un territoire de 475 440 kmÂČ, est de seulement 2,32 km pour 1 000 kmÂČ, soit 1/25 de celle de lâEurope, qui est de 60 km. Aujourdâhui, les investissements sur le rĂ©seau ferroviaire se limitent Ă la rĂ©habilitation de certains tronçons, empĂȘchant ainsi au chemin de fer de jouer pleinement son rĂŽle. Selon les experts, mĂȘme si tout le rĂ©seau actuel devait ĂȘtre rĂ©novĂ©, sa vitesse et sa capacitĂ© de transport seraient limitĂ©es Ă cause de lâĂ©troitesse des rails. Ce rĂ©seau serait, en outre, incapable de satisfaire la demande croissante de transport des marchandises et des personnes, dans une Ă©conomie en croissance lancĂ©e vers lâĂ©mergence. Dans ces conditions, les activitĂ©s logistiques et industrielles inter-rĂ©gionales peinent Ă dĂ©coller et lâĂ©conomie ne se dĂ©veloppe guĂšre comme il se devrait, en raison du mauvais Ă©tat des moyens de transport de masse des produits pondĂ©reux. DâoĂč la pertinence du Plan-directeur ferroviaire national dont le Cameroun sâest dotĂ© en 2012. Ce plan est avant tout un outil de planification qui sert de boussole aux investissements dans ce secteur stratĂ©gique. Dans un pays riche en ressources naturelles, lâenjeu est de construire un rĂ©seau ferroviaire allant du Nord au Sud et de lâEst Ă lâOuest, afin dâamĂ©liorer lâaccessibilitĂ© du chemin de fer en bĂątissant un rĂ©seau inter-rĂ©gional destinĂ© Ă effacer les dĂ©sĂ©quilibres entre les rĂ©gions et promouvoir le dĂ©veloppement des zones moins avancĂ©es. Bien plus, sur le plan international, il est question de se connecter aux pays voisins, dans lâoptique de sâassurer un avantage concurrentiel en tant que plaque tournante de lâAfrique centrale en matiĂšre de transport et de logistique. Dans cette perspective, le dĂ©veloppement de nouvelles voies modernes est envisagĂ© conformĂ©ment au plan-directeur, dans le cadre de partenariats entre le public et des investisseurs privĂ©s, pour les itinĂ©raires prioritaires reliant les ports et les zones de production industrielles et miniĂšres. Trois sĂ©quences de dĂ©ploiement ont Ă©tĂ© retenues : Ă court, moyen et long termes. Puis, la classification des lignes dans chaque sĂ©quence est fonction des rĂ©sultats de lâanalyse de la demande. Câest ainsi quâon retrouve dans le court terme, des lignes telles que EdĂ©a-Lolabe (port en eau profonde de Kribi) ; Mbalam-Lolabe, Douala-Limbe ; NgaoundĂ©rĂ©-Douala. A moyen terme, est envisagĂ©e la construction des lignes Douala-Wum ; Mbanga-Kumba ; NgaoundĂ©rĂ©-KoussĂ©ri, Bertoua-Gamboula, etc. Enfin, Ă long terme, les lignes Guider-Dourbeye ; Bafoussam-Ekok ; Obala-Bandjoun ; Tiko-Mundemba ; Foumban-Nkambe, etc. Faisant le point, le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes techniques au ministĂšre des Travaux publics, Guy Daniel Abouna Zoa, affirme que de nombreuses Ă©tudes sont en cours dans la perspective dâĂ©tendre le rĂ©seau dâinfrastructures ferroviaires en double voies et Ă©cartement standard (1,435 mĂštre). Il y a donc en cours, les Ă©tudes de faisabilitĂ© du tronçon de chemin de fer EdĂ©a-Kribi (environ 136 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-LimbĂ© (environ 70 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-YaoundĂ©-Bertoua-NgaoundĂ©rĂ© (environ 900 km) pour un dĂ©lai de 24 mois ; et le montage institutionnel relatif au tronçon NgaoundĂ©rĂ©-NâDjamena (environ 700 km). Pour tous ces tronçons, le financement, la construction et lâexploitation sont envisagĂ©s suivant les procĂ©dures du partenariat public-privĂ© (PPP).
Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique
Les entreprises spĂ©cialisĂ©es dans les Ă©tudes, la construction et lâexploitation des infrastructures ferroviaires ont un boulevard dâopportunitĂ©s Ă saisir au Cameroun. Car elles arrivent au moment oĂč presque tout est Ă construire. En effet, bien quâopĂ©rationnel depuis avril 1911, le chemin de fer a, Ă peine, tissĂ© sa toile dans le pays. Il est Ă voie Ă©troite (1 000 mm dâĂ©cartement) et sâĂ©tend seulement entre Douala-Kumba (ligne ouest, environ 100 km) et Douala-NgaoundĂ©rĂ© (Transcam I et II, 885 km). Sa densitĂ©, sur un territoire de 475 440 kmÂČ, est de seulement 2,32 km pour 1 000 kmÂČ, soit 1/25 de celle de lâEurope, qui est de 60 km. Aujourdâhui, les investissements sur le rĂ©seau ferroviaire se limitent Ă la rĂ©habilitation de certains tronçons, empĂȘchant ainsi au chemin de fer de jouer pleinement son rĂŽle. Selon les experts, mĂȘme si tout le rĂ©seau actuel devait ĂȘtre rĂ©novĂ©, sa vitesse et sa capacitĂ© de transport seraient limitĂ©es Ă cause de lâĂ©troitesse des rails. Ce rĂ©seau serait, en outre, incapable de satisfaire la demande croissante de transport des marchandises et des personnes, dans une Ă©conomie en croissance lancĂ©e vers lâĂ©mergence. Dans ces conditions, les activitĂ©s logistiques et industrielles inter-rĂ©gionales peinent Ă dĂ©coller et lâĂ©conomie ne se dĂ©veloppe guĂšre comme il se devrait, en raison du mauvais Ă©tat des moyens de transport de masse des produits pondĂ©reux. DâoĂč la pertinence du Plan-directeur ferroviaire national dont le Cameroun sâest dotĂ© en 2012. Ce plan est avant tout un outil de planification qui sert de boussole aux investissements dans ce secteur stratĂ©gique. Dans un pays riche en ressources naturelles, lâenjeu est de construire un rĂ©seau ferroviaire allant du Nord au Sud et de lâEst Ă lâOuest, afin dâamĂ©liorer lâaccessibilitĂ© du chemin de fer en bĂątissant un rĂ©seau inter-rĂ©gional destinĂ© Ă effacer les dĂ©sĂ©quilibres entre les rĂ©gions et promouvoir le dĂ©veloppement des zones moins avancĂ©es. Bien plus, sur le plan international, il est question de se connecter aux pays voisins, dans lâoptique de sâassurer un avantage concurrentiel en tant que plaque tournante de lâAfrique centrale en matiĂšre de transport et de logistique. Dans cette perspective, le dĂ©veloppement de nouvelles voies modernes est envisagĂ© conformĂ©ment au plan-directeur, dans le cadre de partenariats entre le public et des investisseurs privĂ©s, pour les itinĂ©raires prioritaires reliant les ports et les zones de production industrielles et miniĂšres. Trois sĂ©quences de dĂ©ploiement ont Ă©tĂ© retenues : Ă court, moyen et long termes. Puis, la classification des lignes dans chaque sĂ©quence est fonction des rĂ©sultats de lâanalyse de la demande. Câest ainsi quâon retrouve dans le court terme, des lignes telles que EdĂ©a-Lolabe (port en eau profonde de Kribi) ; Mbalam-Lolabe, Douala-Limbe ; NgaoundĂ©rĂ©-Douala. A moyen terme, est envisagĂ©e la construction des lignes Douala-Wum ; Mbanga-Kumba ; NgaoundĂ©rĂ©-KoussĂ©ri, Bertoua-Gamboula, etc. Enfin, Ă long terme, les lignes Guider-Dourbeye ; Bafoussam-Ekok ; Obala-Bandjoun ; Tiko-Mundemba ; Foumban-Nkambe, etc. Faisant le point, le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes techniques au ministĂšre des Travaux publics, Guy Daniel Abouna Zoa, affirme que de nombreuses Ă©tudes sont en cours dans la perspective dâĂ©tendre le rĂ©seau dâinfrastructures ferroviaires en double voies et Ă©cartement standard (1,435 mĂštre). Il y a donc en cours, les Ă©tudes de faisabilitĂ© du tronçon de chemin de fer EdĂ©a-Kribi (environ 136 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-LimbĂ© (environ 70 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-YaoundĂ©-Bertoua-NgaoundĂ©rĂ© (environ 900 km) pour un dĂ©lai de 24 mois ; et le montage institutionnel relatif au tronçon NgaoundĂ©rĂ©-NâDjamena (environ 700 km). Pour tous ces tronçons, le financement, la construction et lâexploitation sont envisagĂ©s suivant les procĂ©dures du partenariat public-privĂ© (PPP).
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Des trésors dans les rails
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Peter Agbor Tabi, la famille porte le deuil
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Au domicile du dĂ©funt Ă YaoundĂ©, dignitĂ© et Ă©motion caractĂ©risent les proches de lâancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique.
Quartier Biteng Ă YaoundĂ©, Ă la limite entre la capitale avec la petite localitĂ© de Nkoabang mercredi en fin de matinĂ©e. Une bĂątisse se dresse dans une clĂŽture. Quelques personnes sortent de temps en temps de cette rĂ©sidence. Ici, habitait encore Peter Agbor Tabi. MalgrĂ© le silence qui caractĂ©rise les lieux, prĂšs de 500 mĂštres Ă la ronde, lâon sait que lâancien « maĂźtre des lieux » nâest plus. A lâintĂ©rieur de la rĂ©sidence, lâun des fils de lâancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, dĂ©cĂ©dĂ© avant-hier Ă Paris des suites de maladie, accueille les visiteurs. En toute simplicitĂ© et avec courtoisie. Sur le reste, difficile de lui arracher le moindre mot. « Mon pĂšre Ă©tait trĂšs bien organisĂ©. Je vous conseille de vous adresser Ă son frĂšre le recteur de lâuniversitĂ© de Maroua (Pr. Ako Edward Oben, Ndlr). Câest lui qui sâexprime au nom de la famille », laisse-t-il tomber en prenant le soin dâindiquer que le porte-parole de la famille est occupĂ© dans le cadre des jeux universitaires qui se dĂ©roulent au Campus de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Et câest avec beaucoup de dignitĂ© quâil prend congĂ© de vous pour sâoccuper de nouveaux arrivants, non sans indiquer quâil prĂ©fĂšre que les tĂ©moignages sur son pĂšre soient apportĂ©s par les autres « un homme qui a beaucoup aidĂ© des gens dans son entourage », indique-t-il nĂ©anmoins.
DĂ©cĂ©dĂ© Ă Paris avant-hier, comme lâindique le communiquĂ© rendu public Ă cet effet par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, la dĂ©pouille de celui qui a Ă©tĂ© le dernier chancelier de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©, avant la rĂ©forme qui a vu la naissance dâautres institutions universitaires en 1993 se trouve encore dans la capitale française. En attendant le programme des obsĂšques.
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Au domicile du dĂ©funt Ă YaoundĂ©, dignitĂ© et Ă©motion caractĂ©risent les proches de lâancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique.
Quartier Biteng Ă YaoundĂ©, Ă la limite entre la capitale avec la petite localitĂ© de Nkoabang mercredi en fin de matinĂ©e. Une bĂątisse se dresse dans une clĂŽture. Quelques personnes sortent de temps en temps de cette rĂ©sidence. Ici, habitait encore Peter Agbor Tabi. MalgrĂ© le silence qui caractĂ©rise les lieux, prĂšs de 500 mĂštres Ă la ronde, lâon sait que lâancien « maĂźtre des lieux » nâest plus. A lâintĂ©rieur de la rĂ©sidence, lâun des fils de lâancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, dĂ©cĂ©dĂ© avant-hier Ă Paris des suites de maladie, accueille les visiteurs. En toute simplicitĂ© et avec courtoisie. Sur le reste, difficile de lui arracher le moindre mot. « Mon pĂšre Ă©tait trĂšs bien organisĂ©. Je vous conseille de vous adresser Ă son frĂšre le recteur de lâuniversitĂ© de Maroua (Pr. Ako Edward Oben, Ndlr). Câest lui qui sâexprime au nom de la famille », laisse-t-il tomber en prenant le soin dâindiquer que le porte-parole de la famille est occupĂ© dans le cadre des jeux universitaires qui se dĂ©roulent au Campus de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Et câest avec beaucoup de dignitĂ© quâil prend congĂ© de vous pour sâoccuper de nouveaux arrivants, non sans indiquer quâil prĂ©fĂšre que les tĂ©moignages sur son pĂšre soient apportĂ©s par les autres « un homme qui a beaucoup aidĂ© des gens dans son entourage », indique-t-il nĂ©anmoins.
DĂ©cĂ©dĂ© Ă Paris avant-hier, comme lâindique le communiquĂ© rendu public Ă cet effet par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, la dĂ©pouille de celui qui a Ă©tĂ© le dernier chancelier de lâuniversitĂ© de YaoundĂ©, avant la rĂ©forme qui a vu la naissance dâautres institutions universitaires en 1993 se trouve encore dans la capitale française. En attendant le programme des obsĂšques.
www.cameroon-tribune.cm
Peter Agbor Tabi, la famille porte le deuil
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les médecins prescrivent des mesures anti-stress au Travail
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société
La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cĆur dâactions de sensibilisation cette semaine.
Aujourdâhui 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă lâoccasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme dâune confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, lâon a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans lâaugmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. DâoĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, dâorganiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre dâamĂ©liorer les statistiques dâici la prochaine Ă©dition en comparaison avec lâactuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages dâune autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que lâAfrique (Ă travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant dâenvisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© lâattention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et lâuniversalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société
La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cĆur dâactions de sensibilisation cette semaine.
Aujourdâhui 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă lâoccasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme dâune confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, lâon a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans lâaugmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. DâoĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, dâorganiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre dâamĂ©liorer les statistiques dâici la prochaine Ă©dition en comparaison avec lâactuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages dâune autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que lâAfrique (Ă travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant dâenvisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© lâattention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et lâuniversalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.
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Les médecins prescrivent des mesures anti-stress au Travail
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Consommation: gare aux produits « soigne-tout »
Elise ZIEMINE
National - Société
Proposés à des prix dérisoires, ils sont lourds de conséquences sur la santé des utilisateurs.
Trois jours passĂ©s entre la chambre et les toilettes. Mireille Ondoa a failli trĂ©passer il y a quelque jours Ă YaoundĂ© Ă cause dâun de ces produits multiples actions. Victime de constipations occasionnelles, la dame a Ă©tĂ© bluffĂ©e par une poudre dont on disait quâelle nettoie le ventre, les reins et purifie lâorganisme. Le vendeur lui ayant affirmĂ© quâune seule poire allait dĂ©finitivement rĂ©soudre le problĂšme, la patiente sâest jetĂ©e Ă lâeau sans avoir demandĂ© le dosage. Une fois entre les quatre murs et la poudre diluĂ©e, elle a propulsĂ© le mĂ©lange dans le ventre. Mais ce qui Ă©tait prĂ©vu pour mettre un terme Ă la constipation a plutĂŽt provoquĂ© une colique terrible. « Ma fille a failli mourir. Lorsquâelle mâa appelĂ©, elle nâarrivait mĂȘme plus Ă marcher. Câest avec lâaide des voisins que je lâai amenĂ©e Ă lâHĂŽpital central. Les gens qui fabriquent ces mĂ©dicaments et les vendent Ă vil prix dans les agences de voyage ne sont pas sĂ©rieux », regrette sa mĂšre. Mireille nâa pas Ă©tĂ© la seule dans cette situation. « Jâai achetĂ© un de ces produits qui devait non seulement blanchir les dents, mettre un terme au saignement des gencives et lutter contre toute sorte de douleur. Mais aprĂšs le premier brossage, jâai eu mal aux gencives pendant toute la journĂ©e. Il nây avait mĂȘme pas moyen de manger», affirme Mohamed Nsangou. Et un autre usager dâajouter : « Pour moi câĂ©tait un produit qui devait lutter contre les odeurs corporelles, la transpiration, les dĂ©mangeaisons, le « Came No Go » et qui devait lisser la peau. Mais aprĂšs plusieurs bains, mes boutons se sont aggravĂ©s, multipliĂ©s mĂȘme. Je ne comprenais plus ce qui se passait.»
Le problĂšme, câest quâĂ cĂŽtĂ© de la mĂ©dicine moderne ou de la pharmacopĂ©e traditionnelle « responsable », une catĂ©gorie de « chercheurs » met sur le marchĂ© des produits prĂ©tendant soigner les maladies vĂ©nĂ©riennes, les hĂ©morroĂŻdes, la filariose, les vers intestinaux, le rhumatisme, faiblesses sexuellesâŠ
Câest en effet le cas dâun de ces remĂšdes ayant la cote ces derniers mois dans la ville de YaoundĂ©. Vendu Ă 50 F, il est proposĂ© aux usagers dans tous les espaces publics. Avec des allures dâun dĂ©tergent, le produit porte la mention « Savon en poudre, anti moustique et antiseptique. » Nâallez surtout pas croire quâil nâest fait que pour tordre le cou aux moustiques. Non. Il lutte Ă©galement contre le mal de dents, les pellicules, les cicatrices, les dĂ©mangeaisons des orteils, la constipation, le mal de dos et bien dâautres. Sur le sachet en plastique, le nom du fabricant nâest pas mentionnĂ©, mais le mode dâutilisation est indiquĂ©. AprĂšs avoir expliquĂ© comment la poudre nettoie les habits « plus que le pressing » ou chasse les pellicules Ă la vitesse de lâĂ©clair, plus loin on y lit : « Blessure : former la patte avec de lâeau, appliquez. GuĂ©rison rapide sans cicatrice » Lâon savait gĂ©nĂ©ralement quâun mĂ©dicament Ă©tait destinĂ© Ă un mal, mais celui-ci, sâil faut lâappeler ainsi, est destinĂ© Ă 10 problĂšmes. En plus, il est capable de soigner lâhomme et de tuer les moustiques en mĂȘme temps. Conceptions ingĂ©nieuses ou dangers publics, câest Ă chacun de voir. Mais tous ceux qui ont essayĂ©, conseillent dâaller Ă lâhĂŽpital au moindre mal.
Elise ZIEMINE
National - Société
Proposés à des prix dérisoires, ils sont lourds de conséquences sur la santé des utilisateurs.
Trois jours passĂ©s entre la chambre et les toilettes. Mireille Ondoa a failli trĂ©passer il y a quelque jours Ă YaoundĂ© Ă cause dâun de ces produits multiples actions. Victime de constipations occasionnelles, la dame a Ă©tĂ© bluffĂ©e par une poudre dont on disait quâelle nettoie le ventre, les reins et purifie lâorganisme. Le vendeur lui ayant affirmĂ© quâune seule poire allait dĂ©finitivement rĂ©soudre le problĂšme, la patiente sâest jetĂ©e Ă lâeau sans avoir demandĂ© le dosage. Une fois entre les quatre murs et la poudre diluĂ©e, elle a propulsĂ© le mĂ©lange dans le ventre. Mais ce qui Ă©tait prĂ©vu pour mettre un terme Ă la constipation a plutĂŽt provoquĂ© une colique terrible. « Ma fille a failli mourir. Lorsquâelle mâa appelĂ©, elle nâarrivait mĂȘme plus Ă marcher. Câest avec lâaide des voisins que je lâai amenĂ©e Ă lâHĂŽpital central. Les gens qui fabriquent ces mĂ©dicaments et les vendent Ă vil prix dans les agences de voyage ne sont pas sĂ©rieux », regrette sa mĂšre. Mireille nâa pas Ă©tĂ© la seule dans cette situation. « Jâai achetĂ© un de ces produits qui devait non seulement blanchir les dents, mettre un terme au saignement des gencives et lutter contre toute sorte de douleur. Mais aprĂšs le premier brossage, jâai eu mal aux gencives pendant toute la journĂ©e. Il nây avait mĂȘme pas moyen de manger», affirme Mohamed Nsangou. Et un autre usager dâajouter : « Pour moi câĂ©tait un produit qui devait lutter contre les odeurs corporelles, la transpiration, les dĂ©mangeaisons, le « Came No Go » et qui devait lisser la peau. Mais aprĂšs plusieurs bains, mes boutons se sont aggravĂ©s, multipliĂ©s mĂȘme. Je ne comprenais plus ce qui se passait.»
Le problĂšme, câest quâĂ cĂŽtĂ© de la mĂ©dicine moderne ou de la pharmacopĂ©e traditionnelle « responsable », une catĂ©gorie de « chercheurs » met sur le marchĂ© des produits prĂ©tendant soigner les maladies vĂ©nĂ©riennes, les hĂ©morroĂŻdes, la filariose, les vers intestinaux, le rhumatisme, faiblesses sexuellesâŠ
Câest en effet le cas dâun de ces remĂšdes ayant la cote ces derniers mois dans la ville de YaoundĂ©. Vendu Ă 50 F, il est proposĂ© aux usagers dans tous les espaces publics. Avec des allures dâun dĂ©tergent, le produit porte la mention « Savon en poudre, anti moustique et antiseptique. » Nâallez surtout pas croire quâil nâest fait que pour tordre le cou aux moustiques. Non. Il lutte Ă©galement contre le mal de dents, les pellicules, les cicatrices, les dĂ©mangeaisons des orteils, la constipation, le mal de dos et bien dâautres. Sur le sachet en plastique, le nom du fabricant nâest pas mentionnĂ©, mais le mode dâutilisation est indiquĂ©. AprĂšs avoir expliquĂ© comment la poudre nettoie les habits « plus que le pressing » ou chasse les pellicules Ă la vitesse de lâĂ©clair, plus loin on y lit : « Blessure : former la patte avec de lâeau, appliquez. GuĂ©rison rapide sans cicatrice » Lâon savait gĂ©nĂ©ralement quâun mĂ©dicament Ă©tait destinĂ© Ă un mal, mais celui-ci, sâil faut lâappeler ainsi, est destinĂ© Ă 10 problĂšmes. En plus, il est capable de soigner lâhomme et de tuer les moustiques en mĂȘme temps. Conceptions ingĂ©nieuses ou dangers publics, câest Ă chacun de voir. Mais tous ceux qui ont essayĂ©, conseillent dâaller Ă lâhĂŽpital au moindre mal.
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Consommation: gare aux produits « soigne-tout »
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Barrage hydro-électrique de Nachtigal: les financements sont-ils menacés ?
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
ElectricitĂ© de France, lâun des partenaires du projet, a rĂ©cemment annoncĂ© une rĂ©duction de ses investissements du fait dâune conjoncture dĂ©favorable.
Face Ă la baisse des prix de gros de lâĂ©lectricitĂ© en France qui ont atteint des niveaux historiquement bas depuis le dĂ©but de cette annĂ©e, le conseil dâadministration dâEDF (ElectricitĂ© de France) rĂ©uni le 22 avril dernier a annoncĂ© une sĂ©rie de mesures stratĂ©giques. Câest ainsi que, pour renforcer sa situation financiĂšre, EDF prĂ©voit dâaugmenter son capital Ă hauteur de quatre milliards dâeuros, soit environ 2 620 milliards de F, dont le tiers proviendra de lâEtat français, dĂ©tenteur de 85% des actions du groupe. Le premier point du plan dâactions annoncĂ© par EDF câest lâ « optimisation et sĂ©lectivitĂ© des investissements en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie CAP 2030 ». LĂ , le groupe prĂ©voit de rĂ©duire les investissements de prĂšs de deux milliards dâeuros (environ 1 310 milliards de F) entre 2015 et 2018.
ProblĂšme, EDF est actuellement engagĂ©e dans le financement du projet dâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont au Cameroun. Le groupe devrait apporter 40% des 655,9 milliards de F CFA nĂ©cessaires. Ce projet pourrait-il souffrir de la situation financiĂšre actuelle dâEDF ? ContactĂ© Ă ce sujet, Olivier Flambard, chef de projet Nachtigal, rĂ©pond : « Le plan dâaction annoncĂ© vendredi par EDF vise prĂ©cisĂ©ment Ă sĂ©curiser la trajectoire financiĂšre dâEDF et Ă lui permettre de poursuivre son dĂ©veloppement dans le cadre de sa stratĂ©gie CAP 2030, dont une des ambitions fortes consiste Ă dĂ©velopper le Groupe EDF Ă lâinternational, notamment dans les zones en croissance comme en Afrique et Ă investir dans des projets compĂ©titifs et bas carbone ». A en croire le chef de projet, le barrage de Nachtigal ne devrait donc pas souffrir des rĂ©ajustements annoncĂ©s. « A cet Ă©gard, le projet Nachtigal-amont au Cameroun a pour EDF toute sa pertinence et son importance, et EDF continue de travailler avec ses partenaires, le gouvernement du Cameroun et la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI), en vue de la dĂ©cision finale dâinvestissement », ajoute notre source.
Lâaccord de dĂ©veloppement en commun du projet dâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont sur le fleuve Sanaga dans la rĂ©gion du Centre a Ă©tĂ© signĂ© Ă YaoundĂ© le 8 novembre 2013 entre le gouvernement camerounais et trois partenaires financiers: la SFI, membre du groupe de la Banque mondiale, Rio Tinto Alcan (RTA) et EDF reprĂ©sentĂ©e par Michel Roussin. Un an aprĂšs, en octobre 2014, lâannonce par RTA de son retrait de lâactionnariat du groupe Alucam avait dĂ©jĂ fait planer des incertitudes sur la poursuite de son engagement dans le projet Nachtigal. Actuellement, sur le site Internet du projet Nachtigal, le groupe minier nâest pas citĂ© parmi les dĂ©veloppeurs du projet.
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
ElectricitĂ© de France, lâun des partenaires du projet, a rĂ©cemment annoncĂ© une rĂ©duction de ses investissements du fait dâune conjoncture dĂ©favorable.
Face Ă la baisse des prix de gros de lâĂ©lectricitĂ© en France qui ont atteint des niveaux historiquement bas depuis le dĂ©but de cette annĂ©e, le conseil dâadministration dâEDF (ElectricitĂ© de France) rĂ©uni le 22 avril dernier a annoncĂ© une sĂ©rie de mesures stratĂ©giques. Câest ainsi que, pour renforcer sa situation financiĂšre, EDF prĂ©voit dâaugmenter son capital Ă hauteur de quatre milliards dâeuros, soit environ 2 620 milliards de F, dont le tiers proviendra de lâEtat français, dĂ©tenteur de 85% des actions du groupe. Le premier point du plan dâactions annoncĂ© par EDF câest lâ « optimisation et sĂ©lectivitĂ© des investissements en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie CAP 2030 ». LĂ , le groupe prĂ©voit de rĂ©duire les investissements de prĂšs de deux milliards dâeuros (environ 1 310 milliards de F) entre 2015 et 2018.
ProblĂšme, EDF est actuellement engagĂ©e dans le financement du projet dâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont au Cameroun. Le groupe devrait apporter 40% des 655,9 milliards de F CFA nĂ©cessaires. Ce projet pourrait-il souffrir de la situation financiĂšre actuelle dâEDF ? ContactĂ© Ă ce sujet, Olivier Flambard, chef de projet Nachtigal, rĂ©pond : « Le plan dâaction annoncĂ© vendredi par EDF vise prĂ©cisĂ©ment Ă sĂ©curiser la trajectoire financiĂšre dâEDF et Ă lui permettre de poursuivre son dĂ©veloppement dans le cadre de sa stratĂ©gie CAP 2030, dont une des ambitions fortes consiste Ă dĂ©velopper le Groupe EDF Ă lâinternational, notamment dans les zones en croissance comme en Afrique et Ă investir dans des projets compĂ©titifs et bas carbone ». A en croire le chef de projet, le barrage de Nachtigal ne devrait donc pas souffrir des rĂ©ajustements annoncĂ©s. « A cet Ă©gard, le projet Nachtigal-amont au Cameroun a pour EDF toute sa pertinence et son importance, et EDF continue de travailler avec ses partenaires, le gouvernement du Cameroun et la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI), en vue de la dĂ©cision finale dâinvestissement », ajoute notre source.
Lâaccord de dĂ©veloppement en commun du projet dâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont sur le fleuve Sanaga dans la rĂ©gion du Centre a Ă©tĂ© signĂ© Ă YaoundĂ© le 8 novembre 2013 entre le gouvernement camerounais et trois partenaires financiers: la SFI, membre du groupe de la Banque mondiale, Rio Tinto Alcan (RTA) et EDF reprĂ©sentĂ©e par Michel Roussin. Un an aprĂšs, en octobre 2014, lâannonce par RTA de son retrait de lâactionnariat du groupe Alucam avait dĂ©jĂ fait planer des incertitudes sur la poursuite de son engagement dans le projet Nachtigal. Actuellement, sur le site Internet du projet Nachtigal, le groupe minier nâest pas citĂ© parmi les dĂ©veloppeurs du projet.
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Barrage hydro-électrique de Nachtigal: les financements sont-ils menacés ?
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue