Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du jeudi, 30 juin 2016.
Pas d’immunitĂ© pour les ministres!

Jean Francis BELIBI
National - Politique

L’article 127 du Projet de Code pĂ©nal a Ă©tĂ© amendĂ© au cours de la plĂ©niĂšre d’adoption du texte par le SĂ©nat Ă  la demande du gouvernement.

Hier, la Commission des Lois constitutionnelles de l’AssemblĂ©e nationale s’est rĂ©unie au palais de Verre de Ngoa EkellĂ©. Au centre de ses travaux, l’examen des modifications apportĂ©es au projet de loi portant Code pĂ©nal par le SĂ©nat. Ainsi donc, les membres de la Commission conduite par Zondol Hersesse se sont retrouvĂ©s une fois de plus face au ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso pour rĂ©examiner un texte que la chambre entiĂšre avait pourtant adoptĂ© au cours d’une sĂ©ance plĂ©niĂšre tenue le 22 juin dernier. Ce nouvel examen d’un projet de loi est bien conforme aux dispositions de l’article 30 de la Constitution du Cameroun. En quoi consiste ce nouvel examen du texte ? Un amendement a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  l’article 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal lors de la plĂ©niĂšre d’adoption au SĂ©nat. Au centre de multiples dĂ©bats, ledit article portait notamment sur « les empiĂštements du judiciaire sur certaines immunitĂ©s ». En clair, le texte adoptĂ© et transmis au SĂ©nat indiquait que tout magistrat ou officier de police judiciaire qui, en violation des lois sur les immunitĂ©s, poursuit, arrĂȘte ou juge un membre du gouvernement ou du parlement encouraitt un emprisonnement de un Ă  cinq ans.
La nouvelle formulation du texte, selon le sĂ©nateur Siegfried David Etame Massoma, prĂ©sident de la Commission des Lois constitutionnelles du SĂ©nat est la suivante : « est puni d’un emprisonnement de un Ă  cinq ans, le magistrat ou l’officier de police judiciaire qui poursuit, arrĂȘte ou juge quiconque, en violation des lois sur les immunitĂ©s ». En clair, les membres du gouvernement ne sont plus dĂ©sormais concernĂ©s par cette disposition, eux qui ne sont pas protĂ©gĂ©s par lesdites lois. Le prĂ©sident de la Commission des Lois constitutionnelles du SĂ©nat rappelle d’ailleurs que l’amendement audit article a Ă©tĂ© introduit par le gouvernement. Celui-ci rĂ©agit ainsi au dĂ©bat qu’avait suscitĂ© cette disposition au sein du Code pĂ©nal. ConformĂ©ment aux dispositions de l’alinĂ©a 3-b de l’article 30 de la Constitution, le texte qui a Ă©tĂ© examinĂ© hier en Commission par l’AssemblĂ©e nationale devra ĂȘtre Ă  nouveau adoptĂ© par la chambre entiĂšre au cours des travaux de la prĂ©sente session. Ceci Ă  la majoritĂ© simple des dĂ©putĂ©s. AprĂšs cet exercice, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale va transmettre la derniĂšre mouture du texte au prĂ©sident de la RĂ©publique pour promulgation. Le calendrier s’annonce donc particuliĂšrement chargĂ© du cĂŽtĂ© du palais de Verre de Ngoa EkellĂ©. La fin de la prĂ©sente session Ă©tant prĂ©vue pour demain, vendredi 1er juillet 2016.
Charles Ndongo nouveau DG de la CRTV

Elise ZIEMINE
National - Politique

Le journaliste principal hors Ă©chelle a Ă©tĂ© nommĂ© mercredi soir par le chef de l’Etat, Paul Biya pour diriger la tĂ©lĂ©vision nationale du Cameroun.

Lorsque le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de la CRTV arrive Ă  son domicile hier soir autour de 19h30, amis, connaissances, personnels de la chaĂźne nationale sont dĂ©jĂ  en place. C’est sous des cris de joie, chant de remerciement que les uns et les autres plongent dans ses bras, question de serrer trĂšs fort celui qui Ă©tait jusqu’ici, directeur central de la CRTV. MalgrĂ© l’euphorie du moment, le nouveau patron n’oublie pas ceux qui l’ont propulsĂ© Ă  ce prestigieux poste. « Mes premiers mots sont ceux de remerciements au Seigneur, lui qui sait toujours ce qu’il a Ă  faire. J’adresse Ă©galement et ceci naturellement, mes remerciements au chef de l’Etat, qui m’a vu travaillĂ© depuis toutes ces annĂ©es et qui a dĂ©cidĂ© de me donner un bonus, Ă  deux mois de la retraite, jour pour jour. Je lui suis infiniment reconnaissant », a-t-il prĂ©cisĂ©.
Et pour la petite histoire, le journaliste principal hors Ă©chelle fait savoir qu’il ne s’attendait pas Ă  cette nomination. Il Ă©tait en rĂ©union jusqu’à 16h45, lorsqu’un appel lui est venu de trĂšs haut. Maintenant que le dĂ©cret du chef de l’Etat est tombĂ© et pour avoir gravi les Ă©chelons dans cette maison depuis les annĂ©es 80, Charles Ndongo compte bien imprimer sa marque Ă  la CRTV. « Ma touche personnelle sera ce que j‘ai toujours Ă©tĂ©, c’est-Ă -dire un professionnel jusqu’au bout des ongles. J’espĂšre pouvoir irradier tout cela dans la maison. Le communiquer Ă  tous ceux qui seront autour de moi. Ce sont des personnes que je connais depuis des annĂ©es. Normalement ça devrait se passer dans la convivialitĂ©, l’efficacitĂ©, l’excellence que nous allons tous nous donner comme objectif », a promis le Dg.
Et comme il l’a d’ailleurs indiquĂ© hier soir, aprĂšs l’émotion il va falloir se mettre au travail. Chacun lĂ  oĂč il se trouve pour que main dans la main, lui et l’ensemble du personnel de la CRTV-tĂ©lĂ©, radio et des stations rĂ©gionales puissent relever ce dĂ©fi. « Je pense que les compĂ©tences et les intelligences sont lĂ . Normalement les choses devraient bien se passer », a-t-il espĂ©rer.
Charles Ndongo remplace Ahmadou VamoulkĂ©. Il sera accompagnĂ© dans ses nouvelles fonctions par Emmanuel WongibĂ©, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, nommĂ© lui par le chef de l’Etat hier soir.
Tiko: Five Tonnes Of Fish Auctioned

Nkeze MBONWOH
National - Politique

The “Yang I” was caught fishing in restricted areas near Limbe on June 27, 2016.

A fishing vessel named Yang I, fishing in restricted Cameroon territorial water areas, was apprehended by a joint patrol team by the Maritime Naval Base in Limbe (Cameroon Navy) and the personnel of the Ministry of Livestock Fisheries and Animal Industries (MINEPIA) on 24 June, 2016. The fish caught in the vessel was sold to the public for consumption at an auction sale conducted at the Tiko Warf last 27 June, in the presence of the Divisional Officer for Tiko, Patrick Che Ngwashi, and the South West Regional Delegate for MINEPIA, Dr. Andu Walters Ndi. The DO told the press that “the vessel was caught violating the fishing norms as they were not only fishing in restricted areas but also using a compacted net that would catch even the eggs and the smallest protected sizes of fish thereby preventing regeneration and sustainability. Fishing norms require that sustainability of fish in water be ensured, but their material carried everything in the water even the eggs such that if we leave the company to continue this process, in the next six months we will not have fish in the market, the Patrick Che Ngwashi explained. “For this reason the fish caught in this process will be sold to the public and the amount paid to the State treasury” he went on.
He added that the illegal fishing nets used was officially destroyed and burnt. Mr. Che Ngwashi stressed that the company will pay a fine of 7 million FCFA to the public treasury according to the regulations in force adding that this would serve as deterrent to other companies of similar bad faith.
Les 200 meilleurs élÚves du Lycée bilingue de Bonabéri primés

Rita DIBA
Régions - Littoral

Ils ont reçu livres et cahiers lors d’une cĂ©rĂ©monie d’excellence scolaire samedi Ă  Douala.
18,81 sur 20. C’est la moyenne obtenue par Chelsea Fangue Tchokodjui, inscrite en Bilingual Form 2, au terme de l’annĂ©e scolaire 2015-2016. Faisant de la jeune fille de 13 ans la meilleure Ă©lĂšve du lycĂ©e bilingue de BonabĂ©ri Ă  Douala. Sur les 6700 lycĂ©ens que compte l’établissement. Le secret de cette amoureuse des mathĂ©matiques : deux heures d’études chaque soir, une fois rentrĂ©e des cours, du lundi au vendredi.
Chelsea Fangue Tchokodjui est ainsi la premiĂšre des 200 Ă©lĂšves primĂ©s samedi 25 juin dernier par les responsables du lycĂ©e, lors de la JournĂ©e de l’excellence 2015/2016. Une cĂ©rĂ©monie de remise de rĂ©compenses prĂ©sidĂ©e par le chef du village Bonamikano, qui a profitĂ© de l’occasion pour remercier les encadreurs de l’établissement pour leur travail fait avec abnĂ©gation dans l’éducation des enfants de la communautĂ©. Les laurĂ©ats ont reçu chacun deux livres (français et anglais) et des cahiers. Chelsea a reçu en plus un ordinateur de bureau.
Pour le proviseur François Engal, cette initiative est primordiale : « Dans un contexte marquĂ© par l’adhĂ©sion massive de nos enfants aux fausses valeurs, il convient de cĂ©lĂ©brer encore et toujours, en toute sincĂ©ritĂ©, ceux de nos Ă©lĂšves qui ont choisi de se distinguer par le travail bien fait, de sortir de la crise mentale de la mĂ©diocritĂ© grĂące Ă  des efforts permanents d’abnĂ©gation et de discipline. » Il aura aussi Ă©tĂ© question de rappeler Ă  tous les lycĂ©ens le rĂŽle de leurs diplĂŽmes, qui n’ont d’importance que s’ils contribuent Ă  une croissance rĂ©elle de l’individu et de sa sociĂ©tĂ©.
L'Ouganda va retirer ses troupes de Centrafrique

Simon Pierre ETOUNDI
Afrique - Politique

Le retrait de l’armĂ©e ougandaise sera effectif avant la fin de l’annĂ©e 2016.
A partir du mois d’octobre prochain, l’armĂ©e ougandaise va commencer le retrait de ses troupes dĂ©ployĂ©es en RĂ©publique centrafricaine. Les militaires ougandais y sont pour aider leurs homologues Ă  traquer l'ArmĂ©e de rĂ©sistance du Seigneur (LRA), groupe armĂ© originaire d'Ouganda. Le porte-parole de l’armĂ©e ougandaise, le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, qui a annoncĂ© mardi le retrait des troupes de son pays, considĂšre qu’elles se sont dĂ©jĂ  suffisamment investies. « Il y a un moment oĂč l'objectif d'une campagne est atteint et oĂč il faut se retirer. On ne peut pas rester dĂ©ployĂ© sur une opĂ©ration plus de cinq ans. Notre plan est de nous retirer de la RCA avant la fin de l'annĂ©e, Ă  moins d'un Ă©vĂ©nement contraire important", a-t-il dĂ©clarĂ©.
Le retrait des 2500 soldats dĂ©ployĂ©s dans le cadre de l'Initiative de coopĂ©ration rĂ©gionale pour l'Ă©limination de la LRA (RCI-LRA), sous la banniĂšre de l'Union africaine, se fera de façon progressive. Toutefois, la dĂ©cision du retrait ougandais embarrasse l’Union africaine. Au cours des derniĂšres semaines, le Conseil de paix et de sĂ©curitĂ© de l'UA a tentĂ© d’inflĂ©chir la position de Kampala. En effet, l’UA redoute que le dĂ©part des troupes ougandaises ne crĂ©e un vide de sĂ©curitĂ© dont profiterait la LRA ou d’autres groupes rebelles actifs dans la rĂ©gion. A Addis-Abeba, il a ainsi Ă©tĂ© recommandĂ© que le mandat des troupes soit prolongĂ© jusqu'en mai 2017. Mais Ă  Kampala, l’on considĂšre que la LRA est sĂ©rieusement affaiblie et ne reprĂ©sente dĂ©sormais qu’un risque mineur en Centrafrique.
On entre dans la phase opérationnelle de l'Organisation de la CAN 2016

Steve LIBAM
National - Sport

Bidoung Mkpatt a prĂ©sidĂ© mercredi Ă  YaoundĂ©, une rĂ©union de coordination du ComitĂ© central d’organisation.
L’on s’achemine vers la phase opĂ©rationnelle de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine 2016. A 143 jours du dĂ©but de la compĂ©tition, la rĂ©union de coordination du ComitĂ© central d’organisation tenue mercredi, sous la houlette de son prĂ©sident, Bidoung Mkpatt, a permis d’entrevoir les grandes lignes des activitĂ©s qui seront dĂ©ployĂ©es. Celles-ci sont de trois grands ordres. D’une part, les activitĂ©s qui rĂ©pondent au cahier de charges de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF). Elles sont liĂ©es au dĂ©roulement de la compĂ©tition et intĂšgrent aussi les cĂ©rĂ©monies d’ouverture et de clĂŽture. « Nous avons dĂ©jĂ  identifiĂ© les figurants, les sites de rĂ©pĂ©tition, les personnes-ressources d’encadrement, les Ă©lĂ©ments techniques de chorĂ©graphie, costumes, accessoires, musiques, effets spĂ©ciaux », dĂ©clare Marie Chantal Mazoume, prĂ©sidente de la Commission de l’animation et des manifestations culturelles. Les tableaux dĂ©ployĂ©s cĂ©lĂšbreront le Cameroun, les pays participants, la CAF et la FIFA. Le synopsis des deux manifestations a du reste Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© hier.
D’autre part, il y a les activitĂ©s de promotion de l’image de marque du Cameroun. Ici, il s’agira d’organiser des espaces promotionnels rĂ©affirmant les performances Ă©conomiques, les rĂ©alitĂ©s sociales, culturelles et les potentiels touristiques du Cameroun, Ă  travers l’implantation des « village CAN » Ă  YaoundĂ©, BuĂ©a et LimbĂ©, lesquels intĂšgreront des « Fan-zones ». Les circuits touristiques pour les visiteurs vont complĂ©ter ce dĂ©ploiement. Le dernier type d’activitĂ©s concerne les manifestations inscrites dans les budgets-programmes des diffĂ©rentes structures gouvernementales, Ă  condition de ne pas ĂȘtre en contradiction avec les exigences de la CAF. Au plan financier, d’aprĂšs le directeur du tournoi, Pierre Noungui, les projets de budget sont prĂȘts. Certains seront finalisĂ©s aprĂšs le passage des diffĂ©rents consultants expatriĂ©s sollicitĂ©s. Cependant, le nĂ©cessaire au dĂ©marrage des activitĂ©s prĂ©paratoires est prĂȘt, afin de ne pas pĂ©naliser toutes les commissions techniques. Au plan communicationnel, d’aprĂšs Jean Lambert Nang, prĂ©sident de la commission en charge de la communication, les propositions de logo et de mascotte choisies ont Ă©tĂ© transmises au ComitĂ© central d’organisation, aprĂšs la dĂ©libĂ©ration du jury constituĂ© Ă  cet effet.
Inspiration à l’africaine

Monica NKODO
National - Société

Trois jeunes entrepreneurs camerounais se lancent dans le monde concurrentiel de la presse.
Joan Yombo, Chrys Eve Nyetam et Ivan Nyetam forment un trio trĂšs engagĂ©. Ces trois jeunes n’ont jamais fait d’études de journalisme, mais c’est un secteur qui les passionne. Ils s’engagent avec le magazine « Inspire Afrika ». Depuis janvier 2016, leur journal d’abord paru sur la toile, est dĂ©sormais en kiosque. La transition s’est faite naturellement. « Inspire Afrika », magazine consacrĂ© Ă  la promotion des jeunes entrepreneurs, est le terrain rĂȘvĂ© de leurs prouesses et aspirations. Actuellement, plus de 25000 visiteurs se rendent chaque mois sur leur site Internet. Si depuis fĂ©vrier 2012, les exploits de jeunes Africains pressĂ©s de conquĂ©rir le monde sont contĂ©s par leurs pairs ambitieux via le site www.inspireafrika.com, un choix de public plus dense a dĂ» s’effectuer.
TirĂ©e Ă  plus de 3000 exemplaires, la version imprimĂ©e de « Inspire Afrika » est un gratuit. La distribution reste sĂ©lective cependant. Comme l’explique Joan Yombo, rĂ©dactrice en chef du magazine, « on peut le retrouver dans le monde entier, Ă  des endroits oĂč l’audience souhaitĂ©e est ciblĂ©e. Ce sont les Ă©coles de la Ivy League : Harvard (le magazine y Ă©tait prĂ©sent lors de la African Business Conference en FĂ©vrier 2016), MIT, Columbia University, etc; mais aussi au cours de divers Ă©vĂ©nements dont nous sommes partenaires. » Le magazine sera par exemple prĂ©sent Ă  Abidjan en novembre, lors du Salon Beauty Color Africa.
La cible de « Inspire Afrika » c’est la tranche des 25 Ă  34 ans. « Nous visons des diplĂŽmĂ©s avec un certain pouvoir d’achat. C’est pourquoi on a misĂ© sur la qualitĂ© de l’impression du magazine », prĂ©cise Joan Yombo. L’équipe de « Inspire Afrika » ne fait pas qu’écrire des articles. Elle est une entreprise. L’équipe compte 18 collaborateurs au total. Trois contributeurs sont basĂ©s au Cameroun. Elle se veut une source d’inspiration et Ă©change avec d’autres jeunes au cours des plateformes baptisĂ©es « Inspir’Talks » organisĂ©es par le groupe Ă©diteur du magazine. La derniĂšre a eu lieu Ă  Douala le 18 juin, sur l’impact des Nouvelles Technologies dans le dĂ©veloppement du continent, en prĂ©sence du Directeur de Google Afrique et de la Country Manager de Kaymu. A long terme, « Inspire Afrika » se voit le leader de l’entreprenariat jeune en Afrique. Et pourquoi pas faire une plongĂ©e dans l’audiovisuel ?
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L’immeuble-siùge de l’INS pousse

Malobe Eugénie

Les membres du Conseil d’administration sont descendus sur le terrain mardi afin d’apprĂ©cier les travaux.

Le chantier n’est pas complĂštement achevĂ©. Mais dĂ©jĂ , l’immeuble siĂšge de l’Institut national de la statistique (INS) en construction au quartier administratif Ă  YaoundĂ© se dresse fiĂšrement. ImplantĂ© sur une superficie de prĂšs de 4000 m2, le bĂątiment comporte deux sous-sol et huit niveaux servant de bureaux et salles de rĂ©union ainsi qu’une terrasse technique. Les travaux du gros Ɠuvre Ă©tant dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©s Ă  prĂšs de 80%, on note quand-mĂȘme un taux d’avancement des travaux de 30%. Taux que les ingĂ©nieurs de suivi du chantier ne semblent pas nĂ©gliger. Ils le jugent « plutĂŽt optimiste par rapport aux taux de consommation des dĂ©lais qui est de 60%. ». MĂȘme si la premiĂšre phase des travaux est terminĂ©e, les ingĂ©nieurs disent s’organiser pour attaquer la deuxiĂšme phase, « aussi importante sinon difficile ». A ce niveau, beaucoup de dĂ©fis sont encore Ă  relever, notamment le revĂȘtement qui devrait absolument correspondre au bĂątiment.
L’autre dĂ©fi concerne le respect des dates contractuelles. Ainsi la livraison du chantier est prĂ©vue pour le mois de juillet 2017. « Si tout se passe bien », prĂ©cise Emmanuel Mbouni, chef de la mission de contrĂŽle. Un vƓu qui a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©mis par les membres du Conseil d’administration de l’Institut qui sont descendu sur le terrain au terme d’une session du conseil d’administration de cette institution tenue ce mardi, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux. En tĂȘte, le prĂ©sident du Conseil d’administration, Emmanuel Nganou Djoumessi, par ailleurs, ministre des Travaux publics et maĂźtre d’Ɠuvre du chantier. Pour le PCA, l’immeuble-siĂšge est une grande rĂ©ussite, une rĂ©alisation qui connaĂźt une avancĂ©e significative au niveau de l’état d’avancement des travaux. En termes de recommandation, il a exhortĂ© le chef de mission Ă  dĂ©tenir un bon calendrier de prestations restantes. Un retro-planning qui permettra de relever des contraintes liĂ©es aux travaux et partant, en ressortir les responsabilitĂ©s. L’autre recommandation rĂ©side au niveau du renforcement des mesures de sĂ©curitĂ© sur le chantier. Le coĂ»t total du projet lancĂ© en aoĂ»t 2014 avoisine les 10 milliards de F.
Josy MAUGER
L’article du code pĂ©nal qui a fait le buzz

Grégoire DJARMAILA
National - Politique

L’article 127 accordant une immunitĂ© judiciaire aux membres du gouvernement suscitĂ© un vif dĂ©bat au sein de l’opinion publique.

La reformulation de l’article 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal pourra-t-elle faire baisser la tension ou la polĂ©mique au sein de l’opinion publique camerounaise ? On peut rĂ©pondre discussions par l’affirmative au regard de l’intensitĂ© du dĂ©bat qu’a charriĂ© cet article lors des tant au parlement qu’au sein de l’opinion publique. L’introduction de certaines nouvelles dispositions telles que l’immunitĂ© judiciaire accordĂ©e aux membres du gouvernement (article 127), la filouterie de loyer (art 322), le refus d’exĂ©cuter une dĂ©cision de justice (article 181-1) etc
 a créé un vĂ©ritable buzz au sein de l’opinion publique. Parmi les praticiens du droit, les avocats ont Ă©tĂ© les premiers Ă  monter au crĂ©neau pour dĂ©noncer ce qu’ils appellent une loi Ă  gĂ©omĂ©trie variable.
Pendant que le texte Ă©tait dĂ©posĂ© et discutĂ© en commission Ă  l’AssemblĂ©e nationale, les avocats se sont rĂ©unis d’urgence Ă  YaoundĂ© pour exprimer leur position et adressĂ© un mĂ©morandum Ă  la reprĂ©sentation nationale. Le Conseil de l’ordre avoue ne pas connaĂźtre la disposition constitutionnelle ou lĂ©gale qui consacre l’immunitĂ© des membres du gouvernement. Ils avaient donc placĂ© leurs espoirs sur les parlementaires. Juste aprĂšs son adoption par l’AssemblĂ©e nationale, certains avocats exerçant Ă  Bamenda ont mĂȘme battu le macadam pour protester contre ce projet qui selon eux, « comporte de graves manquements et crĂ©e des disparitĂ©s entre les citoyens ». Il n’y a pas que les avocats. Les magistrats qui constituent la grande muette dans ce dĂ©bat rejettent sous cape cette disposition qui, faut-il le rappeler, est de nature Ă  attiĂ©dir leurs Ă©lans dans la lutte contre la corruption et les dĂ©tournements des deniers publics. Les membres des organisations de la sociĂ©tĂ© civile ont exprimĂ© leurs rĂ©serves sur ce projet Ă  travers divers canaux. Certains dĂ©putĂ©s tant de l’opposition que de la majoritĂ© Ă  l‘AssemblĂ©e nationale tout en saluant la pertinence de la plupart de nouvelles dispositions ont Ă©mis des rĂ©serves sur certaines dispositions.
Pour la plupart des observateurs, l’introduction de cette disposition ou son maintien dans le projet actuel aurait crĂ©e une entorse Ă  la lutte contre la corruption telle que prescrite par le chef de l’Etat.
Réorganisation du Port autonome de Kribi: décret N°2016/267 du 29 juin 2016

National - Port en Eau Profonde

Le président de la République, décrÚte:

ARTICLE 1er.-Le présent décret porte réorganisation du Port Autonome de Kribi.



ARTICLE 2.- (1) Le Port Autonome de Kribi, en abrégé « PAK », est une société à capital public, dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financiÚre, ayant l'Etat comme unique actionnaire.

(2) Son siÚge est fixé à Kribi.

(3) Le Port Autonome de Kribi est placé sous la tutelle technique du MinistÚre chargé des affaires portuaires et la tutelle financiÚre du MinistÚre chargé des finances.



ARTICLE 3.- (1) Le PAK assure la gestion, la promotion et le marketing du port de Kribi.

A ce titre, et à l'intérieur de la limite de sa circonscription portuaire, il est chargé:

- de la coordination générale des activités portuaires;

- des travaux d'équipement, d'extension, d'amélioration, de renouvellement, de reconstruction, d'entretien et de développement dudit port et de ses dépendances, ainsi que de la création et de l'aménagement des zones industrielles portuaires;

- de la coordination des activités industrielles et commerciales relatives à l'exploitation portuaire, notamment l'entreposage, l'acconage, la manutention, le remorquage, le lamanage, la consignation, le stockage, la gestion des terminaux, le pilotage, le transit, l'avitaillement des navires;

- de la sécurité et de la police des opérations d'exploitation du port et de ses dépendances;

- de la gestion, de l'entretien, de la maintenance et du renouvellement des infrastructures et des équipements portuaires qui lui sont affectés;

- de la coordination générale de l'ensemble des services et organismes publics qui concourent à l'activité portuaire ou en bénéficient;

- de la protection de l'environnement portuaire;

- de la maßtrise d'ouvrage des travaux confiés aux entreprises spécialisées, y compris le dragage;

- du contrÎle de l'adéquation entre le service rendu et les tarifs y afférents;

- de l'animation de la communauté portuaire au sein du Comité Consultatif d'Orientation créé auprÚs dudit port.

(2) Le programme d'investissement en vue de l'extension ou du renouvellement des infrastructures portuaires, ou d'acquisition de nouveaux équipements, ainsi que les conditions de son exécution font l'objet de concertation entre le Port Autonome de Kribi, le Comité Consultatif d'Orientation et l'Autorité Portuaire Nationale.

(3) Dans le cadre de ses missions, le Port Autonome de Kribi met en place un systÚme de gestion des données portuaires alimenté par les opérateurs de la place portuaire.



ARTICLE 4.- Le Port Autonome de Kribi est en outre chargé de la gestion de services publics tels que les voiries et réseaux divers, le balisage, les dispositifs d'aide à la navigation à l'intérieur de la circonscription portuaire ou pour ses accÚs et des services d'incendie, et, en tant que de besoin, des services annexes ci­-aprÚs:

- le domaine public maritime et la protection des cĂŽtes;

- le service de signalisation maritime;

- le service de la navigation maritime et les activités qui y sont généralement rattachées, notamment l'annonce des crues et la défense contre les inondations.



ARTICLE 5.- Les services annexes visés à l'article 6 ci-dessous peuvent faire l'objet de sous-traitance. Ils restent des services de l'Etat et sont gérés par le Port Autonome de Kribi, en collaboration avec les différentes administrations concernées.



ARTICLE 6.- Le Port Autonome de Kribi transfÚre ou concÚde, à l'intérieur de sa circonscription portuaire, les activités commerciales et industrielles suivantes:

- l'entreposage;

- l'acconage;

- la manutention;

- le remorquage;

- la consignation;

- le stockage;

- la gestion des terminaux;

- le pilotage et le lamanage;

- les activités industrielles;

- le transit;

- l'avitaillement des navires.
Réorganisation du Port autonome de Kribi: décret N°2016/267 du 29 juin 2016

National - Port en Eau Profonde

Le président de la République, décrÚte:

...

ARTICLE 7.- Les conditions et les modalités de concession et de transfert au secteur privé des activités visées à l'article 6 ci-dessus, sont fixées par des conventions spécifiques, dans le respect des textes en vigueur.



ARTICLE 8.- (1) Sur la base du cadre défini par l'Autorité Portuaire Nationale, le Port Autonome de Kribi s'assure du respect des rÚgles de transparence, de concurrence et de compétitivité dans l'exercice des activités concédées ou transférées aux privés. A cet effet, le Port Autonome de Kribi publie trimestriellement un tableau de suivi des délais, des coûts et des performances.

(2) Chaque concession ou transfert est assorti d'un cahier de charges définissant les conditions d'exercice de l'activité, ainsi que les obligations auxquelles devront se conformer les attributaires.



ARTICLE 9.- (1) Si l'opération de consultation relative au transfert au secteur privé d'une des activités visées à l'article 6 ci-dessus s'avÚre infructueuse, le Port Autonome de Kribi peut, à titre exceptionnel, en assurer la gestion directe, aprÚs avis du Comité Consultatif d'Orientation.

(2) Le Port Autonome de Kribi prend toutes les mesures nécessaires pour suppléer la carence ou la défaillance des opérateurs chargés des activités visées à l'article 6 ci-dessus.

ARTICLE 10.- Toutes les activités privées s'exerçant dans les limites de la circonscription du Port Autonome de Kribi, autres que celles prévues à l'article 6 ci­-dessus, font l'objet d'une autorisation dudit Port.



ARTICLE 11.- Les réseaux routiers, ferroviaires, d'eau, d'électricité et autres, dont le Port Autonome de Kribi n'est pas propriétaire, font l'objet de conventions sur leurs conditions de réalisation, d'exploitation et de maintenance, ainsi que de dévolution à leurs promoteurs.



ARTICLE 12.- Les modalités de participation éventuelle de l'Etat dans les investissements portuaires sont définies, aprÚs approbation des plans d'entreprises, et sur la base d'une convention spéciale entre l'Etat et le Port Autonome de Kribi, sans préjudice du remboursement des emprunts ayant servi à la constitution des actifs portuaires existants à la date de publication du présent décret.



ARTICLE 13.- (1) Les investissements de développement découlant du programme d'investissement public, ainsi que le financement des services publics et annexes confiés au Port Autonome de Kribi, sont à la charge de l'Etat.

(2) la poursuite du' programme d'investissement initial arrĂȘtĂ© pour le dĂ©veloppement du Port Autonome de Kribi, en vue de l'achĂšvement de sa construction, est assurĂ©e par l'Etat qui en fixe les conditions et les modalitĂ©s.

(3) L'approfondissement des chenaux d'accÚs et des plans d'eau, résultant d'une politique de l'Etat, est pris en charge par celui-ci. La maintenance de la cote obtenue est à la charge du Port Autonome de Kribi.

(4) La rĂ©habilitation ou le renouvellement des infrastructures portuaires se font avec la participation de l'Etat, conformĂ©ment aux modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es d'accord parties avec le Port Autonome de Kribi.

(5) La maintenance courante des infrastructures est Ă  la charge du Port Autonome de Kribi.



ARTICLE 14.- Dans le cadre de l'exercice des missions de service public visées aux articles 3 et 4 ci-dessus, le Port Autonome de Kribi est investi des prérogatives de puissance publique.



ARTICLE 15.- Les statuts du Port Autonome de Kribi sont approuvés par décret du président de la République.



ARTICLE 16.- Sont abrogées toutes les dispositions antérieures au présent décret.



ARTICLE 17.- Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au journal officiel en français et en anglais.



Yaoundé, le 29 juin 2016



Le président de la République,

(Ă©) Paul BIYA
Nomination du directeur gĂ©nĂ©ral de l’Office de radiodiffusion tĂ©lĂ©vision Camerounaise (CRTV)

Malobe Eugénie
National - Politique

Décret N° 2016/272 du 29 juin 2016.

Le président de la République, décrÚte :

Article 1er. - Monsieur Charles Pythagore NDONGO est, pour compter de la date de signature du présent décret, nommé directeur général de l'Office de Radiodiffusion Télévision Camerounaise (CRTV).
Article 2 .- L'intéressé aura droit aux avantages de toute nature prévus par la réglementation en vigueur.
Article 3.- Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal Officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 29 juin 2016

Le président de la République,
(Ă©) Paul BIYA



Nomination du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’office de Radiodiffusion tĂ©lĂ©vision Camerounaise (CRTV)

Décret N° 2016/273 du 29 juin 2016

Le président de la République, décrÚte :

Article 1er._ Monsieur WONGIBE Emmanuel est, pour compter de la date de signature du présent décret, nommé directeur général Adjoint de l'Office de Radiodiffusion Télévision Camerounaise (CRTV).
Article 2.- L'intéressé aura droit aux avantages de toute nature prévus par la réglementation en vigueur.
Article 3.- Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 29 juin 2016

Le président de la République,
(Ă©) Paul BIYA
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Cameroon Tribune du vendredi, 1er juillet 2016.
Un pas de plus dans la coopération Cameroun - France

MONDA BAKOA
National - Politique

Le prĂ©sident Paul Biya a reçu hier au palais de l’UnitĂ©, le secrĂ©taire d'Etat français au DĂ©veloppement et Ă  la Francophonie.

« Un Ă©change trĂšs intĂ©ressant ». C’est ainsi que le secrĂ©taire d'Etat français au DĂ©veloppement et Ă  la Francophonie, AndrĂ© Vallini, apprĂ©cie l’audience que lui a accordĂ©e hier aprĂšs-midi, le prĂ©sident Paul Biya. Une heure d’entretien autour de trois centres d’intĂ©rĂȘt, selon l’hĂŽte du chef de l’Etat : coopĂ©ration bilatĂ©rale, lutte contre le terrorisme et actualitĂ© europĂ©enne.
Au moment oĂč le Cameroun et la France s’engagent dans un nouveau contrat de DĂ©veloppement et de DĂ©sendettement (C2D), AndrĂ© Villini confie que le prĂ©sident Paul Biya estime cette formule de coopĂ©ration Ă  la fois « utile, efficace et vertueuse ». Et lui de renchĂ©rir qu’elle est « concrĂšte », en ce qu’elle profite directement aux populations. Cette approche qui permet de convertir la dette du Cameroun vis-Ă -vis de la France en projets de dĂ©veloppement, marche trĂšs bien au Cameroun tout comme en CĂŽte d’Ivoire selon le ministre français. Elle permet au pays de payer ses dettes tout en se dĂ©veloppent, selon son analyse. Il prĂ©cise que les projets de dĂ©veloppement visĂ©s par le troisiĂšme C2D sont les services sociaux dont l’éducation.
Au-delĂ  du C2D, AndrĂ© Villini rĂ©affirme l’engagement de la France Ă  participer au dĂ©veloppement du Cameroun. Les deux pays Ă©tant liĂ©s, rappelle-t-il par une amitiĂ© ancienne. Selon son propos, le taux de croissance du Cameroun situĂ© entre 4 et 5 suscite l’admiration de la France. Et les autres autoritĂ©s de ce pays sont confiantes quant Ă  la capacitĂ© du Cameroun de relever les dĂ©fis qui sont les siens, ajoute-t-il.
Contre le terrorisme, l’hĂŽte du chef de l’Etat insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’une coordination de la lutte entre les pays d’Europe, d’Orient, d’Afrique et les Etats-Unis. Etant entendu que ce flĂ©au touche quatre continents. Une meilleure coordination des services de renseignement, aurait pu permettre, regrette-t-il, d’éviter les attentats terroristes ayant rĂ©cemment frappĂ© Paris et Bruxelles.Dans tous les cas, soutient-il, les groupes terroristes Boko Haram, Daesh, Al QaĂŻda, et les organisations qui se rĂ©clament d’eux, seront vaincus, mĂȘme si cela devait prendre du temps. M. Vallini Ă©tait accompagnĂ© au cours de cet entretien d’une importante dĂ©lĂ©gation comportant notamment l’ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon.