Cameroon Tribune
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Grippe aviaire: le gouvernement rassure

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Le Mincom, le MinsantĂ© et le Minepia indiquent que les conditions d’une reprise de la filiĂšre avicole sont pratiquement rĂ©unies.
La grippe aviaire sĂ©vit au Cameroun, mais la situation est actuellement sous-contrĂŽle. D’une mĂȘme voix, avec un ton rassurant, le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) et le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement ont vĂ©hiculĂ© ce message face Ă  la presse jeudi Ă  YaoundĂ©. AprĂšs un exposĂ© sur l’état des lieux actuel du secteur avicole et la gestion de la maladie, le ministre TaĂŻga a rĂ©pondu aux questions des journalistes.
En dehors de l’évolution de la grippe aviaire, les prĂ©occupations ont portĂ© entre autres sur l’appui aux aviculteurs ayant perdu leur cheptel et la reprise des activitĂ©s dans les zones touchĂ©es. Aucune date n’a Ă©tĂ© donnĂ©e par le gouvernement concernant la levĂ©e des mesures restrictives. La bonne nouvelle, c’est qu’aucun foyer n’a plus Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© depuis quelques jours. Une accalmie qui, d’aprĂšs le Dr TaĂŻga, donne lieu d’espĂ©rer une reprise des activitĂ©s. D’oĂč l’appel Ă  la vigilance et au respect de la veille sanitaire. Quant aux aviculteurs touchĂ©s, des procĂšs verbaux ont Ă©tĂ© dressĂ©s et leurs cas seront examinĂ©s.
En effet, depuis le 24 mai dernier, date de dĂ©claration du premier foyer de grippe aviaire le gouvernement a interdit la vente de poulets et d’Ɠufs, ordonnant l’abattage des volailles issues des foyers infectĂ©s. « Ces mesures salutaires, qui ont abouti Ă  l’abattage d’environ 54 000 volailles, visaient Ă  restreindre l’épidĂ©mie et Ă  protĂ©ger le cheptel sain et les consommateurs », ont dĂ©clarĂ© unanimement les membres du gouvernement. Des voix se sont Ă©levĂ©es pour dĂ©crier l’arrestation de Bernard Njonga, leader politique Ă  la tĂȘte d’une manifestation d’aviculteurs plus tĂŽt dans la journĂ©e. Loin d’ĂȘtre sourd Ă  la dĂ©tresse des aviculteurs, le gouvernement souhaite avant tout que l’ordre public soit respectĂ©. Ce qui explique, d’aprĂšs Issa Tchiroma, l’arrestation de ceux qu’il a appelĂ© « des activistes ».
Par ailleurs, le gouvernement affirme avoir privilĂ©giĂ© l’éradication de la maladie. « Le pays a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ© en trois zones, les zones de protection, celle de surveillance et les zone indemnes. Cette derniĂšre constitue la partie du pays non infectĂ©e oĂč l’activitĂ© avicole se dĂ©roule normalement», a expliquĂ© le ministre TaĂŻga. Autre prĂ©occupation, la transmission de la maladie de la volaille Ă  l’homme. A ce sujet, le MinsantĂ©, AndrĂ© Mama Fouda, a relevĂ© qu’aucun cas de grippe humaine d’origine aviaire n’a Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă  ce jour. « 474 personnes exposĂ©es ont Ă©tĂ© suivies par nos Ă©quipes. Bilan, aucun cas de contagion», a-t-il dĂ©clarĂ©.
Autoroute Lolabé-Kribi-Edéa: lentement mais sûrement

Pierre Rostand ESSOMBA
National - Economie

les travaux de la phase I, longue de 38,5 kilomÚtres, sont actuellement réalisés à 25%.
LancĂ©s en fin 2013, pour une durĂ©e totale de 42 mois dont six de prĂ©paration et 36 d’exĂ©cution, les travaux de la phase I du projet de construction de l’autoroute LolabĂ©-Kribi-EdĂ©a, une distance de 38,5 kilomĂštres, sont Ă  ce jour, rĂ©alisĂ©s Ă  25%. Le terrassement est entiĂšrement achevĂ©. A certains endroits, la chaussĂ©e prend dĂ©jĂ  corps. Les techniciens de la China harbour engineering company (CHEC) et leurs collĂšgues camerounais font savoir que le chantier sera livrĂ© au deuxiĂšme semestre de 2018. Le corridor LolabĂ©-Kribi, une autoroute moderne d’une double chaussĂ©e Ă  trois voies de 33,75 mĂštres de large, compte au total six grands ponts et 10 dalots. Deux Ă©changeurs seront Ă©galement construits. Pour rĂ©aliser ces ouvrages, d’aprĂšs les experts, la durĂ©e moyenne est estimĂ©e Ă  23 mois. En ce qui concerne les ponts, les travaux du plus grand, celui sur la riviĂšre LobĂ©, ont commencĂ©. Quant aux Ă©changeurs, rien ne se dessine.
Si les responsables de la CHEC, l’entreprise chinoise chargĂ©e d’exĂ©cuter les travaux, et le ComitĂ© de pilotage et de suivi du projet de rĂ©alisation du complexe industrialo-portuaire de Kribi s’accordent Ă  dire que la lenteur des travaux est due aux intempĂ©ries dont les fortes pluies qui tombent rĂ©guliĂšrement dans la zone, pour les employĂ©s et les riverains, les travaux piĂ©tinent Ă  cause des mouvements d’humeur. A propos des pluies, l’on sait que Kribi est une zone cĂŽtiĂšre trĂšs arrosĂ©e. « Depuis le mois de mai, il pleut presque tous les deux jours ici. Et ce sera comme ça jusqu’en dĂ©but novembre. A ce rythme, nous ne pouvons pas Ă©voluer rapidement », fait savoir un cadre de CHEC.

Et il faut compter avec les mouvements de grĂšve des employĂ©s. Le dernier en date a couru du 16 au 21 juin 2016. Les employĂ©s de l’équipe III, basĂ©e au village Lendi, ont observĂ© six jours d’arrĂȘt de travail parce qu’ils rĂ©clamaient les meilleures conditions de travail. Entre autres revendications, ils demandent Ă  l’entreprise chinoise d’appliquer la convention collective des bĂątiments et travaux publics. « Nous percevons 243 F l’heure et nous travaillons sept jours sur sept dans les conditions difficiles », disent-ils. Un terrain d’entente a Ă©tĂ© trouvĂ© le 21 juin dernier au cours d’une rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de l’OcĂ©an. Sauf que les riverains bloquent souvent aussi les travaux, rĂ©clamant le paiement de leurs indemnisations. A DomalĂ©, on pointe du doigt certaines personnes qui font recours Ă  des pratiques mystiques pour ralentir le projet aussi longtemps que les champs et tombeaux de leurs ancĂȘtres ne seront pas indemnisĂ©s

Amélioration des soins hospitaliers: une concertation nationale en vue

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au Conseil de cabinet, le ministre de la SantĂ© publique en a fait l’annonce jeudi.
Ce serait peu dire que le systĂšme de santĂ© du Cameroun a Ă©tĂ© mis Ă  rude Ă©preuve il y a quelques semaines. Au rang des griefs Ă  son encontre, l’accueil dans nos hĂŽpitaux, la qualitĂ© des soins, la prise en charge des urgences
 Le gouvernement a dĂ©cidĂ© depuis lors de rĂ©agir. Des directives particuliĂšres du ministre de la SantĂ© publique (MINSANTE) ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux formations hospitaliĂšres oĂč il est notamment question de mettre l’accent sur l’amĂ©lioration de l’image qu’offre nos hĂŽpitaux en plaçant en avant, la santĂ© du patient. La prĂ©occupation est revenue jeudi au cours du Conseil de cabinet du mois de juin prĂ©sidĂ© par le Premier ministre, Philemon Yang. Face aux autres membres du gouvernement, AndrĂ© Mama Fouda, le MINSANTE a dĂ©livrĂ© une communication sur « l’état des lieux et les perspectives d’évolution du systĂšme hospitalier ». Occasion de faire le point de la rĂ©forme hospitaliĂšre en cours dans notre pays. « Nous sommes dans un processus qui a Ă©tĂ© l’objet d’une grande concertation en 2005, et au bout de dix ans, nous avons un certain nombre de chantiers qui ont bien Ă©voluĂ© et d’autres qui trainent un peu » a-t-il laissĂ© entendre Ă  l’issue des travaux.
AndrĂ© Mama Fouda, qui a soulignĂ© que des efforts restent Ă  faire en ce qui concerne notamment la prise en charge des urgences, la formation des personnels, la gouvernance dans les hĂŽpitaux, a annoncĂ© l’ouverture dans quelques jours d’une large concertation sur le secteur qu’il dirige. Question pour les pouvoirs publics de trouver des solutions aux problĂšmes qui minent nos formations hospitaliĂšres et dont le moindre n’est pas l’obsolescence des textes qui gouvernent certains hĂŽpitaux et dont certains datent de 1968. Autre communication au cours de ces travaux, celle du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le Pr. Marie ThĂ©rĂšse Abena Ondoa s’est appesanti sur le phĂ©nomĂšne des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines qui a encore cours dans certaines rĂ©gions du pays. Enfin, le dĂ©roulement des examens de la session 2016, dont certains rĂ©sultats sont dĂ©jĂ  disponibles aura Ă©tĂ© au centre de la communication des chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces secteurs.
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Cameroon Tribune du lundi, 4 juillet 2016.
Leçons d'une session parlementaire intense

Jean Francis BELIBI et Jeanine FANKAM
National - Politique

La deuxiĂšme rencontre des parlementaires pour le compte de l’annĂ©e lĂ©gislative en cours va certainement rentrer dans l’Histoire.
Palais de Verre de Ngoa EkellĂ© vendredi dernier, il est bientĂŽt 13h. Cavaye YeguiĂ© Djibril, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale annonce l’adoption de l’amendement de l’article 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal.
On sent comme un soulagement. Ledit article a soulevĂ© des passions au parlement et au sein de l’opinion publique. AdoptĂ© dans un premier temps par l’AssemblĂ©e nationale, l’article 127 a subi un amendement introduit par le gouvernement au SĂ©nat. Cette réécriture a densifiĂ© la navette parlementaire qui a rarement Ă©tĂ© aussi active qu’à cette session de juin 2016. C’était l’un des faits majeurs de la session clĂŽturĂ©e vendredi dernier. L’agitation autour de l’article 127 a poussĂ© plus d’une personne au-devant de la scĂšne mĂ©diatique: le prĂ©sident du barreau, les magistrats, les parlementaires, les avocats, etc.
Si le texte est retournĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale pour examen et adoption de cette modification, conformĂ©ment aux dispositions de l’article 30 de la Constitution, les dĂ©putĂ©s ont du mal Ă  accepter ce qui leur est demandĂ©. Cavaye YeguiĂ© Djibril va donc devoir leur rĂ©vĂ©ler que l’amendement vient directement de la prĂ©sidence. L’on croyait ĂȘtre sorti du dĂ©bat que le Social democratic front (SDF), par la voix de son prĂ©sident de groupe, Joseph Banadzem, introduisait une question prĂ©judicielle qui demandait le retrait pur et simple du texte pour l’ouverture d’une large concertation Ă  son sujet. Par 110 voix contre 15, celle-ci est rejetĂ©e. Laurent Esso, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux s’est par ailleurs Ă©vertuĂ© Ă  apporter des explications complĂ©mentaires, notamment lorsqu’il a indiquĂ© que « l’immunitĂ© ne veut pas dire impunitĂ© » ou alors que « les actes dĂ©tachables du service ne sont couverts par aucune immunitĂ© ». Le texte sera finalement adoptĂ©. Puis est venue la phase protocolaire de clĂŽture.
Au SĂ©nat, les rideaux sont tombĂ©s autour de 16h dans une ambiance plus sereine empreinte d’un sentiment de travail bien accompli. Marcel Niat Njifenji a insistĂ© sur les autres projets de lois adoptĂ©s et dont l’importance est toute aussi Ă©vidente pour le pays. Il a particuliĂšrement attirĂ© l’attention sur l’Accord de Paris sur le climat pour rappeler que « loin d’ĂȘtre seulement un sujet d’actualitĂ©, les changements climatiques se prĂ©sentent comme l’un des principaux dĂ©fis de ce 21e siĂšcle ».
Des lignes de téléphone mobile suspendues

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Les opérateurs ont procédé, dÚs le 1er juillet dernier, à la désactivation des puces non-identifiées. Des réactivations sont en cours.

« NumĂ©ro non-attribuĂ© ». Le gouvernement et les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile sont passĂ©s de l’ultimatum Ă  la sanction. Ils ont procĂ©dĂ©, Ă  partir du 1er juillet dernier, Ă  la suspension progressive des abonnĂ©s non-identifiĂ©s. Vendredi dernier, Orange a annoncĂ© dans un communiquĂ©, la dĂ©sactivation des puces des clients qui n’ont pas pu se faire identiïŹer dans les normes au 30 juin 2016. « Toutes les lignes tĂ©lĂ©phoniques suspendues ne peuvent plus Ă©mettre d’appels, ni de SMS, ni accĂ©der Ă  internet », prĂ©cise le document. Pareillement, selon Parfait Nguele Ze, chef de l’agence commerciale de Camtel (Jamot), l’opĂ©rateur a lancĂ© la dĂ©sactivation des puces dĂšs le lendemain de la fin de la pĂ©riode d’identification. Une Ă©quipe du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) sĂ©journe actuellement Ă  Douala pour Ă©valuer le nombre de cartes SIM dĂ©sactivĂ©es chez l’ensemble des opĂ©rateurs.
Mais dĂ©jĂ , l’agence Camtel de Jamot peut se rĂ©jouir d’ĂȘtre rentrĂ©e dans ses chiffres. Car, deux semaines avant la clĂŽture de l’opĂ©ration, l’agence de Camtel Ă©tait presqu’au terme du processus. « Nous avons eu plus de 90% de participation. Le reste des lignes ont Ă©tĂ© suspendues. Nous n’avons pas reçu de plaintes. Ces lignes Ă©taient sĂ»rement non utilisĂ©es ou abandonnĂ©es par des clients », explique Parfait Nguele Ze. A Nexttel, le processus avait atteint les 80% quelques jours avant la fin de l’identification. Dans la mĂȘme lancĂ©e, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINPOSTEL pour le Sud-Ouest, Nkwelle Epie, a fait le point sur le processus d’identification dans la rĂ©gion. Il en ressort qu’au 1er juillet 2016, le taux d’identification se trouvait entre 70 et 75% en particulier dans les zones urbaines.
Toutefois, il est possible, pour les abonnĂ©s sanctionnĂ©s, de rĂ©tablir leurs lignes aprĂšs identiïŹcation auprĂšs des diffĂ©rents opĂ©rateurs. Ceux-ci doivent se prĂ©senter dans les points d’identification munis de leur carte nationale d’identitĂ©, du passeport ou de la carte de sĂ©jour pour les Ă©trangers rĂ©sidants au Cameroun. Le rĂ©tablissement ne nĂ©cessite pas de changement de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. C’est ainsi que tout au long du week-end dernier, des abonnĂ©s se rendaient au compte-goutte dans les centres d’identification de MTN pour rĂ©gulariser leur situation.
FĂȘte de fin de Ramadan: derniers rĂ©glages

Elise ZIEMINE
National - Société

Dans les marchés, les domiciles et mosquées, les préparatifs vont bon train pour les festivités prévues mardi ou mercredi.
Mine peu rayonnante et la voix cassĂ©e, Ngarba Babaguinda sort de la MosquĂ©e centrale de YaoundĂ© au quartier Briqueterie, ce samedi Ă  YaoundĂ©. Agent immobilier, l’homme a mis son job de cĂŽtĂ© durant ses derniers jours de Ramadan pour se consacrer Ă  Allah. PriĂšres, mĂ©ditations sont dĂ©sormais son menu quotidien. « Nous avons entamĂ© des priĂšres nocturnes du laylet-ul-kadr ou la nuit du destin, depuis le 20e jour de Ramadan. Allah peut dĂ©cider de positiver le destin au cours de cette nuit et un acte d'adoration qui y a lieu est meilleur que mille mois », explique-t-il, esquissant un lĂ©ger sourire.
Et pour voir son destin transformer par le Tout-puissant, il affirme ĂȘtre d’attaque mĂȘme si le physique le trahit. « Je ne suis pas fatiguĂ©. Je suis capable d’aller jusqu’au bout, mĂȘme si la fĂȘte c’est mercredi. Nous avons commencĂ© le jeĂ»ne 6 juin dernier et il devrait normalement finir entre lundi ou mardi. C’est Ă  la vue de la lune que nous arrĂȘterons », soutient-il. A l’en croire, le Ramadan fait partie des cinq piliers de l’islam. Un musulman doit faire les cinq priĂšres quotidiennes, jeĂ»ner, faire l’aumĂŽne et si possible aller en pĂšlerinage Ă  la Mecque. Le jeĂ»ne est donc pour lui un devoir mais surtout une raison d’exister.
A cĂŽtĂ© des priĂšres, c’est la quĂȘte de l'aumĂŽne de purification du jeĂ»ne qui occupe plusieurs fidĂšles en ces derniers jours de Ramadan. « Cette aumĂŽne constituĂ©e de l'aliment de base de la communautĂ© comme le riz ou le maĂŻs, est offerte aux fidĂšles dĂ©munis afin qu'ils puissent eux aussi, avoir de quoi manger le jour de la fĂȘte. On l'offre un ou deux jours avant la fĂȘte ou mĂȘme le jour-J, avant de se rendre au lieu de priĂšre», Ă©claire Bouba, un fidĂšle musulman.
Au-delĂ  de ces aspects, la bouffe prĂ©occupe Ă©galement. Dans les marchĂ©s, des femmes font des emplettes. Viandes, poissons, riz sont achetĂ©s en grande quantitĂ©. « Comme je sais que la fĂȘte aura lieu entre mardi et mercredi, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© faire les courses ce samedi pour ne pas ĂȘtre bousculĂ©e dimanche ou lundi », relate MaĂŻmouna E., femme au foyer. Les ateliers de couture tournent Ă  plein rĂ©gime pour ne pas dĂ©cevoir ceux qui veulent ĂȘtre sur leur 31. Chacun semble tirer la couverture de son cĂŽtĂ© pour une belle fĂȘte le moment venu.
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ArrĂȘt cardiaque, encore un sportif qui tombe

Josiane R. MATIA
National - Sport

Le basketteur Charles Sibetcheu est décédé samedi à Yaoundé aprÚs un match.
La nouvelle du dĂ©cĂšs de Charles Youmbi Sibetcheu n’a pas fini de choquer les amateurs de basketball. Et pour cause ! L’arriĂšre des Lions a Ă©tĂ© victime d’un arrĂȘt cardiaque alors qu’il venait de disputer un match de gala samedi 02 juillet Ă  YaoundĂ©.
« Lui et ses coĂ©quipiers cĂ©lĂ©braient la victoire quand il est subitement tombĂ©. Ils ont essayĂ© de le rĂ©animer et il semblait Ă  un moment conscient. On l’a transportĂ© Ă  l’hĂŽpital mais c’était trop tard », tĂ©moigne un proche du joueur. L’international camerounais, nĂ© le 19 mai 1985, Ă©voluait jusqu’à son dĂ©cĂšs au Stade de Vanves en Nationale 2 (4e division française). Son club lui a d’ailleurs rendu hommage sur le net, saluant « un grand homme, une personne d’une extrĂȘme gĂ©nĂ©rositĂ© ».
Ancien joueur de Samazan, Garonne et Marmande, Sibetcheu, alias « Beutch » Ă©tait un joueur reconnu des divisions semi-professionnelles françaises. Le numĂ©ro 6 des Lions indomptables Ă©tait connu pour sa justesse dans les shoots, surtout ceux Ă  trois points qu’il affectionnait particuliĂšrement. Son dĂ©cĂšs brusque n’est pas sans rappeler ceux des footballeurs Patrick Ekeng et Christelle Djomnang, il y a quelques mois, un peu dans les mĂȘmes conditions.
Camair Co: le Dja de retour

Mireille ONANA MEBENGA
National - Economie

AprÚs avoir passé 6 mois en Ethiopie pour maintenance, le Boeing 767 a atterri à Douala samedi.
C’est Ă  19h20 ce samedi 2 juillet que le Boeing 767, Le Dja de la compagnie aĂ©rienne camerounaise Camair-Co, en provenance d’Addis-Abeba, la capitale Ă©thiopienne, s’est posĂ© sur le tarmac de l’aĂ©roport international de Douala. « Le Dja » est de retour ! », pouvaient alors s’exclamer les quelques personnes prĂ©sentes sur le site, ainsi que le personnel Ă  terre.
A son bord, l’avion transportait uniquement l’équipage, Ă  savoir les pilotes et des mĂ©caniciens. « Ça fait exactement six mois que l’appareil a passĂ©s en Ethiopie pour des raisons de maintenance technique », explique l’un des mĂ©caniciens approchĂ© par CT. Pour l’accueillir, ni tambour ni trompette, juste quelques hommes et femmes de mĂ©dias, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Camair Co, Jean-Paul Nana Sandjo, assistĂ© de membres de son personnel.
Lorsque l’avion se stabilise sur la piste, aprĂšs quelques manƓuvres, pas grand chose Ă  signaler. Vu de l’extĂ©rieur, l’appareil brille d’une nouvelle jeunesse aprĂšs la « cure » Ă©thiopienne. Un tour rapide Ă  l’intĂ©rieur permet de faire le mĂȘme constat. Le Boeing 767, parti en rĂ©vision en Ethiopie, en revient rajeuni. Tout est propre, les siĂšges comme l’espace rĂ©servĂ© aux commoditĂ©s. Jean-Paul Nana Sandjo dira : « Le Boeing 767 est prĂȘt pour le voyage, tout a Ă©tĂ© remis Ă  neuf. Il peut reprendre les vols ». Il ajoutera : « Il y a juste de petits contrĂŽles Ă  faire au niveau du Cameroun et de la Camair-Co, ainsi que des formalitĂ©s administratives ». Le Dja a une capacitĂ© de 220 passagers.
Les avancées de la réforme de l'Etat civil

Jeanine FANKAM
National - Politique

L’évaluation de la rĂ©habilitation engagĂ©e en 2007 a Ă©tĂ© faite jeudi Ă  YaoundĂ© Ă  la faveur des assises nationales sur le sujet.
Ils sont venus de tous les arrondissements du pays pour faire le point sur la rĂ©forme engagĂ©e en 2007. SecrĂ©taires, officiers d’état-civil, autres personnalitĂ©s intervenant dans ce secteur. Ceci pour une Ă©valuation Ă  mi-parcours de la rĂ©forme en cours dans ce secteur. L’élaboration du cadre juridique est bouclĂ©e. La loi portant organisation de l’état civil a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2011. Elle vise Ă  amĂ©liorer le taux d’enregistrement. Le bureau national de l’Etat civil (BUNEC), cheville ouvriĂšre de ce nouveau systĂšme a Ă©tĂ© créé en 2015. A cela il faut ajouter l’approbation du programme de rĂ©habilitation dont le but est de parvenir Ă  la sĂ©curisation des donnĂ©es et l’élaboration d’un fichier national.
On est rendu au cap de la formation des acteurs aprĂšs des campagnes touts azimuts sur la sensibilisation des communautĂ©s. Le ministĂšre de l’Education de base a acceptĂ© d’intĂ©grer cette notion dans les programmes scolaires, ceci pour inscrire la rĂ©forme dans la durĂ©e. Rien n’est nĂ©gligĂ©, a affirmĂ© hier RenĂ© Emmanuel Sadi, le ministre de l’Administration territoriale et de la dĂ©centralisation (MINATD) pour parvenir Ă  une prise de conscience collective et un meilleur ancrage de l’importance des actes d’état civil dans les esprits de tous les acteurs. Il prĂ©sidait les travaux au nom du Premier ministre.
Une autre Ă©tape sera bientĂŽt franchie dans cette perspective de restructuration du systĂšme. Il s’agit de la rĂ©novation et Ă©quipement de 30 centres dans les rĂ©gions, la construction de l’immeuble siĂšge du BUNEC Ă  YaoundĂ©. Le processus d’informatisation des enregistrements est le nƓud gordien de la rĂ©forme. C’est cette numĂ©risation qui garantira la fiabilitĂ© attendue. Des financements pour les Ă©tudes prĂ©liminaires sont disponibles, a confiĂ© RenĂ© Emmanuel Sadi. La France a contribuĂ© pour un peu plus d’un milliard de F.
Dans tout le pays, les magistrats municipaux et leurs collaborateurs Ɠuvrent pour obtenir les rĂ©sultats : augmenter le taux d’enregistrement.
Deux otages libérés par la 31e BRIM

Alain MAZDA
Régions - Adamaoua

La traque se poursuit afin de mettre hors d’état de nuire deux des quatre malfrats impliquĂ©s.
La collaboration forces de maintien de l’ordre, comitĂ©s de vigilances et autoritĂ©s administratives vient une fois de plus de porter ses fruits. En fin de semaine derniĂšre, en effet, Bassoro Abdourahim, 50 ans, chef berger et Hamadou 45 ans, bouvier, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s des griffes de leurs ravisseurs aprĂšs des Ă©changes de coups de feu nourris entre malfrats et les soldats de la 31e BRIM.
Lors des combats, des armes de guerre ainsi que de munitions ont été récupérées. Des talismans, des couteaux, du chanvre indien et des menottes aussi. Deux malfrats ont été tués. Deux autres sont encore en cavale. Mais pas pour longtemps. Puisque des éléments de la 31e BRIM les traquent dans leurs plus profonds retranchements. Retour sur les faits. Dans la nuit du 23 au 24 juin dernier, les deux bergers ne se doutent de rien. Ils se reposent aprÚs une longue journée de labeur.
Quatre malfrats font irruption dans la ferme oĂč se trouvent les bergers avec leurs animaux. Ils les tiennent en respect. Les armes de guerre dont disposent les ravisseurs sont suffisamment dissuasives. Ceux-ci ne peinent pas Ă  ligoter « leurs proies ». Puis, ils prennent le cap de Mandourou, une bourgade de l’arrondissement de Martap, dĂ©partement de la Vina. Des villageois sont aussitĂŽt au fait de l’enlĂšvement, grĂące au comitĂ© de vigilance actif Ă  cette heure tardive de la nuit. Renseignement est donnĂ© Ă  l’autoritĂ© traditionnelle qui informe l’autoritĂ© administrative. C’est ainsi que le colonel AssoualaĂŻ Blama, commandant de la 31e BRIM est Ă©galement mis au courant. Il dĂ©ploie aussitĂŽt ses hommes.
Les ravisseurs espĂ©raient, grĂące Ă  leur prise, faire chanter leur maĂźtre, opĂ©rateur Ă©conomique bien connu dans la rĂ©gion. Mal leur en a pris. Cette fois, les populations bien averties ne font plus leur jeu. DĂ©sormais, ils renseignent les FMO. AprĂšs avoir libĂ©rĂ© les deux bergers, le commandant de la 31e BRIM fĂ©licite « la franche collaboration des populations ». Il invite donc ces populations Ă  poursuivre sans relĂąche sur cette voie afin de venir Ă  bout de ce phĂ©nomĂšne de l’insĂ©curitĂ© rurale.
Joseph Ndi-Samba: la reconnaissance de la nation Ă  un bĂątisseur

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

Le fondateur de l'universitĂ© de YaoundĂ©-Sud a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă  titre posthume Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’ordre national de la valeur pour son Ɠuvre immense.
Joseph Ndi-Samba repose depuis samedi dernier Ă  AyĂ©nĂ©, son village natal dans le Nyong-et-So’o oĂč il a vu le jour il y a 75 ans. A titre posthume, le fondateur de l’universitĂ© de YaoundĂ©-Sud, dĂ©cĂ©dĂ© le 13 mai dernier Ă  YaoundĂ©, a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’ordre national de la valeur, au nom du chef de l’Etat par AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique. En prĂ©sence de sa famille, d’un important parterre de personnalitĂ©s, d’amis, de curieux et de collaborateurs venus nombreux pour la circonstance, le patriarche dont la disparition constitue une grande perte aussi bien pour les siens, sa commune, la communautĂ© Ă©ducative que pour le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) a eu droit Ă  des obsĂšques mĂ©morables Ă  la dimension de son rang.
Des nombreux orateurs qui ont pris la parole pour rendre un dernier hommage au disparu, il ressort que de son vivant, Joseph Ndi-Samba aura Ă©tĂ© de par ses Ɠuvres, un homme d’action dans l’ñme. Benjamin Mboutou, prĂ©fet du dĂ©partement du Nyong-et-So’o, dans le message des condolĂ©ances du chef de l’Etat Ă  la veuve Marie-Claire Ndi-Samba, viendra saluer la mĂ©moire d’un « grand bĂątisseur qui fut l’un des pionniers de l’enseignement laĂŻc au Cameroun et un acteur majeur du paysage de l’audiovisuel qu’il a contribuĂ© Ă  façonner ». De la voix du porte-parole du groupe Ndi-Samba, « Papa Ndi », comme on l’appelait affectueusement, s’est employĂ© Ă  « sortir la jeunesse camerounaise de l’ignorance et la hisser dans les milieux les plus huppĂ©s de la nation camerounaise ».
Pour sa famille politique, celui qui Ă©tait jusqu’à sa disparition maire de la commune de Nkol-Metet et sĂ©nateur supplĂ©ant Ă©tait un militant dĂ©vouĂ© Ă  la cause du parti. Laurent Serge Etoundi Ngoa, chef de la dĂ©lĂ©gation du ComitĂ© central du RDPC dira toute la gratitude du parti au disparu pour l’engagement et la loyautĂ© avec lesquels il a servi le parti. Le reprĂ©sentant de la famille du dĂ©funt a, Ă  cette occasion, retracer le parcours d’un Ă©lĂšve et d’un Ă©tudiant brillant qui a connu un parcours scolaire et acadĂ©mique Ă©logieux. Claire Ndi-Samba, la fille du dĂ©funt, est allĂ©e de ses mots de remerciements au prĂ©sident de la RĂ©publique. Les chefs traditionnels du Nyong-et-So’o qui comptaient parmi les nombreuses dĂ©lĂ©gations sont venus pleurer la disparition d’un des leurs.
Homme pluridimensionnel, il a Ă©tĂ© l’un des pionniers Ă  investir dans l’enseignement privĂ© au Cameroun. Pendant plusieurs annĂ©es, il a occupĂ© les fonctions de secrĂ©taire national Ă  l’éducation privĂ©e laĂŻque. Dans le secteur de la communication, il a fondĂ© Radio LumiĂšre, une chaĂźne de radio Ă©mettant Ă  YaoundĂ© et Samba-Tv.
Ramadan 2016: Muslims Prepare For End of Fasting

Elizabeth MOSIMA
National - Société

Last minute preparations are underway across the country to mark the end of the fasting which is also the celebration of the feast of Ramadan.
In just a few days Muslims in Cameroon will end the 30-day fasting period 2016. According to some Muslims the exact date for the fasting will only be known with the appearance of the moon which is expected is expected either on the 4th or 5th of July.
At the Briqueterie neigbourhood in Yaounde yesterday, June30, 2016 business was at its peak. During these last days of the fasting tailors are working hard to satisfy their customers. In some of the tailoring workshops visited, customers especially women, were waiting anxiously to check if their dresses were ready.
One of the tailors, Sani Alassan said preparations are going on well. He said his team is working extremely hard to finish the pile of work before the feast to satisfy their clients. He said during these remaining days they also sell already made dresses for people who did not have time and the means to buy materials before sowing. They sell the three piece gandoura for children, the saro, jumper, monde arabe, wrapper and blouse for women in different designs and sizes etc. The prizes vary according to the quality and design.
Families are also busy preparing for the festivities according to their means. Mrs. Hadja Aissatou Dala said she has already bought the basic needs for the family such as dresses for the children and other items. She said she will only buy food stuff on Monday since the feasting will end on Monday. She said her Sunday and Monday will be reserved for beauty saloons. She explained that during those days the women will do the traditional make up notably Hausa nail polish, body designing and plaiting.
As the fasting gradually comes to an end, Muslim faithful intensify prayers and acts of charity as recommended by the holy book, the Koran. Moulioum Rihana said during the last 10 days of the fasting there are two prayer sessions- from 7:00 a.m. to 8:30 p.m. and from midnight to 3:00 a.m. After that, the fasting begins till 6:00 p.m. She also said before going to the mosque, all Muslims are obliged to offer sacrifice. It is also a time for reconciliation with others before even beginning with the fasting.