Cameroon Tribune
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Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

Mesdames, Messieurs les Journalistes,
L’organisation non gouvernementale Amnesty International a, comme vous le savez, rendu public il y a quelques jours, trĂšs exactement en date du 14 juillet 2016, un rapport sur la problĂ©matique du respect des droits humains dans la lutte que notre pays mĂšne contre l’organisation terroriste Boko Haram.
Ce rapport, vous le savez aussi, intervient aprĂšs le prĂ©cĂ©dent du mĂȘme genre commis en septembre 2015, soit il y a Ă  peine dix mois seulement.
Comme chacun aura pu s’en rendre compte, le rapport 2016 d’Amnesty International ressemble point pour point, en ce qui concerne en tout cas les accusations portĂ©es contre notre pays, Ă  son Ă©dition de 2015.
En effet, pour le dire de maniĂšre gĂ©nĂ©rique, le Cameroun est accusĂ© par Amnesty International de fouler aux pieds les rĂšgles les plus Ă©lĂ©mentaires en matiĂšre de respect du droit international humanitaire et des droits humains, dans le combat qu’il mĂšne contre l’organisation terroriste Boko Haram.
Et comme Ă  l’accoutumĂ©e, Amnesty International, dans une vĂ©ritable posture de procureur contre la cause du Cameroun, prĂ©fĂšre ne faire aucun cas des exactions commises par un agresseur pourtant parfaitement connu, dans une situation dans laquelle notre pays n’a ni initiative de belligĂ©rance, ni responsabilitĂ© de violence.
Mais parlons d’abord, si vous le voulez bien, de ce dont Amnesty International nous accable.
Tout y passe ou presque, depuis ce que Amnesty International considĂšre comme des violations des droits humains perpĂ©trĂ©es par les Forces de DĂ©fense camerounaises, faites d’arrestations arbitraires, de disparitions forcĂ©es, d’interrogatoires musclĂ©s et mĂȘme d’exĂ©cutions sommaires, y compris sur des personnes en dĂ©tention, jusqu’à l’irrĂ©gularitĂ© des procĂ©dures judiciaires, le caractĂšre inique et contraire aux droits humains de la lĂ©gislation anti-terroriste applicable au Cameroun, ou encore la non accessibilitĂ© des organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme aux personnes suspectĂ©es, les conditions de dĂ©tention en milieu carcĂ©ral, le mutisme des autoritĂ©s face aux questionnements des organisations de protection des droits de l’Homme.
La premiĂšre curiositĂ© de ces rapports d’Amnesty International qui, comme je le disais tantĂŽt, se suivent et se ressemblent tous, rĂ©side, comme chacun de nous peut malheureusement s’en rendre compte, dans la gravitĂ© des accusations profĂ©rĂ©es contre le Cameroun, qui pourtant est un État organisĂ©, faisant face Ă  un impitoyable agresseur, habitĂ© par une idĂ©ologie aussi barbare que criminelle, et n’ayant que faire de la moindre valeur humaine qui soit.
En effet, sans qu’il soit possible d’en connaĂźtre la cause, notre pays subit depuis quelques annĂ©es de la part de Boko Haram, de graves exactions dirigĂ©es contre ses biens et ses populations.
Ces agressions Ă  rĂ©pĂ©tition continuent jusqu’à l’heure actuelle d’impacter nĂ©gativement l’économie nationale, de dĂ©structurer notre tissu social et d’affecter le moral et la quiĂ©tude de ceux qui, sur notre territoire, vivent dans les zones les plus exposĂ©es aux combats.
Je voudrais Ă  ce sujet rĂ©sumer Ă  votre intention, un bilan que j’avais dĂ©jĂ  communiquĂ© au mois de janvier dernier, sur les dommages causĂ©s par Boko Haram contre notre pays et au dĂ©triment de nos populations.
Ainsi, tout au dĂ©but de l’annĂ©e 2016 et en deux semaines seulement, le Cameroun avait dĂ©jĂ  essuyĂ© 15 attaques terroristes.
De 2013 Ă  2015, le recensement des actes d’enlĂšvements de personnes, y compris des enfants, organisĂ©s par Boko Haram sur notre territoire faisait ressortir 18 enlĂšvements de personnes.
En 2014, 37 attaques Boko Haram ont été perpétrées contre les unités des Forces de Défense camerounaises et 23 en 2015.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Toujours en 2015, 21 attaques ont visé les comités de vigilance.
Sur la mĂȘme annĂ©e, 28 attentats-kamikazes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Quant aux populations civiles, elles ont subi 66 attaques et exactions diverses de la part de Boko Haram en 2014, 116 en 2015.
Depuis 2013 jusqu’au dĂ©but de l’annĂ©e 2016, on aura dĂ©nombrĂ© dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord du Cameroun, 315 incursions des terroristes Boko Haram, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide du fait de ces mĂȘmes criminels.
Au total et Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e en cours, c’est-Ă -dire au mois de janvier 2016, 1 098 civils camerounais, 67 de nos militaires et 03 de nos policiers ont, Ă  ce jour, perdu la vie Ă  la suite des agressions barbares dirigĂ©es contre notre pays par le groupe terroriste Boko Haram.
Ce bilan n’a cessĂ© de s’accroĂźtre, incluant d’autres attaques kamikazes, des embuscades contre nos Forces de DĂ©fense, des razzias et pillages sur nos populations, des attaques contre des postes militaires au cours desquelles de nombreuses pertes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es, y compris la mort de nos valeureux soldats, dont au moins un officier supĂ©rieur.
Tout ceci n’a jamais Ă©tĂ© suffisant pour Ă©mouvoir Amnesty International qui, au contraire, a poursuivi en l’accentuant, son acharnement contre les Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© camerounaises.
Sans doute que Amnesty International aurait prĂ©fĂ©rĂ© que le Cameroun demeurĂąt inerte face Ă  une telle agression et impassible face aux affres subies par nos populations et notre ArmĂ©e. Sans doute aurions-nous alors mĂ©ritĂ© le salut et le satisfecit de cette organisation, pourtant parĂ©e d’une vocation Ă  dĂ©fendre les droits humains.
Pour Amnesty International, le seul et unique crime commis par le Gouvernement camerounais aura donc Ă©tĂ© de dĂ©fendre l’intĂ©gritĂ© de son territoire et de protĂ©ger les biens et les personnes vivant sur son sol.
Malheureusement pour Amnesty International, ni le peuple camerounais, ni la communauté internationale ne pouvaient la suivre dans un tel dessein.
Le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État et Chef des ArmĂ©es, a donc engagĂ© notre nation dans une riposte multiforme, pour apporter une rĂ©ponse appropriĂ©e Ă  l’agression dont le Cameroun faisait l’objet.
Au plan militaire, nos vaillantes Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© ont, huit mois durant et seules sur le front de guerre, prĂ©servĂ© l’intĂ©gritĂ© de notre territoire national.
La communauté internationale a rejoint le Cameroun dans ce combat par des interventions variées, tantÎt militaires, tantÎt logistiques, tantÎt stratégiques.
Au plan militaire et de concert avec les autres États de la ligne de front, que ce soit dans le cadre de la Force Multinationale Mixte ou de la coopĂ©ration bilatĂ©rale avec les armĂ©es voisines et particuliĂšrement avec celle du NigĂ©ria, les dispositifs de dĂ©fense et de proactivitĂ© mis en place portent aujourd’hui leurs fruits.
Boko Haram, quoiqu’ayant conservĂ© une capacitĂ© de nuisance certaine, est dĂ©sormais poussĂ© dans ses derniers retranchements et vit Ă  coup sĂ»r les derniers instants de son existence morbide.
Ce faisant, aucune exaction, de quelque nature que ce soit, n’est tolĂ©rĂ©e au sein de nos propres Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ©, dans les diffĂ©rentes actions qu’elles mĂšnent au plan opĂ©rationnel.
Le principe est donc celui du strict respect du droit international humanitaire et des droits humains, auxquels notre Armée et nos Forces de Sécurité sont du reste formées, avec rigueur et intransigeance.
Et lorsque malgrĂ© tout, des Ă©carts viennent Ă  ĂȘtre observĂ©s, ils sont punis avec objectivitĂ© et sans complaisance aucune, dĂšs lors qu’ils sont avĂ©rĂ©s.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Au plan juridique, le Cameroun s’est dotĂ© d’une lĂ©gislation portant rĂ©pression des actes terroristes pour juger de tels actes dans un cadre appropriĂ© et en conformitĂ© avec les engagements internationaux pris par notre pays.
Le respect des droits humains et des principes édictés par les différentes organisations internationales à ce sujet, constitue des contraintes incontournables de la légitimité des actions que le Cameroun mÚne contre le fléau du terrorisme.
La parfaite observance de ces principes par notre pays a d’ailleurs Ă©tĂ© relevĂ© et ceci de façon formelle, par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu rĂ©uni en sa session du 01er avril 2015 GenĂšve.
Au cours de ces assises en effet, le Conseil des Droits de l’Homme a rĂ©affirmĂ© au Cameroun l’apprĂ©ciation du SystĂšme des Nations Unies pour les actions menĂ©es par notre pays Ă  cet Ă©gard.
Appelant Ă  une plus grande solidaritĂ© internationale, le Conseil des Droits de l’Homme a en dĂ©finitive adressĂ© ses vives fĂ©licitations au Cameroun pour les efforts menĂ©s, en mĂȘme temps que tous les autres pays affectĂ©s par les exactions de Boko Haram, pour une Ă©radication dĂ©finitive de ce flĂ©au.
Je voudrais saisir l’occasion de la prĂ©sente mise au point pour rappeler, Ă  l’intention d’Amnesty International et de tous ceux qui, comme elle, ont la noble prĂ©tention de dĂ©fendre les droits humains, ce que le droit international retient du concept du terrorisme. Le droit international dĂ©finit en effet le terrorisme comme « toute action 
 qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles Ă  des civils ou Ă  des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale Ă  prendre une quelconque mesure ou Ă  s'en abstenir ».

Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Il est donc Ă©tabli et cela conformĂ©ment au droit international, que les actes de terrorisme ne sauraient ĂȘtre assimilĂ©s Ă  des actes de guerre au sens conventionnel du terme. Le terrorisme consiste dans ce sens, en l’emploi de la terreur Ă  des fins diverses, dont essentiellement crapuleuses, comme c’est malheureusement le cas de Boko Haram.
À Amnesty International, nous disons donc que l’agression dont le Cameroun est aujourd’hui victime de la part de Boko Haram ne relĂšve pas d’une guerre conventionnelle pour laquelle il existe un cadre juridique prĂ©cis au niveau international.
Boko Haram n’est pas un acteur du droit international mais bien une organisation terroriste par essence. Il ne saurait donc bĂ©nĂ©ficier de l’application d’un tel cadre juridique face Ă  un État organisĂ© tel que le Cameroun.
De la mĂȘme façon, le contexte de la lutte contre le terrorisme impose par lui-mĂȘme des spĂ©cificitĂ©s dans la conduite d’une telle lutte, qui ne sauraient s’identifier Ă  des situations de conflit conventionnel.
Au plan humanitaire, il est tout aussi important de relever que le Cameroun abrite Ă  l’heure actuelle des centaines de milliers de rĂ©fugiĂ©s, qui ont dĂ» fuir leurs pays respectifs pour trouver asile et protection sur nos terres. Cet afflux de rĂ©fugiĂ©s tĂ©moigne justement de la confiance que ces populations ont dans la capacitĂ© du Cameroun Ă  leur offrir toute la protection qu’elles recherchent.
Les visites effectuĂ©es par les organisations internationales, qu’elles soient intergouvernementales ou non, attestent Ă  suffisance du caractĂšre exemplaire de l’action menĂ©e par notre pays en matiĂšre humanitaire, et ceci, malgrĂ© le peu de moyens dont il dispose.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Sans doute qu’Amnesty International se sera rendu Ă  l’évidence, du dĂ©phasage de son rapport, face aux rĂ©alitĂ©s du terrain qui le mettent manifestement en porte-Ă -faux avec les faits. EspĂ©rons seulement que les auteurs de ce rapport auront ainsi pris toute la mesure du rejet consensuel dont ledit rapport fait actuellement l’objet de la part de l’ensemble de la communautĂ© nationale, tous segments et toutes obĂ©diences confondus.
Nous prĂ©fĂ©rons penser que cette autre mĂ©prise d’Amnesty International ne tiendrait qu’aux insuffisances mĂ©thodologiques de son observation et de l’analyse de la situation.
Au cas contraire, nous nous interrogerions sur ses motivations rĂ©elles et son agenda occulte, tant les portes du Gouvernement lui ont toujours Ă©tĂ© ouvertes, de mĂȘme que celles des diffĂ©rents sites et terrains sur lesquels se dĂ©roulent les opĂ©rations auxquelles elle s’intĂ©resse.
Nous savons aussi que dans le concert des nations, le Cameroun ne compte pas que des amis et que certains parmi ses pourfendeurs, prĂ©fĂšreraient plutĂŽt le voir en situation d’inconfort. Las d’attendre une telle Ă©chĂ©ance, qui pour eux tarderait Ă  venir, ceux-lĂ  verraient peut-ĂȘtre au pĂ©ril terroriste, un moyen commode de voir leur vƓu exaucĂ©.
À ceux-lĂ , nous disons simplement ceci : le Cameroun est et demeurera debout, uni derriĂšre son Chef, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État, Chef des ArmĂ©es.
Jamais l’engagement du peuple camerounais pour ses valeurs de paix, d’unitĂ© et de solidaritĂ© nationales ne pliera sous le poids des sirĂšnes de la dĂ©stabilisation et de la dĂ©mobilisation.
Le peuple camerounais continuera, mieux que par le passĂ©, Ă  avancer dignement et opiniĂątrement dans la voie tracĂ©e par le Chef de l’État, vers son objectif d’émergence.

Je vous remercie de votre aimable attention. »
Anne-Marie Nzié: le temps des adieux

Monica NKODO
National - Culture

Artistes, fans, famille, amis, se prĂ©parent Ă  dire au revoir Ă  l’icĂŽne Ă  travers une sĂ©rie d’activitĂ©s autour de la chanson.
La banderole a le don de capter les regards curieux. Ou plutĂŽt les regards attendris des passants qui s’arrĂȘtent devant la façade avant du MusĂ©e National Ă  YaoundĂ©. Le message aussi les interpelle : « La voix d’or du Cameroun sur la voie de l’éternitĂ© ». En plus d’annoncer le programme des obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©, l’affiche renseigne sur une grande veillĂ©e culturelle au palais des Sports ce jeudi soir dĂšs 19h.
L’entrĂ©e est gratuite. « C’est une bonne initiative. Papa Wemba a eu droit Ă  des obsĂšques dignes de son rang dans son pays. Anne Marie NziĂ© aussi mĂ©rite un deuil national, et je crois que tous ses fans doivent aller au palais des Sports. En tout cas, moi j’y serai », affirme un fonctionnaire avec conviction. « Elle doit partir comme elle a vĂ©cu, c’est-Ă -dire en chanson. Pour moi, il n’y a pas plus beau », reprend une dame. Au moins sur ce point, tout le monde est d’accord. Il n’y a rien de plus symbolique qu’un show gĂ©ant pour saluer la mĂ©moire de la cĂ©lĂšbre chanteuse. C’est dans cet Ă©lan que le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise une sĂ©rie d’évĂ©nements avec pour thĂšme « L’ultime hommage Ă  La voix d’or ». Place donc au spectacle en son honneur, aprĂšs la levĂ©e de corps dĂšs 15h Ă  l’HĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports avec un arrĂȘt au MusĂ©e national. Cette procession, selon les organisateurs, sera menĂ©e par un millier de choristes, de groupes de balafons, de fanfares, un millier d’artistes etc.
De nombreux musiciens, contemporains de l’icĂŽne ou membres de la gĂ©nĂ©ration actuelle, vont assurer l’animation. Entre autres, Eko Roosevelt, Ekambi Brillant, Ottou Marcelin, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Donny Elwood, Nkotti François, Salle John, Greg Belobo, Ruben Binam, Macase, Krotal, Locko. Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, reprĂ©sentant personnel du prĂ©sident de la RĂ©publique pendant les cĂ©rĂ©monies liĂ©es aux obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©, invite le public Ă  assister en grand nombre Ă  cette soirĂ©e culturelle, pour dire au revoir Ă  la « Voix d’or » du Cameroun en musique, cet univers qu’elle aimait tendrement. D’autres activitĂ©s sont Ă©galement menĂ©es Ă  cĂŽtĂ© de celles du MINAC. Hier, par ailleurs, une soirĂ©e au cabaret « Le Bois d’ébĂšne » avait rassemblĂ© artistes et fans. Le 23 juillet Ă  Bibia par Lolodorf, Anne Marie NziĂ© sera inhumĂ©e.
Environnement: le Cameroun mieux outillé

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Un site Web et une plateforme viennent d’ĂȘtre lancĂ©s Ă  Douala Ă  cette fin.
Le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du DĂ©veloppement durable (Minepded), Hele Pierre, a rĂ©cemment lancĂ© la plateforme d’échange d’informations environnementales et le site Web du Fonds pour l’Environnement mondial (Fem-Cameroun). Ces nouveaux outils doivent permettre d’amĂ©liorer la capacitĂ© de notre pays Ă  rĂ©pondre efficacement Ă  ses engagements internationaux en matiĂšre d’environnement.
Rappelons que le Cameroun a ratifié un certain nombre de conventions internationales dans ce domaine, notamment la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la Convention sur la diversité biologique, la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants etc.
Pour le ministre Hele Pierre, le lancement de la plateforme d’échange d’informations environnementales et du site est une chose importante. « Dans le principe 10 de la DĂ©claration de Rio, il est dit que pour les questions environnementales, les personnes physiques et morales qui sont concernĂ©es par les dĂ©cisions que nous prenons doivent ĂȘtres informĂ©es et impliquĂ©es. Il est donc important de mettre Ă  la disposition du grand public des informations environnementales », a dĂ©clarĂ© le Minepded. « A travers ces outils de communication, il est question de commencer Ă  Ă©duquer les parties prenantes, faire participer les populations Ă  la chose environnementale, renforcer les capacitĂ©s pour que les gens puissent s’approprier les problĂšmes environnementaux », a-t-il poursuivi.
Pour Thierry De-Olivieira, responsable aux Nations unies, « c’est un nouveau tournant dans le reporting environnemental pour le Cameroun, un site Web opĂ©rationnel qui rĂ©pond aux normes internationales ».
Jeux olympiques: place aux échauffements

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les athlÚtes camerounais qualifiés pour Rio ont poursuivi leur préparation entre le Cameroun et des pays étrangers.
Six disciplines, 24 athlĂštes et des fortunes diverses dans la prĂ©paration. La sĂ©lection nationale de volley-ball dames, seul sport collectif qualifiĂ© pour Les Jeux olympiques de Rio (5 au 21 aoĂ»t), poursuit sa prĂ©paration au BrĂ©sil. Le week-end dernier, les Lionnes ont disputĂ© et perdu deux autres rencontres amicales contre la sĂ©lection des moins de 23 ans dames du BrĂ©sil. Les volleyeuses sont au BrĂ©sil depuis le 1er juin dernier. Avant de s’y rendre, la sĂ©lection a passĂ© une mise au vert d’un mois Ă  YaoundĂ©. Entre Sao Paulo et l’Espagne, l’équipe a eu droit Ă  une sĂ©rie de rencontres amicales contre des clubs locaux brĂ©siliens et la sĂ©lection nationale d’Espagne (18 au 20 juin). Les Camerounaises joueront dans la poule A avec le pays6hĂŽte et tenant du titre, la Russie, le Japon, la CorĂ©e du Sud et l’Argentine.
YaoundĂ© n’est pas ce qu’ils ont souhaitĂ©E. Mais ArchangĂ©line Fouodjio (69 kg) et Petit David Mikoumba (94kg), les deux haltĂ©rophiles camerounais de Rio de Janeiro, vont mettre les atouts locaux en avant. En stage bien avant le Tournoi qualificatif olympique de YaoundĂ© en mai dernier, ils n’ont pas eu de rĂ©pit. Le jeune homme, rĂ©sident Ă  Douala, n’a pas vu cette ville depuis ce temps. Travail acharnĂ© chaque jour, des pauses pour rĂ©cupĂ©rer, mais la tĂȘte toujours dans l’entraĂźnement. Avec leurs entraĂźneurs, ils bĂ©nĂ©ficient de deux sĂ©ances quotidiennes. On alterne entre technique et musculature. « Je ne vais pas Ă  Rio comme un enfant se rendant Ă  la foire. Je n’y vais pas pour les photos. J’y vais pour battre des records, entrer dans l’histoire », gueule Petit David Mikoumba. L’expĂ©rience acquise lors des compĂ©titions d’envergure lui a permis de vite grandir.
En athlĂ©tisme, Auriole Dongmo (lancer de poids) sort d’un meeting au Maroc. QualifiĂ©e pour la compĂ©tition Ă  l’issue de la coupe du Cameroun, la championne d’Afrique vient de passer un week-end au Maroc oĂč elle voulait amĂ©liorer son jet (17,76 m). C’est Ă  YaoundĂ© qu’elle opĂšre les derniers ajustements. Son passage au Centre international d’athlĂ©tisme de Dakar au SĂ©nĂ©gal lui a permis de gagner en maturitĂ©. Sandrine Mbumi ? quant Ă  elle, achĂšve des essais Ă  YaoundĂ© avant le grand dĂ©part. Ce n’est pas la prĂ©paration rĂȘvĂ©e mais, avec son entraĂźneur, Patrice Kinang, on fait avec les moyens du bord.
Les boxeurs, Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg) et Wilfried Seyi (75 kg, porte Ă©tendard), exceptĂ© Hassan Ndam Njikam (89kg), ont eu une prĂ©paration en Ukraine aprĂšs plusieurs semaines de dur labeur au Camp de l’UnitĂ© Ă  YaoundĂ©. Entre tournois et entraĂźnements, on varie depuis le mois de juin. Seront-ils lĂ  pour le dĂ©part de la dĂ©lĂ©gation camerounaise samedi ou iront-ils directement ? A la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga annonçait pour hier soir, l’arrivĂ©e du triptyque. Vanessa Hortense Mballa Atangana, seule judoka se prĂ©parait en France bien avant sa qualification. En lutte, Rebecca Muambo (48 kg) et Ali Annabel Laure (75kg) sont dans un camp respectivement au SĂ©nĂ©gal et en CĂŽte d’Ivoire. Seule Emilienne Tialo Essombe (53 kg) est restĂ©e au Cameroun. L’arrivĂ©e de certains athlĂšteS est confirmĂ©e pour ce jour avant le grand dĂ©part.
Bafoussam: une trafiquante des produits de la faune interpellé

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

La cargaison en provenance de l’Adamaoua Ă©tait en transit pour LimbĂ©, dans le Sud-Ouest.
Mispa Ngoh Mbone, mĂ©nagĂšre ĂągĂ©e de 46 ans et domiciliĂ©e Ă  LimbĂ© dans la rĂ©gion du Sud-Ouest, a Ă©tĂ© interpellĂ©e le 5 juillet dernier, en possession d’un stock important de produits fauniques. Selon les informations fournies par Jean-Claude Tiague, chef de la brigade rĂ©gionale des Eaux et ForĂȘts de l’Ouest, il s’agit de 12 cĂ©phalophes SP, 32 babouins, une civette, deux athĂ©rures, deux aulacodes, tous entiers, un pangolin vivant pesant environ deux kilogrammes et deux gigots d’antilope SPP. Une masse totale de 90kg en somme.
Le butin a Ă©tĂ© interceptĂ© au lieu dit SPC Bafoussam, autour de 23h30mn. La viande Ă©tait Ă  bord d’un bus de transport de l’agence Butsis Voyage immatriculĂ© LT 6929 T. Entendue sur procĂšs-verbal Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale des Eaux et ForĂȘts, la contrevenante a Ă©tĂ© convaincue des faits de transport et dĂ©tention frauduleuse de viande de brousse. Ce dĂ©lit, prĂ©cise notre source, est rĂ©primĂ© par les articles 64, 101 et 155 de la loi du 20 janvier 1994 portant rĂ©gime des forĂȘts, de la faune et de la pĂȘche.
Lors de son exploitation, Ngoh Mbone a dĂ©clarĂ© avoir achetĂ© la viande de brousse auprĂšs des individus venant des villages environnants. Elle dit ĂȘtre victime de son ignorance en matiĂšre de lĂ©gislation faunique, et avoue que c’est la premiĂšre fois qu’elle mĂšne une telle activitĂ©. Les produits saisis ont Ă©tĂ© vendus aux enchĂšres publiques le 6 juillet dernier. Le procĂšs-verbal a Ă©tĂ© transmis au procureur de la RĂ©publique, pour la suite de la procĂ©dure.
Encadrement des rĂ©fugiĂ©s: l’appui du HCR au gouvernement

Azize MBOHOU
National - Politique

Un don de matĂ©riel roulant, d’outils informatiques et de communications rĂ©ceptionnĂ©e mercredi Ă  YaoundĂ© par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation.
Le ComitĂ© interministĂ©riel ad hoc chargĂ© de la gestion des situations d’urgence concernant les rĂ©fugiĂ©s au Cameroun, prĂ©sidĂ© par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi, a reçu un appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s, reprĂ©sentation du Cameroun. Le HCR a en effet remis mercredi au MINATD, un lot de neuf motos, 10 ordinateurs avec imprimantes et des tĂ©lĂ©phones mobiles avec abonnement internet.
D’aprĂšs le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR-Cameroun, Khassim Diagne, ce matĂ©riel est destinĂ© aux administrations des sites logĂ©s dans les arrondissements de Garoua-BoulaĂŻ, Kette, Kentzou, Yokadouma, Meiganga, TcholirĂ© et Touboro. Ces unitĂ©s administratives sont logĂ©es dans les rĂ©gions de l’Est, de l’Adamaoua et de l’ExtrĂȘme-Nord. Par ailleurs, au niveau de YaoundĂ©, le HCR-Cameroun a pensĂ© au secrĂ©tariat technique du ComitĂ© ad hoc, Ă  savoir la direction de la Protection civile. Cette structure a reçu un ordinateur et une imprimante. Il est question, par cet appui, de mieux sillonner les camps de rĂ©fugiĂ©s et les zones oĂč ces derniers et autres demandeurs d’asile sont concentrĂ©s, afin de collecter et de transmettre des donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  leur prise en charge efficiente.
Au nom du ComitĂ© ad hoc, le MINATD a dit ĂȘtre sensible aux actes concrets rĂ©guliĂšrement posĂ©s par le HCR, depuis le dĂ©clenchement de la crise. RenĂ© Emmanuel Sadi salue ces « dispositions favorables, en vue d’un accompagnement plus grand et plus pragmatique du Cameroun dans la gestion d’un flux massif de prĂšs de 350 000 rĂ©fugiĂ©s ». Le geste du HCR qui, du reste, vient en appui Ă  tout le dĂ©ploiement organisĂ© par le gouvernement camerounais depuis le dĂ©clenchement de la crise sociopolitique en RĂ©publique centrafricaine et la recrudescence des affres de Boko Haram au NigĂ©ria.
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Cameroon Tribune du vendredi, 22 juillet 2016.
L’onction de la Nation à la Cameroon Olympic Team

Josiane R. MATIA
Rédaction - Dossier

Le Premier ministre chef du gouvernement, Philemon Yang, a remis jeudi au porte-étendard de la délégation le drapeau national, symbole du soutien du peuple.

La cĂ©rĂ©monie aura Ă©tĂ© brĂšve, rĂ©glĂ©e dans ses moindres dĂ©tails. Cela n’aura pourtant pas empĂȘchĂ© l’assistance prĂ©sente au siĂšge du ComitĂ© national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) Ă  Nkol-Eton, de ressentir toute la solennitĂ© et l’émotion de mise au moment des adieux. Car jeudi, c’était bien l’au revoir de toute une Nation Ă  ses vaillants soldats. Ceux-lĂ  qui vont se battre dĂšs le 5 aoĂ»t prochain Ă  Rio de Janeiro (BrĂ©sil) aux Jeux olympiques pour l’honneur du pays. Et c’est Philemon Yang, le Premier ministre, chef du gouvernement, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat, qui a remis le drapeau au porte-Ă©tendard de la dĂ©lĂ©gation, le boxeur DieudonnĂ© Wilfried Seyi. La prĂ©sence de plusieurs membres du gouvernement, d’acteurs du mouvement sportif et des reprĂ©sentants du corps diplomatique n’ont fait que renforcer la portĂ©e de cet Ă©vĂšnement.
Pour le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, la cĂ©rĂ©monie n’était que l’expression du sĂ©rieux et de la constante sollicitude du gouvernement, soucieux Ă  mettre ses athlĂštes dans les meilleures conditions possibles. Il faut dire que cela fait deux ans que le projet « BientĂŽt Rio 2016 » a Ă©tĂ© mis sur pied, conjointement par le MINSEP et le CNOSC. L’idĂ©e Ă©tant en premier lieu d’accompagner au mieux les athlĂštes tout au long des qualifications pour les JO, objectif de tout sportif qui se respecte. Au final, le Cameroun aura 24 athlĂštes Ă  Rio, dans six disciplines : boxe, haltĂ©rophilie, lutte, judo, athlĂ©tisme et volley-ball. Seules les 12 volleyeuses manquaient Ă  l’appel hier, puisqu’encore en stage au BrĂ©sil.
Dans tous les cas, le prĂ©sident du CNOSC, Hamad Kalkaba Malboum, a profitĂ© de l’occasion pour rappeler aux reprĂ©sentants du Cameroun que la Nation entiĂšre est fiĂšre de ses fils. Mais surtout « que nos sportifs sont bien prĂ©parĂ©s et ils ne partent pas en victimes rĂ©signĂ©es. La balle est dĂ©sormais de leur cĂŽtĂ© ». Ils n’ont certainement pas volĂ© leur prĂ©sence Ă  la plus prestigieuse fĂȘte sportive au monde. Pas sĂ»r que les vedettes du jour oublient qu’il leur a Ă©tĂ© recommandĂ© engagement, dĂ©passement de soi, promotion des valeurs olympiques et fighting spirit. Parce que le Cameroun compte sur ses sportifs, « modĂšles de bravoure » selon Bidoung Mkpatt, pour ramener au moins une mĂ©daille au pays au soir du 21 aoĂ»t. A eux Ă©galement de faire honneur au nom du pays en Ă©vitant une plaie bien connue : la dĂ©sertion. D’autant plus, comme l’a relevĂ© le Minsep, que tout est actuellement mis en Ɠuvre pour amĂ©liorer l’offre en infrastructures sportives Ă  travers plusieurs projets du gouvernement. La dĂ©lĂ©gation sportive, composĂ©e Ă©galement de 12 encadreurs et six officiels, quitte YaoundĂ© ce samedi 23 juillet, direction le Village des Jeux Ă  Rio.
Le Cameroun Ă  un match de la qualification Ă  la CAN football U-20

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

La sélection nationale Junior peut se qualifier ce week-end contre la Libye.

A Bafoussam, il y a eu relĂąchement Ă  la fin malgrĂ© la victoire par 3-0. Les Lionceaux infligeaient alors le 10 juillet dernier, une dĂ©culottĂ©e aux Chevaliers de la MĂ©diterranĂ©e (Libye). La rencontre Ă©tait l’avant-derniĂšre du dernier tour qualificatif de la 20e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans, Zambie 2017, prĂ©vue du 26 fĂ©vrier au 12 mars. Ce week-end en Tunisie, les Camerounais tenteront donc de profiter de l’avance prise Ă  l’aller. Au tour prĂ©cĂ©dent, les Camerounais s’étaient payĂ© la tĂȘte des Warriors du Zimbabwe.
Depuis la victoire, les Lionceaux ont poursuivi leur prĂ©paration Ă  Bafoussam. Chaque seconde a servi Ă  monter les Ă©lĂ©ments d’une tactique que l’on souhaite rĂ©viser dimanche. On a pris du recul, observĂ© les failles du match-aller pour se montrer meilleurs. Cyprian Ashu Bessong, le sĂ©lectionneur de l’équipe juniors du Cameroun, sait qu’il a un groupe en devenir. Depuis l’an dernier, il travaille dur pour cette qualification. Elle sera la premiĂšre depuis sa venue Ă  la tĂȘte de cette Ă©quipe. Chez les Lionceaux, on veut dĂ©poussiĂ©rer le titre conquis en 1995. Mais on le sait, le match-retour sera trĂšs difficile d’oĂč les exercices proposĂ©s pendant le regroupement.
En Libye, le championnat national de football a repris en mai dernier aprĂšs deux annĂ©es d’hibernation pour cause d’instabilitĂ© dans le pays. Les joueurs ont Ă©tĂ© regroupĂ©s par Akram Mohammed, le sĂ©lectionneur, dans un contexte assez particulier depuis le dĂ©but des Ă©liminatoires. Les juniors libyens surfaient sur une vague de quatre victoires et une dĂ©faite avant de tomber sur le Cameroun. L’attaquant Mohammed Omar s’en veut depuis la rencontre d’aprĂšs des articles publiĂ©s par des journaux tunisiens. Avec ses protĂ©gĂ©s, il compte ĂȘtre meilleur et dĂ©gainer contre le Cameroun. Le gardien Radhwan Husayn, qui n’a pas su gouverner sa dĂ©fense, veut ĂȘtre maĂźtre. Pour les Chevaliers de la MĂ©diterranĂ©e, la bataille contre les Lionceaux n’est pas terminĂ©e. L’on annonce des Ă©tincelles.
La mise en eau le 15 aoĂ»t prochain au Barrage de Memve’ele

Aimé-Francis AMOUGOU
National - Economie

Une Ă©tape supplĂ©mentaire est en train d’ĂȘtre franchie dans la rĂ©alisation d’un ouvrage estimĂ©e aujourd’hui Ă  plus de 80%.


Nyabizan, site de construction du barrage hydro-Ă©lectrique de Memve’ele, le 30 juin dernier. A cĂŽtĂ© des ouvriers camerounais et chinois qui s’activent Ă  l’accomplissement de leur tĂąche, les ingĂ©nieurs se montrent unanimes. Ils affirment, pĂ©remptoires, que le gros Ɠuvre est terminĂ© ! Pris ensemble, rĂ©vĂšlent-ils, la rĂ©alisation du projet est estimĂ©e Ă  plus de 80%. Ici, en effet, on amorce la derniĂšre ligne droite. Et dans cette marche qui conduit Ă  la production du premier mĂ©gawatt, l’an prochain, l’UnitĂ© opĂ©rationnelle, bras sĂ©culier du gouvernement dans cette gigantesque Ɠuvre, sous la direction de DieudonnĂ© Bisso, prĂ©pare activement la mise Ă  l’eau de l’ouvrage. Une opĂ©ration technique, affirme-t-on, qui va consister en l’ouverture de toutes les voies d’eau. Celle-ci, Ă  partir des Ă©vacuateurs de crue 1 et 2, circulera dans le canal d’amenĂ©e jusqu’au rĂ©servoir-tampon, situĂ© avant la prise d’eau usiniĂšre. Ce sera alors un grand Ă©vĂ©nement dont l’objectif est de tester le comportement des grandes composantes tels les digues principales et secondaires et le rĂ©servoir-tampon. Si les rĂ©sultats sont concluants, l’on procĂ©dera Ă  la validation des ouvrages rĂ©alisĂ©s.
Pour le moment, l’essentiel du travail se dĂ©roule dans l’usine. Au-delĂ  du gĂ©nie civil entiĂšrement terminĂ©, les ouvriers procĂšdent Ă  l’installation des Ă©quipements Ă©lectro-mĂ©caniques. « C’est un grand travail de prĂ©cision », dĂ©clare un ingĂ©nieur chinois rencontrĂ©. Talkie-walkie en main, il donne des indications, qui parfois s’assimilent Ă  des instructions strictes, au conducteur de l’énorme grue. Ce dernier manƓuvre avec dextĂ©ritĂ© des poulies gĂ©antes chargĂ©es Ă  faire descendre, plusieurs Ă©tages plus bas, d’énormes rouleaux de cĂąbles. Plus loin, d’autres ouvriers prennent une brĂšve pause, juste le temps d’une cigarette. Leur tĂąche : l’assemblage des quatre turbines Francis dont les diffĂ©rentes composantes sont arrivĂ©es de Chine rĂ©cemment. Nous sommes au cƓur mĂȘme du barrage oĂč seront produits les 211 MW attendus. En ressortant de cet immense bĂątiment, l’on peut voir que la construction des conduites forcĂ©es qui, Ă  partir du rĂ©servoir-tampon, achemineront l’eau dans les turbines Francis avant de la reverser dans le lit du fleuve Ntem.
Sur la route de retour vers Meyo-Centre-Ebolowa, distante de 135 kilomĂštres, la ligne d’évacuation d’énergie et le poste d’interconnexion, situĂ© Ă  la pĂ©riphĂ©rie Sud d’Ebolowa, sont en construction. Cette ligne de transport de l’énergie produite comportera presque 800 pilonnes sur prĂšs de 300 kilomĂštres qui sĂ©parent Nyabizan de YaoundĂ©.
Les primes revalorisées pour le Contingent camerounais en RCA

Azize MBOHOU
National - Politique

Un contrat individuel d'engagement entre désormais en vigueur. Les décisions prises par le chef de l'Etat ont été communiquées par le MINDEF hier à Douala.
La participation du contingent camerounais Ă  la Mission multidimensionnelle intĂ©grĂ©e de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) vient de connaĂźtre deux mesures fortes. En effet, par dĂ©cision du chef de l'Etat, chef des armĂ©es, la prime mensuelle par mois et par homme passe de 250 000 F Ă  450 000 F. Cette nouvelle disposition s'applique sur le troisiĂšme contingent qui sera dĂ©ployĂ© en aoĂ»t prochain. Mais, elle a un effet rĂ©troactif sur les deux derniers contingents. C'est Ă  dire qu'ils bĂ©nĂ©ficient eux aussi de cette augmentation. Par ailleurs, tout militaire ou policier faisant partie du contingent s'engage dĂ©sormais Ă  participer Ă  la mission sur la base d'un contrat individuel. Le document prĂ©cise les droits et les devoirs de l’engagĂ©. VoilĂ  les axes majeurs de la communication spĂ©ciale du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (MINDEF), Joseph Beti Assomo, dĂ©livrĂ©e Ă  la demande du chef des armĂ©es, au troisiĂšme contingent des militaires. Ils sont 750 Ă©lĂ©ments en mise en condition opĂ©rationnelle au 21e rĂ©giment du GĂ©nie militaire Ă  Douala, avant la mission. La signature solennelle des contrats a eu lieu entre ces Ă©lĂ©ments et le chef d’état-major des armĂ©es, le gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e, RenĂ©-Claude Meka.
Par ces mesures, Paul Biya, a rappelĂ© Joseph Beti Assomo, entend renforcer et rassurer une bonne fois pour toute, la sĂ©rĂ©nitĂ© dans les rangs. « Ce sont des instructions fermes pour dissiper tout malentendu », a martelĂ© le MINDEF. C'est que, « la marche dĂ©plorable » des Ă©lĂ©ments du deuxiĂšme contingent Ă  YaoundĂ©, le 9 septembre 2015, a fragilisĂ© un principe fondamental qui rĂ©git le fonctionnement d'une armĂ©e rĂ©publicaine: la discipline. Car, comme l'a soulignĂ© le MINDEF, rien ne justifie que des militaires marchent, quels que soient les arguments qui l’expliquent. Donc, « qu'il s'agisse du mouvement passĂ© ou de ceux qui pourraient survenir prochainement, des sanctions seront prises avec toute la rigueur et le rĂšglement militaire », a conclu Joseph Beti Assomo. Par ailleurs, il sera dĂ©sormais organisĂ© une prise d'arme solennelle dans la Cour d'honneur du Quartier gĂ©nĂ©ral au dĂ©part et au retour d'un contingent. Une autre descente est prĂ©vue vendredi Ă  AwaĂ©, dans la Mefou-et-Afamba.
ObsĂšques d’Anne Marie NziĂ© avec tous les honneurs

Monica NKODO
National - Politique

La levée de corps de l'icÎne de la musique Camerounaise jeudi à l'HÎpital central de Yaoundé a drainé de nombreux artistes, fans et amis, tout comme la procession qui a suivi.

L'hommage Ă  la mesure de son talent. Une foule, immense, presque comme lors de ses inoubliables spectacles, s'est massĂ©e derriĂšre les grilles de la nouvelle morgue de l'HĂŽpital central de YaoundĂ©. Des anonymes, des fans, venus se recueillir aux cĂŽtĂ©s de la famille de l'artiste disparue. Le soutien, il vient aussi des artistes et des personnalitĂ©s conduites par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (MINAC), reprĂ©sentant personnel du chef de l'Etat dans toutes les cĂ©rĂ©monies liĂ©es aux obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©.
Ses proches, autour de la dĂ©pouille, suivent, le cƓur lourd, le culte donnĂ© par un collĂšge de pasteurs de l'Eglise presbytĂ©rienne, confession d’Anne Marie. On aperçoit sa sƓur et fidĂšle compagne, Marlyse Dissabinga, forte malgrĂ© la douleur. Plusieurs chorales sont lĂ , comme pour rappeler son rĂ©pertoire trĂšs portĂ© sur Dieu. Alors qu'elles reprennent en chƓur les louanges, un sermon de consolation vient retirer cette chape de plomb posĂ©e par la tristesse. « Nous te remercions Seigneur pour nous avoir permis de connaĂźtre celle qui t'a chantĂ© sa vie durant. Nous te rendons grĂąces pour tout ce qu'elle a accompli », reconnaĂźt l'officiant. AccompagnĂ© d’une reprise instrumentale mĂ©lancolique de son titre phare « LibertĂ© », le cercueil d’Anne Marie NziĂ© est portĂ© d'un pas lent. La foule ne peut s'empĂȘcher de reprendre les paroles. Pour certains, c'est de maniĂšre saccadĂ©e, entre deux sanglots. Peut-ĂȘtre rĂ©alisent-ils seulement maintenant qu’Anne Marie s'est tue, dĂ©finitivement.

La procession
Il y a des silences qui en disent plus que des mots. Il y a des chansons qui signifient bien plus que quelques notes. Elles sont un symbole. Et « LibertĂ© » est de celles-lĂ . Dans cette foule menĂ©e par des fanfares, pas d'Ă©trangers. Tous unis par la peine. « La voix d'or » ne chantera plus, alors on chante pour elle. « Nous sommes libres. Merci ! » Sur le chemin entre l'HĂŽpital central et le MusĂ©e national, la circulation est arrĂȘtĂ©e. Passants et automobilistes ne se font pas prier par les agents de police pour s'immobiliser.
Chacun, comme il peut, veut montrer son respect Ă  cette grande dame de la musique camerounaise. « Eh ma mĂšre ! », s'exclame une dame, Ă©prouvĂ©e. Elle ajoute : « Tu t'en vas, mais tu nous as aidĂ©s Ă  grandir grĂące Ă  ta musique ». En groupe, le chemin est moins long jusqu'Ă  l'Esplanade du MusĂ©e national. Sur l'escalier de l'ancien palais prĂ©sidentiel, Narcisse Mouelle Kombi attend que le dispositif se mette en place. Solennellement, il pose la gerbe de fleurs colorĂ©es devant le cercueil d’Anne Marie NziĂ©, puis un micro symbolique au-dessus. L'arrĂȘt court mais mĂ©morable au MusĂ©e est terminĂ©. La procession reprend cette fois-lĂ  vers le palais des Sports, oĂč une veillĂ©e culturelle a Ă©tĂ© organisĂ©e toute la nuit. Samedi, la terre de Bibia par Lolodorf se refermera sur Anne Marie NziĂ©.
Le prĂ©sumĂ© assassin d’un expatriĂ© aux arrĂȘts Ă  BangangtĂ©

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

InterpellĂ© le 1er juillet, Yannick Dorgeles Sandio aurait mis fin aux jours de l’ingĂ©nieur français Patrick Morel, le 11 juin dernier.
Le nommĂ© Yannick Dorgeles Sandio, 24 ans, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© lundi dernier par la division rĂ©gionale de la Police judiciaire de l’Ouest. D’aprĂšs les Ă©lĂ©ments du commissaire de police principal Oumarou, il est le principal suspect du meurtre de l’ingĂ©nieur français Patrick Victor Charles Morel, 63 ans.
Le corps sans vie de l’expatriĂ© a Ă©tĂ© dĂ©couvert le 11 juin dernier, Ă  son domicile sis au quartier 4 Ă  BangangtĂ©. A l’issue des investigations et de l’audition des personnes proches du suspect, Yannick Dorgeles est apprĂ©hendĂ© le 1er juillet. Il vivait dans une des dĂ©pendances de la rĂ©sidence oĂč logeait sa victime. C’est cette proximitĂ© avec le dĂ©funt qui a Ă©veillĂ© la curiositĂ© des enquĂȘteurs, explique notre source.
Le prĂ©sumĂ© assassin est passĂ© aux aveux sur le meurtre de Patrick Morel. Il dĂ©clare Ă©galement avoir pris Ă  son domicile une enveloppe contenant 65 000 F. Mais, sur le mobile du crime, il Ă©voque trois versions diffĂ©rentes. Pour l’instant, il est encore sous exploitation. En rappel, l’ingĂ©nieur français travaillait pour la sociĂ©tĂ© Djemo BTP, dans le cadre des travaux d’extension et de modernisation du campus de l’universitĂ© des Montagnes Ă  BangangtĂ©.
MINMIDT: User’s Guide Available

Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA
National - Société

The document was handed to MINMIDT boss yesterday, July 21, 2016.
Henceforth, those wishing to obtain any service from the Ministry of Mines, Industry and Technological Development (MINMIDT) will not need to worry on how to go about it. The User’s Guide of MINMIDT was officially handed over to the Minister of Mines, Industry and Technological Development, Ernest Gbwaboubou by the Minister of Public Service and Administrative Reforms (MINFOPRA), Michel Ange Angouing.
The 186-page document contains information on all the services offered by MINMIDT, the conditions necessary for any services offered by the ministry, the legal provisions necessary to provide any services supervised by MINMIDT, documents needed and how to go about obtaining such documents or services.
Minister Ernest Gbwaboubou said the conception of the User’s Guide document falls in line with the Head of State’s policy on good governance. He noted that it will contribute to modernise the administration of MINMIDT as well as render administrative services more transparent, efficient and performant.
“It is an important instrument for good governance, so that transparency is instilled in the functioning of public services”, Ernest Gbwaboubou explained. MINFOPRA boss, Michel Ange Angouing said the User’s Guide gives the public directives on how to constitute a file, which channel to follow in depositing any document, for it is the public’s right to obtain good services at any public administration.
A la guerre comme à la guerre


Simon Pierre ETOUNDI
International - Bulletin

A l’évidence, il ne fallait pas provoquer la colĂšre du prĂ©sident turc Recep Tayyip Erdogan. Les auteurs prĂ©sumĂ©s de la tentative de coup d’Etat avortĂ© d’il y a six jours en Turquie l’apprennent aujourd’hui Ă  leurs dĂ©pens. Ainsi, 9 000 suspects ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et placĂ©s en garde Ă  vue. 60 000 personnes ont Ă©tĂ© suspendues de leur fonction dans l'enseignement, la police, les mĂ©dias et l'armĂ©e. Et le numĂ©ro un turc, en dĂ©pit des critiques qui montent dĂ©jĂ  au sujet de sa sĂ©vĂ©ritĂ©, a promis de ne point flĂ©chir.
Mercredi soir, Recep Tayyip Erdogan a dĂ©crĂ©tĂ© l’état d’urgence pour trois mois dans le pays. Cette mesure permet notamment aux autoritĂ©s de dĂ©crĂ©ter le couvre-feu et de limiter le droit de manifester. Pour le prĂ©sident turc, il est question d’« Ă©radiquer rapidement tous les Ă©lĂ©ments de l’organisation terroriste impliquĂ©e dans la tentative de coup d’Etat ». Mais le ton martial du prĂ©sident turc inquiĂšte au-delĂ  de son pays. Toutefois Ă  Ankara, si l’on est attentif Ă  ce qui se dit ailleurs, rien n’ébranle la dĂ©termination du chef de l’Etat turc. Le ministre français des Affaires Ă©trangĂšres, Jean Marc Ayrault a ainsi Ă©tĂ© priĂ© de se « mĂȘler de ses affaires ». Le chef de la diplomatie française s’est « inquiĂ©tĂ© » de la rĂ©pression en marche depuis le week-end dernier en Turquie.

Il faut rappeler que la tentative de prise du pouvoir par des militaires, dans la nuit de vendredi Ă  samedi dernier, a fait plus de 300 morts et semĂ© le chaos dans le pays. Et les putschistes n’ont pas fait de quartier, notamment dans la capitale Ankara, oĂč le parlement et le siĂšge de la police ont Ă©tĂ© bombardĂ©s. « Nous n'avons jamais fait aucun compromis sur la dĂ©mocratie, et nous n'en ferons jamais », a dĂ©clarĂ© M. Erdogan lors d'un discours Ă  Ankara mercredi.