Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du jeudi, 11 août 2016.
Rentrée scolaire: le poids du livre

Carine TSIELE

La rentrĂ©e scolaire approche Ă  grand pas, certains parents font encore face Ă  certaines difficultĂ©s pour suite au coĂ»t du livre et l’exigence de certains Ă©tablissements.

A quelques semaines de la rentrĂ©e scolaire 2016-2017, la question du livre scolaire reste encore une Ă©quation difficile Ă  rĂ©soudre pour certains parents. Les librairies de la ville ont dĂ©jĂ  pris quelques dispositions pour faciliter la tĂąche aux parents. À la librairie Saint-Paul de YaoundĂ© par exemple, une liste de dĂ©pense estimative par classes a fiĂšrement affichĂ©es dans un coin du mur. Cette liste renseigne que les coĂ»ts de tous les livres de la classe de 6e Ă  82 000F, pour la classe de 5e Ă  98 000F, celle de 4e Ă  103 000F, 3e Ă  112 000 F, 2nd A4 Ă  73 000 F, 1er Ă  70 000F et 97 000 F et Tle 95 000F. Pourtant, la rĂ©alitĂ© est ailleurs, Odette Atangana, rencontrĂ©e Ă  la librairie Saint Paul de YaoundĂ©, mĂšre de quatre enfants, Ă©lĂšves dans les classes de 5e, 3e, 2nd et Tle. Elle avoue dĂ©penser environ 40 000F juste pour les livres d’une matiĂšre. Elle explique que pour la rentrĂ©e derniĂšre, sa derniĂšre fille faisait son entrĂ©e en 6e, l’établissement a exigĂ© plusieurs livres pour chaque matiĂšre. « Juste pour le français, l’établissement a exigĂ© huit livres .Et en fin d’annĂ©e, je me suis rendu compte qu’ils ont utilisĂ© juste un seul, imaginez ces dĂ©penses veines. Et cette annĂ©e, le mĂȘme scĂ©nario recommence », se plaint-elle. « Le livre de français le moins cher coĂ»te 5000F. Imaginez-vous en train de dĂ©penser 40 000 F juste pour les livres d’une matiĂšre Au cours de l’annĂ©e je suis obligĂ©e de dĂ©penser comme ça pour tous les enfants ce qui me revient Ă  prĂšs de 300.000F juste pour les livres, imaginez alors l’ajout de la pension », ajoute- elle.
Ariane Zambo, rencontrĂ©e dans la librairie Espoir en face de la cathĂ©drale Notre dame de victoire, la liste des livres en main dĂ©plore la mĂȘme situation. « Les livres coutent chers, le livre d’anglais Stay Tuned et son livret coute 7500F, le Bled 8500F
 et les Ă©tablissements ne nous sont d’aucune aide. L’annĂ©e derniĂšre, vu le nombre de livre exorbitant que l’école de ma fille exigeait j’ai achetĂ© un seul par matiĂšre, et bien sĂ»r, ils n’ont pas Ă©tĂ© indulgent, Ă  chaque fois qu’il y avait cours, ils la faisaient sortir ».
Certains parents et Ă©lĂšves font aussi face Ă  un autre type de problĂšme. AprĂšs les dĂ©penses orchestrĂ©es, ces derniers sont souvent déçus par le fait que l’enseignant utilise plutĂŽt son fascicule. « L’annĂ©e derniĂšre, j’ai du acheter trois livres de philosophie Ă  ma fille. Un livre coute 9 000F et l’autre coutait 16 000F, et au final, l’enseignant a trouvĂ© que tous ces livres Ă©taient pauvres, il a prĂ©fĂ©rĂ© exigĂ© qu’on achĂšte son fascicule qui Ă©tait soit disant enrichi Ă  3 000F, la totalitĂ© du coĂ»t de ces livres payent dĂ©jĂ  la scolaritĂ© dans certains lycĂ©es. » DĂ©plore ce parent.
Cameroon Tribune du vendredi, 12 août 2016.
Cameroon Tribune du mercredi, 17 août 2016.
LUKONG Pius NYUYLIME in Nyabizan

Water Resources and Energy Minister yesterday presided at the official partial filling ceremony at the project site.

A single gesture was enough to tell the story of the effective commencement of the water filling operation into the intake reservoir for the production process of energy by the Memve’ele Hydroelectric Project at the little locality of Nyabizan in the South Region. The joy of attaining the 92 per cent rate in the whole gamut of the hydroelectric project implementation threaded through the population present at the ceremony. It was occasion for the Minister of Water Resources and Energy, Basile Atangana Kouna to re-echo the importance of energy in the country’s development process as repeatedly underscored by the Head of State, President Paul Biya. Yesterday’s ceremony which constituted in partially injecting water into the intake reservoir upstream, Atangana Kouna said, was of crucial importance especially as it set out to fill the major reservoir that will stock water for a few days in order to observe the behavioural pattern of the retaining dyke.

The event that was marked by traditional rites from the patriarch of Nyabizan, Eba Mve Moise, who opened the way for the ceremony with incantations to the ancestors crowned by the offering of gift in the form of coins into the water, opened floodgates of hope and confidence translated in the fact that it will finally see the light of day in 2017 as programmed. The representative of the Chinese Ambassador was clear in his speech when he stated his country’s determination to continue to participate in implementing similar projects in Cameroon. “Energy is important to the economy as blood is to the human body”, he said. Once launched, it will take three to four days for the intake reservoir to get filled, the project Director, Dieudonne Bisso assured. In the same manner as the Director of Synohydro Corporation Limited, Bisso stated with all confidence that the project is moving on according to schedule.

The ceremony equally consisted in visiting some installations that constitute important components of the project. These included: the Technical Control Centre, the booster station where energy is raised, and the power house. The current released from the power house which will incidentally go through the booster station is estimated at 225 KV. In effect, two energy supply lines will emerge from the booster station, 225KV transmitted through the Ebolowa step down transformer to Younde and 90 KV which will serve the local population in the Ma’an Sub Division and slightly beyond. Minister Atangana Kouna assured the population during a short discussion with the press that the socio-economic programme (PASEM) aimed at accompanying them is advancing smoothly. Government, he said is determined in getting the programme through.
Bakassi: La reconstruction se poursuit

Jean Francis BELIBI

Trois ans aprĂšs le dĂ©but de l’exercice de la plĂ©nitude de la souverainetĂ© sur la presqu’üle, le Cameroun continue la mise sur pied des diffĂ©rentes infrastructures.

C’est le 14 aoĂ»t dernier que le Cameroun a cĂ©lĂ©brĂ© le 3e anniversaire de l’exercice de la plĂ©nitude de sa souverainetĂ© sur la pĂ©ninsule de Bakassi, ceci aprĂšs l’accord historique de Greentree, prĂšs de New York aux Etats-Unis d’AmĂ©rique du 12 juin 2006 entre le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya, l’ancien prĂ©sident du Nigeria Olusegun Obasanjo et Kofi Annan, alors secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies. Un accord qui a Ă©tĂ© signĂ© en prĂ©sence de quatre Etats-tĂ©moins : les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Depuis lors, le Cameroun a entrepris la mise en valeur de cette pĂ©ninsule. Ce qui a commencĂ© avec le processus de sĂ©curisation de la pĂ©ninsule. Les populations vivant dans la pĂ©ninsule de Bakassi Ă©taient confrontĂ©es au problĂšme de sĂ©curitĂ© avec notamment les prises d’otages et l’arnaque des populations. Des unitĂ©s des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© y ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es. L’autre fait marquant aura Ă©tĂ© la crĂ©ation des unitĂ©s administratives et la dĂ©signation des responsables chargĂ©s de l’administration de celles-ci.

Mais le plus grand dĂ©fi pour les pouvoirs publics Ă  Bakassi aura consistĂ© en la mise sur pied des infrastructures marquant la prĂ©sence effective du gouvernement dans cette partie du pays. Lors de la 4e session du ComitĂ© de coordination et de suivi des projets prioritaires Ă  rĂ©aliser dans la zone de Bakassi tenue en septembre 2008, il Ă©tait apparu qu’il fallait un peu plus de 245 milliards de F pour la rĂ©alisation de certains projets Ă  court, moyen et long termes. Des actions engagĂ©es depuis lors par les pouvoirs publics et qui ont permis de doter la presqu’üle d’un certain nombre d’infrastructures Ă  l’instar des routes, des bĂątiments administratifs, des logements pour les fonctionnaires qui y sont affectĂ©s, les bĂątiments devant abriter les diffĂ©rents services de sĂ©curitĂ©. Le plus important reste la construction des infrastructures routiĂšres dont l’une des plus importantes est la route reliant Kumba Ă  Akwa en passant par Mundemba et Isangele, longue d’environ 250 km. Actuellement, le GĂ©nie militaire et d’autres structures sont dĂ©ployĂ©s dans la rĂ©gion pour doter la pĂ©ninsule d’infrastructures routiĂšres et autres, Ă  l’instar du village de pĂȘcheurs dotĂ© d’une soixantaine de maisons d’habitation.
Barrage hydroélectrique de Bini à Warak: Un espoir pour le septentrion

Brice MBEZE, envoyé spécial à Warak

AprĂšs la signature en Chine, fin juillet, de l’accord de prĂȘt d’un montant de 181 milliards de F, les choses se prĂ©cisent sur le terrain.

La fine pluie qui tombe sur le village Warak ne dĂ©courage pas les employĂ©s. DissĂ©minĂ©s de part et d’autre du site, ils s’affairent Ă  diffĂ©rentes tĂąches. Certains mettent la derniĂšre main sur les logements d’astreinte qu’occuperont dans un avenir proche les employĂ©s de Sinohydro, l’emprise retenue pour la construction du barrage hydroĂ©lectrique de Bini Ă  Warak, arrondissement de Ngan’ha, dĂ©partement de la Vina. Les autres manƓuvres, en grande majoritĂ© des fils de la localitĂ©, travaillent sous la supervision directe de M. CaĂŻ, directeur des travaux. Ils sont en train de construire le chĂąteau d’eau qui alimentera le site. Plus loin, un engin procĂšde aux remblais. Ces scĂšnes de vie ont Ă©tĂ© captĂ©es vendredi dernier Ă  la base vie de l’entreprise Sinohydro. Le barrage de Bini Warak injectera 75 MW dans le RĂ©seau interconnectĂ© Nord. Quelques jours aprĂšs la signature en Chine par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze, de l’accord de prĂȘt d’un montant de 181 milliards de F en vue du financement de ce projet qui charrie beaucoup d’espoirs dans la rĂ©gion de l’Adamaoua, C.T est reparti sur le terrain pour apprĂ©cier la mise en place du chantier, l’un des projets phares du Plan d’urgence triennal.

LancĂ©s en novembre 2015, les travaux de construction de la base vie sont presque bouclĂ©s. M. Wang, l’un des responsables, se donne encore deux mois pour leur parachĂšvement. « Ces jours-ci, les pluies freinent un peu l’évolution des travaux. Mais, nous sommes dans les dĂ©lais, rassure cet ingĂ©nieur qui a Ă©galement travaillĂ© sur le barrage de Memve’ele dans le Sud. Outre la citĂ© des employĂ©s, le site abrite les laboratoires, les bureaux, une infirmerie, les locaux pour le personnel de sĂ©curitĂ©. Des gendarmes sont d’ailleurs visibles. Les constructions sont presque achevĂ©es. « Nous sommes prĂȘts pour lancer la construction du barrage. Nous n’attendons que l’Ordre de Service pour dĂ©marrer », note M. Wang, en regardant Abdourahaman, dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental de l’Eau et de l’Energie de la Vina. Il ne reste plus que l’installation des Ă©quipements. Les voies d’accĂšs ont Ă©tĂ© Ă©galement ouvertes. Le quotidien des riverains a changĂ©. Depuis dix mois, ils assistent au ballet des vĂ©hicules. Les choses se sont accĂ©lĂ©rĂ©es avec la tenue, en janvier dernier de la rĂ©union de sensibilisation du prĂ©fet de la Vina, Justin Mvondo, avec le directeur du projet Guibai Ndouvama, les populations et les autres acteurs du projet. En ce moment, une commission de constat et d’évaluation des biens en vue des indemnisations, est en train de boucler avec le recensement. Le chantier prend progressivement corps.
Lutte: Derniers espoirs du Cameroun

Steve LIBAM

Ali Annabel Laure, Muambo Ndolo Rebecca et Essombe Tiako rentrent en compĂ©tition Ă  partir d’aujourd’hui.

La Carioca arena 2 de Rio, qui accueille les Ă©preuves de lutte, sera le théùtre des derniers espoirs de mĂ©dailles pour la Cameroun team. AprĂšs les Ă©checs successifs des boxeurs, des volleyeuses, des haltĂ©rophiles, des athlĂštes et de la judoka, tous les regards seront tournĂ©s vers les lutteuses Ali Annabel Laure (-75 kg), Rebecca Muambo Ndolo (-48 kg) et Essombe Tiako (-53 kg). Rebecca Muambo Ndolo sera la premiĂšre Ă  descendre dans l’arĂšne aujourd’hui, pour les matchs de qualifications en lutte libre. La mĂ©daillĂ©e de bronze aux Jeux du Commonwealth en 2014 et triple championne d’Afrique jouit d’une certaine expĂ©rience du haut niveau. A Rio, il faudra compter sur la lutteuse, pour peu qu’elle soit complĂštement remise de la blessure contractĂ©e lors de sa prĂ©paration.

Jeudi, ce sera au tour d’Essombe Tiako et Ali Annabel Laure. La premiĂšre est la moins expĂ©rimentĂ©e du groupe et sera sans doute davantage en phase d’apprentissage. Par contre, tous les regards seront tournĂ©s vers la seconde, qui porte les principaux espoirs de lauriers pour le Cameroun. A 31 ans, Ali Annabel Laure, porte-drapeau du pays aux Jeux olympiques de 2008 et 2012, va participer Ă  ses troisiĂšmes olympiades. Au plan sportif, elle avait terminĂ© Ă  la septiĂšme place au classement il y a quatre ans Ă  Londres, aprĂšs sa dĂ©faite en quarts de finale devant la Bulgare Stanka Zlateva. « Mon objectif, ce sont les J.O de 2016. Mais pas juste pour y participer, mais pour donner un truc trĂšs beau Ă  mon pays », dĂ©clarait-elle avant son dĂ©part pour Rio. FormĂ©e au Centre international de lutte de ThiĂšs (SĂ©nĂ©gal), elle est vice-championne du monde et neuf fois championne d'Afrique en lutte libre. Ali Annabel Laure a Ă©galement Ă©tĂ© mĂ©daillĂ©e d’or en lutte traditionnelle, lors des Jeux de la Francophonie 2013.
RDC : Il faut sauver Beni

WAFFO MONGO

Beni a fait face Ă  une nouvelle tuerie causant la mort d'une cinquantaine de personnes, dans la nuit du 13 au 14 aoĂ»t. Selon l'armĂ©e congolaise, cette tuerie aurait Ă©tĂ© perpĂ©trĂ©e par la rĂ©bellion d'origine ougandaise des Forces dĂ©mocratiques alliĂ©es (ADF), opĂ©rant initialement en Ouganda, en opposition au prĂ©sident Yoweri Museveni. En Ouganda, l'armĂ©e a chassĂ© la rĂ©bellion hors de ses frontiĂšres. Elle commet aujourd'hui ses attaques surtout dans l'est de la RDC. Depuis de longs mois, ce sont les pauvres populations de l’est congolais qui souffrent le martyr. Le comble c’est que cette situation n’a que trop durĂ©. Ni l’armĂ©e rĂ©guliĂšre congolaise, ni la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) ne parviennent Ă  contenir les assauts des ADF.
Ces derniers jours, on a donc enregistrĂ© de nouveaux morts. Des morts de trop, qui viennent rafraĂźchir la mĂ©moire sur le drame que vivent les populations civiles dans cette partie de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. On sait le pays minĂ© depuis des annĂ©es par des affrontements entre de nombreux groupes armĂ©s, l’armĂ©e rĂ©guliĂšre et la MUNUSCO. Mais ce qui dĂ©sole c’est que dans cette quĂȘte effrĂ©nĂ©e du pouvoir et des richesses, certains ne fassent pas la part des choses. En effet, dans leur course folle, les groupes armĂ©s ne font plus guĂšre la diffĂ©rence entre leurs rivaux et les populations civiles qui subissent toutes sortes d’exactions. Viols, assassinats, pillages sont devenus le lot quotidien des populations qui vivent dans l’insĂ©curitĂ© totale.
En effet, les ADF le plus souvent accusĂ©s d’ĂȘtre responsables de la sĂ©rie de massacres seraient dĂ©sormais en lien avec les islamistes somaliens Shebab. Bien implantĂ©s dans le nord Kivu, ils recrutent dans la population et sont soutenus par des personnalitĂ©s locales. Et c’est ce qui prolonge le dĂ©sarroi des habitants de la rĂ©gion qui ne savent pas comment sortir de cet enfer.
Présidentielle américaine: Clinton et Trump à l'assaut des Etats-clés

Sainclair MEZING

Les deux candidats en course pour la Maison blanche envisagent chacun de remporter le maximum de grands électeurs dans ces Etats.

Aux Etats-Unis, le 8 novembre 2016, c’est dĂ©jĂ  demain. Le pays vibre au rythme de sa 58e prĂ©sidentielle depuis 1788, celle qui devra dĂ©signer le successeur de Barack Obama. A 82 jours de l’«Election Day», les deux finalistes, crocs et griffes dehors, dĂ©ploient le grand jeu avec en ligne de mire les «swing states », ces Etats-clĂ©s oĂč la majoritĂ© n’est acquise d’avance ni aux dĂ©mocrates, ni aux rĂ©publicains. AprĂšs le Michigan, la semaine derniĂšre, oĂč Hillary Clinton et Donald Trump sont allĂ©s parler d’économie, la Pennsylvanie, la Floride, la GĂ©orgie ou la Caroline du Nord sont leurs prochaines destinations. La candidate des dĂ©mocrates est annoncĂ©e ce mercredi dans l’Ohio. Le porte-Ă©tendard des rĂ©publicains Ă©tait dĂ©jĂ  lundi dernier dans l’Ohio, dĂ©rouler son programme de politique Ă©trangĂšre.
De l’avis des spĂ©cialistes des Etats-Unis, il est possible de devenir prĂ©sident au pays de l’oncle Sam sans rĂ©unir la majoritĂ© des voix au niveau national. L’objectif Ă©tant d’obtenir 270 grands Ă©lecteurs, rĂ©unis en remportant les scrutins dans chaque Etat. D’aprĂšs les mĂȘmes sources, il faut remporter tous les grands Ă©lecteurs de l’Etat, le nombre dĂ©pendant de la taille de la population. Aux dires des observateurs, le dĂ©volu jetĂ© sur ces Etats par les deux candidats en course pour la Maison Blanche s’explique aussi par le fait que lors de la prĂ©sidentielle de 2012, le score Ă©tait trĂšs serrĂ© entre Barack Obama et Mitt Romney. Pour beaucoup, Trump pourrait ĂȘtre favori sur l’axe Ohio-Floride-Pennsylvanie. Alors que Clinton, sa rivale pourrait ĂȘtre en terrain conquis dans le reste de ces Etats.
Pierre Minlo Medjo n'est plus

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

L’ancien dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale est dĂ©cĂ©dĂ© des suites de maladie mardi Ă  l’hĂŽpital de la Caisse Ă  YaoundĂ©.

C’est une atmosphĂšre empreinte de tristesse qui plane depuis mardi Ă  la rĂ©sidence de Pierre Minlo Medjo, ancien dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale (DGSN) Ă  YaoundĂ©. Les membres de la famille sont sous le choc. Le portail est grandement ouvert et accueille tous les membres de la famille, amis et connaissances qui viennent prĂ©senter leurs condolĂ©ances. Sur la vĂ©randa, un portrait en grand format du dĂ©funt illustre que la mort a frappĂ© en emportant avec elle l’époux, le pĂšre, le frĂšre et l’ami. Roger Minlo Minlo, son fils aĂźnĂ© essaye de tenir le coup. « C’est difficile de perdre un ĂȘtre cher mais on n’y peut rien. C’est notre chemin Ă  tous. Papa est dĂ©cĂ©dĂ© ce matin Ă  11 h (Ndlr : hier) Ă  l’hĂŽpital de la Caisse oĂč il a passĂ© deux mois de maladie. Et depuis trois semaines, il a Ă©tĂ© admis en rĂ©animation », explique-t-il.
Ce grand fonctionnaire de la police dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñgĂ© de 86 ans a Ă©tĂ© pendant 15 ans, directeur de la sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle. De 2000 Ă  2004, il a Ă©tĂ© dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale. Et depuis lors, l’ancien d’église Ă  la paroisse de Messa II s’est retirĂ© de la scĂšne, afin de jouir de sa retraite. Pour ses proches, c’était un homme affable et gĂ©nĂ©reux. Il laisse une veuve, trois fils, des petits-enfants et arriĂšre petits-fils.
Les collÚges privés clandestins dans le collimateur du MINESEC

Elise ZIEMINE

D’aprĂšs l’arrĂȘtĂ© du Minesec du 12 aoĂ»t dernier, 73 Ă©tablissements formĂ©s pour violation des formalitĂ©s lĂ©gales de crĂ©ation et d’ouverture.

Ils ne seront pas sur la ligne de dĂ©part le 5 septembre prochain, jour de rentrĂ©e scolaire au Cameroun. Le ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle BibĂ©hĂ© les a mis hors jeu pour « violation des formalitĂ©s lĂ©gales de crĂ©ation et d’ouverture ». Ces 73 Ă©tablissements se recrutent dans les rĂ©gions du Centre, de l’Est, du Littoral, du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Sud et du Sud-ouest. Dans l’arrĂȘtĂ© du Minesec du 12 aoĂ»t 2016 et publiĂ© dans CT d’hier, l’on retrouve entre autres, l’Institut Mbougang Pascal de Nkozoa, le collĂšge Notre dame de la paix de Mfou et ISDIG Mustard Seed Anglo-saxon college de Mballa II parmi les 14 concernĂ©s dans le Centre. A l’Est, le collĂšge privĂ© EugĂšne Ekanga de Nguelemendouka, le collĂšge privĂ© laĂŻc l’excellence d’Abong-Mbang et le collĂšge protestant de Garoua-BoulaĂŻ sont sans papiers. Dans la rĂ©gion du Sud, le seul attrapĂ© est Full Gospel Bilingual secondary school, dans le dĂ©partement de la Mvila.
Et comment ont-ils Ă©tĂ© dĂ©busquĂ©s ? D’aprĂšs Paul JĂ©rĂŽme Nyemb Ntoogue, chef de la brigade nationale de contrĂŽle des Ă©tablissements privĂ©s, il y a un rĂ©pertoire national des Ă©tablissements rĂ©guliers. Lorsqu’une structure n’y figure pas, elle est considĂ©rĂ©e comme clandestine. A en croire notre source, dĂšs que certains promoteurs ont l’autorisation de crĂ©ation, ils se mettent Ă  fonctionner. Pourtant la dĂ©marche est claire. « Pour qu’un Ă©tablissement privĂ© ouvre, il faut d’abord que le promoteur dĂ©clare son intention, sa volontĂ© de crĂ©er l’établissement. Il prĂ©sente tous ses arguments intellectuels, financiers et mĂȘme infrastructurels. C’est aprĂšs Ă©valuation que le ministre peut donner son accord pour la crĂ©ation. Une fois cette autorisation en poche, le concernĂ© doit demander l’autorisation de fonctionner. A cette Ă©tape, le nombre d’enseignants, de salles de classe et autres sont Ă©valuĂ©s. Ceux qui ne remplissent pas ces conditions ne doivent pas fonctionner », martĂšle Paul JĂ©rĂŽme Nyemb Ntoogue.
Il se dit que les 73 Ă©tablissements privĂ©s frappĂ©s de fermeture fonctionnaient depuis des annĂ©es. Une poignĂ©e avait des autorisations de crĂ©ation mais pas de fonctionnement. Pour que ces Ă©tablissements n’accueillent pas les Ă©lĂšves Ă  la rentrĂ©e, le chef de brigade indique que ses Ă©quipes seront sur le terrain tous les jours et veilleront Ă  ce que, ceux qui ont Ă©tĂ© fermĂ©s le reste, jusqu’à nouvel avis du ministre.
Mutilations génitales: sus aux exciseuses !

Patrice MBOSSA

Face Ă  une pratique dĂ©shumanisante qui persiste malgrĂ© l’effet du temps, l’article 277-1 du Code pĂ©nal est prĂ©sentĂ© comme le vĂ©ritable moyen de lutte.

Dans certaines tribus, les mutilations gĂ©nitales constituent une pratique ancestrale. Il s’agit-lĂ  des actes rĂ©prĂ©hensibles, mais qui persistent dans l’arriĂšre-pays. Ce sont spĂ©cialement les filles et particuliĂšrement les adolescentes qui subissent cette pratique. DĂšs leur tendre enfance, leur clitoris leur est coupĂ© sans façon et parfois mĂȘme, les exciseuses vont jusqu’à l’ablation des grandes lĂšvres de leurs organes gĂ©nitaux. Certaines femmes en ont mĂȘme fait leur gagne-pain car le parent qui amĂšne sa fille ainsi Ă  la «guillotine» n’y va pas les mains vides. Face Ă  cette horrible situation, le gouvernement camerounais, Ă  travers le ministĂšre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) avait entrepris, il y a quelques annĂ©es de reconvertir les femmes qui tiraient leurs ressources de cette pratique.
On se rappelle encore, dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, il y a environ cinq ans, des appuis matĂ©riels et financiers avaient Ă©tĂ© donnĂ©s aux exciseuses afin qu’elles changent de couloir en exerçant des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus, chacune en fonction de ce qu’elle voulait entreprendre. Le petit commerce, l’agriculture et l’élevage figuraient parmi les crĂ©neaux les plus prisĂ©s. Mais, on s’est trĂšs vite rendu compte que le phĂ©nomĂšne n’était pas Ă©radiquĂ© et il a fallu changer de stratĂ©gie.
Dans l’ExtrĂȘme-Nord, pour ne parler que de cette rĂ©gion, 24 comitĂ©s de lutte contre les mutilations gĂ©nitales avaient Ă©tĂ© mis en place sous la houlette de Mahamat SalĂ©, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minproff. Des structures placĂ©es sous la prĂ©sidence des leaders que sont les chefs traditionnels. Une stratĂ©gie qui a marchĂ© pour un temps ; et aprĂšs, la porositĂ© des frontiĂšres aidant, les familles partent discrĂštement au Tchad voisin exciser leurs filles. Les dispositifs du Code pĂ©nal camerounais, prĂ©cisĂ©ment l’article 277-1, viennent ainsi sonner le glas de la tolĂ©rance. L’heure est dĂ©sormais Ă  la rĂ©pression.
Maroua: fin d'année à Saaré Tabitha

Patrice MBOSSA

C’était Ă  l’occasion de la remise des parchemins Ă  32 apprenantes arrivĂ©es en fin de formation.

La 14e cuvĂ©e des apprenantes du centre de formation ‘’SaarĂ© Tabitha’’ est sur le terrain. Il s’agit de 22 filles et dames de deuxiĂšme annĂ©e et de 10 filles et dames venues pour un perfectionnement. Aux dires de CathĂ©rine DadaĂŻ Ă©pouse Kolyang, directrice de cette institution, ces laurĂ©ates ont reçu des rudiments nĂ©cessaires pour exercer en couture, en teinture et en broderie et dans le domaine de fabrication des jus naturels.
L’exposition-vente de leurs produits a permis au public de Maroua venu Ă  la faveur de la cĂ©rĂ©monie de remise solennelle de remise des attestations de fin de formation, d’apprĂ©cier le doigtĂ© de ces jeunes filles et dames. C’est un total de 351 apprenantes que cette institution mise sur pied par l’Union des Ă©glises baptistes du Cameroun (UEBC) vient de former en 14 ans. Pour Madame Ibrahima Mamma Ladang, dĂ©lĂ©guĂ©e rĂ©gionale des Affaires sociales de l’ExtrĂȘme-Nord, il s’agit d’un vĂ©ritable exploit quand on sait les difficultĂ©s auxquelles cet Ă©tablissement fait face.
«Je fĂ©licite madame la directrice de ce centre et son staff pour l’application rigoureuse des enseignements, pour tous les efforts fournis afin de permettre Ă  la jeune fille de s’auto employer», a-t-elle martelĂ© en signe d’encouragement. Aux laurĂ©ates, elle a demandĂ© de mettre en application les recettes apprises afin d’ĂȘtre utiles Ă  elles-mĂȘmes et Ă  leur entourage. Il convient de relever qu’au fil des ans, cette structure est sollicitĂ©e par les Ă©tudiants dans le cadre des stages acadĂ©miques, surtout ceux de l’Institut supĂ©rieur du Sahel (ISS) de l’universitĂ© de Maroua.
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