Cameroon Tribune
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Désordre urbain: les chefs de quartiers interpellés

Societé

Mireille ONANA MEBENGA

Ces auxiliaires invitĂ©s par le prĂ©fet du Wouri Ă  apporter leur contribution Ă  l’amĂ©lioration de l’image de la ville.

Le prĂ©fet du Wouri souhaite que les chefs de quartiers s’impliquent dans la lutte contre le dĂ©sordre urbain pour rendre ce combat plus efficace. C’était la semaine derniĂšre au cours d’une rĂ©union regroupant les membres de la Plateforme de lutte contre le dĂ©sordre urbain et la protection civile. Selon Naseri Paul Bea, la contribution de ces auxiliaires de l’administration est capitale si on veut vĂ©ritablement changer l’image de Douala.
L’autoritĂ© administrative constate par ailleurs que les comitĂ©s mis en place ne fonctionnent pas du tout, d’oĂč un certain regain du dĂ©sordre urbain dans la ville. Dans la commune de Douala III par exemple, on trouve encore de nombreuses habitations sur les drains ou des constructions qui ne respectent pas l’alignement exigĂ© par les textes en vigueur. Avec les consĂ©quences pĂ©nibles que l’on sait, en cas de fortes pluies notamment.
La descente des membres de la Plateforme Ă  l’occasion de ses 27e assises n’a fait que confirmer les choses. Le carrefour Agip, le marchĂ© Mboppi, le Boulevard Ahmadou Ahidjo, ont, pour ainsi dire, renouĂ© avec le dĂ©sordre. Une escale en ces lieux des autoritĂ©s a permis de saisir de nombreuses marchandises qui n’auraient pas dĂ» ĂȘtre exposĂ©es Ă  ces endroits. Des descentes inopinĂ©es sont d’ailleurs prĂ©vues dans les prochains jours. Mais on sait que les commerçants en tort sont prompts Ă  investir les endroits libĂ©rĂ©s aprĂšs le passage des autoritĂ©s.
Le chantier du lieu dit Pont blanchisseur (arrondissement de Douala III toujours) qui doit accueillir les commerçants du carrefour Dalip et les menuisiers du marchĂ© Congo – un autre point de la rencontre – est toujours en cours d’exĂ©cution. D’aprĂšs les responsables de la CommunautĂ© urbaine de Douala, il faut encore assainir la zone, amĂ©nager un bloc administratif, les toilettes et bien d’autres aspects. A l’issue de tout cela, il est Ă  noter que les comitĂ©s seront renforcĂ©s pour maintenir un minimum de propretĂ© dans la ville. Lors de cette descente on aura notĂ© la prĂ©sence de 10 conseillers municipaux reprĂ©sentants les communes de Bafoussam 1er II et III, en formation Ă  la CommunautĂ© urbaine.
Etablissements scolaires: les « clandos » résistent

Dossiers de la redaction

Mireille ONANA MEBENGA

22 Ă©tablissements ne disposant pas d’autorisation de crĂ©ation et d’ouverture viennent d’ĂȘtre fermĂ©s dans le Littoral, conformĂ©ment Ă  la dĂ©cision du ministre des Enseignements secondaires. Alors que certains ont dĂ©jĂ  encaissĂ© les frais d’inscriptions.

Au total, 10 Ă©tablissements de la ville de Douala ont Ă©tĂ© fermĂ©s lundi matin, Ă  une semaine de la rentrĂ©e scolaire, par Njikam Aboubakar, inspecteur gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral. Celui-ci Ă©tait accompagnĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Enseignements secondaires pour le Littoral, Henri Delors Sosso ainsi, que du tout nouveau dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental pour le Wouri, Janvier Yomba. Selon ces responsables, les promoteurs des Ă©tablissements fermĂ©s ne disposent pas d’autorisation d’ouverture de crĂ©ation d’une part, et d’autre part, ces Ă©tablissements sont dĂ©pourvus de commoditĂ©s (toilettes, points d’eau). Et pour certains de surcroĂźt, les dimensions des salles de classe ne sont pas respectĂ©es.
Au collĂšge d’enseignement gĂ©nĂ©ral « La MĂ©thode », situĂ© au quartier Ngodi Bakoko, au lieu dit « CarriĂšre », certains parents s’étaient dĂ©jĂ  acquittĂ©s des frais d’inscriptions alors que l’établissement doit ĂȘtre fermĂ©. Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional a demandĂ© au principal prĂ©sent de procĂ©der au remboursement immĂ©diat desdits frais. Les bĂątiments construits Ă  la va-vite, pour des structures dĂ©plorables, ont fait frĂ©mir les autoritĂ©s. Aucune mesure de sĂ©curitĂ© n’a Ă©tĂ© prise par le propriĂ©taire, il y a de l’humiditĂ© partout ce qui ne garantit pas la sĂ©curitĂ© et la santĂ© des apprenants.
Le collĂšge « La MĂ©thode » n’est pas le seul dans cette situation d’illĂ©galitĂ©. Beaucoup d’autres Ă©tablissements sont dans une situation identique, et parfois mĂȘme dans un Ă©tat plus dĂ©plorable. Pour un chef d’établissement qui a requis l’anonymat, les procĂ©dures d’obtention d’une autorisation de crĂ©ation ou d’ouverture sont longues et pas du tout Ă©videntes. Il ajoute qu’au lieu de laisser les bĂątiments Ă  la merci des intempĂ©ries, « on prĂ©fĂšre commencer en attendant que la situation se dĂ©bloque ». Les Ă©tablissements clandestins sont lĂ©gion dans la rĂ©gion du Littoral. MĂȘme si depuis quelques annĂ©es leur nombre rĂ©gresse de façon considĂ©rable, on en trouve toujours. Au cours de l’annĂ©e scolaire 2015-2016, on en a dĂ©nombrĂ© 45. Et cette annĂ©e, ils sont au nombre de 22, dont 10 pour la seule ville de Douala.
Selon l’arrĂȘtĂ© N°160 du ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, publiĂ© dans CT du 16 aoĂ»t dernier, 75 Ă©tablissements non-autorisĂ©s sont Ă  fermer. Cette dĂ©cision du 12 aoĂ»t 2016 mentionne clairement les motifs de fermeture : violation des formalitĂ©s lĂ©gales de crĂ©ation et d’ouverture. En plus du Littoral, avec 22 Ă©tablissements fermĂ©s, le Sud-Ouest est Ă  21, le Centre 16, le Nord-Ouest Ă  dix, l’Est Ă  trois et le Sud un (1). Le hic est que certains de ces Ă©tablissements ont dĂ©jĂ  encaissĂ© des frais d’inscriptions.
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Cameroon Tribune du mardi, 6 septembre 2016.
RentrĂ©e scolaire: Sept millions d’élĂšves au dĂ©part

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

AprĂšs trois mois de vacances, ils renouent avec les bancs ce jour sur toute l’étendue du territoire.

Ce sont prĂšs de deux millions d’élĂšves dans le secondaire et plus de cinq millions dans le prĂ©-scolaire et le primaire d’aprĂšs des chiffres cumulĂ©s Ă©manant des ministĂšres des Enseignements secondaires et de l’Education de base, qui renouent dĂšs ce matin avec l’école sur toute l’étendue du territoire. Et pour s’assurer du dĂ©marrage des cours dans divers Ă©tablissements scolaires dans la ville de YaoundĂ©, le ministre des Enseignements secondaires Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe effectue le tour du propriĂ©taire. Et c’est par le lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc qu’il entamera sa visite de terrain avant de se rendre dans huit autres Ă©tablissements. Son pĂ©riple s’achĂšvera au lycĂ©e bilingue de Nkol-Eton oĂč il donnera le ton de la rentrĂ©e scolaire 2016-2017. Une rentrĂ©e placĂ©e sur le thĂšme : « Intensification de la professionnalisation des enseignements pour une formation plus compatible avec la demande socio-Ă©conomique ».

Pour que tout soit fin prĂȘt ce matin, il a fallu que tous les maillons de la chaĂźne s’activent comme dans une fourmiliĂšre. Des responsables d’établissement en passant par le personnel administratif jusqu’aux enseignants et parents d’élĂšves, personne n’a eu de rĂ©pit le week-end dernier. A l’école publique du Centre vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, les maĂźtresses et les maĂźtres ont pris des dispositions relatives aux premiers cours Ă  dispenser. « Nous avons reçu le matĂ©riel didactique et apprĂȘtĂ© de nouvelles affiches pour la classe oĂč les Ă©lĂšves apprennent l’ewondo. Nous avons dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© les comptines en sons, l’alphabet, parce que l’ewondo n’est pas une discipline mais une langue d’enseignement. Nous rappelons Ă  nos Ă©lĂšves qu’apprendre cette langue permet de mieux parler et Ă©crire le français », explique ClĂ©mentine Ezah, enseignante. Les salles de classe et les bancs sont astiquĂ©s pour accueillir les enfants dans la propretĂ©.

Dans les familles, c’est aussi le branle-bas. Les parents ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour que leurs enfants prennent le train de la rentrĂ©e. Les habitudes vont changer y compris les heures de rĂ©veil. « Les tĂ©lĂ©phones portables des plus grands sont rangĂ©s, les jouets des tout-petits Ă©galement. C’est fini la grasse matinĂ©e. L’heure de rĂ©veil est prĂ©vue pour 5h30 mn. Il faut s’apprĂȘter, prendre le petit dĂ©jeuner, prĂ©parer le goĂ»ter pour ceux de la maternelle puis prendre la route trĂšs tĂŽt pour Ă©viter les embouteillages », explique Marie Mfegue, mĂšre de famille.
Premiùre: les vampires d’Agnùs

Culture
Carine TSIELE

Réalisé par Franck Thierry Lea Malle, le court métrage met en exergue la perception de la société rurale sur la maladie mentale.

« Mes vampires ». Le titre fait penser à une série diffusée sur la chaßne de télévision NT1 : Vampire Diaries. Série télévisée dramatico-fantastique américaine, dans laquelle les créatures assoiffées de sang tuent font la guerre contre les humains sont en guerre. Loin de là, ce court métrage laisse pourtant entendre une autre réalité.
Il s’agit de l’histoire d’AgnĂšs, persuadĂ©e de vivre dans un village plein de vampires et de sorciers. Elle arrive quand mĂȘme Ă  survivre tant bien que mal en les Ă©vitant. Jusqu’à l’arrivĂ©e d’un jeune Ă©tudiant dans le village. Convaincue que les « vampires » vont essayer de le tuer, AgnĂšs dĂ©cide de leur faire face. Dans la quĂȘte du salut du jeune homme, elle va dĂ©couvrir que ces « vampires » n’existent que dans sa tĂȘte.
En rĂ©alitĂ© AgnĂšs, souffre d’un problĂšme mental, depuis cet accident de voiture qui a coĂ»tĂ© la vie Ă  ses parents, au cours duquel elle a eu un choc Ă  la tĂȘte. Il a fallu l’arrivĂ©e dans le village du jeune vacancier pour convaincre sa tante de l’emmener dans un hĂŽpital psychiatrique. Un dĂ©nouement heureux. A la fin du film c’est une AgnĂšs guĂ©rie qu’on retrouve et cette derniĂšre admet enfin que les habitants du village ne sont pas des vampires, mais ce sont des personnes qui l’aiment et ne veulent que son bien.
Le court mĂ©trage de Franck Thierry Lea Malle, dĂ©voile la perception de la sociĂ©tĂ© rurale sur la maladie mentale. Le rĂ©alisateur veut ainsi faire comprendre au public qu’elle ne doit pas ĂȘtre perçue comme une manifestation de la sorcellerie. Cette Ɠuvre de trente minutes lui a permis d’ĂȘtre en compĂ©tition aux Ecrans Noirs en juillet dernier, dans la catĂ©gorie du meilleur court mĂ©trage.
Paludisme dans le Nord: la moustiquaire en souffrance

Dossiers de la redaction
Eric ELOUGA

Une campagne de « chimio-prĂ©vention »vient supplĂ©er l’utilisation des Milda, qui ont du mal Ă  rentrer dans les habitudes.

Le 23 aoĂ»t dernier, la premiĂšre phase de la nouvelle campagne de lutte contre le paludisme dans la rĂ©gion du Nord s’est achevĂ©e Ă  Poli. La « Chimio-prĂ©vention », nom de la mĂ©thode de cet autre opĂ©ration, consiste en l’administration de deux antipaludiques par voie orale, chez tous les enfants de 3mois Ă  5 ans. Le dĂ©roulement de cette campagne Ă  un moment oĂč les cas de paludisme se multiplient de façon inquiĂ©tante dans les formations sanitaires de la rĂ©gion du Nord, n’est sans doute que pure coĂŻncidence.
Leur concomitance vient toutefois rappeler des chiffres alarmants, qui font du paludisme, la premiĂšre cause sanitaire dans le Nord.En 2015, la maladie reprĂ©sente plus de 40% des causes de consultation, 37,4% de mortalitĂ© en hospitalisation de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Et pour les enfants de moins de 5 ans, cibles principales de la « chimio-prĂ©vention », ces chiffres sont plus Ă©levĂ©s avec 45% de morbiditĂ© en consultationpourpresque 60% de taux de mortalitĂ© lors des hospitalisations. Et si l’UnitĂ© rĂ©gionale de lutte contre le paludisme ne dispose pas de chiffres de l’annĂ©e en cours sur la prĂ©valence de la maladie, la communautĂ© de la santĂ© reconnaĂźt unanimement que la situation du paludisme dans le Nord reste des plus prĂ©occupantes.
Un constat qui n’a pas manquĂ© de soulever rapidement une autre question. L’introduction de la « chimio-prĂ©vention », qui en est Ă  sa phase expĂ©rimentale, souligne-t-elle des insuffisances sur les prĂ©cĂ©dentes opĂ©rations. Notamment celle d’utilisation des moustiquaires imprĂ©gnĂ©es Ă  longue durĂ©e d’action (Milda), dont une nouvelle sĂ©quence de distribution se dĂ©roulait encore dans l’ensemble de la rĂ©gion, il y a quelques semaines.
Depuis le lancement de la campagne Milda en 2010, plus de 2 millions de moustiquaires ont Ă©tĂ© distribuĂ©es dans les quatre dĂ©partements du Nord (786.207 en 2011 et 1.362.401 en 2016). Si on considĂšre une population Ă©valuĂ©e Ă  un peu plus de 2, 5 millions d’ñmes, en comptabilisant une moyenne de deux personnes dormant sous une mĂȘme moustiquaire, l’opĂ©ration peut ĂȘtre qualifiĂ©e de franc succĂšs. Cela Ă©quivaudrait en effet Ă  100% des populations « protĂ©gĂ©es » du palu grĂące aux Milda.
Las, d’annĂ©e en annĂ©e, le retour des pluies entre mai et septembre, entraĂźne inexorablement une hausse des cas de maladie Ă  travers les formations sanitaires. Et l’adoption d’une nouvelle stratĂ©gie, certes dite « complĂ©mentaire », semble indiquer que des insuffisances ont Ă©tĂ© relevĂ©es. Communication insuffisante, pesanteur des croyances et traditions ou effets pervers de la pauvretĂ©, les Milda n’ont toujours pas un niveau d’utilisation satisfaisant. La nouvelle approche, dit-on, a fait ses preuves en zone sahĂ©lienne et on en attend beaucoup.
Ligue 1: Canon assure son maintien

Sports
Steve LIBAM

A l’issue de la 33e journĂ©e, le club de Nkolndongo n’est plus menacĂ© de relĂ©gation.

A une journĂ©e du terme du championnat de Ligue 1, la compĂ©tition a livrĂ© son verdict. PanthĂšre, Botafogo et Cosmos sont les trois clubs qui Ă©volueront en division infĂ©rieure, la saison prochaine. Un temps menacĂ© et relĂ©guable, il y a encore deux journĂ©es, Canon de YaoundĂ© est assurĂ© du maintien, aprĂšs sa victoire (2-0) lors de la derniĂšre journĂ©e. Un succĂšs qui, conjuguĂ© Ă  la dĂ©faite de PanthĂšre devant Astres (0-1), sauve le club de Nkolndongo, qui compte dĂ©sormais cinq points d’avance sur son poursuivant direct. Un vĂ©ritable ouf de soulagement pour les supporters du « Kpa-kum », qui ont vĂ©cu avec inquiĂ©tude la dĂ©gringolade de leur Ă©quipe au classement durant la saison. Mission accomplie donc pour Casimir Mbangue, le nouvel entraĂźneur de l’équipe.
La lutte pour le maintien Ă©tant dĂ©finitivement scellĂ©e, la bataille continue pour les places africaines. Tenu en Ă©chec (0-0) par Eding, Coton Sport n’a pas dĂ©finitivement assurĂ© sa place pour la prochaine Ligue africaine des champions. Avec 57 points, le club de Garoua ne compte plus qu’une unitĂ© d’avance sur le troisiĂšme, Yong Star, victorieux de Botafogo (1-0). DerriĂšre, Union, malgrĂ© son match nul (1-1) contre Aigle, garde encore une infime chance de dĂ©crocher la troisiĂšme place, synonyme de qualification pour la coupe de la CAF. Il faudra pour cela, compter sur une dĂ©faite de Yong sport, conjuguĂ©e Ă  une victoire des Nassara. Pour le reste, le principal enjeu de la derniĂšre journĂ©e pour les clubs sera d’avoir une bonne place au classement final, dans la perspective des primes au mĂ©rite attribuĂ©e en fin de saison par la Ligue de football professionnel du Cameroun.
Karl Toko Ekambi: jeune Lion aux dents longues

Sports
Steve LIBAM

Auteur de son premier but avec la sĂ©lection nationale, samedi dernier, l’attaquant s’est distinguĂ© contre la Gambie.

AutorisĂ© par le staff technique Ă  rejoindre son club Angers en Ligue 1 française, Karl Toko Ekambi repart l’esprit tranquille, avec le sentiment du devoir accompli. En effet, l’attaquant des Lions indomptables est l’un des joueurs qui s’est le plus illustrĂ© contre la Gambie, samedi dernier, lors de la derniĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires de la Coupe d’Afrique des nations. TrĂšs applaudi par le public, le footballeur de 23 ans s’est montrĂ© Ă  l’aise techniquement, disponible pour ses coĂ©quipiers, gĂ©nĂ©reux dans l’effort et n’hĂ©sitant pas Ă  tenter sa chance devant le but. En atteste cette frappe dĂšs la 6e minute, qui n’a cependant pas trompĂ© le portier gambien. Son but de la tĂȘte sur un corner d’Oyongo Bitolo Ă  la 53e mn est arrivĂ© comme une rĂ©compense. Karl Toko Ekambi dĂ©bloque ainsi son compteur chez les Lions indomptables, aprĂšs quatre sĂ©lections.
Le joueur formĂ© au Paris FC (France) a gravi progressivement tous les Ă©chelons en club avant d’exploser aux yeux du public camerounais. D’abord avec son club formateur en National (Ă©quivalent de la 3e division française, ndlr), il est recrutĂ© par Sochaux en Ligue 2, Ă©quipe avec laquelle il inscrit 25 buts en 72 matchs de 2014 Ă  2016, d’aprĂšs les statistiques du quotidien sportif L’équipe. Des performances qui lui ont valu d’ĂȘtre transfĂ©rĂ© lors du dernier mercato estival Ă  Angers en Ligue 1. Avec les Lions indomptables, il a Ă©tĂ© convoquĂ© pour la premiĂšre fois en mai 2015, dans la perspective des matchs amicaux contre le Burkina Faso et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
Karl Toko Ekambi.
Etablissements touristiques: la qualité fait encore défaut

Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO

Accueil et hygiÚne dans les hÎtels, restaurants et bars laissent toujours à désirer.

Dans cet Ă©tablissement hĂŽtelier de YaoundĂ©, le serveur ne fait pas la diffĂ©rence entre un verre Ă  vin rouge et un autre Ă  vin blanc. Pire, selon Nji Joseph Adu, directeur de la Formation professionnelle au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), « certains confondent les verres Ă  eau de ceux Ă  whisky ». D’autres s’emmĂȘlent les pinceaux dans le choix et la disposition des couverts. « Beaucoup ne savent pas quel genre de couverts utiliser pour servir du poisson ou des escargots », indique le directeur. Niveau accueil, c’est un autre champ de bataille. Le client se prend souvent une douche froide Ă  la rĂ©ception des hĂŽtels. « Lorsqu’une personne arrive, le rĂ©ceptionniste doit lui souhaiter la bienvenue. Or, aujourd’hui, ils attendent que vous les saluez. Le bagagiste, quand il y en a, ne vous assiste pas pour transporter vos valises jusqu’à votre chambre qui est parfois situĂ©e Ă  trois ou quatre Ă©tages du rez-de-chaussĂ©e », regrette Nji Joseph Adu. Le vice se poursuit au restaurant oĂč les personnels servent de la main gauche au lieu de la droite, ce qui n’est pas professionnel, comme l’explique le responsable du Mintoul, car il est recommandĂ© de servir de la main droite pour Ă©viter que le coude du serveur ne heurte le client pendant le service.
Dans l’ensemble, la qualitĂ© de service dans les Ă©tablissements touristiques n’est pas encore au rendez-vous. Emmanuel Ngayou, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre de formation en hĂŽtellerie, restauration et tourisme (CEFOHREST) affirme que « dans toutes les rĂ©gions oĂč nous sommes passĂ©s, le manque de professionnalisme est notoire. L’hygiĂšne n’est pas respectĂ©e dans les cuisines et les chambres ». Plusieurs hĂŽtels sont en extension ou en cours de crĂ©ation en prĂ©vision des CAN 2016 et 2019. « Il faut un personnel suffisamment formĂ© pour travailler dans ces structures afin que les visiteurs qui viendront au Cameroun rentrent avec une bonne image du pays et n’hĂ©sitent pas Ă  y revenir », souhaite Emmanuel Ngayou. Et pour ĂȘtre compĂ©titif, ElysĂ©e Mahend, expert en tourisme au Projet de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance (PCFC), dĂ©clare que le personnel de la rĂ©ception doit allier accueil, communication et guidage. Par ailleurs, il souligne que « si un client est victime d’un malaise, il faudrait que les premiers soins soient effectuĂ©s avant qu’on ne l’emmĂšne dans un centre spĂ©cialisĂ©. Nous voulons Ă  tou prix avoir ce standard ».
Entreprenariat agropastoral: incomprĂ©hensions autour d’un projet

Economie
Félicité BAHANE N.

Le MINADER Ă©tait vendredi Ă  Balamba pour rassurer les populations Ă  dĂ©guerpir dans le cadre de ce projet d’incubateur de rĂ©fĂ©rence.

« On ira oĂč ? » Question posĂ©e en chƓur par les villageois de Balamba, sis dans l’arrondissement de Bokito, dĂ©partement du Mbam-et-Inoubou, rĂ©gion du Centre. 5 000 hectares de leurs terres sont en voie d’ĂȘtre mis Ă  la disposition du ministĂšre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). L’espace devra accueillir les infrastructures de l’Incubateur de rĂ©fĂ©rence du programme de Promotion de l’Entreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes). La commission dĂ©partementale de constat et d’évaluation des biens Ă  dĂ©truire et personnes Ă  dĂ©guerpir dans le cadre du projet d’incubateur a dĂ©jĂ  entamĂ© son travail. Des bornes ont d’ailleurs Ă©tĂ© posĂ©es. Sauf que sur le site en cours de sĂ©curisation, des problĂšmes sont soumis par les riverains en plus de contraintes diverses. VoilĂ  qui justifie la visite de travail effectuĂ©e sur le terrain vendredi dernier par le MINADER, Henri Eyebe Ayissi.
ConcrĂštement, les populations estiment que la savane de Balamba qui semble vide a priori est constituĂ©e en rĂ©alitĂ© de champs et d’étangs piscicoles, leurs principales sources de revenus. D’aucuns soulignent, par ailleurs, que leurs Ă©tangs, parce que artisanaux, n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte par la commission de constat. D’autres demandent que les terres en bordure de cours d’eau leur soient lĂ©guĂ©es, puisqu’elles sont les plus fertiles.
Pour sa part, le MINADER assure qu’il suit particuliĂšrement l’évolution des activitĂ©s en cours sur le terrain, parce que « l’incubateur en vue tend Ă  former de jeunes entrepreneurs agropastoraux, utiles au dĂ©veloppement du Cameroun ». EstimĂ© entre 12 et 15 milliards de F, ledit projet rentre dans le cadre du PEA-Jeunes, (33,5 milliards de F), lancĂ© rĂ©cemment par le gouvernement et visant l’accompagnement technique, financier, social et commercial de jeunes entrepreneurs agropastoraux.
Innovations: voyage dans un « monde connecté »

Economie
Josiane TCHAKOUNTE

L’exposition Huawei Connect 2016, tenue du 31 aoĂ»t au 2 septembre Ă  Shanghai, a mis en vitrine des solutions et applications conçues pour rĂ©volutionner les habitudes.

Hier, un tĂ©lĂ©phone portable servait simplement Ă  passer des coups de fil. Aujourd’hui, on peut utiliser le mĂȘme appareil pour surfer sur Internet, profitant ainsi de toutes les applications dĂ©veloppĂ©es jusqu’ici. Avec le mĂȘme mobile, l’Homme peut aujourd’hui se connecter Ă  tout objet. GrĂące Ă  diverses innovations, il est en effet possible d’ĂȘtre en contact avec son rĂ©frigĂ©rateur (Smart Fridge) par exemple. L’utilisateur reçoit sur son terminal mobile des informations lorsqu’il faut y remplacer un aliment bientĂŽt pĂ©rimĂ© ou sur le point de finir. Dans le domaine agricole, l’on peut Ă©galement recevoir sur son portable des donnĂ©es sur la mĂ©tĂ©o, afin de savoir Ă  quel moment semer, quelle quantitĂ© d’eau utiliser pour arroser les plantes en fonction de la teneur en eau du sol (Smart agriculture), etc.
Les 20 000 participants au Huawei Connect 2016 ont ainsi pu expĂ©rimenter la valeur ajoutĂ©e de ces solutions androĂŻdes dans leur quotidien. Autant les particuliers que les entreprises. Pendant trois jours, (du 31 aoĂ»t au 02 septembre) Ă  Shanghai en Chine, le groupe Huawei, fournisseur de solutions des Technologies de l’information et de la communication (TIC) a rĂ©uni ses partenaires et les mĂ©dias d’une centaine de pays pour vulgariser ces solutions. Selon Ken Hu, prĂ©sident en exercice du groupe, c’est l’ùre de la « rĂ©volution intelligente ». Elle est adossĂ©e sur le cloud computing, une technologie qui permet de stocker des ressources informatiques de plus en plus importantes et de pouvoir les partager par la suite entre les diffĂ©rents utilisateurs. Une interaction qui n’est cependant possible qu’avec le dĂ©ploiement optimum de la 4G.
Dans les diffĂ©rents stands d’exposition, c’est davantage les solutions dĂ©veloppĂ©es pour sĂ©curiser les villes (Safe City) et les connecter (Smart City) qui ont drainĂ© du monde. Elles commencent par des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance comme celles installĂ©es au Cameroun qui collectent des informations qui sont stockĂ©es sur un serveur. Celles-ci peuvent par la suite ĂȘtre analysĂ©es pour diffĂ©rents besoins. On retrouve Ă©galement dans ces deux concepts, des systĂšmes intĂ©grĂ©s qui permettent d’avoir les informations sur le propriĂ©taire d’un vĂ©hicule X Ă  partir du numĂ©ro inscrit sur la plaque d’immatriculation, de signaler les personnes qui construisent sans permis de bĂątir, les automobilistes mal stationnĂ©s, et aussi de mieux gĂ©rer des incidents Ă©ventuels (inondations, incendies, altercations, etc.).
Avec 15% de son budget consacrĂ© Ă  la recherche, le groupe Huawei, créé en 1987 espĂšre rĂ©aliser un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars (environ 5800 milliards de F CFA) d’ici 2020 dans la vente de ses solutions cloud aux entreprises et devenir le premier fournisseur de technologies cloud. Une stratĂ©gie est actuellement en cours d’élaboration pour le marchĂ© africain oĂč il faut encore dĂ©velopper les infrastructures de base, prĂ©alable pour le dĂ©ploiement de toutes ces technologies.
Un visage new-look pour la Zone industrielle de Ngaoundéré

Economie
Brice MBEZE

Les travaux d’amĂ©nagement effectuĂ©s sur le site ont Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©s la semaine derniĂšre.

NgaoundĂ©rĂ© est un point de rupture des charges. Terminal du chemin de fer, la ville dessert non seulement la partie septentrionale du pays mais aussi le Tchad et la RCA, deux pays enclavĂ©s. Beaucoup d’entreprises faisant dans le transport, pour ne prendre que l’exemple de ce secteur d’activitĂ©, ont besoin d’espaces appropriĂ©s pour stocker leurs marchandises. L’Etat dans sa politique de promotion et d’attraction des investissements, a créé la zone industrielle de NgaoundĂ©rĂ©. GĂ©rĂ©e par la Mission d’amĂ©nagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), cette plateforme d’une superficie de 115 ha, devient pleinement opĂ©rationnelle. La premiĂšre phase des travaux d’amĂ©nagement entrepris en 2015 a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©e la semaine derniĂšre par le DG de la Magzi. A cette occasion, Christol Georges Manon qui avait Ă©changĂ© avec les opĂ©rateurs Ă©conomiques de NgaoundĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 a rĂ©affirmĂ© l’ambition de la structure qu’il dirige de faire de NgaoundĂ©rĂ© l’une des « zones phares du rĂ©seau de la Magzi ». RĂ©cemment, le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, avait visitĂ© les entreprises Ă©tablies dans cette zone pour recueillir leurs dolĂ©ances.
Les travaux rĂ©ceptionnĂ©s consistaient en l’amĂ©nagement de six kilomĂštres de route praticable Ă  l’intĂ©rieur de la zone, en la rĂ©alisation des travaux de voies et rĂ©seaux divers (VRD) avec chargement par emprunt latĂ©ritique sur un linĂ©aire de trois kilomĂštres, en la crĂ©ation des caniveaux maçonnĂ©s. Cerise sur le gĂąteau, la partie nord de la zone qui communique avec la Base aĂ©rienne et l’aĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ© est dĂ©sormais connectĂ©e au rĂ©seau Ă©lectrique Eneo. Les travaux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s sur financement propre de la Magzi. Selon les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en 2014, il faudrait environ quatre milliards de F pour viabiliser l’ensemble de la zone. Une bonne partie du site est donc dĂ©sormais fonctionnelle. Seul hic ! desservie par la Nationale n°1, la zone souffre de l’état de cette route qui est dĂ©labrĂ©e et dĂ©foncĂ©e. En effet, le rĂ©seau routier pourrait constituer un frein pour les investissements. Mais, selon des indiscrĂ©tions, les travaux de rĂ©habilitation des deux routes qui desservent cette partie de la ville qui dĂ©bouche sur le tronçon NgaoundĂ©rĂ©-Garoua en passant par l’universitĂ© de Dang, seront bientĂŽt lancĂ©s. Une partie de cette zone qui jouxte le chemin de fer, prĂ©sente dĂ©sormais fiĂšre allure. C’est dĂ©jĂ  ça.
Cameroon Tribune du jeudi, 15 septembre 2016.
Grippe: aviaire Vigilance !

Eric Vincent FOMO

Face Ă  la rĂ©surgence de nouveaux cas dans le dĂ©partement de la Mifi Ă  l’Ouest l’observance des mesures de prĂ©vention est plus que jamais un impĂ©ratif.

On croyait ĂȘtre sorti de l’auberge. Que non ! Alors que l’on semblait se diriger vers une levĂ©e totale de l’interdiction de la vente des poulets sur l’ensemble du territoire national, la survenance de nouveaux cas de mortalitĂ© dans la ferme d’AndrĂ© Richard Wouembe, l’un des plus grands fermiers du pays, le 3 septembre dernier est venue semer une fois de plus la tourmente dans une filiĂšre avicole en difficultĂ©. Les rĂ©sultats des Ă©chantillons rĂ©cemment prĂ©lĂ©vĂ©s dans la ferme du groupe SIPREC Ă  l’Ouest confirment la resurgence de l’épizootie du type H5N1. Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a tenu une rĂ©union restreinte jeudi dernier, au cours de laquelle il a prescrit des mesures de restriction pour les dĂ©placements de la volaille dans dĂ©partement de la Mifi. Une cinquantaine de poulets et 21660 Ɠufs de table ont Ă©tĂ© saisis hier dans ce cadre.

Martin Tagne, aviculteur Ă  Tesse-Bandjoun dans le Koung-Khi, garde encore les sĂ©quelles de l’épisode de mai dernier. « J’ai subi d’énormes pertes que je n’ai pas encore chiffrĂ©es. Surtout des pertes liĂ©es Ă  la mĂ©vente des produits. Les poulets sont nourris, et sont prĂȘts mais on ne vend pas. Ils continuent Ă  manger et meurent pour certains. C’est Ă©galement le cas des Ɠufs qu’on produit et qu’on n’écoule pas », s’indigne ce pĂšre d’une famille de cinq enfants. Ces pertes, il les estime tout de mĂȘme Ă  80%. Car, sur une superficie d’un hectare, il avait un cheptel constituĂ© de 10 000 pondeuses et 8000 poulets de chair. Il a dĂ» tout brader.

Le simple fait de lui parler de la grippe aviaire le dĂ©goĂ»te. Pis, lorsqu’il a la pression de ses partenaires financiers. Il dĂ©clare ĂȘtre en pourparlers avec eux, pour un Ă©ventuel rééchelonnement de sa dette. Il redoute tout de mĂȘme des risques de poursuites judiciaires. Lorsqu’on Ă©voque la reprise des activitĂ©s, notre interlocuteur est peu disert. « Je n’envisage pas relancer de sitĂŽt, jusqu’à ce que j’aie normalisĂ© mes engagements financiers ». La rĂ©gion de l’Ouest contribue Ă  80% dans la production avicole du Cameroun. D’aprĂšs Blaise Kamdoum, reprĂ©sentant de l’Ipavic pour l’Ouest, l’effectif du cheptel de la rĂ©gion avoisine quatre millions (3 897 693 sujets) pour 517 aviculteurs. La Mifi et le Koung-Khi se taillent la part du lion avec respectivement 2 897 693 et 979 546 sujets. La production d’Ɠufs avoisine le milliard, pour prĂšs de 700 millions de Fcfa issus des fientes par an. RĂ©cemment, les pertes engendrĂ©es par l’épizootie s’élevaient Ă  prĂšs de 16 milliards de Fcfa au niveau national.
Le bĂątisseur visionnaire

Alliance NYOBIA

Souvenir que laisse le défunt président du Gicam, André Fotso, industriel au parcours remarquable.

Quitter un emploi de cadre supĂ©rieur dans une multinationale pour se lancer dans ses propres activitĂ©s, pour se mettre Ă  son compte. Il lui fallait de l’audace, voire de la foi, pour tenter le coup. Des proches disent qu’il Ă©tait « poussĂ© par le dĂ©sir d’entreprendre ». AndrĂ© Fotso est donc devenu entrepreneur. C’est en 1991 qu’il se lance, aprĂšs avoir nĂ©gociĂ© son dĂ©part de la boĂźte qui l’employait depuis six ans. PremiĂšre entreprise créée, 3T Cameroun, pour le transit, l’acconage, la manutention et la consignation.

Deux ans plus tard, l’entrepreneur devient industriel : Fme-Gaz voit le jour. D’autres entitĂ©s suivront, montrant son souci de varier, d’étendre ses activitĂ©s : Scpi, dans l’immobilier, Sampo-Cameroun dans l’informatique, etc.

AndrĂ© Fotso va Ă©galement s’investir dans la banque. Lorsqu’en 2003 le groupe bancaire Ecobank s’installe au Cameroun, l’homme d’affaires y adhĂšre, prenant une position prĂ©pondĂ©rante parmi les actionnaires locaux. En 2005, il en deviendra d’ailleurs le prĂ©sident du conseil d’administration.

A son actif aussi, le rachat, en mars 2010, de Cometal, une entitĂ© des groupes Cfao et Optorg. Le domaine ici est la construction mĂ©tallique. La mĂȘme annĂ©e, les trois entitĂ©s qu’il dĂ©tient (3T Cameroun, Fme-Gaz et Cometal) sont regroupĂ©es dans un holding, TAF Investment Group, dont les activitĂ©s se rĂ©sument Ă  la prise de participation dans des sociĂ©tĂ©s, l’acquisition et la gestion des valeurs immobiliĂšres, etc.

On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso que ce fut un entrepreneur qui croyait aux vertus du dialogue public-privĂ©. Son action au sein du Gicam l’a montrĂ© Ă  suffisance. Ainsi, il en Ă©tait encore vice-prĂ©sident en 2008 quand il a jouĂ© les premiers rĂŽles lors des rencontres sur de grands projets structurants (projets Ă©nergĂ©tiques, port de Kribi, etc.). L’objectif de ces rĂ©unions Ă©tait d’impliquer un maximum d’entreprises camerounaises dans la rĂ©alisation de ces chantiers.
André FOTSO de son vivant.
Le bĂątisseur visionnaire.