Cameroon Tribune
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Ligue 1: Canon assure son maintien

Sports
Steve LIBAM

A l’issue de la 33e journĂ©e, le club de Nkolndongo n’est plus menacĂ© de relĂ©gation.

A une journĂ©e du terme du championnat de Ligue 1, la compĂ©tition a livrĂ© son verdict. PanthĂšre, Botafogo et Cosmos sont les trois clubs qui Ă©volueront en division infĂ©rieure, la saison prochaine. Un temps menacĂ© et relĂ©guable, il y a encore deux journĂ©es, Canon de YaoundĂ© est assurĂ© du maintien, aprĂšs sa victoire (2-0) lors de la derniĂšre journĂ©e. Un succĂšs qui, conjuguĂ© Ă  la dĂ©faite de PanthĂšre devant Astres (0-1), sauve le club de Nkolndongo, qui compte dĂ©sormais cinq points d’avance sur son poursuivant direct. Un vĂ©ritable ouf de soulagement pour les supporters du « Kpa-kum », qui ont vĂ©cu avec inquiĂ©tude la dĂ©gringolade de leur Ă©quipe au classement durant la saison. Mission accomplie donc pour Casimir Mbangue, le nouvel entraĂźneur de l’équipe.
La lutte pour le maintien Ă©tant dĂ©finitivement scellĂ©e, la bataille continue pour les places africaines. Tenu en Ă©chec (0-0) par Eding, Coton Sport n’a pas dĂ©finitivement assurĂ© sa place pour la prochaine Ligue africaine des champions. Avec 57 points, le club de Garoua ne compte plus qu’une unitĂ© d’avance sur le troisiĂšme, Yong Star, victorieux de Botafogo (1-0). DerriĂšre, Union, malgrĂ© son match nul (1-1) contre Aigle, garde encore une infime chance de dĂ©crocher la troisiĂšme place, synonyme de qualification pour la coupe de la CAF. Il faudra pour cela, compter sur une dĂ©faite de Yong sport, conjuguĂ©e Ă  une victoire des Nassara. Pour le reste, le principal enjeu de la derniĂšre journĂ©e pour les clubs sera d’avoir une bonne place au classement final, dans la perspective des primes au mĂ©rite attribuĂ©e en fin de saison par la Ligue de football professionnel du Cameroun.
Karl Toko Ekambi: jeune Lion aux dents longues

Sports
Steve LIBAM

Auteur de son premier but avec la sĂ©lection nationale, samedi dernier, l’attaquant s’est distinguĂ© contre la Gambie.

AutorisĂ© par le staff technique Ă  rejoindre son club Angers en Ligue 1 française, Karl Toko Ekambi repart l’esprit tranquille, avec le sentiment du devoir accompli. En effet, l’attaquant des Lions indomptables est l’un des joueurs qui s’est le plus illustrĂ© contre la Gambie, samedi dernier, lors de la derniĂšre journĂ©e des Ă©liminatoires de la Coupe d’Afrique des nations. TrĂšs applaudi par le public, le footballeur de 23 ans s’est montrĂ© Ă  l’aise techniquement, disponible pour ses coĂ©quipiers, gĂ©nĂ©reux dans l’effort et n’hĂ©sitant pas Ă  tenter sa chance devant le but. En atteste cette frappe dĂšs la 6e minute, qui n’a cependant pas trompĂ© le portier gambien. Son but de la tĂȘte sur un corner d’Oyongo Bitolo Ă  la 53e mn est arrivĂ© comme une rĂ©compense. Karl Toko Ekambi dĂ©bloque ainsi son compteur chez les Lions indomptables, aprĂšs quatre sĂ©lections.
Le joueur formĂ© au Paris FC (France) a gravi progressivement tous les Ă©chelons en club avant d’exploser aux yeux du public camerounais. D’abord avec son club formateur en National (Ă©quivalent de la 3e division française, ndlr), il est recrutĂ© par Sochaux en Ligue 2, Ă©quipe avec laquelle il inscrit 25 buts en 72 matchs de 2014 Ă  2016, d’aprĂšs les statistiques du quotidien sportif L’équipe. Des performances qui lui ont valu d’ĂȘtre transfĂ©rĂ© lors du dernier mercato estival Ă  Angers en Ligue 1. Avec les Lions indomptables, il a Ă©tĂ© convoquĂ© pour la premiĂšre fois en mai 2015, dans la perspective des matchs amicaux contre le Burkina Faso et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
Karl Toko Ekambi.
Etablissements touristiques: la qualité fait encore défaut

Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO

Accueil et hygiÚne dans les hÎtels, restaurants et bars laissent toujours à désirer.

Dans cet Ă©tablissement hĂŽtelier de YaoundĂ©, le serveur ne fait pas la diffĂ©rence entre un verre Ă  vin rouge et un autre Ă  vin blanc. Pire, selon Nji Joseph Adu, directeur de la Formation professionnelle au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), « certains confondent les verres Ă  eau de ceux Ă  whisky ». D’autres s’emmĂȘlent les pinceaux dans le choix et la disposition des couverts. « Beaucoup ne savent pas quel genre de couverts utiliser pour servir du poisson ou des escargots », indique le directeur. Niveau accueil, c’est un autre champ de bataille. Le client se prend souvent une douche froide Ă  la rĂ©ception des hĂŽtels. « Lorsqu’une personne arrive, le rĂ©ceptionniste doit lui souhaiter la bienvenue. Or, aujourd’hui, ils attendent que vous les saluez. Le bagagiste, quand il y en a, ne vous assiste pas pour transporter vos valises jusqu’à votre chambre qui est parfois situĂ©e Ă  trois ou quatre Ă©tages du rez-de-chaussĂ©e », regrette Nji Joseph Adu. Le vice se poursuit au restaurant oĂč les personnels servent de la main gauche au lieu de la droite, ce qui n’est pas professionnel, comme l’explique le responsable du Mintoul, car il est recommandĂ© de servir de la main droite pour Ă©viter que le coude du serveur ne heurte le client pendant le service.
Dans l’ensemble, la qualitĂ© de service dans les Ă©tablissements touristiques n’est pas encore au rendez-vous. Emmanuel Ngayou, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre de formation en hĂŽtellerie, restauration et tourisme (CEFOHREST) affirme que « dans toutes les rĂ©gions oĂč nous sommes passĂ©s, le manque de professionnalisme est notoire. L’hygiĂšne n’est pas respectĂ©e dans les cuisines et les chambres ». Plusieurs hĂŽtels sont en extension ou en cours de crĂ©ation en prĂ©vision des CAN 2016 et 2019. « Il faut un personnel suffisamment formĂ© pour travailler dans ces structures afin que les visiteurs qui viendront au Cameroun rentrent avec une bonne image du pays et n’hĂ©sitent pas Ă  y revenir », souhaite Emmanuel Ngayou. Et pour ĂȘtre compĂ©titif, ElysĂ©e Mahend, expert en tourisme au Projet de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance (PCFC), dĂ©clare que le personnel de la rĂ©ception doit allier accueil, communication et guidage. Par ailleurs, il souligne que « si un client est victime d’un malaise, il faudrait que les premiers soins soient effectuĂ©s avant qu’on ne l’emmĂšne dans un centre spĂ©cialisĂ©. Nous voulons Ă  tou prix avoir ce standard ».
Entreprenariat agropastoral: incomprĂ©hensions autour d’un projet

Economie
Félicité BAHANE N.

Le MINADER Ă©tait vendredi Ă  Balamba pour rassurer les populations Ă  dĂ©guerpir dans le cadre de ce projet d’incubateur de rĂ©fĂ©rence.

« On ira oĂč ? » Question posĂ©e en chƓur par les villageois de Balamba, sis dans l’arrondissement de Bokito, dĂ©partement du Mbam-et-Inoubou, rĂ©gion du Centre. 5 000 hectares de leurs terres sont en voie d’ĂȘtre mis Ă  la disposition du ministĂšre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). L’espace devra accueillir les infrastructures de l’Incubateur de rĂ©fĂ©rence du programme de Promotion de l’Entreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes). La commission dĂ©partementale de constat et d’évaluation des biens Ă  dĂ©truire et personnes Ă  dĂ©guerpir dans le cadre du projet d’incubateur a dĂ©jĂ  entamĂ© son travail. Des bornes ont d’ailleurs Ă©tĂ© posĂ©es. Sauf que sur le site en cours de sĂ©curisation, des problĂšmes sont soumis par les riverains en plus de contraintes diverses. VoilĂ  qui justifie la visite de travail effectuĂ©e sur le terrain vendredi dernier par le MINADER, Henri Eyebe Ayissi.
ConcrĂštement, les populations estiment que la savane de Balamba qui semble vide a priori est constituĂ©e en rĂ©alitĂ© de champs et d’étangs piscicoles, leurs principales sources de revenus. D’aucuns soulignent, par ailleurs, que leurs Ă©tangs, parce que artisanaux, n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte par la commission de constat. D’autres demandent que les terres en bordure de cours d’eau leur soient lĂ©guĂ©es, puisqu’elles sont les plus fertiles.
Pour sa part, le MINADER assure qu’il suit particuliĂšrement l’évolution des activitĂ©s en cours sur le terrain, parce que « l’incubateur en vue tend Ă  former de jeunes entrepreneurs agropastoraux, utiles au dĂ©veloppement du Cameroun ». EstimĂ© entre 12 et 15 milliards de F, ledit projet rentre dans le cadre du PEA-Jeunes, (33,5 milliards de F), lancĂ© rĂ©cemment par le gouvernement et visant l’accompagnement technique, financier, social et commercial de jeunes entrepreneurs agropastoraux.
Innovations: voyage dans un « monde connecté »

Economie
Josiane TCHAKOUNTE

L’exposition Huawei Connect 2016, tenue du 31 aoĂ»t au 2 septembre Ă  Shanghai, a mis en vitrine des solutions et applications conçues pour rĂ©volutionner les habitudes.

Hier, un tĂ©lĂ©phone portable servait simplement Ă  passer des coups de fil. Aujourd’hui, on peut utiliser le mĂȘme appareil pour surfer sur Internet, profitant ainsi de toutes les applications dĂ©veloppĂ©es jusqu’ici. Avec le mĂȘme mobile, l’Homme peut aujourd’hui se connecter Ă  tout objet. GrĂące Ă  diverses innovations, il est en effet possible d’ĂȘtre en contact avec son rĂ©frigĂ©rateur (Smart Fridge) par exemple. L’utilisateur reçoit sur son terminal mobile des informations lorsqu’il faut y remplacer un aliment bientĂŽt pĂ©rimĂ© ou sur le point de finir. Dans le domaine agricole, l’on peut Ă©galement recevoir sur son portable des donnĂ©es sur la mĂ©tĂ©o, afin de savoir Ă  quel moment semer, quelle quantitĂ© d’eau utiliser pour arroser les plantes en fonction de la teneur en eau du sol (Smart agriculture), etc.
Les 20 000 participants au Huawei Connect 2016 ont ainsi pu expĂ©rimenter la valeur ajoutĂ©e de ces solutions androĂŻdes dans leur quotidien. Autant les particuliers que les entreprises. Pendant trois jours, (du 31 aoĂ»t au 02 septembre) Ă  Shanghai en Chine, le groupe Huawei, fournisseur de solutions des Technologies de l’information et de la communication (TIC) a rĂ©uni ses partenaires et les mĂ©dias d’une centaine de pays pour vulgariser ces solutions. Selon Ken Hu, prĂ©sident en exercice du groupe, c’est l’ùre de la « rĂ©volution intelligente ». Elle est adossĂ©e sur le cloud computing, une technologie qui permet de stocker des ressources informatiques de plus en plus importantes et de pouvoir les partager par la suite entre les diffĂ©rents utilisateurs. Une interaction qui n’est cependant possible qu’avec le dĂ©ploiement optimum de la 4G.
Dans les diffĂ©rents stands d’exposition, c’est davantage les solutions dĂ©veloppĂ©es pour sĂ©curiser les villes (Safe City) et les connecter (Smart City) qui ont drainĂ© du monde. Elles commencent par des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance comme celles installĂ©es au Cameroun qui collectent des informations qui sont stockĂ©es sur un serveur. Celles-ci peuvent par la suite ĂȘtre analysĂ©es pour diffĂ©rents besoins. On retrouve Ă©galement dans ces deux concepts, des systĂšmes intĂ©grĂ©s qui permettent d’avoir les informations sur le propriĂ©taire d’un vĂ©hicule X Ă  partir du numĂ©ro inscrit sur la plaque d’immatriculation, de signaler les personnes qui construisent sans permis de bĂątir, les automobilistes mal stationnĂ©s, et aussi de mieux gĂ©rer des incidents Ă©ventuels (inondations, incendies, altercations, etc.).
Avec 15% de son budget consacrĂ© Ă  la recherche, le groupe Huawei, créé en 1987 espĂšre rĂ©aliser un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars (environ 5800 milliards de F CFA) d’ici 2020 dans la vente de ses solutions cloud aux entreprises et devenir le premier fournisseur de technologies cloud. Une stratĂ©gie est actuellement en cours d’élaboration pour le marchĂ© africain oĂč il faut encore dĂ©velopper les infrastructures de base, prĂ©alable pour le dĂ©ploiement de toutes ces technologies.
Un visage new-look pour la Zone industrielle de Ngaoundéré

Economie
Brice MBEZE

Les travaux d’amĂ©nagement effectuĂ©s sur le site ont Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©s la semaine derniĂšre.

NgaoundĂ©rĂ© est un point de rupture des charges. Terminal du chemin de fer, la ville dessert non seulement la partie septentrionale du pays mais aussi le Tchad et la RCA, deux pays enclavĂ©s. Beaucoup d’entreprises faisant dans le transport, pour ne prendre que l’exemple de ce secteur d’activitĂ©, ont besoin d’espaces appropriĂ©s pour stocker leurs marchandises. L’Etat dans sa politique de promotion et d’attraction des investissements, a créé la zone industrielle de NgaoundĂ©rĂ©. GĂ©rĂ©e par la Mission d’amĂ©nagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), cette plateforme d’une superficie de 115 ha, devient pleinement opĂ©rationnelle. La premiĂšre phase des travaux d’amĂ©nagement entrepris en 2015 a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©e la semaine derniĂšre par le DG de la Magzi. A cette occasion, Christol Georges Manon qui avait Ă©changĂ© avec les opĂ©rateurs Ă©conomiques de NgaoundĂ©rĂ© en dĂ©cembre 2015 a rĂ©affirmĂ© l’ambition de la structure qu’il dirige de faire de NgaoundĂ©rĂ© l’une des « zones phares du rĂ©seau de la Magzi ». RĂ©cemment, le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, avait visitĂ© les entreprises Ă©tablies dans cette zone pour recueillir leurs dolĂ©ances.
Les travaux rĂ©ceptionnĂ©s consistaient en l’amĂ©nagement de six kilomĂštres de route praticable Ă  l’intĂ©rieur de la zone, en la rĂ©alisation des travaux de voies et rĂ©seaux divers (VRD) avec chargement par emprunt latĂ©ritique sur un linĂ©aire de trois kilomĂštres, en la crĂ©ation des caniveaux maçonnĂ©s. Cerise sur le gĂąteau, la partie nord de la zone qui communique avec la Base aĂ©rienne et l’aĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ© est dĂ©sormais connectĂ©e au rĂ©seau Ă©lectrique Eneo. Les travaux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s sur financement propre de la Magzi. Selon les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en 2014, il faudrait environ quatre milliards de F pour viabiliser l’ensemble de la zone. Une bonne partie du site est donc dĂ©sormais fonctionnelle. Seul hic ! desservie par la Nationale n°1, la zone souffre de l’état de cette route qui est dĂ©labrĂ©e et dĂ©foncĂ©e. En effet, le rĂ©seau routier pourrait constituer un frein pour les investissements. Mais, selon des indiscrĂ©tions, les travaux de rĂ©habilitation des deux routes qui desservent cette partie de la ville qui dĂ©bouche sur le tronçon NgaoundĂ©rĂ©-Garoua en passant par l’universitĂ© de Dang, seront bientĂŽt lancĂ©s. Une partie de cette zone qui jouxte le chemin de fer, prĂ©sente dĂ©sormais fiĂšre allure. C’est dĂ©jĂ  ça.
Cameroon Tribune du jeudi, 15 septembre 2016.
Grippe: aviaire Vigilance !

Eric Vincent FOMO

Face Ă  la rĂ©surgence de nouveaux cas dans le dĂ©partement de la Mifi Ă  l’Ouest l’observance des mesures de prĂ©vention est plus que jamais un impĂ©ratif.

On croyait ĂȘtre sorti de l’auberge. Que non ! Alors que l’on semblait se diriger vers une levĂ©e totale de l’interdiction de la vente des poulets sur l’ensemble du territoire national, la survenance de nouveaux cas de mortalitĂ© dans la ferme d’AndrĂ© Richard Wouembe, l’un des plus grands fermiers du pays, le 3 septembre dernier est venue semer une fois de plus la tourmente dans une filiĂšre avicole en difficultĂ©. Les rĂ©sultats des Ă©chantillons rĂ©cemment prĂ©lĂ©vĂ©s dans la ferme du groupe SIPREC Ă  l’Ouest confirment la resurgence de l’épizootie du type H5N1. Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a tenu une rĂ©union restreinte jeudi dernier, au cours de laquelle il a prescrit des mesures de restriction pour les dĂ©placements de la volaille dans dĂ©partement de la Mifi. Une cinquantaine de poulets et 21660 Ɠufs de table ont Ă©tĂ© saisis hier dans ce cadre.

Martin Tagne, aviculteur Ă  Tesse-Bandjoun dans le Koung-Khi, garde encore les sĂ©quelles de l’épisode de mai dernier. « J’ai subi d’énormes pertes que je n’ai pas encore chiffrĂ©es. Surtout des pertes liĂ©es Ă  la mĂ©vente des produits. Les poulets sont nourris, et sont prĂȘts mais on ne vend pas. Ils continuent Ă  manger et meurent pour certains. C’est Ă©galement le cas des Ɠufs qu’on produit et qu’on n’écoule pas », s’indigne ce pĂšre d’une famille de cinq enfants. Ces pertes, il les estime tout de mĂȘme Ă  80%. Car, sur une superficie d’un hectare, il avait un cheptel constituĂ© de 10 000 pondeuses et 8000 poulets de chair. Il a dĂ» tout brader.

Le simple fait de lui parler de la grippe aviaire le dĂ©goĂ»te. Pis, lorsqu’il a la pression de ses partenaires financiers. Il dĂ©clare ĂȘtre en pourparlers avec eux, pour un Ă©ventuel rééchelonnement de sa dette. Il redoute tout de mĂȘme des risques de poursuites judiciaires. Lorsqu’on Ă©voque la reprise des activitĂ©s, notre interlocuteur est peu disert. « Je n’envisage pas relancer de sitĂŽt, jusqu’à ce que j’aie normalisĂ© mes engagements financiers ». La rĂ©gion de l’Ouest contribue Ă  80% dans la production avicole du Cameroun. D’aprĂšs Blaise Kamdoum, reprĂ©sentant de l’Ipavic pour l’Ouest, l’effectif du cheptel de la rĂ©gion avoisine quatre millions (3 897 693 sujets) pour 517 aviculteurs. La Mifi et le Koung-Khi se taillent la part du lion avec respectivement 2 897 693 et 979 546 sujets. La production d’Ɠufs avoisine le milliard, pour prĂšs de 700 millions de Fcfa issus des fientes par an. RĂ©cemment, les pertes engendrĂ©es par l’épizootie s’élevaient Ă  prĂšs de 16 milliards de Fcfa au niveau national.
Le bĂątisseur visionnaire

Alliance NYOBIA

Souvenir que laisse le défunt président du Gicam, André Fotso, industriel au parcours remarquable.

Quitter un emploi de cadre supĂ©rieur dans une multinationale pour se lancer dans ses propres activitĂ©s, pour se mettre Ă  son compte. Il lui fallait de l’audace, voire de la foi, pour tenter le coup. Des proches disent qu’il Ă©tait « poussĂ© par le dĂ©sir d’entreprendre ». AndrĂ© Fotso est donc devenu entrepreneur. C’est en 1991 qu’il se lance, aprĂšs avoir nĂ©gociĂ© son dĂ©part de la boĂźte qui l’employait depuis six ans. PremiĂšre entreprise créée, 3T Cameroun, pour le transit, l’acconage, la manutention et la consignation.

Deux ans plus tard, l’entrepreneur devient industriel : Fme-Gaz voit le jour. D’autres entitĂ©s suivront, montrant son souci de varier, d’étendre ses activitĂ©s : Scpi, dans l’immobilier, Sampo-Cameroun dans l’informatique, etc.

AndrĂ© Fotso va Ă©galement s’investir dans la banque. Lorsqu’en 2003 le groupe bancaire Ecobank s’installe au Cameroun, l’homme d’affaires y adhĂšre, prenant une position prĂ©pondĂ©rante parmi les actionnaires locaux. En 2005, il en deviendra d’ailleurs le prĂ©sident du conseil d’administration.

A son actif aussi, le rachat, en mars 2010, de Cometal, une entitĂ© des groupes Cfao et Optorg. Le domaine ici est la construction mĂ©tallique. La mĂȘme annĂ©e, les trois entitĂ©s qu’il dĂ©tient (3T Cameroun, Fme-Gaz et Cometal) sont regroupĂ©es dans un holding, TAF Investment Group, dont les activitĂ©s se rĂ©sument Ă  la prise de participation dans des sociĂ©tĂ©s, l’acquisition et la gestion des valeurs immobiliĂšres, etc.

On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso que ce fut un entrepreneur qui croyait aux vertus du dialogue public-privĂ©. Son action au sein du Gicam l’a montrĂ© Ă  suffisance. Ainsi, il en Ă©tait encore vice-prĂ©sident en 2008 quand il a jouĂ© les premiers rĂŽles lors des rencontres sur de grands projets structurants (projets Ă©nergĂ©tiques, port de Kribi, etc.). L’objectif de ces rĂ©unions Ă©tait d’impliquer un maximum d’entreprises camerounaises dans la rĂ©alisation de ces chantiers.
André FOTSO de son vivant.
Le bĂątisseur visionnaire.
Enseignement supérieur: Un air de rentrée

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Le don de 500 000 ordinateurs aux Ă©tudiants par le chef de l’Etat Ă©tait parmi les sujets au menu des assises prĂ©sidĂ©es hier Ă  YaoundĂ© par le Minesup, le Pr. Jacques Fame Ndongo.

C’est le 27 septembre prochain que le coup d’envoi de la rentrĂ©e acadĂ©mique 2016-2017 sera donnĂ© Ă  travers le triangle national. A quelques jours du rendez-vous le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, par ailleurs, chancelier des Ordres acadĂ©miques et les recteurs des universitĂ©s d’Etat sont au four et au moulin, pour une annĂ©e universitaire sans faute. Hier, Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure de YaoundĂ©, ils se sont rĂ©unis dans le cadre de la Commission de coordination universitaire (CCU). Instance d’études et d’évaluation du fonctionnement de toutes les universitĂ©s publiques du Cameroun. Et d’entrĂ©e de jeu, le Pr. Jacques Fame Ndongo a qualifiĂ© la session de capitale. Et les points inscrits Ă  l’ordre du jour vont le confirmer. « Nous avons abordĂ© la question extrĂȘmement importante du don annoncĂ© d’ordinateurs du chef de l’Etat, aux 500 000 Ă©tudiants du Cameroun et la construction prochaine de neuf centres de dĂ©veloppement du numĂ©rique universitaire dans chaque universitĂ© d’Etat et Ă  l’universitĂ© inter-Etat Cameroun-Congo, Ă  SangmĂ©lima. Tous les points difficiles ont Ă©tĂ© abordĂ©s et aplanis. Par exemple, quand dĂ©marrera la fabrication des ordinateurs, comment se fera la distribution, comment s’assurer de la sĂ©curitĂ© et de la fiabilitĂ© de ces dons», a expliquĂ© le ministre, au sortir de longues heures d’échanges Ă  huis clos. L’objectif visĂ©, a-t-il insistĂ©, est de voir comment aboutir Ă  une distribution Ă©quitable et efficiente de ces ordinateurs. Afin qu’aucun Ă©tudiant dĂ»ment inscrit dans les universitĂ©s publiques et privĂ©es, ne soit lĂ©sĂ©.

La problĂ©matique du reversement des cotisations sociales par les universitĂ©s Ă  la Cnps Ă©tait Ă©galement au menu des Ă©changes. A ce sujet, le ministre a indiquĂ© : « Nous avons convenu d’un chronogramme et d’un calendrier afin qu’il y ait une fluiditĂ© de ces cotisations sous peine de sanctions prĂ©vues par la loi et la rĂ©glementation en vigueur. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’expertise d’un spĂ©cialiste de la Cnps.
2016 AFCON Draws: Finishing Touches

Fred Vubem TOH

The last preparatory meeting and rehearsals took place yesterday, presided by the Sports Minister.

Final touches towards hosting the draws for the 2016 feminine Africa Cup of Nations are taking place in YaoundĂ© ahead of the event scheduled for September 18. A preparatory meeting to this effect took place yesterday at the Yaounde Sports complex involving all the members of the local organising committee. Presiding over the meeting, the Minister of Sports and Physical Education, Bidoung Mkpatt, called on members of the organising committee to work as a team saying it was no longer time for complains or conjecturing but that of implementation and concrete results. He said though the budget of the tournament has been streamlined from FCFA 23 billion to about 4.5 billion, it shouldn’t discourage members as they have the obligation to cleanse the image of Cameroon that was thwarted 44 years ago when the country first hosted the continental tournament. He said the draws ceremony will give a fore taste of what the tournament itself will be calling on organising committee members to do everything possible to make event a success by strictly respecting the recommendations of CAF.

The Director of the tournament, Pierre Noungui said the local organising committee has been working to ease the entry of visitors and CAF emissaries to the country and lobbied for tax exonerations for equipment destined for the organisation of the competition. He announced that they will sign a convention with UNICEF in prelude to event on Saturday, to enable the UN agency fight against teenage marriages by passing messages during the competition.

Meanwhile, the president of the animation commission, Marie Chantal Mazoume equally disclosed that rehearsals have been taking place at the Yaounde Sports complex and the INJS campus since September 12, with traditional dance groups from the three main geographic regions of Cameroon, the grand north, forest zone and the grass field area. Over 5000 people are expected to be in attendance prominent among whom, is the president of CAF, Cameroonian born, Issa Hayatou. There will also be FIFA and CAF representatives as well as officials of all the qualified teams who will be carrying out an inspection visit to their various training and lodging sites.
Yaoundé: Et demain, le lac municipal

MichĂšle FOGANG

Le Minepat et la Deutsche bank d’Espagne et de DubaĂŻ ont signĂ© deux conventions de prĂȘts destinĂ©es au financement de la phase I du projet d’amĂ©nagement hier Ă  YaoundĂ©.

C’est fait. Le Cameroun dispose dĂ©sormais des fonds nĂ©cessaires Ă  l’amĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© et de la VallĂ©e de la Mingoa (allant du camp Yeyap Ă  la voirie municipale -Ndlr). Le pays s’est vu accorder un prĂȘt d’un montant total de 21,173 milliards de F hier par la Deutsche bank. La signature de conventions y relative s’est dĂ©roulĂ©e entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul MotazĂ© et Antonio Navarro-Escabias, reprĂ©sentant de l’établissement bancaire. Deux axes majeurs ont ponctuĂ© la cĂ©rĂ©monie. D’abord, la signature de convention relative Ă  la phase I, d’un montant de 13,889 milliards de F et par la suite, celui portant sur la contrepartie camerounaise adossĂ©e sur ce crĂ©dit-acheteur Ă©valuĂ© Ă  7,368 milliards de F.

La convention d’hier dans un long processus qui a pour finalitĂ© de donner un nouveau look au Lac nichĂ© en plein cƓur de la capitale politique du Cameroun ainsi qu’à la vallĂ©e de la Mingoa. Une initiative qui s’inscrit dans le programme de dĂ©veloppement urbain de la citĂ©. Il s’agit Ă  terme, d’aprĂšs le ministre Louis Paul MotazĂ©, de « Promouvoir durablement l’attraction de YaoundĂ©, notamment sur le plan touristique et Ă©conomique ». Car, en effet, ce lieu, pourtant nanti d’atouts et de charme, a Ă©tĂ© trop longtemps laissĂ© au seul soin de dame-nature. Aujourd’hui, il affiche un visage plutĂŽt pĂąle : la surface du lac, qui sert dĂ©sormais pour la pĂȘche, est envahie par une Ă©tendue de nĂ©nuphars. Moustiques et autres bestioles y ont fait leurs nids. Des corps inanimĂ©s y sont rĂ©guliĂšrement repĂȘchĂ©s. De quoi dĂ©courager les touristes mĂȘme les plus tĂ©mĂ©raires. Car, mĂȘme le paysage est plombĂ© par les bureaux et autres bĂątisses parfois en ruines amĂ©nagĂ©es sur les berges.

AprĂšs une premiĂšre annonce en fĂ©vrier 2015, l’amĂ©nagement du lac municipal de YaoundĂ© va enfin voir le jour. Des images futuristes du site projetĂ© au cours de la signature hier, ont fait naĂźtre l’espoir notamment chez le Minepat, qui s’est dit confiant quant aux compĂ©tences et Ă  l’expertise du partenaire technique pour la rĂ©alisation du projet. D’aprĂšs Arnauld Philippe Ndzana, conseiller technique N° 1 Ă  la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, il sera question, dans l’immĂ©diat, de procĂ©der Ă  l’épuration du cours d’eau ainsi qu’à l’éclairage de ses abords. Sont Ă©galement inclus dans les travaux, la crĂ©ation d’espaces verts, la construction d’un espace de dĂ©tente, de restaurants, de boutiques et d’un hĂŽtel cinq Ă©toiles. Tout en contribuant Ă  l’embellissement du paysage urbain, le relooking du Lac municipal de YaoundĂ© va renforcer la capacitĂ© d’accueil des Ă©tablissements hĂŽteliers et crĂ©er un nombre significatif d’emplois.
Le Lac municipal de demain.
Assainissement des villes: Ces mauvaises pratiques

Assiatou NGAPOUT M.

Déchets ménagers qui débordent les caniveaux et inondations de certaines voies routiÚres sont quelques visages de cet incivisme.



La forte pluie qui a arrosĂ© la ville de YaoundĂ© hier matin Ă  dĂ©montrĂ© une fois de plus les mauvaises pratiques des YaoundĂ©ens face Ă  la gestion des ordures mĂ©nagĂšres. Dans certains marchĂ©s, quartiers, voire au centre ville, des eaux accompagnĂ©es de dĂ©chets et autres bouteilles en plastique ont dĂ©bordĂ© des caniveaux, fossĂ©s et certains ponceaux. Elles ont envahi les servitudes et avenues rendant la circulation difficile. La matinĂ©e a mal dĂ©butĂ© pour ce parent d’élĂšves qui a peinĂ© Ă  emmener ses enfants Ă  l’école. « J’habite dans un bas fond au quartier Mvog-Betsi. La pluie de ce matin (hier, NDLR) m’a presque empĂȘchĂ© d’accompagner mes enfants Ă  l’école. Je suis arrivĂ© en retard Ă  mon lieu de service. Toutes les servitudes Ă©taient inondĂ©es. J’ai dĂ» porter mes enfants au dos pour accĂ©der Ă  la route », assure-t-il.

D’aprĂšs un responsable au ministĂšre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain, il y a un problĂšme rĂ©el de gestion des ordures mĂ©nagĂšres. « Le fait que les populations dĂ©versent leurs ordures mĂ©nagĂšres partout y compris dans les caniveaux, crĂ©e des inondations en saison pluvieuse comme c’est le cas actuellement. Les drains, les caniveaux et les fossĂ©s Ă©tant les ouvrages de drainage de ces eaux, lorsqu’ils sont bouchĂ©s, les eaux ne circulent plus normalement », explique notre source.

Lorsque ces ouvrages sont mal entretenus, des consĂ©quences sont Ă  dĂ©plorer sur le bien-ĂȘtre des populations (certaines maladies peuvent ĂȘtre contractĂ©es) ainsi que sur la sĂ©curitĂ© des biens et des habitants. « Les eaux s’infiltrent dans les habitations et dĂ©truisent les biens matĂ©riels quand il y a inondation. De mĂȘme, les gens ne peuvent plus traverser les ponceaux parce que l’eau sort de son lit et inonde la plateforme, occasionnant parfois des noyades », dĂ©taille notre source. Sans oublier les consĂ©quences financiĂšres qui obligent souvent l’Etat Ă  retravailler les ponceaux qui commencent Ă  se fissurer ou des caniveaux qui dĂ©collent. Tout cela Ă  cause de la stagnation des eaux. Fort de ce constat, le MINDHU forme depuis hier les leaders d’associations, des ONG exerçant dans l’ingĂ©nierie sociale et des responsables des services d’hygiĂšne et d’assainissement de YaoundĂ© pour sensibiliser les populations. Il veut associer ces populations Ă  la gestion et Ă  l’entretien des infrastructures urbaines.
COP22: le défi climatique du Maroc

Dossiers de la redaction

Steve LIBAM

Le Royaume chĂ©rifien accueille le monde en novembre prochain pour agir en faveur du climat, notamment Ă  travers la mise en Ɠuvre des Accords de Paris.

Du 7 au 18 novembre prochain Ă  Marrakech, le Maroc va accueillir la 22e session de la ConfĂ©rence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. C'est la deuxiĂšme fois que le Royaume va recevoir cet Ă©vĂšnement, aprĂšs 2001 (COP 7). La rencontre servira notamment Ă  faire un Ă©tat des lieux des avancĂ©es rĂ©alisĂ©es dans la lutte contre les changements climatiques, depuis l'Accord de Paris, ratifiĂ© par le Cameroun. Le pays a, entre autres, pris l'engagement d'une rĂ©duction de 32% Ă  l'horizon 2035, de son empreinte carbone par rapport Ă  2010, de lutter contre la dĂ©sertification, d'Ă©laborer un mĂ©canisme pour le dĂ©veloppement propre, la gestion durable des forĂȘts et celle des ressources en eau, de concert avec les pays de la Commission du bassin du lac Tchad et de l'AutoritĂ© du bassin du Niger.
«Elle (la COP 22) constituera un instant de vérité pour la diplomatie climatique. Seul l'engagement collectif des acteurs mondiaux à faire vivre cet Accord par des décisions et actions ambitieuses et concrÚtes permettra de contenir le réchauffement mondial en deçà de 2° Celsius », déclare Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc, dans son message aux participants de la 2e édition de la Medcop Climat tenue récemment à Tanger. Par ailleurs, le souverain marocain a défini les priorités de la présidence marocaine de la COP 22, articulée autour de quatre axes: la concrétisation des contributions nationales; la mobilisation des financements; le renforcement de l'adaptation, qui bénéficiera d'un effort substantiel à travers une quantification des besoins, une augmentation des ressources allouées et une intensification du renforcement des capacités; enfin, dans le cadre du développement technologique, le Maroc lors de la COP 22 examinera un plan d'actions décisif consacré aux technologies comprenant trois volets principaux: la diffusion des technologies matures, l'émergence de technologies de rupture et le soutien à l'innovation à travers la recherche et le développement. En outre, il s'agira aussi d'accompagner et soutenir la présidence française en mobilisant le plus grand nombre de parties à ratifer l'Accord de Paris, avant la tenue de la COP22. Enfin, le Royaume du Maroc exprimera sa solidarité avec les populations les plus vulnérables ou menacées par le changement, en accordant tout au long de sa présidence, une attention particuliÚre aux Etats insulaires, à l'Afrique et plus largement à tous les pays en développement.
Prévention: beaucoup ne respectent pas les mesures

Dossiers de la redaction

Félicité BAHANE N.

L’application des mesures de biosĂ©curitĂ© peine Ă  ĂȘtre systĂ©matique.

On Ă©tait pourtant Ă  faire les comptes. Celles des pertes liĂ©es Ă  la grippe aviaire dĂ©clarĂ©e en mai dernier. Les acteurs de la filiĂšre avicole, rĂ©unis le 30 aoĂ»t Ă  Bafoussam, au lendemain des dĂ©cisions de rĂ©ouverture des marchĂ©s de volaille, ont estimĂ© Ă  16 milliards de F les pertes enregistrĂ©es par la filiĂšre. De mĂȘme, prĂšs de 60% de poules pondeuses sont mortes parce que mal alimentĂ©es, ou alors bradĂ©es. Deux jours aprĂšs la rencontre de Bafoussam, c’est Ă  YaoundĂ© que les mĂȘmes acteurs se sont retrouvĂ©s, cette fois en compagnie des membres du comitĂ© de compĂ©titivitĂ© des filiĂšres de croissance. Les pistes de relance ont Ă©tĂ© Ă©numĂ©rĂ©es. Il fallait, entre autres, 20 000 tonnes de maĂŻs, deux millions de poussins et 4,5 millions de F pour l’achat d’intrants mĂ©dicaux.
La grippe aviaire est de retour et cette fois, c’est le cƓur de la production nationale qui est touchĂ© : le dĂ©partement de la Mifi, dans la rĂ©gion de l’Ouest, oĂč 30 000 poulets morts ou abattus ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s en cinq jours seulement. Sur les causes de la rĂ©surgence, François Djonou, prĂ©sident de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) est sans Ă©quivoque : « Elle est due au non-respect des mesures de biosĂ©curitĂ© ». Cet expert assure que le circuit de production et de commercialisation est particuliĂšrement dĂ©faillant.
La faute sans doute aux Ă©leveurs eux-mĂȘmes, qui voient un « complot » derriĂšre toute mesure disciplinaire, alors qu’ils se lancent dans de grosses productions sans requĂ©rir les moindres conseils d’un vĂ©tĂ©rinaire. L’Ipavic et les pouvoirs publics ont leur part de responsabilitĂ©, concernant notamment la faille dans la veille Ă©pidĂ©miologique visant Ă  Ă©viter tout nouveau cas de maladies transfrontaliĂšres. En effet, aprĂšs la rĂ©ouverture de la vente des poulets Ă  YaoundĂ©, un texte du gouverneur de la rĂ©gion du Centre a Ă©tabli une liste de 10 marchĂ©s oĂč doivent dĂ©sormais se faire le commerce de la volaille dans la capitale. Pourtant, le poulet se vend bien partout dans la ville, notamment au cĂ©lĂšbre marchĂ© Mvog-Ada qui ne figure pas sur la lise des sites autorisĂ©s. Ce, au vu et au su de tout le monde, notamment des autoritĂ©s administratives et des forces de sĂ©curitĂ© en charge de veiller Ă  l’application des textes
 « Et tant que le suivi des fermes et la construction des espaces spĂ©cifiques de vente ne se feront pas, pour qu’un minimum de mesures de biosĂ©curitĂ© soit respectĂ©, les conditions seront toujours propices Ă  la propagation des maladies », prĂ©vient le prĂ©sident de l’Ipavic.
Entreprises: qui est le meilleur patron ?

Régional

Rita DIBA

Le projet Corporate awards compte récompenser le meilleur gestionnaire de ressources humaines.

« La motivation vĂ©ritable d’un individu provient des rĂ©alisations, du dĂ©veloppement personnel, de la satisfaction et de la reconnaissance de son travail. » Dans ces paroles du psychologue amĂ©ricain Frederick Herzberg se trouve la raison d’ĂȘtre du projet Corporate awards. L’initiative biennale lancĂ©e par FabAfriq PR, dont la cĂ©rĂ©monie de rĂ©compenses aura lieu en dĂ©cembre prochain, vise Ă  honorer les entreprises qui placent les employĂ©s et les clients au cƓur de leur management. Ainsi, selon Perrial Jean Nyodog, prĂ©sident du comitĂ© d’organisation : « Il est temps de capitaliser sur la richesse des entreprises prospĂšres en reconnaissant leur engagement Ă  soutenir les meilleures pratiques et Ă  respecter les normes applicables dans le domaine des ressources humaines. »
Le comitĂ© a dĂ©jĂ  mis en place une Ă©quipe de recherche chargĂ©e des descentes dans les entreprises, pour des entretiens avec des employĂ©s. Ce qui permettra de noter les structures dans six catĂ©gories. La premiĂšre, par exemple, « Service Ă  la clientĂšle », va primer les entreprises ayant un bon cadre de travail pour les employĂ©s et s’assurant que le personnel possĂšde les capacitĂ©s de satisfaire les clients. Pour les autres, on a la responsabilitĂ© sociale, l’investissement sur le capital humain, l’égalitĂ© des opportunitĂ©s pour les salariĂ©s, l’entreprise la plus innovante et l’employeur de choix.
PrĂšs de 25 entreprises ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© approchĂ©es pour les Corporate awards. Les critĂšres d’éligibilitĂ© sont notamment d’avoir Ă  son service au moins 50 employĂ©s permanents et ĂȘtre enregistrĂ© sous le systĂšme Ohada.
Ce qu’ils mangent Ă  l’école

Societé

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Dans les établissements scolaires, les élÚves ont le choix entre les cantines et la nourriture concoctée à la maison.

Pendant la pĂ©riode de classe, les parents font face Ă  une Ă©quation souvent pas facile Ă  rĂ©soudre. Ils sont partagĂ©s entre la volontĂ© de leurs enfants de se nourrir Ă  l’école et la leur qui voudrait que le goĂ»ter se prĂ©pare Ă  la maison. « J’aime manger le pain accompagnĂ© de haricot avec mes camarades. C’est pourquoi je prĂ©fĂšre que mes parents me donnent de l’argent pour acheter ce que je veux », confie Julienne Manga, Ă©lĂšve. C’est que dans les Ă©coles primaires tout comme dans les lycĂ©es et collĂšges, les heures de recrĂ©ation sont prisĂ©es par les Ă©lĂšves et les dĂ©tentrices de cantine. « Je cuisine ce que les enfants aiment bien et je prends toutes les prĂ©cautions pour que ce soit bien fait. Nous sommes Ă©galement des mĂšres d’enfants et la consommation de ce que nous leur proposons commence par la maison », explique Marie Madeleine B., parent.
A l’école publique du Centre, par exemple, plusieurs vendeuses offrent des menus diversifiĂ©s aux Ă©lĂšves. Du pain aux omelettes avec pour ingrĂ©dients, des spaghettis, des Ɠufs Ă  la coque plus mayonnaise et des beignets aux haricots c’est chaque enfant qui trouve son compte auprĂšs de son « Asso ». « Nous savons dĂ©jĂ  parmi ces vendeuses, celles qui font le mieux la cuisine. A la maison, les parents nous rappellent de nous rassurer sur certains critĂšres avant de nous procurer Ă  manger », indique Arthur Loumou, Ă©lĂšve. « N’ayant pas assez de moyens financiers, je prĂ©fĂšre que mon enfant mange ce qui lui semble bon. L’essentiel c’est de se mettre quelque chose sous la dent pour ne pas rester le ventre vide », ajoute un parent.
Pour les plus nantis, le scĂ©nario est diffĂ©rent. Le goĂ»ter se prĂ©pare par les bons soins de maman. « Pour Ă©viter certaines maladies, il faut faire des sacrifices. La veille, je demande Ă  chacun ce qu’il aimerait que je mette dans son bol. Je me fais le devoir de me lever trĂšs tĂŽt en fonction des commandes. Il y a des jours oĂč la prĂ©paration est lĂ©gĂšre surtout lorsqu’ils prĂ©fĂšrent du pain au chocolat ou Ă  la sardine », confie Blandine BiscĂšnĂš, parent. Sur cette option, notre interlocutrice se justifie : « A l’école, je ne fais pas confiance aux vendeuses de nourriture. TrĂšs souvent mĂȘme si elles dĂ©tiennent des certificats mĂ©dicaux, elles ne respectent pas les conditions d’hygiĂšne. Et lorsque survient la maladie, c’est le parent qui paye la plus grosse facture ».