Cameroon Tribune
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Clinton NJIE, Attaquant camerounais.
Paul Biya Ă  l’ONU: Chronique d’un sĂ©jour plein

Politique
Yves ATANGA

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, qu’accompagnait la premiĂšre dame, a quittĂ© New York dimanche dernier. Paul Biya arrivĂ© aux Etats-Unis une semaine plus tĂŽt, Ă©tait venu prendre part Ă  la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Organisation des Nations unies. Un rendez-vous annuel mondial auquel il n’avait pas personnellement participĂ© depuis 2010. Et Ă  l’image de son agenda de vendredi dernier, veille de son dĂ©part, le sĂ©jour du chef de l’Etat a Ă©tĂ© chargĂ©, c’est le moins qu’on puisse dire. Entre dĂ©bat gĂ©nĂ©ral, rencontres spĂ©cialisĂ©es et rencontres Ă  caractĂšre bilatĂ©ral, le prĂ©sident Biya a plutĂŽt bien meublĂ© son sĂ©jour new-yorkais.

Ses deux interventions respectivement au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s et au dĂ©bat gĂ©nĂ©ral resteront marquĂ©es comme les temps forts de la participation camerounaise. Parce qu’elles ont donnĂ© l’opportunitĂ© au Cameroun, par la voix la plus autorisĂ©e, de faire entendre sa voix sur les sujets majeurs de l’actualitĂ©. Paul Biya a, en effet, exprimĂ© des positions fermes sur la question des rĂ©fugiĂ©s, mais aussi sur le nouveau programme mondial des Objectifs de dĂ©veloppement durable et sur la lutte contre le terrorisme.

Bien placĂ© pour parler de ces sujets dont il vit la rĂ©alitĂ© au quotidien, le Cameroun a relevĂ© avec pertinence la nĂ©cessitĂ© d’accroĂźtre au niveau multilatĂ©ral, les moyens financiers en faveur des pays qui reçoivent des afflux de rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a malgrĂ© les difficultĂ©s, pris un engagement solennel et unanimement saluĂ© : continuer Ă  accueillir sur le sol camerounais, toutes les personnes qui y cherchent refuge, leur garantir des conditions de vie dĂ©centes. Le gouvernement amĂ©ricain, organisateur du sommet du 20 septembre aux Nations unies, a par la voix de plusieurs personnalitĂ©s, exprimĂ© sa reconnaissance au Cameroun pour cette disponibilitĂ©. Le chef de l’Etat a Ă©galement appelĂ© Ă  une mise en Ɠuvre consĂ©quente des Objectifs de dĂ©veloppement durable, nouvelle feuille de route des Nations unies pour la pĂ©riode 2015-2030. « Ce n’est plus une affaire de promesses », a martelĂ© Paul Biya, comme pour prĂ©venir les Etats-membres aprĂšs les rĂ©sultats mitigĂ©s enregistrĂ©s avec les prĂ©cĂ©dents objectifs.

En dĂ©positaire de la diplomatie camerounaise, le chef de l’Etat a enfin mis Ă  profit son sĂ©jour aux Etats-Unis pour multiplier les contacts au niveau bilatĂ©ral. Avec les Etats-Unis, partenaire historique et de premier plan, mais aussi avec ses pairs du Togo, de la RĂ©publique centrafricaine, et du Burkina Faso, New York a Ă©tĂ© le lieu de nouveaux Ă©changes au sommet. Bref, un sĂ©jour « very busy » comme le disent fort Ă  propos les AmĂ©ricains.
Réfugiés: Le Cameroun fait son devoir

Politique
Yves ATANGA

Tout en souhaitant un renforcement de l’appui financier de la communautĂ© internationale, le pays s’est engagĂ© Ă  rester une terre d’hospitalitĂ©.

Les 350.000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains et nigĂ©rians qui sĂ©journent actuellement au Cameroun, n’ont pas Ă  s’en faire. Ils sont en de bonnes mains. Et tous les autres qui comptent y trouver refuge n’ont pas Ă  s’inquiĂ©ter. C’est en ces termes simples qu’on peut rĂ©sumer l’engagement renouvelĂ© mardi 20 septembre dernier Ă  New York par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Lors du sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, initiative du prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama, le chef de l’Etat camerounais a clairement laissĂ© entendre que son pays n’avait aucunement l’intention de se dĂ©rober de sa responsabilitĂ© face Ă  la tragĂ©die que traversent actuellement plusieurs parties de la planĂšte.

Comme il le fait depuis au moins trois ans qu’affluent sur son territoire, des populations menacĂ©es par l’instabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine et par les exactions de la secte terroriste Boko Haram, le Cameroun a promis de continuer Ă  ouvrir ses portes. Et Ă  offrir Ă  ces centaines de milliers de personnes dĂ©sespĂ©rĂ©es, les conditions minimales d’une vie dĂ©cente. Le prĂ©sident a citĂ©, Ă  juste titre, la convention signĂ©e rĂ©cemment entre le gouvernement camerounais, par l’entremise du ministĂšre de la SantĂ© publique, et le Haut-Commissariat des Nations unies aux RĂ©fugiĂ©s (HCR). Par cette convention-cadre, le gouvernement s’est engagĂ© Ă  participer Ă  la prise en charge mĂ©dicale des malades rĂ©fugiĂ©s, en mettant Ă  contribution les hĂŽpitaux publics.

En outre, le Cameroun a pris des dispositions spĂ©ciales pour que les autres services sociaux de base soient fournis aux dĂ©placĂ©s. L’accĂšs Ă  l’eau potable, Ă  l’éducation et la dĂ©livrance de cartes d’identitĂ© sĂ©curisĂ©es ont notamment Ă©tĂ© citĂ©s par le chef de l’Etat lors de sa dĂ©claration devant ses pairs d’une cinquantaine de pays touchĂ©s par ce problĂšme. Cela dit, un appel pressant pour l’augmentation du soutien international a Ă©tĂ© lancĂ©. C’est impĂ©ratif pour les Nations unies aussi et l’on espĂšre que le plaidoyer aboutira Ă  une issue concrĂšte. Car les statistiques sont claires : «  le problĂšme est sĂ©rieux ».
COP21: Cameroon Strides Ahead

Politique
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA, On Special Assignment in New York

The Paris Agreement is moving closer to being enforced as world leaders prepare for COP22 in Marrakech, Morocco.

During a high-level meeting on the Climate Change Agreement at the 71st UN General Assembly, last week in New York, more countries were said to have joined the agreement making it possible for it to go into effective implementation. President Paul Biya was represented at the high-level meeting by the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella.

It should be recalled that the Head of State, was present in Paris during the 2015 Climate Change Conference dubbed COP21. According to the agreement adopted at the end of the conference, developed and developing countries committed themselves to limiting global gas emissions to below 2C. Since then, Cameroon has taken strides to be in line with the Paris Agreement. When the Agreement was open for signature, the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella travelled to the UN Headquarters in New York on April 22, 2016 to indicate Cameroon’s positive stand.
During the 2016 June Plenary Session of parliament in Yaounde, members of the National Assembly adopted the bill authorizing the President of the Republic to ratify the Paris Agreement on Climate Change. The bill was voted on Friday June 10, 2016 after general debates in a plenary sitting chaired by the Speaker of the National Assembly, Cavaye Yeguié Djibril. Although Cameroon accounts for only 0.45 per cent of total greenhouse gas emissions, once it deposited its instrument of ratification, it was the second African country to formally join the Agreement, following Somalia.

The UN high-level discussion last week on the Paris Agreement, revealed that several large emitting countries will complete their domestic approval processes in time before the Agreement will enter into force this year during the COP22 in Marrakech, Morocco. In early September, the world’s two largest emitters, China and the United States, joined the Agreement, providing considerable impetus for other countries to quickly complete their ratification processes.
Objectifs de dĂ©veloppement durable: L’appel Ă  l’engagement collectif

Politique
Yvette MBASSI-BIKELE

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, l’a lancĂ© lors du dĂ©bat sur leur mise en Ɠuvre jeudi dernier au siĂšge des Nations unies Ă  New York.

Le Cameroun, par la voix de son chef, le prĂ©sident Paul Biya, a rĂ©itĂ©rĂ© son soutien en faveur de la mise en Ɠuvre de « l’Agenda 2030 du dĂ©veloppement durable », adoptĂ© en septembre 2015 par les Nations unies. Celui-ci fixe 17 objectifs de dĂ©veloppement durable afin d’éradiquer l’extrĂȘme pauvretĂ©, combattre les inĂ©galitĂ©s et prĂ©server la planĂšte. Cette premiĂšre dĂ©marche universelle apporte un cadre inĂ©dit aux politiques de dĂ©veloppement pour les quinze prochaines annĂ©es. Elle s’inscrit dans le prolongement des huit Objectifs du millĂ©naire pour le dĂ©veloppement (OMD) qui ont Ă©tĂ© mis en Ɠuvre depuis 2000.

A la diffĂ©rence des OMD, les nouveaux Oobjectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) ont une dimension universelle et couvrent l’ensemble des enjeux de dĂ©veloppement dans tous les pays. AdossĂ©s aux objectifs de rĂ©duction de la pauvretĂ©, figurent d’autres auxquels le Cameroun est attachĂ© : progrĂšs humain, patrimoine de l’humanitĂ©, bien-ĂȘtre commun, sĂ©curitĂ© de tous, partage de la prospĂ©ritĂ©, promotion de la paix, prise en compte de toute personne. Compte tenu de son engagement ancien et constant en faveur du dĂ©veloppement durable, et au regard des rĂ©sultats mitigĂ©s des OMD, le prĂ©sident Paul Biya a proposĂ© des voies et moyens permettant d’atteindre aisĂ©ment les nouveaux objectifs. C’était le 22 septembre dernier au siĂšge des Nations unies Ă  New York, dans le cadre du dĂ©bat sur la mise en Ɠuvre des ODD.

Dans un esprit de partage d’expĂ©riences, Paul Biya a dit que ce programme ambitieux demande la franche implication de tous. « C'est un dĂ©fi que nous nous sommes donnĂ© et que nous devons assumer solidairement pour rĂ©pondre Ă  l'attente de nos peuples et Ă  l'appel de l'Histoire tout court », a martelĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique. Et pour ne pas sombrer dans les atermoiements des OMD, Paul Biya a prĂ©sentĂ© trois axes susceptibles d’ĂȘtre efficaces. Ils sont d’ordre politique, Ă©conomique et moral. ConcrĂštement, la volontĂ© politique de cette assemblĂ©e devra s'exercer de façon continue et ne pas varier selon les circonstances. Les contributions financiĂšres devront aussi ĂȘtre effectives, sĂ»res et suffisantes. De plus, le principe d'obligation de solidaritĂ© entre les peuples devra ĂȘtre rĂ©affirmĂ© et observĂ©.
Séjour riche pour Chantal Biya

Politique
Yvette MBASSI-BIKELE

L’épouse du chef de l’Etat s’est notamment imprĂ©gnĂ©e de l’initiative « Let Girls Learn » de Michelle Obama.

La premiĂšre dame, Chantal Biya, Ă©tait aux cĂŽtĂ©s du chef de l’Etat Ă  New York, dans le cadre de sa participation Ă  la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. En marge des travaux de cette auguste institution, l’épouse du prĂ©sident de la RĂ©publique a eu un agenda chargĂ©. Son invitation par la First lady amĂ©ricaine, Michelle Obama, Ă  prendre part Ă  une rencontre dĂ©diĂ©e Ă  l’éducation de la jeune fille dans le monde constitue le principal temps fort de ce sĂ©jour new yorkais. La cĂ©rĂ©monie Ă  laquelle prenaient part d’autres premiĂšres dames Ă  l’instar de celles du Nigeria, du Ghana, du Tchad aux cĂŽtĂ©s de certains t de chefs de gouvernement, a eu lieu au Bernard Jacobs Theatre Ă  Broadway.

L’initiative « Let Girls Learn », (Laissons les filles apprendre), est destinĂ©e Ă  aider les adolescentes du monde entier Ă  s’instruire, grĂące Ă  un accĂšs Ă  une Ă©ducation de qualitĂ© leur permettant d’atteindre leur plein potentiel. Michelle Obama l’a lancĂ© en mars 2015, suite au constat que 62 millions de filles n’ont et n’auront pas accĂšs Ă  la scolaritĂ©. « Let Girls Learn » regroupe les programmes de plusieurs dĂ©partements, agences et organismes gouvernementaux amĂ©ricains, notamment l’agence amĂ©ricaine pour le dĂ©veloppement international (USAID) et le Corps de la paix (Peace Corps) afin de dĂ©passer les obstacles entravant la scolaritĂ© des jeunes filles dans le monde. La First lady amĂ©ricaine s’entoure de cĂ©lĂ©britĂ©s, hommes et femmes, du petit et du grand Ă©cran, des mondes de la musique et du sport pour faire passer ce message, car les jeunes filles qui recevront une Ă©ducation aujourd’hui seront les leaders et les activistes de demain. D’oĂč le spectacle musical organisĂ© le 19 septembre dernier au Bernard Jacobs Theatre pour faire connaĂźtre l’initiative Ă  ses pairs. Michelle Obama a dit compter sur la force de persuasion de ses homologues pour mobiliser le maximum de ressources financiĂšres et humaines pour mieux Ă©duquer les jeunes filles.

La premiĂšre dame a ensuite honorĂ© de sa prĂ©sence, mardi 20 septembre, le « Tea reception » offert par l’épouse du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies en leur rĂ©sidence de Sutton Place. Les retrouvailles entre Chantal Biya et Ban Soon-Taek, qui se sont rencontrĂ©es Ă  YaoundĂ© en 2010, ont Ă©tĂ© fort chaleureuses. AprĂšs avoir mis Ă  profit ces diffĂ©rentes rencontres pour enrichir son carnet d’adresses en faveur de son action humanitaire, la premiĂšre dame s’est exclusivement consacrĂ©e Ă  l’agenda de son illustre Ă©poux.
Successful Week For Chantal Biya

Politique
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA, On Special Assignment in New York

It has been a hectic week for Mrs. Chantal Biya, who was very engaged in several activities at the 71st UN General Assembly.

The job of a First Lady may appear glamorous, but below the surface, it comes with a lot of heavy work. This 71st session of the UN General Assembly in particular, has been very hectic for the First Lady of Cameroon. Apart from the usual duties required of her by State Protocol, Mrs. Chantal Biya was at the forefront of several activities geared at either promoting a laudable cause, consolidating bilateral relations or working in support of one of the several UN Goodwill Ambassador positions she actively holds.

To begin with, Mrs Biya braved the rain that battered New York on Monday September 19, 2016, to honour the invitation of Mrs Michelle Obama, at the Bernard B. Jacobs Theatre in midtown Manhattan. The Broadway event was an initiative of the US Government’s “Let Girls Learn” program, which is a brainchild of President Barack and First Lady Michelle Obama, in an effort to shed some light on the plight of millions of young girls around the world that have been cheated out of the right to standard education. Given that Mrs. Biya herself is well-known for her prolific activism in this domain, the occasion was a perfect avenue for her to showcase the advances Cameroon has made in this regard through her Foundation’s project dubbed “Ecole des Champions” ventures. The “Tea Party” reception at the Sutton Place residence of the UN Secretary General was another avenue for Mrs Biya and the wife of the UN Secretary-General Mrs. Ban Soon-Taek, together with over 170 First Ladies present at this year’s session of the UN General Assembly, to certainly work at consolidating the ties that exist between the various nations as well as their different social activities in their countries.

When President Paul Biya, took to the rostrum to address his peers at the UN General Assembly, First Lady, Chantal Biya dutifully applied herself to the rigorous task of seating through the entire session, as her husband unveiled his vision for the theme of the 71st session, “The Sustainable Development Goals: A Universal Push to Transform Our World”. With her characteristic good humour, the UNESCO Goodwill Ambassador for Education and Social Inclusion cheered her husband on, certainly reflecting on more initiatives in this domain, to complement the excellent work her associations such as the Circle of Friends of Cameroon (CERAC) and the African Synergy Against HIV and Suffering, are currently doing. It is evident with much satisfaction that Chantal Biya will be leaving New York with more grease to her elbows

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Cameroon Tribune du vendredi, 30 septembre 2016.
Mondial U17 dames: Le Canada à l’entame

Josiane R. MATIA

Les Lionnes cadettes démarrent la compétition ce vendredi à Irbid contre les Canucks.

Depuis le dĂ©but de la semaine, elles se croisent dans le hall de l’hĂŽtel Le Meridien ou dans la salle de banquet qui sert de restaurant aux quatre Ă©quipes du groupe B (Allemagne, Venezuela, Canada et Cameroun). Mais les amabilitĂ©s et les sourires n’auront plus de place ce vendredi, dĂšs 18h (16h au Cameroun) Ă  Irbid, ville situĂ©e Ă  prĂšs de deux heures de la capitale de la Jordanie, Amman, pour la rencontre entre le Cameroun et le Canada. Les Little Lionnesses vont, en effet, entrer dans le vif du sujet de ce Mondial U17, aprĂšs plusieurs mois d’attente. Une opposition entre les outsiders de cette poule oĂč l’Allemagne et le Venezuela ont les faveurs des pronostics. Si les Canucks, surnom des Canadiennes, n’ont jamais manquĂ© une Ă©dition de la coupe du monde, elles ont rarement dĂ©passĂ© les quarts de finale. Elles doivent leur prĂ©sence en Jordanie Ă  leur troisiĂšme place lors du championnat U17 de la zone CONCACAF (AmĂ©rique centrale, du Nord et CaraĂŻbes) en mars dernier. Si l’équipe entraĂźnĂ©e par l’ancienne joueuse Beverly Priestman peut se targuer de possĂ©der des atouts offensifs certains, la faiblesse des canadiennes reste leur dĂ©fense.

Et ce sera aux Camerounaises d’exploiter la moindre faille. MalgrĂ© une premiĂšre participation Ă  la coupe du monde de la catĂ©gorie, le Cameroun refuse l’étiquette de petit poucet. « Nous venons proposer quelque chose », n’a cessĂ© de marteler le sĂ©lectionneur national, MinkrĂ©o Birwe. L’équipe reste sur une victoire en amical contre le BrĂ©sil (2-0) et entend s’appuyer sur sa cohĂ©sion et son mental. Le groupe est entiĂšrement composĂ© de joueuses locales dont la plupart ont participĂ© aux Ă©liminatoires de la compĂ©tition. AprĂšs la fracture, en aoĂ»t dernier, d’Alexandra Takounda, meilleur atout offensif avec 4 buts lors des qualifictaions, il a fallu parer au plus pressĂ©. Et Flora Kameni, auteur du doublĂ© contre le BrĂ©sil, a su s’imposer. Conscientes des attentes suscitĂ©es par leur prĂ©sence en Jordanie, les Cadettes espĂšrent bien forcer leur destin. Et elles savent que cela passe avant tout par un rĂ©sultat positif ce vendredi au Al-Hassan international stadium. Les deux autres reprĂ©sentants africains entreront pour leur part en lice samedi : le Nigeria sera face au BrĂ©sil tandis que le Ghana affrontera le tenant du titre, le Japon.
Les personnes ùgées aux petits soins

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Des dĂ©pistages gratuits de l’hypertension et du diabĂšte organisĂ©s Ă  leur intention depuis le 27 septembre dernier par le ministĂšre des Affaires sociales.

DĂ©marche pas trĂšs rassurante, Augustin Joseph Endougou Ntollo, 71 ans, arrive au Centre national de rĂ©habilitation des personnes handicapĂ©es, cardinal Paul Emile Leger (CNRPH). Le physique a pris un coup, tous les cheveux ont blanchi, mais l’homme est cohĂ©rent. « J’ai des douleurs un peu partout mais la plus importante, c’est le nerf sciatique qui me dĂ©range », explique-t-il. Premier patient de ce jeudi 29 septembre, il est directement admis en salle de consultation. Le septuagĂ©naire n’a pas encore fini avec le mĂ©decin, qu’une autre « maman » fait sont entrĂ©e. VĂȘtue d’un « kaba » noir accompagnĂ© d’un foulard de la mĂȘme couleur, elle n’a pas l’air en forme. « Je ne peux mĂȘme pas citer mes maladies. Tellement elles sont nombreuses. D’abord, j’ai mal au bras. Une motocyclette m’a renversĂ© rĂ©cemment. Ensuite, il y a le dos, les yeux et rĂ©guliĂšrement j’ai des vertiges », relate ThĂ©rĂšse Biloa Manga, 74 ans. Ces deux patients saluent l’initiative du ministĂšre des Affaires sociales et souhaitent que la prise en charge ne s’arrĂȘte pas qu’au dĂ©pistage. « Nous avons besoin de mĂ©dicaments. Pas seulement avant la fĂȘte, mais tout le temps. Nous souffrons », confie notre interlocutrice.

Comme l’explique Dr Liliane Mboumtou MbĂ©lĂ©, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste au Centre, c’est depuis le 27 septembre dernier qu’ils sont aux cĂŽtĂ©s des personnes ĂągĂ©es. En dehors des consultations gĂ©nĂ©rales, elles ont droit au dĂ©pistage gratuit de l’hypertension et du diabĂšte. Un duo qui perturbe les personnes du troisiĂšme Ăąge. L’opĂ©ration n’a pas Ă©tĂ© trĂšs courue mais le Centre a jusqu’à hier, jeudi matin, reçu prĂšs de 20 patients. Certains trimballaient l’hypertension depuis un bout et d’autre pas. Les malades ont Ă©tĂ© mis sous traitement et tous ont reçu une bonne dose de conseils. « Nous leur avons demandĂ© de ne plus manger trop salĂ© ou trop sucrĂ©. Nous leur avons aussi conseillĂ© de consommer beaucoup de lĂ©gumes, de respecter le traitement et de faire un peu de sport si c’est possible », ajoute Dr Liliane Mboumtou MbĂ©lĂ©.
Accidents de la route : haro sur les chauffards !

Eric Vincent FOMO

Les hĂ©catombes enregistrĂ©es sur nos routes sont gĂ©nĂ©ralement dues Ă  l’imprudence des automobilistes qui ne respectent pas toujours le code de la route.

Marie NoĂ«lle Poucheu, 34 ans, dĂ©lĂ©guĂ©e mĂ©dicale de formation, depuis 2011, nourrissait de bien belles ambitions dans sa vie. Malheureusement, elle a Ă©tĂ© fauchĂ©e par la mort le 25 aoĂ»t dernier, Ă  Bafounda, dans le dĂ©partement des Bamboutos, alors qu’elle revenait d’une descente de travail Ă  Mbouda. Le chauffeur qui avait transportĂ© sept personnes dans un vĂ©hicule qui ne peut en contenir que quatre a tentĂ© un mauvais dĂ©passement en troisiĂšme position. Mal lui en a pris, il a croisĂ© un camion qui venait en face. Le choc est inĂ©vitable et tous les passagers du taxi meurent sur le champ. Le 13 septembre, toujours Ă  Bafounda, un autre accident s’est produit qui a occasionnĂ© le dĂ©cĂšs de quatre personnes et plus d’une dizaine de blessĂ©s. L’excĂšs de vitesse est ici en cause. Le gros porteur d’une agence de voyages en provenance de Bafoussam a percutĂ© deux vĂ©hicules, un car hiace et une Toyota Carina de couleur verte, venant de Mbouda, qui amorçaient un virage.

Sur l’axe Abong-Mbang-Bertoua, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  NgolambĂ©lĂ©, un village de Dimako, situĂ© Ă  25 km du chef lieu de la capitale rĂ©gionale de l’Est, dans la nuit du 21 au 22 septembre, plus d’une dizaine de personnes sont mortes aprĂšs un violent accident entre un car de transport et un camion, en panne, garĂ© sur la chaussĂ©e, sans panneau de signalisation. Sur l’axe Douala-Bafoussam, l’on ne compte plus les victimes enregistrĂ©es des suites d’un accident de la circulation. A chaque fois, du sang, du sang et toujours du sang. Des familles meurtries. Des rescapĂ©s devenus invalides et qui ne pourront plus prĂ©tendre Ă  un quelconque travail dĂ©cent. Dans la seule rĂ©gion de l’Ouest, selon des informations fournies par le Groupement rĂ©gional de la voie publique et de la circulation, 241 accidents ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s de janvier Ă  mai 2016 pour 223 blessĂ©s et 70 dĂ©cĂšs. Une autre statistique des trois derniers mois (juin, juillet et aoĂ»t) rĂ©vĂšle 77 accidents pour 14 dĂ©cĂšs.

A la mĂȘme pĂ©riode, en 2015, l’on Ă©tait Ă  68 accidents pour neuf morts. Ce qui dĂ©montre une courbe ascendante. Lors d’une rĂ©cente descente sur un lieu d’accident, le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka a exprimĂ© tout son mĂ©contentement et incriminĂ© les conducteurs pour leur irresponsabilitĂ©. Il a d’ailleurs créé une commission de contrĂŽle rĂ©pressif sur les camions et autres gros porteurs Ă  l’effet de les dissuader dans leur façon de conduire. Pour Jean Claude Nkoutou, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Transports de l’Ouest, la plupart des accidents sont dus Ă  la maladresse et l’irresponsabilitĂ© des chauffeurs. Ils doivent, selon lui, se responsabiliser sur nos routes en comprenant que la conduite n’est pas un spectacle. « Il importe que ces transporteurs soient conscients du fait que ce sont des vies humaines qu’ils transportent. En tant que tel, ceux qui meurent du fait de leur maladresse ont aussi besoin de vivre », martĂšle-t-il.
2e Pont sur le Wouri: Grands travaux au Rond-point

Jean Baptiste KETCHATENG

L’agrandissement du principal carrefour à l’ouest de Douala progresse.

L’énorme Ă©lĂ©vateur de charges Ă©merge d’un fond artificiel. La trentaine de vĂ©hicules de travaux publics vont et viennent autour de ce point de mire. Dans ce mini-vallon une autre voie est en cours de construction. Tout juste Ă  l’orĂ©e de la zone portuaire au pied de BonantonĂš. Le rond-point de Deido n’est d’ores et dĂ©jĂ  plus ce qu’il Ă©tait. Le complĂ©ment au nouveau pont sur le Wouri dessine ses contours Ă  un rythme rĂ©gulier qui a permis de changer complĂštement la gĂ©ographie de l’entrĂ©e historique de Douala.

De l’autre cĂŽtĂ© de ce premier carrefour, de petites montagnes de gravier ont Ă©tĂ© Ă©talĂ©es au pied de la petite falaise de Bonamoudourou, largement entamĂ©e. En scrutant l’horizon subitement grand, on aperçoit mĂȘme le cĂ©lĂšbre collĂšge Alfred Saker jadis cachĂ© par quelques constructions et une vĂ©gĂ©tation plutĂŽt dense pour la zone. Comme en face, de nombreuses rĂ©sidences et commerces ont disparu. Bien plus vite que l’on ne pensait, au regard du problĂšme des indemnisations que des riverains ont perçu rĂ©cemment ici Ă  l’improviste.

« On ne savait pas que les travaux allaient s’étendre jusqu’ici », explique une habitante du dernier immeuble de la rue de BonantonĂš. Le cĂ©lĂšbre Ă©tablissement de menuiserie Anflo a dĂ©jĂ  quittĂ© les lieux. La station-service en face Ă©galement. Tout comme le grand immeuble qui la surplombait. Nombreux aux alentours se demandent oĂč s’arrĂȘteront les dĂ©guerpissements, le rayon d’action du chantier s’étirant jusque vers la montĂ©e Saker, Ă  moitiĂ© fermĂ©e Ă  la circulation. De fait, au regard du trafic qu’engendrera le futur pont en construction, les travaux complĂ©mentaires autour du rond-point ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©s aprĂšs le lancement des grands travaux qui enjambent le fleuve voisin.

Hormis les dĂ©sagrĂ©ments ordinaires de la poussiĂšre et des engorgements, les usagers habituels du Rond-point de Deido n’attendent plus que la nouvelle intersection avec ses voies directes vers les quais portuaires et les industries. « S’ils pouvaient travailler les weekends et les jours fĂ©riĂ©s, tout irait plus vite», estime un chauffeur de taxi. Son collĂšgue renchĂ©rit sur le mode de l’homme satisfait mais qui en veut encore : « Qu’ils nous affichent un grand plan pour qu’on sache Ă  quoi ça va ressembler. »
Cameroon Tribune du lundi, 3 octobre 2016.
Mondial U-17 dames: Les cadettes déjà sous pression

Josiane R. MATIA

AprÚs sa défaite contre le Canada (2-3) vendredi dernier, le Cameroun doit faire un résultat positif contre le Venezuela ce jour en Jordanie.

La victoire Ă  tout prix contre le Venezuela ce lundi Ă  16h (14 h au Cameroun). VoilĂ  le leitmotiv des Lionnes cadettes depuis le week-end dernier. Il faut dire qu’elles n’ont plus le choix dans cette coupe du monde des U-17 dames lancĂ©e le 30 septembre dernier en Jordanie. Battues d’entrĂ©e par le Canada 3-2, les Camerounaises doivent absolument Ă©viter un deuxiĂšme Ă©chec consĂ©cutif pour continuer de rĂȘver dans cette compĂ©tition. Et cela passe par un mental plus fort. C’est sur cet aspect que le sĂ©lectionneur national, MinkrĂ©o Birwe, insiste depuis la dĂ©faite de vendredi dernier. Alors qu’elles menaient au score grĂące Ă  des rĂ©alisations de la capitaine Soline Djoubi et de Claudia Dabda, les Little lionnesses ont encaissĂ© deux buts en moins de 15 mn, totalement asphyxiĂ©es par des Canadiennes plutĂŽt revigorĂ©es par la mi-temps. « Elles ont Ă©tĂ© rattrapĂ©es par le trac », explique le technicien camerounais. Et peut-ĂȘtre par leur inexpĂ©rience puisqu’il s’agit de leur premiĂšre participation. Mais comme l’a rappelĂ© le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, « c’est le moment de faire preuve de caractĂšre en montrant que ce n’était qu’un faux-pas ». AccompagnĂ© des reprĂ©sentants de la prĂ©sidence et du premier ministĂšre, le Minsep a rendu visite Ă  l’équipe samedi dernier, question de rĂ©itĂ©rer au groupe le soutien et les encouragements du chef de l’Etat et de la nation entiĂšre.

En face, le Cameroun aura une Ă©quipe du Venezuela Ă©galement dĂ©terminĂ©e Ă  sauver sa peau dans ce Mondial. Demi-finaliste de la derniĂšre Ă©dition en 2014, la Vinotinto joue, en effet, gros aprĂšs avoir perdu son premier match contre l’Allemagne (2-1). L’équipe emmenĂ©e par le PanamĂ©en Kenneth Zseremeta, double championne d’AmĂ©rique du sud dans la catĂ©gorie, compte sur son atout offensif, Deyna Castellanos, pour enfin accrocher une victoire. Mais les Lionnes cadettes sont elles aussi prĂȘtes Ă  vendre cher leur peau.
Camair-Co: Redécollage attendu

Rita DIBA

Un conseil d’administration extraordinaire a planchĂ© vendredi Ă  Douala sur un nouveau plan d’action.

Cette fois sera-t-elle enfin la bonne pour Camair-Co ? En effet, pour la compagnie aĂ©rienne nationale créée en 2006 et ayant une dette Ă©valuĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards F, on reparle d’un nouveau plan d’actions Ă  Ă©laborer, aprĂšs diagnostic. Avec ce que cela signifie en termes de restructuration, d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de service, de taux de remplissage des aĂ©ronefs, de réévaluation des charges en fonction des objectifs et de l’évolution de l’entreprise, notamment les ressources humaines, de maintenance de l’appareil de production, etc. La conception de ce nouveau document Ă©tait, vendredi 30 septembre 2016 dans la capitale Ă©conomique camerounaise, Ă  l’ordre du jour de la 25e session extraordinaire du conseil d’administration prĂ©sidĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, nommĂ© et installĂ© Pca en aoĂ»t dernier, en mĂȘme temps que le nouveau et sixiĂšme directeur gĂ©nĂ©ral de la compagnie nationale, Ernest Dikoum.

Ces assises faisaient suite Ă  un autre conseil extraordinaire tenu il y a deux semaines, oĂč plusieurs directives avaient Ă©tĂ© fixĂ©es au Dg, dans le sens de la satisfaction-clients. Notamment, lancer rapidement la desserte de Bafoussam, d’ici quelques jours selon le Pca, dĂ©finir la programmation des vols sur Paris afin que d’ici six Ă  huit mois, cette ligne reprenne. Tout ceci en offrant un service de qualitĂ© et un confort Ă  la hauteur des compagnies concurrentes. Ainsi, un travail de fond doit ĂȘtre effectuĂ© sur le plan marketing. « Le directeur gĂ©nĂ©ral est un haut cadre qui sort d’Emirates (compagnie aĂ©rienne basĂ©e Ă  DubaĂŻ, Ndlr), qui a les coudĂ©es franches en la matiĂšre. Le conseil d’administration lui a donnĂ© carte blanche et nous l’attendons sur les rĂ©sultats ».

Autre point important pour la nouvelle Ă©quipe : les moyens financiers. Mefiro Oumarou insiste : « Le propriĂ©taire de la compagnie voudrait qu’à trĂšs court terme, Camair-Co puisse gĂ©nĂ©rer les moyens de son activitĂ©. Nous sommes Ă  une pĂ©riode trĂšs stratĂ©gique au niveau de l’économie du pays avec les grands projets. L’Etat ne peut pas tout le temps dĂ©gager des subventions substantielles pour soutenir une compagnie qui a suffisamment de moyens. L’Etat ne va plus continuer Ă  injecter de l’argent tout le temps sans savoir exactement Ă  quoi ça sert».

InterpellĂ© par les mĂ©dias sur l’aĂ©ronef bloquĂ© en Afrique du Sud, le ministre explique : « Cet aĂ©ronef n’est pas saisi. L’avion n’est pas en Afrique du Sud parce qu’on ne pouvait pas tout de suite l’emmener, mais la procĂ©dure nous amĂšne Ă  nous interroger. Et c’est justement pourquoi nous essayons de passer en revue tous les contrats pour comprendre ce qui se passe. On ne peut pas faire un dĂ©pĂŽt de 20 millions de dollars (plus de 10 milliards F) pour la location des aĂ©ronefs et aprĂšs deux Ă©chĂ©ances passĂ©es, que subitement un avion soit immobilisĂ© au sol. Il faudrait que les responsabilitĂ©s puissent ĂȘtre Ă©tablies ».
Ecoles primaires publiques: OĂč est le paquet minimum ?

MESSI BALA

Un mois aprĂšs la rentrĂ©e scolaire, plusieurs mairies n’ont pas remis cet appui aux directeurs.

Mercredi 5 octobre 2016, cela fera un mois que la rentrĂ©e scolaire a eu lieu. Et la distribution du paquet minimum, sous la responsabilitĂ© des mairies, n’est pas encore effective dans toutes les Ă©coles primaires publiques oĂč l’accĂšs est gratuit depuis 2001. Dans la rĂ©gion de l’Est, par exemple, seulement 15 communes sur 33 ont remis ces appuis aux inspections pĂ©dagogiques d’arrondissement. Dans le dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko Ă  la date du 30 septembre 2016« aucune Ă©cole primaire n’a reçu de paquet minimum », lit-on dans un rapport commandĂ© par le gouverneur de la rĂ©gion de l’Est.

D'aprĂšs ledit document, les premiĂšres mairies Ă  s’ĂȘtre exĂ©cutĂ©es l’ont fait une semaine aprĂšs la rentrĂ©e scolaire. Alors que la distribution devrait avoir lieu avant la rentrĂ©e des classes. Et comme si cela ne suffisait, certaines mairies ont livrĂ© un paquet minimum Ă  la « qualitĂ© approximative » ou sans respecter les rubriques. Sur ce dernier aspect, un texte rĂ©glementaire fixe le contenu du paquet minimum. Il doit y avoir du matĂ©riel pour l’administration, la pĂ©dagogie, le sport et la pharmacie. Une partie de ce matĂ©riel remis est destinĂ© aux directeurs d’école et une autre aux enseignants chargĂ©s de classe.

Or, le 9 septembre dernier, quand le paquet minimum Ă©tait distribuĂ© Ă  l’inspection d’arrondissement de Bertoua I, le directeur de l’école publique de Tigaza (don japonais) n’avait reçu des colis pour 12 maĂźtres uniquement contre 18 instituteurs normalement chargĂ©s de classe dans son Ă©tablissement. ConsĂ©quence, « il faut faire intervenir l’association des parents d’élĂšves et d’enseignants (Apee)», avoue le chef d’établissement. L’adhĂ©sion Ă  ces structures est certes libre mais le paiement des frais d’adhĂ©sion est devenu obligatoire et systĂ©matique Ă  chaque rentrĂ©e scolaire afin de faire face aux besoins, en attendant le paquet minimum des mairies.

Augustin Nkweta, directeur de l’école publique bilingue de Tigaza explique Ă  CT que « les frais d’Apee de 10 000F [dans cet Ă©cole, NDLR] ont permis d’acheter des registres et des manuels d’enseignements pour pouvoir dĂ©marrer l’annĂ©e scolaire. C’est Ă©galement avec ces frais d’Apee que des bancs ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s pour que les Ă©lĂšves aient oĂč s’asseoir ». Au final, l’argent sort donc encore des poches des parents d’élĂšves dans le primaire.
Transport urbain: Pas de grĂšve ce jour

Azize MBOHOU

A l’issue d’une concertation hier dans les Services du Premier ministre, le Collectif des syndicats des transporteurs routiers a dĂ©cidĂ© de lever son mot d’ordre.

La roue du dialogue social a tournĂ© dans le bon sens entre le Collectif des syndicats des transports routiers et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint des Services du Premier ministre, Pascal Nguihe Kante. En effet, sur instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, une rencontre de crise a Ă©tĂ© organisĂ©e hier Ă  YaoundĂ©. Et aprĂšs plusieurs heures de dĂ©bats, le mot d’ordre de grĂšve des transporteurs programmĂ©e ce jour a Ă©tĂ© levĂ©. Le communiquĂ© qui a sanctionnĂ© les Ă©changes souligne « l’implication personnelle du Premier ministre, chef du gouvernement, dans la rĂ©solution des revendications ». Et les signataires, responsables des syndicats, disent « privilĂ©gier le dialogue social franc et sincĂšre prĂŽnĂ© par le chef de l’Etat, Paul Biya, artisan de la paix ». De plus, tous expriment leur volontĂ© de laisser libre cours aux diffĂ©rentes concertations engagĂ©es par le gouvernement et les assureurs.

Les assureurs et le ministĂšre des Transports. VoilĂ  les partenaires du secteur des transports sur qui pĂšsent les griefs. Le porte-parole du collectif, Patrice Samen, note, par exemple, qu’à la faveur de la rĂ©forme sur les assurances, « la pĂ©riodicitĂ© de paiement de la prime passait de trois Ă  six mois et le montant Ă  163 383 F. Or, nous payons six mois aujourd’hui Ă  125 128 F. Il y avait donc une forte augmentation ». Autre grief qui a inspirĂ© le mouvement du « moteur mort dĂšs ce lundi », le non-paiement des sinistres par les assureurs. Ce qui est liĂ© au non-respect des mĂ©canismes en la matiĂšre prĂ©vus par la loi et Ă  l’absence de la commission sur les sinistres. Au niveau du ministĂšre des Transports, les transporteurs revendiquent l’application d’une vignette unique et la signature d’un arrĂȘtĂ© qui organise le transport pĂ©ri-urbain et rural. Ils s’insurgent, en outre, contre la longue durĂ©e observĂ©e pour le renouvellement des titres de transport (un an, au lieu de trois mois).

Le communiquĂ© de levĂ©e du mot d’ordre note donc que « la rĂ©forme sur les assurances est suspendue et le mĂ©canisme de contrĂŽle de paiement des sinistres sera mis sur pied ultĂ©rieurement ». Pour l’heure, Patrice Samen et ses collĂšgues syndicalistes appellent les transporteurs Ă  se consacrer Ă  la prĂ©paration de la Coupe d’Afrique de football fĂ©minin, en rĂ©fectionnant leurs vĂ©hicules de transport.
Lions indomptables: deux forfaits parmi les 23

Sports
AngĂšle BEPEDE

Moïse Pouaty et Jacques Zoua Daougari remplacés respectivement par Guy Roland Ndy Assembe et Dany Ndi.

Pas de chance pour MoĂŻse Pouaty avec les Lions indomptables. ConvoquĂ© par le sĂ©lectionneur Hugo Broos, il n’ira pas en France pour le regroupement de l’équipe. La sĂ©lection s’y rĂ©unit depuis hier dans la perspective de la premiĂšre journĂ©e du dernier tour des Ă©liminatoires du Mondial, Russie 2018. Le match est prĂ©vu le 9 octobre prochain Ă  Blida, contre l’AlgĂ©rie. Au cours de leur sĂ©jour français, les Lions affronteront l’Olympique de Marseille le mercredi, 5 octobre prochain Ă  Malmort. L’équipe quittera la ville de Marseille le 7 octobre pour se rendre en AlgĂ©rie. MoĂŻse Pouaty a Ă©tĂ© mis hors-jeu « Pour des raisons administratives ». Il avait connu sa premiĂšre convocation chez les Lions en septembre dernier. Le Cameroun affrontait la Gambie (2-0, Ă©liminatoires CAN 2017) et le Gabon (2-1, amical). Le gardien de but de l’Union de Douala est remplacĂ© sur la liste par Guy Roland Ndy Assembe, gardien de l’AS Nancy Lorraine en France. La derniĂšre convocation du gardien de but remonte au mois de mai dernier, le Cameroun disputait un match amical contre la France.
Egalement sur la liste des non-partants, Jacques Zoua Daougari. BlessĂ© lors d’un match de championnat avec son club, Kaiserslautern (Allemagne), l’avant-centre des Lions pourrait ĂȘtre indisponible pendant deux Ă  trois semaines. Il est remplacĂ© par Dany Ndi, joueur du Sporting de Gijon en Espagne. Sa premiĂšre convocation chez les Lions remonte Ă  mars 2015.
En marge de ce regroupement, une polĂ©mique est nĂ©e autour de la convocation des joueurs chez les Lions indomptables. Dans un communiquĂ© signĂ© du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, Patrick EugĂšne Ebode Tsanga, l’association profĂšre des menaces. D’aprĂšs le texte, « des informations erronĂ©es et des documents falsifiĂ©s, relatifs Ă  la sĂ©lection des joueurs de la sĂ©lection nationale masculine A (seniors fanions), sont en circulation. Cette situation nous amĂšne Ă  prĂ©ciser que la sĂ©lection des joueurs d’une Ă©quipe nationale est de la compĂ©tence exclusive de l’entraĂźneur concernĂ©, sur la base des seules performances sportives. Aucune contrepartie de quelque nature que ce soit, n’est sollicitĂ©e », peut-on lire. Hugo Broos essaie tant bien que mal, d’avoir de vĂ©ritables doublures Ă  chaque poste. La FĂ©cafoot voudrait Ă©viter tout chantage.