Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 30 septembre 2016.
Mondial U17 dames: Le Canada à l’entame

Josiane R. MATIA

Les Lionnes cadettes démarrent la compétition ce vendredi à Irbid contre les Canucks.

Depuis le dĂ©but de la semaine, elles se croisent dans le hall de l’hĂŽtel Le Meridien ou dans la salle de banquet qui sert de restaurant aux quatre Ă©quipes du groupe B (Allemagne, Venezuela, Canada et Cameroun). Mais les amabilitĂ©s et les sourires n’auront plus de place ce vendredi, dĂšs 18h (16h au Cameroun) Ă  Irbid, ville situĂ©e Ă  prĂšs de deux heures de la capitale de la Jordanie, Amman, pour la rencontre entre le Cameroun et le Canada. Les Little Lionnesses vont, en effet, entrer dans le vif du sujet de ce Mondial U17, aprĂšs plusieurs mois d’attente. Une opposition entre les outsiders de cette poule oĂč l’Allemagne et le Venezuela ont les faveurs des pronostics. Si les Canucks, surnom des Canadiennes, n’ont jamais manquĂ© une Ă©dition de la coupe du monde, elles ont rarement dĂ©passĂ© les quarts de finale. Elles doivent leur prĂ©sence en Jordanie Ă  leur troisiĂšme place lors du championnat U17 de la zone CONCACAF (AmĂ©rique centrale, du Nord et CaraĂŻbes) en mars dernier. Si l’équipe entraĂźnĂ©e par l’ancienne joueuse Beverly Priestman peut se targuer de possĂ©der des atouts offensifs certains, la faiblesse des canadiennes reste leur dĂ©fense.

Et ce sera aux Camerounaises d’exploiter la moindre faille. MalgrĂ© une premiĂšre participation Ă  la coupe du monde de la catĂ©gorie, le Cameroun refuse l’étiquette de petit poucet. « Nous venons proposer quelque chose », n’a cessĂ© de marteler le sĂ©lectionneur national, MinkrĂ©o Birwe. L’équipe reste sur une victoire en amical contre le BrĂ©sil (2-0) et entend s’appuyer sur sa cohĂ©sion et son mental. Le groupe est entiĂšrement composĂ© de joueuses locales dont la plupart ont participĂ© aux Ă©liminatoires de la compĂ©tition. AprĂšs la fracture, en aoĂ»t dernier, d’Alexandra Takounda, meilleur atout offensif avec 4 buts lors des qualifictaions, il a fallu parer au plus pressĂ©. Et Flora Kameni, auteur du doublĂ© contre le BrĂ©sil, a su s’imposer. Conscientes des attentes suscitĂ©es par leur prĂ©sence en Jordanie, les Cadettes espĂšrent bien forcer leur destin. Et elles savent que cela passe avant tout par un rĂ©sultat positif ce vendredi au Al-Hassan international stadium. Les deux autres reprĂ©sentants africains entreront pour leur part en lice samedi : le Nigeria sera face au BrĂ©sil tandis que le Ghana affrontera le tenant du titre, le Japon.
Les personnes ùgées aux petits soins

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Des dĂ©pistages gratuits de l’hypertension et du diabĂšte organisĂ©s Ă  leur intention depuis le 27 septembre dernier par le ministĂšre des Affaires sociales.

DĂ©marche pas trĂšs rassurante, Augustin Joseph Endougou Ntollo, 71 ans, arrive au Centre national de rĂ©habilitation des personnes handicapĂ©es, cardinal Paul Emile Leger (CNRPH). Le physique a pris un coup, tous les cheveux ont blanchi, mais l’homme est cohĂ©rent. « J’ai des douleurs un peu partout mais la plus importante, c’est le nerf sciatique qui me dĂ©range », explique-t-il. Premier patient de ce jeudi 29 septembre, il est directement admis en salle de consultation. Le septuagĂ©naire n’a pas encore fini avec le mĂ©decin, qu’une autre « maman » fait sont entrĂ©e. VĂȘtue d’un « kaba » noir accompagnĂ© d’un foulard de la mĂȘme couleur, elle n’a pas l’air en forme. « Je ne peux mĂȘme pas citer mes maladies. Tellement elles sont nombreuses. D’abord, j’ai mal au bras. Une motocyclette m’a renversĂ© rĂ©cemment. Ensuite, il y a le dos, les yeux et rĂ©guliĂšrement j’ai des vertiges », relate ThĂ©rĂšse Biloa Manga, 74 ans. Ces deux patients saluent l’initiative du ministĂšre des Affaires sociales et souhaitent que la prise en charge ne s’arrĂȘte pas qu’au dĂ©pistage. « Nous avons besoin de mĂ©dicaments. Pas seulement avant la fĂȘte, mais tout le temps. Nous souffrons », confie notre interlocutrice.

Comme l’explique Dr Liliane Mboumtou MbĂ©lĂ©, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste au Centre, c’est depuis le 27 septembre dernier qu’ils sont aux cĂŽtĂ©s des personnes ĂągĂ©es. En dehors des consultations gĂ©nĂ©rales, elles ont droit au dĂ©pistage gratuit de l’hypertension et du diabĂšte. Un duo qui perturbe les personnes du troisiĂšme Ăąge. L’opĂ©ration n’a pas Ă©tĂ© trĂšs courue mais le Centre a jusqu’à hier, jeudi matin, reçu prĂšs de 20 patients. Certains trimballaient l’hypertension depuis un bout et d’autre pas. Les malades ont Ă©tĂ© mis sous traitement et tous ont reçu une bonne dose de conseils. « Nous leur avons demandĂ© de ne plus manger trop salĂ© ou trop sucrĂ©. Nous leur avons aussi conseillĂ© de consommer beaucoup de lĂ©gumes, de respecter le traitement et de faire un peu de sport si c’est possible », ajoute Dr Liliane Mboumtou MbĂ©lĂ©.
Accidents de la route : haro sur les chauffards !

Eric Vincent FOMO

Les hĂ©catombes enregistrĂ©es sur nos routes sont gĂ©nĂ©ralement dues Ă  l’imprudence des automobilistes qui ne respectent pas toujours le code de la route.

Marie NoĂ«lle Poucheu, 34 ans, dĂ©lĂ©guĂ©e mĂ©dicale de formation, depuis 2011, nourrissait de bien belles ambitions dans sa vie. Malheureusement, elle a Ă©tĂ© fauchĂ©e par la mort le 25 aoĂ»t dernier, Ă  Bafounda, dans le dĂ©partement des Bamboutos, alors qu’elle revenait d’une descente de travail Ă  Mbouda. Le chauffeur qui avait transportĂ© sept personnes dans un vĂ©hicule qui ne peut en contenir que quatre a tentĂ© un mauvais dĂ©passement en troisiĂšme position. Mal lui en a pris, il a croisĂ© un camion qui venait en face. Le choc est inĂ©vitable et tous les passagers du taxi meurent sur le champ. Le 13 septembre, toujours Ă  Bafounda, un autre accident s’est produit qui a occasionnĂ© le dĂ©cĂšs de quatre personnes et plus d’une dizaine de blessĂ©s. L’excĂšs de vitesse est ici en cause. Le gros porteur d’une agence de voyages en provenance de Bafoussam a percutĂ© deux vĂ©hicules, un car hiace et une Toyota Carina de couleur verte, venant de Mbouda, qui amorçaient un virage.

Sur l’axe Abong-Mbang-Bertoua, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  NgolambĂ©lĂ©, un village de Dimako, situĂ© Ă  25 km du chef lieu de la capitale rĂ©gionale de l’Est, dans la nuit du 21 au 22 septembre, plus d’une dizaine de personnes sont mortes aprĂšs un violent accident entre un car de transport et un camion, en panne, garĂ© sur la chaussĂ©e, sans panneau de signalisation. Sur l’axe Douala-Bafoussam, l’on ne compte plus les victimes enregistrĂ©es des suites d’un accident de la circulation. A chaque fois, du sang, du sang et toujours du sang. Des familles meurtries. Des rescapĂ©s devenus invalides et qui ne pourront plus prĂ©tendre Ă  un quelconque travail dĂ©cent. Dans la seule rĂ©gion de l’Ouest, selon des informations fournies par le Groupement rĂ©gional de la voie publique et de la circulation, 241 accidents ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s de janvier Ă  mai 2016 pour 223 blessĂ©s et 70 dĂ©cĂšs. Une autre statistique des trois derniers mois (juin, juillet et aoĂ»t) rĂ©vĂšle 77 accidents pour 14 dĂ©cĂšs.

A la mĂȘme pĂ©riode, en 2015, l’on Ă©tait Ă  68 accidents pour neuf morts. Ce qui dĂ©montre une courbe ascendante. Lors d’une rĂ©cente descente sur un lieu d’accident, le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka a exprimĂ© tout son mĂ©contentement et incriminĂ© les conducteurs pour leur irresponsabilitĂ©. Il a d’ailleurs créé une commission de contrĂŽle rĂ©pressif sur les camions et autres gros porteurs Ă  l’effet de les dissuader dans leur façon de conduire. Pour Jean Claude Nkoutou, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Transports de l’Ouest, la plupart des accidents sont dus Ă  la maladresse et l’irresponsabilitĂ© des chauffeurs. Ils doivent, selon lui, se responsabiliser sur nos routes en comprenant que la conduite n’est pas un spectacle. « Il importe que ces transporteurs soient conscients du fait que ce sont des vies humaines qu’ils transportent. En tant que tel, ceux qui meurent du fait de leur maladresse ont aussi besoin de vivre », martĂšle-t-il.
2e Pont sur le Wouri: Grands travaux au Rond-point

Jean Baptiste KETCHATENG

L’agrandissement du principal carrefour à l’ouest de Douala progresse.

L’énorme Ă©lĂ©vateur de charges Ă©merge d’un fond artificiel. La trentaine de vĂ©hicules de travaux publics vont et viennent autour de ce point de mire. Dans ce mini-vallon une autre voie est en cours de construction. Tout juste Ă  l’orĂ©e de la zone portuaire au pied de BonantonĂš. Le rond-point de Deido n’est d’ores et dĂ©jĂ  plus ce qu’il Ă©tait. Le complĂ©ment au nouveau pont sur le Wouri dessine ses contours Ă  un rythme rĂ©gulier qui a permis de changer complĂštement la gĂ©ographie de l’entrĂ©e historique de Douala.

De l’autre cĂŽtĂ© de ce premier carrefour, de petites montagnes de gravier ont Ă©tĂ© Ă©talĂ©es au pied de la petite falaise de Bonamoudourou, largement entamĂ©e. En scrutant l’horizon subitement grand, on aperçoit mĂȘme le cĂ©lĂšbre collĂšge Alfred Saker jadis cachĂ© par quelques constructions et une vĂ©gĂ©tation plutĂŽt dense pour la zone. Comme en face, de nombreuses rĂ©sidences et commerces ont disparu. Bien plus vite que l’on ne pensait, au regard du problĂšme des indemnisations que des riverains ont perçu rĂ©cemment ici Ă  l’improviste.

« On ne savait pas que les travaux allaient s’étendre jusqu’ici », explique une habitante du dernier immeuble de la rue de BonantonĂš. Le cĂ©lĂšbre Ă©tablissement de menuiserie Anflo a dĂ©jĂ  quittĂ© les lieux. La station-service en face Ă©galement. Tout comme le grand immeuble qui la surplombait. Nombreux aux alentours se demandent oĂč s’arrĂȘteront les dĂ©guerpissements, le rayon d’action du chantier s’étirant jusque vers la montĂ©e Saker, Ă  moitiĂ© fermĂ©e Ă  la circulation. De fait, au regard du trafic qu’engendrera le futur pont en construction, les travaux complĂ©mentaires autour du rond-point ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©s aprĂšs le lancement des grands travaux qui enjambent le fleuve voisin.

Hormis les dĂ©sagrĂ©ments ordinaires de la poussiĂšre et des engorgements, les usagers habituels du Rond-point de Deido n’attendent plus que la nouvelle intersection avec ses voies directes vers les quais portuaires et les industries. « S’ils pouvaient travailler les weekends et les jours fĂ©riĂ©s, tout irait plus vite», estime un chauffeur de taxi. Son collĂšgue renchĂ©rit sur le mode de l’homme satisfait mais qui en veut encore : « Qu’ils nous affichent un grand plan pour qu’on sache Ă  quoi ça va ressembler. »
Cameroon Tribune du lundi, 3 octobre 2016.
Mondial U-17 dames: Les cadettes déjà sous pression

Josiane R. MATIA

AprÚs sa défaite contre le Canada (2-3) vendredi dernier, le Cameroun doit faire un résultat positif contre le Venezuela ce jour en Jordanie.

La victoire Ă  tout prix contre le Venezuela ce lundi Ă  16h (14 h au Cameroun). VoilĂ  le leitmotiv des Lionnes cadettes depuis le week-end dernier. Il faut dire qu’elles n’ont plus le choix dans cette coupe du monde des U-17 dames lancĂ©e le 30 septembre dernier en Jordanie. Battues d’entrĂ©e par le Canada 3-2, les Camerounaises doivent absolument Ă©viter un deuxiĂšme Ă©chec consĂ©cutif pour continuer de rĂȘver dans cette compĂ©tition. Et cela passe par un mental plus fort. C’est sur cet aspect que le sĂ©lectionneur national, MinkrĂ©o Birwe, insiste depuis la dĂ©faite de vendredi dernier. Alors qu’elles menaient au score grĂące Ă  des rĂ©alisations de la capitaine Soline Djoubi et de Claudia Dabda, les Little lionnesses ont encaissĂ© deux buts en moins de 15 mn, totalement asphyxiĂ©es par des Canadiennes plutĂŽt revigorĂ©es par la mi-temps. « Elles ont Ă©tĂ© rattrapĂ©es par le trac », explique le technicien camerounais. Et peut-ĂȘtre par leur inexpĂ©rience puisqu’il s’agit de leur premiĂšre participation. Mais comme l’a rappelĂ© le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, « c’est le moment de faire preuve de caractĂšre en montrant que ce n’était qu’un faux-pas ». AccompagnĂ© des reprĂ©sentants de la prĂ©sidence et du premier ministĂšre, le Minsep a rendu visite Ă  l’équipe samedi dernier, question de rĂ©itĂ©rer au groupe le soutien et les encouragements du chef de l’Etat et de la nation entiĂšre.

En face, le Cameroun aura une Ă©quipe du Venezuela Ă©galement dĂ©terminĂ©e Ă  sauver sa peau dans ce Mondial. Demi-finaliste de la derniĂšre Ă©dition en 2014, la Vinotinto joue, en effet, gros aprĂšs avoir perdu son premier match contre l’Allemagne (2-1). L’équipe emmenĂ©e par le PanamĂ©en Kenneth Zseremeta, double championne d’AmĂ©rique du sud dans la catĂ©gorie, compte sur son atout offensif, Deyna Castellanos, pour enfin accrocher une victoire. Mais les Lionnes cadettes sont elles aussi prĂȘtes Ă  vendre cher leur peau.
Camair-Co: Redécollage attendu

Rita DIBA

Un conseil d’administration extraordinaire a planchĂ© vendredi Ă  Douala sur un nouveau plan d’action.

Cette fois sera-t-elle enfin la bonne pour Camair-Co ? En effet, pour la compagnie aĂ©rienne nationale créée en 2006 et ayant une dette Ă©valuĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards F, on reparle d’un nouveau plan d’actions Ă  Ă©laborer, aprĂšs diagnostic. Avec ce que cela signifie en termes de restructuration, d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de service, de taux de remplissage des aĂ©ronefs, de réévaluation des charges en fonction des objectifs et de l’évolution de l’entreprise, notamment les ressources humaines, de maintenance de l’appareil de production, etc. La conception de ce nouveau document Ă©tait, vendredi 30 septembre 2016 dans la capitale Ă©conomique camerounaise, Ă  l’ordre du jour de la 25e session extraordinaire du conseil d’administration prĂ©sidĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, nommĂ© et installĂ© Pca en aoĂ»t dernier, en mĂȘme temps que le nouveau et sixiĂšme directeur gĂ©nĂ©ral de la compagnie nationale, Ernest Dikoum.

Ces assises faisaient suite Ă  un autre conseil extraordinaire tenu il y a deux semaines, oĂč plusieurs directives avaient Ă©tĂ© fixĂ©es au Dg, dans le sens de la satisfaction-clients. Notamment, lancer rapidement la desserte de Bafoussam, d’ici quelques jours selon le Pca, dĂ©finir la programmation des vols sur Paris afin que d’ici six Ă  huit mois, cette ligne reprenne. Tout ceci en offrant un service de qualitĂ© et un confort Ă  la hauteur des compagnies concurrentes. Ainsi, un travail de fond doit ĂȘtre effectuĂ© sur le plan marketing. « Le directeur gĂ©nĂ©ral est un haut cadre qui sort d’Emirates (compagnie aĂ©rienne basĂ©e Ă  DubaĂŻ, Ndlr), qui a les coudĂ©es franches en la matiĂšre. Le conseil d’administration lui a donnĂ© carte blanche et nous l’attendons sur les rĂ©sultats ».

Autre point important pour la nouvelle Ă©quipe : les moyens financiers. Mefiro Oumarou insiste : « Le propriĂ©taire de la compagnie voudrait qu’à trĂšs court terme, Camair-Co puisse gĂ©nĂ©rer les moyens de son activitĂ©. Nous sommes Ă  une pĂ©riode trĂšs stratĂ©gique au niveau de l’économie du pays avec les grands projets. L’Etat ne peut pas tout le temps dĂ©gager des subventions substantielles pour soutenir une compagnie qui a suffisamment de moyens. L’Etat ne va plus continuer Ă  injecter de l’argent tout le temps sans savoir exactement Ă  quoi ça sert».

InterpellĂ© par les mĂ©dias sur l’aĂ©ronef bloquĂ© en Afrique du Sud, le ministre explique : « Cet aĂ©ronef n’est pas saisi. L’avion n’est pas en Afrique du Sud parce qu’on ne pouvait pas tout de suite l’emmener, mais la procĂ©dure nous amĂšne Ă  nous interroger. Et c’est justement pourquoi nous essayons de passer en revue tous les contrats pour comprendre ce qui se passe. On ne peut pas faire un dĂ©pĂŽt de 20 millions de dollars (plus de 10 milliards F) pour la location des aĂ©ronefs et aprĂšs deux Ă©chĂ©ances passĂ©es, que subitement un avion soit immobilisĂ© au sol. Il faudrait que les responsabilitĂ©s puissent ĂȘtre Ă©tablies ».
Ecoles primaires publiques: OĂč est le paquet minimum ?

MESSI BALA

Un mois aprĂšs la rentrĂ©e scolaire, plusieurs mairies n’ont pas remis cet appui aux directeurs.

Mercredi 5 octobre 2016, cela fera un mois que la rentrĂ©e scolaire a eu lieu. Et la distribution du paquet minimum, sous la responsabilitĂ© des mairies, n’est pas encore effective dans toutes les Ă©coles primaires publiques oĂč l’accĂšs est gratuit depuis 2001. Dans la rĂ©gion de l’Est, par exemple, seulement 15 communes sur 33 ont remis ces appuis aux inspections pĂ©dagogiques d’arrondissement. Dans le dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko Ă  la date du 30 septembre 2016« aucune Ă©cole primaire n’a reçu de paquet minimum », lit-on dans un rapport commandĂ© par le gouverneur de la rĂ©gion de l’Est.

D'aprĂšs ledit document, les premiĂšres mairies Ă  s’ĂȘtre exĂ©cutĂ©es l’ont fait une semaine aprĂšs la rentrĂ©e scolaire. Alors que la distribution devrait avoir lieu avant la rentrĂ©e des classes. Et comme si cela ne suffisait, certaines mairies ont livrĂ© un paquet minimum Ă  la « qualitĂ© approximative » ou sans respecter les rubriques. Sur ce dernier aspect, un texte rĂ©glementaire fixe le contenu du paquet minimum. Il doit y avoir du matĂ©riel pour l’administration, la pĂ©dagogie, le sport et la pharmacie. Une partie de ce matĂ©riel remis est destinĂ© aux directeurs d’école et une autre aux enseignants chargĂ©s de classe.

Or, le 9 septembre dernier, quand le paquet minimum Ă©tait distribuĂ© Ă  l’inspection d’arrondissement de Bertoua I, le directeur de l’école publique de Tigaza (don japonais) n’avait reçu des colis pour 12 maĂźtres uniquement contre 18 instituteurs normalement chargĂ©s de classe dans son Ă©tablissement. ConsĂ©quence, « il faut faire intervenir l’association des parents d’élĂšves et d’enseignants (Apee)», avoue le chef d’établissement. L’adhĂ©sion Ă  ces structures est certes libre mais le paiement des frais d’adhĂ©sion est devenu obligatoire et systĂ©matique Ă  chaque rentrĂ©e scolaire afin de faire face aux besoins, en attendant le paquet minimum des mairies.

Augustin Nkweta, directeur de l’école publique bilingue de Tigaza explique Ă  CT que « les frais d’Apee de 10 000F [dans cet Ă©cole, NDLR] ont permis d’acheter des registres et des manuels d’enseignements pour pouvoir dĂ©marrer l’annĂ©e scolaire. C’est Ă©galement avec ces frais d’Apee que des bancs ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s pour que les Ă©lĂšves aient oĂč s’asseoir ». Au final, l’argent sort donc encore des poches des parents d’élĂšves dans le primaire.
Transport urbain: Pas de grĂšve ce jour

Azize MBOHOU

A l’issue d’une concertation hier dans les Services du Premier ministre, le Collectif des syndicats des transporteurs routiers a dĂ©cidĂ© de lever son mot d’ordre.

La roue du dialogue social a tournĂ© dans le bon sens entre le Collectif des syndicats des transports routiers et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint des Services du Premier ministre, Pascal Nguihe Kante. En effet, sur instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, une rencontre de crise a Ă©tĂ© organisĂ©e hier Ă  YaoundĂ©. Et aprĂšs plusieurs heures de dĂ©bats, le mot d’ordre de grĂšve des transporteurs programmĂ©e ce jour a Ă©tĂ© levĂ©. Le communiquĂ© qui a sanctionnĂ© les Ă©changes souligne « l’implication personnelle du Premier ministre, chef du gouvernement, dans la rĂ©solution des revendications ». Et les signataires, responsables des syndicats, disent « privilĂ©gier le dialogue social franc et sincĂšre prĂŽnĂ© par le chef de l’Etat, Paul Biya, artisan de la paix ». De plus, tous expriment leur volontĂ© de laisser libre cours aux diffĂ©rentes concertations engagĂ©es par le gouvernement et les assureurs.

Les assureurs et le ministĂšre des Transports. VoilĂ  les partenaires du secteur des transports sur qui pĂšsent les griefs. Le porte-parole du collectif, Patrice Samen, note, par exemple, qu’à la faveur de la rĂ©forme sur les assurances, « la pĂ©riodicitĂ© de paiement de la prime passait de trois Ă  six mois et le montant Ă  163 383 F. Or, nous payons six mois aujourd’hui Ă  125 128 F. Il y avait donc une forte augmentation ». Autre grief qui a inspirĂ© le mouvement du « moteur mort dĂšs ce lundi », le non-paiement des sinistres par les assureurs. Ce qui est liĂ© au non-respect des mĂ©canismes en la matiĂšre prĂ©vus par la loi et Ă  l’absence de la commission sur les sinistres. Au niveau du ministĂšre des Transports, les transporteurs revendiquent l’application d’une vignette unique et la signature d’un arrĂȘtĂ© qui organise le transport pĂ©ri-urbain et rural. Ils s’insurgent, en outre, contre la longue durĂ©e observĂ©e pour le renouvellement des titres de transport (un an, au lieu de trois mois).

Le communiquĂ© de levĂ©e du mot d’ordre note donc que « la rĂ©forme sur les assurances est suspendue et le mĂ©canisme de contrĂŽle de paiement des sinistres sera mis sur pied ultĂ©rieurement ». Pour l’heure, Patrice Samen et ses collĂšgues syndicalistes appellent les transporteurs Ă  se consacrer Ă  la prĂ©paration de la Coupe d’Afrique de football fĂ©minin, en rĂ©fectionnant leurs vĂ©hicules de transport.
Lions indomptables: deux forfaits parmi les 23

Sports
AngĂšle BEPEDE

Moïse Pouaty et Jacques Zoua Daougari remplacés respectivement par Guy Roland Ndy Assembe et Dany Ndi.

Pas de chance pour MoĂŻse Pouaty avec les Lions indomptables. ConvoquĂ© par le sĂ©lectionneur Hugo Broos, il n’ira pas en France pour le regroupement de l’équipe. La sĂ©lection s’y rĂ©unit depuis hier dans la perspective de la premiĂšre journĂ©e du dernier tour des Ă©liminatoires du Mondial, Russie 2018. Le match est prĂ©vu le 9 octobre prochain Ă  Blida, contre l’AlgĂ©rie. Au cours de leur sĂ©jour français, les Lions affronteront l’Olympique de Marseille le mercredi, 5 octobre prochain Ă  Malmort. L’équipe quittera la ville de Marseille le 7 octobre pour se rendre en AlgĂ©rie. MoĂŻse Pouaty a Ă©tĂ© mis hors-jeu « Pour des raisons administratives ». Il avait connu sa premiĂšre convocation chez les Lions en septembre dernier. Le Cameroun affrontait la Gambie (2-0, Ă©liminatoires CAN 2017) et le Gabon (2-1, amical). Le gardien de but de l’Union de Douala est remplacĂ© sur la liste par Guy Roland Ndy Assembe, gardien de l’AS Nancy Lorraine en France. La derniĂšre convocation du gardien de but remonte au mois de mai dernier, le Cameroun disputait un match amical contre la France.
Egalement sur la liste des non-partants, Jacques Zoua Daougari. BlessĂ© lors d’un match de championnat avec son club, Kaiserslautern (Allemagne), l’avant-centre des Lions pourrait ĂȘtre indisponible pendant deux Ă  trois semaines. Il est remplacĂ© par Dany Ndi, joueur du Sporting de Gijon en Espagne. Sa premiĂšre convocation chez les Lions remonte Ă  mars 2015.
En marge de ce regroupement, une polĂ©mique est nĂ©e autour de la convocation des joueurs chez les Lions indomptables. Dans un communiquĂ© signĂ© du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, Patrick EugĂšne Ebode Tsanga, l’association profĂšre des menaces. D’aprĂšs le texte, « des informations erronĂ©es et des documents falsifiĂ©s, relatifs Ă  la sĂ©lection des joueurs de la sĂ©lection nationale masculine A (seniors fanions), sont en circulation. Cette situation nous amĂšne Ă  prĂ©ciser que la sĂ©lection des joueurs d’une Ă©quipe nationale est de la compĂ©tence exclusive de l’entraĂźneur concernĂ©, sur la base des seules performances sportives. Aucune contrepartie de quelque nature que ce soit, n’est sollicitĂ©e », peut-on lire. Hugo Broos essaie tant bien que mal, d’avoir de vĂ©ritables doublures Ă  chaque poste. La FĂ©cafoot voudrait Ă©viter tout chantage.
On pense au Mali

Sports
AngĂšle BEPEDE

AprĂšs les matchs d’évaluation samedi dernier contre l’AcadĂ©mie Gilles Augustin Binya, sĂ©ance de dĂ©crassage chez les Lionnes lundi.

RĂ©sultats mitigĂ©s pour les Lionnes le week-end dernier. La sĂ©lection nationale de football fĂ©minin a gagnĂ© et perdu un match contre des joueurs de l’AcadĂ©mie de football de l’international camerounais, Gilles Augustin Binya. Carl Enow Ngachu a scindĂ© en deux les 26 joueuses en stage pour constituer une sĂ©lection A et B des Lionnes. Deux groupes, pour affronter l’AcadĂ©mie Gilles Augustin Binya au terrain du collĂšge Stoll d’Akono. Le groupe effectue dans la ville d’Akono (rĂ©gion du Centre) depuis le 27 septembre dernier, son 6e regroupement.
Premier match, victoire par 1-0, but de Christine Patience Manie, la capitaine des Lionnes. Le deuxiĂšme groupe peut rapidement regagner la pelouse. Cette fois, dĂ©faite de l’équipe B des Lionnes par 4-3, contre le mĂȘme adversaire. L’équipe a jouĂ© les prolongations, une façon pour le sĂ©lectionneur de « tester » l’endurance de ses protĂ©gĂ©es. Et d’aprĂšs le Team Press Officer des Lionnes indomptables, Leocadia Bongben, « certaines ont jouĂ© plus de 90 minutes ». Le groupe pense rĂ©solument au Mali et chacune des joueuses en stage veut faire bonne impression pour ĂȘtre retenue pour ces rencontres.
AprĂšs cette double rencontre, recueillement Ă  la paroisse Notre Dame des sept douleurs (chapelle construite en 1933) dans la commune d’Akono. L’équipe a dĂ©sormais ses habitudes Ă  10h.
Quid des six joueuses professionnelles attendues pour renforcer la sélection dans la perspective de la double confrontation contre le Mali les 13 et 16 octobre prochains ? « Nous avons envoyé les convocations, mais nous ne savons pas encore quand elles rejoindront le groupe », explique Leocadia Bongben. Nchout Ajara Njoya (Kansli, SuÚde), Raïssa Feudjio (Aland United, Finlande), Vanessa Siakam (Ladies, Afrique du Sud), Jaquette Ada (Besiktas, Turquie), Astride Virlouvet (AG Caen, France) et Melvis Tantoh Ngifor (Delta Queens, Nigeria) rejoindront donc les six autres professionnelles en regroupement au Cameroun.
En club, championne de la Russie avec son club WFC Rossiyanka, Gabrielle Aboudi OnguenĂ© a soulevĂ© le trophĂ©e lors de l’ultime match de la saison, samedi dernier. L’attaquante camerounaise va dĂ©sormais se concentrer sur la Ligue des Champions europĂ©enne, oĂč son Ă©quipe est engagĂ©e.
Hillary Clinton en pole position

International
Simon Pierre ETOUNDI

La candidate dĂ©mocrate devance Donald Trump dans la plupart des derniers sondages. Mais rien n’est gagnĂ© pour autant.
A cinq semaines de la prĂ©sidentielle, les deux principaux candidats Hillary Clinton et Donald Trump comptent leurs soutiens. Aucun dĂ©tail n’est laissĂ© au hasard. Et le sentiment gĂ©nĂ©ral qui anime les AmĂ©ricains au fur et Ă  mesure qu’on se rapproche du 8 novembre, est important pour le moral des Ă©tats-majors. Actuellement, il semble bien que ce soit la dĂ©mocrate Hillary Clinton qui soit dans les meilleures dispositions pour dĂ©crocher le graal le 8 novembre. En effet, depuis le premier dĂ©bat entre les principaux candidats qui a eu lieu il y a une semaine, l'ancienne SecrĂ©taire d'Etat a amĂ©liorĂ© son avance sur son adversaire dĂ©mocrate, Donald Trump. Le week-end dernier, selon un sondage pour Fox News, une chaĂźne pourtant proche des thĂšses de Trump que de Clinton, la dĂ©mocrate recueillerait 43% des intentions de vote des Ă©lecteurs, contre 40% pour le rĂ©publicain. Hillary Clinton a Ă©galement amĂ©liorĂ© son score depuis le dĂ©bat dans les États-clĂ©s. Mais ceux-ci peuvent basculer dans un camp ou dans l'autre, selon d'autres sondages. Il n’y a guĂšre que dans l’Iowa, oĂč la moyenne des enquĂȘtes d'opinion montre une domination de Trump (42,8%) sur Clinton (37,8%).
En attendant le prochain dĂ©bat Trump-Clinton le 9 octobre, soit un mois avant le scrutin, sur les 11 sondages rĂ©alisĂ©s dans des Etats-clĂ©s depuis le premier dĂ©bat, suivi par 84 millions d’AmĂ©ricains, tous donnent l'avantage Ă  la dĂ©mocrate: notamment dans le Nevada, le New Hampshire et la Floride. Faut-il pour autant crier victoire ? Ce serait trĂšs prĂ©somptueux. Pour confirmer la tendance positive actuelle, il faudra que le camp Clinton attende de voir comment ont rĂ©agi les Ă©lecteurs indĂ©cis de l'Ohio, de Caroline du Nord ou de Pennsylvanie, oĂč Donald Trump Ă©tait en meeting samedi soir. Pour se donner les meilleures chances possibles de l’emporter le 8 novembre, les dĂ©mocrates travaillent, en outre, sur leurs points forts. Ainsi la Floride, avec ses prĂšs de 20 millions d'habitants, est l’objet de toutes les attentions. Hillary Clinton y Ă©tait vendredi, l’actuel vice-prĂ©sident Joe Biden y sera ce lundi, et le prĂ©sident Barack Obama suivra mercredi. Du reste, la Floride est plutĂŽt favorable au camp dĂ©mocrate. En 2008 et 2012, Barack Obama s’y est imposĂ©.
Toujours est-il que si les indicateurs semblent favorables Ă  Hillary Clinton, Donal Trump reste redoutable. Ses meetings continuent d’attirer des foules impressionnantes. Et les deux candidats ne loupent pas une occasion pour se dĂ©nigrer mutuellement. Au cours du week-end, Hillary Clinton s’est fait l’écho des rĂ©vĂ©lations du New York Times qui affirme que Donald Trump vit fiscalement Ă  crĂ©dit depuis 1995. Il se serait soustrait lĂ©galement Ă  l’obligation d’acquitter ses impĂŽts. Pour Hillary Clinton, son adversaire rĂ©publicain c’est un personnage « instable » et inapte Ă  assumer la fonction prĂ©sidentielle. Donald Trump ne se laisse pas faire. Et pour lui, Hillary Clinton n’est pas digne de confiance. « Elle vendra la Maison Blanche au plus offrant, comme elle l'a toujours fait », a-t-il dĂ©clarĂ© vendredi dernier lors d’un meeting Ă  Detroit. Conscient qu’il perd pied dans la campagne, Donald Trump a lancĂ© un vrai cri du cƓur Ă  ses supporteurs. « Allez voter (
) Quant Ă  ceux qui seraient Ă  l'article de la mort, (...) je m'en fiche, allez quand mĂȘme voter le 8 novembre ».
LFPC Awards 2016: Arouna Dang, meilleur joueur

Sports
Steve LIBAM

L’attaquant de l’UMS de Loum dĂ©croche le Ballon d’or de la saison lors de la cĂ©rĂ©monie de rĂ©compense organisĂ©e samedi dernier Ă  YaoundĂ©.

A l’annonce de son nom, Arouna Dang n’a pu cacher son Ă©motion au moment de recevoir sa rĂ©compense de meilleur joueur de Ligue 1. « Excusez-moi, I’m speechless », a dĂ©clarĂ© l’attaquant de l’UMS de Loum, en mĂȘlant français et anglais, signe de son trouble. Lorsqu’il retrouve ses esprits, le joueur remercie le Seigneur et sa maman, entre autres. « Un proverbe de chez moi (dĂ©partement du Mbam, ndlr) dit que le travail que l’on fait avec le nom de Dieu ne se perd jamais », ajoute-t-il. Dans la catĂ©gorie « meilleur joueur », Arouna Dang devance William Tchuameni d’Unisport de Bafang et Jude Kongnyuy de Young sport academy de Bamenda. Les principaux lauriers en Ligue 1 sont revenus Ă  Platini Kaham (Lion blessĂ©-meilleur buteur), Franck Boya (Apejes- meilleur espoir), LĂ©opold Mbem (YOSA- meilleur gardien de buts), Adolphe Eke (UMS- meilleur entraĂźneur).
En Ligue 2, Njike Noukeu (TKC) dĂ©croche le Ballon d’or du meilleur joueur. Le champion de cette division, Stade Renard repart avec les trophĂ©es du meilleur entraĂźneur (Jean Ngwe) et du meilleur gardien (Mathurin Kameni). Ce dernier, ĂągĂ© de 40 ans, « doyen des joueurs en activĂ© » dans le championnat professionnel et, par ailleurs, entraĂźneur des gardiens du club du Moungo, a Ă©tĂ© particuliĂšrement applaudi.
Pour la 3e Ă©dition des LFPC Awards, la Ligue de football professionnel du Cameroun a apportĂ© quelques innovations. Ainsi, la catĂ©gorie « meilleur comeback », destinĂ©e Ă  favoriser le retour des joueurs expatriĂ©s, est revenue Ă  David Eto’o (Union de Douala) ; le « top but » de la saison est l’Ɠuvre de Martial Bikoko (Aigle) sur un corner direct et le « meilleur fan club » est attribuĂ© aux majorettes d’Union de Douala. Des primes ont Ă©tĂ© remises aux cinq premiĂšres Ă©quipes des Ligues 1 et 2.
DANG Arouna, Attaquant de "UMS de Loum"
Ballon d’or 2016, Ligue Professionnelle de Football du Cameroun (LFPC).
RentrĂ©e culturelle: l’Ifc se renouvelle

Culture
Gaël de SOUZA

La direction de l’Institut français de YaoundĂ© a donnĂ© une confĂ©rence de presse rĂ©cemment afin de prĂ©senter les temps forts de la nouvelle annĂ©e culturelle.

Sur les murs, des graffitis attrayants. DĂšs l’entrĂ©e, l’Institut français de Cameroun (Ifc) affiche une façade incitant Ă  y faire une balade. Une Ɠuvre remarquable signĂ©e par 10 graphistes camerounais accompagnĂ©s par l’artiste sĂ©nĂ©galais Docta. Un choix pour le beau et surtout pour l’utile, qui se veut l’illustration d’un souci de mĂ©diation. Comme l’explique le directeur de l’Ifc, StĂ©phane Leclerc : « Les sujets choisis permettent aux YaoundĂ©ens de se reconnaĂźtre dans cette fresque. Chacun pourra se dire je l’espĂšre, que l’Ifc est ouvert Ă  tous. ».
Une innovation qui en cache d’autres qui constituent les temps forts de cette rentrĂ©e culturelle. Ainsi, pour cette fin d’annĂ©e 2016, plusieurs dates sont dĂ©jĂ  calĂ©es. Le 1er octobre prochain se tiendra la deuxiĂšme Ă©dition de la Nuit blanche. Au programme, du théùtre, de la danse, du slam, du body painting
 Plusieurs festivals sont attendus. Le festival africain du Théùtre pour l'Enfance et la Jeunesse (Fatej) qui se dĂ©roulera en quatre dates majeures, le festival de la bande dessinĂ©e Mboa BD pour lequel on annonce de nombreuses surprises et le Fame show qui dĂšs le 16 dĂ©cembre, rassemblera des chanteuses de la forĂȘt (camerounaises, congolaises, tchadiennes
). Des rĂ©sidences de crĂ©ation comme celles de joueurs de balafons venus d’Obala seront Ă©galement organisĂ©es. Par ailleurs, du 30 octobre au 05 novembre prochain, le tapis rouge sera dĂ©roulĂ© au festival du premier film Yarha. Un Ă©vĂšnement particuliĂšrement attendu quand on sait que l’Ifc mettra un accent sur le cinĂ©ma cette annĂ©e. Il s’agit d’une nĂ©cessitĂ© pour le directeur de l’Ifc car : « Le Cameroun a un passĂ© riche du point de vue cinĂ©matographique. L’Institut français a mis sur pied une politique encourageant le dĂ©veloppement du cinĂ©ma, notamment le cinĂ©ma d’auteur. » Un engagement qui a entraĂźnĂ© une rĂ©vision du dispositif technique, afin que les projections ne soient plus reportĂ©es.
Camair-Co: redécollage attendu

Economie
Rita DIBA

Un conseil d’administration extraordinaire a planchĂ© vendredi Ă  Douala sur un nouveau plan d’action.

Cette fois sera-t-elle enfin la bonne pour Camair-Co ? En effet, pour la compagnie aĂ©rienne nationale créée en 2006 et ayant une dette Ă©valuĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards F, on reparle d’un nouveau plan d’actions Ă  Ă©laborer, aprĂšs diagnostic. Avec ce que cela signifie en termes de restructuration, d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de service, de taux de remplissage des aĂ©ronefs, de réévaluation des charges en fonction des objectifs et de l’évolution de l’entreprise, notamment les ressources humaines, de maintenance de l’appareil de production, etc. La conception de ce nouveau document Ă©tait, vendredi 30 septembre 2016 dans la capitale Ă©conomique camerounaise, Ă  l’ordre du jour de la 25e session extraordinaire du conseil d’administration prĂ©sidĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, nommĂ© et installĂ© Pca en aoĂ»t dernier, en mĂȘme temps que le nouveau et sixiĂšme directeur gĂ©nĂ©ral de la compagnie nationale, Ernest Dikoum.
Ces assises faisaient suite Ă  un autre conseil extraordinaire tenu il y a deux semaines, oĂč plusieurs directives avaient Ă©tĂ© fixĂ©es au Dg, dans le sens de la satisfaction-clients. Notamment, lancer rapidement la desserte de Bafoussam, d’ici quelques jours selon le Pca, dĂ©finir la programmation des vols sur Paris afin que d’ici six Ă  huit mois, cette ligne reprenne. Tout ceci en offrant un service de qualitĂ© et un confort Ă  la hauteur des compagnies concurrentes. Ainsi, un travail de fond doit ĂȘtre effectuĂ© sur le plan marketing. « Le directeur gĂ©nĂ©ral est un haut cadre qui sort d’Emirates (compagnie aĂ©rienne basĂ©e Ă  DubaĂŻ, Ndlr), qui a les coudĂ©es franches en la matiĂšre. Le conseil d’administration lui a donnĂ© carte blanche et nous l’attendons sur les rĂ©sultats ».
Autre point important pour la nouvelle Ă©quipe : les moyens financiers. Mefiro Oumarou insiste : « Le propriĂ©taire de la compagnie voudrait qu’à trĂšs court terme, Camair-Co puisse gĂ©nĂ©rer les moyens de son activitĂ©. Nous sommes Ă  une pĂ©riode trĂšs stratĂ©gique au niveau de l’économie du pays avec les grands projets. L’Etat ne peut pas tout le temps dĂ©gager des subventions substantielles pour soutenir une compagnie qui a suffisamment de moyens. L’Etat ne va plus continuer Ă  injecter de l’argent tout le temps sans savoir exactement Ă  quoi ça sert».
InterpellĂ© par les mĂ©dias sur l’aĂ©ronef bloquĂ© en Afrique du Sud, le ministre explique : « Cet aĂ©ronef n’est pas saisi. L’avion n’est pas en Afrique du Sud parce qu’on ne pouvait pas tout de suite l’emmener, mais la procĂ©dure nous amĂšne Ă  nous interroger. Et c’est justement pourquoi nous essayons de passer en revue tous les contrats pour comprendre ce qui se passe. On ne peut pas faire un dĂ©pĂŽt de 20 millions de dollars (plus de 10 milliards F) pour la location des aĂ©ronefs et aprĂšs deux Ă©chĂ©ances passĂ©es, que subitement un avion soit immobilisĂ© au sol. Il faudrait que les responsabilitĂ©s puissent ĂȘtre Ă©tablies ».
JournĂ©e des personnes anciens: la fĂȘte aux vieux

Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Les seniors ont célébré avec faste la journée à eux dédiée samedi dernier au palais des Sports de Yaoundé.

Vieilles et fiĂšres de l’ĂȘtre. Les personnes du troisiĂšme Ăąge l’ont dĂ©montrĂ© Ă  travers des pas de danse rythmĂ©s de cris de joie et d’applaudissements samedi dernier au palais des Sports de YaoundĂ©. Sur les airs de Luambo Makiadi alias Franco, de Pierre Tchana, Anne Marie Ndzie ou de Charlotte Mbango des artistes-musiciens de regrettĂ©e mĂ©moire, Marie GeneviĂšve Atangana, 82 ans et Brigitte Tchoungui, 67 n’ont pas rĂ©sistĂ© Ă  la tentation de revisiter leurs talents de danseuse. D’autres ont fait fi de leurs bĂ©quilles et de leurs douleurs rhumatismales pour se prĂȘter au jeu de l’ambiance. « C’est notre fĂȘte et nous sommes trĂšs contents de montrer aux jeunes que nous sommes capables de bien de choses. L’annĂ©e derniĂšre, j’ai d’ailleurs interprĂ©tĂ© une chanson », lĂąche l’une d’entre-elles. C’était Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration de la 26e journĂ©e internationale des personnes ĂągĂ©es (JIPA), prĂ©sidĂ©e par le ministre des Affaires sociales, Pauline IrĂšne Nguene qu’accompagnaient ses collĂšgues de la SantĂ© publique, de la Communication, de la Promotion de la femme et de la Famille.
Au cours de cette cĂ©lĂ©bration, Barbara Sow, la coordinatrice du systĂšme des Nations unies dans la lecture du message du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, Ban Ki Moon a rĂ©itĂ©rĂ© que les personnes du troisiĂšme Ăąge ne devraient plus ĂȘtre marginalisĂ©es et qu’il faut leur permettre de rĂ©aliser leur potentiel. Une idĂ©e partagĂ©e par John Benjamin Mekounde Elame, reprĂ©sentant de cette catĂ©gorie de personnes. Pour cela, « l’Etat doit accompagner la famille dans leur prise en charge. » C’est ainsi que quelques dolĂ©ances ont Ă©tĂ© exprimĂ©es. L’accĂšs exonĂ©rĂ© aux soins de santĂ© et au service public, le renforcement des capacitĂ©s et le financement des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus, la participation aux prises de dĂ©cision les concernant et l’élaboration d’une loi les protĂ©geant.
Le ministre Pauline IrĂšne Nguene a rassurĂ© les « papys » et les « mamies » sur certaines actions Ă  venir. AprĂšs avoir dĂ©roulĂ© celles dĂ©jĂ  mises en place par le gouvernement, elle a dĂ©clarĂ© que beaucoup reste Ă  faire. C’est dans cette perspective que l’élaboration d’un plan d’action national de protection et de promotion des personnes ĂągĂ©es au Cameroun pour la pĂ©riode allant de 2017 Ă  2021 est en cours d’élaboration. Pour dire non Ă  l’ñgisme, le Minas a invitĂ© les uns et les autres Ă  rebĂątir les ponts inter-gĂ©nĂ©rationnels par le rĂ©amĂ©nagement des espaces de partage et de rencontres pour l’éveil des sensibilitĂ©s et de la curiositĂ© des diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations. Une visite guidĂ©e des stands a permis de toucher du doigt les activitĂ©s menĂ©es Ă  l’égard des seniors dans les centres sociaux et les organismes d’encadrement de cette tranche d’ñge. Et la fiesta s’est poursuivie aprĂšs le cocktail Ă  eux offert.
S.G.B