Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Pomme de terre: la demande est forte

Economie
Gibrile KENFACK TSABDO

La zone agro-Ă©cologique de l’Ouest est propice Ă  la culture de la spĂ©culation, prisĂ©e tant par les mĂ©nages locaux que par la sous-rĂ©gion. Plus de 240 000 tonnes produits en 2015.

En avril dernier, la coordination rĂ©gionale du Programme d’appui Ă  la relance de la filiĂšre pomme de terre (PRFPT) a mis Ă  la disposition de 3 194 producteurs, des semences de prĂšs de 160 tonnes avec les engrais chimiques et organiques correspondants. L’idĂ©e est de renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire, tout en amĂ©liorant les revenus des exploitants agricoles. La pomme de terre se cultive dans toute la rĂ©gion de l’Ouest. Certains bassins se dĂ©marquent cependant, avec des productions assez importantes, comme les Bamboutos avec la grande chaĂźne montagneuse du mont Bamboutos et la Menoua. Selon les statistiques 2015 sur la filiĂšre fournies par BĂ©atrice Kom, chef service rĂ©gional des enquĂȘtes et statistiques de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural de l’Ouest, la production totale rĂ©gionale s’élevait Ă  243 233 tonnes pour 13 108,67 hectares de parcelles cultivĂ©es. Les Bamboutos ont enregistrĂ© une production de 163 120 tonnes, la Menoua (45 000 tonnes) et les Hauts-Plateaux (21 120 tonnes). Le coordonnateur rĂ©gional du PRFPT, Dr HonorĂ© Mafouo Ngandjou croit dur comme fer que la filiĂšre a encore de beaux jours devant elle.
La rĂ©gion de l’Ouest et celle du Nord-Ouest, reprĂ©sentent au moins 60 Ă  70% de la production nationale, indique-t-il. Les grandes productions sont davantage orientĂ©es vers l’extĂ©rieur. « Avec l’organisation de la filiĂšre, les acheteurs viennent de partout. La demande devient de plus en plus forte. Certains viennent du Gabon, de la GuinĂ©e Ă©quatoriale, du Congo et de plus en plus du NigĂ©ria pour acheter bord-champ les pommes, aux prix trĂšs Ă©levĂ©s », ajoute notre source. ConsĂ©quence, le filet de sept seaux qui coĂ»te actuellement 35 Ă  36 000 F sur le marchĂ© local, se retrouve entre les mains des Ă©trangers Ă  des prix de 60 000 F Ă  l’instar des acheteurs venus du Gabon. Seuls les petits producteurs approvisionnent le marchĂ© local. Les variĂ©tĂ©s cultivĂ©es sont la Spunta et le Mondial, des semences amĂ©liorĂ©es Ă  trĂšs haut rendement. Dans les conditions favorables de culture, elles permettent d’avoir 35 tonnes Ă  l’hectare. Le 21 septembre dernier, deux magasins de stockage de la pomme de terre ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s au marchĂ© B de Dschang et au marchĂ© Casablanca de Bafoussam, pour permettre aux producteurs de satisfaire en permanence la demande.
Sawa Beach: discussions sur le site pilote

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

L’affectation d’une partie du terrain du port de Douala Ă  ce mĂ©ga-projet d’urbanisme dĂ©battue lundi.

Sawa Beach commencera par New Bonapriso. Ce projet gĂ©ant d’amĂ©nagement de quartiers Ă  destination multiple Ă©tait Ă  nouveau l’objet d’une concertation lundi Ă  Douala. Moins vaste que le millier d’hectares envisagĂ© au final, les 127 hectares de New Bonapriso se trouvent dans le domaine du port de Douala. Comment les affecter au Sawa Beach ? En les sortant du patrimoine du port ? En les convertissant comme Ă©lĂ©ments de capital ? Beaucoup de questions se posent mais avant de leur trouver des rĂ©ponses dĂ©finitives, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain (Minhdu), Ahmadou Sardaouna, qui prĂ©sidait la rĂ©union, a indiquĂ© les mesures urgentes qui s’imposent.
La premiĂšre est la dĂ©limitation matĂ©rielle de la zone sur l’initiative concertĂ©e des autoritĂ©s administratives, municipales et dĂ©concentrĂ©es (urbanisme, cadastre). Il s’agirait d’implanter des panneaux d’avertissement sur les lieux et de ne plus dĂ©livrer des autorisations d’y construire. Ainsi pourra-t-on Ă©viter des installations nouvelles dans cette zone fort sollicitĂ©e, oĂč le SG du Minhdu a demandĂ© qu’occupants et autoritĂ©s traditionnels expriment leurs rĂ©clamations Ă©ventuelles dans un esprit de progrĂšs
 Ces Ă©tapes prĂ©cĂšderont la question importante du mode le plus adaptĂ© de dĂ©marcation et d’affectation de l’espace afin de garantir l’usage du foncier par Sawa Beach. Un rapport fourni par le groupe de travail ad hoc est incessamment attendu.
Ici, la clef de passage doit ĂȘtre bien pensĂ©e car elle dĂ©terminera dĂ©cisivement la qualitĂ© et la facilitĂ© des travaux suivants. Une garantie de remboursement pour les 643 milliards de F d’investissements que requiert New Bonapriso et dont l’essentiel proviendra de partenariats publics-privĂ©s. Ce d’autant plus que le Port autonome de Douala, alerte son directeur gĂ©nĂ©ral Cyrus Ngo’o, est Ă  l’étroit et cherche lui-mĂȘme des espaces nouveaux. Pour autant, a promis M. Ngo’o, « le PAD est disposĂ© Ă  collaborer et Ă  apporter son expertise Ă  ce projet apprĂ©ciĂ© de tous ». L’enjeu est en effet Ă©norme pour Douala car Sawa Beach est une ville nouvelle (entre le port et l’aĂ©roport) qui doit amĂ©liorer l’attractivitĂ© de la principale place d’activitĂ©s Ă©conomiques du Cameroun.
Industrie du charbon: comment optimiser la production

Economie
Pierre CHEMETE

Réunis récemment à Bertoua, les acteurs veulent relever la production à une valeur de 25 milliards F au lieu de 17 milliards actuellement.

Le charbon a une place de choix dans l’économie camerounaise. Selon les spĂ©cialistes du ministĂšre des ForĂȘts et de la Faune (MINFOF), actuellement, la valeur du charbon mis sur le marchĂ© est de l’ordre de 17 milliards de F par an. Dans cette enveloppe, environ 12 milliards de F sont issus de l’exportation. Aujourd’hui, la tendance vise Ă  relever cette valeur Ă  prĂšs de 25 milliards de F, soit 20 milliards qui proviendraient de l’exportation. Il n’est pas Ă  nĂ©gliger que cette activitĂ© gĂ©nĂšre des emplois nouveaux et consolide ceux existants. En vantant tout le bien du charbon, Mahamat Habibou, directeur de la promotion et de la transformation des produits forestiers, estime que les pouvoirs publics sont dĂ©terminĂ©s Ă  reprendre en main cette filiĂšre mal connue de l’industrie. C’était rĂ©cemment, Ă  Bertoua, Ă  la faveur d’un atelier organisĂ© sur les opportunitĂ©s de ce secteur en friche. L’enjeu des discussions a consistĂ© Ă  voir quelles pistes emprunter en vue d’optimiser ce crĂ©neau, en pleine croissance dans la rĂ©gion de l’Est.
La filiĂšre bois-Ă©nergie contribue au Cameroun pour plus de 80% de la consommation totale d’énergie domestique, selon l’Institut national de la statistique. Bien plus, la consommation annuelle en bois de feu et de charbon de bois est estimĂ©e Ă  plus de huit millions de m3, selon la FAO. La rĂ©gion de l’Est, dispose des points de production de charbon, mais il existe un problĂšme d’écoulement vers les zones de consommation. A Kousseri dans l’ExtrĂȘme-Nord, les prix sont attractifs : un sac de 100 kg est vendu Ă  10 000F, en pĂ©riode de pĂ©nurie. « C’est pourtant une opportunitĂ©, hĂ©las plombĂ©e par les tracasseries », confie DĂ©sirĂ© Tchigankong, point focal de la GIZ/ExtrĂȘme-Nord. Le problĂšme de cette filiĂšre se trouve aussi au niveau de la structuration, de l’organisation et surtout de la capacitĂ© Ă  planifier les opĂ©rations, Ă  gĂ©rer la ressource, les transports, la transformation et Ă  maĂźtriser le marchĂ©.
Cameroon Tribune du mercredi, 19 octobre 2016.
Affaire du mémorandum: Le Mfoundi dit non

Jeanine FANKAM

Les 44 grandes familles du dĂ©partement se sont rĂ©unies hier pour redire leur attachement aux valeurs d’unitĂ© et d’hospitalitĂ©.

On savait que la rĂ©union des fils du Mfoundi, annoncĂ©e hier au Cercle municipal de YaoundĂ© serait courue. On avait prĂ©alablement annoncĂ© une rencontre des Ă©lites, mais 44 familles du dĂ©partement ont fait le dĂ©placement. Une rĂ©union publique, certes. Mais avant tout, une rencontre familiale. Trois heures de prise de parole en ewondo, langue parlĂ©e Ă  YaoundĂ©. Ceux qui ne comprenaient rien, apprĂ©ciaient au moins la dextĂ©ritĂ© oratoire de ces personnalitĂ©s leur langue. Mbarga Mboa, Mama Fouda, Etoundi Ngoa, SĂ©raphin Magloire Fouda ! Il s’agissait de dĂ©battre d’une situation d’actualitĂ© : un mĂ©morandum diffusĂ© dans les mĂ©dias pour lequel la majoritĂ© ne partage ni la forme, ni les termes. Beaucoup se sont exprimĂ©s pour dĂ©noncer le caractĂšre sectaire de ce document avant de le rejeter en bloc.

C’est Philippe Mbarga Mboa, Ă©lite influente du Mfoundi qui prend le premier la parole pour rappeler le contexte. Il Ă©voque le mĂ©morandum rĂ©digĂ© et publiĂ© dans la presse au moment oĂč des grands dĂ©fis attendent le Cameroun. Ce document ne saurait engager les ressortissants du Mfoundi dont les grandes familles ne reconnaissent pas avoir donnĂ© mandat Ă  qui que ce soit pour parler en leur nom, fustige-t-il. Le propos tenus dans le document ont Ă©tĂ© taxĂ©s de contraires Ă  la tradition d’hospitalitĂ© de ce peuple et en opposition avec le discours d’unitĂ© prĂŽnĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. C’est pourquoi l’élite, les patriarches, les jeunes, les Ă©lus du peuple sont venus se lever comme un seul homme pour condamner. Laurent Serge Etoundi Ngoa, demande d’ĂȘtre accueillant pour l’honneur du dĂ©partement. Magloire SĂ©raphin Fouda rĂ©affirme la fidĂ©litĂ© aux institutions, condamne les manƓuvres d’exclusion, Mbarga Mboa rappelle les valeurs traditionnelles.

Le compte rendu de la rĂ©union, Ă  la fin de la rencontre, lĂšve la confusion et refuse le discrĂ©dit sur les communautĂ©s autochtones. Ces derniĂšres rĂ©affirment leur adhĂ©sion aux idĂ©aux de paix, de patriotisme et de cohĂ©sion sociale. Elles renouvellent leur engagement derriĂšre le prĂ©sident de la RĂ©publique et le projet de sociĂ©tĂ© qu’il dĂ©fend. Les fils et filles du Mfoundi, dans ce compte rendu, condamnent les manƓuvres d’exclusion et de division susceptibles de remettre en cause la volontĂ© de vivre ensemble qui les caractĂ©risent.
Tirage au sort de la CAN 2017: Jour de vérité

Josiane R. MATIA

La cérémonie de tirage au sort des poules est prévue ce mercredi soir à Libreville.

Quel sort le hasard rĂ©serve-t-il aux Lions indomptables pour la phase de poule de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Gabon 2017 (14 janvier au 5 fĂ©vrier) ? Il faudra attendre quelques heures encore, ce mercredi soir, pour ĂȘtre fixĂ©, Ă  l’occasion de la cĂ©rĂ©monie de tirage au sort. Comme Ă  son habitude, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football, dĂ©jĂ  prĂ©sente Ă  Libreville oĂč est programmĂ©e la cĂ©rĂ©monie, a mis les petits plats dans les grands pour les 16 meilleures Nations africaines. Question de rassurer les plus sceptiques sur l’effectivitĂ© de la tenue de la compĂ©tition dans ce pays d’Afrique centrale.

Le Cameroun, prĂ©sent dans le pot 3, pourrait tomber, selon les scenarii possibles, sur deux gros morceaux lors du premier tour. Soit l’une des quatre tĂȘtes de sĂ©rie (Gabon, qui est d’ores et dĂ©jĂ  dans le groupe A, AlgĂ©rie, Ghana et CĂŽte d’Ivoire), soit une des Ă©quipes du pot 2 (Tunisie, Mali, Burkina Faso, RDC). Seule certitude pour Hugo Broos et son groupe, ils ne rencontreront, Ă  ce stade de la compĂ©tition, ni le SĂ©nĂ©gal, ni le Maroc et encore moins l’Egypte, une de leurs bĂȘtes noires. Par contre, le Cameroun peut se retrouver dans une poule quasi identique Ă  celle de l’édition 2015 avec la CĂŽte d’Ivoire et le Mali notamment. On se souvient que les Lions avaient alors terminĂ© derniers, avec deux points au compteur. LogĂ© dans le mĂȘme groupe que l’Afrique du sud, la Gambie et la Mauritanie lors des qualifications pour la CAN, le Cameroun avait terminĂ© premier avec quatre victoires et deux nuls.

Il faut prĂ©ciser que la composition des diffĂ©rents pots ne tient pas vraiment compte du classement FIFA, contrairement Ă  d’autres confĂ©dĂ©rations. La CAF, a en effet, tenu compte des rĂ©sultats obtenus lors des trois derniĂšres CAN ainsi que lors des Ă©liminatoires de ces Ă©ditions. Le dernier et tout nouveau critĂšre concerne les qualifications et la participation Ă  la coupe du monde 2014.
CHU, HÎpital général de Yaoundé: En chantier !

Carine TSIELE

Les travaux qui rentrent dans le cadre du plan d’urgence triennal sont engagĂ©s dans les deux formations hospitaliĂšres.

C’est parti pour dix mois de travaux Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (Hgy) et au Centre hospitalier et universitaire (Chu). Ces hĂŽpitaux vont faire peau neuve. A l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, une partie des travaux a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e depuis des mois. Il s’agit notamment de la toiture dĂ©jĂ  entiĂšrement rĂ©fectionnĂ©e. Lundi dernier, sur les lieux, les employĂ©s de la sociĂ©tĂ© marocaine Alliance Construction Cameroon avaient dĂ©jĂ  attaquĂ© le service d’hospitalisation haut standing, situĂ© au dernier Ă©tage de l’immeuble. L’endroit Ă©tait mĂ©connaissable. Les carreaux, la peinture, le plafond, les portes, les fenĂȘtres, les placards, pots et cuvettes des toilettes ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Ceci pendant que des employĂ©s Ă©taient en pleine rĂ©fection de la tuyauterie. AprĂšs cette Ă©tape, expliquent les responsables du chantier, de nouveaux Ă©quipements seront installĂ©s. Des carreaux faciles Ă  l’entretien, des sonneries reliant les chambres d’hospitalisation aux bureaux des infirmiers, entre autres. Les piĂšces jugĂ©es trop Ă©troites ont Ă©tĂ© jumelĂ©es. Au finish, on aura sept salles d’hospitalisation haut standing. AprĂšs la rĂ©fection de ce service, c’est le directeur gĂ©nĂ©ral de cette formation sanitaire qui indiquera la prochaine Ă©tape.

Au Centre hospitalier universitaire de YaoundĂ©, c’est la mĂȘme ambiance. Des travaux de dĂ©molition pour la rĂ©novation sont Ă©galement en cours. EntamĂ©e jeudi, 13 octobre dernier, la rĂ©habilitation a dĂ©marrĂ© par de gros travaux d’entretien de l’extĂ©rieur du bĂątiment. Le problĂšme d’étanchĂ©itĂ© de l’immeuble est aussi sur le point d’ĂȘtre rĂ©solu. « Nous sommes en train d’enlever les diffĂ©rentes couvertures usĂ©es de la toiture. Nous avons commencĂ© par celles en ardoise, puis celles en zinc, car elles Ă©taient dĂ©jĂ  dĂ©fectueuses et certaines parties Ă©taient dĂ©jĂ  rongĂ©es. Ce qui crĂ©ait des fuites dans certaines piĂšces de l’hĂŽpital », explique Amine, l’un des responsables du chantier. Selon ce dernier, l’hĂŽpital va connaĂźtre une mĂ©tamorphose totale de toutes ses piĂšces. « Tout sera refait : le sol, les murs et certains Ă©quipements dĂ©fectueux seront remplacĂ©s. Ainsi que la tuyauterie de la climatisation, des canalisations et des toilettes », dĂ©taille-t-il.

Ces travaux rentrent dans le cadre du Plan d’urgence triennal, volet sanitaire. C’est dans le cadre de leur lancement officiel que le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, a effectuĂ© une visite dans les deux hĂŽpitaux lundi dernier. Pour s’assurer de leur effectivitĂ©. Il a, par ailleurs, invitĂ© les responsables des hĂŽpitaux concernĂ©s et de l’entreprise en charge de la rĂ©habilitation, Ă  travailler en synergie de maniĂšre Ă  assurer la continuitĂ© du service public malgrĂ© le chantier.
Volley-ball: voici les finalistes

Sports
AngĂšle BEPEDE

Cameroun Sports, Injs et Fap dames et messieurs disputeront le 29 octobre prochain, les finales du championnat national à Yaoundé.

Trois. Comme le nombre de matchs remportĂ©s par les vainqueurs du Final Four de volley-ball. Les Forces armĂ©es et police en dames et Cameroun Sports volley-ball (CSVB) en messieurs, ont gagnĂ© le tournoi Ă  huit (quatre Ă©quipes fĂ©minines et autant masculines), regroupant les Ă©quipes survivantes du championnat national de volley-ball. Point commun entre les deux Ă©quipes, le week-end dernier Ă  YaoundĂ© ? Elles sont complĂštement passĂ©es Ă  cĂŽtĂ© des compĂ©titions liĂ©es Ă  la coupe du Cameroun remportĂ©e par Injs en dames et Bafia Volley-ball en messieurs. Plus, dans les duels les opposants Ă  leurs rivaux dĂ©sormais traditionnels, il y avait de la rancƓur, de la rage de vaincre mais surtout beaucoup de dĂ©termination et de cƓur. Lavoisier Yende, entraĂźneur de CSVB, ne s’était pas encore remis de cet Ă©chec. Il a donc montĂ© chacune des tactiques avec minutie, pour, Ă  chaque fois, contrer les attaques des adversaires. Il y avait des erreurs individuelles voire collectives. Il y avait la peur de ne pas jouer la finale. Mais, le dĂ©sir de laver l’affront a Ă©tĂ© plus fort, permettant aux deux clubs de se retrouver en finale. Du coup, Yves Amang, meilleur joueur de la finale de la coupe et Joseph Boyomo ont tout tentĂ©. Mais rien n’y a fait. Ils ne joueront pas la finale du championnat. Pas cette fois. C’est donc un CSVB (tenant du titre) rĂ©voltĂ© que l’on retrouvera le 29 octobre, jour de la finale. L’affiche promet des Ă©tincelles
Les deux autres finalistes, Injs (vainqueur de la coupe dames) et Fap messieurs doivent leurs qualifications aux deux victoires lors du Final Four. La finale s’annonce trĂšs difficile parce que lors du tournoi du week-end dernier, Fap a eu raison de Injs (3-2) tandis que CSVB a dominĂ© Fap messieurs par 3 sets Ă  1. Fap veut absolument dĂ©crocher son titre de champion. Avec son ex-central, Sem Dolegombai dans le camp d’en face, la conquĂȘte s’annonce compliquĂ©e. D’autant plus que Mefani Nongni dit Zonzon a promis de ne pas faire d’erreur aprĂšs ĂȘtre passĂ© Ă  cĂŽtĂ© de la coupe.
Effectifs: le Minesec inspecte

Régional
Mireille ONANA MEBENGA

Jean-Ernest Ngalle Bibehe a visité des lycées, collÚges et Enieg du Wouri hier, 18 octobre.

C’est dans la classe de 6e A du lycĂ©e Joss de Douala que le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, a entamĂ© sa visite inopinĂ©e ce mardi 18 octobre dans la capitale Ă©conomique. Dans cette classe, l’effectif est de 54 Ă©lĂšves, pas plus, pas moins. Le Minesec semblera satisfait de voir que les mesures prises en dĂ©but d’annĂ©e sur le respect scrupuleux des effectifs dans les classes de 6e, au maximum 60 Ă©lĂšves, et 80 pour les autres classes, sont respectĂ©es.
S’adressant aux Ă©lĂšves, le Minesec leur a demandĂ© s’ils sont Ă  l’aise, si les cours sont bien dispensĂ©s. Ce Ă  quoi ils ont invariablement rĂ©pondu par l’affirmative. En classe de seconde du mĂȘme Ă©tablissement, un enseignant dispense le cours de physique. LĂ , le ministre s’est amusĂ© Ă  leur poser une question sur la poussĂ©e d’ArchimĂšde, question de jauger leurs capacitĂ©s.
Au lycĂ©e polyvalent de BonabĂ©ri, mĂȘme tableau. La classe de Terminale F1 (fabrication mĂ©canique) ne compte que 32 Ă©lĂšves. Un bon effectif pour un meilleur suivi et, a priori, pour de meilleurs rĂ©sultats en fin d’annĂ©e, a soulignĂ© le Minesec. Toutefois, cet Ă©tablissement rencontre un rĂ©el problĂšme, celui de l’atelier mĂ©canique qui est dĂ©jĂ  vĂ©tuste. Il faut absolument rĂ©habiliter les chĂ©neaux pour une meilleure gestion de cet espace.
TroisiĂšme escale : le lycĂ©e bilingue de New Bell, dans l’arrondissement de Douala II. Certaines classes comme la Form III, de la section anglophone, est pleine Ă  craquer. Les apprenants sont assis trois par banc. C’est une situation temporaire, a expliquĂ© le chef d’établissement. A l’extĂ©rieur, la rĂ©habilitation du matĂ©riel a dĂ©jĂ  commencĂ©, les techniciens sont Ă  pied d’Ɠuvre.
Au collĂšge confessionnel Chevreuil, une classe de Terminale D de 49 Ă©lĂšves a accueilli le ministre des Enseignements secondaires, qui a aussi visitĂ© l’espace multimĂ©dia. LĂ -bas aussi, les effectifs sont scrupuleusement respectĂ©s par le corps professoral et les dirigeants, des religieuses en l’occurrence. Un tour a Ă©tĂ© aussi fait du cĂŽtĂ© de l’Ecole nationale bilingue des instituteurs de l’enseignement gĂ©nĂ©ral (Enieg) situĂ©e Ă  Bonamoussadi.
Miss Fenac 2016: les 20 finalistes dévoilées

Culture
Gaël de SOUZA

Les demi-finales du concours de Miss dans le cadre du festival national des Arts et de la Culture ont eu lieu le 16 octobre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.

Elles Ă©taient 39 au dĂ©part. 20 d’entre elles ont Ă©tĂ© retenues pour prendre part Ă  la finale du concours de Miss, organisĂ© en novembre prochain Ă  la faveur du Festival national des Arts et de la Culture (Fenac) 2016 au cours de cette soirĂ©e rythmĂ©e des demi-finales. PrĂ©sidĂ©e par le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, les sĂ©lections ont eu lieu au Centre culturel camerounais Ă  YaoundĂ©, le 16 octobre dernier.
Sur des mĂ©lodies d’artistes du terroir (Tata KinguĂ©, Bebe Manga, Govinal, Faadah Kawtal, Locko) les candidates ont dĂ©filĂ© devant un jury prĂ©sidĂ© par Dr Blaise Kele. HabillĂ©es par des crĂ©ateurs renommĂ©s (Alexander Akande, Dio Ali, JoĂ«l Choupa
), les demoiselles ont su arracher des salves d’applaudissements au public, notamment dans leurs tenues de plage. SĂ©parĂ©es par aires culturelles (Sawa, Grassfields, Fang-beti et Soudano-SahĂ©lien) les filles ont Ă©tĂ© notĂ©es sur plusieurs critĂšres Ă  l’instar de l’élĂ©gance, la dĂ©marche, l’expression en langue maternelle, la culture gĂ©nĂ©rale
 Parlant de culture gĂ©nĂ©rale, la phase de questions-rĂ©ponses s’est avĂ©rĂ©e critique. Morceaux choisis : « Comment appelle-t-on le ministre sous la tutelle duquel l’on organise le Fenac ? Combien d’ethnies compte votre aire culturelle ? Combien d’artistes compte le groupe X-Maleya ?... » Des questions apparemment Ă©videntes, mais auxquelles certaines candidates ont eu du mal Ă  rĂ©pondre. Si certains pensent qu’il s’agit d’un dĂ©ficit intellectuel, des professionnels des concours de beautĂ© comme Miss Cameroun 2013, ValĂ©rie Ayena explique : « Ce n’est pas Ă©vident de parler devant tout ce monde. Surtout quand il y a des cris. Je pense qu’elles ont donnĂ© le meilleur d’elles-mĂȘmes. »
La fĂȘte Ă©tait belle. Les spectateurs venus nombreux ont eu droit Ă  des lives d’artistes de renom. L’amusant Boli Bolingo, l’imposant Donny Elwood, le captivant Claude Ndam, l’émouvant Tonton Ebogo et l’incontournable Ballet national ont offert un show remarquable. Transparence oblige, le Minac a tenu Ă  ce que les concurrentes reçoivent leurs primes, sĂ©ance tenante. Une consigne saluĂ©e par les parents des candidates. Les montants des primes allaient de 50 000 Ă  100 000 F selon les rangs. Le gros lot d’1 million de F sera dĂ©crochĂ© lors de la finale par la miss. Miss Fenac 2016 sera connue le 12 novembre prochain, Ă  l’esplanade du MusĂ©e national.
L’antenne rĂ©gionale des femmes des policiers du Sud en poste

Régional
Benjamin MVOMO ESSOUMA

La Policemen Wives’ Association (Powa) a installĂ© les membres du bureau du sud, le 12 octobre dernier.

AprĂšs un an d’existence, la Policemen Wives’ Association peut Ă©tendre ses dĂ©membrements Ă  travers le territoire national. PhilomĂšne Mbarga Nguele, prĂ©sidente de cette Association qui regroupe les Ă©pouses des fonctionnaires de police en service, les veuves, les Ă©pouses des fonctionnaires retraitĂ©s, a installĂ© Ă  Ebolowa, le bureau rĂ©gional de la Powa pour le Sud. En prĂ©sence de tous les membres du bureau national et de nombreux autres hauts responsables de la SuretĂ© nationale du Sud et, au cours d’une cĂ©rĂ©monie plutĂŽt festive, Germaine Mikiadje, Ă©pouse du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de la SuretĂ© nationale, a pris fonction.
En compagnie d’une dizaine de membres du bureau rĂ©gional, elles ont reçu le statut qui rĂ©git cette association, des mains de la prĂ©sidente nationale. A la suite des rĂ©gions sƓurs du Centre, du Sud-Ouest et du Littoral, PhilomĂšne Mbarga Nguele a interpelĂ© les membres du Sud Ă  prendre le train de la solidaritĂ©, de l’entraide et de l’assistance dĂ©jĂ  en marche dans ces trois autres rĂ©gions.
Au tout premier bureau rĂ©gional, elle a recommandĂ© d’aller jusque dans le Sud profond, afin de porter le message de rassemblement des Ă©pouses des fonctionnaires de police. La prĂ©sidente nationale les a aussi exhortĂ© Ă  devenir, dĂšs l’instant de leur installation, les porte-flambeaux de la Powa partout oĂč elles se trouveront, de procĂ©der surtout Ă  la sensibilisation de proximitĂ© et par l’éducation, tous les potentiels membres.
Festival Gurna: la fiĂšvre monte

Culture
Sylvain TOURNA (Camnews)

La rĂ©union d’évaluation des prĂ©paratifs de cet Ă©vĂ©nement culturel prĂ©vu du 3 au 5 novembre prochain Ă  Doukoula dans l’ExtrĂȘme-Nord s’est tenue le 15 octobre dernier.

Les 12 commissions constituĂ©es pour la rĂ©ussite du festival Gurna ont rendu leur copie le 15 octobre dernier. Le village du festival qui accueillir les stands d’exposition des Ɠuvres d’arts des trois peuples KĂ©ra, Tupuri, Wina du Tchad et du Cameroun se met en place. Les activitĂ©s culturelles et sportives retenues pour animer les manifestations sont connues. La commission «arts, culture et sports», trĂšs sollicitĂ©e, a fait un travail de fourmi quant au recensement des Ɠuvres d’arts auprĂšs des chefferies traditionnelles, tant du cĂŽtĂ© du Tchad que du Cameroun.
Les insuffisances observĂ©es dans les prĂ©paratifs lors de la rĂ©union du 17 septembre dernier ont Ă©tĂ© comblĂ©es. La bonne expĂ©rience de la partie tchadienne dans l’organisation de ce festival a fortement contribuĂ© Ă  peaufiner le grand rendez-vous. La taille des diffĂ©rents acteurs du festival a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e. Le comitĂ© scientifique qui a suscitĂ© des dĂ©bats lors de la derniĂšre rĂ©union a fini par retenir six thĂšmes parmi lesquels la sorcellerie.
Le prĂ©sident national du comitĂ© d’organisation du festival, Gaston RabĂ© affirme que « les prĂ©paratifs sont Ă  plus de 85%. Nous sommes Ă  pied d’Ɠuvre. Nous n’allons plus dormir jusqu’au 3 novembre. Les choses doivent se dĂ©rouler comme elles ont Ă©tĂ© prĂ©vues. Nous devons mettre l’accent sur la mobilisation des fonds ». Il faut rappeler que le thĂšme retenu pour ce festival est «trois peuples, deux pays, une culture ».
Les Camerounais perdent des points dans le Top 200 des banques africaines

Economie
Josiane TCHAKOUNTE

Quatre des cinq banques au classement 2016 de Jeune Afrique régressent. Afriland First Bank conserve la premiÚre place au plan national.

En parcourant le classement des 200 premiĂšres banques africaines que vient de publier Jeune Afrique, c’est dans les 50 derniĂšres places que se nichent les Ă©tablissements de crĂ©dit camerounais. D’abord Afriland First Bank classĂ©e 154e en 2016. La banque dirigĂ©e par Alphonse Nafack a perdu trois places, par rapport au rang qu’elle occupait en 2015. Toutefois, elle conserve la premiĂšre place au niveau national. Notamment avec un total de bilan (Ă©quivalent du chiffre d’affaires) de 1,298 milliard de dollars soit environ 774 milliards de F et un produit net bancaire (correspondant aux commissions perçues sur les activitĂ©s bancaires) de 75 millions de dollars, prĂšs de 45 milliards de F. Vient ensuite la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun (SGC). L’institution classĂ©e 157e perd trois places par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre. Pareil pour la Banque internationale pour l’épargne et le crĂ©dit (BICEC), logĂ©e Ă  la 161e place, avec trois places en moins. La SociĂ©tĂ© commerciale de Banque (SCB) Cameroun qui chute du 197e rang en 2015 au 199e rang en 2016, perdant deux places dans le classement.
Le seul progrĂšs dans ce classement concernant les banques camerounaises est rĂ©alisĂ© par Ecobank Cameroun. Bien que classĂ© 195e sur les 200 premiĂšres banques africaines, la sociĂ©tĂ© gĂ©rĂ©e par Moustapha Fall a gagnĂ© quatre places par rapport Ă  son rang en 2015. L’établissement de crĂ©dit affiche un total de bilan de 872 millions de dollars, soit environ 520 milliards de F et un produit net bancaire de 65 millions de dollars, soit prĂšs de 39 milliards de F.
S’agissant du classement gĂ©nĂ©ral, Standard Bank Group d’Afrique du Sud conserve la premiĂšre place du continent. L’analyse que fait Jeune Afrique de la performance des 200 banques africaines dans son classement 2016 (sur la base des rĂ©sultats rĂ©alisĂ©s en 2015 et communiquĂ©s par les entreprises), rĂ©vĂšle un recul. En effet, « le produit net bancaire cumulĂ© des 200 premiĂšres banques africaines qui avait bondi de 7,5% dans notre prĂ©cĂ©dente Ă©dition, a abandonnĂ© 6,1% les douze mois suivants », note le journal. Un rĂ©sultat qu’il explique par la baisse gĂ©nĂ©ralisĂ©e des grandes devises africaines face au dollar. Le franc CFA notamment, bien que moins affaibli a renoncĂ© Ă  7,7% face au billet vert en 2015.
Outre la dĂ©valuation des devises, dans la sous-rĂ©gion Afrique centrale, le « coup de froid » observĂ© trouve aussi son fondement dans plusieurs autres facteurs Ă  l’instar du recul de la croissance, causĂ© par la chute des cours du pĂ©trole et des minerais. Dans un tel environnement, bien que les grandes banques camerounaises affichent des « performances modestes » selon Jeune Afrique, avec huit banques camerounaises classĂ©es sur les 50 premiĂšres, « la rĂ©gion perd deux reprĂ©sentants parmi les 200 premiĂšres banques africaines et se conforte dans le rĂŽle de derniĂšre de la classe ».
Diaspora: les attaquantes en forme

Sports
Steve LIBAM

AgnÚs Nkada et Jeannette Ngock Yango se sont illustrées sur les pelouses du championnat de France le week-end dernier en clubs.

La bonne affaire du week-end dernier est Ă  mettre Ă  l’actif de Jeannette Ngock Yango, la sociĂ©taire de Brest, dans le championnat fĂ©minin de 2e division en France. Lors de la 6e journĂ©e, le week-end dernier, la joueuse a contribuĂ© Ă  la victoire de son club sur Caen (2-1). Buteuse Ă  la 15e mn, Jeannette Ngock Yango a ouvert le score pour son club. Il s’agit de son premier but de la saison. Brest est 2e avec 14 points au classement dans le groupe A, Ă  deux points du leader Lille. Lorient d’AgnĂšs Nkada, Agathe Ngani et Catherine Mbengono a Ă©tĂ© surpris Ă  domicile par Le Mans (2-3). AgnĂšs Nkada auteure du 2e but de son club Ă  la 20e mn avait pourtant donnĂ© l’avantage (2-1) Ă  Lorient. Mais Le Mans a renversĂ© la situation par la suite pour gagner son premier match de la saison. AgnĂšs Nkada, meilleure buteuse de Lorient avec cinq buts, est Ă  une unitĂ© de MĂ©lissa Gomes (Saint-Maur) et Tiffany Vassant (Rouen) qui dominent le classement des buteuses dans le Groupe A. Le duo formĂ© par la Lionne indomptable et OcĂ©ane Ezano, sa compĂšre d’attaque, a inscrit 10 des 12 buts marquĂ©s par Lorient depuis le dĂ©but du championnat. Lorient chute Ă  la 7e place du classement aprĂšs cette deuxiĂšme dĂ©faite consĂ©cutive. Le FC Arras de Falone Meffometou et Yvonne Leuko a aussi Ă©tĂ© battu par Saint-Maur (1-3).
En 1Ăšre division, Soyaux de Marie Aurelle Awona, titulaire en dĂ©fense, a fait match nul (2-2) contre Saint-Etienne. MĂȘme score pour Luce Ndolo Ewele et Guingamp contre Bordeaux. La Camerounaise est entrĂ©e en cours de jeu Ă  la 63e mn. En D1 SuĂ©doise, Rosengard de GaĂ«lle Enganamouit a Ă©tĂ© dĂ©fait (1-2) par Eskilstuna United. La meilleure joueuse du continent africain en 2015 ne figurait pas dans le groupe qui a disputĂ© la rencontre. Rosengard est 2e au classement avec 45 points, soit cinq unitĂ©s de retard sur le leader Linkopings.
La semaine derniÚre en Ligue des champions féminine, Rossiyanka de Gabrielle Aboudi Onguéné, déjà championne de Russie, a battu Sarajevo (2-1) en match retour des 16es de finale. Titulaire, la Camerounaise a reçu un carton jaune au cours du match.
On se presse pour les accréditations

Sports
Steve LIBAM

Alors que le dĂ©lai fixĂ© par la CAF arrive bientĂŽt Ă  Ă©chĂ©ance, les hommes de mĂ©dias prennent d’assaut le site de la confĂ©dĂ©ration.

LancĂ© depuis environ trois semaines, le processus d’accrĂ©ditation pour la couverture mĂ©diatique de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine 2016 sera clos aprĂšs le 21 octobre prochain. A deux jours de la date-butoir, les retardataires se pressent dans les rĂ©dactions. « Les professionnels des mĂ©dias dĂ©sireux de couvrir toute compĂ©tition ou Ă©vĂ©nements de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), notamment la prochaine CAN fĂ©minine, doivent satisfaire Ă  un prĂ©alable. Il s’agit de la crĂ©ation d’un compte sur l’espace media de la CAF. Ledit compte est individuel et permet d’enregistrer dans la base de donnĂ©es un certain nombre d’élĂ©ments d’identification comme un passeport en cours de validitĂ© ou encore une carte de presse », explique Junior Binyam, chef du dĂ©partement communication de la CAF, sur le site Internet www.can-feminine-cameroun-2016.cm. Il faut parfois attendre quelques jours afin que le profil soit validĂ©, le temps de s’assurer que le postulant est effectivement professionnel des mĂ©dias et n’usurpe pas cette qualitĂ©. Une fois le compte approuvĂ© l’utilisateur dispose alors d’un compte qui permet grĂące Ă  un identifiant et un mot de passe, d’accĂ©der Ă  l’espace media (media channel), plateforme sur laquelle s’effectuent les demandes d’accrĂ©ditations.
Certains journalistes camerounais, peu coutumiers des procĂ©dures d’accrĂ©ditation de la CAF, ont parfois fait face Ă  des difficultĂ©s. « J’ai essayĂ© de m’accrĂ©diter Ă  plusieurs reprises mais j’ai eu des difficultĂ©s techniques dans la gestion de mon compte dans l’espace mĂ©dia. J’ai Ă©tĂ© obligĂ© d’en crĂ©er un autre », dĂ©clare Richard E., photographe dans un quotidien. Aussi, le service de communication de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football a-t-il adressĂ© aux membres de la presse, un mail pĂ©dagogique, dans lequel les diffĂ©rentes Ă©tapes sont dĂ©taillĂ©es, pour les guider.
Cameroon Tribune du jeudi, 20 octobre 2016.
CAN 2017: C’est jouable !

Josiane R. MATIA

Le Cameroun a hĂ©ritĂ© d’un groupe composĂ© de la GuinĂ©e Bissau, du Burkina Faso et du pays organisateur, le Gabon.

On aurait pu avoir pire. C’est certainement le premier commentaire qui vient Ă  l’esprit au moment de parler des adversaires du Cameroun Ă  la Coupe d’Afrique des nations Total, Gabon 2017 (14 janvier au 5 fĂ©vrier). Burkina Faso, GuinĂ©e-Bissau et le Gabon, pays organisateur, partagent, en effet, la poule A avec les Lions indomptables. Tel en a dĂ©cidĂ© le sort hier, au cours de la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă  Libreville par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Au vu de la composition des autres groupes, le Cameroun aurait pu hĂ©riter d’un groupe plus difficile. MĂȘme s’il n’est pas question de prendre Ă  la lĂ©gĂšre ces trois Ă©quipes.

La GuinĂ©e-Bissau, par exemple, petit poucet de la compĂ©tition puisqu’il s’agit de sa premiĂšre participation, a terminĂ© en tĂȘte de son groupe lors de la phase Ă©liminatoire. Un groupe dans lequel on retrouvait le Congo, quart de finaliste de la CAN 2015, la Zambie, championne d’Afrique en 2012, et le Kenya. De son cĂŽtĂ©, le Burkina Faso a vĂ©cu une qualification rocambolesque. EliminĂ©s Ă  quelques secondes de la fin du match contre le Botswana lors de la derniĂšre journĂ©e, les Etalons ont validĂ© leur ticket Ă  la 99e mn grĂące Ă  un but de Banou Diawara (2-1). A Ă©galitĂ© de points avec l’Ouganda (13) et au niveau du goal average, le Burkina Faso s’est qualifiĂ© au bilan des confrontations directes entre les deux Ă©quipes. L’Ouganda est lui, passĂ© en tant que meilleur deuxiĂšme. Finaliste surprise de la CAN 2013, les BurkinabĂ©s restent sur une Ă©limination au premier tour lors de la derniĂšre Ă©dition.

Enfin, la derniĂšre confrontation entre le Gabon et le Cameroun est encore fraĂźche dans les esprits puisque les deux Ă©quipes s’étaient affrontĂ©s en amical Ă  LimbĂ© en dĂ©but septembre dernier pour une victoire sur le fil des Lions (2-1). Nul doute que les choses seront diffĂ©rentes cette fois, dans le contexte de la phase de poule de la CAN. Les PanthĂšres auront en plus l’avantage d’évoluer Ă  domicile, avec le meilleur joueur africain du moment, Pierre Emerick Aubameyang.

Pour le reste, le tirage au sort a rĂ©servĂ© des affiches qui font dĂ©jĂ  saliver : AlgĂ©rie-Tunisie et AlgĂ©rie-SĂ©nĂ©gal ou encore un certain Ghana-Egypte. Dans le groupe B, la CĂŽte d’Ivoire, tenant du titre, retrouvera HervĂ© Renard, artisan de son succĂšs en 2015, mais depuis lors passĂ© au Maroc. A noter que le match d’ouverture opposera le Gabon Ă  la GuinĂ©e Bissau le 14 janvier Ă  Libreville.
Réhabilitation de la route Mora-Dabanga-Kousseri: Début du chantier en janvier

Félicité BAHANE N.

La Banque mondiale vient de marquer son accord pour le financement de ce projet à réaliser en 24 mois par le MINTP en collaboration avec le génie militaire.

C’est officiel : le gouvernement camerounais va conduire lui-mĂȘme les travaux de rĂ©habilitation de la Route Mora-Dabanga-Kousseri (212 km), y compris le chantier des annexes dont le contournement de la ville de Kousseri dans l’ExtrĂȘme-Nord. Des travaux en rĂ©gie, qui seront ainsi dirigĂ©s par le ministĂšre des Travaux publics (MINTP) et le ministĂšre de la DĂ©fense (MINDEF), notamment le gĂ©nie militaire. Date prĂ©visionnelle retenue pour le dĂ©marrage du chantier, dĂ©but janvier 2017. D’aprĂšs Emmanuel Nganou Djoumessi, « la rĂ©alisation de ce projet va inaugurer une procĂ©dure innovante, celle de la rĂ©gie axĂ©e sur les rĂ©sultats ». Le MINTP revient de Washington aux Etats-Unis, oĂč il a conduit, du 10 au 14 octobre dernier, une mission camerounaise auprĂšs des autoritĂ©s de la Banque mondiale (BM), en vue de prĂ©senter le projet et d’obtenir leur approbation financiĂšre et technique. Mission rĂ©ussie, Ă  en croire la dĂ©lĂ©gation de la BM reçue en audience hier Ă  YaoundĂ© par le MINTP.

Elisabeth Huybens, directrice des opĂ©rations de la BM au Cameroun dit ĂȘtre venue rĂ©itĂ©rer l’approbation de son institution pour l’accompagnement du projet de rĂ©habilitation. Mais aussi, discuter des dĂ©tails de la collaboration avec les diffĂ©rentes parties prenantes, pour que la rĂ©habilitation se fasse dans les dĂ©lais les plus brefs, 24 mois notamment. Elisabeth Huybens indique, par ailleurs, que la collaboration avec le gĂ©nie militaire constitue une approche nouvelle pour la Banque mondiale. « Ce sera la premiĂšre fois que la banque financera un projet d’une telle envergure, Ă  mettre en Ɠuvre par le gĂ©nie militaire. Mais ce qui est le plus inĂ©dit pour nous, c’est que la route en question se trouve en zone de conflits, oĂč il y a beaucoup d’opĂ©rations militaires. Nous regardons donc cela comme une approche-modĂšle, qui peut ĂȘtre, par la suite, transposĂ©e dans d’autres pays oĂč il y a des situations de conflits ». La directrice des opĂ©rations ajoute : « nous pensons que l’armĂ©e camerounaise est professionnelle et bien encadrĂ©e. Simplement, nous voulons que le gouvernement comprenne qu’à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, en termes de facilitations et de simplification de procĂ©dures et de paiements ». La BM souhaite, en outre, que l’on limite au maximum la destruction d’édifices, les mosquĂ©es notamment, afin de prĂ©venir les conflits sociaux et minimiser les dĂ©penses.
Endettement: Le Cameroun reste un bon risque

Josiane TCHAKOUNTE

En proposant 173 milliards de F Ă  l’Etat qui sollicitait 150 milliards de F sur le marchĂ© financier national, les investisseurs ont renouvelĂ© leur confiance Ă  la signature du pays.

Hier, la prĂ©sentation des rĂ©sultats de l’emprunt obligataire « ECMR 5,5% net 2016-2021 » par le ministre des Finances (Minfi), Alamine Ousmne Mey, reprĂ©sentant de l’Etat du Cameroun, n’était pas qu’une affaire de chiffres. En rĂ©alitĂ©, au moment oĂč le Minfi s’adresse aux journalistes, les statistiques sur l’offre des investisseurs (plus de 173 milliards de F), le montant retenu par l’Etat (165 milliards de F) et le profil des souscripteurs (banques, entreprises, particuliers) sont dĂ©jĂ  connus et publiĂ©s par les diffĂ©rents mĂ©dias.

Ce que le Minfi partagera en premier lieu avec la presse rĂ©unie dans la salle des actes de son dĂ©partement ministĂ©riel, c’est quatre principaux messages inspirĂ©s par ces donnĂ©es. « La signature du Cameroun vient de bĂ©nĂ©ficier une fois de plus de la solide confiance des investisseurs Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur de notre pays », dira Alamine Ousmane Mey. De plus, le fait que l’offre proposĂ©e Ă  l’Etat soit largement au-dessus de la demande, traduit « l’adhĂ©sion et le soutien des investisseurs au projet de sociĂ©tĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique ». Ce qu’il faut Ă©galement lire au travers des rĂ©sultats de cette opĂ©ration, quatriĂšme du genre, c’est l’adhĂ©sion aux rĂ©formes en cours dans le pays. Enfin, la confiance en l’avenir du Cameroun. « Il s’agit d’une prise de risque dans l’horizon-temps entre 2016 et 2021. Un emprunt, c’est un engagement Ă  rembourser sur des recettes futures. Et accepter de mettre Ă  disposition des ressources, c’est croire en ce futur en matiĂšre d’activitĂ©s, de revenus et de capacitĂ©s de rembourser l’engagement qui a Ă©tĂ© pris », dĂ©taille le Minfi.

NouveautĂ© dans les chiffres, c’est le taux de participation des personnes physiques, c’est-Ă -dire des particuliers. Ils reprĂ©sentent plus de 10% dans le portefeuille des souscripteurs avec un apport de 16,851 milliards de F. « Enorme ! », selon le commentaire du reprĂ©sentant de l’une des banques du consortium. Preuve de leur intĂ©rĂȘt pour le risque camerounais. « L’intĂ©rĂȘt de la signature du Cameroun n’est plus Ă  dĂ©montrer », ajoutera le Minfi. Les entreprises notamment, ont souscrit Ă  hauteur de 26,5% du montant total retenu, soit 43,835 milliards de F. Les banques qui ont concĂ©dĂ© des parts sur leur prise ferme, conservent 63% de l’enveloppe, soit 104 milliards de F.

L’Etat du Cameroun aurait pu retenir les 173 milliards de F offerts par les investisseurs. S’il n’a retenu que 165 milliards de F, soit 15 milliards additionnels, c’est dans une logique de prudence dans l’endettement et de sagesse dans la dĂ©pense. « Nous avons choisi de rester Ă  165 milliards de F parce que nous avons les dĂ©penses qui sont matures et qui correspondent Ă  ce montant », confiera le ministre. C’est la mĂȘme logique qui a guidĂ© l’eurobond rĂ©alisĂ© l’annĂ©e derniĂšre. L’Etat du Cameroun n’a retenu que 750 millions de dollars sur les 1,2 milliard de dollars souscrits. Le travail se poursuit.
Faux médicaments: Bataille permanente

Yvette MBASSI-BIKELE

Le Cameroun et ses partenaires au développement mÚnent une lutte acharnée contre ce gigantesque trafic.

La semaine africaine de lutte contre les faux mĂ©dicaments et les circuits illicites de mĂ©dicaments, lancĂ©e lundi dernier est une occasion pour mettre la lumiĂšre sur ce combat de longue haleine que mĂšnent les pouvoirs publics et l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun. illustration, mercredi 23 mars 2016, les autoritĂ©s du pays ont annoncĂ© la saisie et la destruction d’environ trois tonnes de mĂ©dicaments falsifiĂ©s. En provenance d’un pays voisin, la cargaison est alors Ă©valuĂ©e Ă  500 millions de francs. Les premiers Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte indiquent que les faux mĂ©dicaments saisis ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s principalement en Inde, au BrĂ©sil, en Afrique du Sud et au Nigeria. Une fois entrĂ©s au Cameroun, ils Ă©taient distribuĂ©s par des « grossistes » criminels Ă  travers le pays et vendus sur les marchĂ©s « Ă  des prix dĂ©fiant toute concurrence par des mains inexpertes », selon l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (Onpc).

Le 2 septembre dernier, l’Organisation mondiale de la SantĂ© (Oms) lançait l’alerte sur la circulation d’un nouveau lot d’antipaludiques falsifiĂ©s sur le territoire national. Il s’agit des comprimĂ©s de sulfate de quinine 300 mg, un mĂ©dicament habituellement commercialisĂ© au Cameroun. Le lot en question, numĂ©ro 10H05, aurait Ă©tĂ© fabriquĂ© par Novadina Pharmaceutical Ltd, Londres RU. Date d’expiration : septembre 2018. En AoĂ»t 2015, c’était au tour des
gendarmes de Tiko de tomber sur une importante cargaison de faux médicaments,
frelatés, périmés. A Douala, fin janvier 2012, 854 colis dont 199 contenant de faux médicaments étaient également saisis au Port autonome de Douala (Pad). Une entreprise de la place autorisée seulement à importer et distribuer du matériel médical avait dissimulé des médicaments contrefaits dans sa cargaison. Cette derniÚre estimée à 60 millions FCFA, avait été confiée au commissariat spécial du Pad.

C’est donc quasiment au quotidien que des lots de faux mĂ©dicaments sont saisis dans nos contrĂ©es. Ceci grĂące Ă  la mobilisation des autoritĂ©s nationales, partenaires au dĂ©veloppement, laboratoires pharmaceutiques, organisations professionnelles et associations autour d’un phĂ©nomĂšne qui a dĂ©jĂ  causĂ© des milliers de morts dans le pays et sur le reste du continent. Ainsi, d’importantes opĂ©rations coup de poing sont menĂ©es dans les ports et les aĂ©roports. Un travail ardu, car sur les dizaines ou centaines de colis dĂ©chargĂ©s, deux ou trois seulement peuvent contenir une marchandise illĂ©gale. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’opĂ©rer en synergie avec d’autres acteurs de la lutte contre les faux mĂ©dicaments. Interpol par exemple. Les opĂ©rations menĂ©es avec cette institution permettent de combattre la vente en ligne illĂ©gale de mĂ©dicaments et dispositifs mĂ©dicaux. Elles ont dĂ©jĂ  favorisĂ© des centaines d’arrestations, la saisie de milliers de faux mĂ©dicaments, le retrait de publicitĂ©s sur des produits illĂ©gaux. Mais pour l’instant, le meilleur moyen de lutte reste la prĂ©vention et l’information du public. Comme c’est le cas en ce moment.