Cameroon Tribune
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Parade: le ballet de l’émergence

Evenements
Azize MBOHOU

Le spectacle proposĂ© dimanche lors la cĂ©rĂ©monie d’ouverture magnifie le cap fixĂ© pour l’émergence du Cameroun en 2035 pour le Cameroun.

Le spectacle est baptisĂ© « Gratitude du mouvement sportif au chef de l’Etat, S.E Paul Biya, pour l’organisation des CAN 2016-2019 et la marche triomphante vers l’émergence Ă  l’horizon 2035 ». C’est une parade qui a mobilisĂ© 1608 acteurs sur la pelouse et prĂšs de 40 000 spectateurs dans les gradins. Sur la pelouse, le jeu des couleurs et l’harmonie des gestes sont agrĂ©ables. De jeunes athlĂštes, dans un premier tableau intitulĂ© « Cameroun, havre de paix, d’unitĂ© et d’intĂ©gration nationales », forment dix cercles Ă  l’image des dix rĂ©gions du Cameroun. Dans un mouvement d’ensemble et au rythme des sonoritĂ©s des grandes aires culturelles du pays, ils crĂ©ent un mixage chaleureux au centre de la pelouse, agitent des fanions verts, rouges et jaunes et brandissent des pots de fleurs gĂ©ants. Pour les organisateurs, « ils exaltent la fiertĂ© d’ĂȘtre Camerounais et chantent Ă  l’unisson, l’hymne et l’intĂ©gration nationales. ».
Le deuxiĂšme temps fort de cette parade traduit « la marche vers l’émergence ». Le spectacle s’exprime en sons, couleurs, rythmes, danses, jeux d’accessoires, etc. Les jeunes acteurs sur la pelouse forment des figures et symboles, dĂ©livrent des messages de solidaritĂ©. En synchronisation, les Ă©crans gĂ©ants projettent des images de l’histoire du Cameroun, sa diversitĂ©, ses hommes, sa richesse, sa marche irrĂ©versible vers l’émergence. Le public, lui, rĂ©pond par des youyous interminables. Des fanions aux couleurs du pays flottent joyeusement dans tout le stade. Le vent d’ambiance agit sur les spectateurs et les incline littĂ©ralement. C’est la communion. Ce deuxiĂšme tableau, bĂąti autour des idĂ©es-phares (« Unis par les mĂȘmes aspirations, liĂ©s par le mĂȘme destin » ; « La voie royale vers l’émergence Ă  l’horizon 2035 »), s’achĂšve par un message : « Merci Ă  S.E Paul Biya, prĂ©sident de la RĂ©publique, chef de l’Etat, pour l’organisation des CAN 2016 et 2019 et les Grandes RĂ©alisations ». Une fĂȘte au faĂźte.
Bafoussam: douche froide pour les supporters

Evenements
Gibrile KENFACK TSABDO

La défaite des Mangwa Boys hier en finale de la coupe du Cameroun, leur est restée en travers de la gorge.

Une pilule amĂšre difficile Ă  avaler. C’est le constat aprĂšs la dĂ©faite, hier, de l’équipe de Bamboutos de Mbouda (2-0) en finale de la coupe du Cameroun, Ă©dition 2016. Les supporters des Mangwa Boys dans le chef-lieu de la rĂ©gion de l’Ouest, ont eu du mal Ă  digĂ©rer cet Ă©chec. A Michou Bar, gargote situĂ©e Ă  Gouache, plusieurs fans de Bamboutos prĂ©sentaient des signes de nervositĂ© durant la premiĂšre pĂ©riode. L’ambiance Ă©tait Ă©lectrique. La plupart regardaient la rencontre debout, « histoire de chasser le stress », souligne Corentin Yemeli, supporter. Ils sont nombreux Ă  avoir libĂ©rĂ© le bar dĂšs le premier but d’Apejes de Mfou. Le but assassin de Franck Boya survenu quatre minutes plus tard, a anĂ©anti les espoirs. Un supporter a d’ailleurs brĂ»lĂ© son vuvuzela et son chapeau, Ă  l’aide d’un briquet.
Le jeu dĂ©cousu de l’équipe fanion du dĂ©partement des Bamboutos n’a pas Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©. Certains, Ă  Pacific bar, n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  dĂ©crocher les drapeaux du club hissĂ©s sur les motos, les vĂ©hicules ou encore les toits des maisons. « Bamboutos m’a déçu. J’ai perdu 50 000 F dans un pari », relate dĂ©sespĂ©rĂ©ment GĂ©rard FouomenĂ©, moto-taximan. Le symbole mĂȘme du manque de fair-play a Ă©tĂ© cette altercation qui a failli dĂ©gĂ©nĂ©rer en bagarre entre deux fans dans un bar de la place, n’eĂ»t-Ă©tĂ© l’intervention musclĂ©e du maĂźtre des lieux. Certains supporters Ă  l’instar d’Emma Manfo, gardent tout de mĂȘme la tĂȘte froide, et pensent qu’il faut mettre le staff en confiance pour la saison prochaine.
Nsimalen, le temps d’un week-end

Evenements
MONDA BAKOA

La mobilisation fut grande autour de la visite du président tchadien, Idriss Deby.

« Ayant appris la mauvaise nouvelle de la catastrophe ferroviaire qui a coĂ»tĂ© de dizaines de vies humaines au Cameroun, j’ai fait un message pour prĂ©senter les condolĂ©ances du peuple tchadien Ă  mon frĂšre le prĂ©sident Paul Biya, aux familles, au gouvernement et au peuple. J’ai estimĂ© nĂ©cessaire que par rapport Ă  nos relations, un message n’est pas suffisant. Je suis venu donc rencontrer mon frĂšre et prĂ©senter, de vive voix, les condolĂ©ances du peuple tchadien au peuple frĂšre du Cameroun ». Ainsi s’exprimait Idriss Deby Itno, samedi en fin de matinĂ©e, Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen. Le chef de l’Etat tchadien, prĂ©sident en exercice de l’Union africaine, tirait les leçons de sa visite officielle de 48 h au Cameroun. Il indique, Ă  propos de questions d’intĂ©rĂȘt commun qu’il a, en prime, abordĂ©es avec son hĂŽte, que la rencontre a donnĂ© lieu Ă  « un excellent travail dans le cadre de la lutte contre Boko Haram ». Il poursuit: « Nos armĂ©es ont travaillĂ© ensemble. Boko Haram aujourd’hui n’est pas Boko Haram de l’annĂ©e 2014
 »
La tristesse le disputait Ă  la solennitĂ© en ce moment d’au revoir. La mobilisation autour du pavillon d’honneur de l’aĂ©roport international de YaoundĂ© – Nsimalen est toutefois restĂ©e la mĂȘme que la veille de l’arrivĂ©e du prĂ©sident tchadien. Avec cĂŽtĂ© cour, des membres de la communautĂ© tchadienne venus en grand nombre de coins et recoins du Cameroun, brandissant le drapeau aux couleurs bleu, jaune et rouge de leur pays. Ils se sont retrouvĂ©s aux cĂŽtĂ©s de populations camerounaises et leurs groupes de danses. CĂŽtĂ© jardin, un dispositif protocolaire Ă  la hauteur de l’évĂ©nement.
A son arrivĂ©e vendredi, le prĂ©sident tchadien a, en effet, Ă©tĂ© accueilli au bas de la passerelle par son homologue, Paul Biya. Un bouquet de fleurs lui a Ă©tĂ© remis par la petite Samira Messi, neuf ans, Ă©lĂšve Ă  l’Ecole des Coccinelles du palais de l’UnitĂ©. Aux cĂŽtĂ©s du chef de l’Etat, se trouvaient le prĂ©sident, du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye Yeguie Djibril, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, et le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou. Ce fut ensuite la solennitĂ© des honneurs militaires. Avec l’exĂ©cution des hymnes nationaux par la compagnie Musique de la Garde prĂ©sidentielle (Gp) et la revue des troupes constituĂ©es par deux sections de la Gp, deux pelotons de la Gendarmerie nationale, deux sections de chacune des unitĂ©s suivantes : armĂ©e de terre, armĂ©e de l’air, marine, corps des sapeurs pompiers et police. Ces troupes Ă©taient placĂ©es sous le commandement du colonel Thomas Claude Embiid, chef de la division des Examens et concours Ă  l’état-major des armĂ©es.
Dans les corps constituĂ©s, le chef de l’Etat tchadien a reçu les souhaits de bienvenue d’autres hautes personnalitĂ©s : ministres et autres proches collaborateurs du chef de l’Etat, autoritĂ©s administratives, le doyen du corps diplomatique.
Samedi Ă  son dĂ©part, le chef de l’Etat tchadien a Ă©tĂ© raccompagnĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. Autour d’un dispositif protocolaire identique.
Accident ferroviaire d’EssĂ©ka: la compassion d’Idriss Deby Itno

Evenements
ESSAMA ESSOMBA

Lors du tĂȘte-Ă -tĂȘte avec le prĂ©sident Paul Biya et de la rĂ©ception Ă  lui offerte par le couple prĂ©sidentiel camerounais vendredi soir au palais de l’UnitĂ©, le chef de l’Etat tchadien a exprimĂ© de vive voix ses condolĂ©ances.

Deux heures environ. De 17h30 Ă  19h30 passĂ©es. La durĂ©e du tĂȘte-Ă -tĂȘte entre le prĂ©sident Paul Biya et son hĂŽte, le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, prĂ©sident en exercice de l’Union africaine, est significative de la densitĂ© des Ă©changes entre les deux leaders. Vendredi dernier peu avant 17h30, le prĂ©sident Paul Biya a accueilli son homologue tchadien au perron du palais de l’UnitĂ© : haie d’honneur, tapis rouge serti de fleurs. Les deux chefs d’Etat se sont ensuite installĂ©s dans le bureau prĂ©sidentiel du 3e Ă©tage pour un entretien Ă  huis clos. Peu avant 19h30, ils ont Ă©tĂ© rejoints par la premiĂšre dame camerounaise, Mme Chantal Biya. Echange de cadeaux. Quelques instants plus tard, ouverture de la rĂ©ception offerte par le couple prĂ©sidentiel camerounais en l’honneur du chef de l’Etat tchadien, dans la salle dĂ©diĂ©e.
En guise d’introduction Ă  la rĂ©ception, deux toasts. Le premier Ă  prendre la parole, le prĂ©sident Paul Biya, a exprimĂ© la joie de son Ă©pouse et la sienne d’accueillir Ă  nouveau le prĂ©sident Idriss Deby au palais de l’UnitĂ©. Il a rappelĂ© la promptitude de la rĂ©action du prĂ©sident Idriss Deby Itno, prĂ©sident en exercice de l’Union africaine, qui, aussitĂŽt informĂ© de la catastrophe d’EsĂ©ka, a adressĂ© ses condolĂ©ances, celles du peuple tchadien et aussi celles de l’Afrique au Cameroun. Il a relevĂ© que le chef de l’Etat tchadien a tenu Ă  venir en personne apporter son rĂ©confort et son amitiĂ©. Et de marquer son apprĂ©ciation : « Merci. C’est dans le malheur, dit-on, que l’on reconnaĂźt les vrais amis. Votre geste nous touche. »Il y voit l’expression de la profondeur, de la densitĂ© et de la soliditĂ© des liens entre deux peuples voisins qui partagent beaucoup en commun. Deux pays qui savent faire front pour assurer leur sĂ©curitĂ© et lutter contre un ennemi commun, la nĂ©buleuse terroriste Boko Haram. Voici une visite qui consolide cette volontĂ© commune et renforce la solidaritĂ© naturelle entre les deux peuples et les deux pays.
Quant au prĂ©sident Idriss Deby Itno, il a exprimĂ© sa grande Ă©motion et s’est dit consternĂ© par la perte de tant de vies humaines dans la catastrophe d’EsĂ©ka. Les relations fraternelles et de bon voisinage, dit-il, lui ont commandĂ© le dĂ©placement de YaoundĂ© pour venir partager les souffrances et compatir pour le dĂ©cĂšs de William Eteki Mboumoua, ancien SG de l’OUA. VoilĂ  pourquoi il a fait observer une minute de silence. AprĂšs avoir exprimĂ© ses remerciements au couple prĂ©sidentiel et au peuple camerounais, il a affirmĂ© que grĂące Ă  la communautĂ© de destin entre le Cameroun et le Tchad, les deux pays doivent Ɠuvrer sans relĂąche pour la synergie d’action dans le combat contre Boko Haram, contre le terrorisme et les dĂ©fis auxquels ils font face.
En plus des thĂšmes Ă©voquĂ©s par les deux chefs d’Etat dans leurs toasts, il n’est pas exclu que d’autres sujets aient meublĂ© leur entretien en tĂȘte-Ă -tĂȘte. Car les chefs d’Etat saisissent gĂ©nĂ©ralement l’occasion de leurs rencontres pour faire un tour d’horizon des relations bilatĂ©rales et aussi de la situation internationale. On peut observer qu’avant son arrivĂ©e au Cameroun, le prĂ©sident Idriss Deby, prĂ©sident en exercice de l’UA, a effectuĂ© une visite en Angola et une autre en Afrique du sud.
Accident ferroviaire d’EsĂ©ka: la compassion d’Idriss Deby Itno.
Cameroon Tribune du mercredi, 2 novembre 2016.
Tragédie d'Eséka: attaques et injonctions déplacées

Dossiers de la redaction
BADJANG ba NKEN

Depuis la survenue de l’accident ferroviaire d’EsĂ©ka, on assiste Ă  une agitation nausĂ©euse de la part de certains acteurs politiques et de la sociĂ©tĂ© civile qui tendent notamment Ă  minimiser, voire Ă  nier l’implication du chef de l’Etat dans la gestion des suites de cette catastrophe : trop tard et insignifiant, entend-on pĂ©rorer ici et lĂ .
Tandis que certains dĂ©noncent de supposĂ©s manquements graves dans son intervention et n’hĂ©sitent pas Ă  lui faire des injonctions, d’autres s’indignent de l’insuffisance quantitative des infrastructures de communication dans notre pays. D’autres encore essaient de susciter la colĂšre des familles Ă©prouvĂ©es en vue de relancer le fameux « Vendredi noir » qui a fait long feu suite Ă  son rejet il y a quelques mois par les Camerounais. Comme si ces dĂ©nonciations et injonctions pourraient suffire Ă  attĂ©nuer la douleur des victimes et leurs proches.
Des pays que d’aucuns tiennent gĂ©nĂ©ralement pour des modĂšles de dĂ©mocratie et de bonne gouvernance parce que bien lotis en matiĂšre d’infrastructures de communication, ont pourtant Ă©tĂ© victimes de catastrophes ferroviaires il y a quelque temps. C’est le cas du Canada mais aussi de la France oĂč le train Paris-Limoges N° 3657 IntercitĂ©s a dĂ©raillĂ© en gare de Bretigny-sur-Orge (Essome) le 12 juillet 2013, faisant six morts et une vingtaine de blessĂ©s. Le 6 juillet 2013 plus de 72 wagons-citernes ont dĂ©raillĂ© dans la ville de Lac-MĂ©gantic au QuĂ©bec (Canada) faisant 28 morts et 50 disparus. Le 28 aoĂ»t 2008 Ă  Zibo en Chine, une collision entre deux trains fait 70 morts et plus de 400 blessĂ©s. Ce qui atteste que nulle part au monde il n’existe de risque zĂ©ro en matiĂšre de transport par rail.
L’explication un peu trop courte de certains responsables politiques et des leaders de la sociĂ©tĂ© civile par rapport Ă  l’accident ferroviaire d’EsĂ©ka a quelque chose de malsain. Non pas qu’il soit interdit de commenter des faits d’actualitĂ© et leur gestion. Mais de lĂ  Ă  se livrer Ă  la surenchĂšre, Ă  la rĂ©cupĂ©ration politicienne et Ă  une tentative de positionnement sans vergogne est tout simplement Ă©cƓurant. En ce que le respect dĂ» aux morts et Ă  la souffrance de nos concitoyens encore internĂ©s dans des formations hospitaliĂšres autant que la morale politique commandent un minimum de dĂ©cence et de retenue.
First Lady’s Social Work: CERAC Activities In The Spotlight

Politique
Roland MBONTEH

The missions of the Circle of Friends of Cameroon were presented yesterday by the association’s General Coordinator in a colloquium at the University of Yaounde II.



Created in 1995 by Cameroon’s First Lady, Mrs. Chantal Biya, the Circles of Friends of Cameroon (CERAC), a humanitarian, non-profit and apolitical association has stood the test of time. The association has and is still at the centre of social action in the country thereby accompanying the State in its social policy. For little over 20 years of its existence, the General Coordinator of CERAC, Dr. Linda Yang says CERAC’s activities merit special attention evidenced in the present colloquium organised by the University of Yaounde II in Soa on the “Fundamental Rights and Politics of Solidarity in the Social Actions of the First Lady of Cameroon”.

Dr. Mrs Yang was speaking yesterday at the Soa campus, during part-two of the colloquium wherein she presented the actions and missions of CERAC. The objectives of CERAC as presented by its General Coordinator, amongst which are; humanitarian assistance to vulnerable populations, facilitating access to health care, promotion of inclusive education, fight against poverty and human suffering amongst others. The actions of the First Lady she said fall in line with Article 25 of the Universal Declaration of Human Rights. Mrs Chantal Biya’s humanitarian actions, she added are not only recognised nationally but also by the international community as seen by her designation as UNESCO’s Goodwill Ambassador amongst others.

The General Coordinator, in her presentation, curved out the different sectors of intervention of the First Lady notably, health, education, economic empowerment of girls and women and social actions such as assistance to victims of catastrophes such as the Nsam fire disaster amongst others. The association she pointed out, has constructed, renovated and equipped several schools and health centres in all parts of the country. CERAC’s successes are realised thanks to contributions by members and support from partners. While saluting the initiators of the colloquium, Mrs Yang said CERAC activities are rich, intense and diverse just as the composition of members with diverse backgrounds.
Colloque: la premiĂšre dame de toutes les attentions

Politique
Jean Francis BELIBI

A l’initiative des universitaires, une rencontre d’idĂ©es s’est ouverte mardi Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II.

La premiĂšre dame n’a pas un rĂŽle institutionnel au Cameroun. Pourtant depuis 1994, l’on a vu son dĂ©ploiement sur le plan social en vue de venir en appui Ă  ses concitoyens dans de nombreux domaines, dans un monde de plus en plus dĂ©shumanisĂ©. Un dĂ©vouement qui s’est caractĂ©risĂ© par la mise sur pied d’un certain nombre de structures qui supporte cette action sociale. On peut ainsi citer, sans ĂȘtre exhaustif, la Fondation Chantal Biya (FCB) qui bĂ©nĂ©ficie dĂ©sormais du statut consultatif spĂ©cial du Conseil Ă©conomique et social des Nations unies ; les Synergies africaines contre le Sida et les souffrances ; le Centre international de rĂ©fĂ©rence Chantal Biya (CIRCB) ; le Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH). Autant d’initiatives qui valent Ă  leur gĂ©nitrice, respect, admiration et reconnaissance au sein de l’opinion publique nationale et internationale. Ainsi donc, elle est depuis novembre 2008, ambassadrice de bonne volontĂ© de l’UNESCO, ambassadrice spĂ©ciale de l’ONUSIDA depuis 2015 pour ne signaler que ces cas. Suffisant pour que la communautĂ© scientifique camerounaise se penche sur cette action et ouvre la rĂ©flexion pour une Ă©ventuelle institutionnalisation du statut de la premiĂšre dame. C’est ce qui se fait depuis mardi dans la salle des actes du rectorat de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
En ouvrant, au nom du Premier ministre, chef du gouvernement, qui en assure le parrainage, le colloque sur le thĂšme « Droits fondamentaux et politiques de solidaritĂ© au prisme de l’action sociale de la premiĂšre dame du Cameroun, le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (MINESUP) et Chancelier des Ordres acadĂ©miques s’est voulu clair : il s’agit de questionner la dimension heuristique de l’Ɠuvre sociale de la premiĂšre dame du Cameroun. Une personnalitĂ© qui s’est affirmĂ©e en « posant des actions sociales et humanitaires au plan national et international », d’oĂč les nombreuses reconnaissances qui ont suivi ce dĂ©vouement. DĂšs lors, pour le MINESUP, Ă  partir du moment oĂč tout fait social peut faire l’objet d’une analyse scientifique, « il ne s’agit pas d’aimer ou d’exĂ©crer telle ou telle action », mais simplement d’analyser froidement son fonctionnement interne et externe. Avant lui, Jean StĂ©phane Biatcha, secrĂ©taire exĂ©cutif des Synergies africaines, a tenu Ă  rappeler qu’avant l’organisation du prĂ©sent colloque, de nombreux auteurs avaient dĂ©jĂ  consacrĂ© leurs Ă©crits Ă  la premiĂšre dame. On comprend dĂšs lors, avec le Pr. Adolphe Minkoa She, prĂ©sident du ComitĂ© scientifique des travaux, que le colloque, qui se poursuit, ne relĂšve pas de l’inĂ©dit. Il donne simplement la possibilitĂ© Ă  la communautĂ© universitaire nationale d’ouvrir la rĂ©flexion sur le statut d’une personne qui consacre sa vie Ă  Ɠuvrer Ă  l’abaissement des souffrances des autres.
Catastrophe ferroviaire d’EsĂ©ka: rĂ©cupĂ©ration malsaine

Dossiers de la redaction
MAKON ma PONDI

La rĂ©cente catastrophe d’EsĂ©ka sert de prĂ©texte Ă  certains pour dĂ©verser leur bile sur les rĂ©seaux sociaux ou se livrer Ă  d’autres basses manƓuvres sur fond de rĂ©cupĂ©ration politique.

La catastrophe ferroviaire survenue le 21 octobre dernier Ă  EsĂ©ka a suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions au sein de l’opinion nationale, tant le pays Ă©tait sous le choc. Notamment au regard du nombre Ă©levĂ© des victimes consĂ©cutives au tragique dĂ©raillement que l’on sait. Normal que les uns et les autres aient tenu Ă  livrer leurs sentiments et analyses de la situation ainsi créée, ces tristes Ă©vĂ©nements ayant endeuillĂ© la nation tout entiĂšre.
Sauf que usant – et peut-ĂȘtre mĂȘme abusant – de la libertĂ© d’expression qui caractĂ©rise le Cameroun sous le Renouveau, de nombreux acteurs de la sphĂšre politique ont trouvĂ© dans ce sujet comme un vĂ©ritable pain bĂ©ni. A travers les ondes de la presse dite chaude et les colonnes des journaux, le sinistre d’EsĂ©ka s’est vite transformĂ© pour certains en dĂ©fouloir, un alibi commode, un exutoire rĂȘvĂ© pour assĂ©ner des coups, porter l’estocade, assouvir des appĂ©tits bassement politiciens. De la vĂ©tustĂ© des installations ferroviaires au sous-Ă©quipement de l’hĂŽpital de district d’EsĂ©ka, en passant par l’arrivĂ©e tardive des secours sur le lieu du drame, l’absence d’une antenne locale de sapeurs-pompiers, le dĂ©labrement de l’axe routier BoumnyĂ©bĂšl-EsĂ©ka, tout y est passĂ© sur fond de dĂ©magogie Ă  peine dĂ©guisĂ©e.
Des dĂ©clarations qui ne visaient manifestement qu’un seul objectif : accabler, embarrasser au maximum le chef de l’Etat et en tirer les dividendes politiques consĂ©quents. Il est peu probable dans ce contexte que les critiques et autres prises de position des diffĂ©rents acteurs aient pu ĂȘtre guidĂ©es uniquement par la compassion. On peut s’étonner que ni le soutien aux familles Ă©prouvĂ©es, ni l’évacuation et la prise en charge des blessĂ©s dans diverses formations hospitaliĂšres, ni l’assistance matĂ©rielle et financiĂšre octroyĂ©e aux victimes ou leurs ayants-droit – en attendant les indemnisations de l’assureur - n’aient pu trouver grĂące aux yeux de ceux qui ont pour seul credo la dĂ©faillance allĂ©guĂ©e du gouvernement.
On sait pourtant que le prĂ©sident Paul Biya, en mĂȘme temps qu’il a dĂ©crĂ©tĂ© une journĂ©e de deuil national sur toute l’étendue du pays le 24 octobre dernier, a mis sur pied une commission d’enquĂȘte avec pour mission de dĂ©terminer les causes de l’accident, de proposer les mesures visant Ă  limiter les risques de survenance d’une telle catastrophe Ă  l’avenir et d’établir clairement les responsabilitĂ©s, toutes choses qui devraient permettre de comprendre les dysfonctionnements observĂ©s et de ressouder l’union des cƓurs de tous les Camerounais dans la douleur. Au lieu de les opposer en chapelles et en clivages inutiles.
Catastrophe ferroviaire d’EsĂ©ka : RĂ©cupĂ©ration malsaine.
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Cameroon Tribune du vendredi, 4 novembre 2016.
Le Bureau politique proroge le mandat de Paul Biya Ă  la tĂȘte du RDPC

ESSAMA ESSOMBA

RĂ©uni hier sous la houlette du prĂ©sident Paul Biya, prĂ©sident national du RDPC, le Bureau politique du principal parti au pouvoir a pris d’importantes rĂ©solutions.



Les membres du Bureau politique du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais, le principal parti politique au pouvoir, sont arrivĂ©s en escorte hier en fin de matinĂ©e au palais de l’UnitĂ©. Seul Cavaye YeguiĂ© Djibril, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, a pris une lĂ©gĂšre avance sur le perron oĂč une section de la Garde prĂ©sidentielle rendait les honneurs. RegroupĂ©es, pour ainsi dire en grappes, les autres personnalitĂ©s ont Ă©tĂ© accueillies, par les responsables du protocole : Emmanuel Bonde, Gilbert Tsimi Evouna, Fon Anang Francis, Bernard Ndongo Essomba, John Ebong Ngole, Mrs Regina Mundi, Peter Mafany Musonge, Sali DaĂŻrou, Mme GĂ©neviĂšve Tjoues, Jean Nkuete, Mohammadou Abbo Ousmanou, Thomas Tobbo Eyoum, le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, Jacques Fame Ndongo, le Lamido Aboubakary Abdoulaye, RenĂ© Emmanuel Sadi, ThĂ©ophile Baoro et Mme Rose Zang Nguele. Soit au total dix-neuf membres prĂ©sents. Il y a lieu de rappeler que le Bureau politique du RDPC, tel qu’il est ressorti aprĂšs le CongrĂšs ordinaire des 15 et 16 septembre 2011, comprenait 23 membres dont 20 Ă©lus et 3 dĂ©signĂ©s par le prĂ©sident national. Entre temps, un membre est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  savoir Mme Delphine Medjo. Deux membres Ă©taient absents, empĂȘchĂ©s : Luc Ayang qui est aussi prĂ©sident du Conseil Ă©conomique et social, et Janvier Mongui Sossomba, par ailleurs, prĂ©sident de la Chambre d’agriculture. Quant Ă  Marafa Hamidou Yaya, il n’est un secret pour personne qu’il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  20 ans de prison Ă  l’issue d’un procĂšs.

Sous la houlette du prĂ©sident national du RDPC, Paul Biya, prĂ©sident de la RĂ©publique, la rĂ©union du Bureau politique tenue Ă  huis clos dans la salle des conseils des ministres a durĂ© environ une heure. Il est utile de rappeler que, conformĂ©ment aux statuts du RDPC, le Bureau politique est chargĂ© d’assister le prĂ©sident national dans la conduite des affaires du parti. Au terme de la rĂ©union d’hier, le secrĂ©taire Ă  la Communication du ComitĂ© central, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a rĂ©sumĂ© son contenu devant la presse nationale (lire le script de l’entretien avec les journalistes). AprĂšs avoir indiquĂ© l’ordonnancement des travaux, il a soulignĂ© l’apprĂ©ciation positive du prĂ©sident national sur la marche du parti et la mobilisation des militants derriĂšre le prĂ©sident Paul Biya. Dans la foulĂ©e, il a annoncĂ© les rĂ©solutions adoptĂ©es Ă  l’unanimitĂ© par les membres du Bureau politique dont voici la quintessence.

La premiÚre résolution a trait à la prorogation de période comprise entre deux sessions du CongrÚs ordinaire du RDPC. La deuxiÚme résolution concerne la prorogation du mandat du président national du RDPC, le président Paul Biya. La troisiÚme résolution se rapporte à la prorogation des mandats des membres du Comité central et du Bureau politique du RDPC. La quatriÚme résolution proroge les mandats des membres des bureaux nationaux des femmes et des jeunes du RDPC.
Paul Biya tient le cap

BADJANG ba NKEN

Il y a 34 ans, le 6 novembre 1982, Paul Biya accĂ©dait Ă  la magistrature suprĂȘme. Il succĂ©dait ainsi Ă  Ahmadou Ahidjo, premier prĂ©sident de la RĂ©publique qui, deux jours auparavant, avait dĂ©missionnĂ© de ses fonctions. A l’occasion de cet anniversaire, Cameroon Tribune sacrifie Ă  la tradition qui veut qu’en pareille circonstance on s’arrĂȘte, non seulement pour Ă©valuer le chemin parcouru, mais aussi pour sonder l’avenir.

34 ans aprĂšs l’avĂšnement du Renouveau national, un constat s’impose : l’évolution du Cameroun sous la conduite du prĂ©sident Paul Biya n’a pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille. Il ne pouvait d’ailleurs en ĂȘtre autrement, quand on sait que la vie de toute sociĂ©tĂ© humaine est, de tout temps, jalonnĂ©e de hauts et de bas. De nombreuses catastrophes dont celle du 21 octobre dernier Ă  EsĂ©ka, celles de Nyos et de Nsam, des tensions sociales gĂ©nĂ©rĂ©es par deux dĂ©cennies de crise Ă©conomique, les tentatives d’atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© du territoire national notamment par le groupe terroriste Boko Haram ou des institutions de la RĂ©publique 
 ont profondĂ©ment meurtri les Camerounais. Leur imposant parfois l’épreuve des larmes et du sang.

MalgrĂ© ces Ă©vĂ©nements douloureux dont certains Ă©taient de nature Ă  dĂ©stabiliser le pays et Ă  compromettre son avenir, les Camerounais ont toujours su transcender leurs divergences. Pour privilĂ©gier l’essentiel, Ă  savoir : la paix et l’unitĂ© nationale. Au point de faire du Cameroun une exception en Afrique en matiĂšre de stabilitĂ© des institutions. C’est cette paix et cette stabilitĂ© jalousement prĂ©servĂ©es qui ont du reste permis au prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya de continuer Ă  travailler avec acharnement Ă  l’édification d’un pays plus fort, plus uni et plus solidaire. L’on se souvient d’ailleurs que dans une interview accordĂ©e au journaliste français Yves Mourousi, de regrettĂ©e mĂ©moire, le 21 juillet 1990, Paul Biya dĂ©clarait : « Je voudrais que l’histoire retienne de moi l’image de l’homme qui a apportĂ© Ă  son pays la dĂ©mocratie et la prospĂ©ritĂ© ». Un projet de sociĂ©tĂ© pour la mise en Ɠuvre duquel il ne mĂ©nage aucun effort.

Si l’on peut se permettre un bilan, 34 ans aprĂšs, il apparaĂźt clairement que la dĂ©mocratie est devenue une rĂ©alitĂ© palpable au Cameroun. GrĂące Ă  l’homme du 6 novembre 1982, les lois d’exception ont Ă©tĂ© abolies, les libertĂ©s consacrĂ©es, le multipartisme restauré  La loi fondamentale a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour l’adapter Ă  la nouvelle donne politique. Ce qui a permis de mettre sur pied de nouvelles institutions qui renforcent l’Etat de droit, notamment la Chambre des comptes et le SĂ©nat. Au plan administratif, la dĂ©centralisation que la majoritĂ© des Camerounais appelaient de tous leurs vƓux pour rendre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es plus efficientes est sur les rails, bien qu’elle soit encore Ă  parfaire. Les Ă©lections jadis organisĂ©es par le gouvernement et qui Ă©taient constamment Ă  l’origine de profondes divisions entre Camerounais ont Ă©tĂ© confiĂ©es Ă  Elections Cameroon (ELECAM), un organe indĂ©pendant qui s’efforce de les rendre de plus en plus transparentes, avec notamment l’introduction de la biomĂ©trie dans les opĂ©rations d’inscription.

Quant Ă  la quĂȘte de la prospĂ©ritĂ©, le prĂ©sident de la RĂ©publique ne s’est pas contentĂ© d’en baliser la voie. En effet, aprĂšs deux dĂ©cennies de lutte acharnĂ©e contre la crise Ă©conomique, le Cameroun a rĂ©ussi Ă  atteindre successivement le point de dĂ©cision, puis le point d’achĂšvement de l’initiative PPTE. Afin de capitaliser ces acquis, le chef de l’Etat pour qui l’amĂ©lioration du bien-ĂȘtre de ses compatriotes est un souci permanent, a mis sur pied la politique des Grandes Ambitions. Il l’a transformĂ©e par la suite en Grandes RĂ©alisations qui se concrĂ©tisent sur le terrain par la construction d’importantes infrastructures de communication dont l’autoroute Douala-YaoundĂ© et le port en eau profonde de Kribi, de nombreux barrages hydro-Ă©lectriques dont certains n’attendent que l’inauguration.
Paul Biya tient le cap

BADJANG ba NKEN

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Le combat pour la dĂ©mocratie et la prospĂ©ritĂ© n’a fort heureusement pas Ă©clipsĂ© la volontĂ© d’instaurer au Cameroun la rigueur dans la gestion et la moralisation des comportements qui sont les fondements du Renouveau national. En effet, Paul Biya, tel un navigateur intrĂ©pide qui maintient le cap malgrĂ© les vents contraires, n’entend pas baisser les bras tant que les dĂ©linquants en col blanc ne mettront pas un terme Ă  leur sale besogne. Comme l’atteste la rĂ©activation et la mise sur pied de nombreuses institutions de lutte contre la corruption et les atteintes Ă  la fortune publique : ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat, Commission nationale anti-corruption (CONAC), Agence nationale d’investigation financiĂšre (ANIF), Chambre des comptes, Tribunal criminel spĂ©cial (TCS), cellules de lutte anti-corruption des ministĂšres


Au total, 34 ans aprĂšs son accession Ă  la magistrature suprĂȘme, la dĂ©termination de Paul Biya Ă  conduire le bateau Cameroun vers des rivages toujours plus ensoleillĂ©s est demeurĂ©e intacte. Elle se poursuit allĂšgrement, malgrĂ© quelques couacs. Dans sa lettre aux Camerounais le 3 novembre 2009, Ă  l’occasion du 27e anniversaire du Renouveau national, il le relevait clairement en ces termes : « Je poursuivrai plus ardemment la bataille de l’amĂ©lioration des conditions de vie, la justice sociale et la lutte contre la pauvretĂ© (
). Je veillerai de plus prĂšs Ă  la mise en Ɠuvre des grands chantiers identifiĂ©s (
). J’irai jusqu’au bout dans la recherche des solutions au douloureux problĂšme de l’emploi des jeunes (
). J’irai jusqu’au bout dans la normalisation des comportements, la lutte contre la corruption, le dĂ©tournement des biens publics ».
@Paul_Biya

Yves ATANGA

A l’image de sa fixation quasi-obsessionnelle sur le dĂ©veloppement du numĂ©rique, des infrastructures et de l’agriculture, Paul Biya en 2016 est un prĂ©sident rĂ©solument consacrĂ© aux jeunes et forcĂ©ment tournĂ© vers l’avenir.

Il flotte dĂ©jĂ  un air de Coupe d’Afrique des Nations de football en ce mois de novembre au Cameroun. Le prĂ©sident de la RĂ©publique qui fĂȘte ce week-end les 34 ans de son accession Ă  la magistrature suprĂȘme a pu savourer, dimanche dernier, les prĂ©mices de la grande fĂȘte qu’il offre Ă  la jeunesse camerounaise. C’est en effet un stade Omnisports de YaoundĂ© remis Ă  neuf qui a accueilli, le 30 octobre dernier, la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture de la saison sportive au Cameroun. L’occasion traditionnelle de communion entre Paul Biya et toute la jeunesse camerounaise a revĂȘtu cette annĂ©e un caractĂšre particulier en raison de l’évĂ©nement Ă  venir. GrĂące Ă  l’entregent remarquable de son prĂ©sident, le Cameroun est le pays hĂŽte de la Coupe d’Afrique des Nations de football fĂ©minin. ÉvĂ©nement inĂ©dit, qui prĂ©cĂšde la « grande » CAN, masculine, en janvier 2019.

La diplomatie camerounaise, que ses dĂ©tracteurs arrosent souvent de critiques a pourtant encore infligĂ© un revers aux oiseaux de mauvais augure et aux adeptes de la mauvaise foi. Avec un Paul Biya dĂ©cidĂ© et plutĂŽt serein Ă  la manƓuvre, le pays des Lions indomptables n’a pas eu beaucoup de mal Ă  convaincre. Les atouts du Cameroun (grande nation de football, pays stable, paisible et accueillant
) ont fait passer sans grosse difficultĂ©, les deux candidatures Ă  l’organisation de deux des plus grandes compĂ©titions de football sur le continent. On pouvait donc comprendre le sourire radieux du chef de l’Etat dimanche dernier au stade. Lunettes de soleil et bonne humeur affichĂ©e. A quelques jours du dĂ©marrage de la CAN fĂ©minine, Paul Biya sait qu’il tient son premier pari.

Au-delĂ  des fĂȘtes sportives en elles-mĂȘmes, l’organisation de ces grands rassemblements sportifs est aussi une formidable occasion d’offrir Ă  la jeunesse camerounaise, des infrastructures de pointe, Ă  la mesure du talent reconnu aux sportifs camerounais Ă  travers la planĂšte. Trois mĂ©dailles d’or aux Jeux olympiques (triple saut et football), une mĂ©daille d’argent (boxe), quatre trophĂ©es de la coupe d’Afrique des Nations Messieurs, depuis l’avĂšnement du Renouveau. Cela mĂ©ritait bien les investissements colossaux consentis par l’Etat autour des CAN 2016 et 2019. D’autant plus que le prĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©tĂ© réélu en octobre 2011 sur la base d’un ambitieux programme d’infrastructures. A cĂŽtĂ© de l’énergie et des routes, le volet sportif du vaste chantier commence lui aussi Ă  donner une idĂ©e de la mĂ©tamorphose en cours.
@Paul_Biya

Yves ATANGA

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34 ans aprĂšs cet historique 6 novembre 1982, Paul Biya est toujours aussi rĂ©solument tournĂ© vers l’avenir. Cela donne Ă©videmment un discours qui place la jeunesse au cƓur des prĂ©occupations. Et depuis deux ou trois ans, c’est un Paul Biya insistant qui parle souvent Ă  ses jeunes compatriotes des opportunitĂ©s inĂ©dites qu’offre leur Ă©poque. L’Internet et les rĂ©seaux sociaux ne sont pas seulement le terrain fertile pour une libertĂ© d’expression dĂ©bridĂ©e, comme on l’observe avec parfois de graves dĂ©rapages. L’économie numĂ©rique est devenue une vĂ©ritable fixation pour le prĂ©sident de la RĂ©publique, trĂšs au fait de cette vĂ©ritable rĂ©volution qui s’opĂšre depuis plusieurs annĂ©es. Et l’on peut dire que la « gĂ©nĂ©ration Android » n’est pas sourde au discours qui l’invite Ă  saisir Ă  deux mains la chance inouĂŻe qu’apporte le dĂ©veloppement prodigieux des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les innombrables start-up qui naissent et se dĂ©veloppent tous les jours Ă  YaoundĂ©, Buea, Douala ou Bamanda, les nombreuses distinctions accumulĂ©es par les jeunes chercheurs et inventeurs camerounais depuis quelques annĂ©es, sont le signe qu’ils ont pu bĂ©nĂ©ficier d’un cadre minimum pour exprimer leur sens de l’initiative. D’ailleurs, ils peuvent compter sur l’accompagnement du chef de l’Etat. Ce n’est pas le gĂ©nial Arthur Zang et son trĂšs convaincant Cardiopad qui le dĂ©mentirait.

Chez Paul Biya, la mĂȘme fixation s’exprime Ă  propos de l’agriculture. « La terre ne trahit jamais », martĂšle-t-il le 10 fĂ©vrier 2016, lors du message Ă  la jeunesse. Une invite tout aussi permanente, depuis qu’il a appelĂ© le pays tout entier Ă  prendre le train de l’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration, lors du comice agropastoral d’Ebolowa en 2011. Et depuis lors, tous les discours du chef de l’Etat reviennent sur le sujet dont la pertinence est renforcĂ©e par la baisse des cours du pĂ©trole. Un coup dur pour les Ă©conomies en mal de diversification. Une opportunitĂ© aussi pour ceux qui, comme le Cameroun, peuvent compter sur des niches de croissance variĂ©es.

C’est le sens de l’appel constant de Paul Biya. Si l’économie camerounaise affiche cette rĂ©silience saluĂ©e jusque dans les institutions financiĂšres internationales, c’est bien parce qu’il a su se mettre Ă  l’abri des certaines dĂ©pendances. Et comme le dĂ©veloppe souvent son prĂ©sident, le pays doit pouvoir passer le cap de la rĂ©silience pour amorcer un vĂ©ritable dĂ©collage. C’est le sens de la main tendue aux jeunes. Alors que l’Etat s’attĂšle Ă  doter le pays d’infrastructures nĂ©cessaires Ă  son dĂ©veloppement, leur patriotisme dĂ©jĂ  saluĂ© dans la mobilisation remarquable contre le terrorisme, leur sens moral et leur esprit d’initiative feront le reste. En tout cas, Paul Biya n’a jamais failli dans sa disponibilitĂ© Ă  les accompagner : « Vous pouvez compter sur moi ».