Cameroon Tribune
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First Lady’s Social Work: CERAC Activities In The Spotlight

Politique
Roland MBONTEH

The missions of the Circle of Friends of Cameroon were presented yesterday by the association’s General Coordinator in a colloquium at the University of Yaounde II.



Created in 1995 by Cameroon’s First Lady, Mrs. Chantal Biya, the Circles of Friends of Cameroon (CERAC), a humanitarian, non-profit and apolitical association has stood the test of time. The association has and is still at the centre of social action in the country thereby accompanying the State in its social policy. For little over 20 years of its existence, the General Coordinator of CERAC, Dr. Linda Yang says CERAC’s activities merit special attention evidenced in the present colloquium organised by the University of Yaounde II in Soa on the “Fundamental Rights and Politics of Solidarity in the Social Actions of the First Lady of Cameroon”.

Dr. Mrs Yang was speaking yesterday at the Soa campus, during part-two of the colloquium wherein she presented the actions and missions of CERAC. The objectives of CERAC as presented by its General Coordinator, amongst which are; humanitarian assistance to vulnerable populations, facilitating access to health care, promotion of inclusive education, fight against poverty and human suffering amongst others. The actions of the First Lady she said fall in line with Article 25 of the Universal Declaration of Human Rights. Mrs Chantal Biya’s humanitarian actions, she added are not only recognised nationally but also by the international community as seen by her designation as UNESCO’s Goodwill Ambassador amongst others.

The General Coordinator, in her presentation, curved out the different sectors of intervention of the First Lady notably, health, education, economic empowerment of girls and women and social actions such as assistance to victims of catastrophes such as the Nsam fire disaster amongst others. The association she pointed out, has constructed, renovated and equipped several schools and health centres in all parts of the country. CERAC’s successes are realised thanks to contributions by members and support from partners. While saluting the initiators of the colloquium, Mrs Yang said CERAC activities are rich, intense and diverse just as the composition of members with diverse backgrounds.
Colloque: la premiĂšre dame de toutes les attentions

Politique
Jean Francis BELIBI

A l’initiative des universitaires, une rencontre d’idĂ©es s’est ouverte mardi Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II.

La premiĂšre dame n’a pas un rĂŽle institutionnel au Cameroun. Pourtant depuis 1994, l’on a vu son dĂ©ploiement sur le plan social en vue de venir en appui Ă  ses concitoyens dans de nombreux domaines, dans un monde de plus en plus dĂ©shumanisĂ©. Un dĂ©vouement qui s’est caractĂ©risĂ© par la mise sur pied d’un certain nombre de structures qui supporte cette action sociale. On peut ainsi citer, sans ĂȘtre exhaustif, la Fondation Chantal Biya (FCB) qui bĂ©nĂ©ficie dĂ©sormais du statut consultatif spĂ©cial du Conseil Ă©conomique et social des Nations unies ; les Synergies africaines contre le Sida et les souffrances ; le Centre international de rĂ©fĂ©rence Chantal Biya (CIRCB) ; le Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH). Autant d’initiatives qui valent Ă  leur gĂ©nitrice, respect, admiration et reconnaissance au sein de l’opinion publique nationale et internationale. Ainsi donc, elle est depuis novembre 2008, ambassadrice de bonne volontĂ© de l’UNESCO, ambassadrice spĂ©ciale de l’ONUSIDA depuis 2015 pour ne signaler que ces cas. Suffisant pour que la communautĂ© scientifique camerounaise se penche sur cette action et ouvre la rĂ©flexion pour une Ă©ventuelle institutionnalisation du statut de la premiĂšre dame. C’est ce qui se fait depuis mardi dans la salle des actes du rectorat de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
En ouvrant, au nom du Premier ministre, chef du gouvernement, qui en assure le parrainage, le colloque sur le thĂšme « Droits fondamentaux et politiques de solidaritĂ© au prisme de l’action sociale de la premiĂšre dame du Cameroun, le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (MINESUP) et Chancelier des Ordres acadĂ©miques s’est voulu clair : il s’agit de questionner la dimension heuristique de l’Ɠuvre sociale de la premiĂšre dame du Cameroun. Une personnalitĂ© qui s’est affirmĂ©e en « posant des actions sociales et humanitaires au plan national et international », d’oĂč les nombreuses reconnaissances qui ont suivi ce dĂ©vouement. DĂšs lors, pour le MINESUP, Ă  partir du moment oĂč tout fait social peut faire l’objet d’une analyse scientifique, « il ne s’agit pas d’aimer ou d’exĂ©crer telle ou telle action », mais simplement d’analyser froidement son fonctionnement interne et externe. Avant lui, Jean StĂ©phane Biatcha, secrĂ©taire exĂ©cutif des Synergies africaines, a tenu Ă  rappeler qu’avant l’organisation du prĂ©sent colloque, de nombreux auteurs avaient dĂ©jĂ  consacrĂ© leurs Ă©crits Ă  la premiĂšre dame. On comprend dĂšs lors, avec le Pr. Adolphe Minkoa She, prĂ©sident du ComitĂ© scientifique des travaux, que le colloque, qui se poursuit, ne relĂšve pas de l’inĂ©dit. Il donne simplement la possibilitĂ© Ă  la communautĂ© universitaire nationale d’ouvrir la rĂ©flexion sur le statut d’une personne qui consacre sa vie Ă  Ɠuvrer Ă  l’abaissement des souffrances des autres.
Catastrophe ferroviaire d’EsĂ©ka: rĂ©cupĂ©ration malsaine

Dossiers de la redaction
MAKON ma PONDI

La rĂ©cente catastrophe d’EsĂ©ka sert de prĂ©texte Ă  certains pour dĂ©verser leur bile sur les rĂ©seaux sociaux ou se livrer Ă  d’autres basses manƓuvres sur fond de rĂ©cupĂ©ration politique.

La catastrophe ferroviaire survenue le 21 octobre dernier Ă  EsĂ©ka a suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions au sein de l’opinion nationale, tant le pays Ă©tait sous le choc. Notamment au regard du nombre Ă©levĂ© des victimes consĂ©cutives au tragique dĂ©raillement que l’on sait. Normal que les uns et les autres aient tenu Ă  livrer leurs sentiments et analyses de la situation ainsi créée, ces tristes Ă©vĂ©nements ayant endeuillĂ© la nation tout entiĂšre.
Sauf que usant – et peut-ĂȘtre mĂȘme abusant – de la libertĂ© d’expression qui caractĂ©rise le Cameroun sous le Renouveau, de nombreux acteurs de la sphĂšre politique ont trouvĂ© dans ce sujet comme un vĂ©ritable pain bĂ©ni. A travers les ondes de la presse dite chaude et les colonnes des journaux, le sinistre d’EsĂ©ka s’est vite transformĂ© pour certains en dĂ©fouloir, un alibi commode, un exutoire rĂȘvĂ© pour assĂ©ner des coups, porter l’estocade, assouvir des appĂ©tits bassement politiciens. De la vĂ©tustĂ© des installations ferroviaires au sous-Ă©quipement de l’hĂŽpital de district d’EsĂ©ka, en passant par l’arrivĂ©e tardive des secours sur le lieu du drame, l’absence d’une antenne locale de sapeurs-pompiers, le dĂ©labrement de l’axe routier BoumnyĂ©bĂšl-EsĂ©ka, tout y est passĂ© sur fond de dĂ©magogie Ă  peine dĂ©guisĂ©e.
Des dĂ©clarations qui ne visaient manifestement qu’un seul objectif : accabler, embarrasser au maximum le chef de l’Etat et en tirer les dividendes politiques consĂ©quents. Il est peu probable dans ce contexte que les critiques et autres prises de position des diffĂ©rents acteurs aient pu ĂȘtre guidĂ©es uniquement par la compassion. On peut s’étonner que ni le soutien aux familles Ă©prouvĂ©es, ni l’évacuation et la prise en charge des blessĂ©s dans diverses formations hospitaliĂšres, ni l’assistance matĂ©rielle et financiĂšre octroyĂ©e aux victimes ou leurs ayants-droit – en attendant les indemnisations de l’assureur - n’aient pu trouver grĂące aux yeux de ceux qui ont pour seul credo la dĂ©faillance allĂ©guĂ©e du gouvernement.
On sait pourtant que le prĂ©sident Paul Biya, en mĂȘme temps qu’il a dĂ©crĂ©tĂ© une journĂ©e de deuil national sur toute l’étendue du pays le 24 octobre dernier, a mis sur pied une commission d’enquĂȘte avec pour mission de dĂ©terminer les causes de l’accident, de proposer les mesures visant Ă  limiter les risques de survenance d’une telle catastrophe Ă  l’avenir et d’établir clairement les responsabilitĂ©s, toutes choses qui devraient permettre de comprendre les dysfonctionnements observĂ©s et de ressouder l’union des cƓurs de tous les Camerounais dans la douleur. Au lieu de les opposer en chapelles et en clivages inutiles.
Catastrophe ferroviaire d’EsĂ©ka : RĂ©cupĂ©ration malsaine.
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Cameroon Tribune du vendredi, 4 novembre 2016.
Le Bureau politique proroge le mandat de Paul Biya Ă  la tĂȘte du RDPC

ESSAMA ESSOMBA

RĂ©uni hier sous la houlette du prĂ©sident Paul Biya, prĂ©sident national du RDPC, le Bureau politique du principal parti au pouvoir a pris d’importantes rĂ©solutions.



Les membres du Bureau politique du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais, le principal parti politique au pouvoir, sont arrivĂ©s en escorte hier en fin de matinĂ©e au palais de l’UnitĂ©. Seul Cavaye YeguiĂ© Djibril, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, a pris une lĂ©gĂšre avance sur le perron oĂč une section de la Garde prĂ©sidentielle rendait les honneurs. RegroupĂ©es, pour ainsi dire en grappes, les autres personnalitĂ©s ont Ă©tĂ© accueillies, par les responsables du protocole : Emmanuel Bonde, Gilbert Tsimi Evouna, Fon Anang Francis, Bernard Ndongo Essomba, John Ebong Ngole, Mrs Regina Mundi, Peter Mafany Musonge, Sali DaĂŻrou, Mme GĂ©neviĂšve Tjoues, Jean Nkuete, Mohammadou Abbo Ousmanou, Thomas Tobbo Eyoum, le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, Jacques Fame Ndongo, le Lamido Aboubakary Abdoulaye, RenĂ© Emmanuel Sadi, ThĂ©ophile Baoro et Mme Rose Zang Nguele. Soit au total dix-neuf membres prĂ©sents. Il y a lieu de rappeler que le Bureau politique du RDPC, tel qu’il est ressorti aprĂšs le CongrĂšs ordinaire des 15 et 16 septembre 2011, comprenait 23 membres dont 20 Ă©lus et 3 dĂ©signĂ©s par le prĂ©sident national. Entre temps, un membre est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  savoir Mme Delphine Medjo. Deux membres Ă©taient absents, empĂȘchĂ©s : Luc Ayang qui est aussi prĂ©sident du Conseil Ă©conomique et social, et Janvier Mongui Sossomba, par ailleurs, prĂ©sident de la Chambre d’agriculture. Quant Ă  Marafa Hamidou Yaya, il n’est un secret pour personne qu’il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  20 ans de prison Ă  l’issue d’un procĂšs.

Sous la houlette du prĂ©sident national du RDPC, Paul Biya, prĂ©sident de la RĂ©publique, la rĂ©union du Bureau politique tenue Ă  huis clos dans la salle des conseils des ministres a durĂ© environ une heure. Il est utile de rappeler que, conformĂ©ment aux statuts du RDPC, le Bureau politique est chargĂ© d’assister le prĂ©sident national dans la conduite des affaires du parti. Au terme de la rĂ©union d’hier, le secrĂ©taire Ă  la Communication du ComitĂ© central, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a rĂ©sumĂ© son contenu devant la presse nationale (lire le script de l’entretien avec les journalistes). AprĂšs avoir indiquĂ© l’ordonnancement des travaux, il a soulignĂ© l’apprĂ©ciation positive du prĂ©sident national sur la marche du parti et la mobilisation des militants derriĂšre le prĂ©sident Paul Biya. Dans la foulĂ©e, il a annoncĂ© les rĂ©solutions adoptĂ©es Ă  l’unanimitĂ© par les membres du Bureau politique dont voici la quintessence.

La premiÚre résolution a trait à la prorogation de période comprise entre deux sessions du CongrÚs ordinaire du RDPC. La deuxiÚme résolution concerne la prorogation du mandat du président national du RDPC, le président Paul Biya. La troisiÚme résolution se rapporte à la prorogation des mandats des membres du Comité central et du Bureau politique du RDPC. La quatriÚme résolution proroge les mandats des membres des bureaux nationaux des femmes et des jeunes du RDPC.
Paul Biya tient le cap

BADJANG ba NKEN

Il y a 34 ans, le 6 novembre 1982, Paul Biya accĂ©dait Ă  la magistrature suprĂȘme. Il succĂ©dait ainsi Ă  Ahmadou Ahidjo, premier prĂ©sident de la RĂ©publique qui, deux jours auparavant, avait dĂ©missionnĂ© de ses fonctions. A l’occasion de cet anniversaire, Cameroon Tribune sacrifie Ă  la tradition qui veut qu’en pareille circonstance on s’arrĂȘte, non seulement pour Ă©valuer le chemin parcouru, mais aussi pour sonder l’avenir.

34 ans aprĂšs l’avĂšnement du Renouveau national, un constat s’impose : l’évolution du Cameroun sous la conduite du prĂ©sident Paul Biya n’a pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille. Il ne pouvait d’ailleurs en ĂȘtre autrement, quand on sait que la vie de toute sociĂ©tĂ© humaine est, de tout temps, jalonnĂ©e de hauts et de bas. De nombreuses catastrophes dont celle du 21 octobre dernier Ă  EsĂ©ka, celles de Nyos et de Nsam, des tensions sociales gĂ©nĂ©rĂ©es par deux dĂ©cennies de crise Ă©conomique, les tentatives d’atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© du territoire national notamment par le groupe terroriste Boko Haram ou des institutions de la RĂ©publique 
 ont profondĂ©ment meurtri les Camerounais. Leur imposant parfois l’épreuve des larmes et du sang.

MalgrĂ© ces Ă©vĂ©nements douloureux dont certains Ă©taient de nature Ă  dĂ©stabiliser le pays et Ă  compromettre son avenir, les Camerounais ont toujours su transcender leurs divergences. Pour privilĂ©gier l’essentiel, Ă  savoir : la paix et l’unitĂ© nationale. Au point de faire du Cameroun une exception en Afrique en matiĂšre de stabilitĂ© des institutions. C’est cette paix et cette stabilitĂ© jalousement prĂ©servĂ©es qui ont du reste permis au prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya de continuer Ă  travailler avec acharnement Ă  l’édification d’un pays plus fort, plus uni et plus solidaire. L’on se souvient d’ailleurs que dans une interview accordĂ©e au journaliste français Yves Mourousi, de regrettĂ©e mĂ©moire, le 21 juillet 1990, Paul Biya dĂ©clarait : « Je voudrais que l’histoire retienne de moi l’image de l’homme qui a apportĂ© Ă  son pays la dĂ©mocratie et la prospĂ©ritĂ© ». Un projet de sociĂ©tĂ© pour la mise en Ɠuvre duquel il ne mĂ©nage aucun effort.

Si l’on peut se permettre un bilan, 34 ans aprĂšs, il apparaĂźt clairement que la dĂ©mocratie est devenue une rĂ©alitĂ© palpable au Cameroun. GrĂące Ă  l’homme du 6 novembre 1982, les lois d’exception ont Ă©tĂ© abolies, les libertĂ©s consacrĂ©es, le multipartisme restauré  La loi fondamentale a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour l’adapter Ă  la nouvelle donne politique. Ce qui a permis de mettre sur pied de nouvelles institutions qui renforcent l’Etat de droit, notamment la Chambre des comptes et le SĂ©nat. Au plan administratif, la dĂ©centralisation que la majoritĂ© des Camerounais appelaient de tous leurs vƓux pour rendre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es plus efficientes est sur les rails, bien qu’elle soit encore Ă  parfaire. Les Ă©lections jadis organisĂ©es par le gouvernement et qui Ă©taient constamment Ă  l’origine de profondes divisions entre Camerounais ont Ă©tĂ© confiĂ©es Ă  Elections Cameroon (ELECAM), un organe indĂ©pendant qui s’efforce de les rendre de plus en plus transparentes, avec notamment l’introduction de la biomĂ©trie dans les opĂ©rations d’inscription.

Quant Ă  la quĂȘte de la prospĂ©ritĂ©, le prĂ©sident de la RĂ©publique ne s’est pas contentĂ© d’en baliser la voie. En effet, aprĂšs deux dĂ©cennies de lutte acharnĂ©e contre la crise Ă©conomique, le Cameroun a rĂ©ussi Ă  atteindre successivement le point de dĂ©cision, puis le point d’achĂšvement de l’initiative PPTE. Afin de capitaliser ces acquis, le chef de l’Etat pour qui l’amĂ©lioration du bien-ĂȘtre de ses compatriotes est un souci permanent, a mis sur pied la politique des Grandes Ambitions. Il l’a transformĂ©e par la suite en Grandes RĂ©alisations qui se concrĂ©tisent sur le terrain par la construction d’importantes infrastructures de communication dont l’autoroute Douala-YaoundĂ© et le port en eau profonde de Kribi, de nombreux barrages hydro-Ă©lectriques dont certains n’attendent que l’inauguration.
Paul Biya tient le cap

BADJANG ba NKEN

...

Le combat pour la dĂ©mocratie et la prospĂ©ritĂ© n’a fort heureusement pas Ă©clipsĂ© la volontĂ© d’instaurer au Cameroun la rigueur dans la gestion et la moralisation des comportements qui sont les fondements du Renouveau national. En effet, Paul Biya, tel un navigateur intrĂ©pide qui maintient le cap malgrĂ© les vents contraires, n’entend pas baisser les bras tant que les dĂ©linquants en col blanc ne mettront pas un terme Ă  leur sale besogne. Comme l’atteste la rĂ©activation et la mise sur pied de nombreuses institutions de lutte contre la corruption et les atteintes Ă  la fortune publique : ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat, Commission nationale anti-corruption (CONAC), Agence nationale d’investigation financiĂšre (ANIF), Chambre des comptes, Tribunal criminel spĂ©cial (TCS), cellules de lutte anti-corruption des ministĂšres


Au total, 34 ans aprĂšs son accession Ă  la magistrature suprĂȘme, la dĂ©termination de Paul Biya Ă  conduire le bateau Cameroun vers des rivages toujours plus ensoleillĂ©s est demeurĂ©e intacte. Elle se poursuit allĂšgrement, malgrĂ© quelques couacs. Dans sa lettre aux Camerounais le 3 novembre 2009, Ă  l’occasion du 27e anniversaire du Renouveau national, il le relevait clairement en ces termes : « Je poursuivrai plus ardemment la bataille de l’amĂ©lioration des conditions de vie, la justice sociale et la lutte contre la pauvretĂ© (
). Je veillerai de plus prĂšs Ă  la mise en Ɠuvre des grands chantiers identifiĂ©s (
). J’irai jusqu’au bout dans la recherche des solutions au douloureux problĂšme de l’emploi des jeunes (
). J’irai jusqu’au bout dans la normalisation des comportements, la lutte contre la corruption, le dĂ©tournement des biens publics ».
@Paul_Biya

Yves ATANGA

A l’image de sa fixation quasi-obsessionnelle sur le dĂ©veloppement du numĂ©rique, des infrastructures et de l’agriculture, Paul Biya en 2016 est un prĂ©sident rĂ©solument consacrĂ© aux jeunes et forcĂ©ment tournĂ© vers l’avenir.

Il flotte dĂ©jĂ  un air de Coupe d’Afrique des Nations de football en ce mois de novembre au Cameroun. Le prĂ©sident de la RĂ©publique qui fĂȘte ce week-end les 34 ans de son accession Ă  la magistrature suprĂȘme a pu savourer, dimanche dernier, les prĂ©mices de la grande fĂȘte qu’il offre Ă  la jeunesse camerounaise. C’est en effet un stade Omnisports de YaoundĂ© remis Ă  neuf qui a accueilli, le 30 octobre dernier, la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture de la saison sportive au Cameroun. L’occasion traditionnelle de communion entre Paul Biya et toute la jeunesse camerounaise a revĂȘtu cette annĂ©e un caractĂšre particulier en raison de l’évĂ©nement Ă  venir. GrĂące Ă  l’entregent remarquable de son prĂ©sident, le Cameroun est le pays hĂŽte de la Coupe d’Afrique des Nations de football fĂ©minin. ÉvĂ©nement inĂ©dit, qui prĂ©cĂšde la « grande » CAN, masculine, en janvier 2019.

La diplomatie camerounaise, que ses dĂ©tracteurs arrosent souvent de critiques a pourtant encore infligĂ© un revers aux oiseaux de mauvais augure et aux adeptes de la mauvaise foi. Avec un Paul Biya dĂ©cidĂ© et plutĂŽt serein Ă  la manƓuvre, le pays des Lions indomptables n’a pas eu beaucoup de mal Ă  convaincre. Les atouts du Cameroun (grande nation de football, pays stable, paisible et accueillant
) ont fait passer sans grosse difficultĂ©, les deux candidatures Ă  l’organisation de deux des plus grandes compĂ©titions de football sur le continent. On pouvait donc comprendre le sourire radieux du chef de l’Etat dimanche dernier au stade. Lunettes de soleil et bonne humeur affichĂ©e. A quelques jours du dĂ©marrage de la CAN fĂ©minine, Paul Biya sait qu’il tient son premier pari.

Au-delĂ  des fĂȘtes sportives en elles-mĂȘmes, l’organisation de ces grands rassemblements sportifs est aussi une formidable occasion d’offrir Ă  la jeunesse camerounaise, des infrastructures de pointe, Ă  la mesure du talent reconnu aux sportifs camerounais Ă  travers la planĂšte. Trois mĂ©dailles d’or aux Jeux olympiques (triple saut et football), une mĂ©daille d’argent (boxe), quatre trophĂ©es de la coupe d’Afrique des Nations Messieurs, depuis l’avĂšnement du Renouveau. Cela mĂ©ritait bien les investissements colossaux consentis par l’Etat autour des CAN 2016 et 2019. D’autant plus que le prĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©tĂ© réélu en octobre 2011 sur la base d’un ambitieux programme d’infrastructures. A cĂŽtĂ© de l’énergie et des routes, le volet sportif du vaste chantier commence lui aussi Ă  donner une idĂ©e de la mĂ©tamorphose en cours.
@Paul_Biya

Yves ATANGA

...

34 ans aprĂšs cet historique 6 novembre 1982, Paul Biya est toujours aussi rĂ©solument tournĂ© vers l’avenir. Cela donne Ă©videmment un discours qui place la jeunesse au cƓur des prĂ©occupations. Et depuis deux ou trois ans, c’est un Paul Biya insistant qui parle souvent Ă  ses jeunes compatriotes des opportunitĂ©s inĂ©dites qu’offre leur Ă©poque. L’Internet et les rĂ©seaux sociaux ne sont pas seulement le terrain fertile pour une libertĂ© d’expression dĂ©bridĂ©e, comme on l’observe avec parfois de graves dĂ©rapages. L’économie numĂ©rique est devenue une vĂ©ritable fixation pour le prĂ©sident de la RĂ©publique, trĂšs au fait de cette vĂ©ritable rĂ©volution qui s’opĂšre depuis plusieurs annĂ©es. Et l’on peut dire que la « gĂ©nĂ©ration Android » n’est pas sourde au discours qui l’invite Ă  saisir Ă  deux mains la chance inouĂŻe qu’apporte le dĂ©veloppement prodigieux des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les innombrables start-up qui naissent et se dĂ©veloppent tous les jours Ă  YaoundĂ©, Buea, Douala ou Bamanda, les nombreuses distinctions accumulĂ©es par les jeunes chercheurs et inventeurs camerounais depuis quelques annĂ©es, sont le signe qu’ils ont pu bĂ©nĂ©ficier d’un cadre minimum pour exprimer leur sens de l’initiative. D’ailleurs, ils peuvent compter sur l’accompagnement du chef de l’Etat. Ce n’est pas le gĂ©nial Arthur Zang et son trĂšs convaincant Cardiopad qui le dĂ©mentirait.

Chez Paul Biya, la mĂȘme fixation s’exprime Ă  propos de l’agriculture. « La terre ne trahit jamais », martĂšle-t-il le 10 fĂ©vrier 2016, lors du message Ă  la jeunesse. Une invite tout aussi permanente, depuis qu’il a appelĂ© le pays tout entier Ă  prendre le train de l’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration, lors du comice agropastoral d’Ebolowa en 2011. Et depuis lors, tous les discours du chef de l’Etat reviennent sur le sujet dont la pertinence est renforcĂ©e par la baisse des cours du pĂ©trole. Un coup dur pour les Ă©conomies en mal de diversification. Une opportunitĂ© aussi pour ceux qui, comme le Cameroun, peuvent compter sur des niches de croissance variĂ©es.

C’est le sens de l’appel constant de Paul Biya. Si l’économie camerounaise affiche cette rĂ©silience saluĂ©e jusque dans les institutions financiĂšres internationales, c’est bien parce qu’il a su se mettre Ă  l’abri des certaines dĂ©pendances. Et comme le dĂ©veloppe souvent son prĂ©sident, le pays doit pouvoir passer le cap de la rĂ©silience pour amorcer un vĂ©ritable dĂ©collage. C’est le sens de la main tendue aux jeunes. Alors que l’Etat s’attĂšle Ă  doter le pays d’infrastructures nĂ©cessaires Ă  son dĂ©veloppement, leur patriotisme dĂ©jĂ  saluĂ© dans la mobilisation remarquable contre le terrorisme, leur sens moral et leur esprit d’initiative feront le reste. En tout cas, Paul Biya n’a jamais failli dans sa disponibilitĂ© Ă  les accompagner : « Vous pouvez compter sur moi ».
Don alimentaire spĂ©cial du chef de l’Etat: 35 500 Ă©lĂšves aux anges

Joël MAMAN

La cĂ©rĂ©monie de lancement officiel de cette phase prĂ©sidĂ©e par le ministre Henri Eyebe Ayissi s’est dĂ©roulĂ© mercredi dernier Ă  Mora.

LancĂ© depuis mai 2015, le « don spĂ©cial alimentaire du chef de l’Etat » en faveur des populations dĂ©placĂ©es victimes des exactions perpĂ©trĂ©es par les combattants de la secte Boko Haram dans les zones transfrontaliĂšres avec le Nigeria est dĂ©jĂ  Ă  sa cinquiĂšme phase. Pour le lancement officiel, le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi, en sa double qualitĂ© de prĂ©sident du ComitĂ© de suivi de la mise en Ɠuvre des mesures urgentes de la sĂ©curitĂ© alimentaire dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-nord est descendu personnellement Ă  Mora, chef-lieu du dĂ©partement du Mayo-Sava. Il Ă©tait accompagnĂ© d’autres membres du gouvernement Ă  l’instar de ClĂ©mentine Ananga Messina, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© au MINADER et Boniface Bayoala, le secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre des Enseignements secondaires.

Cet acte V du « don spĂ©cial alimentaire du chef de l’Etat » est tout particulier. ConstituĂ© de denrĂ©es alimentaires (riz, maĂŻs, sucre, sardines
) et de savon, cet autre geste du chef de l’Etat concerne cette fois-ci 35.500 Ă©lĂšves, dont 27 000 du primaire et 8 500 du secondaire. Une occasion que les bĂ©nĂ©ficiaires ont saisi pour envoyer un message au chef de l’Etat que Hawa Sali, le dĂ©lĂ©guĂ© des Ă©lĂšves appelle affectueusement « Papa ». Elle est une fille, Ă©lĂšve de Terminale A4 au lycĂ©e de Kolofata, dĂ©localisĂ© Ă  Mora. Parlant au nom de tous ses camarades, elle a demandĂ© au chef de dĂ©lĂ©gation, le ministre Eyebe Ayissi de dire au prĂ©sident de la RĂ©publique que « la joie qui nous habite est immense. Nos parents et nous avons abandonnĂ© nos maisons et plantations pour nous rĂ©fugier Ă  Mora. Ce don vient rĂ©soudre le problĂšme de faim que nous vivons chaque jour. En retour, nous lui promettons de bien frĂ©quenter. Nous sommes sĂ»rs, nous rĂ©ussirons ! », dira-t-elle. Une dĂ©claration qui a arrachĂ© des applaudissements de la part des autoritĂ©s administratives et traditionnelles locales.

Pour le directeur du CES de Mora Massif, Abba ZakĂ©, l’un des Ă©tablissements qui a accueilli le plus grand nombre de dĂ©placĂ©s, « l’accompagnement du chef de l’Etat vient rĂ©soudre plusieurs problĂšmes. Pour bien Ă©tudier et fournir de bons rĂ©sultats, ces enfants ont besoin de bien se nourrir et le prĂ©sident l’a compris. Nous le remercions », affirme-t-il.
Football: la sélection kenyanne affronte les Lionnes indomptables à Yaoundé ce dimanche 6 novembre

Sports
AngĂšle BEPEDE

D’abord annulĂ© par la FĂ©dĂ©ration kenyanne, le match va se jouer alors que les Lionnes se prĂ©parent depuis mardi.



« AgnĂšs (Nkada, ndlr), c’est dans la tĂȘte. Vas-y ». Petit encouragement de Madeleine MichĂšle Ngono Mani, joueuse la plus capĂ©e de la sĂ©lection nationale de football fĂ©minin. AgnĂšs Nkada, c’est l’avant-centre du FC Lorient de football fĂ©minin. Au stade militaire, 24 joueuses poursuivent le huitiĂšme regroupement de la sĂ©lection nationale depuis mardi dernier. Et pour AgnĂšs Nkada, les jambes sont lourdes ce matin (mercredi, ndlr). Pas moyen d’aller au rythme des coĂ©quipiĂšres. La sĂ©ance d’entraĂźnement ressemble Ă  une phase de match oĂč l’on doit tout donner. Les gestes sont prĂ©cis. Les joueuses vont jusqu’au bout de l’action. Les Camerounaises, hĂŽtes de la 10e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin (CAN) prĂ©vue du 19 novembre au 3 dĂ©cembre, sont basĂ©es Ă  YaoundĂ© dans le groupe A. Elles affronteront l’Egypte, l’Afrique du Sud et le ZimbabwĂ©.

Le retour Ă  YaoundĂ© aprĂšs le sĂ©jour Ă  Akono rime avec pression. Voir ces affiches dans la ville, ce public excitĂ© assister Ă  une sĂ©ance d’entraĂźnement, ces Ă©lĂšves sortis de classes qui hĂšlent certaines Ă  la fin d’une sĂ©ance d’entraĂźnement pour une photo, c’est la preuve que la compĂ©tition a commencĂ©. Le public compte sur « elles ». Le match amical retour contre le Kenya, d’abord annulĂ© par les visiteurs, a Ă©tĂ© confirmĂ© pour ce week-end Ă  YaoundĂ©. « C’est mardi Ă  22h que nous avons Ă©tĂ© appelĂ©s. Il nous a Ă©tĂ© dit que nous jouerons contre le Kenya dimanche », explique le sĂ©lectionneur, Enow Ngachu.

De sources dignes de foi, un contrat liait les deux pays. Et en cas de rĂ©siliation, le Kenya se devait de payer des pĂ©nalitĂ©s. C’est fort de ce constat que le pays a dĂ©cidĂ© de se rendre au Cameroun. « Nous avons dĂ» modifier le programme. Ce sont les matchs de prĂ©paration qui nous permettent de dĂ©celer les problĂšmes que nous avons encore », poursuit le sĂ©lectionneur. Les sparring-partners sont capitaux pour le staff. Ils permettent non seulement de rendre les joueuses plus compĂ©titives, mais Ă©galement d’évaluer le niveau de prĂ©paration du groupe. Si elles sont 24 aujourd’hui, sept joueuses libĂšreront la place Ă  la horde d’autres professionnelles encore attendues. Et ça, c’est matiĂšre Ă  pression. Pas question d’en rajouter.

Tout le monde veut gagner sa place.
Diplomatie: discrétion et efficacité

Politique
Augustin FOGANG

Les 34 annĂ©es Ă©coulĂ©es ont Ă©tĂ© marquĂ©es par la remarquable montĂ©e en puissance d’une diplomatie camerounaise toujours plus ouverte, tournĂ©e vers la modernitĂ©.



Un regard rĂ©trospectif sur les 34 annĂ©es Ă©coulĂ©es depuis l’accession Ă  la magistrature suprĂȘme du prĂ©sident Paul Biya met en lumiĂšre maints acquis probants d’une diplomatie rayonnante, conduite plus volontiers dans la discrĂ©tion mais efficace, Ă  en juger par les nombreux bons fruits. Il n’est que de rappeler, Ă  titre d’illustration, l’heureux aboutissement de l’affaire dite de Bakassi, dont on sait avec quel doigtĂ© la conduite en a Ă©tĂ© assurĂ©e cĂŽtĂ© camerounais par le prĂ©sident Paul Biya. Le cĂ©lĂšbre Accord de Greentree du 12 juin 2006 relatif aux modalitĂ©s de retrait du Nigeria et de transfert d’autoritĂ© dans la pĂ©ninsule de Bakassi, est apparu au plan mondial comme un modĂšle de rĂ©solution pacifique des conflits.

La liste est bien longue, des succĂšs diplomatiques du Cameroun engrangĂ©s depuis 34 ans sous la conduite mĂ©thodique de l’homme du Renouveau. Outre le rĂšglement pacifique du diffĂ©rend frontalier Cameroun-Nigeria, figurent parmi les succĂšs les plus retentissants : l’organisation Ă  YaoundĂ©, en juillet 1996 du 32e sommet de l’Organisation de l’UnitĂ© africaine, en janvier 2001 du 21e sommet Afrique-France ; la tenue en mai 2010 de la confĂ©rence internationale de YaoundĂ© « Africa21 » ; la tenue Ă  YaoundĂ© en juin 2013 du tout premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Commission du golfe de GuinĂ©e (CGG) sur la sĂ»retĂ© et la sĂ©curitĂ© maritime dans le golfe de GuinĂ©e ; la tenue en fĂ©vrier 2015 Ă  YaoundĂ© de la session extraordinaire de la ConfĂ©rence des chefs d’Etat du conseil de Paix et de sĂ©curitĂ© de l’Afrique centrale (COPAX) consacrĂ©e Ă  la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. Autant de rencontres qui ont Ă  chaque fois donnĂ© Ă  voir le rĂŽle Ă©minent que le Cameroun joue sur la scĂšne internationale. Il n’est pas superflu de rappeler, dans le mĂȘme ordre d’idĂ©es, les trois visites papales que le Cameroun a dĂ©jĂ  accueillies, dont deux de SS Jean Paul II (1985 et 1995) et une de SS BenoĂźt XVI (2009), en leur double qualitĂ© de chefs de l’Etat du Vatican et de chefs de l’église catholique romaine.

PrĂ©sence, participation et rayonnement. C’est sur ce triptyque que repose la diplomatie camerounaise dans la conduite de laquelle le prĂ©sident Paul Biya n’a eu de cesse d’imprimer sa marque personnelle depuis 1982. Principales caractĂ©ristiques de cette diplomatie : la rĂ©affirmation de la souverainetĂ© du Cameroun, Etat de droit ; une diplomatie discrĂšte mais efficace ; la non-ingĂ©rence dans les affaires intĂ©rieures d’autres Etats ; la paix mondiale ; la justice ; la dĂ©mocratie et la solidaritĂ© internationale.

Des Ă©vĂ©nements du passĂ© rĂ©cents ont davantage mis en lumiĂšre l’opiniĂątretĂ© avec laquelle Paul Biya met en Ɠuvre sa vision de la conduite des affaires du monde. On peut citer, entre autres : son propos – « Nous sommes ici pour dĂ©clarer la guerre Ă  Boko Haram » – lors du sommet de Paris pour la sĂ©curitĂ© au Nigeria ; son vibrant plaidoyer lors de la COP21 Ă  Paris, pour un sauvetage des forĂȘts du bassin du Congo, ainsi que du Lac Tchad ; ses interventions Ă  la tribune de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU sur les sujets majeurs d’actualitĂ© tels que la question des rĂ©fugiĂ©s, le nouveau programme mondial des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) et la lutte contre le terrorisme. Toutes choses qui tĂ©moignent de la remarquable montĂ©e en puissance, au cours des 34 annĂ©es Ă©coulĂ©es, d’une diplomatie camerounaise toujours plus ouverte, tournĂ©e vers la modernitĂ©.
Transport Infrastructure as Key Dev’t Trigger

Politique
LUKONG Pius NYUYLIME

The Kribi Deep Seaport and multiplicity of road projects feature prominently among New Deal’s chest-beating achievements.



The absence of transport infrastructure has often caused many regimes to crumble. The New Deal regime of President Paul Biya is quite aware of this and has since its inception worked tirelessly to improve on the country’s transport infrastructure. This political orientation is incidentally in response to the desires of the population. In effect, provision of good quality transport system is the cry of many. Get to the most remote areas or even to the most sophisticated cities of the country and one thing threads through minds; good roads. The good thing is that the government is quite aware of the challenges. As of today, the percentage of the road in good shape out of the 122,108 kilometres of network has increased to 23. This certainly considered a good leap from the 18.1 percent two years ago.

Despite the economic slowdown of the early 80s that seriously limited Cameroon’s financial resources, the New Deal regime has however succeeded in prioritizing transport infrastructure in all its development plans. This explains the exponential increase in annual bases in the budget of the Ministry of Public works, making it one of the highest in the country. All that is happening in the transport sector is in application of the country’s development plan streamlined in the Growth and Employment Strategy Paper (GESP). As revealed during the last open door day organised by the Ministry of Public Work, government projects 8,500 km of paved roads by 2020. Up to 2009, 10 percent of Cameroon’s road network was paved; representing 5,250 km but this situation is expected to change for the better come 2020 as contained in the Growth and Employment Strategy Paper wherein the country gears at increasing the percentage of paved roads in to more than 17 percent. Transport projects already executed and those under execution focus on networks around localities with giant projects such as the Kribi Deep Seaport, the exploitation of iron in Mballam and promotion of trade in the CEMAC zone, through the construction of roads linking the country to member states. The construction of the SangmĂ©lima (Cameroon)-OuĂ©sso (Congo Brazzaville) road is already well advanced. Besides tarred roads, Cameroon is also opening-up new earth roads and maintaining old ones. On August 20, 2013, Cameroon Minister of Public Contracts, Abba Sadou, published a bid for the paving of 80 kilometers of earth roads in areas with moderate traffic in the regions of Far North, Littoral, West and Southwest. The Bamenda-Mamfe-Ekok section of the Nigeria-Cameroon Highway Transport Facilitation Programme has been completed and is said to be seriously boosting trade between the two nations.

The Kribi Deep Seaport remains one of the major strides of the New Deal. Located 35 KM south of the seaside town of Kribi it consists of two terminals: a 265 m long multipurpose terminal with a capacity of 1.5 million tons and a 350 m long container terminal with a capacity of 350,000 EVP. The project is estimated at 568 million dollars, 85 percent of which is funded by the Exim bank of China and 15 percent by the Cameroon government. Once completed, it will help in decongesting the Douala main port.
CPDM: No Toying With Gains!

Politique
Nkendem FORBINAKE

Next Sunday Cameroonians will be out in their numbers to mark the 34th anniversary of the accession to power of President Paul Biya.



Such an anniversary obviously calls for attention because of the longevity of the one whose anniversary we are commemorating. There are anniversaries and anniversaries! There are several events in life which replicate sad memories; others recall eventful moments while some call for celebration. At a State House event during the visit to Cameroon last year by the French President, Francois Hollande, a French journalist put a rather sardonic question to the President on his tenure of office and wondering whether it wasn’t about time he thought of handing over and taking a deserved retirement. The unexpected reply of the President came in the form of some good caustic humour.

“It is not for those who want but for those who can, to stay for so long at the helm of State”, he observed. The President of the Republic went further to explain that his presence at the head of the State was not imposed, but came through elections in which he regularly beat his opponents. So on this anniversary event, the question is less about the duration of the President of the Republic at the head of the State and more about the challenges that lie ahead and his capacity to address those challenges in a manner satisfactory to the generality of Cameroonians. If the President has been at the helm for so long, it is understandably because of their willingness to let him be there otherwise they could have used their constitutional right to get him out.

The most important thing about this anniversary is trying to make the best use out of the gains we have been able to make in these last 34 years. The President of the Republic whose anniversary we celebrate today has often been the first to talk of our shortcomings and the need to revisit strategies. The issue here is not about chest-beating because he recognizes that although much has been achieved in the 34 years of his stewardship, a lot still remains to be done. The issue is about consolidating the glass which is half-full and trying to take up its level rather than observing the glass from a half-empty point of view with the danger that even losing some of its content and reducing the content further. For many years infrastructure has been our nation’s Achille’s heel and the recent heavy rains across the country came to remind us of the relative backwardness in which our country finds itself.

But there are hundreds of projects in the drawing boards awaiting a better economic situation for them to be dusted and work started. We cannot however put under the bushel the tremendous projects realized in the area of education. The pre-New Deal situation and what we observe today can only be compared to day and night as virtually every important agglomeration today has a secondary general and secondary technical institution, thus bring education to doorsteps of thousands of households. Tertiary education has also experienced an exponential boom with the addition of seven new State universities and hundreds of other private university-level and other degree-granting institutions made possible by recent reforms in higher education.

Of course, one would question the pertinence of these numerous institutions if their products cannot find work upon graduation. The President has recently embarked on an all-out effort by providing money and other forms of facilitations to enable our energetic and intelligent youth find fulfilling jobs for themselves and even their peers. The government, under the stewardship of Mr Biya is quite awake and on its heels. All of these initiatives cannot be durable in an atmosphere of disorder.
CPDM: No Toying With Gains!

Politique
Nkendem FORBINAKE

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And in evaluating the President, ordinary citizens often tend to undermine peace, the existence of which guarantees all human endeavours. At least, even for guaranteeing peace – treasured gain by all accounts – the President deserves laurels on this anniversary event.
CPDM Gives Go Ahead On Outstanding Party Issues

Politique
Nkendem FORBINAKE

Party congress to hold later, authorizes postponement of elections into organs of the party, extends terms of office, etc


Suspense over the holding of the ordinary congress of the ruling Cameroon Peoples Democratic Movement could be cut with a knife, especially as popular opinion had quickly concluded that a congress of the party ought to have statutorily held last September. And even more questions were seen to be hanging over the party, least of which were not the terms of the National President of the party and office holders of other organs which were said to have ended and which required renewals.

It took a mere 60 minutes yesterday at a meeting at State House of the Political Bureau of the party to thrash all these issues. From 10:30 am, members of the select organ of the party whose duty it is to advise the national President on the running of the party between sessions of statutory bodies, began to arrive, beginning with the National Assembly Speaker, Cavaye YeguiĂ© Djibril. Minutes later, a long convoy of cars conveying the other members of the Political Bureau showed up at the main entrance into State House. The 23-member Politburo was virtually all present except for the absence of two members – Messrs Janvier Mongui Sossomba and Luc Ayang who, out of the country on official assignments, could not be physically present.

Two other members of the highest decision-making body of the party – Mrs Delphine Medjo died recently while Mr Marafa Hamidou Yaya is currently serving a 20-year imprisonment term at the Kondengui prison. So, those answering present on the register of participants yesterday were, according to the list produced at the third ordinary congress of the party in September 2011 Cavaye YeguiĂ© Djibril, Emmanuel Bonde, Gilbert Tsimi Evouna, Fon Francis Anang, Jean Bernard Ndongo Essomba, John Ebong Ngolle, Regina Mundi, Musonge Peter Mafany, Sali Dairou, Genevieve Tjoues, Jean NkuetĂ©, Mohamadou Abbo Ousmanou, Thomas Tobbo Eyoum, Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, Jacques Fame Ndongo and Lamido Aboubakary Abdoulaye for elected members while the designated members present yesterday included RenĂ© Emmanuel Sadi, ThĂ©ophile Baoro and Rose Zang NguelĂ©.

The meeting began at about 11 am behind closed doors at the third floor office area of the President of the Republic who is also party leader. Unable to gain access to the deliberations, journalists contended themselves with what the party’s Communications Secretary, Professor Jacques Fame Ndongo could as much as remember of the deliberations as he was approached.

Resolutions

The party’s communications secretary said the meeting took four important resolutions including one prolonging the period between two sessions of the ordinary congress of the party, the second on the prolonging of the term of office of the national President of the party, the third on extending the term of office of members of the central committee and the political bureau and the fourth extends the term of office of bureau members of the youth and women’s wings of the party.

Professor Fame also said the National President of the party had also congratulated members of the political bureau for their involvement in all initiatives that promote national development and instructed that members get more involved and proactive in all actions especially in the fight against the Boko Haram sect which, in his view can no longer continue to be viewed as a purely military matter.