Cameroon Tribune
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CAN 2017: Les champions sont lĂ 

AngĂšle BEPEDE

L’arrivĂ©e des hĂ©ros de Libreville hier Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen a donnĂ© lieu Ă  une hystĂ©rie des supporters.

La coupe Ă  la main. Une espĂšce d’hĂ©sitation. Le regard de Benjamin Moukandjo pĂ©tille. Les champions sont lĂ , pour eux, haie d’honneur, salve d’applaudissements. Et ce champagne qui a coulĂ© Ă  flot dans le Boeing 737. Les Lions tiennent le Graal, leur cinquiĂšme Ă©toile, cinquiĂšme titre de champion d’Afrique conquis au Gabon, lors de la 31e Ă©dition de la comptĂ©tition. Dans le melting-pot, ils vont soulager ces personnalitĂ©s qui ont su ĂȘtre patientes pour eux. ArrivĂ©es pour certaines Ă  10h, jusque Ă  16h, elles n’ont pas lĂąchĂ©. Des sourires sont servis, la fatigue se dessine sur les visages. Mais l’entrĂ©e d’Ambroise Oyongo Bitolo est bruyante. Son systĂšme audio personnel haute puissance, reprend un air en instrumental. Quelques pas de danse. Le fondateur de Bibizaine African danse, compĂ©tition organisĂ©e par le dĂ©fenseur des Lions se rappelle toujours de cette autre passion : la dance. PoignĂ©es de main avec le gotha administratif, politique, sportif rĂ©uni
Puis, il fonce sur un siĂšge. Avec Vincent Aboubakar, Edgar Salli, Jacques Zoua, ils ont créé la touche des anciens Cotonniers. Dans la cohue les services de sĂ©curitĂ© sont dĂ©bordĂ©s. HĂŽtesses, policiers, agents des AĂ©roports du Cameroun, de l’AutoritĂ© aĂ©ronautique
 se livrent aux sĂ©ances selfies interminables. Chacun veut son moment avec les hĂ©ros.

TĂ©lĂ©objectif en main, appareils de fortune, maillots de la sĂ©lection nationale, certains, juchĂ©s sur les mats, drapeaux ceints autour du coup, ils ont la « meilleure vue ». «.FaĂŻ ! Ngadeu
 » Il faut lever la tĂȘte bien haute et aller chercher dans les airs pour voir ces supporters. Le « bain de foule » vient soulager ces fans. Des noms sont repris
 « Vous avez mis l’Egypte dans la sauce qui pique Ă  mort », hurle cette jeune dame. C’est fou ! Pas moyen d’avancer. Le cordon de sĂ©curitĂ© fait par la police gĂȘne un peu la communion. Mais, les Lions sont lĂ , cherchant dans la foule, un regard. Offrant, qui, un sourire, un salut, ou dodelinant de la tĂȘte pour accepter un compliment. Rostand Talang, un supporter est aux aguets Ă  l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen depuis 22h dimanche dernier. Au milieu de cette cour noire d’un public hystĂ©rique, il n’arrĂȘte pas de chanter. Seule la vue d’un joueur compte. « Il y avait bien l’affluence hier (dimanche, ndlr). Nous Ă©tions convaincus que les Lions arriveraient aprĂšs le match. Nous avons patientĂ© puis un colonel nous a dit qu’ils seraient lĂ  vers 13h. Les Lions ont fait du venez voir. Je suis lĂ  pour voir, pour eux », jubile- t-il
L’allĂ©gresse aussi pour Jean Zinahad, un autre supporter arrivĂ© sur le site Ă  23 h. « Ça m’étonne de voir que l’on a remportĂ© le trophĂ©e devant l’Egypte. Aboubakar Vincent, mon voisin au quartier Roumde Ă  Garoua a donnĂ© la coupe au Cameroun. Je voulais voir cet enfant de Garoua-centre de mes propres yeux », expliquet- il Ă  CT. Joseph GaĂ«l Noah a Ă©galement fait le pied de grue. Parti de Mbankomo, il est arrivĂ© Ă  Nsimalen Ă  19 h oĂč il a suivi la rencontre. Sa nuit, il l’a passĂ©e dans un bar Ă  proximitĂ©. « C’était un match de vengeance. Je suis venu pour ces gars qui ont vengĂ© leurs frĂšres ». Dans la foule, Adolph Teikeu pousse un cri. C’est sa douleur, celle de la finale qui reprend. Sa nouvelle « tĂȘte » jaune, est un hommage Ă  l’un des anciens capitaines des Lions, Rigobert Song. MalgrĂ© tout, comme sur un nuage, ils ont l’air de planer.
Electricity Transmission Lines: India Injects FCFA 54.9 Billion

Victorine BIY NFOR

A funding agreement was signed between Cameroon and Eximbank-India last week in New Delhi.

The skies are clear for the construction of a 225 kv single circuit transmission line for Nkongsamba-Bafoussam and Yaounde-Abong Mbang connecting the Littoral, West, Centre and North West Regions. The good news came following the signing on January 30, 2017, in New Delhi, India, of a loan agreement of FCFA 54.9 billion between the government of Cameroon and Eximbank-India. The project cost is evaluated at FCFA 64.5 billion with Cameroon expected to foot 20 per cent of the bills, about FCFA 9.6 billion in counterpart funding.

The Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze was Cameroon’s envoy to India. He told funding partners that Cameroon like other sub-Saharan African countries has insufficient energy production with defective transportation lines. The single circuit interconnectivity project to be executed by the Kalpataru Power Transmission Limited is expected to construct a 225kv single circuit overhead transmission lines between Nkongsamba- Bafoussam and Yaounde-Abong Mbang, a new 225/90kv transformer post in Bafoussam and the extension of the Bokoko and Ahala as well as the 225 kv Abong Mbang posts.

The project will consist of evacuating energy from Lom-Pangar to the South interconnected network. It will also interlock the South Interconnected Network and the East Interconnected Network, permitting the supply of electricity to the West and North West Regions. The company is tasked with working to minimise the risk of power failure in Bafoussam, Bamenda, Foumban, Abong Mbang and Bertoua.

Information from the Ministry of the Economy reveals that officials of Kalpataru Power Transmission Limited are expected in Cameroon next month for the imminent start of work. The project is under the tutelage of the Ministry of Water Resources and Energy. It will be ceded to the National Electricity Transport Company, SONATREL upon completion. It is one of the projects that were negotiated after maturity before the putting in place of SONATREL. The Eximbank-India funding comes to add to the FCFA 190 billion World Bank envelop approved in December 2016 by the Board of Executive Directors to assist SONATREL to fully operationalize.
BEAC: Abbas Mahamat Tolli aux commandes

Josiane TCHAKOUNTE

Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale et son Ă©quipe ont pris fonction hier Ă  YaoundĂ©.

Depuis hier, 6 fĂ©vrier 2017, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) est rentrĂ©e dans une nouvelle Ăšre. Abbas Mahamat Tolli a officiellement pris ses fonctions comme gouverneur de cette Banque centrale, de mĂȘme que les autres membres de son gouvernement. Il s’agit du Camerounais DieudonnĂ© Evou Mekou vice-gouverneur ; du Gabonais DĂ©sirĂ© Guedon SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral ; du Congolais CĂ©dric Ondaye Ebauh Directeur gĂ©nĂ©ral de l’exploitation et du Centrafricain Bienvenu Marius Roosevelt Feimonanzoui directeur gĂ©nĂ©ral du contrĂŽle gĂ©nĂ©ral. Le poste de directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes, finances et relations internationales attribuĂ© Ă  la GuinĂ©e Ă©quatoriale, pourra maintenant ĂȘtre pourvu, le mandat de Lucas Abaga Nchama (de nationalitĂ© Ă©quato-guinĂ©enne) Ă©tant arrivĂ© Ă  son terme.

La passation de service s’est dĂ©roulĂ©e au siĂšge de la BEAC Ă  YaoundĂ©, Ă  l’abri des camĂ©ras. Juste une signature des documents pour marquer la fin du mandat de Lucas Abaga Nchama (5 fĂ©vrier 2010-5 fĂ©vrier 2017) et le dĂ©but du mandat du Tchadien Abbas Mahamat Tolli. Le nouveau Gouverneur, pendant les sept prochaines annĂ©es, devra conduire la politique monĂ©taire des six pays de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC) : le Cameroun, le Tchad, la RCA, la GuinĂ©e Ă©quatoriale, le Congo et le Gabon. Abbas Mahamat Tolli et son Ă©quipe prennent les commandes de la Banque centrale dans un contexte de crise et d’incertitudes. Au niveau sous-rĂ©gional, la chute des cours des matiĂšres premiĂšres Ă  l’instar du pĂ©trole couplĂ©e Ă  l’insĂ©curitĂ© altĂšrent les performances Ă©conomiques de la zone. Depuis 2014, la courbe de croissance ralentit. Les derniĂšres projections faites en dĂ©cembre dernier tablaient sur un repli Ă  1% contre plus de 4% en 2014. Au plan international, l’issue des nĂ©gociations entre l’Union europĂ©enne et le Royaume-Uni dans le cadre du Brexit et l’orientation de la politique Ă©conomique de la nouvelle administration amĂ©ricaine sont des facteurs qu’il faudra absolument intĂ©grer dans la gestion quotidienne de la Banque. Abbas Mahamat Tolli, qui a occupĂ© les fonctions de prĂ©sident de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) Ă  certainement une expĂ©rience qui sera mise Ă  profit tout au long de son mandat.
Economie numérique: on recense les projets innovants

Félicité BAHANE N.

Le Minpostel a lancĂ© hier, par YaoundĂ© dans le Centre, la caravane de collecte et de maturation d’idĂ©es, en vue d’un accompagnement technique et financier.

La caravane du « Globe-Trotter de l’économie numĂ©rique » est en branle depuis hier au Cameroun. Point de dĂ©part de cette initiative du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL), l’esplanade de l’HĂŽtel de ville de YaoundĂ©, rĂ©gion du Centre. Le concept vise Ă  accompagner les jeunes porteurs de projets ou d’idĂ©es de projets dans la maturation de leurs entreprises, relatives au dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique. Pour ce faire, divers experts sont mis Ă  leur disposition pour les guider dans les arcanes de la loi, de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, de l’étude de marchĂ©s, de la rĂ©daction d’un business plan, etc. Bref, « c’est l’occasion pour les jeunes entrepreneurs en TIC, et mĂȘme ceux qui n’ont qu’une idĂ©e de projet ou l’amour des TIC, d’obtenir toutes les rĂ©ponses et les outils nĂ©cessaires Ă  la mise en route d’une entreprise de l’économie numĂ©rique », a assurĂ© le MINPOSTEL, Minette Libom li Likeng, alors qu’elle procĂ©dait hier au lancement de la caravane Globe-Trotter.

Une centaine de jeunes gens ont, en effet, rĂ©pondu prĂ©sents hier Ă  l’HĂŽtel de ville de YaoundĂ©, pour la premiĂšre Ă©tape de cette caravane qui va s’attarder Ă  YaoundĂ© jusqu’au 9 fĂ©vrier prochain, avant d’effectuer le tour du Cameroun, Ă  la rencontre d’autres jeunes en rĂ©gion. Le MINPOSTEL explique que cette initiative vise trois objectifs spĂ©cifiques : crĂ©er un cadre de concertation entre les promoteurs de projets et les experts en vue de l’accompagnement des premiers dans le montage et la maturation des projets ; promouvoir l’économie numĂ©rique et les rencontres B2B entre les starters et le public. Le public en question pourra dĂ©couvrir toutes les innovations en matiĂšre de TIC, ces entreprises de e-santĂ©, e-commerce, e-agriculture, e-paiement qui facilitent la vie en rĂ©duisant les procĂ©dures et le temps des opĂ©rations.

Pour YaoundĂ©, Libom li Likeng espĂšre que jeudi prochain, Ă  l’heure oĂč la caravane partira d’ici pour d’autres cieux, « il y aura une liste de jeunes promoteurs avec des projets au business plan approuvĂ©s, de sorte qu’on passe Ă  l’étape supĂ©rieure, celle de la recherche de financements pour la mise en oeuvre des entreprises ». Elle salue d’ailleurs l’accompagnement de partenaires dont la Banque des PME, qui devrait faciliter l’accĂšs aux fonds. Il est Ă  noter que cette phase de la caravane Globe-Trotter est exĂ©cutĂ©e par le MINPOSTEL en tant que structure technique de l’Etat en partenariat avec le cabinet d’Experts indiens CAFAISE.
Pupilles de la Nation: des orphelins aux petits soins

Azize MBOHOU

Dans son discours au Quartier gĂ©nĂ©ral vendredi, lors de la cĂ©rĂ©monie d’hommage aux soldats dĂ©cĂ©dĂ©s dans le crash d’avion, le chef de l’Etat a Ă©voquĂ© cette notion. Eclairage.

Il faut parcourir les dispositions de la loi N°84/04 du 04 juillet 1984 fixant les conditions d’adoption et de tutelle des pupilles de la Nation, pour savoir Ă  quoi renvoie cette notion. En effet, les enfants ayant vocation Ă  la qualitĂ© de pupille de la Nation sont, comme l’indique l’article premier de cette loi, les orphelins adoptĂ©s par le Cameroun, « dont le pĂšre ou le soutien de famille a Ă©tĂ© tuĂ©, soit Ă  l’ennemi, soit sur l’un des théùtres d’opĂ©rations ayant pour finalitĂ© la sauvegarde des institutions constitutionnelles de la RĂ©publique. » Ces orphelins, dispose la loi sus-mentionnĂ©e, sont des enfants dont le pĂšre ou le soutien de famille a disparu Ă  l’ennemi, « lorsque les circonstances de cette disparition et l’époque Ă  laquelle elle remonte permettent de conclure que ce disparu est, en rĂ©alitĂ©, mort pour le Cameroun. » Ainsi, lorsque le caractĂšre d’opĂ©rations de guerre a Ă©tĂ© reconnu par le prĂ©sident de la RĂ©publique, comme c’est le cas dans la lutte contre Boko Haram, tout enfant dont le parent ou le soutien de la famille est mort sur le théùtre des opĂ©rations effectuĂ©es sur les armĂ©es de terre, mer ou de l’air, est dĂ©sormais Ă  la charge de la Nation.

Cette adoption par la Nation est l’aboutissement d’une procĂ©dure juridique dĂ©finie par la loi. Cette procĂ©dure peut ĂȘtre engagĂ©e par le pĂšre, la mĂšre ou le reprĂ©sentant lĂ©gal de l’enfant. A dĂ©faut, la loi donne la possibilitĂ© au procureur de la RĂ©publique de diligenter le dossier dans un tribunal de grande instance. Lorsque l’institution judiciaire se prononce en faveur d’un enfant, celui-ci est dĂ©sormais sous la protection de l’Etat. Plus clairement, l’article 12 dispose que « les enfants adoptĂ©s par la Nation ont droit, jusqu’à l’accomplissement de leur majoritĂ©, Ă  la protection, au soutien matĂ©riel et moral de l’Etat pour leur Ă©ducation, dans les conditions et limites prĂ©vues par la loi ». Par ailleurs, l’Etat intervient dans le cas d’insuffisance des ressources de la famille, et assure la charge partielle ou totale de l’entretien et de l’éducation de ces enfants.
Lions indomptables: et de cinq!

Josiane R. MATIA

Les Lions indomptables ont ajoutĂ© une nouvelle Ă©toile Ă  leur palmarĂšs hier Ă  Libreville en battant l’Egypte (2-1).

Les Lions indomptables ont remportĂ© Ă  Libreville, leur cinquiĂšme coupe d’Afrique des nations de football 2- 1 hier, au stade de l’AmitiĂ© d’AngondjĂš, dans une finale de toute beautĂ© face Ă  l’Egypte. Il fallait un champion et les Camerounais se sont montrĂ©s les plus malins et solidaires. Comme ils l’ont Ă©tĂ© tout au long de cette compĂ©tition qu’ils retrouvaient aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s au premier tour de la derniĂšre Ă©dition.

C’est d’ailleurs sans beaucoup de certitudes que l’équipe entame cette compĂ©tition. Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national, dĂ©couvre la CAN, tout comme 15 de ses joueurs. L’effectif a, en effet, Ă©tĂ© largement remaniĂ© et de nombreux « cadres » ont Ă©tĂ© mis sur la touche. Pourtant, la premiĂšre sortie contre le Burkina Faso (1-1) laisse entrevoir de bonnes choses. Une impression confirmĂ©e contre la GuinĂ©e Bissau (2-1), malgrĂ© une premiĂšre mitemps catastrophique. Face au Gabon, pays organisateur, en dernier match de poule, les Lions assurent le nul qui leur ouvre les portes des quarts de finale. Ce qui n’était plus arrivĂ© depuis 2010. Seulement, il y a en face le SĂ©nĂ©gal, grand favori de cette CAN. Mais Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, le Cameroun s’impose aux tirs au but (0-0, 5-4) avant de prĂ©senter sa meilleure copie en demifinale devant le Ghana 2-0. La finale, ce sera donc ce combat de titans face Ă  un vieux rival, dans un stade de l’AmitiĂ© passĂ© par toutes les Ă©motions. Leur jeu n’aura pas souvent Ă©tĂ© flamboyant tout au long du tournoi. Il aura mĂȘme Ă©tĂ© trĂšs dĂ©fensif et ça ne plaĂźt pas toujours. Mais Benjamin Moukandjo et ses coĂ©quipiers avaient de l’envie Ă  revendre et une dĂ©termination capable de soulever des montagnes. MenĂ©s dĂšs la 22e mn, les Lions vont trouver les ressources nĂ©cessaires pour Ă©galiser sur une tĂȘte de Nicolas Nkoulou et une action d’éclat de Vincent Aboubakar (2-1).

Le Cameroun peut savourer ce cinquiĂšme titre (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017) qui le place Ă  deux longueurs seulement du rival Ă©gyptien. Mais qui lui permet de devancer dĂ©sormais le Ghana et ses quatre trophĂ©es. Les Lions prennent surtout leur revanche aprĂšs les finales perdues en 1986 et 2008 face aux Pharaons. AprĂšs la longue traversĂ©e du dĂ©sert depuis cette derniĂšre CAN en 2002, le Cameroun peut savourer. Ondoa, Ngadeu, Nkoulou, Moukandjo et compagnie sont dĂ©finitivement rentrĂ©s dans l’histoire. De celle qu’on n’efface jamais. Un peu comme celle de leur illustre aĂźnĂ©, Marc Vivien Foe, Ă  qui les nouveaux champions d’Afrique ont rendu hommage, tous habillĂ©s en maillot n°17. Et ça, ça s’applaudit.
Buea: Governor Urges Proprietors To Reopen Schools

Politique
Nkeze MBONWOH

Bernard Okalia Bilai chaired a joint meeting with stakeholders of secondary and higher education yesterday.

In the face of the continuous ghost schools, Governor Bernard Okalia Bilai has urged the proprietors of confessional and lay private educational establishments to prepare letters calling on parents to bring their children to school latest Wednesday 8 February, 2017. The Governor said he will send officials to collect the letters today, 7th February so that they could be announced in the media for the school population to follow.
The Governor made the plea in his office yesterday 6 February as he chaired a joint meeting with stakeholders of secondary and higher education. These included the Vice Chancellor of the University of Buea, Prof. Nalova Lyonga, the President of the Catholic University Institute of Buea , Rev. Dr. Nkeze Jingwa and representatives of the Presbyterian, Baptist and Lay Private Institutions. The Governor's call came on the heels of the persistent ghost schools in the South West after visiting some four secondary schools in Buea and the Buea market.
The Governor was irked that some schools were still dragging feet to resume classes despite the declaration from all Anglophone Teachers Trade Unions dated 4 February, 2017 lifting the Ghost School strike action. The meeting precised and circulated copies of the declaration from Anglophone Trade Unions as floated by TAG, BATTUC, PEATTU and CATTU in Bamenda last weekend.
The Regional Delegate for Secondary Education, Apah Johnson, reported during the meeting that, 4,706 students are attending classes in the South West Region of a total number of 150, 000 students in the Region. At the level of the University of Buea, the Vice Chancellor, Professor Nalova Lyonga reported that 150 Students were at the University of Buea yesterday ready for classes.
The various confessional educational authorities present at the meeting said they were very willing to open their doors, but expressed one major worry, being that of security. They also said it is their authorities and proprietors who had the competent say about it. They emphasised that they as churches remain apolitical and exposed that they were receiving threats from unknown sources. The joint meeting regretted that most of the students have resorted to either farming or trading with their parents thereby losing the taste of education.

“No Reason To Continue The Strike”

Bernard Okalia Bilai, Governor of South West Region.

"You know that the pretext of schools not opening is the teachers' strike. Now that the syndicates themselves have lifted the strike in Bamenda last 3rd February, there is no more reason for schools not to resume. We have no more reason to continue the strike. We have agreed with promoters of schools to resume schools in the next 48 hours in the South West Region. They should send letters like when they did when they were sending their children home. These children must come and enjoy their rights as youths on the National Youth Day, next Saturday."
North West: Governor Mobilizes Inhabitants

Politique
LIENGU Etaka Esong

Anti school threats, ghost town derail resumption in school down town Bamenda.

North West Governor Adolphe Lele Lafrique spent Monday, 6 February, 2017 in Donga Mantung Division where he went round schools, visited some media houses and sensitized inhabitants about the importance of ensuring that children resume schools. The outing first took the Governor to Ndu and Nkambe.
At Renaissance and Savannah community radios, he used the facilities to sensitize the population on the need to respect children’s right to education. He informed them that the teachers’ trade unions that called the strike on November 21, 2016 suspended same on Saturday 4th February 2017 to give the Government a chance to implement recommendations agreed by the Ad hoc inter-ministerial committee created to examine and propose solutions to concerns raised. The Governor and his team visited GBHS Nkambe where some students of the English subsystem were present and 90 from the Francophone subsystem were available for studies. On-the -spot reports equally indicate that the Governor also went sizing up resumption in some primary schools before proceeding to Misaje Subdivision where he continued prescribing reasons for schools to resume.
Back in Bamenda , the suspension of the strike action by the All Anglophone Teachers Trade Unions failed to inspire the resumption of schools for the English subsystem in the city. Inhabitants woke up to another ghost town experience with shops closed down, taxis and commercial motor bikes off the streets .There was little to show for resumption of schools following continues SMS threats against parents and students who dared go to school. The gate of PCHS Mankon which remained shut since November 21, 2016 was open this time around (Monday 6th February 2017) but there were no teachers and students. GBHS Ntamulung featured many students for the French subsystem and barely nine students of the English subsystem were spotted loitering on Campus. A good number of students at GBHS down town were involved in bilingualism activities. The best was at GBHS Bamendankwe where management told CT that some 45 English subsystem students received lessons. While the office of the principal of GBHS Nitop suffered fire burns on the night of Sunday 5th February, 2017.Elsewhere, the gates of denominational schools and colleges remained closed in the city and neighbourhoods.
UB Students Urged To Resume Classes

Politique
Fred Vubem TOH

The budget session for 2017 was an occasion for officials to invite students to return to classrooms.

Speaking after the budgetary session of the University of Buea that held last week, the Vice Chancellor of the university, Prof. Nalova Lyonga said the money will be used to construct more classrooms and setup more laboratories as the need is rife since the university has to carry out research and dispense knowledge. She called on the students and teachers to return to a better state of mind and shun falsehood. “We are hoping that the psychology of the students and the teachers will come back to normal so that everybody can be in class without fear,” she said.
The council which serves as the board of directors of the university also decided to modify the calendar of the academic year, adding six weeks to make up for the time lost due to the strike action. Classes were expected to resume on Monday, February 6th. The council which was meeting in its 33rd session also endorsed the advancement and promotion of some academic staff. Some 28 staff benefitted from advancements whereas 50 were promoted to higher ranks.
Other items on the agenda included the examination of the execution of the 2016 budget, the examination of the financial report from the accounting officer and financial controller as well as other matters pertaining to the life of the university. The meeting was presided over by the Pro-chancellor of the University of Buea, Professor Maurice Tchuente.
The budget of the University of Buea for 2017 stands at FCFA 11 billion, witnessing about a nine per cent increase from that of last year which stood at FCFA 9.6 billion. The budget was adopted by the council of the university which met on Wednesday February 1st in the board room of the faculty of science.
Bamenda: Human Rights Commission Investigates Abuses

Politique
CHOVES Loh

The Chairman of the National Commission on Human Rights and Freedoms Dr Chemuta Divine Banda encouraged dialogue towards resumption of education and judicial activities.

Allegations of human rights violations perpetrated during the current crisis rocking the North West and South West Regions was the subject of an investigation that took a mission of the National Chairman on Human Rights and Freedoms (NCHRF) to Bamenda on February 1-4, 2017. On-the-spot they went visiting the burnt 3rd Police District, visited some neighbourhoods that were the subject of arrest. They also went finding out suspects detained at the National Gendarmerie and Public Security Station in Bamenda.
Summing up, the subject of their mission, leader and chairperson of the NCHRF, Dr Banda said the commission was as a neutral referee, on the field to gather honest opinions to produce a credible report that could help matters by giving peace a chance towards the resumption of educational and judicial activities in the North West and South West regions because the crisis is compromising the development of the region and their inhabitants. It was against this backdrop that Dr Chemuta Divine Banda challenged stakeholders that the commission members met to speak out and help the process to move forward. The mission featured audiences with a cross-section of the population. Among the lot were administrative, traditional and religious authorities, civil society organizations, political leaders, businessmen, striking trade union leaders etc. Prominent among concerns raised by inhabitants of metropolitan Bamenda featured arbitrary arrest, harassments and intimidation by the forces of law and order, marginalization of Anglophones in the public sphere and efforts to gag Anglophones to express their concerns or opinions with the blackout on the internet.
It was also about the way forward with suggestions that the government should review actions and get back on the dialogue table to help end the teacher’s trade unions and lawyers strike actions. Others want the government to act on dialogue points agreed between teacher trade unions and the Ad hoc Inter ministerial Committee created to examine the concerns of teachers.
He said the commission has called for restrain, dialogue and investigation and said the problem was later compounded by the coming together of leaders of syndicates, the re-surfacing of the SCNC and ghost towns.
Fact Finding Mission In SW

Politique
Fred VUBEM TOH on assignment in Mamfe

The three days mission is to ascertain allegations of human rights in the North West and South West Regions in the wake of the Anglophone problem.

A delegation from the National Commission on Human Rights and Freedoms led by its Vice Chairperson, Prof James Mouangue Kobila is currently in the South West to investigate claims of human rights abuse in the region in the wake of social tension in the two English speaking Regions of Cameroon. He disclosed a similar team led by the chairperson of the commission was simultaneously carrying out the same mission in the North West. He urged the people to speak freely without fear and not to doubt their credibility as a government created institution. He however specified their mission as an arbiter not a judge in human rights issues saying human rights was both vertical and horizontal. Vertical in the sense that the State has to respect the rights of the citizens and the citizens also respect the rights of the State. Horizontal in that citizens have to respect each others rights.
The delegation held talks with local human rights organizations, civil society organizations, traditional rulers, religious leaders as well as visited detention centres at the police and gendarmerie cells, Buea central prison, the University of Buea and hospitals. Issues raised concerned rape during the Buea university crisis, arbitrary arrests, torture and the rupture of internet as a violation of the right to information and education.
All parties preached dialogue as the only means to get out of the present quagmire saying violence and intimidation won
t work. Leaders of some civil society organisations present during the consultations which took place at the Council hall and the conference hall of the NCHRF Regional Delegation on Thursday February 2nd, called for the release of the banned Consortium leaders as a prerequisite to sincere and meaningful dialogue to put an end to the prevailing strike action. The NCHRF delegation comprised six of the 30 members of the Commission namely; Metuge Manfred, Ekoan Antionette, Tilder Akumichii Ndichia, Bobiokono Christopher and Barrister Eugene Balemaken, assisted by Nguele Meke Huguette, Mabel Shu Nyamboli Sinsai Victor, Ekeke Matthias and Tiku Tambe, the South West Regional Secretary as facilitator.
Le Sahel en ordre de bataille

Afrique
Simon Pierre ETOUNDI

Les chefs d'Etat des pays membres du G5 Sahel : Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie se sont retrouvés hier à Bamako.

Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat des pays-membres du G5 Sahel : Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie s’est tenu hier Ă  Bamako. Ce rendez-vous avait pour thĂšme « la situation sĂ©curitaire au Mali et son impact dans le Sahel ». Le G5 Sahel constitue un espace regroupant la plus grande concentration de menaces sur la paix, la sĂ©curitĂ© et le dĂ©veloppement. C’est la raison pour laquelle depuis le 16 fĂ©vrier 2014, les chefs d’Etat du G5 Sahel ont dĂ©cidĂ© de coordonner leurs politiques et stratĂ©gies de dĂ©veloppement et de sĂ©curitĂ©. Cette initiative Ă©tait une mesure complĂ©mentaire au rĂ©tablissement de la paix au Mali en proie dĂšs 2012 Ă  une rĂ©bellion armĂ©e et qui est devenu incidemment le terreau du terrorisme dans le Sahel.
Aujourd’hui, la situation sĂ©curitaire du Mali demeure prĂ©caire. Le sommet extraordinaire des chefs d'Etat du G5 Sahel a Ă©tĂ© convoquĂ© Ă  cause de la dĂ©gradation de la situation sĂ©curitaire dans le pays. Chaque semaine pratiquement, on enregistre une attaque dans le nord ou le centre du pays oĂč les groupes armĂ©s font toujours la loi. Ils sont mĂȘme Ă  la base de nombreux attentats enregistrĂ©s rĂ©cemment au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en CĂŽte d’Ivoire. Le sommet de Bamako a pour but de trouver des rĂ©ponses adĂ©quates au pĂ©ril sĂ©curitaire. Il est question de la crĂ©ation et de l’opĂ©rationnalisation d’une force militaire conjointe. Celle-ci pourrait garantir la sĂ©curitĂ© des personnes et des biens tant au Mali qu’au Sahel. D’aprĂšs un expert des questions de sĂ©curitĂ© dans le sahel, « il faut aller plus loin et rendre effectives par exemple les patrouilles mixtes entre armĂ©es des pays du G 5».
La menace terroriste est devenue transfrontaliĂšre. Et comme le thĂšme de la rencontre de Bamako l’indique, la situation sĂ©curitaire au Mali a des rĂ©percussions dans toute la sous-rĂ©gion sahĂ©lienne. Des pays comme le Niger et le Burkina voisins font rĂ©guliĂšrement face Ă  des actes terroristes dont les auteurs viendraient du Mali oĂč ils ont Ă©tabli leurs bases. Le Mali apparaĂźt dĂšs lors comme un partenaire incontournable dans la stratĂ©gie de lutte contre le terrorisme dans la sous-rĂ©gion. D’aprĂšs un officiel malien « si les terroristes quittent d'autres pays pour venir chez nous, cela veut dire que nos voisins, nos partenaires doivent aussi rester vigilants ».
Agriculture en CĂŽte d’Ivoire: 1 608 milliards de F mobilisĂ©s en cinq ans

Afrique
Sainclair MEZING

Le Programme national d’investissement agricole lancĂ© en 2012 a permis aux cultures de rente et vivriĂšres d’enregistrer une croissance remarquable.

PrĂšs de cinq ans aprĂšs son lancement, le Programme national d’investissement agricole (PNIA) produit dĂ©jĂ  des rĂ©sultats satisfaisants. Dans une rĂ©cente communication faite par le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, il ressort que ledit Programme a dĂ©jĂ  permis de mobiliser 1 608 milliards de F sur les 1040 milliards de F attendus. «Le programme national d’investissement agricole (PNIA) pour un financement de 1040 milliards FCFA attendus Ă  ce jour, nous sommes Ă  une mobilisation de 1608 milliards de F», a dĂ©clarĂ© Mamadou Sangafowa Coulibaly. «En fin 2017, Ă  ce rythme, nous pouvons dire en ce qui concerne les objectifs de mobilisation de ressources que nous serons largement au-dessus de la moyenne observĂ©e en Afrique subsaharienne», a-t-il ajoutĂ©.
Le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural justifie le bilan agricole contrariĂ© de la saison 2016 par une sĂ©cheresse assez rude. «Ainsi beaucoup de cultures notamment le cacao, l’anacarde, et surtout le vivrier en a souffert»-a-t-il ajoutĂ©. Mamadou Sangafowa Coulibaly a, par consĂ©quent, fait savoir que «le bilan de production globale est restĂ© autour de 24 millions de tonnes comme Ă  l’annĂ©e 2015. Mais, nous sommes certains que le bilan 2017 va remettre les choses Ă  l’endroit.» Pour ce qui est des cultures de rente et vivriĂšres, l’activitĂ© a connu une embellie remarquable avec un taux en nette progression.
Gabon : le temps du dialogue

Afrique
Simon Pierre ETOUNDI

Le gouvernement gabonais a annoncĂ© qu’un dialogue politique se tiendrait dans les prochains jours. Ce dialogue est destinĂ© Ă  rassembler les principaux acteurs politiques gabonais afin de trouver les voies et moyens pour tourner dĂ©finitivement la page de l’élection prĂ©sidentielle d’aoĂ»t 2016. Il est Ă©galement question au regard des remous que cette consultation Ă©lectorale a suscitĂ©s de rĂ©flĂ©chir sur de possibles rĂ©formes institutionnelles qui pourraient amĂ©liorer les pratiques dĂ©mocratiques et renforcer l’Etat de droit au Gabon. D’aprĂšs le ministre gabonais des Relations avec les institutions constitutionnelles, 54 des 58 partis politiques officiellement recensĂ©s dans le pays sont disposĂ©s Ă  prendre part Ă  cette consultation mĂȘme s’ils posent certaines conditions pour y prendre part.
En tout cas, le dialogue politique annoncĂ© est un engagement pris par le chef de l'Etat gabonais aprĂšs les violences post-Ă©lectorales de 2016. C’est surtout une occasion en or offerte aux Gabonais pour se parler. C’est aussi un message en direction des diffĂ©rents partenaires du Gabon qu’il y a la possibilitĂ© pour les Gabonais de trouver eux-mĂȘmes des solutions Ă  leurs problĂšmes. En effet, l’annonce du dialogue survient au moment oĂč le Parlement europĂ©en vient d'adopter une rĂ©solution Ă  charge sur le Gabon. D’aprĂšs les parlementaires europĂ©ens, les rĂ©sultats de la derniĂšre prĂ©sidentielle seraient extrĂȘmement douteux.
Toujours est-il que pour le pouvoir de Libreville, les dĂ©cisions des parlementaires europĂ©ens n’ont aucun poids sur l’avenir immĂ©diat du Gabon. Quant Ă  l’opposant Jean Ping qui a organisĂ© en dĂ©cembre dernier son propre dialogue, le gouvernement juge qu’il s’agit d’un « monologue sans lĂ©gitimitĂ© ». Toutefois, une main lui reste tendue s’il revient Ă  de meilleurs sentiments. A cet Ă©gard les autoritĂ©s gabonaises n’excluent pas la possibilitĂ© que les conclusions de l'opposition soient examinĂ©es au rassemblement qu’elles ont convoquĂ©. Le gouvernement gabonais est donc rĂ©solument disposĂ© Ă  Ă©couter tout le monde. Et c’est une bonne nouvelle.