Cameroon Tribune
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« Les conditions que nous offrons aux investisseurs sont attractives »

S.E. Paul Biya

Toast prononcĂ© hier soir Ă  Rome par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  l’occasion du dĂźner d’Etat offert en son honneur par le prĂ©sident italien

‱ Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique Italienne,
‱ Monsieur le PrĂ©sident du Conseil des Ministres,
‱ Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
‱ Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique,
‱ Mesdames et Messieurs,
J’ai Ă©tĂ© trĂšs sensible, Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  votre aimable invitation Ă  visiter votre beau pays, l’Italie.
Laissez-moi vous exprimer mes remerciements pour votre accueil si chaleureux et pour ces dĂ©licates marques d'attention dont mon Ă©pouse, moi-mĂȘme et la dĂ©lĂ©gation qui m'accompagne sommes entourĂ©s depuis notre arrivĂ©e dans cette belle ville de Rome.
Permettez-moi Ă©galement de vous remercier pour les propos Ă©logieux que vous venez de prononcer Ă  mon endroit, ainsi qu’à celui de mon pays.
‱Monsieur le PrĂ©sident
Il y a un an, presque jour pour jour, nous avons eu, mon Ă©pouse et moi, la joie de vous recevoir au palais de l’UnitĂ© Ă  YaoundĂ©, Ă  l’occasion de votre visite d’Etat au Cameroun.
Aujourd’hui, vous nous faites l’honneur de nous accueillir dans ce somptueux Palais du Quirinal, haut lieu chargĂ© d’histoire oĂč, je dois l’avouer, nous ne sommes pas dĂ©paysĂ©s. Car les sept collines qui encadraient la Rome antique nous rappellent les sept collines qui dominent YaoundĂ©, notre capitale.
Ceux qui, comme moi, ont fait leurs « humanités », comme on disait alors (et ils sont nombreux au Cameroun), ont, dans leur imagination, vibré avec les orateurs au Forum, tremblé en assistant aux combats de gladiateurs au Colisée. Ils ont appris, sans y avoir été, à flùner dans les ruelles de la ville médiévale menacée par les Barbares. Ils ont enfin été éblouis par la splendeur de la Rome de la Renaissance.
En un sens, comme le dit une formule bien connue, quelle que soit notre origine, « nous sommes tous Romains ».
C’est en effet Rome qui nous a transmis, Ă  travers les vicissitudes de l’Histoire, la culture grĂ©co-latine qui a marquĂ© le monde. C’est d’elle que, pour l’essentiel, sont issues nos conceptions et nos valeurs en matiĂšre de philosophie, de politique et donc de dĂ©mocratie, de droit et mĂȘme de vocabulaire. Le latin comme le grec ont influencĂ© le registre Ă©levĂ© dans la plupart des langues du monde.
C’est pourquoi Rome restera « la ville Ă©ternelle ». Il est vrai qu’aujourd’hui, elle n’est plus le centre du monde comme Ă  l’époque oĂč l’Empire s’étendait Ă  tout le pourtour de la MĂ©diterranĂ©e et au Proche-Orient.
Rome demeure toujours sĂ©duisante comme par le passĂ©. La richesse de son patrimoine architectural, la beautĂ© de ses paysages, le goĂ»t de ses crĂ©ateurs, le fumet de sa cuisine en font un endroit oĂč il fait bon vivre.
De plus, il y rĂšgne une atmosphĂšre de sagesse qui ne peut ĂȘtre que la rĂ©sultante d’expĂ©riences diverses, propres aux vieilles et grandes nations.
J’ajouterai que la « sapientia » romaine rejoint la sagesse africaine faite de mesure, d’écoute de l’autre et de conciliation. L’une et l’autre apprennent Ă  dĂ©battre sans se battre.
On me pardonnera, je l’espĂšre, cette digression. Elle a pour moi, en quelque sorte, un accent de retour aux sources. Elle dĂ©montre surtout la profondeur et l’origine ancienne de nos relations d’amitiĂ©.
Nos relations avaient dĂ©jĂ  atteint un niveau apprĂ©ciable. Nous sommes convaincus que nous pouvons faire davantage. C’est dans ce contexte que nous avons Ă©largi le cadre juridique par la signature de nombreux accords.
Au cours de votre visite, vous avez remis au ReprĂ©sentant du HCR une aide apprĂ©ciable, destinĂ©e aux rĂ©fugiĂ©s et aux personnes dĂ©placĂ©es dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord de mon pays.
Votre générosité, Monsieur le Président, a été unanimement saluée.
« Les conditions que nous offrons aux investisseurs sont attractives »

S.E. Paul Biya

Toast prononcĂ© hier soir Ă  Rome par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  l’occasion du dĂźner d’Etat offert en son honneur par le prĂ©sident italien

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Nous avons Ă©galement identifiĂ© des secteurs oĂč les sociĂ©tĂ©s italiennes, dont l’expĂ©rience est reconnue, pourraient investir. Nous pensons en particulier aux filiĂšres bois, peau et cuir, marbre et Ă  l’agro-industrie. Nous nous fĂ©licitons dĂ©jĂ  de la prĂ©sence au Cameroun de grandes entreprises comme FERRERO et PIZZAROTTI.
Les conditions que nous offrons aux investisseurs sont, je crois, attractives. Notre Ă©conomie est saine et notre dette soutenable. Le climat des affaires s’amĂ©liore de jour en jour. Il ne fait pas de doute qu’en persĂ©vĂ©rant dans sa dĂ©termination actuelle, l’Italie pourrait devenir l’un de nos partenaires Ă©conomiques majeurs.
Nous nous fĂ©licitons de la tenue Ă  YaoundĂ©, le mois dernier, du forum Ă©conomique Cameroun-Italie. Ce forum, si j’en juge par les nombreux contacts nouĂ©s, a confirmĂ© que nous Ă©tions sur la bonne voie.
Les Ă©changes que les hommes d’affaires qui m’accompagnent auront avec leurs homologues italiens iront dans le mĂȘme sens.
‱Monsieur le PrĂ©sident,
Depuis mon arrivĂ©e Ă  Rome, j’ai eu des entretiens approfondis avec vous-mĂȘme, le PrĂ©sident du Conseil et les PrĂ©sidents de la Chambre des DĂ©putĂ©s et du SĂ©nat.
Il s’est dĂ©gagĂ© une parfaite convergence de vues sur les grands problĂšmes internationaux de l’heure et sur les questions de notre coopĂ©ration bilatĂ©rale.
Il y a lĂ , me semble-t-il, une base stable pour des consultations et des actions communes sur la scĂšne internationale. Ceci augure bien, Ă  notre avis, du succĂšs de la confĂ©rence ministĂ©rielle de Rome, en mai prochain, dans le cadre de l’initiative Italie/Afrique. Le Cameroun sera naturellement prĂ©sent.
‱Monsieur le PrĂ©sident,
Vous nous avez fait l’honneur de sĂ©journer au Cameroun lors de votre premiĂšre visite en Afrique. Et si mes informations sont exactes, mon sĂ©jour serait parmi les premiĂšres visites d’Etat d’un PrĂ©sident africain en Italie Ă  votre invitation. J’en suis Ă©videmment flattĂ© pour mon pays. Ces diffĂ©rents gestes tĂ©moignent de la place de choix qu’occupe le Cameroun pour l’Italie.
Permettez-moi maintenant, Mesdames et Messieurs, de vous inviter, Ă  mon tour, Ă  lever vos verres Ă  la santĂ© du PrĂ©sident MATTARELLA et de Madame Laura MATTARELLA. A la prospĂ©ritĂ© du peuple italien. Au dĂ©veloppement continu et renforcĂ© des relations entre l’Italie et le Cameroun.
Vive la coopération italo-camerounaise !
Vive l’amitiĂ© entre nos deux peuples !
« Les conditions que nous offrons aux investisseurs sont attractives »
Cyclisme camerounais: en perte de vitesse

Steve LIBAM

Pour diverses raisons, des contre-performances se multiplient chez les cyclistes nationaux lors des derniĂšres compĂ©titions d’envergure

Qu’il semble loin, le temps oĂč les cyclistes camerounais Ă©taient les rois de la « Petite reine ». Une pĂ©riode pourtant pas si Ă©loignĂ©e, car Clovis Kamzong Abossolo a remportĂ© le Tour international cycliste du Cameroun en 2015 et Yves Ngue Ngock en 2012. Cependant, au cours des rĂ©centes compĂ©titions d’envergure, les Camerounais ne se sont guĂšre illustrĂ©s. Bien au contraire. Ainsi, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, c’est un cycliste expatriĂ©, l’Allemand Nikodemus Holler, qui a terminĂ© la course avec le maillot jaune du premier au classement individuel au temps. Le premier camerounais, Clovis Kamzong Abossolo, encore lui, n’arrive qu’en seiziĂšme position, Ă  6mn 15s du leader. SNH vĂ©lo club se classe cinquiĂšme au classement gĂ©nĂ©ral des Ă©quipes, tandis que la sĂ©lection nationale est avant-derniĂšre. Lors de l’édition 2016 du Tour, Damien Tekou s’était classĂ© dixiĂšme, Ă  5 mn 02s du laurĂ©at, le Marocain Mohamed Amine Er Rafai.
Le bilan des cyclistes camerounais lors des derniĂšres courses internationales n’est pas plus Ă©logieux. Ainsi, Boris Tientcheu n’est arrivĂ© que 35e Ă  10 mn 32 s du vainqueur, Ă  l’issue de la Tropicale Amissa Bongo 2017, Ă©preuve inscrite Ă©galement au calendrier UCI de l’Africa Tour, comme le Tour du Cameroun. Au Tour du Rwanda 2016, le premier coureur camerounais au classement gĂ©nĂ©ral, Kamzong Abossolo, s’est classĂ© 37e avec 51' 58'' de retard sur le maillot jaune. Rare Ă©claircie, la troisiĂšme place d’HervĂ© Raoul Mba, au Grand prix international Chantal Biya 2016, Ă  22 s du maillot jaune. Un problĂšme mĂ©canique l’avait empĂȘchĂ© d’inquiĂ©ter vĂ©ritablement le Français Martial Roman, vainqueur. Mais, le cycliste, encore convalescent suite Ă  une fracture lors des Dixiades 2016, n’a pas pris part au Tour cette annĂ©e. De mĂȘme Kamzong Abossolo a remportĂ© deux Ă©tapes lors du dernier Tour de CĂŽte d’Ivoire. Au demeurant, Ă  la FĂ©dĂ©ration camerounaise de cyclisme, l’on Ă©voque le rajeunissement de l’équipe des cyclistes camerounais. Une relĂšve visiblement loin d’ĂȘtre prĂȘte, voire pas encore au niveau des coureurs Ă©trangers de mĂȘme catĂ©gorie, Ă©tant donnĂ© qu’un seul Camerounais, Yaou Gadji, s’est classĂ© dans le Top 10 des meilleurs jeunes, Ă  l’issue de ce Tour du Cameroun.
Relance de la Camair-Co: priorité aux vols domestiques

MichĂšle FOGANG

En relation avec le constructeur Boeing, la compagnie a élaboré une feuille de route visant à renforcer sa flotte tout en diversifiant ses dessertes. Le plan a été présenté hier à Yaoundé

Dans un futur proche, la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) aura un tout nouveau visage. Pour la guider sur cette trajectoire, l’équipe dirigeante s’est associĂ©e au constructeur Boeing pour Ă©laborer une feuille de route. Le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o, a officiellement prĂ©sentĂ© le plan de relance de la compagnie lors d’une cĂ©rĂ©monie organisĂ©e hier Ă  YaoundĂ©. C’était en prĂ©sence du ministre dĂ©lĂ©guĂ©, MĂ©firo Oumarou, par ailleurs, prĂ©sident du Conseil d’administration de Camair-Co. Principaux axes de ce plan qui remplace le premier Ă©laborĂ© en juin dernier, le renforcement de la flotte et la diversification des destinations.
Les dessertes
En ce qui concerne les destinations, Camair-Co va cibler vingt-trois villes dont huit destinations domestiques (Bafoussam, Bamenda, YaoundĂ©, Douala, Bertoua, NgaoundĂ©rĂ©, Maroua, et Garoua) quatre au niveau intercontinental (Bruxelles, Paris, Washington, et Londres) et onze sur le plan rĂ©gional (Abidjan, Bamako, Bangui, Cotonou, Johannesburg, Kinshasa, Libreville, Ndjamena et Lagos). Cependant, Ernest Dikoum, DG de Camair-Co, a prĂ©cisĂ© que l’accent sera mis sur les vols domestiques. « Nous voulons donner la prioritĂ© Ă  la mobilitĂ© des Camerounais », a-t-il soulignĂ©. Il a Ă©galement Ă©tĂ© annoncĂ© la reprise prochaine des vols en direction de Paris, qui avait Ă©tĂ© suspendue de la liste des destinations de la compagnie.
Une flotte Ă  renforcer
La Camair-Co dispose Ă  ce jour de cinq avions. Pas suffisant pour lui permettre de rayonner Ă  l’international. « Sur une pĂ©riode de sept ans, nous proposons que la compagnie acquiĂšre douze avions passagers, un avion-cargo et deux turbo propulseurs 777 200 ER, de maniĂšre intĂ©rimaire en attendant l’entrĂ©e du Boeing 787 au cours de la troisiĂšme et de la quatriĂšme annĂ©e », a expliquĂ© Michael Bangue-Tandet, directeur des ventes de Boeing. La premiĂšre annĂ©e, il est prĂ©vu l’achat d’un 737 cargo. Les MA60, le 737, le SF seront remplacĂ©s dans cinq ans par des avions de nouvelle gĂ©nĂ©ration. Le rajout des turbos propulseurs Q400 fabriquĂ©s par le fabricant Bombardier, interviendra au cours de la deuxiĂšme et de la troisiĂšme annĂ©e. Le 737 800, sera acquis pour dĂ©velopper les dessertes rĂ©gionales. « Le 767 baptisĂ© « Dja » sera rĂ©fectionnĂ© et servira d’avion support », a prĂ©cisĂ© Michael Bangue-Tandet. Les avions 787 seront restituĂ©s Ă  leurs propriĂ©taires au cours de la deuxiĂšme et de la troisiĂšme annĂ©e. D’ici Ă  juillet 2020, la compagnie envisage d’acquĂ©rir deux Boeing 787 baptisĂ©s « Dream liner ». D’aprĂšs le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o, l’un d’eux intĂšgrera la flotte en dĂ©cembre 2018, dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019.
Les finances
Sur les 60 milliards de F requis pour la rĂ©habilitation de la Camair-Co, 30 milliards de F ont Ă©tĂ© levĂ©s par un consortium de banques conduit par Ecobank. D’aprĂšs le ministre, les 30 autres milliards seront dĂ©bloquĂ©s par l’Etat camerounais. Au regard des performances de la nouvelle Ă©quipe dirigeante de la compagnie notamment l’amĂ©lioration du pourcentage de ponctualitĂ© des vols (76%) et la rĂ©alisation de 72 vols domestiques par semaine, le ministre s’est dit rassurĂ© par la nouvelle Ă©quipe qui pourra relever le dĂ©fi de la relance de la Camair-Co.
Election des bureaux: jour de vérité

Jean Francis BELIBI

Sénateurs et députés se retrouvent cet aprÚs-midi dans le cadre de deux séances pléniÚres électives.

Fin de suspense ce jour du cĂŽtĂ© des deux chambres du parlement. En effet, deux sĂ©ances plĂ©niĂšres se tiendront respectivement au SĂ©nat et Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Celles-ci permettront aux membres des deux institutions de procĂ©der Ă  l’élection des bureaux dĂ©finitifs pour l’annĂ©e 2017, conformĂ©ment aux usages qui y ont court. Ainsi donc, les sĂ©nateurs se retrouvent demain aprĂšs-midi Ă  l’hĂ©micycle du palais des CongrĂšs de YaoundĂ© pour Ă©lire leur bureau. Il convient de relever que le bureau dĂ©finitif de cette chambre est composĂ© de 17 membres dont un prĂ©sident, un premier vice-prĂ©sident, quatre vice-prĂ©sidents, trois questeurs et huit secrĂ©taires. Selon l’article 15 de la N°2016/011 du 27 octobre 2016 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de la loi N° 2013/006 du 10 juin 2013 portant rĂšglement intĂ©rieur du SĂ©nat, le prĂ©sident du SĂ©nat est Ă©lu au scrutin uninominal, Ă  la majoritĂ© absolue des suffrages valablement exprimĂ©s. Les autres membres, Ă  l’exception du premier vice-prĂ©sident, « sont Ă©lus en mĂȘme temps au cours de la mĂȘme sĂ©ance plĂ©niĂšre au scrutin secret Ă  la majoritĂ© relative des suffrages valablement exprimĂ©s, sur une liste commune prĂ©sentĂ©e par les partis politiques reprĂ©sentĂ©s au SĂ©nat ».
S’agissant des dĂ©putĂ©s, ils vont se retrouver au palais de verre de Ngoa EkellĂ© Ă  partir de 15 h, Ă  l’effet d’élire un bureau de 23 membres dont un prĂ©sident, un premier vice-prĂ©sident, cinq vice-prĂ©sidents, quatre questeurs et douze secrĂ©taires. Ces personnalitĂ©s sont Ă©lues dans les mĂȘmes conditions que les membres du bureau du SĂ©nat. S’agissant des parlementaires RDPC, majoritaires dans les deux chambres, ils vont se retrouver ce jour autour du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central de leur formation politique dans le cadre de deux rĂ©unions distinctes qui auront pour cadre, le palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Le communiquĂ© y relatif a Ă©tĂ© signĂ© hier par le secrĂ©taire adjoint Ă  la Communication du ComitĂ© central, Pierre Moukoko Mbonjo. Dans l’une et l’autre chambre, les travaux seront ouverts par les doyens d’ñge. Ceux-ci conduiront ensuite l’élection des prĂ©sidents des chambres. A charge pour ces derniers de prĂ©sider le processus d’élection des autres membres des bureaux. Un processus qui va ouvrir la voie Ă  la suite des travaux, dans le cadre de la premiĂšre session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative 2017 qui a Ă©tĂ© ouverte le 13 mars dernier.
Insuffisance rĂ©nale: Ă  l’épreuve de la dialyse

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

MalgrĂ© la subvention de l’Etat qui s’élĂšve Ă  12 millions de F par patient par an, la prise en charge reste coĂ»teuse pour de nombreuses familles.

Des ƓdĂšmes sur le visage, aux pieds en plus d’un excĂšs de fatigue. Emilienne Nyandjanj a vu ces signes au dĂ©but de sa maladie. « Mais, je ne savais pas ce que c’était. Je me suis rendue Ă  l’hĂŽpital et l’on a dĂ©couvert que ces symptĂŽmes Ă©taient liĂ©s aux complications de l’hypertension artĂ©rielle. Des consĂ©quences sur mes reins et depuis lors, je suis sous dialyse », explique la patiente. ÂgĂ©e de 56 ans, cette dame qui vit Ă  Mbalmayo se rend Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (HGY), deux fois par semaine pour sa dialyse. « L’Etat subventionne les sĂ©ances mais je dĂ©pense 300 000 F par mois pour les examens de laboratoire et l’achat des mĂ©dicaments. Notamment les injections de fer contre l’anĂ©mie qui coĂ»tent 18 000 F. Il faut le faire Ă  chaque sĂ©ance, sans oublier les frais de dĂ©placement. C’est tout un budget surtout quand on ne travaille plus », ajoute notre interlocutrice. C’est difficile mais il faut respecter les interdits en matiĂšre de nutrition. « En famille, ce n’est pas toujours facile parce que vous avez l’impression que vous imposez votre rythme aux autres. Lorsque vous ĂȘtes bien entourĂ©, c’est plus aisĂ©. En plus de cela, nous avons la chance que le Pr. Gloria Ashutantang nous apprend Ă  chaque sĂ©ance, comment surmonter la maladie », assure-t-elle.
Cette situation ne permet pas Ă  Emilienne Nyandjanj comme Ă  d’autres malades, de mener des activitĂ©s professionnelles sĂ»res surtout lorsque le mal devient chronique. « Mon frĂšre a cessĂ© de travailler. C’est moi qui m’occupe dĂ©sormais de ses soins et de la scolaritĂ© de ses deux enfants. S’il n’y avait pas de subvention, je ne sais pas si j’allais m’en sortir. Sa prise en charge est lourde », confie LĂ©opoldine M., cadre d’administration. Tout Ă  cĂŽtĂ© d’elle, c’est Françoise Mballa qui a Ă©tĂ© abandonnĂ©e par de son petit ami lorsqu’il a dĂ©couvert qu’elle souffrait d’une insuffisance rĂ©nale. « Il n’a pas supportĂ© les dĂ©penses et m’a abandonnĂ©. Beaucoup de personnes ne sont pas informĂ©es sur cette maladie. La sensibilisation doit se poursuivre. Je me considĂšre comme un fardeau pour ma famille », poursuit-elle.
D’aprĂšs le Pr. Gloria Ashutantang, nĂ©phrologue Ă  l’HGY, l’Etat dĂ©pense 12 millions de F par patient par an. Et les malades eux-mĂȘmes contribuent Ă  hauteur de 150 Ă  200 000 F pour les examens et l’achat des mĂ©dicaments chaque mois. Lors de la JournĂ©e mondiale du rein, un accent est mis sur la sensibilisation et la prĂ©vention pour Ă©viter que les familles s’appauvrissent en raison des multiples dĂ©penses liĂ©es Ă  l’insuffisance rĂ©nale.
Sécurité routiÚre: la gendarmerie nationale veille

Societe
Assiatou NGAPOUT M.

De bons comportements prescrits aux usagers de la route sur l’axe YaoundĂ©-Makenene samedi dernier.

Une note salĂ©e de prĂšs de 40 000 F. Le visage renfrognĂ©, le chauffeur d’un taxi paie sa facture. Son vĂ©hicule a Ă©tĂ© immobilisĂ© au poste de contrĂŽle d’Abang Ă  la pĂ©nĂ©trante ouest de YaoundĂ©, pour excĂšs de vitesse et non port de ceintures de sĂ©curitĂ© par les quatre passagers qu’il transporte. Rendus Ă  la 108e phase de l’OpĂ©ration contrĂŽle-rĂ©pression sur l’axe YaoundĂ©-Makenene au lieu-dit Abang Ă  Nkozoa, les Ă©lĂ©ments de la gendarmerie nationale sont dĂ©cidĂ©s Ă  ramener le bon comportement sur les axes routiers. DĂ©ployĂ©s sur le tronçon samedi dernier, les gendarmes ne se sont pas laissĂ© influencer.
Les chauffeurs ne disposant pas de chevrons de sĂ©curitĂ© ont tout bonnement vu leurs vĂ©hicules immobilisĂ©s. « Ce genre de vĂ©hicule est dangereux la nuit. Car les rayures blanches et rouges ne sont pas perceptibles. Les voitures qui circulent derriĂšre peinent donc Ă  les localiser. Du coup, un accident est vite arrivĂ© », confie un gendarme. Ce genre d’infraction est passible d’une amende de 25 000 F. Le chef d’escadron NdigaĂŻ Galime, chef de dĂ©tachement Bravo au poste de contrĂŽle Kon Yambetta aprĂšs Bafia en allant de YaoundĂ©, a prescrit la mĂȘme attitude sur les axes routiers. « Nous essayons Ă  travers ce contrĂŽle rĂ©pressif d’éduquer les usagers sur la bonne attitude Ă  adopter sur nos voies. Ceci en vue de rĂ©duire au maximum les excĂšs de vitesse, source de nombreux accidents mortels», a-t-il indiquĂ©. Le non port de ceintures de sĂ©curitĂ©, les roues usĂ©es et l’excĂšs de vitesse sont entre autres infractions rĂ©currentes, recensĂ©es sur cet axe de la Nationale n°4.