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Elle perd néanmoins 26 places à l’&ea...
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Crise en zone CEMAC: le système financier résiste https://t.co/APCaOnN824
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En dépit du ralentissement de l’activit&eacu...
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#CameroonTribune Edition du 11 Mai 2017 Vivre-ensemble: le 20 Mai nous parle https://t.co/Q4WHESwLdH
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Apatridie : l'option lucide de l'Afrique de l'Ouest- Commentaire https://t.co/PsiVXFZEm2
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National Day 2017: Preparations Gain Momentum https://t.co/BsTI1XcKxR https://t.co/sYXrirdVhG
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Transport en commun: attention au suicide collectif ! https://t.co/GFkz7wB7qn
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Eglise évangélique du Cameroun: appel à l’unité https://t.co/7CQ8bWEadd https://t.co/jCb943Dlff
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Santé publique: l’assurance maladie universelle en discussion https://t.co/Ksh4lhusrm
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Croissance à deux chiffres : les voies de la réussite https://t.co/Y0lyiQnWIG https://t.co/CqDKnJ9ZjE
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Qualité, hygiène, sécurité et environnement : 8000 emplois en perspective https://t.co/90tyDjZ5qr https://t.co/psmlAfCeAN
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Scrabble : honneur aux vice-champions d’Afrique https://t.co/KjUqk6GRPt
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#CameroonTribune Edition du 16 Mai 2017 Innovation et TIC: où sont les investisseurs ? https://t.co/KJP4Zy98lv
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#CameroonTribune Edition du 16 Mai 2017 Innovation et TIC: où sont les investisseurs ?
TIC et innovation: où sont les investisseurs ?
Yves ATANGA
Un foisonnent incroyable d’initiatives qui ne demandent qu’à être accompagnées. Mais comment ? Le Forum international sur l’économie numérique donne l’occasion d’y réfléchir.
Ce sera certainement l’un des sujets phares du Forum international sur l’économie numérique qui s’ouvre solennellement à Yaoundé ce matin. Comment faire de ces dizaines d’applications originales et des start-up camerounaises reconnues et régulièrement primées à l’international, des entreprises dignes de ce nom, créatrices d’emplois et de richesses ? L’enjeu de l’économie numérique pour le Cameroun semble bien résumé dans cette question pragmatique. Il y a bien longtemps en effet que les jeunes Camerounais ont fait leurs preuves en matière d’innovation dans le domaine ô combien prometteur des technologies de l’information et de la Communication (TIC). Et même si le « Cardiopad », tablette médicale à usage cardiologique de l’ingénieur Arthur Zang, est l’un des projets les plus aboutis en la matière sur la scène nationale, il est désormais loin d’être une exception dans l’environnement local. Où des dizaines de jeunes, parfois dès l’école primaire, se lancent à la conquête des TIC, dans le but de les apprivoiser et améliorer la vie quotidienne de leurs concitoyens.
Parmi les signatures les plus célèbres de la place, des noms reviennent souvent : Alain Nteff et son application « Gifted Mom », dédiée au suivi des femmes enceintes. Nino Njopkou et son site de petites annonces kerawa.com pour lequel il nourrit des ambitions à la Google. En février dernier, cinq jeunes élèves, âgées entre 13 et 16 ans, développeurs d’application, recevaient aussi la reconnaissance des pouvoirs publics après avoir brillé au concours « Technovation ». Et comment ne pas mentionner tous ces ingénieux qui peuplent la place forte de l’innovation qu’est devenue la ville de Buea, au point de mériter le surnom de « Silicon Mountain » ?
Voilà pour le décor. Cette liste non exhaustive d’inventeurs et de développeurs camerounais dans le domaine des TIC n’est qu’un indicateur de la bonne santé de l’innovation dans le pays. On peut donc dire que le Cameroun dispose de l’essentiel : la matière grise et la ressource humaine pour exploser dans le secteur d’avenir que constitue l’économie numérique. Et le forum qui se tient en ce moment à Yaoundé sera l’occasion de découvrir encore une multitude de talents, une multitude de fruits de leur génie. Seulement, il en faut bien plus pour faire de l’économie numérique un vrai moteur de la croissance et du développement du Cameroun. Le discours politique, depuis quelques années, en a fait une piste prioritaire. Le président de la République en a fait un véritable leitmotiv, pour lequel il ne cesse de mobiliser ses jeunes compatriotes. Le discours a même été suivi d’actes conséquents, comme la réorientation de la formation à l’ancienne école nationale supérieurs des Postes et Télécommunications, adaptée depuis lors à l’évolution de la technologie. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont aussi apporté des encouragements ponctuels aux inventeurs. Arthur Zang et quelques autres ont bénéficié de l’accompagnement financier des pouvoirs publics pour matérialiser leurs belles idées en entreprises ambitieuses. Le forum qui se tient à Yaoundé est une autre marque de l’attention soutenue du président de la République pour ce secteur porteur de bien des espoirs. On en attend une réflexion de fond sur la problématique de la contribution du numérique au PIB du pays. Les 5% actuels pèsent évidemment bien peu par rapport au potentiel que nous venons de décrire. Les banques, les mécanismes d’accompagnement des petites et moyennes entreprises, mieux les industriels sont encore étrangement hésitants devant les résultats de l’intelligence camerounaise. Ces jeunes n’ont hélas que leur imagination fertile.
Yves ATANGA
Un foisonnent incroyable d’initiatives qui ne demandent qu’à être accompagnées. Mais comment ? Le Forum international sur l’économie numérique donne l’occasion d’y réfléchir.
Ce sera certainement l’un des sujets phares du Forum international sur l’économie numérique qui s’ouvre solennellement à Yaoundé ce matin. Comment faire de ces dizaines d’applications originales et des start-up camerounaises reconnues et régulièrement primées à l’international, des entreprises dignes de ce nom, créatrices d’emplois et de richesses ? L’enjeu de l’économie numérique pour le Cameroun semble bien résumé dans cette question pragmatique. Il y a bien longtemps en effet que les jeunes Camerounais ont fait leurs preuves en matière d’innovation dans le domaine ô combien prometteur des technologies de l’information et de la Communication (TIC). Et même si le « Cardiopad », tablette médicale à usage cardiologique de l’ingénieur Arthur Zang, est l’un des projets les plus aboutis en la matière sur la scène nationale, il est désormais loin d’être une exception dans l’environnement local. Où des dizaines de jeunes, parfois dès l’école primaire, se lancent à la conquête des TIC, dans le but de les apprivoiser et améliorer la vie quotidienne de leurs concitoyens.
Parmi les signatures les plus célèbres de la place, des noms reviennent souvent : Alain Nteff et son application « Gifted Mom », dédiée au suivi des femmes enceintes. Nino Njopkou et son site de petites annonces kerawa.com pour lequel il nourrit des ambitions à la Google. En février dernier, cinq jeunes élèves, âgées entre 13 et 16 ans, développeurs d’application, recevaient aussi la reconnaissance des pouvoirs publics après avoir brillé au concours « Technovation ». Et comment ne pas mentionner tous ces ingénieux qui peuplent la place forte de l’innovation qu’est devenue la ville de Buea, au point de mériter le surnom de « Silicon Mountain » ?
Voilà pour le décor. Cette liste non exhaustive d’inventeurs et de développeurs camerounais dans le domaine des TIC n’est qu’un indicateur de la bonne santé de l’innovation dans le pays. On peut donc dire que le Cameroun dispose de l’essentiel : la matière grise et la ressource humaine pour exploser dans le secteur d’avenir que constitue l’économie numérique. Et le forum qui se tient en ce moment à Yaoundé sera l’occasion de découvrir encore une multitude de talents, une multitude de fruits de leur génie. Seulement, il en faut bien plus pour faire de l’économie numérique un vrai moteur de la croissance et du développement du Cameroun. Le discours politique, depuis quelques années, en a fait une piste prioritaire. Le président de la République en a fait un véritable leitmotiv, pour lequel il ne cesse de mobiliser ses jeunes compatriotes. Le discours a même été suivi d’actes conséquents, comme la réorientation de la formation à l’ancienne école nationale supérieurs des Postes et Télécommunications, adaptée depuis lors à l’évolution de la technologie. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont aussi apporté des encouragements ponctuels aux inventeurs. Arthur Zang et quelques autres ont bénéficié de l’accompagnement financier des pouvoirs publics pour matérialiser leurs belles idées en entreprises ambitieuses. Le forum qui se tient à Yaoundé est une autre marque de l’attention soutenue du président de la République pour ce secteur porteur de bien des espoirs. On en attend une réflexion de fond sur la problématique de la contribution du numérique au PIB du pays. Les 5% actuels pèsent évidemment bien peu par rapport au potentiel que nous venons de décrire. Les banques, les mécanismes d’accompagnement des petites et moyennes entreprises, mieux les industriels sont encore étrangement hésitants devant les résultats de l’intelligence camerounaise. Ces jeunes n’ont hélas que leur imagination fertile.
TIC et innovation: où sont les investisseurs ?
Yves ATANGA
...
Ils sont en droit d’attendre, au-delà de la reconnaissance de la pertinence de leur travail, une mutation résolue de l’idée au produit de consommation courante. Et cela passe par l’implication du monde des affaires.
C’est de cette manière que leurs inventions pourront jouer leur rôle, en prenant une place dans la vie quotidienne de leurs concitoyens du Cameroun, et du village planétaire qu’est le monde de ce 21è siècle. Un peu comme le fer à repasser, la machine à coudre, le cure-dents, le téléviseur… ont en leur temps, révolutionné le quotidien des hommes à travers la planète. Le gouvernement a montré l’exemple en achetant par exemple des centaines d’exemplaires du Cardiopad, destinés aux hôpitaux publics. Mais le promoteur n’a pas encore le soutien industriel de poids pour faire de son invention un produit incontournable. Ce n’est pourtant pas la demande qui fait défaut. Alors, toutes ces applications dont la pertinence est reconnue, vont-elles se perdre ? Il n’en est surtout pas question.
Yves ATANGA
...
Ils sont en droit d’attendre, au-delà de la reconnaissance de la pertinence de leur travail, une mutation résolue de l’idée au produit de consommation courante. Et cela passe par l’implication du monde des affaires.
C’est de cette manière que leurs inventions pourront jouer leur rôle, en prenant une place dans la vie quotidienne de leurs concitoyens du Cameroun, et du village planétaire qu’est le monde de ce 21è siècle. Un peu comme le fer à repasser, la machine à coudre, le cure-dents, le téléviseur… ont en leur temps, révolutionné le quotidien des hommes à travers la planète. Le gouvernement a montré l’exemple en achetant par exemple des centaines d’exemplaires du Cardiopad, destinés aux hôpitaux publics. Mais le promoteur n’a pas encore le soutien industriel de poids pour faire de son invention un produit incontournable. Ce n’est pourtant pas la demande qui fait défaut. Alors, toutes ces applications dont la pertinence est reconnue, vont-elles se perdre ? Il n’en est surtout pas question.
Santé de la femme: le Chracerh s’ouvre au monde
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Des experts de l’American Hospital of Paris partagent depuis hier leur savoir-faire avec l’équipe du Centre de reproduction humaine Paul et Chantal Biya.
D’après le Pr Jean-Marie Kasia, administrateurdirecteur général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), il est impossible de viser l’excellence sans apprendre tous les jours. Sans s’approcher des personnes plus expérimentées en la matière. C’est ce qui justifie sans aucun doute, la présence au sein de la formation sanitaire offerte par le chef de l’Etat et son épouse, Mme Chantal Biya, aux populations camerounaises en proie à l’infertilité, des têtes pensantes de l’American Hospital of Paris. Un centre d’excellence multi pathologique de haut niveau, vieux de 100 ans et qui répond aux normes françaises et américaines en matière de prise en charge des patients. Ses experts sont à Yaoundé pour le premier workshop pour la santé de la femme en Afrique. Evènement organisé sous le haut patronage du couple présidentiel camerounais.
Aux côté du Pr. Kasia hier matin, le Dr Eric Sebban, chef service de chirurgie gynécologique de l’American Hospital of Paris et le Dr Frédéric Chiche, vice président du conseil médical de cet hôpital de renom, entres autres. « On nous a prescrit de mettre en place un centre d'excellence. Ce qui nous amène à toujours faire mieux que les autres. Ce workshop a pour objectif de nous permettre de nous arrimer et d'apporter plus de connaissances à nos apprenants. S'associer aux plus compétents du monde, est la meilleure façon de le faire », argumente l’administrateur- directeur général du Chracerh.
Au premier jour de ce workshop, les choses sérieuses ont démarré. Sans perdre du temps dans une cérémonie protocolaire, le Pr Kasia et ses hôtes se sont enfermés dans les blocs opératoires, pour la séance pratique. « Nous sommes face à une dame de 30 ans, sans enfant et qui a un utérus avec de très gros fibromes. Il est question de l’opérer en préservant sa fertilité », explique Dr Frédéric Chiche, dans sa tenue de chirurgien. Et lorsque l’opération démarre, les autres participants, bien installés à l’amphithéâtre du Chracerh via un écran géant, ne ratent aucun détail. Ils sont étudiants et praticiens venus de Côte d'Ivoire, du Gabon entre autres. « Nous voulons partager les connaissances avec nos amis européens mais aussi africains pour le grand bénéfice de nos apprenants, étudiants, confrères, gynécologues et autres », a affirmé le Pr. Kasia. Le workshop qui se poursuit ce jour connaîtra entre autres, des tables-rondes, des communications libres, en attendant la signature des accords de partenariat avec l’Américain Hospital of Paris, demain mercredi.
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Des experts de l’American Hospital of Paris partagent depuis hier leur savoir-faire avec l’équipe du Centre de reproduction humaine Paul et Chantal Biya.
D’après le Pr Jean-Marie Kasia, administrateurdirecteur général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), il est impossible de viser l’excellence sans apprendre tous les jours. Sans s’approcher des personnes plus expérimentées en la matière. C’est ce qui justifie sans aucun doute, la présence au sein de la formation sanitaire offerte par le chef de l’Etat et son épouse, Mme Chantal Biya, aux populations camerounaises en proie à l’infertilité, des têtes pensantes de l’American Hospital of Paris. Un centre d’excellence multi pathologique de haut niveau, vieux de 100 ans et qui répond aux normes françaises et américaines en matière de prise en charge des patients. Ses experts sont à Yaoundé pour le premier workshop pour la santé de la femme en Afrique. Evènement organisé sous le haut patronage du couple présidentiel camerounais.
Aux côté du Pr. Kasia hier matin, le Dr Eric Sebban, chef service de chirurgie gynécologique de l’American Hospital of Paris et le Dr Frédéric Chiche, vice président du conseil médical de cet hôpital de renom, entres autres. « On nous a prescrit de mettre en place un centre d'excellence. Ce qui nous amène à toujours faire mieux que les autres. Ce workshop a pour objectif de nous permettre de nous arrimer et d'apporter plus de connaissances à nos apprenants. S'associer aux plus compétents du monde, est la meilleure façon de le faire », argumente l’administrateur- directeur général du Chracerh.
Au premier jour de ce workshop, les choses sérieuses ont démarré. Sans perdre du temps dans une cérémonie protocolaire, le Pr Kasia et ses hôtes se sont enfermés dans les blocs opératoires, pour la séance pratique. « Nous sommes face à une dame de 30 ans, sans enfant et qui a un utérus avec de très gros fibromes. Il est question de l’opérer en préservant sa fertilité », explique Dr Frédéric Chiche, dans sa tenue de chirurgien. Et lorsque l’opération démarre, les autres participants, bien installés à l’amphithéâtre du Chracerh via un écran géant, ne ratent aucun détail. Ils sont étudiants et praticiens venus de Côte d'Ivoire, du Gabon entre autres. « Nous voulons partager les connaissances avec nos amis européens mais aussi africains pour le grand bénéfice de nos apprenants, étudiants, confrères, gynécologues et autres », a affirmé le Pr. Kasia. Le workshop qui se poursuit ce jour connaîtra entre autres, des tables-rondes, des communications libres, en attendant la signature des accords de partenariat avec l’Américain Hospital of Paris, demain mercredi.