Cameroon Tribune
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CAN à 24: le Cameroun accepte le défi https://t.co/NhJPylC99R https://t.co/tnEAYWAOm3
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Guerre contre le terrorisme: pour qui roule Amnesty International ?

Jean Francis BELIBI

Face aux accusations portĂ©es par l’organisation non gouvernementale, les pouvoirs publics ont tenu Ă  rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©.

Le Cameroun est en guerre contre la secte islamiste Boko Haram depuis plus de trois ans. Notre pays n’a jamais Ă©tĂ© reconnu comme un Etat belliciste dans une Afrique qui est pourtant secouĂ©e par de nombreuses crises internes aux Etats ou inter Etats. Au contraire, le Cameroun Ɠuvre, chaque fois que l’opportunitĂ© lui est donnĂ©e Ă  aider au retour Ă  la normale dans certains pays. Ce qui explique l’envoi de contingents dans le cadre de missions des Nations unies en RĂ©publique centrafricaine, au Darfour, dans le lointain Cambodge et dans d’autres lieux. Depuis 2014, le Cameroun est appelĂ© Ă  faire face Ă  la violation de son territoire par les membres de la secte islamiste Boko Haram. Une guerre que les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ont menĂ©e jusqu’ici avec beaucoup de bravoure, comme a tenu Ă  le relever, dans son Ă©change avec la presse vendredi dernier, le ministre de la Communication (MINCOM), porte-parole du gouvernement. Occasion, d’ailleurs, pour Issa Tchiroma Bakary de rĂ©itĂ©rer le soutien du chef de l’Etat, chef des armĂ©es et de la nation toute entiĂšre Ă  ces forces qui, depuis le dĂ©but de ce conflit, ont rĂ©ussi Ă  prĂ©server l’intĂ©gritĂ© du territoire national. De nombreux et vaillants Ă©lĂ©ments de nos forces y ont d’ailleurs laissĂ© leurs vies.

Face Ă  la presse vendredi dernier, le MINCOM a tenu Ă  ĂȘtre clair face aux accusations portĂ©es par Amnesty International contre ces hommes et femmes qui se battent ainsi, pour protĂ©ger leur pays, parfois au pĂ©ril de leurs vies : « Pour son Ă©dition 2017, Amnesty International a choisi de franchir le cap de la dĂ©nonciation pour rentrer dans celui de l’accusation et de la qualification du juridique, voire judiciaire de ce qu’elle pense avoir constatĂ© dans la lutte que nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© mĂšnent contre les criminels de Boko Haram », relĂšve le MINCOM. Pour Issa Tchiroma Bakary, l’accumulation de constats tous aussi faux que grossiers par Amnesty International « prouve bien que nous sommes en face d’une vĂ©ritable campagne de dĂ©stabilisation du Cameroun dont les objectifs ont au moins le mĂ©rite d’ĂȘtre clairs ». Pour Issa Tchiroma Bakary, Amnesty International est dĂ©sormais muĂ© en une vĂ©ritable officine de « dĂ©fense des intĂ©rĂȘts terroristes », dĂšs lors que cette ONG a pris l’option de refroidir le moral et l’efficacitĂ© des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises, d’anĂ©antir sur le plan opĂ©rationnel, les initiatives offensives qui font le plus grand mal aux forces ennemies et de ternir l’image des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© aux yeux des partenaires internationaux, dont certains sont accusĂ©s, Ă  mots Ă  peine voilĂ©s dans ce rapport. Et en fait, cette ONG se prĂ©sente aujourd’hui comme « une organisation hostile au Cameroun ». Le MINCOM tient Ă  rappeler le rĂŽle central que jouent le Cameroun en gĂ©nĂ©ral, et son chef d’Etat en particulier dans le maintien de l’équilibre et de la stabilitĂ© de la sous-rĂ©gion, et dont le mĂ©rite est reconnu par tous. Le moindre n’étant par le prĂ©sident du groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), Akinwumi A. Adesina, que personne ne peut soupçonner de quelque complicitĂ© avec le Cameroun. Lui qui a rĂ©cemment reconnu et saluĂ© le rĂŽle du prĂ©sident de la RĂ©publique dans la stabilisation de la sous-rĂ©gion et dans la lutte contre la secte Boko Haram.
Guerre contre le terrorisme: pour qui roule Amnesty International ?

Jean Francis BELIBI

Face aux accusations portĂ©es par l’organisation non gouvernementale, les pouvoirs publics ont tenu Ă  rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©.

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Parole aux acteurs

Victor Onana: « Le combat contre le terrorisme doit se poursuivre »
PrĂ©sident de l’Union des populations du Cameroun (UPC).

« La condamnation rĂ©currente de notre pays par Amnesty International au sujet de la guerre que nous menons contre cette secte criminelle ne cessera de m’étonner. Au fait, qui Amnesty International dĂ©fend-il ? L’assassin ou la victime ? Les innocents qui se font tuer Ă  tous les carrefours par ces sauvages ? Le fait mĂȘme de les arrĂȘter vivants montre dĂ©jĂ  le souci qui habite nos autoritĂ©s et nos forces de dĂ©fense de respecter les droits de personnes qui, Ă  mon sens, ne mĂ©ritent aucun traitement humain. Pourquoi Amnesty International ne va-t-il pas rĂ©agir sur les autres théùtres d’opĂ©ration dans le monde ? En tout cas, pour nous Ă  l’UPC, le combat contre le terrorisme doit se poursuivre pour que cette secte n’occupe jamais la moindre parcelle de notre territoire ».

Hon. Lazare Soub: « Qu’on laisse la justice dire qui est innocent »
Député MRC.

« Quand l’armĂ©e va au front contre un ennemi, elle doit lutter pour dĂ©fendre l’intĂ©gritĂ© du Cameroun. La guerre n’est pas un jeu et le Cameroun ne l’a pas souhaitĂ©e. Il peut arriver des dĂ©gĂąts collatĂ©raux au cours d’un conflit. Cela se fait partout oĂč il y a des conflits. Il faut que les gens d’Amnesty International prennent cela en compte. Il y a des personnes qui sont arrĂȘtĂ©es dans le cadre de la guerre contre Boko Haram. Qu’on laisse la justice dire qui est innocent et qui ne l’est pas. Dans le cadre de cette guerre, la thĂ©orie d’Amnesty International ne tient pas. Le Cameroun est en danger face Ă  cet ennemi et pour cela, il doit utiliser tous les moyens possibles pour se dĂ©fendre. C’est normal que des gens soient interpellĂ©s dans le cadre de ce conflit. A charge pour la justice de prouver que ceux-ci sont innocents ou non. »

Hon. Ngala Esther: “I Encourage Our Soldiers in the War”
SDF Member of Parliament.

“I condemn the war imposed on Cameroon by the Boko Haram terrorist group. I equally condemn the atrocities caused by the militants on our soldiers and population. I encourage our soldiers to continue to fight and defend our nation. Amnesty International has once more accused Cameroon in its 2017 report of violations of human rights against suspected Boko Haram militants in detention. Government should investigate and find out the veracity of the report. The war is terrible and government should keep Cameroonians permanently informed to solicit more support and commitment of all in seeking to eradicate Boko Haram.”
Guerre contre le terrorisme: pour qui roule Amnesty International ?

Jean Francis BELIBI

Face aux accusations portĂ©es par l’organisation non gouvernementale, les pouvoirs publics ont tenu Ă  rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©.

Parole aux acteurs

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Jacques Yoki Onana: « Une véritable hérésie »
Président de la section RDPC du Mfoundi VI.

« J’ai lu avec un certain intĂ©rĂȘt le dernier rapport de l’ONG Amnesty International sur les prĂ©tendues exactions exercĂ©es contre les membres de la secte islamiste Boko Haram par nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Cela amĂšne tout de suite Ă  se poser la question : qui est dĂ©sormais la victime dans ce conflit ? Je voudrais que ces gens d’Amnesty International qui rĂ©digent leurs rapports se mettent Ă  la place de ces hommes et femmes que le Cameroun mobilise depuis des annĂ©es pour sa protection, abandonnant leurs familles des mois entiers et dont certains y laissent leurs vies. Qu’ils se mettent Ă  la place du Cameroun qui mobilise des ressources Ă©normes, qui auraient pu servir Ă  son dĂ©veloppement, pour faire face Ă  cette agression. Au final, ce rapport est une vĂ©ritable hĂ©rĂ©sie. Nous continuons Ă  rĂ©affirmer notre soutien au chef de l’Etat et Ă  nos vaillants soldats dans cette guerre. »

Saïdou Maïdadi Yaya: « Amnesty International a mieux à faire »
Membre du Bureau politique, UNDP.

« Les rapports d'Amnesty International ne me convainquent que trĂšs rarement. C'est une organisation que je connais trĂšs bien pour avoir Ă©tĂ© un de ses agents de liaison entre 1976 et 1978 pendant que j'Ă©tais Ă©tudiant. Cette organisation a bien changĂ© depuis. Elle a mieux Ă  faire- les zones d'interventions sont vastes et nombreuses – que de s'occuper d'une organisation terroriste qui rende la vie dure Ă  notre armĂ©e et Ă  nos populations. Le Septentrion est en train de se vider. Son Ă©conomie est Ă  l'arrĂȘt. Nos frĂšres restĂ©s sur place ont perdu leur sommeil. Qu'attendre d'un homme en tenue qui a vu ses frĂšres d'armes tombĂ©s sur une mine ou sauvagement assassinĂ©s qui dĂ©tient un des responsables de cette tragĂ©die entre les mains! Vraiment, Amnesty International a mieux Ă  faire. Sauf s'il n'est question que d'un acharnement. »

Alice Sadio: « Government Should Produce A Counter-report »
President of the Alliance of Progressive Forces (APF).

“We condemn Boko Haram atrocities. Cameroonian soldiers on the battle field are doing their job to defend territorial integrity and ensure security. This is the second time Amnesty International is attacking the country with respect of human rights violations in the war against Boko Haram. The war front is a hostile environment and it is difficult to say whether the report of Amnesty International is good or bad. What we propose is that the government should produce a counter-report using our local human rights organisations. Boko Haram fighters violate all moral principles and what they are doing is condemnable.”

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ISSA TCHIROMA BAKARY

Below is the Minister of Communication’s preliminary statement during a press conference on July 21, 2017 on Amnesty International’s 2017 report entitled “ Cameroon’s secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram.”

“Distinguished Journalists,

The Amnesty International non-governmental organization published, twenty-four hours ago, on July 20, 2017, an outrageously accusatory report on the respect for human rights in the fight that our country is leading against the Boko Haram terrorist organisation.

The said report, as you are also aware, follows a similar one that was published in July 2016.

In its 2017 issue, Amnesty International chose to cross the whistle-blowing threshold and get into the category of accusation and legal and even judicial characterization of what it believes to have found in the struggle of our Defense and Security Forces against the Boko Haram obscurantist criminals.

For those who could still doubt it, the focus on Cameroon and its Defence and Security Forces, the accumulation of false and gross findings by Amnesty International prove that we are faced with a real destabilization campaign whose objectives have at least the merit of being clear. Amnesty International’, an organisation which is now playing the role of an organization for the defence of terrorist interests, is no more no less, aiming:

- To weaken the morale and effectiveness of Cameroonian Defense and Security Forces

- To annihilate on the operational level, the offensive initiatives which are causing the greatest harm to the aggressors;

- To tarnish the image of the Defence and Security Forces in the eyes of the international partners, and to dissociate them from the global response called for by the Head of State, Commander-in-chief of the Army, and in which Cameroon is a key link at regional level, and most especially at sub-regional level.

As a matter of fact, under the caption, and I quote: “Cameroon's secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram”, end of quote, Amnesty International terms as executioner a legitimate and sovereign State, a regular and patriotic army against an organization yet criminal and fearing neither God nor man, whose sole aim is to occupy and take away a part of our territory to establish its caliphate. This organization driven by such an abject aspiration, seems to be perceived by Amnesty International, contrary to all expectations, as pious and angelic.

The action of our Defence and Security Forces is thus qualified as, and I quote, “widespread practice of torture committed by the security forces against ordinary Cameroonians, who are often arrested without any evidence and forced to endure unimaginable pain”, end of quote.

They go on saying, and I quote again, that « These horrific violations amount to war crimes. The overwhelming majority of victims were tortured in two unofficial detention sites; the headquarters of the Rapid Intervention Batallion (BIR) in Salak, near the northern city of Maroua, and a facility in the capital, YaoundĂ© run by the General Directorate of External Research (DGRE), Cameroon’s intelligence services, situated close to the country’s parliament”, end of quote.

Amnesty International, in keeping with its logic of protecting terrorist interests, begins to chastise in order to discourage such move, the cooperation of armies from friendly countries.

The US and French military are thus pinpointed and merely treated as accomplices of war crimes that the Army and the Cameroonian intelligence services would be, according to Amnesty International, perpetrating against innocent victims linked to Boko Haram.
War Against Boko Haram: Government Refutes Amnesty International Torture Allegations

ISSA TCHIROMA BAKARY

Below is the Minister of Communication’s preliminary statement during a press conference on July 21, 2017 on Amnesty International’s 2017 report entitled “ Cameroon’s secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram.”

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From this standpoint, it should be noted that Amnesty International attaches its accusations to atrocities allegedly perpetrated by the Cameroonian Defence and Security Forces against ordinary citizens, based on fictitious or instrumentalized witness accounts, while trying to substantiate the allegations with inconsistent evidence that do not stand up to reality.

Let me give you a few examples:

- Who, if not an ill-intentioned person, can truly believe that a country that subjects Boko Haram bloodthirsty criminals, even when arrested with weapons in their hands, would be reduced to perpetrating atrocities against its own population? If our Army carried out extra-judiciary killings as Amnesty International claims, would there be more than a thousand Boko Haram prisoners in our prisons treated humanely, as is the case today, in spite of the unspeakable atrocities committed by Boko Haram especially against the civilian populations. Any fighter of this terrorist organization arrested on the national territory is subjected to an investigation and a judgment in the competent courts according to the rules of the law. Significant financial resources are being made available for their care, as well as for the development and rehabilitation of their places of detention.

- In its demonization move, Amnesty International is targeting the BIR, an elite unit of our Army, in an attempt to demolish the concrete base of our Defense and Security Forces. But Amnesty International may be unaware that BIR, in so far as it is an elite unit, is above all, a component of our Army and that it is the Head of State, in his capacity as Commander-in-chief of the Army that is vested with the exclusive power of distributing the roles of the various components on the battle grounds.

Amnesty International is questioning the fact that the government decided at some point to relocate schools, which would have been later transformed into detention and torture centres. But what is it all about? To refresh Amnesty International's memory, schools are among the preferred targets of Boko Haram's obscurantist propaganda and one of the main consequences of the war was the closure of schools with the risk of successive blank years during the three years of war. Courageously, the State of Cameroon initially relocated schools thanks to the solidarity of the populations who welcomed the pupils at the most critical moment of the war. As the situation was getting more and more stable, schools gradually reopened with the imperative duty for the Defense and Security Forces to ensure the protection of students. If this presence is assimilated to a breach of international commitments, the choice is soon made for Cameroon. This example, among many others, demonstrates Amnesty International's apparent bad faith and its methods of making up and manipulating the truth.
War Against Boko Haram: Government Refutes Amnesty International Torture Allegations

ISSA TCHIROMA BAKARY

Below is the Minister of Communication’s preliminary statement during a press conference on July 21, 2017 on Amnesty International’s 2017 report entitled “ Cameroon’s secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram.”

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Let me make it clear to Amnesty International, and also to any other interlocutor within the national and international community, that in this fight, no atrocity is being tolerated from our Defence and Security Forces in the various actions carried out in operations. The principle is to strictly comply with international humanitarian and human rights law, on which our Army and Security Forces have received rigorous training, leaving no room for stubbornness. To this end, a training centre has been set up in Mindif in the Far North Region, where the humanitarian law modules are being taught. The Head of State, Commander-in Chief-of the Armed Forces, has on each occasion in his public addresses, commended the army for their sense of discipline, professionalism and respect of ethical values.

Nevertheless, whenever any misconduct is noticed, it is punished with objectivity and leaving no room for any complacency once it is proven. Respect for human rights and the principles set out by various international organizations on this matter, are among the unavoidable constraints of the legitimate actions carried out by Cameroon against terrorism. It is in this perspective that the authorities in high command spare no effort to heavily punish any proven behavioral differences, going to the extent of dismissing soldiers convicted of committing abuses on civilians. Whatever the case, they can be isolated cases of abuse, but whenever exposed, their authors are punished adequately without any complacency. Meanwhile, a detachment is affected to each troop at the battle front. This detachment made up of judicial police officers is looking for offenses, collecting evidence and refer the defaulters before the competent military courts. Beyond the purely disciplinary field, the perpetrators of eventual abuses are placed at the disposal of the courts under the Code of Criminal Procedure.

The perfect compliance of our country with such principles has been formally acknowledged by the UN Human Rights Council during its April 1, 2015 Session in Geneva.

As a matter of fact, during this meeting, the UN Human Rights Council reaffirmed the appreciation of the United Nations system to Cameroon for the actions carried out by our country in this regard.

Calling for greater international solidarity, the Human Rights Council warmly congratulated Cameroon for the efforts undertaken, alongside all other countries affected by the atrocities of Boko Haram for a final eradication of this scourge.

The Government seizes this opportunity to hail the synergies of action between Cameroon and the international community in this fight that the country is leading alongside other front-line States, whether within the framework of the Multinational Joint Task Force or Bilateral cooperation with neighboring armies and especially the Nigerian Army.
The Government is grateful to all the friendly countries that have come to support the people of Cameroon in their fight against the terrorist peril.

All in all, the Cameroonian Defense and Security Forces are leading a legitimate, clean and regular war against a horde of terrorists whose only ideology is that of crime. To do this, the Cameroonian Defense and Security Forces rely on the populations that provide them with reliable information. The quality of the Army-Nation relations is excellent, the image of the army is improved by the civilian and military actions carried out in favor of these populations, who are devoted to a model of "soldier of peace".
War Against Boko Haram: Government Refutes Amnesty International Torture Allegations

ISSA TCHIROMA BAKARY

Below is the Minister of Communication’s preliminary statement during a press conference on July 21, 2017 on Amnesty International’s 2017 report entitled “ Cameroon’s secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram.”

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This perception is visible whenever the Defense Forces crisscross villages in the zones of ??action where it receives encouragement from many at each of its passages. Press trips with credible international journalists who have free access to the populations can describe the state of relations between the army and the people. Moreover, the concept of Defense in Cameroon is grounded on the notion of popular Defense whose permanent element is the granitic tie between the Army and the Nation.

In any case, Amnesty International's view of Cameroon's military action against Boko Haram cannot, without running the risk of discrediting itself, be diametrically opposed to the reports of other credible international organizations, such as that of the United Nations Commission for Refugees. It is, therefore, asking questions about these allegations, which are in dissonance with a country that is hosting hundreds of thousands of refugees feeling at home in Cameroon to the point of no longer wanting to return home.


What is more striking in Amnesty International's continuing hostility to Cameroon and particularly in the struggle of our nation against the terrorist enemy is the complete ignorance of the heavy toll that our country is paying as a result of the imposed aggression, under the banner of the obscurantism and barbarism of others.

All this seem not to have been enough to arouse the empathy of Amnesty International that, on the contrary, persistently attacked Cameroonian Defence and Security Forces.

Perharps, Amnesty International would have preferred Cameroon not to react to such aggression and ignore the horrors suffered by our people and our Army. Then, we would have surely been hailed by this organization, yet mandated to defend human rights.

If we go by Amnesty International’s logic, the only crime committed by the Cameroonian Government would have been to defend its terrirorial integrity and protect the persons and goods within its boundaries.

Unfortunately for Amnesty International, neither the Cameroonian people nor the international community would advance their cause.

In fact, what Amnesty International and her partners should know is that they have outpassed an unacceptable line in their attack against Cameroon as they have blatantly uncovered the location of Cameroon’s strategic infrastructures, thereby pinpointing these infrastructures as a key target for Boko Haram and the Islamic State to which the terrorist group is associated. Disclosing such sensitive information, more importantly in a country at war, cannot be tolerated. These are unacceptable breaches against our national security for which Amnesty International would be held accountable. Relevant services are currently reviewing the report of Amnesty International and all the legal implications will be sorted out. Henceforth, this organisation must be regarded as hostile to our Army and our Fatherland.

On his part, the President of the Republic, His Excellency Paul BIYA, Head of State and Commander-in-Chief of the Army, has committed our nation into a multidimensional counter attack, in a bid to appropriately respond to the aggression faced by Cameroon.

The international community joined Cameroon in this fight through diverse interventions of either military, logistic, or strategic nature.

To date, and even though Boko Haram has retained some capacity to cause harm, it has now been pushed to its limits and is certainly living the last days of its morbid existence.
War Against Boko Haram: Government Refutes Amnesty International Torture Allegations

ISSA TCHIROMA BAKARY

Below is the Minister of Communication’s preliminary statement during a press conference on July 21, 2017 on Amnesty International’s 2017 report entitled “ Cameroon’s secret torture chambers: human rights violations and war crimes in the fight against Boko Haram.”

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Apparently, this outcome is not what Amnesty International would have desired. This therefore leads us to question her actual motives and hidden agenda.

We also believe that in the community of nations, Cameroon cannot expect to have only friends and that some of her rivals might be wishing to see the country in trouble. Growing impatient to see this ill-fated purpose come true, maybe they would see in terrorism a convenient way to achieve their goal.

Above all, the Cameroonian Government reaffirms its utmost support to our Defence and Security Forces whose courage helped us preserve to the ultimate sacrifice, the country’s territorial integrity.

The Government especially commends the active solidarity of the Cameroonian people and her widespread mobilization in favour of our Defence and Security Forces and the people in the Far-North Region, who are victims of Boko Haram’s crimes.

Cameroon is and will remain united behind its leader, the President of the Republic, His Excellency Paul BIYA, Head of State and Commander-in-Chief of the Army.

The attachment of the people of Cameroon to the values of peace, national unity and solidarity will ever remain unshakeable notwithstanding the high maneuvers of mermaids of destabilization and demobilization.

The people of Cameroon will more than ever, continue to move forward with dignity and determination on the path set forth by the Head of State towards achieving its emergence.

Thank you for your kind attention.”
CAN à 24: le Cameroun accepte le défi

#Sports
Josiane R. MATIA

Le Cameroun est face Ă  l’histoire. Et comme il l’a dĂ©montrĂ© par le passĂ©, surtout dans le domaine sportif, le pays des Lions indomptables est capable de soulever des montagnes chaque fois qu’il est dos au mur. Et c’est un peu le cas depuis l’adoption des rĂ©solutions du ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football, rĂ©uni le 20 juillet dernier au Maroc.

La premiĂšre et principale dĂ©cision concerne en effet le Cameroun, en tant que pays organisateur de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Sur la base des propositions du premier symposium sur le football africain organisĂ© quelques jours avant, le ComitĂ© exĂ©cutif prĂ©sidĂ© par Ahmad Ahmad a en effet dĂ©cidĂ© de modifier le format de la compĂ©tition : on passe ainsi de 16 Ă  24 Ă©quipes. De plus, la pĂ©riode change Ă©galement puisque la CAN se jouera dĂ©sormais en juin-juillet, au lieu de janvier-fĂ©vrier comme jusqu’ici. MĂȘme si les Ă©liminatoires de l’édition 2019 sont engagĂ©es et que le cahier de charges est modifiĂ© en cours de jeu de façon unilatĂ©rale, le Cameroun a dĂ©cidĂ© de relever le dĂ©fi. Et dĂ©jĂ , les rĂ©unions se multiplient au sein du gouvernement pour se rĂ©ajuster en attendant le nouveau cahier de charges qui sera prĂ©sentĂ© lors de la premiĂšre visite d’inspection de la CAF en septembre prochain.

Le Cameroun entend bien organiser la premiĂšre CAN Ă  24, en dĂ©pit des embĂ»ches. Surtout qu’il en a les moyens et que tout le peuple est prĂȘt Ă  se mobiliser pour faire de ce rendez-vous un succĂšs sur tous les plans.

Réactions

Thierry Mettomo: « Le Cameroun peut organiser la CAN malgré tout »
Manager général de Colombe du Dja-et-Lobo.

« Le passage Ă  24 Ă©quipes dĂšs 2019 est une surprise. Je pense que c’est la premiĂšre fois qu’une rĂ©forme du genre est mise sur pied avec application immĂ©diate, pendant la compĂ©tition. Au demeurant, ce changement est bĂ©nĂ©fique pour l’Afrique qui aura davantage d’équipes compĂ©titives et pour le pays organisateur car l’augmentation du cahier de charges permettra le dĂ©veloppement des infrastructures. Le Cameroun peut trĂšs bien organiser la CAN 2019, malgrĂ© ces changements. Nous avons cinq villes avec le nombre de stades requis aux normes. »

Jacques Eric Andjick: « Tout le monde doit contribuer »
Chef service des sports au quotidien Mutations.

« Le Cameroun a dĂ©jĂ  des stades opĂ©rationnels Ă  YaoundĂ©, Bafoussam et Limbe. Il y a aussi les travaux de construction et de rĂ©habilitation qui vont sans doute s'accĂ©lĂ©rer. Ce qui permettra Ă  notre pays d'avoir plus de six sites pour la CAN 2019. Pour rĂ©ussir, tout le monde doit contribuer. Et mĂȘme si ces travaux vont sans doute coĂ»ter plus cher avec la pression des dĂ©lais, ils seront bĂ©nĂ©fiques Ă  long terme. Loin de nous abattre, la modification du cahier de charges peut permettre au Cameroun de se remobiliser.»

Leocadia Bongben: “Government Should Have A Work Plan”
Sports journalist.

“CAF has put Cameroon on pressure leaving Cameroon with only a choice of either accepting to host or withdrawing. Cameroon has accepted to host and has to construct the necessary infrastructure. Instead of merging as initially planned, Douala and Limbe would expand to have two pools besides Yaounde Olembe and Mfandena as two pools. Rehabilitation of the other stadia has to start immediately, besides ameliorating the telecommunication network. Government should have a plan of work for rehabilitation and construction, evaluated and monitored every three months and made public to the media which should equally play the watchdog role for government.”
CAN 2019 : Related Facilities On Good Footing

#Sports
Elizabeth MOSIMA

Efforts are being made by government to ensure that facilities to host the competition are ready before the start of the football tournament.

Following the decision by Confederation of African Football (CAF) to expand the Africa Cup of Nations from 16 to 24 teams and moving the competition to June and July, all eyes have been on Cameroon. The major cause for worry in the minds of many is whether Cameroon will be able to host a bigger AFCON tournament. One of the conditions for hosting the competition is the provision of related infrastructure notably hotels, hospitals, roads, airports etc, which must be operational and meet the terms of reference of CAF.

As far as lodging of the different delegations are concerned, steps have already been taken to ensure lodging facilities of the teams and the delegations. As far as hotels are concerned, the different cities that hosted the 2016 Women’s Africa Cup of Nations such as Yaounde, Limbe and Douala already have hotel infrastructure which meet CAF’s standard norms. The hotel infrastructure in these cities can accommodate more teams than in 2016. In the other towns like Garoua and Bafoussam which will host the games, projects are ongoing for the construction of hotels that meet CAF’s standard norms.

Concerning air and road transport, the Yaounde, Douala, Garoua and Bafoussam and most recently Bamenda airports are operational. The Tiko Airport which was once an international airport will serve a purpose if renovated. Urban roads are being equally being repaired to facilitate movement during the AFCON 2016. As for telecommunications infrastructure notably the Information Communication Technologies (ICTs), that which was accorded by CAF during the 2016 Women’s AFCON and which will equally be concerned by CAN 2019 will be used. Also measures will be taken to guarantee ICTs in the different venues.

As far as other social amenities are concerned such as water and electricity supply, the different ministries are working tirelessly in that domain to ensure adequate water and electricity supply during the games. Concerning health, Cameroon has referral hospitals with technical platforms which meet the standards norms of CAF in Yaounde, Douala, Buea and Limbe. The strengthening of technical platforms is ongoing in the other venues. Recently, the Minister of Sports and Physical Education assured the public that the construction and renovation of the different stadiums and related facilities to host the 2019 AFCON will be completed three months before the start of the football tournament.
Dévaluation du franc CFA: comment une option inopportune a été écartée

#Economie
Désiré AVOM

Depuis quelques mois, une rumeur pernicieuse, alimente les rĂ©seaux sociaux et les mĂ©dias sur une prochaine dĂ©valuation du Franc CFA. Le dossier technique justifiant une telle dĂ©cision aurait Ă©tĂ© minutieusement prĂ©parĂ© par les fonctionnaires du TrĂ©sor du ministĂšre français de l’Economie et des Finances et, transmis discrĂštement Ă  Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique française Emmanuel Macron, Ă  qui reviendrait la dĂ©cision finale. Convient-il, toutefois, de rappeler que, selon les statuts de la Zone Franc, la dĂ©cision de la modification de la paritĂ© du Franc CFA par rapport Ă  l’Euro, monnaie d’ancrage depuis Janvier 1999, exige l’unanimitĂ© des Etats membres reprĂ©sentĂ©s au plus haut niveau.

Les mĂȘmes rĂ©seaux sociaux et mĂ©dias relayent les propos qui seraient attribuĂ©s Ă  Monsieur Emmanuel Macron par lesquels, le PrĂ©sident Français laissait transparaĂźtre son exaspĂ©ration devant la virulence des termes utilisĂ©s dans le dĂ©bat en cours, qui ferait de la Zone Franc la principale source des difficultĂ©s des Ă©conomies des pays membres africains. Il laissait ainsi, la libertĂ© Ă  chaque Etat membre, comme le prĂ©voit d’ailleurs les statuts, en cas de nĂ©cessitĂ©, d’engager ou non leur responsabilitĂ©. Peu importe, que ces informations soient vraies ou fausses, elles sont toutefois susceptibles d’impacter nĂ©gativement l’environnement Ă©conomique en influençant par exemple les anticipations, c’est-Ă -dire les prĂ©visions des agents Ă©conomiques. En effet, la thĂ©orie Ă©conomique nous enseigne Ă  travers les anticipations auto-rĂ©alisatrices, que les agents Ă©conomiques, en croyant Ă  la survenance d’un Ă©vĂšnement, mettent en place des stratĂ©gies pour s’y prĂ©munir et finalement, prĂ©cipitent la rĂ©alisationde celui-ci. Dit plus simplement, dans le contexte actuel, les rumeurs d’une dĂ©valuation avenir du Franc CFA peuvent conduire les agents Ă©conomiques, comme ce fut le cas peu avant1994, annĂ©e de la derniĂšre dĂ©valuation, Ă  se protĂ©ger en vendant des Francs CFApour acquĂ©rir les devises internationales. Ce comportement va, Ă  son tour, accĂ©lĂ©rer la dĂ©gradation des conditions macro-Ă©conomiques, Ă©puiserdavantageles rĂ©serves de changes et, Ă  terme, aboutir finalement Ă  une dĂ©valuation.

Pourtant, rĂ©unis en dĂ©cembre 2016, dans un contexte de baisse des cours de matiĂšres premiĂšres, Son Excellence Paul Biya, prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun et ses homologues de la CEMAC, qu’accompagnaient les principaux partenaires au dĂ©veloppement la France d’une part, Ă  travers son ministre des Finances et, le FMI d’autre part, Ă  travers sa Directrice gĂ©nĂ©rale, avaient clairement Ă©cartĂ© le bienfondĂ© d’une dĂ©valuation, tout en s’accordant pour un ajustement rĂ©el Ă  travers un ensemble de vingt et une mesures afin de redresser la situation Ă©conomique de la CEMAC, jugĂ©e de maniĂšre assez consensuelle prĂ©occupante. Ce choix, compte tenu des diffĂ©rences de conjoncture observĂ©e entre les pays de la CEMAC, ouvrait la voie Ă  des nĂ©gociations bilatĂ©rales avec le FMI, devant conduire Ă  la signature de nouveaux programmes ouvrant la voieĂ  l’accĂšs Ă  des ressources financiĂšres nouvelles. De mĂȘme, la volontĂ© de renforcer le processus d’intĂ©gration rĂ©gionale avait, une fois de plus, Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©e avec des orientations claires et fortes sur la nĂ©cessitĂ© d’accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre du Programme Economique RĂ©gional (PER), tout en engageant sans dĂ©lais sa relecture en vue de son actualisation.
Dévaluation du franc CFA: comment une option inopportune a été écartée

#Economie
Désiré AVOM

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L’objectif de cette tribune est de conforter la position des chefs d’Etats enjustifiant thĂ©oriquement et empiriquementle caractĂšre inopportun de la dĂ©valuation. Je le fais en trois temps et de la maniĂšre suivante. Je rappelle tout d’abord, briĂšvement, les arguments thĂ©oriques qui justifient la dĂ©cision d’une dĂ©valuation, ainsi que les conditions de sa rĂ©ussite. Je montre ensuite que ces conditions sont bien loin d’ĂȘtre rĂ©unies pour les pays de la CEMAC. Je considĂšre, enfin, que l’accord signĂ© entre le Cameroun et le FMI, constitue une caution qui crĂ©dibilise les efforts rĂ©alisĂ©s par le gouvernement dans la mise en Ɠuvre, depuis plusieurs annĂ©es de son programme Ă©conomique. Je conclus sur quelques suggestions.

Les effets thĂ©oriques d’une dĂ©valuation

Le taux de change est dĂ©fini comme le prix relatif d’une monnaie nationale par rapport Ă  une autre. Il est en Ă©quilibre lorsqu’il garantit sous certaines conditions, la paritĂ© des pouvoirs d’achat c’est-Ă -dire le mĂȘme niveau de vie entre les principaux partenaires commerciaux. Mais, du fait des fortes variations dues Ă  l’évolution des fondamentaux Ă©conomiques et divers chocs exogĂšnes et endogĂšnes, le taux de change est rarement Ă  l’équilibre. Il arrive, le plus souvent, qu’il s’écarte durablement de son niveau d’équilibre en s’apprĂ©ciant ou en se dĂ©prĂ©ciant.Ainsi, selon les cas, le pays peut recourir soit Ă  une dĂ©valuation/réévaluation dans le rĂ©gime de change fixe comme c’est le cas actuellement entre le Franc CFAet l’Euro, ou Ă  une dĂ©prĂ©ciation/apprĂ©ciation dans le rĂ©gime de change flexible comme par exemple entre l’Euro et le Dollar.

Dans tous les cas, les effets attendus sont les mĂȘmes Ă  savoir le rĂ©tablissement de l’équilibre extĂ©rieur et la reconstitution progressive des rĂ©serves de change. Cela est rendu possible par la rĂ©alisation simultanĂ©e de deux effets selon l’horizon temporel. A court terme, c’est l’effet prix qui se produit. Il se traduit principalement par une augmentation des prix des biens importĂ©s sur le marchĂ© national et simultanĂ©ment une diminution des prix des produits nationaux sur les marchĂ©s des pays concurrents. A moyen et long termes, la dĂ©valuation agit sur les volumes produits. En effet, le renchĂ©rissement des prix des produits importĂ©s provoque une baisse des importations, tandis que les exportateurs tentent de mettre Ă  profit la baisse relative de leurs prix pour reconquĂ©rir les parts de marchĂ© perdues avant la dĂ©valuation, Ă  condition que les produits soient compĂ©titifs. Ces deux effets prix et volume, dĂ©finissent ce qu’on appelle dans la littĂ©rature, la courbe en J, qui traduit la dĂ©tĂ©rioration de la balance commerciale qui survient immĂ©diatement avec la dĂ©valuation (effet prix), suivie d’une amĂ©lioration (effet volume).

Toutefois pour que la dĂ©valuation ait des chances rĂ©elles de succĂšs, il faudrait qu’au moins deux conditions complĂ©mentaires soient simultanĂ©ment remplies. PremiĂšrement, l’économie nationale doit disposer d’une base productive suffisamment diversifiĂ©e etproduire des biens concurrents. La dĂ©valuation dans ce cas vise Ă  corriger les variations du prix, et permettre aux entreprises nationales de reconquĂ©rir les parts de marchĂ© perdues. DeuxiĂšmement, les entreprises nationales doivent disposer des capacitĂ©s de productions oisives, pour prendre immĂ©diatement le relai, Ă  un coĂ»t raisonnable, des produits internationaux devenus plus chers. A dĂ©faut, elle se traduit par un creusement du dĂ©ficit commercial, une forte l’inflation, et un approfondissement des Ă©galitĂ©s et de la pauvretĂ©.
Dévaluation du franc CFA: comment une option inopportune a été écartée

#Economie
Désiré AVOM

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Les économies de la CEMAC font face à plusieurs chocs

Les pays de la CEMAC sont, depuis quelques annĂ©es, exposĂ©s Ă  plusieurs chocs nĂ©gatifs. La dĂ©valuation en serait un de trop. L’expĂ©rience de celle de 1994 est assez instructive. Les effets escomptĂ©s n’ont pas Ă©tĂ© atteints. Le rĂ©tablissementobservĂ© des Ă©quilibres extĂ©rieurs n’a Ă©tĂ© possible que grĂące Ă  un apport de capitaux extĂ©rieurs et Ă  une Ă©volution favorable des prix des matiĂšres premiĂšres. Pour la suite, j’évoquetrois Ă©vidences empiriques qui montrent l’inopportunitĂ© de la dĂ©valuation.

PremiĂšrement, l’ancrage du Franc CFA Ă  l’Euro lui assure en permanence une cotation stable, et est un Ă©lĂ©ment de confiance en matiĂšre de stabilitĂ© monĂ©taire. Il contribueĂ  rĂ©duire les anticipations inflationnistes des agents Ă©conomiques. Mais, en cas d’apprĂ©ciation/dĂ©prĂ©ciation de l’Euro vis-Ă -vis des principales devisesmonnaies du monde, le niveau de paritĂ© est remis en cause. Par exemple, la dĂ©prĂ©ciation actuelle de l’Euro vis-Ă -vis du Dollar amĂ©ricain correspond Ă  une dĂ©valuation indirecte partielle du Franc CFA, facteur d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ©.Cet effet est attĂ©nuĂ© par la baisse des prix des matiĂšres premiĂšres, et par le fait que les pays de la CEMAC sont «preneurs de prix» sur les marchĂ©s internationaux, contrairement aux pays dĂ©veloppĂ©s qui sont « faiseurs de prix ». Si, je prends le cas du baril de pĂ©trole, il passĂ© de 120 dollars en Juillet 2012 Ă  48 dollars en Juillet 2017.

DeuxiĂšmement, les Ă©conomies de la CEMAC sont faiblement diversifiĂ©es.A titre d’illustration, l’indice de diversification des exportations en 2015 au Cameroun Ă©tait de 0,21, de0,14 pour le Congo et le Gabon.Le commerce extĂ©rieur est dominĂ© par le secteur pĂ©trolier, qui reprĂ©sente 90 % des exportations de la GuinĂ©e Équatoriale, 85 % au Congo, 84 % au Gabon, 82 % au Tchad et 42 % au Cameroun. L’écart de production avec les principaux partenaires est dĂ©favorable aux pays de la CEMAC. Dans ce contexte, l’effet volume attendu d’une dĂ©valuation aura d’autant moins de chance de jouer que nos structures productives en l’état actuel, sont incapables d’assurer la fonction de relai en raison du caractĂšre embryonnaire du tissu productif et industriel communautaire. Par exemple, en 2016, la valeur ajoutĂ©e manufacturiĂšre en pourcentage du PIB est de 16,5% dans la sous-rĂ©gion. De plus, la plupart de nos importations sont incompressibles, ne peuvent de ce fait ĂȘtre sensibles aux variations des prix.
Dévaluation du franc CFA: comment une option inopportune a été écartée

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Désiré AVOM

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TroisiĂšmement, si la CEMAC, prise comme une entitĂ© unique est en rĂ©cession, il n’en demeure pas moins vrai que les trajectoires ne sont pas les mĂȘmes. Le Cameroun est le pays le plus rĂ©silient avec un taux de croissance de prĂšs de 4% en 2017 selon les projections du FMI. Le Gabon et le Congo s’en tirent avec les taux de croissance positifs, mais faibles. En revanche, la situation du Tchad et de la GuinĂ©e-Equatoriale est plus prĂ©occupante. La RCA enregistre un taux de croissance d’une Ă©conomie post conflit. Cette situation est la mĂȘme pour les autres agrĂ©gats notamment en ce qui concerne les rĂ©serves de change officielles,qui sont passĂ©es de 17,53 millions de dollars US en 2012 Ă  7,6 millions de dollar en 2016. Dans certains pays, comme le Tchad et la GuinĂ©e Equatoriale, elles seraient infĂ©rieures Ă  1 millions de dollar US. Un tel contexte rĂ©duit le consensus nĂ©cessaire pour une dĂ©valuation.

Le Cameroun : bouclier de la CEMAC

Les habituĂ©s des nĂ©gociations internationales, notamment avec le FMI, seront sans aucun doute Ă©tonnĂ©s de la rapiditĂ© avec laquelle le Cameroun est parvenu Ă  un accord avec cette institution gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme rigide et intransigeante dans ses prescriptions.Deux raisons principales peuvent ĂȘtre retenues. La premiĂšre, est le fait que le Cameroun avaitconçu son programme de rĂ©forme, et mis en Ɠuvre bien avant la dĂ©gradation de l’environnement Ă©conomique international. La mise en Ɠuvre de ce programme a toutefois Ă©tĂ© considĂ©rablement perturbĂ©e par la guerre qu’a imposĂ©e la secte Boko Haram depuis 2013.Cette nouvelle situation a justifiĂ© des rĂ©allocations budgĂ©taires vers les secteurs de la dĂ©fense et de la sĂ©curitĂ©. De plus, le Gouvernement camerounais fort de l’expĂ©rience des nĂ©gociations antĂ©rieures, a su aller Ă  l’essentiel. La deuxiĂšme, est en rapport avec la CEMAC.

Le Cameroun est l’économie la plus rĂ©siliente de la CEMAC du fait de sa relative diversification avec, environ le tiers du nombre de produits exportĂ©s par les pays de la CommunautĂ©. Ainsi, la soutenir pour Ă©viter qu’elle ne se dĂ©grade, permettrait d’éloigner le spectre d’une dĂ©valuation tant redoutĂ©e. Plus globalement, les conditions macroĂ©conomiques en 2017 sont relativement bonnes comparĂ©es Ă  celle d’avant 1994. Mais, en guise de rappel mĂ©moire, les gouvernements de la CEMAC doivent garder Ă  l’esprit que la dĂ©valuation est intervenue en 1994, pour rĂ©sorber les dĂ©sĂ©quilibres Ă©conomiques et financiers profonds apparus aprĂšs l’échec des programmes d’ajustement rĂ©els.

En conclusion, au-delĂ  de la conjoncture actuelle, la Zone Franc est un espace de stabilitĂ© monĂ©taire, dont-il convient toutefois de faire encore Ă©voluer, en repensant avec la France et l’Union EuropĂ©enne, les accords monĂ©taires qui ne crĂ©ent pas des engagements perpĂ©tuels, pour reprendre le Doyen Modi Koko Henri Bebey. Plusieurs perspectives d’évolutions sont envisageables, et ne demandent qu’à ĂȘtre explorĂ©es. Elles ne conduiront sans doute pas Ă  des accords parfaits, mais seront, j’en suis convaincu, mieux adaptĂ©s aux besoins d’émergence des pays membres, tout en tenant compte des mutations Ă©conomiques et politiques du monde.

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#International
Simon Pierre ETOUNDI

Le CongrÚs américain a préparé un projet de loi portant sur de nouvelles sanctions contre Moscou.

Les parlementaires rĂ©publicains et dĂ©mocrates amĂ©ricains se sont mis d’accord sur un texte qu’ils vont prĂ©senter demain mardi, Ă  la Chambre des reprĂ©sentants. Cette loi vise Ă  renforcer les sanctions contre l’Iran, la CorĂ©e du Nord, et surtout la Russie. Il est fait grief Ă  la Russie son ingĂ©rence supposĂ©e lors de la campagne prĂ©sidentielle amĂ©ricaine. Les interventions militaires russes en Ukraine et en Syrie sont Ă©galement mises en avant. Si cette loi est adoptĂ©e par la Chambre des reprĂ©sentants puis par le SĂ©nat, les relations entre la Russie et les Etats Unis qui sont dĂ©jĂ  trĂšs tendues, devraient prendre un nouveau coup.

En Russie, ce projet de sanctions est d’ores et dĂ©jĂ , selon le porte-parole de la prĂ©sidence russe, Dmitri Peskov, Ă©valuĂ© d’une façon « extrĂȘmement nĂ©gative ». ApprouvĂ© par les deux chambres, le texte du projet de loi sur les sanctions contre la Russie mais aussi l’Iran contient notamment des mesures visant le projet de construction du gazoduc Nord Stream 2 qui reliera la Russie Ă  l'Allemagne. D’aprĂšs Moscou, au-delĂ  de ses relations avec les Etats-Unis, celles de l’Europe peuvent Ă©galement pĂątir des mesures amĂ©ricaines. A ce propos, selon les mĂ©dias russes, l'UE a appelĂ© Washington Ă  une coordination en matiĂšre de sanctions, les mesures unilatĂ©rales pouvant saper le rĂ©sultat recherchĂ©.

A Washington, le CongrĂšs insiste sur le caractĂšre bipartisan de ce texte, pour rĂ©affirmer Ă  la Russie l’intransigeance amĂ©ricaine. A ce propos, les parlementaires ont veillĂ© Ă  ce que soit introduite dans le texte, une clause empĂȘchant la Maison Blanche de lever ou mĂȘme d’attĂ©nuer les sanctions proposĂ©es. Ainsi, ce sont les parlementaires qui seront chargĂ©s de l’application des mesures votĂ©es. Cette prĂ©caution a Ă©tĂ© prise notamment dans le contexte de l’enquĂȘte sur les liens potentiels entre la campagne du prĂ©sident Donald Trump et Moscou. Et dans ce dossier, la Russie a toujours niĂ© toute implication.

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