Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 8 décembre 2017
​​Cameroun-France: on parle climat

Grégoire DJARMAILA

Le prochain sommet de Paris et bien d’autres sujets Ă©taient au menu de l’audience accordĂ©e hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, Ă  l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault.

1h30 minutes. L’audience accordĂ©e hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, Ă  l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, peut ĂȘtre classĂ©e parmi les entrevues les plus longues au Palais de l’UnitĂ©. La qualitĂ© des sujets abordĂ©s et surtout la convergence de vues entre YaoundĂ© et Paris sur les questions qui animent l’actualitĂ© nationale et internationale sont entre autres les raisons de ces entretiens soutenus.

Visiblement satisfait de cette entrevue, le chef de la mission diplomatique française au Cameroun a confiĂ© Ă  la presse qu’avec le prĂ©sident Paul Biya, il a fait le tour d’horizon de la coopĂ©ration entre les deux pays. En premiĂšre ligne des sujets abordĂ©s, le « nouveau sommet » sur le climat qui a lieu la semaine prochaine Ă  Paris avec la participation annoncĂ©e d’une centaine de dirigeants du monde.

Selon Gilles Thibault, ce rendez-vous auquel le chef de l’Etat camerounais est invitĂ©, a pour objectif « d’aller plus loin concrĂštement dans la lutte contre le dĂ©rĂšglement climatique, deux ans aprĂšs l'Accord de Paris ». Sous l’impulsion du chef de l’Etat, le Cameroun se classe parmi les premiĂšres nations Ă  avoir signĂ© et ratifiĂ© l’Accord de Paris sur le climat Ă  l'issue de la confĂ©rence COP 21 qui s’est tenue dans la capitale française du 30 novembre au 12 dĂ©cembre 2015.

Les deux hautes personnalitĂ©s ont ensuite passĂ© en revue la situation Ă©conomique du Cameroun ces derniers mois. Paul Biya et Gilles Thibault ont surtout exprimĂ© leur satisfaction par rapport Ă  l’ouverture mardi dernier Ă  Douala du centre commercial « Carrefour Market ». Il s’agit, selon le diplomate français, d’un espace commercial qui va valoriser les produits locaux de l’élevage, de l’agriculture et de la pĂȘche.

« Cet investissement préfigure de la construction des hypermarchés « Carrefour » à Douala et à Yaoundé et va générer de nombreux emplois directs et indirects au bénéfice de la jeunesse camerounaise », indique-t-il.

AprĂšs avoir dressĂ© le bilan de la participation du chef de l’Etat camerounais au rĂ©cent sommet Union africaine-Union europĂ©enne Ă  Abidjan en CĂŽte d’Ivoire, Paul Biya et Gilles Thibault ont Ă©changĂ© sur la situation sociopolitique au Cameroun. Ils ont notamment analysĂ© les mesures prises pour mette fin aux troubles dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pour l’ambassadeur de France au Cameroun, « aucune revendication ne peut justifier l’assassinat des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ».

Le chef de l’Etat en a profitĂ© pour rendre hommage aux hommes de culture français : le chanteur Johnny Halliday et l’écrivain Jean d’Ormesson, tous dĂ©cĂ©dĂ©s cette semaine.
​​Contrat de dĂ©sendettement et de dĂ©veloppement: ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

En 10 ans, de nombreux projets ont été menés pour améliorer le quotidien des Camerounais.

966 milliards de F pour financer neuf secteurs de la vie et de l’économie camerounaise. VoilĂ  en quoi peuvent se rĂ©sumer les 10 ans d’implĂ©mentation du contrat de dĂ©sendettement et de dĂ©veloppement (C2D) entre la France et le Cameroun. Un contrat mis en Ɠuvre au Cameroun depuis 2007, dans un souci d’amĂ©liorer le quotidien des Camerounais et de participer Ă  la marche du pays vers l’émergence en 2035. L’éducation, la santĂ©, les infrastructures urbaines et rurales, l’agriculture, l’environnement et les forĂȘts, la recherche, la culture, le dĂ©veloppement rural et la formation professionnelle sont les domaines d’intervention ciblĂ©s.

Sur le terrain, prĂšs de 500 salles de classe construites et plus de 200 autres rĂ©habilitĂ©es, puis Ă©quipĂ©es Ă  travers le pays, avec en plus, 37 200 instituteurs contractualisĂ©s. Les fameux chĂšques santĂ© et les kits obstĂ©tricaux, mis en place pour les femmes enceintes sont un autre bon point du C2D au Cameroun. Le nouveau visage du carrefour de la Douche municipale Ă  Douala et de l’échangeur simplifiĂ© de YaoundĂ© (place de la RĂ©gion), le 2e pont sur le Wouri sont d’autres projets rĂ©alisĂ©s grĂące aux fonds de ce contrat.

Pour ce qui est du dĂ©veloppement rural, le C2D a fortement contribuĂ© au financement du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP) afin d’accompagner les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es dans la mise en Ɠuvre de la dĂ©centralisation. On sait ainsi que grĂące aux appuis du PNDP, aujourd’hui dĂ©ployĂ© dans toutes les communes du pays, environ 4000 microprojets ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans des domaines aussi variĂ©s que l’hydraulique, la santĂ©, l’éducation, les pistes rurales et les ponts, etc. Mais tout n’a pas Ă©tĂ© que rose.

En effet, Ă  ce jour, quelques difficultĂ©s sont Ă  noter dans la rĂ©alisation des projets C2D. C’est le cas avec le projet d’amĂ©nagement des capitales rĂ©gionales, exĂ©cutĂ© Ă  plusieurs vitesses. En effet, si les grandes mĂ©tropoles comme YaoundĂ© et Douala sont bien loties, les autres semblent traĂźner le pas. C’est le cas de Bafoussam oĂč des projets prĂ©alablement identifiĂ©s depuis 2013 et 2014 par le ComitĂ© local de concertation pour un arbitrage du Programme d’investissement prioritaire actualisĂ© de la ville de Bafoussam n’ont pu ĂȘtre exĂ©cutĂ©s. Et pour cause, les Ă©tudes ont montrĂ© un dĂ©passement de l’enveloppe de plus de 20 milliards de F. D’oĂč la dĂ©cision des membres du comitĂ© local d’orienter les financements vers d’autres projets.

Le centre de formation aux mĂ©tiers de Bandjoun, dont la premiĂšre pierre a Ă©tĂ© posĂ©e il y a plusieurs mois, tarde Ă  sortir de terre. Ce qui fait ressurgir l’éternelle question de la maturation des projets. Autres difficultĂ©s que rencontre le C2D au Cameroun, la stagnation, des fonds et les longues procĂ©dures de passation des marchĂ©s. Mais de l’avis de Justine Ndogmo, coordonnateur du secrĂ©tariat technique d’appui dĂ©diĂ© Ă  l’exĂ©cution du C2D, des mesures ont Ă©tĂ© prises pour que tout se passe bien, afin que cette 3e et derniĂšre gĂ©nĂ©ration du contrat, dite de maturation, se termine en beautĂ©.
​​Sud-Ouest: Classes normales en zone urbaine

Alliance NYOBIA

L’école a repris dans les villes, oĂč les populations ont surmontĂ© la peur. Les forces de l’ordre veillent.

DerriĂšre ses lunettes Ă  double foyer, Brian, Ă©lĂšve en Upper Six au Bilingual Grammar School de Buea, pose sur vous un regard timide, qui contraste avec sa carrure. L’adolescent vient de prendre part au rassemblement ce lundi 27 novembre en matinĂ©e, comme des centaines d’autres Ă©lĂšves, qui ont chantĂ© l’hymne national sous les premiers rayons d’un soleil prometteur. « La situation s’est normalisĂ©e depuis ce mois de novembre, glisse-t-il en prenant le chemin de sa salle de classe. Maintenant, pour nous, c’est OK. »

Le tĂ©moignage de ce futur candidat au GCE Advanced Level corrobore ce que les reporters de CT ont pu constater Ă  Buea plus tĂŽt le mĂȘme jour : des Ă©coliers et Ă©lĂšves arpentant les rues, que ce soit Ă  Bongo Square, Ă  Clark’s Quarter ou vers Molyko, pour se rendre Ă  l’école. Et, contrairement Ă  un tableau visible au plus fort des tensions, il y a quelques semaines, ces enfants arboraient leurs uniformes scolaires. C’est dire si la peur de se faire molester en allant Ă  (ou en rentrant de) l’école s’est dissipĂ©e. L’esprit mieux disposĂ©, les Ă©lĂšves peuvent retourner Ă  leurs chĂšres Ă©tudes.

En bonne place des choses apprises en ce premier jour de la semaine, des valeurs. Outre le respect du drapeau, l’amour de la patrie, les jeunes garçons et filles du lycĂ©e bilingue de Molyko-Buea ont appris qu’il faut savoir tenir sa langue. « C’est avec elle que nous disons de bonnes choses, ou pas. OĂč que nous soyons, sachons contrĂŽler notre langue », dira l’homme d’église en charge de cette leçon collective.

« Nous connaissons tous l’importance de l’éducation », explique Dr. Mbua Hannah Etonde, la principale du lycĂ©e. Le chef d’établissement dit toute sa satisfaction pour la reprise des classes, et exprime sa gratitude envers les forces de maintien de l’ordre qui montent la garde « 24 heures sur 24 » au sein du lycĂ©e.

Autre lieu, et ambiance tout aussi sĂ©rieuse, studieuse. Les enseignantes prĂ©sentes Ă  la Government Nursery School de Likoko Membea ont affaire Ă  des apprenants enthousiastes. Dans une salle, les enfants apprennent Ă  prononcer les lettres de l’alphabet en dansant. Une mĂ©thode pour laquelle les institutrices mettent du leur, Ă  pas cadencĂ©s. Des diffĂ©rentes classes s’élĂšvent des voix cristallines, ondulant Ă  mi-chemin entre le rire et le cri.

« Pendant la premiĂšre semaine de septembre, nous avons enregistrĂ© environ 10 enfants. Aujourd’hui, nous en sommes Ă  plus de 100 », explique une enseignante, qui se rĂ©jouit aussi de la prĂ©sence des gendarmes, « que les enfants ont appris Ă  ne plus craindre ». Les effectifs devraient encore croĂźtre, le temps que certains parents, « encore effrayĂ©s », ramĂšnent leurs gosses Ă  l’école.
Au cĂ©lĂšbre St Joseph’s College de Sasse, le retour Ă  la normale se fait aussi progressivement. Les cours ont repris, garantit Suum Valentine, le principal du collĂšge. Les propos de ce prĂȘtre sont vĂ©rifiĂ©s aprĂšs une visite de plusieurs salles de classe
 Les effectifs, au moment oĂč CT quittait l’établissement il y a quelques jours, Ă©tait de 484 Ă©lĂšves, « contre plus de 900 avant », selon le principal.

La ville de Limbe prĂ©sente un tableau similaire. Les diffĂ©rents Ă©tablissements du chef-lieu du Fako, qu’il s’agisse du primaire ou du secondaire, enregistrent Ă  nouveau l’animation des jours de classe. A Mamfe, au lycĂ©e technique, malgrĂ© de violentes attaques subies, le cours normal des classes reprend. La variable reste les effectifs, actuellement fluctuants, allant parfois de 350 Ă  500 Ă©lĂšves, contre 1200 l’annĂ©e derniĂšre.
Quartiers d’habitat prĂ©caire: prĂšs de 700 ha Ă  restructurer

#Regions
Alliance NYOBIA

L’étude en vue de la rĂ©alisation de l’opĂ©ration lancĂ©e ce 6 dĂ©cembre Ă  Douala par le Minhdu.

60% du territoire de Douala sont occupĂ©s par des quartiers d’habitat prĂ©caire. Le chiffre a Ă©tĂ© avancĂ© ce mercredi 6 dĂ©cembre dans les locaux de la CommunautĂ© urbaine, lors du lancement d’une Ă©tude en vue de la restructuration/rĂ©novation de quartiers sous-structurĂ©s de la ville. Une opĂ©ration qui porte sur 692 hectares.

Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la Cud, Fritz Ntone Ntone, qui a rĂ©vĂ©lĂ© le taux d’occupation mentionnĂ© plus haut, a prĂ©cisĂ© que les populations habitant ces quartiers n’ont pas accĂšs aux services urbains de base. On imagine leur peine.

Pour changer ce cadre de vie, diverses mesures doivent ĂȘtre prises, et l’étude lancĂ©e mercredi permettra de les Ă©laborer. Ceci passe, entre autres choses, par l’évaluation des besoins, la mobilisation d’équipements nĂ©cessaires, etc.

Selon le directeur de la Maetur (Mission d’amĂ©nagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux, en charge de l’opĂ©ration), Louis Roger Manga, une premiĂšre Ă©tape a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© franchie, s’agissant de l’évaluation. Elle porte sur les quartiers CitĂ© Berge et Bonanloka – pour 219 ha et 52 ha respectivement – dans l’arrondissement de Douala 3e.

Seront concernĂ©s par la suite MakĂšpĂš MissokĂš, MakĂšpĂš MaturitĂ© et la zone de l’universitĂ© de Douala (arrondissement de Douala 5e), et le quartier Grand Hangar Ă  BonabĂ©ri (Douala 4e).

Cette Ă©tude participe de la mise en Ɠuvre du programme « AmĂ©lioration de l’habitat », et s’inscrit dans le Document de stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi (Dsce), a expliquĂ© le ministre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain. Jean-Claude Mbwentchou indiquera Ă©galement que, outre l’amĂ©lioration de l’espace urbain, il est question de concourir en mĂȘme temps au dĂ©veloppement des zones rurales environnantes.

Au Cameroun, a poursuivi le ministre, les quartiers prĂ©caires abritent quelque 6 millions de personnes, « soit environ 50% de la population urbaine ». Le projet d’amĂ©lioration de leur environnement de vie est donc une rĂ©ponse idoine « aux attentes des populations pauvres ».

Il vise par ailleurs Ă  promouvoir l’économie des quartiers, Ă  sĂ©curiser le foncier et Ă  Ă©lever le niveau de fourniture des services urbains de base (eau, Ă©clairage public, etc.) Ă  ces populations. Autre objectif visĂ©, intĂ©grer ces zones dans le tissu Ă©conomique global de Douala.
Equipage Ă  bord: bel exemple du vivre-ensemble

#Economie
Félicité BAHANE N.

Au sein de la compagnie, l’on trouve des pilotes et hĂŽtesses de l’air issus de diffĂ©rentes rĂ©gions du pays, travaillant en toute harmonie.

Tchoupina FrĂ©dĂ©ric Alim Vroumsia Tchimaye est pilote, commandant de bord sur le Boeing 737. C’est cet employĂ© de Camair-Co, originaire de l’ExtrĂȘme-Nord Cameroun, qui fera le 1er vol commercial au dĂ©part de Dakar, le 15 dĂ©cembre 2017 prochain.

« Cette confiance flatte mon Ă©go et m’encourage Ă  faire beaucoup plus d’efforts pour mĂ©riter toujours plus de cette compagnie dont je suis fier ». Vroumsia Tchimaye espĂšre par ailleurs que « la compagnie aĂ©rienne nationale aura l’essor qu’elle mĂ©rite et finira par ĂȘtre un outil dont tout le Cameroun sera fier ».

Constant Kono, originaire du Centre Cameroun, est Ă©galement commandant de bord sur le Boeing 737 Ă  Camair-Co. Ce vendredi, il a le devoir de piloter le vol inaugural vers Dakar. « J’en suis particuliĂšrement fier mais, je voudrais davantage saluer la vision du top management, en place depuis 2016. Le Cameroun d’abord ! Ensuite la sous-rĂ©gion et progressivement plus loin.

C’est ce qu’il y avait Ă  faire. La preuve, Camair-Co Ă©volue dĂ©sormais dans le bon sens », assure le pilote Ă  l’honneur ce jour. Selon le commandant Kono, « relier l’Afrique centrale Ă  l’Afrique de l’Ouest par Abidjan et Dakar donne la conviction que Camair-Co va continuer son envol. Elle va pouvoir recommencer l’Europe et les AmĂ©riques dans un futur proche ».

Pour le service Ă  bord, madame Njioh Emilienne Enanga, 31 ans. La digne fille du Nord-Ouest Cameroun est hĂŽtesse de l'air. Elle sera Ă©galement sur le vol inaugural de ce vendredi vers Dakar. Une chance de plus, assure-t-elle. « J’en profite pour dire aux jeunes Camerounais qu’il faut croire en soi et en son pays.

J’étais Ă©tudiante quand j’ai lu une offre d’emploi de Camair-Co dans un journal. J’ai postulĂ© et sans aucun recours, j’ai Ă©tĂ© admise. La compagnie m’a offert une formation d’hĂŽtesse de l’air et depuis, je suis heureuse de servir. Encore plus aujourd’hui qu’elle revit ».
Velléités sécessionnistes: Yaoundé et Abuja disent non

#Presidential
Grégoire DJARMAILA

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, a reçu hier au Palais de l’UnitĂ©, Lawan Abba Gashagar, haut-commissaire dĂ©signĂ© du Nigeria au Cameroun, envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident Muhammadu Buhari.

Le Cameroun et son voisin le Nigeria se concertent de maniĂšre permanente sur des questions relatives Ă  la stabilitĂ© de chacun des Etats et Ă  leur coopĂ©ration bilatĂ©rale. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, a reçu hier en audience au Palais de l’UnitĂ©, le haut-commissaire dĂ©signĂ© de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale du Nigeria au Cameroun, Lawan Abba Gashagar, envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident Muhammadu Buhari.

L’émissaire nigĂ©rian Ă©tait porteur d’un pli fermĂ© du chef de l’Etat nigĂ©rian destinĂ© Ă  son homologue camerounais. La teneur du message n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e Ă  la presse mais Lawan Abba Gashagar a soulignĂ© au sortir de l’échange de plus d’une demi-heure avec le chef de l’Etat camerounais que la discussion a Ă©tĂ© focalisĂ©e sur les fructueuses relations entre les deux pays voisins. « Le Nigeria et le Cameroun ont toujours entretenu des relations bonnes et cordiales », a-t-il indiquĂ©.

InterrogĂ© sur l’analyse que son pays fait de la crise dite anglophone qui secoue les rĂ©gions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest frontaliĂšres au Nigeria, l’envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident nigĂ©rian a soulignĂ© que le gouvernement de son pays exprime une vive prĂ©occupation par rapport au climat de violence qui rĂšgne dans les deux rĂ©gions.

« Le Nigeria Ɠuvre pour l’intĂ©gritĂ© territoriale du Cameroun. Quels que soient les griefs, le gouvernement nigĂ©rian ne saurait soutenir ou encourager les manƓuvres de dĂ©stabilisation du Cameroun », a-t-il dĂ©clarĂ©. Tout comme, a-t-il ajoutĂ©, « le Nigeria ne saurait servir de base arriĂšre aux activistes qui veulent dĂ©stabiliser le Cameroun ». Le gouvernement du Nigeria prĂ©conise le dialogue et opte pour une solution pacifique Ă  la crise actuelle », a poursuivi l’émissaire nigĂ©rian.

S’agissant de la prĂ©sence sur le sol nigĂ©rian de certains activistes qui soutiennent le mouvement sĂ©paratiste au Cameroun, le diplomate nigĂ©rian a indiquĂ© que les autoritĂ©s de son pays suivent avec beaucoup d’attention la situation qui prĂ©vaut dans les localitĂ©s camerounaises frontaliĂšres avec leur pays.

Il a rappelĂ© qu’en vertu des accords de coopĂ©ration entre le Cameroun et le Nigeria, leurs citoyens ont un droit de sĂ©jour de trois mois sans visa dans l’un et l’autre pays. Toutefois, a-t-il prĂ©cisĂ©, les bĂ©nĂ©ficiaires de ce droit doivent s’abstenir de toute activitĂ© pouvant nuire Ă  l’autre pays.
Cameroon- Nigeria: Concerned Neighbours, Brothers

#Presidential
Emmanuel KENDEMEH

Nigeria’s President Muhammadu Buhari on December 7, 2017 sent a sealed message to President Paul Biya.

Cameroon and Nigeria continue to be shining examples of brotherly neighbours through a demonstration of concern for stability and peace. It is in this connection that Nigeria’s President Muhammadu Buhari on Thursday, December 7, 2017 sent the Nigerian High Commissioner designate to Cameroon, Lawan Abba Gashagar, his special envoy who handed a sealed message to Cameroon’s Head of State, Paul Biya.

The Nigerian special envoy without disclosing the content of the sealed message, stated after the audience that Nigeria was preoccupied by the acts of violence perpetrated in the English-speaking North West and South West Regions of Cameroon that coincidently are neighbouring regions to Nigeria.

The High Commissioner said Nigeria was working for Cameroon’s territorial integrity and would never encourage nor support manoeuvres to destabilize Cameroon whatever the grievances.

The declaration of concern coming at the time the crisis in the North West and South West Regions of Cameroon have spiralled into attacks against the country’s defence and security forces is a high mark of good brotherliness.

The two countries continue to show solidarity and cooperation in the fight against their common enemy, the Boko Haram terrorist group through the Multinational Joint Task Force. Still in the security domain, Nigeria and Cameroon are committed to fight piracy in the Gulf of Guinea and other cross-border crimes.

The two countries entered the golden records of history through the peaceful settlement of their border conflict over the Bakassi Peninsula and the effective implementation of the Greentree Agreement that laid down the timeframe for the putting in place of the October 10, 2002 International Court of Justice ruling over their border conflict.
​​Building Permits: Online Application Soon to Begin

Christopher JATOR

The system will help reduce the burden of paper work, increases speed and transparency in the processing of files.

The Secretary General of the Ministry of Housing and Urban Development (MINDHU) Ahmadou Sardaouna, was in Douala recently to review and validate report which will pave the way for the creation of One-Stop-Shop for the application, treatment and deliverance of building permits online.

The objective of the workshop was to enrich and validate the report on the SGAC Development Strategy. Tunisian experts working on the project belonging to the ST2 International say the system will be ready for use at the Douala City Council in January. The importance of such an electronic management of building permits is that it reduces work load, enhances speed and transparency in the processing of the documents. Participants appreciated the observations and analyses formulated in order to allow the structure to continue its services with data shared by all the actors involved in the setting up of the electronic system for the management of the documents.

The project’s current phase opens the stage for the effective implementation of the electronic system. For this purpose, some FCFA 300,000,000 was earmarked in the Public Investment Budget of MINDHU for the current financial year. Participants contributed to enriching and validating the proposal for new procedures for the issuance of urban planning acts, the action plan for the operationalisation of procedures, the specifications of the target system, the test plan of the revised system in the Douala III, etc.

Since the 3rd session of the Cameroon Business Forum, the Prime Minister has been prescribing a clear improvement in the cost and processing time of building permit applications, with the recommendation that the procedures be computerised and One-stop shops set up for issuing building permits in Douala and Yaounde. The implementation of these recommendations and the need to control the uncontrolled development of Cameroon’s cities led the Ministry to launch the process of improving the effectiveness of urban planning and issuance tools.

It is within this framework that the Ministry has undertaken to support the Douala City Council in the process of computerisation and dematerialisation of the procedures for the issuance of urban planning documents in order to lighten these procedures and to ensure the speed of file processing and reduce costs.
​​Carrefour des mĂ©tiers: le filon du numĂ©rique

AĂŻcha NSANGOU

Les jeunes invitĂ©s Ă  explorer les TIC hier Ă  YaoundĂ© lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture officielle de ce rendez-vous, prĂ©sidĂ©e par le ministre Zacharie Perevet.

ça grouillait d’élĂšves hier Ă  l’esplanade arriĂšre de l’HĂŽtel de ville de YaoundĂ©. Ce mercredi, ils sont nombreux Ă  avoir fait le dĂ©placement pour visiter les stands des entreprises et autres Ă©coles de formation qui se dressent en ce lieu, Ă  l’occasion de la 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et la bourse de l’emploi. Ils Ă©coutent tout et semblent intĂ©ressĂ©s par tout. Ils collectent des prospectus ci et lĂ  et promettent de s’en servir un jour, aprĂšs l’obtention du baccalaurĂ©at.

Enthousiastes, eux, ils ne le sont pas vraiment. Ces autres jeunes, plus ĂągĂ©s et diplĂŽme en poche, qui semblent avoir perdu tout espoir de trouver un emploi. Ce mercredi matin, pas le temps de visiter d’autres stands, ils foncent tout droit vers celui du Fonds national de l’Emploi, particuliĂšrement bondĂ©. A l’entrĂ©e, deux babillards sur lesquels sont inscrits des offres d’emploi retiennent l’attention. «J’essaye de trouver une offre qui correspond Ă  mon profil pour postuler», confie GeneviĂšve Beyala, diplĂŽmĂ©e en marketing.

Dans l’aprĂšs-midi, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Zacharie Perevet, qu’accompagnaient quelques autres membres du gouvernement, a procĂ©dĂ© Ă  l’ouverture officielle de la 7e Ă©dition de cet Ă©vĂ©nement qui tient dĂ©sormais lieu de rendez-vous de l’emploi. Occasion de revenir sur les enjeux et objectifs de cette rencontre qui se tient cette annĂ©e sous le thĂšme «Quelles formations et quels emplois au Cameroun Ă  l’ùre de l’économie numĂ©rique». Oui, il est question de numĂ©rique au cours de cette nouvelle Ă©dition, d’oĂč l’implication trĂšs visible du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications.

«Le dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique induira fortement, Ă  court et Ă  moyen terme, une forte demande de main d’Ɠuvre qualifiĂ©e et par ricochet, la crĂ©ation d’un grand nombre d’emplois. Il est donc nĂ©cessaire de renforcer les ressources humaines tant qualitativement que quantitativement dans les mĂ©tiers des technologies de l’information et de la communication (Tic), encourager et soutenir la formation dans le domaine des Tic», a indiquĂ© Zacharie Perevet.

Dans sa leçon inaugurale, intitulĂ©e «Le numĂ©rique, une alternative sĂ»re», Jacques Bonjawo, invitĂ© spĂ©cial de cette Ă©dition, a soulignĂ© l’impĂ©ratif pour le Cameroun de rattraper son retard dans l’économie numĂ©rique et s’est fĂ©licitĂ© de la dĂ©sormais mobilisation gĂ©nĂ©rale impulsĂ©e par le chef de l’Etat. La 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et la bourse de l’emploi qui s’achĂšve ce jour est Ă©galement le théùtre de confĂ©rences-dĂ©bats autour de la thĂ©matique retenue.
Safety Net Project: Beneficiaries Express Gratitude

#Regions
Fred VUBEM TOH

This was during the 12th and final payment done in Douala on Tuesday.

Beneficiaries of the poverty alleviation project dubbed, ‘Safety Net’ have expressed gratitude to government for enabling them to hop out of poverty.

Speaking during the thanksgiving ceremony which also coincided with the 12th and final payment, the representative of the beneficiaries said at first they did not believe in the project as it was too good to be true but after the first payments were made, many people got interested and money received from the project enabled them set up income generating activities.

According to the coordinator of the Safety Net project, Njoh Michellin, the project consists of dishing out 20,000 FCFA to the beneficiaries after every two months over a period of two years.

On the sixth payment, they are given the sum of 80,000 FCFA to enable them set up a business and on the 12th and last payment they are given the same amount, this time to increase the scale of the business they must have set up.

The project does not only dole out but also offers advice on how to set up and manage an income generating activity, sensitized on the need for hygiene, education and establishing birth certificates for their children.

In return, beneficiaries carry out human investment activities and are recruited to work in labour intensive projects where they are paid 1,600 FCFA on a daily basis so as to enable them make more money.

The project initiated in 2004 finally took off in 2014 in five regions including, the Far north, North, Adamawa, East and North West as well as the cities of Douala and Yaounde.

According to the field operations officer for the Littoral, Delphine Yith, 500 beneficiaries were chosen in Douala from an initial list of 1,500 people on the basis of investigations carried out by the National Institute of Statistics.

“my life is better now. I have been able to start a firewood business and send my children to school with money received from the project”, says Mbakop Elisabeth, a beneficiary of the project.
Renewable Energy: National Master Plan Unveiled

#Economie
MBOM Sixtus

The Korean International Cooperation Agency submitted the document to government in Yaounde December 7.

A National Master Plan has been drawn up for the development and use of renewable energy in Cameroon. The plan derived from a study carried out with financial and technical assistance from the Korean International Cooperation Agency, KOICA, was handed over to the Ministry of Energy and Water Resources (MINEE) in Yaounde on December 7.

The Resident Representative of KOICA office in Cameroon, Yeon Je Ho, submitted the documented to the Director of Renewable Energy in MINEE, Pierre Narcisse Massoma Bille who represented Minister Basile Atanaga Kouna at the handing over ceremony that marked the end of the study launched in 2013.

The Korean official said the study comprised a survey of Cameroon’s renewable energy potential. He also said Cameroon possess a huge potential owing to its abundant water and energy resources.

The elements surveyed were the country’s photovoltaic energy (solar energy) potential, wind energy, small hydro (dams with potential of producing up to 5MW hydro electrical power) and biomass energy potential. The survey was carried out in 11 sites in the Center, East, North West, South West and South regions.

The Master Plan charts a blueprint expected to enable Cameroon double its energy potential by 2020 and triple it by 2030, according to Yeon Je Ho. He also holds the implementation of the project worth two million US dollars (circa FCFA 1.11 billion) will facilitate and provide a secure platform for renewable energy to be developed in Cameroon.

This, he said, would be pulled out from imagination into reality by the many favourable climatic and environmental conditions for the development of renewable energy that the country is endowed with.

Hammering on the importance of this form of energy to acceleration and sustainability of economic development, the Resident Representative of KOICA noted the project is an attempt to support President Paul Biya’s vision of making Cameroon an energy economy by the year 2035.
Carrefour des métiers: de belles perspectives

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Le bilan de ce rendez-vous affiche plus de 200 emplois offerts aux jeunes, mais aussi de nombreuses opportunités.

Jeudi 07 dĂ©cembre 2017. TroisiĂšme jour mais aussi jour de clĂŽture de la 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et de la bourse du travail. On ne dirait pourtant pas. Tellement les visiteurs continuent d’affluer.

Et comme au premier jour, c’est le stand du Fond national de l’emploi (Fne) qui remporte la palme de l’espace le plus frĂ©quentĂ©. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mĂȘmes. Rendus Ă  13h ce jeudi, 1137 personnes Ă©taient dĂ©jĂ  passĂ©es dans ce stand soit 1056 demandeurs d’emploi, 81 employeurs et surtout 208 candidats insĂ©rĂ©s sur le site.

De quoi donner espoir aux jeunes encore en attente d’ĂȘtre reçus par un personnel de la structure opĂ©rationnelle de l’emploi au Cameroun.

Tout Ă  cĂŽtĂ©, le ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (Minpostel) enregistre Ă©galement un nombre impressionnant de visiteurs. Ce dĂ©partement ministĂ©riel qui est au centre de l’évĂ©nement, compte tenu de la thĂ©matique:

« Quelles formations et quels emplois au Cameroun Ă  l’ùre de l’économie numĂ©rique », a jouĂ© un rĂŽle de sensibilisation au Carrefour des mĂ©tiers. Sensibilisation, mais aussi Ă©clairage sur les actions du Minpostel pour le dĂ©veloppement du numĂ©rique.

Un responsable rencontré sur le stand explique que les jeunes ont également été informés sur les techniques de maturation des projets, sur la formation aussi. Ceux des jeunes qui venaient déjà avec des projets étaient orientés vers des starts-uppeurs.

Cedric Nya, diplĂŽmĂ© en informatique fait partie de ceux qui ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur les opportunitĂ©s qu’offre le Minpostel.

Ce jeune est venu chercher des opportunitĂ©s pour des projets qui lui trottent dans la tĂȘte. Deux au total. « Je souhaite mettre sur pied une application dans le secteur des bĂątiments et travaux publics.

Ce sera un moyen de mettre en contact les entrepreneurs et les demandeurs de service de ce domaine », explique-t-il. De plus, ce jeune a en tĂȘte un projet de transformation de pomme de terre en compote, chips et surgelĂ©s. Il est reparti avec des contacts notamment du Piiasi avec qui il a promis de reprendre langue.

C’était cela le Carrefour des mĂ©tiers et de la bourse de l’emploi 2017 qui a Ă©tĂ© clĂŽturĂ© hier. Trois jours d’échanges, trois jours d’opportunitĂ©s Ă  saisir
 avec pour seul objectif, donner des axes d’orientation aux jeunes, pour une insertion dans le monde de l’emploi.
Transport aérien: Camair-Co arrive à Dakar

#Economie
Félicité BAHANE N.

Le vol inaugural de ce vendredi 8 décembre 2017 est une nouvelle étape du plan de redressement en cours.

Plusieurs opĂ©rateurs Ă©conomiques camerounais sont ce vendredi 8 dĂ©cembre Ă  bord de Camair-Co, Ă  destination de Dakar. Il s’agit d’un vol inaugural, minutieusement prĂ©parĂ©, pour marquer les esprits tant au Cameroun qu’au SĂ©nĂ©gal.

Et c’est la preuve, si besoin en Ă©tait encore, de la bonne marche du plan de relance de la compagnie aĂ©rienne nationale, dressĂ© par le consultant Boing.

C’est Ă©galement le dĂ©roulĂ© d’une vision, celle du top management en poste depuis aoĂ»t 2016, conduit par Ernest Dikoum, directeur gĂ©nĂ©ral. Le Cameroun d’abord, pense-t-il. Et puis progressivement, la compagne s’ouvre Ă  l’Afrique et au reste du monde.

Le vol inaugural de Camair-Co vers Dakar, ce vendredi, partira de l’aĂ©roport international de Douala avec une escale Ă  YaoundĂ© Nsimalen, avant d’atterrir Ă  l’aĂ©roport international Blaise Diagne, nouvellement construit et inaugurĂ© la veille, jeudi 7 dĂ©cembre 2017. Camair-Co sera donc l’une des premiĂšres compagnies aĂ©riennes Ă  fouler ce hub sous rĂ©gional, situĂ© Ă  47 km au Sud de Dakar.

AprÚs ce vol inaugural, Camair-Co va désormais desservir la capitale sénégalaise quatre fois par semaine : lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Coût de la desserte, à partir de 449 700 F.

Il faut dire que depuis 2016, la compagnie aĂ©rienne du Cameroun est rĂ©ellement en pleine expansion : 600 personnels ; 5 avions (un B767-300, deux B737-700 et deux MA 60) et treize destinations dont sept domestiques (Douala, YaoundĂ©, Maroua, Garoua, N’GaoundĂ©rĂ©, Bafoussam et Bamenda) et 6 rĂ©gionales (Cotonou, N’Djamena, Libreville, Bangui, Dakar et Abidjan). DĂšs lors, les performances d’exploitation parlent d’elles-mĂȘmes : en moyenne, le taux de remplissage survole les 51%.

Le taux de rĂ©gularitĂ© plane au-dessus de 86% et le taux de ponctualitĂ© monte Ă  71%. VoilĂ  qui justifie l’augmentation du chiffre d’affaires Ă  l’émission, de plus de 30%. Les recettes mensuelles ont connu un bond, passant de 400 millions de F Ă  prĂšs de 2 milliards de F actuellement.

Aujourd’hui, Camair-Co opĂšre au moins 104 vols en moyenne par semaine Ă  travers le Cameroun. Le nombre de passagers depuis le mois de janvier a dĂ©passĂ© les 200 000.

La direction gĂ©nĂ©rale a pris l’engagement d’Ɠuvrer pour l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’accueil, du service et du confort, de sorte que les prestations offertes par l’entreprise soient de mĂȘme standing oĂč que l’on se trouve.
ClĂŽture de la saison sportive: Au-delĂ  du sport, la communion et l’unitĂ©

#Presidential
Jean Marie NZOKOU

Rendez-vous respecté hier pour le président de la République, Paul Biya et la jeunesse camerounaise.

Le triomphe au bout de la peine et de l’effort. Ainsi peut-on rĂ©sumer la victoire acquise hier par New Stars de Douala face Ă  Union des Mouvements Sportifs (UMS) de Loum.

AprĂšs une premiĂšre tentative infructueuse il y a cinq ans, l’équipe de la capitale Ă©conomique est entrĂ©e de plain-pied dans le cercle restreint des dĂ©tenteurs du trophĂ©e sportif le plus convoitĂ© au Cameroun.

Inscrit deux minutes avant la fin de la premiĂšre manche, le but que personne n’avait vu venir a scellĂ© dĂ©finitivement le sort d’une rencontre que l’on croyait Ă  rebondissements.

Du mĂȘme coup, les «nouvelles Ă©toiles » ont empĂȘchĂ© les « unionistes » du Moungo de rééditer l’exploit de 2015 lorsqu’ils inscrivaient pour la premiĂšre fois leur nom au palmarĂšs. Cette fois-ci, la victoire a changĂ© de camp.

Au fil des ans, la finale de la coupe du Cameroun est devenue une sorte de grand’messe populaire Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. En mĂȘme temps qu’elle a clĂŽturĂ© en apothĂ©ose la fin de la saison sportive 2017, la grandiose cĂ©rĂ©monie d’hier avec pour centre d’attraction le derby opposant deux Ă©quipes de la rĂ©gion du Littoral, a tenu toutes ses promesses.

D’abord sur le plan de la participation populaire avec ces gradins remplis Ă  ras bord par des supporters surexcitĂ©s. Ensuite sur le plan festif avec une ambiance bon enfant oĂč la joie des retrouvailles rimait avec la ferveur patriotique rehaussĂ©e par l’expression pluridimensionnelle des multiples facettes de cette diversitĂ© socio-culturelle qui fait du Cameroun une sorte d’exception africaine.

Sur le plan purement sportif, le spectacle offert au public Ă©tait allĂ©chant de bout en bout, mĂȘme si on a pu dĂ©plorer quelques dĂ©chets au niveau des automatismes et de la finition. Mais Ă  tout prendre, les deux finalistes se sont donnĂ©s Ă  fond dans un match dont l’intensitĂ© et l’équilibre des forces ont maintenu le suspense jusqu’au bout.

Le plus remarquable aura Ă©tĂ© l’engagement et la dĂ©termination des joueurs qui ont vĂ©ritablement mouillĂ© le maillot tout le long du match. DĂšs le coup d’envoi, il n’y a eu ni round d’observation, ni calcul d’arriĂšre-boutique, mais plutĂŽt une rage de vaincre perceptible chez les 22 acteurs.

AprĂšs avoir subi une lĂ©gĂšre domination dans les 30 premiĂšres minutes, New Stars a relevĂ© progressivement la tĂȘte, avant de rĂ©pondre coup pour coup, se lançant Ă  son tour Ă  l’assaut des buts adverses.

Sa victoire est d’autant plus mĂ©ritĂ©e que ses joueurs ont fait preuve de rĂ©alisme en concrĂ©tisant l’une des rares opportunitĂ©s lĂ  oĂč leur adversaire du jour, visiblement sous pression, a vendangĂ© des nombreuses occasions nettes de but. Il Ă©tait peut-ĂȘtre dit quelque part que la joie changerait cette annĂ©e de camp pour ajouter plus de piment dans la...sauce sportive.

Il convient aussi de souligner que la cĂ©lĂ©bration d’hier au Stade Omnisports de YaoundĂ© dĂ©bordait le cadre purement sportif. Au-delĂ  du match, des mouvements d’ensemble ou du dĂ©ploiement visuel des diffĂ©rentes fĂ©dĂ©rations sportives, certains ingrĂ©dients spĂ©ciaux ont apportĂ© un cachet particulier Ă  cette cĂ©rĂ©monie grandiose.

En commençant par la prĂ©sence du chef de l’Etat dont l’arrivĂ©e a dĂ©clenchĂ© une grande ovation dans le sillage d’une ferveur patriotique qui s’est exprimĂ©e Ă  travers le chant, la gestuelle ou l’image pour magnifier davantage la grande communion avec la collectivitĂ© nationale dans toutes ses composantes.

Au-delĂ  des cĂ©rĂ©monies protocolaires d’usage ou de la remise des trophĂ©es, le prĂ©sident de la RĂ©publique a pu apprĂ©cier Ă  travers la parade culturelle et les messages dĂ©ployĂ©s, la volontĂ© des Camerounais de cultiver les valeurs susceptibles de renforcer l’unitĂ© et la solidaritĂ© en ces temps oĂč a sĂ©curitĂ© nationale fait face Ă  des menaces multiples.

Pour certains observateurs, la cérémonie réussie de la Coupe du Cameroun préfigure à travers son rendu, celle de la CAN 2019 en ligne de mire.
2017 Cup of Cameroon : New Stars Crowned

#Presidential
Elizabeth MOSIMA

They beat former cup holders, UMS of Loum, 1-0 yesterday December 10, 2017 to lift the most prestigious trophy.

Lift the trophy for the first time and have their name written in the book of fame was the dream of New Stars of Douala. It was with this objective in mind that the players of New Stars of Douala played the final of the 58th edition of the Cup of Cameroon yesterday December 10, 2017.

The dream came true following their 1-0 victory over 2015 cup holders, UMS of Loum.

Even though UMS Loum and New Stars have faced each other in the national championship and UMS have triumphed over them, yesterday’s game was a different competition within a different context.

Prior to the encounter, thousands of fans and supporters trooped to the stadium as early as 10:00 a.m. in order to watch every aspect of the final. The encounter began at 4:13 p.m. with both teams determined to win. UMS of Loum began the encounter on a good footing and dominated the first 14 minutes of the game.

They were however met with strong resistance from the defence of New Stars of Douala. In spite of the dominance they lost all their scoring chances giving their opponents an advantage over them.

New Stars continued with their good play style and at the 42nd minute, Alain Nandougang scored the lone goal of the encounter after receiving a pass from William Kouoh Billé.

The goal brought back life to the stadium as spectators had waited for long without any goal from any of the teams. Both teams separated at half time on a 1-0 score margin.

On resumption, UMS put up a strong fight but New Stars was able to ward off any attack from UMS with a strong defence wall. Efforts made by UMS to equalise were futile.

At stoppage time the scoreboard read 1-0 in favour of New Stars of Douala. With the victory, New Stars of Douala will represent Cameroon in the CAF Confederation Cup next year.
Une saison sauvée

#Presidential
Priscille G. Moadougou

La deuxiÚme fois est la bonne pour New Star, le club du Littoral qui a gagné la finale de la Coupe du Cameroun hier à Yaoundé.

Un air que les populations des Grassfields chantent souvent pour exprimer leur joie. « Yaya tooo, yaya tooo !!! Yaya too, Yaya too», rĂ©pĂšte sans cesse Faustin Domkeu, le prĂ©sident de New Stars de Douala, alors qu’il se dirige vers les vestiaires de son club.

Sourire aux lÚvres, il accueille chaleureusement des jeunes qui se trouvent là. Il franchit la porte pour retrouver les héros du jour.

Certains, notamment le capitaine Henri Pierre Nnouck Minka, sont encore sur la pelouse en train de jubiler avec leurs supporters. Ils regagneront leurs vestiaires tour Ă  tour.

Ils ont tous heureux d’avoir sauvĂ© leur saison et de recevoir, dans les heures qui suivent la somme de 1.000.000 F pour chacun comme prime de victoire. Une promesse faite par leur prĂ©sident.

Cerise sur le gĂąteau, c’est l’un d’eux, Alain Nandjou Nganle qui a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© homme du match.

La joie est donc à son comble au sein du club, qui a commencé la saison sportive de maniÚre catastrophique. New Stars a terminé à la 9e place avec 44 points. «Pendant toute la phase aller, nous étions dans le ventre mou du classement.

Puis, nous nous sommes ressaisis avec pour objectif de nous maintenir en Elite One. Au fur et Ă  mesure qu’on avançait en coupe du Cameroun, on s’est dit qu’on pouvait gagner le trophĂ©e.

Et c’est chose faite ! Il est vrai que le prĂ©sident a mis tous les moyens nĂ©cessaires pour qu’on se distingue», confie heureux Jojo Dibanga, le directeur sportif du club.

Pour la deuxiĂšme finale de coupe du Cameroun, New Stars remporte le titre, aprĂšs avoir Ă©tĂ© malheureux finaliste en 2012. C’est au cours de la saison 2010 que l’équipe de la capitale Ă©conomique accĂšde en Elite One.

En 2015, pour avoir occupĂ© la troisiĂšme place Ă  l’issue du championnat, le club a participĂ© Ă  la Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football.

Cette annĂ©e encore, alors que le Cameroun n’aura qu’un seul reprĂ©sentant dans cette compĂ©tition, les poulains de Laurent Djam devront faire mieux qu’une Ă©limination au tour prĂ©liminaire.
Apothéose: Paul Biya a fait le match

#Presidential
Azize MBOHOU

Le chef de l’Etat a prĂ©sidĂ© hier au stade Omnisports la clĂŽture de la saison sportive 2017.

La politesse
du chef ! Cette ponctualitĂ© que le prĂ©sident Paul Biya sert infatigablement Ă  chaque fois qu’il prend part Ă  une cĂ©rĂ©monie officielle. Hier encore au stade Omnisports de YaoundĂ©, le chef de l’Etat est restĂ© fidĂšle au principe. 15h19.

La limousine prĂ©sidentielle s’immobilise devant le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, acteur principal du dispositif protocolaire d’accueil.

C’est dans une cuvette de Mfandena en Ă©bullition que le MINSEP reçoit le prĂ©sident de la RĂ©publique. La foule exulte. Presque un concert spontanĂ© du public. « Pauuul Biya ! Pauuul Biya ! Notre prĂ©sident
 », le refrain est repris en chƓur. Avec vigueur.

Le bouquet d’accueil est tonique. La voix fluette de la petite Astia Mefogui, Ă©lĂšve en classe de cours moyen 1 Ă  l’école les Coccinelles, chargĂ©e de remettre le bouquet de fleurs au chef de l’Etat, apporte une nouvelle cadence Ă  la communion.

Quelques minutes aprĂšs, le chef de l’Etat s’immobilise devant le drapeau national. La musique de la Garde prĂ©sidentielle exĂ©cute l’hymne national, tandis que la foule agite joyeusement le fanion vert-rouge-jaune. Le chef de l’Etat, chef des armĂ©es, passe ensuite les troupes en revue.

Des dĂ©tachements de la Garde prĂ©sidentielle, de la gendarmerie, de l’armĂ©e de terre, de l’armĂ©e de l’air, de la marine nationale, des sapeurs-pompiers et de la police, placĂ©s sous le commandant du colonel Oscar Mbarga Onana, commandant de l’Ecole militaire interarmĂ©es (EMIA).

Paul Biya rejoindra la loge prĂ©sidentielle, oĂč il retrouvera, entre autres, le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril, le Premier ministre, chef de gouvernement, Philemon Yang.

C’est un Paul Biya attentif et admiratif du spectacle d’ouverture qu’offrent prĂšs de 1608 acteurs sur la pelouse. Souriant, dĂ©tendu, le chef de l’Etat applaudit face aux images fortes et tableaux saisissants qui illustrent le bilinguisme, la cĂ©lĂ©bration de l’excellence ou alors la promotion du multiculturalisme.

C’est sur ce fil de gaitĂ© et de retrouvailles que le chef de l’Etat va vivre l’unique but de la rencontre Ă  la 41e minute, par Alain Nandjou de New Star de Douala. Sacrifiant au rituel, le chef de l’Etat a tenu Ă  remettre des trophĂ©es accompagnĂ©s des poignĂ©es de main et des fĂ©licitations Ă  toutes les 43 fĂ©dĂ©rations sportives en fĂȘte.
Alain Nandjou Nganle comme un renard
de surface:

#Presidential
Yannick ZANGA

Dans une finale sans panache, il est l’auteur du seul Ă©clair de la partie.

Tel un prĂ©dateur, il a su ĂȘtre au bon endroit, au bon moment. Nous sommes Ă  la 42Ăš minute de la 58Ăš Ă©dition de la finale de la coupe du Cameroun. De bout en bout, Ă  la limite d’une position illicite de hors-jeu, il a suivi un joli mouvement collectif de New Stars.

En cinq touches de balle le cuir lui parvient aprùs un amour d’offrande de William Ngoundo Kouoh Bille.

Tout en puissance, il loge le ballon entre les jambes d’Edimo Pehn Parfait. Avec ce but, Alain Nandjou Nganle inscrit New Stars de Douala au palmarĂšs de la compĂ©tition. TrĂšs alerte, il aura sĂ©rieusement donnĂ© du fil Ă  retordre Ă  la dĂ©fense de l’Union des mouvements sportifs de Loum.

Durant les 90 minutes, il a usĂ© des qualitĂ©s qu’on lui reconnaĂźt. Sur le front offensif, quel qu’en soit le flanc, il a cette facultĂ© Ă  avaler les espaces tout en provocation et en percussion.

Si la vĂ©locitĂ© est un trait principal de son jeu, Alain Nandjou demeure un buteur. Durant la saison en Elite One, les « nouveaux astres» n’ont pas pu profiter de ses talents de goleador.

La faute Ă  des pĂ©pins physiques. De retour Ă  la compĂ©tition, il retrouvera la pleine possession de ses moyens en coupe. FormĂ© Ă  la fabrique de talents qu’est Fundesport, l’attaquant au maillot flockĂ© du dossard numĂ©ro 7 a fait ses classes Ă  Douala Athletic Club 2000, il y a quatre ans.

Ce jour au Palais Polyvalent des Sports de YaoundĂ©, lui sera remis le trophĂ©e d’homme du match de la finale 2017. Au palmarĂšs, Alain Nandjou Nganle succĂšde Ă  Franck Boya.
Ambiance: ferveur multiculturelle

#Presidential
Yannick ZANGA

Hier durant la finale de la coupe du Cameroun, la faible moisson en buts a Ă©tĂ© comblĂ©e par une parade culturelle d’avant-match de haute facture.

DĂšs les premiĂšres sirĂšnes du cortĂšge prĂ©sidentiel, le stade Omnisports de YaoundĂ© s’est transformĂ© en un vĂ©ritable chaudron. EntiĂšrement debout, le public massĂ© dans les gradins a chaleureusement accueilli le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya.

Un instant de communion symbolisé par ces drapelets harmonieusement agités tel un ballet lumineux de lucioles.

20 minutes avant le dĂ©but de la finale, l’ambiance est montĂ©e d’un cran avec le spectacle relevĂ© de la traditionnelle parade culturelle. Les 40000 spectateurs prĂ©sents ont Ă©tĂ© impressionnĂ©s par la qualitĂ© du spectacle baptisĂ© «Gratitude du mouvement sportif au chef de l’Etat, S.E. Paul Biya, pour l’organisation des CAN 2016-2019 et la marche triomphante vers l’émergence 2035».

En trois tableaux, les 1608 acteurs ont su traduire tout en couleur par le chant, la danse, les mouvements d’ensemble et les acrobaties toute la vitalitĂ© de notre riche patrimoine culturel et sportif.

Le public s’est montrĂ© rĂ©ceptif aux messages d’hospitalitĂ© et de paix Ă  travers des salves de cris et d’acclamations.
Durant la partie, le public n’exultera vĂ©ritablement qu’à une seule reprise.

Les incoordinations, le manque de luciditĂ© devant les buts et la prĂ©cipitation dans l’exĂ©cution, susciteront rĂ©guliĂšrement quelques onces de dĂ©pit. PlutĂŽt volontaire, le public s’est Ă  plusieurs reprises essayĂ© Ă  la ola. Sans succĂšs.

Toutefois, la richesse sonore Ă©tait au rendez-vous. Des vuvuzelas aux sifflets, des groupes de danse en passant par les tambours lançant les tempos d’AbĂšle, aux mĂ©lopĂ©es cuivrĂ©es Ă  la nigĂ©riane.