Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 3 janvier 2018.
Actes terroristes dans le Sud-Ouest: L’autoritĂ© de l’Etat restaurĂ©e

MESSI BALA

Constat du Mindef, Joseph Beti Assomo, qui vient de boucler trois jours de visite au poste de commandement de l’opĂ©ration Emergence 2.

«Aussi loin que mes souvenirs peuvent remonter, c’est l’un des meilleurs rĂ©veillons de la Saint Sylvestre que je passe Ă  Mamfe ». Dixit Chief Tabe Tando. Celui qui est par ailleurs prĂ©sident du groupe parlementaire Rdpc au SĂ©nat s’exprimait ainsi dimanche 31 dĂ©cembre dernier, peu avant minuit, Ă  la sortie de la concertation avec Joseph Beti Assomo, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (Mindef). Une rĂ©union de plus d’une heure Ă  laquelle le sĂ©nateur venait de prendre part, Ă  la tĂȘte d’une dĂ©lĂ©gation d’une dizaine d’autres chefs traditionnels du dĂ©partement de la Manyu. Cette unitĂ© administrative de la rĂ©gion du Sud- Ouest oĂč plusieurs attaques meurtriĂšres contre des Ă©lĂ©ments des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© sont perpĂ©trĂ©es depuis trois mois.

Des groupes armĂ©s se revendiquant d’une organisation sĂ©cessionniste ont notamment assassinĂ© une dizaine de militaires, gendarmes et policiers dans diverses localitĂ©s de la Manyu. Entre autres, le jeune soldat de deuxiĂšme classe Emmanuel Yaya, Ă©gorgĂ© le 10 novembre 2017 Ă  Akwem (prĂšs de Mamfe), les inspecteurs de police principaux Ngwa Kevin et Nkewelle Derrick Halle tuĂ©s, Ă  Otu (arrondissement d’Eyumojock) dans la nuit du 29 au 30 novembre 2017, et les quatre militaires assassinĂ©s deux jours prĂ©cĂ©dents dans les encablures de Mamfe. Des actes terroristes qui vont amener le chef des armĂ©es Ă  rĂ©agir.

Le 30 novembre 2017, revenant du sommet Union africaine-Union europĂ©enne d’Abidjan (CĂŽte-d’Ivoire), le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, fera une dĂ©claration qui va constituer le tournant dĂ©cisif sur ce nouveau théùtre d’opĂ©rations. En effet, si depuis les manifestations nonautorisĂ©es et violentes du 22 septembre 2017 et du 1er octobre 2017, l’orientation donnĂ©e Ă  l’armĂ©e Ă©tait « sĂ©curiser pas militariser », le chef des armĂ©es exigera expressĂ©ment de « mettre hors d’état de nuire ces criminels ».

L’instruction prĂ©sidentielle va se traduire sur le terrain en ordre « de traquer, apprĂ©hender et neutraliser » sans relĂąche, ces groupes criminels. Tactiquement, l’armĂ©e s’est alors ajustĂ©e. Pour mener Ă  bien toutes ces opĂ©rations, le gĂ©nĂ©ral Donatien Melingui Nouma a installĂ© le poste de commandement avancĂ© de la 21e Brigade d’infanterie motorisĂ©e (BRIM) qu’il commande Ă  Besong Abang (Mamfe), dans les locaux de la 220e compagnie antichars.

Le Bataillon d’intervention rapide (BIR), une troupe d’élite de l’armĂ©e camerounaise, a activĂ© trois dĂ©tachements Ă  Dadi, Bachuo et Eyumojock. DĂ©pĂȘchĂ© dans la Manyu pour apprĂ©cier le travail fait, les rĂ©sultats obtenus et booster le moral de ces troupes, Joseph Beti Assomo a choisi de passer trois jours sur place et surtout le dernier jour de l’annĂ©e 2017.

Le Mindef est arrivĂ© dans la ville en mi-journĂ©e Ă  Mamfe. Il s’est rendu immĂ©diatement dans l’arrondissement d’Eyumojock Ă  45 km de Mamfe. De lĂ , il a visitĂ© la base du BIR Ă  Efiom Quater Ă  500 mĂštres du lac Ejagham. Puis, Joseph Beti Assomo et sa suite ont Ă©tĂ© Ă  la brigade de gendarmerie avant de se projeter par hĂ©licoptĂšre dans la localitĂ© de Dadi.

Du briefing de la situation sur le terrain, il ressort que la violence est dĂ©sormais circonscrite. Les sĂ©cessionnistes sont en dĂ©route et dĂ©sorganisĂ©s depuis les assauts menĂ©s contre certaines positions du territoire qu’ils utilisaient comme camp d’entraĂźnement. Ces casernes improvisĂ©es des sĂ©cessionnistes ont toutes Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©es aprĂšs des opĂ©rations de ratissage. Du nord d’Ekok au nord de Dadi, les positions camerounaises sont dĂ©sormais sanctuarisĂ©es et les terroristes neutralisĂ©s ou apprĂ©hendĂ©s. C’est donc une troupe moralement confiante et tactiquement au point qui a suivi en soirĂ©e avec grande attention le discours du chef de l’Etat dans le camp du 22e Bataillon d’infanterie motorisĂ©e (BIM).
​​Les soldats et le Mindef Ă©taient trĂšs heureux de recevoir en « Live » les fĂ©licitations du prĂ©sident de la RĂ©publique qui a reconnu que « les opĂ©rations engagĂ©es contre les terroristes dans la rĂ©gion du Sud-Ouest ont donnĂ© d’excellents rĂ©sultats ». Une fois le message prĂ©sidentiel achevĂ©, c’est la compagnie musique du 22e BIM qui a pris le relais en animant jusqu’à l’avĂšnement de la nouvelle annĂ©e.
​​Kumba II: Inevitable Summerland

Martin NKEMATABONG

Kumba II is the town of friendship and business. Here, thousands of people from different parts of the country and Africa seek fortune. Hospitality distinguishes the council area from the lots. As first time visitor, your challenge would not be where to lodge but how to choose among its world class hotels that offer beyond your taste.

How much have you seen or heard of Kumba II council? If you haven’t, then find out! The neighbourhood is the nerve centre of business and tourism, inhabited by traders and farmers from different parts of Cameroon and beyond. Business of various types and sizes is largely in the hands of merchants from neigbouring Nigeria, Gabon, Equatorial Guinea and the Central African Republic. Their shops are stuffed with everything valuable from different parts of the world.

Your choice may be hard or software. It could be good food or classic drinks, world class glossary, art and craft, fun or music. All is available in abundance, and offered at affordable costs. However, you need to fill your briefcase with sufficient cash if you plan to make a stop at a standard nightclub. Hospitality makes the difference between the Kumba II council and others.

Your first time challenge will not be where to find cosy hotels and guesthouses distinguished by classic culinary and impeccable room services but how to make the best choice. Here, the most cherished African and European dishes are stewed by illustrious Chefs who scramble from dawn to dusk to offer you what is better than your dollar.

And, at the end of your summer stay, you would tell the story better! Do you remember the Kumba of post-independence days? That was during the 1970s! Kumba, popularly known as “K. Town”, was the dreamland of every citizen. Its business tentacles clutched thousands of people from every corner of the then Federal Republic and even beyond. The effervescence of high life and merrymaking was contagious.

The name “Kumba was a magnet! No women had the guts to jilt a man who lived in Kumba, irrespective of her beauty or her social standing. By 2007, “K. Town” had grown beyond the bounds of an ordinary township. It was then split into three council areas (Kumba 1, Kumba II and Kumba III).

The decision signed by President Paul Biya drastically changed the face of Kumba II council area. The neigbourhood was tarred and its streets illuminated. Today, Kumba II remains a palpable dreamland for many youngsters who hope to irk a living in cocoa or lumber business. Thousands of them are also farmers and petty traders, excelling in the purchase and selling of automobile spare parts, radio and TV sets, computers and electronics.

The Kumba II constituency is also a decent space for democracy, though as slippery as slugs. Here, no one owns politics, and no politician owns anyone. Indeed, no political aspirant sleeps with both eyes closed because the boat can be piloted out of track at any time. Here the ruling and opposition parties permanently lock horns, with exasperated outcomes. Believe me. This constituency is reserved for the keenest and the smartest!
​​Listes Ă©lectorales: Les inscriptions ont repris

Alexandra TCHUILEU N.

Depuis hier, les Ă©lecteurs se rendent dans les antennes d’Elecam, en attendant le lancement officiel de la rĂ©vision des listes Ă©lectorales par le directeur gĂ©nĂ©ral des Elections ce jour.

La reprise officielle, ce sera aujourd’hui. Le marathon vers les antennes communales et les agents d’Elections Cameroon (Elecam) pour figurer sur le fichier Ă©lectoral. La caravane dans trois antennes communales de YaoundĂ© pour la rĂ©vision des listes Ă©lectorales sera conduite ce mercredi par Abdoulaye BabalĂ©, le directeur gĂ©nĂ©ral des Elections.

Mais, les potentiels Ă©lecteurs n’ont pas attendu pour aller s’inscrire. Hier dĂ©jĂ , le travail a repris. A l’antenne communale Elecam de YaoundĂ© 1 au quartier Mballa II, juste deux voitures dans le parking et une cour dĂ©serte. Pas grand monde de ce cĂŽtĂ©. C’est un lendemain de fĂȘtes. Toutefois, le personnel a enfilĂ© la tenue de travail.

RĂ©unis autour du chef d’antenne, les agents ont revu la stratĂ©gie pour maximiser les inscriptions sur les listes Ă©lectorales. C’est le cap fixĂ© pour 2018, annĂ©e Ă©lectorale au Cameroun. Selon HĂ©lĂšne Ngono, chef d’antenne, le travail a repris normalement. « Depuis le matin, nous avons reçu deux Ă©lecteurs pour l’inscription et deux autres pour le retrait des cartes. »

Ce mĂȘme mardi, un membre de la commission de rĂ©vision des listes Ă©lectorales est prĂ©sent pour s’assurer de l’effectivitĂ© de la reprise. Il s’agit de Claudine Onana, la reprĂ©sentante de l’Alliance nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (ANDP). « J’ai Ă©tĂ© prĂ©venue le 31 dĂ©cembre de la reprise des activitĂ©s ce matin par le chef d’antenne », a-t-elle expliquĂ©, constatant l’effectivitĂ© du service dans cette antenne.

Au quartier Nkomkana, l’ambiance n’est pas trĂšs diffĂ©rente. DĂšs l’entrĂ©e de l’antenne communale de YaoundĂ© II, une grande banderole affiche «RĂ©vision sur les listes Ă©lectorales entre le 1er janvier et le 31 aoĂ»t ». De quoi encourager les Ă©lecteurs non inscrits Ă  se bouger. Cyrille Befe, le chef d’antenne lui-mĂȘme, n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  accoster les passants pour rappeler l’échĂ©ance. « Nous sommes en annĂ©e Ă©lectorale et le corps Ă©lectoral peut ĂȘtre convoquĂ© Ă  tout moment. DĂšs lors, les inscriptions seront arrĂȘtĂ©es », a-t-il indiquĂ©. C’est donc le moment pour eux de maximiser les inscriptions. Depuis la reprise Ă  7h15 ici, une dizaine de personnes se sont prĂ©sentĂ©es pour les inscriptions ou le retrait des cartes.
​​FĂȘtes de fin d’annĂ©e: Les comptes sont bons

AĂŻcha NSANGOU

Dans les grandes surfaces, les responsables font un bilan globalement satisfaisant des activités de cette période.

Nous ne sommes que le 02 janvier, lendemain de la journĂ©e clĂŽturant les festivitĂ©s de fin d’annĂ©e mais, dĂ©jĂ  quelques responsables de grandes surfaces font le bilan des activitĂ©s de fin d’annĂ©e. D’autres confient recevoir encore des rapports de diffĂ©rents services pour pouvoir se faire une idĂ©e gĂ©nĂ©rale des recettes durant cette pĂ©riode. Difficile donc d’avoir des donnĂ©es chiffrĂ©es des entrĂ©es et bĂ©nĂ©fices mais quand mĂȘme, les responsables ont une idĂ©e claire des secteurs qui auront le plus retenu l’attention des clients.

Produits alimentaires et caves

Ce sont ces rayons qui ont Ă©tĂ© les plus visitĂ©s dans de nombreuses grandes surfaces de la ville de YaoundĂ©. C’est le cas au supermarchĂ© Dovv Bastos, tel que le rapporte le directeur marketing. Ici l’alimentaire et la cave ont fait le gros des recettes. Les promotions et autres remises aidant, les clients ont fait le plein des charriots. Situation similaire au supermarchĂ© Mahima Warda oĂč M. Fateh, l’un des responsables rapporte que les produits alimentaires (boucheries, poissonnerie, etc.) ont reçu les attentions du public. « On a fait de bonnes affaires. Les produits alimentaires, les sapins, les jouets, les sapins, les vĂȘtements pour enfants tout y passait», rapporte M. Fateh. Les chocolats aussi ont Ă©tĂ© savourĂ©s. C’était la fĂȘte et donc l’occasion de faire des cadeaux. Les chocolats figuraient parmi les prĂ©sents Ă  offrir.

Les jouets

S’il est vrai qu’aprĂšs la fĂȘte de la nativitĂ© le 25 dĂ©cembre dernier, la frĂ©quentation dans les rayons de jouets a baissĂ©, il reste que c’est l’un des secteurs qui aura le plus permis aux grandes surfaces de faire du chiffre. Au supermarchĂ© Mahima Warda par exemple, l’on confie que ce rayon a Ă©tĂ© vidĂ© Ă  plus de 60%. Un tour fait dans les rayons des supermarchĂ©s et on constate qu’effectivement, les parents n’ont pas boudĂ© le bonheur de faire plaisir Ă  leurs progĂ©nitures.

VĂȘtements et chaussures

LĂ  aussi, on s’est fait plaisir, tĂ©moignent les commerçants. Parents, enfants, tout le monde voulait se mettre sur son 31, alors on a mis le paquet. Rayons et autres Ă©tagĂšres se sont donc vidĂ©s. Mais le commentaire des vendeurs est restĂ© le mĂȘme : « C’était mieux l’annĂ©e derniĂšre ». Si Ă  Mahima Warda on se rĂ©jouit d’avoir fait de bonnes affaires avec une augmentation des recettes de 2 Ă  3% par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre, Ă  Dovv Bastos, c’est pendant les derniers jours de fĂȘte qu’une frĂ©nĂ©sie particuliĂšre a Ă©tĂ© observĂ©e. Toutefois le constat est le mĂȘme dans tous les magasins visitĂ©s : «Les Camerounais n’ont pas d’argent».
Possible Calm after A Storm

#Editorial
Shey Peter MABU

After a difficult year during which Cameroon faced an unprecedented socio-political crisis, the year, 2018 could usher in some changes for the better. In his state of the nation address to compatriots on the eve of this New Year, President Paul Biya, despite his appreciation of some strides taken in football, Health, the economy and infrastructure, regretted the negative effects of the crisis affecting the North-West and South-West Regions of the country.

The loss of lives, destruction of property, children’s inability to continue schooling, and the declaration of “ghost town scenario in the English- speaking regions, constituted a nightmare which peace-loving Cameroonians would not tolerate. Government, he recalled had taken a number of decisions which portrayed the good will of the President to weather a storm that was fast becoming too costly to undermine.

“It is my duty to ensure republican order, social peace, unity of the nation, and Cameroon’s integrity.”

President Biya made it clear to compatriots that he is aware that the wish of every Cameroonian of good will is to see an end to the tensions in the North-west and South-west Regions and return to normalcy. Besides the fact that all citizens desire greater participation in their affairs, especially at local level, President Biya said, “I have ordered the implementation of the necessary measures to speedily give effect to this major reform; decentralization.

This good will of the President has always been portrayed in his speeches and important declarations, but the problem is the deadly spirit of keeping for tomorrow what can be done today in the interest of the country and its people.

The Cameroon leader in his speeches has often deplored the societal ill of inertia, but it seems that those who clap and praise the President for taking important decisions often forget that the Head of State himself cannot move from office to office ensuring that what is expected of his collaborators is carried out. Here lies the challenge! How many of us doubt that the problem in the Anglophone regions has been aggravated by failure or delay to implement decisions that were taken several years back?

While such a delay does not guarantee the radicalization of the steps being taken to put things right, we should be reminded of the truth that it is inacceptable to use the wrong method to attain a desired goal. What is expected of all citizens is demonstration of the virtue of patriotism and maturity without which it is difficult to embrace the principle of constructive dialogue in the solution of problems.

In this light, the steps government has already taken in the effort to give our bilingual status, the importance it deserves should be judiciously exploited to help the nation forge ahead as a country truly united in diversity with a common future. The year, 2017 was plagued by societal ills that almost robbed us of the virtue that qualified Cameroon as the “laboratory of African unity”.

We need to maintain this virtue, sustaining through patriotism and political maturity what made possible the decisions of 11th February 1961 and 1st October 1961. To achieve this we must all sincerely work hard to see that calm replaces the storms of the year 2017.

We should also note that while we prepare to host the African Football cup of Nations, next year, we can also lose the pride of a host if we do not work hard to maintain peace, national security, cleanliness, and developmental values that attract investors and tourists. Let’s welcome, 2018 with a genuine spirit of changes for the better.
Cameroon Tribune du jeudi, 4 janvier 2018.
​​Voeux 2018: Paul Biya ouvre la saison

Jean Francis BELIBI

Le président de la République reçoit ce jour les souhaits de « bonne année » des membres du corps diplomatique accrédité au Cameroun et des corps constitués nationaux.

C’est un Palais de l’UnitĂ© vĂȘtu de ses plus beaux atours qui va ouvrir ses portes ce matin pour la double cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation des voeux du Nouvel an au prĂ©sident de la RĂ©publique. L’acte 1 de cette cĂ©rĂ©monie en deux phases aura pour cadre le salon des ambassadeurs situĂ© au 3e Ă©tage de cet Ă©difice. Comme son nom l’indique, cet espace ouvrira ses portes aux membres du corps diplomatique accrĂ©ditĂ©s au Cameroun. C’est un collĂšge de diplomates abondamment remaniĂ© qui aura le privilĂšge de prĂ©senter ses voeux de nouvel an en premier au prĂ©sident de la RĂ©publique. Un renouvellement des chefs de missions diplomatiques qui a touchĂ© les doyen et vice-doyen qui Ă©taient respectivement l’annĂ©e derniĂšre le nonce apostolique et l’ambassadeur de la FĂ©dĂ©ration Russie au Cameroun.

C’est donc une autre personnalitĂ© qui prendra la parole pour prĂ©senter les voeux de ces reprĂ©sentants des pays amis du Cameroun et des organisations internationales au prĂ©sident Paul Biya. Dans sa rĂ©ponse Ă  ces diplomates, le chef de l’Etat a coutume de parcourir les grands sujets de l’actualitĂ© internationale de l’heure. Outre les difficultĂ©s Ă©conomiques dues Ă  la raretĂ© des ressources nĂ©es de la chute continue des cours de certaines matiĂšres premiĂšres, dont le pĂ©trole, le monde reste en effet minĂ© par diverses menaces. Au rang de celles-ci, le terrorisme et les changements climatiques. Ce dernier sujet ayant d’ailleurs fait l’objet d’un sommet Ă  la fin de l’annĂ©e derniĂšre Ă  Paris en France oĂč il a Ă©tĂ© question pour les dĂ©cideurs du monde, dont le prĂ©sident Paul Biya, de rĂ©flĂ©chir aux solutions de financement de l’Accord adoptĂ© Ă  Paris en 2015.

Le second acte sera consacrĂ© aux voeux des corps constituĂ©s nationaux au prĂ©sident de la RĂ©publique. Ici, ce sont un peu plus d’une vingtaine de dĂ©lĂ©gations qui vont ĂȘtre reçues. Le bal sera ouvert par les chambres du parlement, avec en tĂȘte, le bureau du SĂ©nat qui sera conduit par son prĂ©sident, Marcel Niat Njifenji. Suivra ensuite l’AssemblĂ©e nationale. Le gouvernement va emboĂźter le pas au parlement, puis la Cour suprĂȘme sous la conduite de Daniel Mekobe Sone, son premier prĂ©sident. La cĂ©rĂ©monie de ce jour au Palais de l’UnitĂ© marquera le point de dĂ©part de la saison des voeux 2018 au Cameroun.
​​Soins de santĂ©: Le pari de la couverture universelle

MESSI BALA

Mettant en oeuvre l’option du chef de l’Etat, le ministĂšre de la SantĂ© publique a dĂ©jĂ  adoptĂ© le coĂ»t Ă  1300 milliards de F. Restent attendues des Ă©tudes complĂ©mentaires sur la quote-part du gouvernement.

«J’ai donnĂ© au gouvernement, l’instruction de parachever les rĂ©flexions relatives Ă  la mise en place progressive de la Couverture santĂ© universelle ». Propos du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, extrait de son message Ă  la nation, dimanche 31 dĂ©cembre dernier. Si jusqu’ici la mise en place du systĂšme de la Couverture santĂ© universelle (CSU) Ă©tait sous la forme d’un projet, le discours prĂ©sidentiel dit clairement que la CSU va prendre forme.

C’est dire que les Camerounais vont bientĂŽt se familiariser avec ce mĂ©canisme qui «consiste Ă  veiller Ă  ce que l’ensemble de la population ait accĂšs aux services prĂ©ventifs, curatifs, palliatifs, de rĂ©adaptation et de promotion de la santĂ© dont elle a besoin et Ă  ce que ces services soient de qualitĂ© suffisante pour ĂȘtre efficaces, sans que leur coĂ»t n’entraĂźne des difficultĂ©s financiĂšres pour les usagers », selon la dĂ©finition de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS).

En d’autres termes, pour arriver Ă  la CSU, il faudrait dĂ©finir une cible (enfants, mĂšres, adolescents ou adultes
 ), un type de soins, le niveau et la qualitĂ© de la prise en charge. Tout cela sur une base Ă©quitable pour toutes les personnes concernĂ©es. ConcrĂštement, depuis mardi 12 dĂ©cembre dernier Ă  YaoundĂ©, le ministĂšre de la SantĂ© publique a adoptĂ© le coĂ»t du panier de soins pour le lancement : 1300 milliards de F pour un paquet de base de soins et de services composĂ© de 185 interventions et de 101 sous interventions. Ce montant devrait satisfaire les divers domaines de la mĂ©decine interne, la chirurgie, la gynĂ©cologie obstĂ©trique, la pĂ©diatrie, la stomatologie, l’otorhino-laryngologie, la vaccination et divers services communautaires. Ainsi approuvĂ©, le projet sera soumis au gouvernement.

D’autres Ă©tudes prĂ©alables ont aussi Ă©tĂ© menĂ©es sur la capacitĂ© contributive des Camerounais. Reste Ă  dĂ©gager la part qui devra ĂȘtre mobilisĂ©e par l’Etat du Cameroun, au cas oĂč tout le panier de base est mis en oeuvre dĂšs le dĂ©part. Ceci pour que trĂšs rapidement, le gouvernement puisse proposer au chef de l’Etat la voie Ă  suivre. Cette fois-lĂ , le prĂ©sident Paul Biya pourra dĂ©cider en temps opportun de l’orientation Ă  donner, du moment oĂč les Ă©tudes prĂ©liminaires seront bouclĂ©es.
​​Stade d'Olembe: 231 containers de matĂ©riel disponibles

Alliance NYOBIA

Arrivée dans la nuit du 2 janvier au port de Douala, la cargaison comprend poteaux, poutres et dalles.

91containers de poutres, 78 containers de poteaux et 62 de dalles. DestinĂ©es au stade d’Olembe, en construction dans la banlieue de YaoundĂ©, ces piĂšces prĂ©fabriquĂ©es, en provenance d’Italie, sont arrivĂ©es dans la nuit du mardi 2 janvier au port de Douala. C’est la deuxiĂšme cargaison du genre, aprĂšs l’opĂ©rationtest qui avait vu le dĂ©barquement de cinq containers de matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s il y a quelques semaines dans le mĂȘme port. Hier, 3 janvier, les opĂ©rations d’enlĂšvement se poursuivaient au Poste 16 sur les quais oĂč le bateau ayant acheminĂ© la cargaison a accostĂ©.

Le directeur gĂ©nĂ©ral du Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, est allĂ© prendre le pouls de la manoeuvre, suivant les explications de Gabriel Ngaha, chargĂ© de mission du Gruppo Puccini, tandis que les portiques dĂ©chargeaient le navire en cadence. « Tout le monde est mobilisĂ© », a glissĂ© M. Ngaha au cours de l’échange. « En tant qu’autoritĂ© portuaire, je suis venu vĂ©rifier que tout se passe bien.

Vous voyez lĂ  les Ă©lĂ©ments de superstructure qui vont servir pour le stade d’Olembe. On ne peut qu’ĂȘtre rassurĂ© », a ensuite dĂ©clarĂ© le Dg du Pad Ă  la presse. Gabriel Ngaha a donnĂ© quelques prĂ©cisions quant Ă  la qualitĂ© des piĂšces ainsi rĂ©ceptionnĂ©es : « Il s’agit de matĂ©riel prĂ©fabriquĂ© en bĂ©ton armĂ©. L’armature c’est le fer. En termes de qualitĂ©, de sĂ©curitĂ© et de durabilitĂ©, on ne peut pas trouver mieux. Tous les grands projets dans le monde aujourd’hui utilisent cette technologie », a-t-il confiĂ©. L’acheminement du matĂ©riel en direction de YaoundĂ© a commencĂ© en principe hier.

« Nous avons des sous-traitants locaux », prĂ©cisera Gabriel Ngaha, indiquant une frĂ©quence de quatre camions par jour pour YaoundĂ©. Selon une source Ă  la sous-direction des Infrastructures au ministĂšre des Sports et de l’Education physique (Minsep), le transport de la totalitĂ© de ces 26 500 tonnes de matĂ©riel devrait prendre cinq jours en tout. Un prochain bateau est attendu en fĂ©vrier.
​​YaoundĂ©: La brume sĂšche sĂ©vit

Assiatou NGAPOUT M.

Depuis quelque temps, les populations sont confrontĂ©es au mauvais temps qu’il fait dans la ville.

Un vent frais et sec saupoudrĂ© de brouillard enveloppe la ville de YaoundĂ© depuis quelque temps. Et ce sont les populations qui payent les frais de ce climat. EnveloppĂ©s dans des couvertures, couettes et pulls, les habitants de la capitale sont constamment en quĂȘte d’une tempĂ©rature ambiante.

C’est chacun qui a dĂ» sortir ses Ă©quipements de protection. Bien qu’étant en saison sĂšche, les tempĂ©ratures frĂŽlent les 18°C. « Nous sommes habituĂ©s Ă  ce type de temps depuis mi-dĂ©cembre. La ville est envahie par une brume qui rend la tempĂ©rature plus froide en matinĂ©e et en soirĂ©e que d’habitude. Pourtant, c’est la pleine saison sĂšche », confie Fatima NdounkĂš, mĂšre de famille. Hier, certains habitants sillonnaient les rues pour la plupart, couverts de pull-over ou emmitouflĂ©s dans des chĂąles.

Ceux qui n’ont pas eu la prĂ©sence d’esprit de sortir couvert tremblotaient comme des feuilles avec le nez suintant de rhume pour d’autres. « Je ne m’attendais pas Ă  un tel changement du climat. Le froid est intense et je me sens obligĂ©e de couvrir les narines avec un mouchoir », dĂ©plore une dame. Et du coup, le rĂ©veil matinal devient difficile pour la majoritĂ©. « J’ai eu du mal Ă  me lever du lit ce matin. Sous la douche, l’eau est bien froide et ça fait grelotter », ajoute un autre rĂ©sident.

Face à ce changement climatique, les conséquences sur la santé ne se font pas attendre. Les enfants et les personnes ùgées souffrent beaucoup plus en contractant les affections comme la toux, le rhume, les bronchites, les sinusites et les rhinites. Dans les hÎpitaux et centres de santé, ces maladies constituent le principal motif de consultation. Dans une clinique tenue par un célÚbre pédiatre de Yaoundé, tous les enfants en consultation toussent à un rythme effréné.

« J’ai peur que la toux de mon enfant ne devienne chronique. Elle la traĂźne depuis des semaines malgrĂ© la prise des antibiotiques. Je ne sais plus quoi faire puisqu’elle refuse de se couvrir », indique Marie Jeanne Mbida, mĂšre de famille. Face Ă  cette situation, les pĂ©diatres recommandent d’éviter les courants d’air. « Nous conseillons les parents de garder les enfants au chaud. Ils doivent porter des pulls et les chaussettes, mĂȘme lorsqu’ils sont Ă  la maison de jour comme de nuit oĂč il fait particuliĂšrement froid. Il faut veiller Ă  ce que les ouvertures soient fermĂ©es », conseille un autre pĂ©diatre.
​​RĂ©vision des listes Ă©lectorales: OpĂ©ration sĂ©duction pour Elecam

Alexandra TCHUILEU N.

Hier, le directeur général des Elections, Abdoulaye Babale, a conduit une caravane dans la ville de Yaoundé pour le lancement officiel des inscriptions et retraits de cartes pour 2018.

Une journĂ©e marathon. Deux heures et demi pour faire le tour de la ville, vĂ©rifier les activitĂ©s et rassurer les Ă©lecteurs face Ă  leurs prĂ©occupations. Hier, le directeur gĂ©nĂ©ral des Elections, Abdoulaye Babale, a enclenchĂ© le dĂ©marrage officiel des opĂ©rations de rĂ©vision des listes Ă©lectorales pour l’annĂ©e 2018. En compagnie du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional d’Elecam pour le Centre, MichĂšle Mekeme, il a sillonnĂ© trois antennes communales pour s’assurer de l’effectivitĂ© des activitĂ©s.

Auparavant, il a effectuĂ© une halte dans les services du gouverneur de la rĂ©gion du Centre, NasĂ©ri Paul Bea. Sur le terrain, le travail avait commencĂ© depuis la veille, 02 janvier. A l’antenne de YaoundĂ© II au quartier Nkomkana, deux dames occupaient dĂ©jĂ  la file d’attente pour se faire inscrire. Ici, les chiffres font Ă©tat de 10 962 inscrits en 2017 pour 6000 cartes distribuĂ©es.

Second point d’arrĂȘt, le quartier Biyem-Assi. L’antenne de YaoundĂ© VI a la particularitĂ© d’avoir une population cosmopolite et des Ă©lecteurs qui migrent vers d’autres zones de rĂ©sidence. Au moment de la visite, l’un d’entre eux est reçu par l’agent d’Elecam. Le jeune homme vit dans ce quartier et apprend qu’il pourra rĂ©cupĂ©rer sa carte au bout de trois mois.

Abdoulaye Babale, le DGE, rectifie et lui donne rendez-vous plutĂŽt en mi-fĂ©vrier. « Vous irez voter au lycĂ©e de Biyem-Assi qui constitue un centre de vote avec plusieurs bureaux de vote. Au cas oĂč vous changez de quartier, prĂ©venez-nous Ă  temps afin que nous puissions effectuer les modifications », a-t-il expliquĂ©. Le compteur pointe 10 047 inscrits dans cette antenne en 2017. Ils Ă©taient un peu moins nombreux Ă  YaoundĂ© III au quartier Efoulan. Un total de 9 649, selon les chiffres d’Elecam.

A ce dernier arrĂȘt de la caravane, le constat est que beaucoup de femmes et de jeunes se ruent vers les inscriptions. Mais beaucoup changent de numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone par la suite, ce qui les rend quasiment injoignables pour le retrait des cartes. Quoiqu’il en soit, les opĂ©rations ont repris Ă  YaoundĂ© comme sur toute l’étendue du territoire national. Et le DGE ne lĂ©sine sur aucun moyen pour attirer le maximum d’électeurs vers les agents d’Elecam pour se faire inscrire. MĂ©dias traditionnels, porte Ă  porte, et mĂȘme les rĂ©seaux sociaux. 2018 est une annĂ©e Ă©lectorale et le corps Ă©lectoral peut ĂȘtre convoquĂ© Ă  tout moment pour un scrutin. Pour la distribution, les moyens sont mis en oeuvre pour aider les inscrits Ă  aller au bout du processus.
​​Office du baccalaurĂ©at du Cameroun: 7,5 milliards pour 2018

#Societe
Rabiyatou MANA

Budget adopté au cours du Conseil de direction tenu le 29 décembre dernier à Yaoundé.

Le Conseil de direction de l’Office du baccalaurĂ©at du Cameroun (OBC) s’est rĂ©uni le 29 dĂ©cembre dernier Ă  YaoundĂ©. Au menu, l’exĂ©cution du plan d’action de l’Office pour l’exercice 2017, l’examen et l’adoption de son plan d’action pour 2018 et enfin l’examen et adoption du budget de l’office en question pour l’exercice 2018.

Avant l’ouverture des travaux qui se sont dĂ©roulĂ©s en prĂ©sence de Zacharie Mbatsogo, directeur de l’OBC, Catherine Ndoumbe Manga en qualitĂ© de prĂ©sident du Conseil de l’Office a tenu Ă  remercier deux membres sortants de la structure, reprĂ©sentants des institutions universitaires.

Il s’agit de AndrĂ© Marie Ntsobe, vice-recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, et Augustin Marie Mboudou, ex-directeur des affaires financiĂšres Ă  l’universitĂ© de Douala. La mĂȘme occasion a permis de prĂ©senter les nouveaux administrateurs. Joseph Ndinda, conseiller technique auprĂšs du recteur de l’universitĂ© de Douala, et le Pr. Remy Magloire Etoua, directeur de l’école nationale supĂ©rieure Polytechnique de YaoundĂ© I.

Catherine Ndoumbe Manga a exhortĂ© Ă  tous les membres prĂ©sents, Ă  dĂ©passer le cadre des colle rĂ©currents, pour sur des program plusieurs heures le budget a Ă©tĂ© a 7,5 milliards pour objectifs budgĂ©taires assez un budget rĂ©aliste axĂ© mes pertinents. AprĂšs de travaux Ă  huis clos, adoptĂ© et rendu public. ur l’annĂ©e 2018.
​​DĂ©ficit Ă©nergĂ©tique et production agricole dans l’Adamaoua: situation sous contrĂŽle mais


#Economie
Brice MBEZE

La mission interministĂ©rielle dĂ©pĂȘchĂ©e par le chef de l’Etat qui a sĂ©journĂ© le 29 dĂ©cembre dernier Ă  NgaoundĂ©rĂ© annonce des rĂ©ponses fortes dans les prochains jours.

Au crĂ©puscule de 2017, la situation Ă©nergĂ©tique dans l’Adamaoua reste prĂ©occupante. Au coucher de cette annĂ©e, une aube nouvelle pointe nĂ©anmoins Ă  l’horizon en 2018. La semaine derniĂšre, une grande partie de la ville de NgaoundĂ©rĂ© Ă©tait sevrĂ©e d’eau. Quand ce n’est pas le prĂ©cieux liquide qui ne coule pas dans les robinets, c’est le courant qui fait dĂ©faut du fait du rationnement de l’énergie Ă©lectrique.

C’est la situation qu’a trouvĂ©e la dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle dĂ©pĂȘchĂ©e par le chef de l’Etat dans l’Adamaoua. Conduite par Basile Atangana Kouna, ministre de l’Eau et de l’Energie, cette mission avait pour « feuille de route » d’évaluer la situation de l’approvisionnement en Ă©nergie Ă©lectrique et de la production agropastorale dans les trois rĂ©gionales septentrionales. NgaoundĂ©rĂ© Ă©tait la derniĂšre halte de cette mission aprĂšs Maroua et Garoua.

La dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle a dĂ©marrĂ© sa mission par un arrĂȘt Ă  la station de pompage d’eau potable Ă  Wakwa. LĂ -bas, les travaux de rĂ©habilitation, de renforcement et d’extension du systĂšme d’alimentation en eau potable de la ville de NgaoundĂ©rĂ© par une sociĂ©tĂ© indienne sont en cours pour une durĂ©e de 18 mois.

AprĂšs cette extension, la fourniture d’eau qui est de 6000 m3 d’eau par jour passera Ă  12000 m3. A l’abattoir industriel de NgaoundĂ©rĂ©, projet du Plan d’urgence triennal, deuxiĂšme site visitĂ©, l’ouvrage qui sera exploitĂ© par la Sodepa n’attend plus que son opĂ©rationnalisation. Mais un sĂ©rieux problĂšme de fourniture d’énergie Ă©lectrique se pose avec acuitĂ©. Pour la pĂ©riode d’essai seulement, la facture d’électricitĂ© s’élĂšve Ă  11 millions de F.

Il est question de trouver une solution alternative Ă  l’énergie fournie par Eneo. La solution du solaire est prĂ©conisĂ©e. La visite du poste de production de l’électricitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, communĂ©ment appelĂ©e « Centrale Sonel » a Ă©tĂ© Ă©galement effectuĂ©e. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral d’Eneo, Nana Kontchou, deux transformateurs de grande capacitĂ© seront installĂ©s pour complĂ©ter la fourniture actuelle.

La mission a Ă©galement marquĂ© un arrĂȘt Ă  la mini laiterie de NgaoundĂ©rĂ© dont la capacitĂ© de production est de 1500 litres par jour. Construite en partenariat avec l’Union europĂ©enne, elle tourne encore au ralenti. Concernant le volet agricole, la visite de l’usine MaĂŻscam Ă  Borongo dans l’arrondissement de Ngan-ha a permis de mesurer le potentiel agricole de la filiĂšre maĂŻs dans cette zone et l’apport du secteur privĂ© dans le dĂ©veloppement de ce secteur clĂ©.

Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, assistĂ© des cinq prĂ©fets de la rĂ©gion, a rassurĂ© la dĂ©lĂ©gation de ce que la situation bien que prĂ©occupante reste nĂ©anmoins sous contrĂŽle. AprĂšs les visites de terrain, la dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle a eu une sĂ©ance de travail avec les forces vives de la rĂ©gion, les chefs traditionnels.
​​Miss Cameroun 2018: des reines de beautĂ© chez le Minac

#Culture
Monika NKODO

Le ministre Narcisse Mouelle Kombi a reçu hier à Yaoundé les lauréates et les autres candidates du concours.

Une visite pour faire le point. Deux jours aprĂšs la finale nationale Miss Cameroun 2018, le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, a reçu hier dans son cabinet Ă  YaoundĂ©, AimĂ©e Caroline Nseke, laurĂ©ate du concours, ses dauphines et d’autres candidates. Une dĂ©lĂ©gation conduite par Ingrid Solange Amougou, prĂ©sidente du ComitĂ© d’organisation Miss Cameroun (COMICA).

Plusieurs axes ont meublĂ© cette rencontre en toute convivialitĂ©, avec en bonus, l’annonce du lancement de la rentrĂ©e culturelle en fin janvier Ă  NgaoundĂ©rĂ©. Les remerciements du COMICA Ă©taient de mise. Exprimant sa gratitude, Ingrid Solange Amougou a dĂ©clarĂ© : « Merci pour le soutien. Vous nous avez toujours accompagnĂ©es, aussi bien pour les compĂ©titions internationales que pour Miss Cameroun. » Narcisse Mouelle Kombi a tenu Ă  fĂ©liciter la Miss Ă©lue et ses dauphines, mais aussi toutes les candidates pour ĂȘtre parvenues Ă  ce niveau de la compĂ©tition.

Des primes de participation d’un montant de 100 000 F ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es Ă  chacune d’elles. Quelques Ă©claircissements sur les Ă©lĂ©ments entourant l’organisation de la compĂ©tition ont Ă©tĂ© requis par le ministre qu’accompagnait Mouhtar Ousmane Mey, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Minac.

Ingrid Solange Amougou a Ă©tĂ© ainsi invitĂ©e Ă  expliquer le contexte des prĂ©tendantes issues de la diaspora, AimĂ©e Caroline Nseke ayant gagnĂ© sa place en finale en remportant le concours Miss Cameroun Suisse 2016. « Nous avons des partenariats avec des comitĂ©s de la diaspora, ce qui permet aux Miss y vivant de concourir. Ceci pour encourager toutes les Camerounaises Ă  s’inscrire », a rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sidente du COMICA.

Le Minac a ensuite abordĂ© une question dĂ©licate, celle liĂ©e aux nombreux scandales ayant Ă©maillĂ© la crĂ©dibilitĂ© et la rĂ©putation de Miss Cameroun ces derniĂšres annĂ©es. Notamment lors de l’édition 2016, oĂč la Miss Ă©lue a Ă©tĂ© relevĂ©e de ses fonctions au profit de la 4e dauphine. Il a souhaitĂ© qu’une telle situation ne se reproduise plus Ă  l’avenir. « Vous devez ĂȘtre des modĂšles en matiĂšre d’exemplaritĂ© et d’excellence.

Tout ce qui se rapporte au label Cameroun et au ministĂšre des Arts et de la Culture doit renvoyer une image conforme Ă  la perception de la culture camerounaise », a soulignĂ© Narcisse Mouelle Kombi. Il leur a rappelĂ© qu’elles reprĂ©sentent la femme camerounaise dans sa « fiertĂ©, sa dignitĂ© et son intĂ©gritĂ© morale ».

Enfin, le ministre a fait un appel Ă  leur sens de la responsabilitĂ©, leur conscience et au respect des engagements Ă©crits, afin, at- il soulignĂ©, « qu’on puisse traverser cette annĂ©e 2018 sans remous. »
​​RDC: retour au calme

#International
Prosper LOUABALBE

AprĂšs les manifestions anti-Kabila ayant conduit Ă  la coupure d’Internet le week-end dernier, tout est rentrĂ© dans l’ordre dans la nuit de lundi Ă  mardi.

La mesure du gouvernement congolais suspendant l’accĂšs Ă  Internet et aux SMS a Ă©tĂ© levĂ©e dans la nuit de lundi Ă  mardi en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. La confirmation est du ministre en charge des TĂ©lĂ©communications, Emery Okundji.

Deux jours durant, les Congolais ont Ă©tĂ© coupĂ©s du reste du monde. Selon le gouvernement, c’était une mesure conservatoire. «Il y a des gens trĂšs mal intentionnĂ©s qui se sont organisĂ©s pour faire couler le sang pendant cette pĂ©riode des festivitĂ©s de fin d’annĂ©e », a indiquĂ© M. Okundji. En effet, c’est Ă  la veille des marches contre le maintien au pouvoir du prĂ©sident Joseph Kabila initiĂ©es par un collectif baptisĂ© « ComitĂ© laĂŻc de coordination » que la mesure de « limiter l’écho » des manifestations a Ă©tĂ© prise.

Dimanche, des marches de catholiques exigeant l'application d'un accord de sortie de crise signĂ© entre la majoritĂ© et l'opposition sous l'Ă©gide des Ă©vĂȘques catholiques le 31 dĂ©cembre 2016 ont Ă©tĂ© rĂ©primĂ©es par les forces de sĂ©curitĂ©. Le bilan varie selon les sources : quatre personnes tuĂ©es dont un policier selon le gouvernement, au moins cinq selon la mission de l'ONU dans le pays.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a par ailleurs appelé le gouvernement congolais et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue. Par ces manifestations, le Comité laïc de coordination entendait exiger l'application de l'accord de la Saint-Sylvestre 2016 qui prévoyait l'organisation d'élections avant la fin de l'année 2017.

Or, nous n’en sommes plus lĂ . Le dĂ©bat politique a Ă©voluĂ©. La loi Ă©lectorale a Ă©tĂ© promulguĂ©e il y a quelques jours malgrĂ© les rĂ©serves Ă©mises par l’opposition. Si, pour le ComitĂ© laĂŻc de coordination, les Congolais doivent rester mobilisĂ©s, du cĂŽtĂ© de la majoritĂ© prĂ©sidentielle, on estime que le temps n'est plus aux marches ni au dĂ©bat sur le calendrier Ă©lectoral. Mais, Ă  la prĂ©paration des Ă©lections de dĂ©cembre 2018.
​​CHAN 2018: premier test pour les Lions A’

#Sports
Priscille G. Moadougou

Junior Awono et ses coĂ©quipiers affrontent ce jour la GuinĂ©e en amical au Maroc oĂč ils s’acclimatent depuis lundi dernier.

Depuis lundi dernier, Rigobert Song Bahanag et ses poulains ont dĂ©posĂ© leurs valises Ă  Rabat, la capitale marocaine, oĂč ils sĂ©journeront pendant 10 jours. Ils y entament leur acclimatation Ndlr.7Âșc actuellement, et disputent deux matches amicaux afin de boucler leur prĂ©paration.

Ils s’entraĂźneront au Belvedere Complexe, qui est le terrain d’entraĂźnement du FUS de Rabat. Leur premiĂšre rencontre se dĂ©roule aujourd’hui, 3 janvier contre la GuinĂ©e ; au stade Moulay Hussein, Ă  19h. Trois jours plus tard, le deuxiĂšme match aura lieu contre le pays hĂŽte. En effet, du 16 janvier au 3 fĂ©vrier, les Lions amateurs participent au 5e Championnat d’Afrique des Nations de football (CHAN).

Les Lions amateurs ont quittĂ© le Cameroun au petit matin du 1er janvier 2018. Les 23 joueurs Ă©taient fixĂ©s sur leur sort depuis vendredi, au lendemain du test de performance qu’ils ont effectuĂ© le 28 dĂ©cembre au Centre technique de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT) Ă  Odza. C’est donc Ă  l’issue de cette Ă©valuation que deux joueurs ont Ă©tĂ© recalĂ©s.

Car, ils Ă©taient 25 pour cette derniĂšre ligne droite de la prĂ©paration au bercail. AprĂšs la pause observĂ©e pour permettre Ă  Junior Awono et ses coĂ©quipiers de passer la fĂȘte de NoĂ«l en famille, les Lions A’ ont regagnĂ© leur taniĂšre le 27 dĂ©cembre 2017.

Le groupe a entre-temps reçu la visite du prĂ©sident du ComitĂ© de normalisation, Me DieudonnĂ© Happi et celle du ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt dans un intervalle de deux jours. Le Minsep a notamment demandĂ© aux joueurs d’ĂȘtre disciplinĂ©s et solidaires s’ils veulent gagner le CHAN.

Puis, pendant 30 minutes, il a Ă©changĂ© en apartĂ© avec l’entraĂźneur national, le capitaine et le mĂ©decin. Le trio a assurĂ© ĂȘtre prĂȘt pour la compĂ©tition. Le Cameroun a pour ambition de gagner le tournoi. Jusqu’ici, le parcours des Lions A’ au CHAN s’est toujours achevĂ© prĂ©maturĂ©ment Ă  l’étape des quarts de finale.

Comme toutes les sĂ©lections nationales du groupe D, les poulains de Rigobert Song sont basĂ©s Ă  Agadir. Ils entrent en compĂ©tition le 16 janvier contre le Congo. Leur deuxiĂšme sortie sera face Ă  l’Angola, le 20 janvier et leur dernier match se jouera contre le Burkina Faso, le 24 janvier 2018.
Cameroon Tribune du vendredi, 5 janvier 2018.
Forwarded from Cameroon Tribune
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