Cameroon Tribune
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Maintien de la paix en Afrique: La base logistique continentale opérationnelle

Armand ESSOGO

Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique, le PM a procĂ©dĂ© Ă  l’inauguration de ce complexe vendredi dernier Ă  Douala.

Le ciel est sans nuages entre le Cameroun et l’Union africaine. On s’en est bien rendu compte vendredi dernier Ă  Douala Ă  l’esplanade de la base logistique continentale de la force africaine en attente, logĂ©e au sein de la base aĂ©rienne 201. Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a prononcĂ© la rituelle phrase d’inauguration en anglais et en français.

La coupure du ruban symbolique, le dĂ©voilement de la plaque commĂ©morative, la visite du bloc administratif et la signature du certificat de transfert de la base logistique continentale Ă  l’Union africaine par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence, chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo et le commissaire Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© de l’Union africaine, SmaĂŻl Chergui, participent des sĂ©quences qui montrent que la base logistique continentale est dans sa phase opĂ©rationnelle.

L’évĂ©nement a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© Ă  sa juste valeur. Remise des certificats et dĂ©corations Ă  toutes les personnalitĂ©s de l’UA, SmaĂŻl Chergui en tĂȘte, et du Cameroun, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, en premier. Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua Ă©tait en effet prĂ©sident du comitĂ© conjoint de coordination. Avec l’opĂ©rationnalisation de ce projet, le rĂŽle du Cameroun dans la consolidation de la paix et de la sĂ©curitĂ© dans la sous-rĂ©gion voire dans le continent est indĂ©niable.

Les diffĂ©rents orateurs l’ont opportunĂ©ment soulignĂ© devant les membres du corps diplomatiques, la dĂ©lĂ©gation de l’Union africaine venue d’Addis- Abeba et un parterre de membres du gouvernement. Suffisant pour que le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, Fritz Ntone Ntone, salue cet autre projet qui donne du relief Ă  la capitale Ă©conomique. La gratitude des populations de la capitale Ă©conomique au prĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©tĂ© transmise au Premier ministre pour la circonstance.

La ville a mĂȘme opĂ©rĂ© une mue puisqu’une rĂ©solution du conseil de communautĂ© permet dĂ©sormais de baptiser la rue qui part de l’hĂŽtel de l’air au siĂšge de la base, avenue de l’Union africaine alors que l’esplanade de la base prend dĂ©sormais la dĂ©nomination de place de l’Union africaine. Des gestes d’amitiĂ© qui montrent que Douala a acceptĂ© le projet soutenu par le prĂ©sident de la RĂ©publique.

Le chef de l’Etat a ensuite bĂ©nĂ©ficiĂ© des attentions du commissaire Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© de l’UA. SmaĂŻl Chergui, s’est fĂ©licitĂ© de ce projet dĂ©sormais logĂ© Ă  Douala et qui pose les jalons significatifs d’un Ă©difice qui a pour souci majeur de doter le continent d’outils autonomes pour faire face aux opĂ©rations de maintien de paix. La vision panafricaine du Cameroun et de son peuple a Ă©tĂ© magnifiĂ©e. Pour le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, l’inauguration de la base logistique continentale de la force en africaine en attente est un grand jour pour le Cameroun et l’Afrique.
​​Le Mindef poursuivra en soutenant que l’entrĂ©e dans la phase opĂ©rationnelle de la base logistique continentale est la preuve qu’un pas supplĂ©mentaire a Ă©tĂ© franchi dans la consolidation des opĂ©rations de maintien de paix et des missions humanitaires. Le Cameroun a dotĂ© la base d’un bloc administratif de 36 bureaux avec toutes les commoditĂ©s et un systĂšme de vidĂ©osurveillance pour un coĂ»t qui n’a pas Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©. Tous amĂ©nagements intervenus Ă  la base ont Ă©tĂ© le fait du chef de l’Etat qui a donnĂ© les accords nĂ©cessaires pour que le projet soit menĂ© Ă  son terme.

Aussi, Joseph Beti Assomo a-t-il tenu Ă  remercier toutes les administrations civiles qui ont contribuĂ© Ă  la mise en place du projet. En ce qui concerne l’emplacement de la base, le Mindef a rĂ©vĂ©lĂ© qu’à la suite de la signature de l’Accord de siĂšge en octobre 2015, le gouvernement camerounais a procĂ©dĂ© Ă  la mise Ă  disposition de deux sites Ă  Douala pour abriter la base logistique continentale.

Le site principal de dix hectares situĂ© dans l’enceinte de la base aĂ©rienne 201 est composĂ© d’un bĂątiment administratif et des entrepĂŽts. Il est directement rattachĂ© Ă  l’aĂ©roport international de Douala. Le site secondaire qui s’étend sur quinze hectares est situĂ© Ă  15 kilomĂštres du site principal et Ă  proximitĂ© du camp du gĂ©nie militaire de Douala oĂč des entrepĂŽts seront construits.
​​Voeux de Nouvel An: Parfaite communion avec la premiùre dame

Azize MBOHOU

Les épouses des membres du corps diplomatique et des memebres des corps constitués nationaux ont souhaité bonne année à Mme Chantal Biya vendredi à la Résidence principale du Palais de l'Unité.

RĂ©sidence principale du Palais de l’UnitĂ©, vendredi 5 janvier 2018. PrĂšs de 1300 invitĂ©s de la premiĂšre dame se sont installĂ©s. C’est l’ambiance des retrouvailles. Le chic et le glamour, de belles coiffures, des tenues raffinĂ©es. Elles sont fringantes dans leurs robes, Ă©lĂ©gantes dans leur broderie, majestueuses dans leur pagne. Avec leurs coiffures somptueuses et couleurs chatoyantes, les invitĂ©es de la premiĂšre dame sont au traditionnel rendez-vous du dĂ©but d’annĂ©e avec style et maniĂšre.

La chaleureuse cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation des voeux Ă  Mme Chantal Biya s’ouvre par le passage des Ă©pouses des membres du corps diplomatique accrĂ©ditĂ©s au Cameroun. La dĂ©lĂ©gation est conduite par Mme Biffot, Ă©pouse de S.E Paul Patrick Biffot, ambassadeur du Gabon au Cameroun. Des retrouvailles conviviales entre la premiĂšre dame et ces membres du volet diplomatique du Cercle des amis du Cameroun (CERAC).

PoignĂ©es de mains, accolades, bouquets de fleurs, photos souvenirs. Des clichĂ©s saisissants du passage des convives de Mme Chantal Biya. DĂ©tendue, souriante, la premiĂšre dame a clĂŽturĂ© cette premiĂšre phase de la cĂ©rĂ©monie de voeux par un verre, en signe d’amitiĂ© et de profonde estime. Une photo de famille a immortalisĂ© ces moments de gaietĂ©.

Les Ă©pouses des membres des corps constituĂ©s nationaux sont ensuite rentrĂ©es dans la communion. Ce sont des paroles aimables que Mme Chantal Biya prononce Ă  l’endroit de chacune des Ă©pouses des membres du bureau du SĂ©nat, conduites par Mme Marcie Niat. AprĂšs cette dĂ©lĂ©gation, ce sont succĂ©dĂ©es les Ă©pouses des membres du bureau de l’AssemblĂ©e nationale, avec en tĂȘte de file Mme Fadimatou Cavaye, celles des membres du gouvernement dirigĂ©es par Mme Linda Yang.

Au total, ce sont 25 dĂ©lĂ©gations dans ce passage des Ă©pouses des membres des corps constituĂ©s nationaux, dont celles du bureau du Conseil Ă©conomique et social, du bureau de la Cour suprĂȘme, du ComitĂ© central du RDPC. Les membres du bureau national de l’Organisation des femmes du RDPC, les Ă©pouses des responsables de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, les femmes d’affaires, les femmes parlementaires ainsi que les femmes journalistes conduites par Marie-Claire Nnana, directeur gĂ©nĂ©ral de la SOPECAM.

Des invitĂ©s spĂ©ciaux Ă©taient Ă©galement de la partie. DĂ©bordante d’énergie et de joie, Mme Chantal Biya a retrouvĂ© ses invitĂ©s dans les jardins pour un bain de foule, au rythme des sonoritĂ©s variĂ©es de la musique camerounaise. Une belle fĂȘte populaire, avec des artistes comme François Misse Ngoh, Prince Afo Akom, entre autres.
​​DeuxiĂšme trimestre: C’est aujourd’hui la rentrĂ©e

Jeanine FANKAM

Les Ă©lĂšves qui sortent d’un repos festif savent que c’est le tournant le plus complexe et le plus dĂ©terminant.

OrnĂ©la Ikouga a ratĂ© son bus. Samedi dernier, elle retournait Ă  la maison en trainant les pieds. Au guichet d’une agence de voyage, elle apprend qu’elle ne peut voyager qu’à 19h. Il n’est pourtant que 15h, mais il n’y a plus de places dans les diffĂ©rents bus programmĂ©s. On enregistrait Ă  ce moment-lĂ , les passagers du dernier dĂ©part de la journĂ©e. OrnĂ©la Ikouga vient d’informer son pĂšre qui est catĂ©gorique : pas de voyage la nuit ! Il faut attendre le lendemain. La jeune Ă©lĂšve du collĂšge Libermann se montre abattue. Elle tente de convaincre son pĂšre : « Je n’ai pas fait tous mes devoirs. J’ai laissĂ© les Ă©preuves Ă  Douala. Tu connais toutes les contraintes qui m’ont empĂȘchĂ©e de rentrer en milieu de semaine », tentait –elle d’argumenter, visiblement sans succĂšs.

Dans les bus qui arrivent, dĂ©barquent d’autres Ă©lĂšves de retour des congĂ©s. LoĂŻc Nedem est heureux du break qu’il a passĂ© avec ses neveux Ă  EdĂ©a. Ils s’y sont retrouvĂ©s pour une fĂȘte familiale et l’occasion a permis de bien s’amuser pendant les fĂȘtes de fin d’annĂ©e. « J’avoue que j’ai un peu oubliĂ© les cahiers et les livres pendant ces deux semaines. Je compte reprendre la concentration dĂšs ce lundi. Mais avant, je prendrai soin de ranger ma chambre et mes fournitures pour me remettre dans le bain ».

Les agences de voyages sont saturĂ©es et prĂȘtent le flan Ă  toutes sortes de filouteries. A Touristique, les hĂŽtesses et autres employĂ©s veillent. Les prix sont restĂ©s les mĂȘmes, affirme M. Lawal, un des responsables. Le nombre de voyages journaliers a aussi Ă©tĂ© maintenu malgrĂ© l’affluence. « Notre vĂ©ritable problĂšme reste les bouchons dans certaines artĂšres de la ville », se plaint M. Lawal.

Ailleurs, c’est Ă  qui mieux-mieux et les chargeurs multiplient d’astuces pour profiter de la situation. Dans les Ă©tablissements, les vigiles sont en poste. Celui du lycĂ©e de Nkol-Ndongo a fait la propretĂ© aux alentours et dans la cour de l’établissement. Les enseignants sont formels : C’est un trimestre difficile parce que les leçons deviennent un peu plus complexes. Toutefois, « quand on garde l’attention, tout se passe bien », rassure Anselme Bidja, instituteur.

C’est au cours du deuxiĂšme trimestre que la prĂ©paration aux examens prend sa vitesse de croisiĂšre, surtout pour les Ă©lĂšves du CMII qui font le concours d’entrĂ©e en 6e dĂšs la premiĂšre moitiĂ© du mois de mai. Alexendra Ego dit n’avoir pas relĂąchĂ© pendant le break. Elle est en Form Five dans un Ă©tablissement anglophone oĂč elle est inscrite depuis septembre. Dans ma classe, j’ai un double dĂ©fi : « M’adapter et rattraper le niveau. C’es premiĂšre fois de frĂ©quent dehors de Bamenda. J’a un retard par rapport aux a Donc j’ai mis mes congĂ©s Ă  et je me sens prĂȘte po deuxiĂšme trimestre», ass elle, confiante.
​​PrĂ©paratifs de la CAN 2019: CT sur les chantiers

Josiane R. MATIA

Votre quotidien lance une série cette semaine sur les six sites retenus pour la compétition.

Du 11 au 23 janvier prochain, le Cameroun va accueillir la premiĂšre mission d’inspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) dans le cadre des prĂ©paratifs de la Coupe d’Afrique des nations 2019. L’objectif des experts, mais surtout du cabinet d’audit qui les accompagne, Ă  savoir Roland Berger, est de faire le point de la situation actuelle sur le terrain. Voir oĂč en est le Cameroun Ă  moins de 18 mois de l’évĂšnement et s’assurer du respect des dĂ©lais pour que tout soit prĂȘt Ă  temps.

Il faut dire que le pays est face Ă  un grand dĂ©fi puisqu’il aura la lourde tĂąche d’organiser la premiĂšre CAN Ă  24 Ă©quipes. C’est dans ce contexte que Cameroon Tribune lance, dĂšs demain mardi, une sĂ©rie pour faire l’état des lieux sur les diffĂ©rents sites retenus pour la compĂ©tition. Il faut dire que chacun prĂ©sente ses spĂ©cificitĂ©s et ses rĂ©alitĂ©s mais la constance est la mĂȘme : le respect des dĂ©lais reste la prioritĂ©.

Ainsi, Ă  Olembe par exemple, l’un des sites de la ville de YaoundĂ©, on annonce l’accĂ©lĂ©ration des travaux de construction du stade Omnisports de 60 000 places, ainsi que deux terrains d’entraĂźnement avec le gros des prĂ©fabriquĂ©s qui sont arrivĂ©s. A Mfandena, qui constitue l’autre site de la capitale, l’essentiel des travaux est assurĂ©, en dehors de quelques rĂ©amĂ©nagements. Douala devrait connaĂźtre un coup d’accĂ©lĂ©rateur avec le dĂ©but imminent des travaux de rĂ©habilitation au stade de la RĂ©unification. A Japoma, le stade prend corps au fur et Ă  mesure. Garoua devrait Ă©galement bientĂŽt connaĂźtre son rythme de croisiĂšre alors que l’heure est aux derniers rĂ©glages du cĂŽtĂ© de LimbĂ©- Buea.

A Bafoussam, il est urgent de rĂ©habiliter les terrains d’entraĂźnement, en attendant les finitions au stade de Kouekong. Ct se propose en tout cas de balader ses lecteurs sur tous ces chantiers afin de leur donner une idĂ©e prĂ©cise de l’état d’avancement des travaux de cette compĂ©tition que tout le peuple attend impatiemment. Mais n’oublions pas que la CAN, ce ne sont pas seulement les infrastructures sportives. Il faudra Ă©galement faire attention au respect du cahier de charges en ce qui concerne l’offre infrastructurelle, les transports, les tĂ©lĂ©communications, les mĂ©dias, la sĂ©curitĂ©, etc
 Autant d’aspects sur lesquels il va falloir mettre l’accent.
​​BIP 2018: le journal des projets est disponible

#Economie
Josy MAUGER

Il contient entre autres l'ensemble de toutes les opĂ©rations d’investissement public rĂ©aliser et livrable cette annĂ©e.

Disponible en version numĂ©rique depuis quelques jours le journal des projets, ce document volumineux, donne des prĂ©cisions sur les projets Ă  rĂ©aliser, notamment les opĂ©rations et les activitĂ©s Ă  effectuer au cours de l’annĂ©e 2018 ainsi que les projets qui devraient ĂȘtre exĂ©cutĂ©s et livrĂ©s.

Le document prĂ©sente ainsi l’évolution du Budget d’investissement Public (Bip) entre 2015 et 2018, la rĂ©partition du Bip par sources de financement, par zones d’intervention et par secteurs d’activitĂ©s.

L’on note que le budget d’investissement public 2018, qui coĂŻncide avec la fin du second cycle triennal des programmes 2016-2018, met un accent sur l’achĂšvement des projets en cours, notamment ceux de premiĂšre gĂ©nĂ©ration, la finalisation des infrastructures nĂ©cessaires Ă  l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 et la poursuite de la mise en oeuvre du Plan triennal spĂ©cial Jeunes.

Ainsi, la dotation globale consacrĂ©e au Bip en 2018 est estimĂ©e Ă  prĂšs de 1400 milliards de F en autorisation d’engagements et environ Ă  1292 milliards de F en crĂ©dits de payement. L’on apprend par ailleurs que le Bip connait, en crĂ©dits de paiement, une baisse de 18,6% par rapport Ă  l’exercice 2017. Il est passĂ© de 36,3% Ă  28,8% du budget global de l’Etat.

Il est Ă©galement indiquĂ© dans le journal des projets que cette baisse est supportĂ©e par toutes les grandes masses du BIP, Ă  l’exception des ressources transfĂ©rĂ©es aux CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es qui, elles, ont augmentĂ©. Elles passent en effet de 13%, en 2017 Ă  16,2 % en 2018.

Selon Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du Territoire (Minepat) « cette situation traduit la volontĂ© du gouvernement d’accompagner le processus de dĂ©centralisation ».

Par ailleurs, l’on observe que les secteurs des infrastructures et de la production ont la part belle dans ce budget avec plus de 68,7% du Bip 2018. Ceci parce que ces deux secteurs sont les plus porteurs de croissance et d’emploi tel qu’énoncĂ© dans le DSCE.
​​Incendie Ă  Fermencam: les 850 emplois seront prĂ©servĂ©s

#Regions
Rita DIB

Une promesse du Pdg de l’entreprise, confirmĂ©e par le ministre des Mines vendredi Ă  Douala.

Ernest Gwaboubou, le ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique Ă©tait sur les installations de l’entreprise de production de whisky, vins et liqueurs Fermencam (SociĂ©tĂ© Camerounaise de Fermentation) vendredi 5 janvier 2018, situĂ©e dans la zone industrielle de BonabĂ©ri, au quartier MinkwĂšlĂš.

Quatre jours aprĂšs l’incendie qui avait ravagĂ©, lors du Nouvel An, le magasin des matiĂšres premiĂšres, une grande partie des produits prĂȘts Ă  consommer et l’unitĂ© de production.

Des pertes Ă©valuĂ©es en dizaines de milliards F. Il Ă©tait donc question pour Ernest Gwaboubou, aprĂšs la descente effectuĂ©e par le gouverneur du Littoral le jour mĂȘme du sinistre, de venir transmettre le rĂ©confort du gouvernement Ă  cet important opĂ©rateur du secteur des spiritueux basĂ© Ă  Douala.

Un geste de soutien justifiĂ© par le poids socioĂ©conomique de Fermencam, qui emploie 850 personnes et contribue aux recettes de l’Etat Ă  hauteur de plus de 5 milliards F par an en termes d’impĂŽts et taxes.

AprĂšs une visite des lieux qui lui a permis d’évaluer l’étendue des dĂ©gĂąts, le Minmidt a tenu une rĂ©union avec les responsables de la structure. SĂ©ance au sortir de laquelle Ernest Gwaboubou a confirmĂ© la promesse qui avait Ă©tĂ© faite aux salariĂ©s de Fermencam par leur Pdg Samuel Foyou le 1er janvier lors de l’incendie : les 850 emplois seront prĂ©servĂ©s.

De plus, le ministre a dĂ©clarĂ© que le gouvernement allait se pencher sur les facilitĂ©s qui peuvent ĂȘtre accordĂ©es Ă  l’entreprise dans le cadre de la loi de 2013 relative aux incitations Ă  l’investissement privĂ©.

Ce qui permettra Ă  Fermencam d’importer des Ă©quipements et mĂȘme des matiĂšres premiĂšres. Bien entendu, les pouvoirs publics vont continuer, Ă  travers un mĂ©canisme de suivi, Ă  accompagner Fermencam dans sa migration du conditionnement du whisky des sachets aux bouteilles. Et lors de la descente du ministre des Mines Ă  Douala 4e, il Ă©tait accompagnĂ© entre autres du prĂ©sident du Groupement inter-patronal du Cameroun, CĂ©lestin Tawamba.

Le Gicam qui venait ainsi assister un membre sinistrĂ©, dans le cadre de la politique de proximitĂ©, d’accompagnement et de soutien menĂ©e par le conseil exĂ©cutif. Une nouvelle dĂ©marche de proximitĂ© qui s’était d’ailleurs manifestĂ©e en dĂ©cembre dernier, quand le conseil exĂ©cutif, pour la premiĂšre fois de son histoire, Ă©tait sorti de ses bases Ă  Douala pour aller tenir sa rĂ©union mensuelle Ă  la Sodecoton Ă  Garoua, dans la rĂ©gion du Nord.
​​Douala V Council: FCFA 2.798 Billion Budget Voted for 2018

#Regions
Christopher JATOR

Staff were warned against embezzlement and reminded that the law is there for any who mismanage.

Of the FCFA 2.798 billion voted by councillors of the Douala V Council as budget for 2018, over FCFA 1.119 billion has been earmarked for investment in many domains. The budget was voted during a board meeting that held in the council hall that is still under construction in Bonamoussadi December 22.

The new budget consists of some FCFA 476 million projected to be collected as revenue in 2018. The addition is justified on new areas earmarked for the collection of more revenue.

By this the executive has shown willingness to intensify investment with the goal of improving upon the living conditions of the populations. Priority is given to education, health, road rehabilitation, hygiene and sanitation and environment, infrastructures, such as the construction of provision stores, basketball stadia, and the fight against mosquitoes and other harmful insects and the completion of the construction of a maternity.

The council is determined to strengthen cooperation with foreign structures with the aim of completing the construction of social houses, street lighting by photovoltaic system, create six start-ups to incubate enterprises by 30 youths selected from the area, the treatment and bottling of mineral water and the acquisition of a dental ambulance.

However, the new budget has dropped by over FCFA 862 million from that of 2017. Mayor Gustave Ebanda explained that the decrease is due to a decision of executives in order to elaborate a more realistic and realisable budget. Revenue has consistently dropped since 2015 from over FCFA 1.838 billion to over FCFA 1.752 billion in 2016 but rose to over FCFA 2.157 billion by December 18, 2017.

The representative of the SDO of Wouri cautioned that workers should not be paid more than the necessary amount, emphasising that revenue collected is meant for investment to benefit the entire municipal population. He asked the mayor to have in place strategies to collect revenues. He warned staff against embezzlement, saying the law is there for any who desires to dance to its tune.
​​“Teachers Should Develop A Loving Spirit Towards Pupils”

#Societe
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

Theophilus Metuge, Primary School Headmaster.

How can learners be motivated to resume effective schooling after two weeks feasting?

The first responsibility is in the hands of parents of school children. They have the responsibility to provide the necessary school needs for them such as, didactic materials, nutrition and complete school uniforms. They should be available to offer psychological preparedness and of course to pray together with them before the kick off for the second term of the academic year given that with God, all things are possible. Teachers come in the second position. They should by all acceptable means, develop a welcoming and loving spirit towards school pupils and students, especially on the first day of school.

How much of the pedagogic programme been covered and how can teachers effectively cover the curriculum in a busy term like this?

Since the second and third terms are very short and include many public holidays, the pedagogic programming of every school must be covered by at least 70 per cent before the close of the first term which is longest. Schools should ensure the bulk of the work is usually covered within that period. To effectively cover the curriculum, teachers should respect their outlined pedagogic schedule, be duty conscious, assiduous and time conscious. Those are the watchwords in our school and I think other schools nationwide should adopt them. Teachers also need to be motivated adequately. This can be done through timely and regular payment of good salaries and creation of a good working environment. In that regard our management is currently selling shares so that investors would fasttrack the growth of the school and equally improve the quality of education of the pupils. Motivated teachers would also motivate learners.

What advice would you give parents to help them effectively assist children?

My sincere advice to parents is that, they should provide prescribed didactic materials to their children and also allocate a scheduled follow-up of their children on a daily basis in a bid to obtain good results. Last but not the least, they should provide appropriate nutrition to their children when sending them to school. Note that a car cannot move without fuel, so children too cannot study well on empty stomachs.
​​Huissiers d’Afrique: Me Alain Ngongang, prĂ©sident

#Societe
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Il a Ă©tĂ© Ă©lu au cours de l’assemblĂ©e constitutive de l’Union africaine des huissiers de justice et officiers judiciaires en dĂ©cembre dernier au Maroc.

Sous le Haut patronage de Sa MajestĂ©, le Roi Mohamed VI, et l'Ă©gide de l'Ordre National du Maroc, le congrĂšs constitutif de l'Union Africaine des Huissiers de Justice et Officiers Judiciaires (UAHJ) s'est tenu en dĂ©cembre 2017 Ă  Casablanca au Maroc. Au cours de ces travaux, les statuts ont Ă©tĂ© adoptĂ©s et les organes dirigeants mis en place. Le Camerounais Alain Ngongang, prĂ©sident de la chambre nationale des huissiers de justice a Ă©tĂ© portĂ© Ă  la tĂȘte de ce nouvel organisme panafricain.

Ceci aprĂšs une Ă©lection Ă  l’unanimitĂ© des dixhuit chefs de dĂ©lĂ©gation des pays membres fondateurs au Maroc. Me Ngongang conduira, pour un mandat de trois ans renouvelables une fois, une Ă©quipe de sept membres au total. Les vice-prĂ©sidents Ă©tant Abdelaziz Foughani, de Tunisie, Rosine Bogore Zogo du Burkina Faso, Arlette C. Tembe de Mozambique et Ronald Baisotar d’Ouganda.

Le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral est assurĂ© par Jean Baptiste KamatĂ© du SĂ©nĂ©gal, alors que Moussa Dan Koma du Niger teint la trĂ©sorerie. L’UAHJ qui a Ă©tĂ© ainsi créée a pour missions de promouvoir, coordonner et dĂ©velopper la profession d’huissier de justice et d’officier judiciaire sur le continent africain ; de garantir la dignitĂ© et l'indĂ©pendance de ses membres ; de favoriser la collabor d’une part, entre les organismes natio membres et, d’autre part, entre ses mem et les organisations professionnelles tres continents.

Le rĂŽle de l’Union est lement de promouvoir la formation p renforcement permanent des capa professionnelles des huissiers de ju et officiers judiciaires ; de reprĂ©sente membres auprĂšs des organisations nationales Ă©tatiques ou non Ă©tatique tamment celles Ă©tablies ou ayant dĂ©lĂ©gations sur le continent africa collaborer avec celles-ci, entre autre siĂšge de l’UAHJ est fixĂ© Ă  Casablanca il peut ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans toute aut pitale ou ville de l’Etat d’un organism tional membre, par dĂ©cision du Co extraordinaire.
​​Master II de l’OAPI: c’est parti pour la huitiùme promotion

#Societe
Jeanine FANKAM

La rentrĂ©e solennelle a eu lieu vendredi dernier. Le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur a souhaitĂ© que ce programme gagne en visibilitĂ©.

25 Ă©tudiants provenant de onze pays membres de l’Organisation africaine de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (OAPI) constituent l’effectif de la huitiĂšme promotion du Master II de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (PI) de cette institution. Sa rentrĂ©e officielle a eu lieu vendredi dernier Ă  YaoundĂ©. Certes, la prĂ©sence des membres du gouvernement et du corps diplomatique a donnĂ© une solennitĂ© Ă  l’évĂ©nement.

Mais ces personnalitĂ©s, ont surtout soulignĂ© la spĂ©cificitĂ© et l’importance de ce programme conjointement coordonnĂ© par l’OAPI, l’OMPI (Organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle) et l’universitĂ© de YaoundĂ© II. S’il est Ă©tabli que le Master II en PI vise Ă  doter les administrations et les entreprises publiques et privĂ©es des cadres compĂ©tents dans ce domaine pointu, on a appris que sur les 25 postulants, 20 bĂ©nĂ©ficient de la bourse de l’OMPI et du Japon.

Le Japon soutient ainsi la vulgarisation des innovations et le dĂ©veloppement des industries en Afrique, a dĂ©clarĂ© Kunio Okamura, chef de mission diplomatique de ce pays au Cameroun lors de sa prise de parole de circonstance. « Une protection de la propriĂ©tĂ© industrielle en Afrique conduira non seulement Ă  encourager les investissements en Afrique par les Ă©trangers, y compris le Japon, mais aussi Ă  faire ressortir le potentiel distinctif de l’Afrique », a-t-il argumentĂ©.

Ce point de vue rejoint celui du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur. Jacques Fame Ndongo qualifie ce master « d’outil prĂ©cieux » pour le dĂ©veloppement de l’Afrique dont l’économie est essentiellement basĂ©e sur l’extraction et la vente Ă  l’état brut des matiĂšres premiĂšres.

« La propriĂ©tĂ© intellectuelle, notamment les brevets d’inventions, les modĂšles d’utilitĂ©, les marques de fabrique, les indications gĂ©ographiques, etc. doivent ĂȘtre d’un apport encouragĂ© dans la valorisation des avoirs des populations et des produits de nos terroirs pour une Ă©mergence effective de nos Etats », a souhaitĂ© le chancelier des Ordres acadĂ©miques.

Les connaissances plus affinĂ©es en PI donneront donc la possibilitĂ© Ă  l’Afrique de transformer un potentiel dĂ©jĂ  important en produits commercialisables.
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Hommage: Eno Belinga revit

#Culture
Jeanine FANKAM

Une bibliothÚque baptisée du nom du célÚbre homme de culture a été inaugurée le 5 janvier dernier à Yaoundé par le Secrétaire général du ministÚre des Arts et de la Culture.

Son emplacement ne doit rien au hasard. Il atteste que cette nouvelle bibliothĂšque est avant tout destinĂ©e Ă  un public spĂ©cifique : celui qui est marginalisĂ© par l’offre culturelle. La bibliothĂšque Eno Belinga est logĂ©e dans les locaux de l’Othni-laboratoire de Théùtre, installĂ© sur le flan d’une petite vallĂ©e au lieu-dit « Titi garage » Ă  YaoundĂ©.

C’est une bibliothĂšque pour les enfants du quartier, des Ă©lĂšves des Ă©tablissements environnants, un lieu de ressourcement pour les comĂ©diens, les danseurs, les metteurs en scĂšne. Ce beau monde pourrait s’ouvrir Ă  l’extĂ©rieur et rafraichir leurs connaissances Ă  travers une collection estimĂ©e Ă  350000 ouvrages. « Dans un contexte marquĂ© par la montĂ©e de l’extrĂ©misme aux quatre points cardinaux, l’espoir ne peut ĂȘtre ravivĂ© que par le feu sacrĂ© des auteurs qui entretiennent les rĂȘves dans les livres », a justifiĂ© François EbouĂ©lĂ©, initiateur du projet.

ComĂ©dien basĂ© en Belgique, il a lancĂ© la collection il y a trois ans auprĂšs des maisons d’édition, des bibliothĂšques, des théùtres, dans les rues mais aussi auprĂšs des auteurs et Ăąmes de bonne volontĂ© de quelques villes europĂ©ennes. Le colis arrive au Cameroun en aoĂ»t, puis est dĂ©pouillĂ© et classĂ©.

L’inauguration de la bibliothĂšque a drainĂ© des personnalitĂ©s comme Ran Gidor et Charles Binam BikoĂŻ, respectivement ambassadeur d’IsraĂ«l au Cameroun et secrĂ©taire exĂ©cutif du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola).

Dans son propos de circonstance, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, a souhaitĂ© que ce lieu de brassage rĂ©concilie l’art et l’émotion, le savoir et l’envie de savoir et que de lĂ , soit ravivĂ©e la passion littĂ©raire qui dĂ©vore certains, de mĂȘme que l’envie du partage qui dĂ©crispe les Ă©motions. L’occasion a permis de rendre hommage Ă  celui qui fut un grand homme de culture.

Mort en 2004, « Samuel Martin Eno Belinga, fut modeste de par sa taille, fut un grand homme de par son talent », a commentĂ© Mouhtar Ousmane Mey. A l’actif de cet universitaire de renom, une production abondante de 173 Ɠuvres de musique, de contes, de sciences. A travers la bibliothĂšque qui porte son nom, il fascinera et inspirera encore des gĂ©nĂ©rations.
Rumeur: Pierre De Moussy n’est pas mort

#Societe
Monika NKODO

Selon sa famille, le chanteur de makossa, vedette des années 80, est encore interné dans un hÎpital en Suisse.

Son dĂ©cĂšs a Ă©tĂ© annoncĂ© par plusieurs radios et tĂ©lĂ©visions. Selon certains confrĂšres, Pierre De Moussy, cĂ©lĂšbre chanteur de makossa des annĂ©es 80, auteur des tubes « Ndolo l’amour » et « Radio trottoir », serait mort le 5 janvier dernier. L’information portĂ©e par la fiĂšvre des rĂ©seaux sociaux s’est rĂ©pandue Ă  une vitesse Ă©tonnante.

Seulement, des journalistes de Radio Balafon (basĂ©e Ă  Douala) approchĂ©s par CT, rĂ©vĂšlent que le fils de l’artiste les aurait contactĂ©s furieux, samedi dernier.

Son pĂšre n’est pas mort, leur a-t-il affirmĂ©. « Nous sommes allĂ©s au domicile familial de l’artiste au camp Yabassi pour recouper l’information. Nous y avons croisĂ© des proches qui nous ont confirmĂ© qu’effectivement Pierre De Moussy est encore bel et bien en vie. Il est en observation Ă  l’HĂŽpital central de GenĂšve », explique un journaliste de Radio Balafon.

CT a joint par tĂ©lĂ©phone un autre proche de la famille, en relation permanente avec le fils de Pierre De Moussy Ă  GenĂšve. Ce dernier prĂ©cise que le chanteur rĂ©sidant en France allait en Suisse le 30 dĂ©cembre dernier pour rendre visite Ă  un ami, quand il a Ă©tĂ© victime d’ un accident de voiture. « AprĂšs cet accident grave, il a Ă©tĂ© conduit dans un hĂŽpital Ă  GenĂšve, oĂč il est en soins intensifs.

Sa famille et l’ambassade du Cameroun en France ont tout de suite Ă©tĂ© prĂ©venues », souligne notre source. Hier vers 17h, la mĂȘme source a dĂ©voilĂ© que des nouvelles plutĂŽt positives sur l’état de santĂ© de l’artiste lui sont parvenues de Suisse. « Il pourrait mĂȘme sortir de l’hĂŽpital ce lundi », a-t-il conclu. En attendant plus de prĂ©cisions.