Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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​​Development of Infrastructure Projects: Mayors Now Have More Powers

Eulalia AMABO

In a bit to accelerate development in the country within a decentralised context, Mayors have been bestowed the responsibility of being supervisory authorities in their respective localities of jurisdiction as concerns the construction and maintenance of road networks.

Added to their legislative and functional roles of promoting good governance, Mayors will foster local development by ensuring that roads that beg for maintenance at the subdivisional levels will be duly and timely attended to. The delegation and inclusion of Mayors in the developmental policy of the nation is intended for better control and supervision of road projects while reducing corruption to its minimum. While chairing the annual conference for officials of the central and decentralised services of the Ministry of Public Works last Thursday January 11, 2018, Minister Nganou Njoumessi, whose ministry will provide technical engineers to work with the Mayors, said the initiative is geared at speeding up the development of road transport networks in the country.

He stated that the Mayors will from now on serve as the supervisory authorities, with the ministry however sending engineers and contractors who will work in synergy with them for the timely realization of earmarked roads. “The initiative falls within the framework of government’s orientations to make viable infrastructures as well as the development and densification of the road and highway network, considering the acceleration of the decentralisation process of activities for the execution and monitoring of road infrastructural projects,” he highlighted. Going by the Minister, the Ministry of the Economy, Planning and Regional Development will serve as a technical partner given their expertise in affairs of regional development. The move, appreciated by many, has been termed an inclusive approach for the emergence of the country from a bottom- top approach.

With Cameroon scheduled to host the 2019 Africa Cup of Nations, good road networks are paramount before the continental game. As the adage states; where a road passes, development follows. Therefore, the construction and maintenance of major and semi-major highways will facilitate the transportation of persons and goods.
​​Lutte contre l’insĂ©curitĂ©: Les forces de dĂ©fense feront leur devoir

Jean Francis BELIBI

Engagement rĂ©itĂ©rĂ© vendredi dernier par le chef d’état-major des armĂ©es lors de la prĂ©sentation des voeux de Nouvel An au MINDEF, Joseph Beti Assomo.

Les cĂ©rĂ©monies de prĂ©sentation des voeux de Nouvel An se suivent et ne se ressemblent forcĂ©ment pas au ministĂšre de la DĂ©fense. Pour ce dĂ©partement ministĂ©riel particuliĂšrement sensible, tout est rythmĂ© par le contexte socio-politique que vit notre pays. Si l’annĂ©e derniĂšre, l’attention Ă©tait uniquement focalisĂ©e sur la lutte contre l’insĂ©curitĂ© aux frontiĂšres, avec notamment la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et les incursions des rebelles venus de la RĂ©publique centrafricaine voisine, un nouveau front s’est dĂ©sormais ouvert, interne celui-lĂ .

C’est la situation insurrectionnelle dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On peut donc comprendre qu’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es, dans son message Ă  la nation le 31 dĂ©cembre 2017, que les principaux responsables de ce dĂ©partement ministĂ©riels n’aient pas manquĂ© d’aborder cette situation. Le premier Ă  « monter au front » vendredi dernier Ă  l’esplanade du ministĂšre de la DĂ©fense, lors de la cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation des voeux de Nouvel An au ministre dĂ©lĂ©guĂ©, Joseph Beti Assomo, a Ă©tĂ© le gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e, chef d’étatmajor des armĂ©es.

Parlant au nom de l’ensemble des personnels militaires et civils, RenĂ© Claude Meka a soulignĂ© que la guerre contre la secte terroriste Boko Haram reste la prioritĂ© des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, malgrĂ© la situation parfaitement maĂźtrisĂ©e Ă  ce jour, il s’est voulu clair en ce qui concerne les deux rĂ©gions sus-Ă©voquĂ©es : « le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es a dĂ©jĂ  donnĂ© une mission aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Dans le camp d’en face, que personne ne se fasse la moindre illusion sur la capacitĂ© de nos forces, sur leur volontĂ© de remplir cette mission avec professionnalisme ».

Intervenant par la suite, le MINDEF n’a pas manquĂ© de rappeler les instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es au soir du 31 dĂ©cembre dernier. Des instructions qui, Ă  son sens, n’appellent aucun commentaire. Toutefois, Joseph Beti Assomo a saluĂ© le professionnalisme dont ont su faire montre les hommes sur les diffĂ©rents fronts. Il a relevĂ©, pour s’en fĂ©liciter, la « soliditĂ© du lien armĂ©e-nation » avant de lancer Ă  ses collaborateurs : « soyez prĂȘts Ă  poursuivre vos missions avec plus d’engagement, de courage, d’intrĂ©piditĂ© et de bravoure dans la discipline pour laquelle le haut-commandement s’est montrĂ© intraitable en 2017.

Il le sera davantage encore en 2018, annĂ©e au cours de laquelle plusieurs dĂ©fis vont nous interpeller ». Au rang de ceux-ci, la poursuite de la stabilisation de la situation dans les zones frontaliĂšres, la lutte contre le terrorisme insurrectionnel armĂ© dans certaines rĂ©gions du pays, la prĂ©servation de l’intĂ©gritĂ© territoriale du pays et l’encadrement des processus Ă©lectoraux

​​Accident: 21 morts à la falaise de Dschang

Honoré FEUKOUO

Un car de transport clandestin aux freins défaillants à échoué dans un ravin dans la nuit de samedi.

7km Ă  peine. C’est la distance parcourue par un car de transport gros porteur (parti de Dschang Ă  destination de Douala), avant d’achever sa course folle dans un ravin. Selon Augustine Awa Fonka le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest qui est descendu sur les lieux de bonne heure hier dimanche aux cĂŽtĂ©s de son Ă©tat major, l’accident est causĂ© par « un car de transport clandestin (non immatriculĂ© et non encore identifiĂ©). A la falaise de Dschang, les freins ont lĂąchĂ©.

Le rĂ©sultat c’est un bilan de 21 morts, 38 blessĂ©s et 5 personnes rescapĂ©es ». D’aprĂšs les tĂ©moignages des survivants, c’est aux environs de 22 h, samedi que s’est produit l’incident. Madeleine Maffo, la soixantaine sonnĂ©e, encore secouĂ©e par le drame relate sa mĂ©saventure. « J’ai pris ce car vers 20h Ă  la gare routiĂšre de Dschang. Nous Ă©tions en surcharge dans le vĂ©hicule. AprĂšs quelques km, j’ai constatĂ© que la voiture dandinait. Je me suis accrochĂ©e sur mon siĂšge jusqu’à ce que le vĂ©hicule s’immobilise aprĂšs plusieurs tonneaux. J’ai vu le chauffeur et deux jeunes hommes sauter ».

En larmes, Louis Roger PoundĂ© est venu identifier les membres de sa famille, qu’il a accompagnĂ©s Ă  la gare routiĂšre, jusqu’à ce qu’ils montent Ă  bord de ce car de transport. Sur quatre personnes, il parle de deux blessĂ©s, d’un mort et d’une derniĂšre personne encore introuvable. D’autres personnes esquivent les morceaux de ferrailles et de verres, pour s’atteler Ă  identifier leurs proches. Les corps, pour la majoritĂ© non encore identifiĂ©s, sont conduits Ă  la morgue de l’HĂŽpital de District de Dschang et Ă  l’HĂŽpital des soeurs de Batsingla.

Les blessĂ©s sont conduits vers les hĂŽpitaux. Le car sur toute sa longueur, bien amochĂ©, est l’objet de la curiositĂ© des populations. Faute d’immatriculation, les forces de maintien de l’ordre qui ont ouvert une enquĂȘte, ont notĂ© le numĂ©ro de chĂąssis. S 0 0909. Le chauffeur qui serait vivant est recherchĂ©.
​​Mission d’inspection de la CAF: Les sites de YaoundĂ© au peigne fin

Yannick ZANGA

Arrivés jeudi dernier, les experts ont débuté par la visite des terrains et des établissements hÎteliers de la capitale.

Pour l’heure, un seul membre manque dans l’effectif de la mission d’inspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Il est attendu dans les prochains jours pour un audit du Centre d’excellence de la Caf sis Ă  Mbankomo. Qu’à cela ne tienne, les neuf autres membres de la dĂ©lĂ©gation (dont cinq appartenant au cabinet Roland Berger) conduite par l’Egyptien Ismail Wally ont entamĂ© vendredi dernier le tour des sites de YaoundĂ©.

Pour cette premiĂšre mission d’inspection, les auditeurs sont scindĂ©s en trois groupes distincts pour les trois types d’infrastructures qui sont principalement ciblĂ©es. Il s’agit des sites de compĂ©tition (les stades et les terrains d’entraĂźnement), des Ă©tablissements hĂŽteliers et des aĂ©roports. Dans la matinĂ©e, les inspecteurs ont eu deux sĂ©ances de travail avec le ComitĂ© local d’organisation de la CAN 2019 (COCAN) et le comitĂ© des sites de YaoundĂ©. En compagnie de Naseri Paul Bea, prĂ©sident du comitĂ© des sites de YaoundĂ©, la dĂ©lĂ©gation de la CAF s’est dĂ©portĂ©e sur le chantier du stade d’OlembĂ©.

Les experts dans leur collecte de donnĂ©es sur l’infrastructure, questionnent les entreprises affairĂ©es sur le chantier. Toutes les spĂ©cificitĂ©s techniques du futur stade sont passĂ©es en revue. Les plans des diffĂ©rentes composantes, la qualitĂ© et la quantitĂ© des matĂ©riaux utilisĂ©s, le chronogramme des travaux, etc. La partie thĂ©orique de la visite achevĂ©e, la mission s’est rendue au coeur du chantier. Marc Debandt, Project Manager du groupe Piccini, croquis a l’appui, a prĂ©sentĂ© le plan d’amĂ©nagement final des huit hectares du complexe sportif.

Par ailleurs, il leur a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en vue synoptique, l’état d’avancement des travaux qui tourne actuellement autour de 20%. Pour clore la journĂ©e, la dĂ©lĂ©gation a eu droit Ă  une soirĂ©e de gala d’accueil, question de vanter la lĂ©gendaire hospitalitĂ© camerounaise. 5 heures et 20 minutes. C’est le temps qu’aura durĂ© samedi dernier, loin des regards de la presse locale, l’évaluation du site de Mfandena. C’est dire que le Britannique Ian Craig n’a guĂšre chĂŽmĂ©.

Le spĂ©cialiste en pelouse de l’expĂ©dition s’est intĂ©ressĂ© aux particularitĂ©s des pelouses des stades d’entraĂźnement de Ngoa-Ekelle (stade militaire) et de Mfandena, ainsi que celle du stade Omnisports de YaoundĂ©. À chaque fois, des Ă©chantillons de terre ont Ă©tĂ© prĂ©levĂ©s pour des Ă©tudes complĂ©mentaires. Les dimensions de l’aire de jeu et de la surface totale gazonnĂ©e ont Ă©tĂ© prises. Un accent particulier a Ă©tĂ© mis sur les plans des diffĂ©rents Ă©difices pour en cerner la conception. Au stade Ahmadou Ahidjo, la mission a mĂ©ticuleusement examinĂ© les vestiaires, la tribune de presse, l’infirmerie et la rĂ©gie. AprĂšs l’étape de YaoundĂ©, la tournĂ©e d’inspection a pris la direction du site de Garoua. Aujourd’hui, les infrastructures sportives, hĂŽteliĂšres et aĂ©roportuaires du site de Bafoussam seront passĂ©es au scanner.
​​Pr Gottlieb Lobe Monekosso: L’adieu à une icîne du savoir

Mireille ONANA MEBENGA

L’ancien directeur de l’OMS Afrique et ancien ministre de la SantĂ© publique inhumĂ© samedi Ă  Dibombari, en prĂ©sence du reprĂ©sentant du chef de l’Etat.

Pour accompagner l’illustre homme de science, mĂ©decin chevronnĂ©, chercheur hors pair, haut commis de l’Etat, pĂšre de la mĂ©decine africaine Ă  sa derniĂšre demeure dans son village natal Bwanjumba par Dibombari (Moungo, rĂ©gion du Littoral), samedi 13 janvier 2018, le reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat, le ministre de la SantĂ© Publique, AndrĂ© Mama Fouda. Mais aussi d’autres membres du gouvernement, Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures, Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Enseignements secondaires, Alim Hayatou, secrĂ©taire d’Etat Ă  la SantĂ© publique, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, gouverneur du Littoral, des hommes de science (mĂ©decins, pharmaciens), la famille, les compagnons de longue date, les amis et connaissances du dĂ©funt professeur.

Tout commence aux environs de 10h 30, lorsque la dĂ©pouille du Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, entourĂ©e d’une dizaine de chefs traditionnels, arrive au stade Bwelelo de Dibombari, oĂč se dĂ©roulait la cĂ©rĂ©monie d’adieux. AprĂšs l’accueil par le prĂ©sident de l’Ordre des mĂ©decins du Cameroun, Guy Sandjon, et celui de l’Ordre des pharmaciens, Prosper Hiag, le cercueil est dĂ©posĂ© sur une pirogue dans la case sacrĂ©e, selon la tradition sawa Ă  laquelle l’homme de science appartenait. Le MinsantĂ© ira s’incliner devant la dĂ©pouille, avant de dĂ©corer l’illustre disparu, de la mĂ©daille de Commandeur de l’Ordre de la valeur Ă  titre posthume. Puis le clergĂ© de l’Eglise presbytĂ©rienne du Cameroun (Epc) va prendre le relais.

Les textes choisis pour la circonstance sont tirĂ©s du livre de Job, chapitre 5 verset 25 Ă  27 et du Psaume 39 des versets 5 Ă  10. Le prĂ©dicateur a mis en exergue la fragilitĂ© du genre humain, la prĂ©caritĂ© de nos vies. « L’homme est un souffle, une vanitĂ©, une ombre. Partir Ă  89 ans est une grĂące, il faut donc se rĂ©jouir au lieu de se lamenter ». Toutes les interventions sur le dĂ©funt ont magnifiĂ© sa mĂ©moire, son parcours. Le Pr. Monekosso restera dans les esprits comme un « Grand homme de science aux qualitĂ©s humaines rarissimes, d’un altruisme rare ». Le message de condolĂ©ances du chef de l’Etat mĂȘme a reconnu en lui, un haut commis de l’Etat aux qualitĂ©s professionnelles exceptionnelles.

Lejeune Mbella Mbella, au nom du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rdpc, a indiquĂ© que le disparu et regrettĂ© camarade Ă©tait un militant engagĂ©, un homme Ă  la prise de parole mesurĂ©e. Le Pr Gottlieb Lobe Monekosso a Ă©tĂ© directeur rĂ©gional Afrique de l’Oms de 1985 Ă  1995, ministre de la SantĂ© publique de 1997 Ă  2000. En 1968, il fut doyen fondateur de la facultĂ© de mĂ©decine de l’universitĂ© de Dar-es-Salaam en Tanzanie.
HĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa: la structure prend forme

#Societe
Benjamin MVOMO ESSOUMA

André Mama Fouda était le 12 janvier dernier, sur le site de construction de cette importante infrastructure à Ngalane.

Soutenir la cadence, s’assurer de la bonne qualitĂ© des travaux et toucher du doigt le respect des normes de sĂ©curitĂ© de l’infrastructure. Ainsi se dĂ©clinent les trois objectifs majeurs de la visite de travail que le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) a effectuĂ©e vendredi 12 janvier 2018 sur le site de Ngalane, oĂč sort nettement de terre le Centre hospitalier gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa.

AndrĂ© Mama Fouda, qui avait Ă  ses cĂŽtĂ©s le gouverneur FĂ©lix NguĂ©lĂ© NguĂ©lĂ©, a tenu Ă  s’assurer que cet important ouvrage, symbole du « volet santĂ© » du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et de l’emploi (PLANUT), impulsĂ© par le chef de l’Etat et mis en oeuvre par le gouvernement, pourra bel et bien ĂȘtre livrĂ© bientĂŽt « Il n’y a aucune concession Ă  faire en ce qui concerne la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© de l’ouvrage », a martelĂ© le MinsantĂ©.

C’était en ouverture des recommandations faites Ă  l’intention des parties prenantes, au terme de la rĂ©union technique qui a suivi la visite des diffĂ©rentes composantes du chantier. AndrĂ© Mama Fouda a insistĂ© sur le volet sĂ©curitĂ© des travailleurs.

Car, les travaux du gros oeuvre, qui tendent Ă  leur fin, imposent que le travail se fasse aujourd’hui Ă  des altitudes Ă©levĂ©es. En ce qui concerne le taux de rĂ©alisation des travaux, le groupement Helyos/Aardeng, assistant Ă  la maĂźtrise d’ouvrage a annoncĂ© que le taux d’avancement physique global est de 24.01%. Mais il a reconnu que le gros oeuvre est en voie de finition, malgrĂ© un retard observĂ©, par rapport au dĂ©lai consommĂ©. Avec un taux de rĂ©alisation du gros oeuvre de 83,55%.

Le retard peut ĂȘtre rattrapĂ©, a soutenu la sociĂ©tĂ© Alliances, chargĂ©e de la construction. VoilĂ  pourquoi, aprĂšs des assurances complĂ©mentaires donnĂ©es par les autres acteurs, le ministre Mama Fouda a exigĂ© qu’un chronogramme rĂ©aliste lui soit prĂ©sentĂ© dans les plus brefs dĂ©lais et que le chantier connaisse une accĂ©lĂ©ration rĂ©elle.

Et, une derniĂšre rallonge de 8 mois a Ă©tĂ© accordĂ©e. Sans perdre de vue, l’objectif final du projet, Ă  savoir : tenir, dans le respect des normes de qualitĂ©s techniques, le niveau de classification de l’HĂŽpital gynĂ©coobstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa, comme Ă©tablissement hospitalier de rĂ©fĂ©rence.
Cap sur la finalisation des grands projets: les infrastructures Ă  boucler

#Economie
Félicité BAHANE N.

Il s’agit des barrages, autoroutes, ponts et plateformes portuaires qui devront entrer en production avant la fin de l’annĂ©e.

Dans la structuration du budget de l’Etat du Cameroun pour l’exercice 2018, compte tenu de la conjoncture Ă©conomique assez difficile, le gouvernement a dĂ©cidĂ© de ralentir sur les grands investissements publics afin de limiter les importations et ainsi reconstituer sa rĂ©serve de changes. La valeur du CFA en dĂ©pend. Du coup, le budget d’investissement 2018 est en baisse de 18,6% par rapport Ă  2017. On passe de 1 596 milliards de F Ă  1 200 milliards. Et la prioritĂ©, selon la direction gĂ©nĂ©rale du Budget, sera l’achĂšvement des grands projets en cours et surtout, leur mise en service.

DeuxiĂšme pont sur le Wouri

Le budget 2018 consacre 17,47 milliards de F Ă  ce projet dont le taux d’avancement physique des travaux est estimĂ© Ă  95%. A date, toutes les voies de circulation ont Ă©tĂ© ouvertes sur le pont. Pour ce qui est des amĂ©nagements complĂ©mentaires, notamment les deux entrĂ©es, l’avancement physique gĂ©nĂ©ral des travaux est de 50% dont 51% cĂŽtĂ© Déïdo et 56% cĂŽtĂ© BonabĂ©ri. EvaluĂ© Ă  120 milliards de F, le projet est cofinancĂ© par l’Agence française de dĂ©veloppement AFD Ă  hauteur de 65,6 milliards de F, les fonds C2D, 21,6 milliards de F et l’Etat du Cameroun pour 32 milliards.

Complexe industrialoportuaire de Kribi

La rĂ©ception dĂ©finitive de la premiĂšre phase est intervenue en novembre 2016. Les travaux liĂ©s Ă  la route d’accĂšs sont Ă©galement achevĂ©s. En ce qui concerne la construction de l’autoroute Kribi— LolabĂ©, les travaux ont dĂ©marrĂ© et leur avancement estimĂ© Ă  70%. Le Port Autonome de Kribi (PAK) a Ă©tĂ© rĂ©organisĂ©e, les Ă©quipes de gestion et de pilotage dĂ©signĂ©es et le contrat de concession pour le terminal Ă  conteneurs signĂ©. Le premier navire est d’ailleurs attendu dĂšs le 1er mars prochain. C’est dire que la mise en exploitation du port est dĂ©finitivement lancĂ©e. Et dĂ©jĂ , la seconde phase du port est en cours pour anticiper sur le trafic additionnel d’ici 2020. A cette effet, un accord de financement d’environ 488 milliards F a Ă©tĂ© signĂ© avec EximBank of China pour le prolongement de la digue de protection, l’extension du terminal a conteneur de 700m et la rĂ©alisation d’une zone d’entreposage.
Aménagements hydroélectriques

Cinq grands projets ont pu capter une part dans le budget 2018. Lom Pangar, oĂč 8,5 milliards de F ont Ă©tĂ© retenus pour notamment la construction de l’usine de pied, Ă  mettre en service en juin 2019. ParallĂšlement, pour ce qui est des travaux de la ligne d’évacuation d’énergie, le corridor a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© libĂ©rĂ© et les contrats signĂ©s. Pour sa part Memve’ele a captĂ© 21 milliards de F. Sur le terrain, les travaux du barrage et de la centrale se situent Ă  date Ă  plus de 97% de rĂ©alisation. La mise en eau a eu lieu le 16 AoĂ»t 2016. Pour ce qui est de la ligne d’évacuation d’énergie, les travaux sont Ă  46,5% d'exĂ©cution. Ladite ligne est dĂ©jĂ  opĂ©rationnelle jusqu'Ă  Ebolowa. Le poste de transformation de Djop dans la banlieue d’Ebolowa est Ă©galement en cours d'achĂšvement, entre autres. Avec la mise en vigueur du financement de la ligne, l’entreprise est entrain de mobiliser une plus forte Ă©quipe pour accĂ©lĂ©rer les travaux. Le projet Nachtigal a reçu prĂšs de 24 milliards de F, Bini Ă  Warak environ 12 milliards. Mekin a Ă©galement une part de budget pour avancer vĂ©ritablement.

Les autoroutes devront s’ouvrir

A date, les travaux de la phase I de l’autoroute YaoundĂ©-Douala, 68Km d’autoroute et 25Km de voie de rĂ©tablissement sont Ă  environ 40% de rĂ©alisation, pour une consommation des dĂ©lais de 57%. La question de libĂ©ration de l’emprise entre les Pk20 et Pk60 constitue un risque majeur. Le budget 2018 consacre nĂ©anmoins 25 milliards de F pour achever cette phase. Du cĂŽtĂ© de l’autoroute YaoundĂ©-Nsimalen, 6,7 milliards de F sont retenus pour ce projet, dĂ©coupĂ© en deux sections. Sur la section rase campagne, les travaux sont Ă  plus de 70%. L’ensemble des ouvrages d’art ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Le bitumage de cette section devra ĂȘtre finalisĂ© cette annĂ©e.

Production d’eau et transport d’énergie

Le Projet d’alimentation de YaoundĂ© et ses environs en eau potable Ă  partir de la Sanaga (PAEPYS) connaitre une avancĂ©e significative en 2018. Une enveloppe de 22 milliards de F y a Ă©tĂ© consacrĂ©e. ParallĂšlement, le gouvernement va investir 16,5 milliards de F dans le Projet de mise Ă  niveau et de dĂ©veloppement du rĂ©seau de transport et de rĂ©forme du secteur de l’électricitĂ©. C’est un projet de 940 milliards de F visant Ă  moderniser le rĂ©seau de transport Ă©lectrique et de mener des rĂ©formes dans le secteur.
« Les projets de premiÚre génération seront quasiment tous livrés »

#Economie
Félicité BAHANE N.

Isaac Tamba, directeur gĂ©nĂ©ral de l’économie et de la planification des investissements publics au MINEPAT.

Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral, Ă  l’entame de l’annĂ©e budgĂ©taire 2018, oĂč en est-on avec l’exĂ©cution des projets structurants de 1Ăšre gĂ©nĂ©ration ?

Il faut commencer par rappeler que c’est en 2010, dans le cadre de la mise en oeuvre du Document de stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi (DSCE) que le gouvernement a lancĂ© une sĂ©rie de projets structurants, dits de 1Ăšre gĂ©nĂ©ration. A ce jour, en ce qui concerne les barrages hydroĂ©lectriques, nous avons livrĂ© les travaux de construction de Lom Pangar, la pose de la premiĂšre pierre de l’usine de pied est effective et les travaux se dĂ©roulent normalement. Concernant Memve’ele et Mekin, les travaux sont Ă©galement achevĂ©s depuis 2016 et l’on est en train d’achever la construction des infrastructures de transport de cette Ă©nergie. S’agissant des projets routiers, lĂ  aussi, les travaux avancent, bien que le chronogramme ne soit pas toujours respectĂ©. Mais pour 2018, toutes les difficultĂ©s vont ĂȘtre levĂ©es et les travaux vont se poursuivre normalement et s’achever pour certains. Du cĂŽtĂ© de Douala, le deuxiĂšme pont sur le Wouri est livrĂ© et dans la perspective des travaux dits de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration, nous pensons dĂ©jĂ  Ă  un troisiĂšme pont sur le Wouri. En matiĂšre de logements sociaux, certains sont livrĂ©s et l’on se situe d’ailleurs autour de 80% des objectifs de finition. En bref, nous pensons qu’en 2018, qui est l’annĂ©e charniĂšre pour ces projets de premiĂšre gĂ©nĂ©ration, ils seront quasiment tous livrĂ©s.

La plupart de ces projets font face au problĂšme de libĂ©ration des emprises, avec le paiement tardif des indemnisations. Qu’est-ce qui garantit une meilleure avancĂ©e dans ce sens?

Nous venons de valider un manuel de normalisation et de maturation des projets d’investissement public, qui prend en compte ces questions d’emprises. Pour les projets Ă  venir comme pour ceux en voie de lancement, nous ne signerons plus de conventions et ne lancerons plus d’exĂ©cutions tant que ne sont pas prises en compte dans les diffĂ©rents documents financiers pour toutes les questions d’emprises et surtout d’indemnisation. Par le passĂ©, certains projets ont justement souffert de ces questions que nous pensions ĂȘtre des prĂ©occupations de second rang. Nous nous sommes rendus Ă  l’évidence qu’il y avait beaucoup de problĂšmes dans l’exĂ©cution de ces projets. DĂ©sormais donc, les questions d’emprises comme toutes celles liĂ©es Ă  la maturation des projets seront prises en compte au moment de la prĂ©paration des projets, notamment les Ă©tudes. Bref, nous veillerons Ă  ce que les questions de dĂ©crets d’indemnisation et de ressources dĂ©diĂ©es au paiement soient adressĂ©es en amont.
On sait effectivement que certains des grands projets sont achevĂ©s mais il se pose un problĂšme de transport et de desserte, qu’il s’agisse de barrages ou d’infrastructures portuaires. N’est-ce pas lĂ  la vĂ©ritable prioritĂ© 2018 ?

Dans le calendrier qui est le nĂŽtre, nous devons achever les projets de premiĂšre gĂ©nĂ©ration au plus tard en fin 2018. Ça suppose effectivement que les productions aient un impact sur les populations. C’est dire que nous travaillons parallĂšlement sur les questions de transport afin d’acheminer la production. Cependant, nous avons dĂ©jĂ  entamĂ© une rĂ©flexion pour commencer la prĂ©paration des projets dits de 2Ăšme gĂ©nĂ©ration. Il s’agit de projets d’une certaine Ă©chelle. Par exemple la construction de la voie ferrĂ©e NgaoundĂ©rĂ©-N’Djamena, Mbalam-Kribi, LimbĂ©-Douala. Donc, autant nous avons privilĂ©giĂ© les projets d’infrastructures routiĂšres et de barrage lors de la 1Ăšre gĂ©nĂ©ration, autant dans les projets de 2Ăšme gĂ©nĂ©ration sur lesquels nous sommes en train de travailler, il y aura des infrastructures d’une autre dimension, notamment le ferroviaire. Nous allons continuer Ă  investir dans les barrages. Menchum et Bini Ă  Warak Ă©tant des prioritĂ©s.

Puisque l’une des prioritĂ©s de 2018 c’est la finalisation de tous ces projets, quulle est la situation des fonds pour parachever les travaux ?

Il faut dire d’emblĂ©e que la prioritĂ© a Ă©tĂ© accordĂ©e aux infrastructures liĂ©es Ă  l’organisation de la CAN. Et pour celles-lĂ , toutes les ressources ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© cantonnĂ©es. Le deuxiĂšme objectif est d’accĂ©lĂ©rer les projets inscrits dans le Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance. LĂ  aussi, nous avons cantonnĂ© prĂšs de 260 milliards de F auprĂšs de certaines banques commerciales et ces ressources vont ĂȘtre mises Ă  contribution pour accĂ©lĂ©rer et achever l’exĂ©cution des projets retenus dans ce cadre. Le troisiĂšme objectif est d’accĂ©lĂ©rer Ă©galement les projets inscrits dans le Plan triennal spĂ©cial jeunes. Une dotation de 10 milliards de F a Ă©tĂ© mise Ă  contribution pour que ce plan prenne rĂ©ellement corps.
Deux incendies font des ravages

#Regions
Mireille ONANA MEBENGA

Faits divers

Quatre chambres Ă  MakĂ©a et le bĂątiment administratif de l’Institut universitaire de la CĂŽte consumĂ©s par les flammes.

JournĂ©es des 11 et 12 janvier chargĂ©es pour les Ă©lĂ©ments du 20e groupement sapeurs pompiers. Deux incendies d’une rare violence ont consumĂ© quatre chambres d’une concession au quartier MakĂ©a (arrondissement de Douala 2e) jeudi en dĂ©but de soirĂ©e, et le bĂątiment administratif de l’Institut universitaire de la CĂŽte situĂ© au quartier Logbessou (Douala 5e) vendredi matin.

L’incendie du quartier MakĂ©a a commencĂ© aux environs de 19h. Victimes, des domiciles construits en matĂ©riaux provisoires et de surcroĂźt touffus.

Les flammes se sont rapidement propagĂ©es d’une chambre Ă  l’autre. Les soldats du feu ont mis prĂšs de deux heures pour Ă©teindre les flammes afin d’éviter un embrasement total du quartier. La configuration du coin n’a pas permis aux pompiers de se dĂ©ployer aisĂ©ment.

On note de nombreux dĂ©gĂąts matĂ©riels, mais pas de pertes en vies humaines. Impossible de dĂ©terminer l’origine de cet incendie, mĂȘme si la piste des mauvaises installations Ă©lectriques est Ă©voquĂ©e.

Du cĂŽtĂ© de l’Institut Universitaire de la CĂŽte (Iuc), c’est aux environs de 6h du matin vendredi que l’alerte a Ă©tĂ© donnĂ©e. Les pompiers dont la caserne se trouve Ă  Ngodi ont pris la route pour Logbessou, Ă  vingtaine de km de leur base. A leur arrivĂ©e, le feu est en train de ravager le 3e Ă©tage d’un immeuble R+2 Ă  usage de bureaux. De ce cĂŽtĂ© Ă©galement, de nombreux dĂ©gĂąts matĂ©riels – Ă©valuĂ©s Ă  plusieurs millions de francs.

La salle multimĂ©dia qui comprenait de nombreux ordinateurs et la salle de confĂ©rence de 70m2 sont parties en fumĂ©e. D’aprĂšs les soldats du feu, les flammes seraient parties de la salle multimĂ©dia, pour embraser la salle de confĂ©rence dans le bĂątiment voisin, dont les cloisons Ă©taient en contre-plaquĂ©. Les pompiers ont dĂ©plorĂ© le manque de bouche d’incendie qui ne facilite pas leur travail sur le terrain.
Agences de voyages: avis d’assainissement

#Regions
Rita DIBA

L’activitĂ© de ces intermĂ©diaires du transport aĂ©rien est gangrenĂ©e par des pratiques illĂ©gales.

Sur 518 agences de voyages fonctionnant sur le territoire camerounais, seulement 86 opĂ©rateurs sont autorisĂ©s Ă  exercer. Donc moins de 20% possĂšdent l’agrĂ©ment du ministĂšre du Tourisme et des Loisirs.

Chiffres alarmants pour une activitĂ© qui pĂšse des centaines de milliards F, communiquĂ©s mercredi 10 janvier 2018 par le Syndicat national des Agences de Voyages et de Tourisme du Cameroun (SNAVTC), lors d’une confĂ©rence de presse Ă  l’hĂŽtel Sawa de Douala.

Une rencontre, Ă  la suite de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du nouveau bureau (Ă©lu en fĂ©vrier 2017) de l’organisation syndicale existant depuis prĂšs de 30 ans, oĂč il Ă©tait question d’attirer l’attention et de sensibiliser l’opinion sur les pratiques illĂ©gales qui gangrĂšnent l’activitĂ© d’agent de voyages au quotidien. Une activitĂ© de distributeur des compagnies aĂ©riennes, leur rĂŽle Ă©tant de vendre les billets d’avions de ces derniĂšres.

D’oĂč le nĂ©cessaire assainissement. Des pratiques qui, de l’avis du prĂ©sident du SNAVTC, Georges Sangang Simo, mĂšnent la profession Ă  sa perte et font perdre en moyenne des dizaines de milliards F par an Ă  l’Etat en termes de recettes.

Parmi ces pratiques, en plus de l’existence des agences illĂ©gales, on peut citer le cross-border qui consiste pour une agence, en prenant l’exemple du Cameroun, Ă  faire une rĂ©servation localement, Ă  encaisser l’argent ici, mais Ă  Ă©mettre le billet d’avion du client dans un pays Ă©tranger oĂč la TVA va ĂȘtre moins forte et oĂč la commission sur les prestations vendues sera plus Ă©levĂ©e.

Contrairement au triangle national oĂč cette commission est d’1% seulement. Ce que le syndicat assimile Ă  de l’évasion fiscale. Sans oublier la violation de la rĂ©glementation sur le change et la concurrence dĂ©loyale pour les entreprises en rĂšgle.

Le SNAVTC dĂ©crie aussi le comportement de certaines compagnies aĂ©riennes qui encouragent et se font complices des agences illĂ©gales, qu’elles utilisent parfois pour dissimuler leurs recettes, ce qui Ă©quivaut Ă  de la fraude fiscale. L’organisation interpelle donc tous les acteurs clĂ©s du secteur.

Et cela a commencĂ© par une concertation interne au sein de la confĂ©dĂ©ration, avant d’approcher les clandestins et leur demander de se mettre en rĂšgle. En plus des rencontres avec les transporteurs aĂ©riens et d’autres partenaires. La dĂ©marche du syndicat s’est Ă©tendue aux administrations publiques et aux autoritĂ©s, afin de les encourager Ă  mieux contrĂŽler et rĂ©guler l’activitĂ©.

Et les clients, consommateurs de billets, n’étaient pas en reste. Entreprises, organisations non gouvernementales, sociĂ©tĂ©s d’Etat, etc. La coopĂ©ration de tous est demandĂ©e pour assainir l’activitĂ© d’agent de voyages.
Daphne: l’hymne à l’amour

#Culture
Assiatou NGAPOUT M.

Les morceaux « Promets-moi » et « Jusqu’à la gare » de la chanteuse embarquent les mĂ©lomanes dans un voyage au pays de la douceur.

MĂ©lodies langoureuses et mots d’amour qui caressent l’oreille. C’est l’effet des deux singles de l’artiste musicienne Daphne. DĂ©cidĂ©ment, la jeune artiste de 28 ans a optĂ© de faire plaisir Ă  ses fans de toujours « jusqu’à la gare ». Sortis simultanĂ©ment le 1er septembre dernier, ses deux derniers et chaleureux titres « Promets-moi » et « Jusqu’à la gare » sĂ©duisent les mĂ©lomanes mĂȘme les plus sceptiques.

Dans les cĂ©rĂ©monies de mariage, les couples s’inspirent de ces chansons pour sceller leur union. En playback, ils chantent en se promettant de s’aimer jusqu’à l’éternitĂ©. MĂȘme lors des soirĂ©es romantiques et glamour, dans les restaurants et cabarets, les amoureux trouvent lĂ  leur source d’inspiration pour raviver leur flamme.

Une ode Ă  l’amour et des mots pour le chanter, rien de plus intĂ©ressant pour rassurer l’ĂȘtre aimĂ©. Pour concocter ces mĂ©lodies pleines de tendresse, Daphne a puisĂ© des sons de musique urbaine en collaborant avec Big Joe et le percutant chanteur Salatiel. Ceci comme pour embarquer ses mĂ©lomanes dans un voyage au pays des plus belles et douces chansons d’amour.

D’emblĂ©e, on retrouve ce grain si chaud dans son chant qui tutoie le français, l’anglais, l’ewondo et le duala avec le mĂȘme sentiment d’intimitĂ©. Envie de dĂ©tente Ă  deux sur fond de mĂ©lodie d’amour et tout en se murmurant quelques « je t’aime » et promesse Ă  l’oreille.

Les chansons de Daphne s’y collent Ă  merveille. AprĂšs ĂȘtre « CalĂ©e », on se doutait que bien que cette histoire allait s’arrĂȘter en si bon chemin. Dans son clip vidĂ©o « Promets- moi » riche en couleur et de romantisme, la « loveuse » implore son « gars » de lui promettre qu’il restera toujours prĂšs d’elle et qu’il aimera jusqu’à la fin.

Face Ă  son amoureux en plein air, tout en exĂ©cutant des dĂ©hanchements langoureux, elle lui remet son coeur. Et comme toute belle histoire d’amour, seul le mariage peut concrĂ©tiser toutes les promesses faites par les compagnons devant Dieu et les hommes. Et le morceau « Jusqu’à la gare » vient ainsi sceller cet attachement comme pour dire que l’amour : c’est pour le meilleur et le pire.
Yvich: le gentleman de la scĂšne

#Culture
Gaël de SOUZA

Rising star

A 26 ans, Ă  la seule force de ses cordes vocales, l’artiste urbain plonge les mĂ©lomanes dans un univers musical original.

«KDT » ça vous dit ? En 2015, ce titre a Ă©tĂ© un succĂšs sur la scĂšne camerounaise du Rnb. Un tube signĂ© Dynastie le Tigre, Michael Kiessou et un certain
 Yvich. Sa voix greffĂ©e au refrain de cette chanson a fait sensation. Un cocktail de dĂ©cibels fluets Ă  vous faire perdre la tĂȘte.

L’attraction virale pour la chose musicale, c’est Ă  son pĂšre qu’il la doit. Si l’originalitĂ© de Richard Bona l’a laissĂ© sans voix, les shows de Manu Dibango l’ont incitĂ© Ă  sortir du lot. Autodidacte Ă  la base, ses premiers beats Ă©taient loin d’ĂȘtre nazes. Au regard de ses oeuvres, l’ancien Ă©lĂšve du collĂšge de la Retraite de YaoundĂ© aurait pu ĂȘtre dessinateur, poĂšte, pianiste mais sa fibre artistique s’est nouĂ©e pour la musique.

A la suite de son baccalaurĂ©at B (option Ă©conomie, en 2009), son cursus universitaire n’a pas freinĂ© sa carriĂšre sanctionnĂ©e par un master (marketing- commerce-vente en mars 2016). Entre des collaborations avec de nombreux artistes (Tenor, Mink’s, Les Featurist, Dynastie le Tigre, Michael Kiessou, Philjohn
), celui que des fans surnomment Vichy a intĂšgrĂ© le label Hope Music Group en 2013.

Dans un alliage de Rnb, afrosoul, electropop et de bien d’autres rythmes, son savoirfaire illumine de nombreuses scĂšnes oĂč ses proches ont de la peine Ă  reconnaitre ce garçon plutĂŽt rĂ©servĂ© au quotidien.

Aujourd’hui c’est en chanteur, auteur-compositeur, qu’Yves- Daniel Kwa Ngangue (Ă  l’état civil) prouve qu’il compte parmi les artistes de l’heure et cela n’a rien d’un leurre. Pour preuve, son EP de huit titres, « Jabea », disponible en ligne cette annĂ©e fait dĂ©jĂ  un tabac. D’ici lĂ , il prĂ©pare des featuring avec des artistes locaux et internationaux et un single Ă  sortir dans les bacs dans les prochaines semaines.
Riziculture: le Minader dans les champs d’Avangan

#Economie
Josy MAUGER

Le projet de coopération Cameroun-Corée du Sud y a mis au point 37 variétés de riz pour booster la production.

Le projet de ferme pilote de riziculture irriguĂ©e d’Avangan (Fpria-C), fruit de la coopĂ©ration entre le Cameroun et la CorĂ©e du Sud pourra, si on croit le ministre du l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi, aider Ă  diminuer l’importation de riz au Cameroun.

Il l’a dit jeudi dernier dans le cadre d’une visite des champs. En effet, le Minader a dit sa satisfaction quant Ă  la stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de conditions de production de riz qui se met en oeuvre sur les deux sites d’Avangan et de Bakeng Ă  Nkoteng.

Les deux sites dont le premier avec ses 11 hectares et le deuxiĂšme d’une superficie de 20 hectares a un grand potentiel dont une capacitĂ© de production annuelle de 310 tonnes. Concernant la stratĂ©gie nationale, elle porte sur le dĂ©veloppement des infrastructures avec l’amĂ©nagement des pĂ©rimĂštres irriguĂ©s pour la production du riz.

Il s’agit aussi de promouvoir la production de semences de qualitĂ© afin d’alimenter d’autres bassins de production du pays et surtout booster la production du riz irriguĂ© et pluvial. Il est Ă©galement question de s’approprier les techniques de cultures importĂ©es de la CorĂ©e du Sud.

Sur le terrain, Henri Eyebe Ayissi a indiqué que ce projet a mis au point 37 variétés de riz et se trouve dans sa deuxiÚme phase. Notamment celle de la pérennisation des acquis de la premiÚre étape qui est celle du renforcement de la production.

Le travail porte aussi sur la mise en place de petites unitĂ©s de production. L’on apprend aussi que ledit projet a distribuĂ© depuis 2016, 15 tonnes de semences certifiĂ©es de riz et 3 tonnes de semences certifiĂ©es de riz pluvial aux producteurs des localitĂ©s de Minata, Nkolbisson, Nkoteng, Batchenga, Okola, Santchou et Garoua Boulai pour un total de superficie de 600 hectares en riz irriguĂ© et 43 en riz pluvial.

Dans la foulĂ©e, le ministre a Ă©galement visitĂ© le champ semencier de maĂŻs de Bifogo dans la Haute-Sanaga et procĂ©dĂ© au lancement des rĂ©coltes du champ du programme national d’appui Ă  la filiĂšre maĂŻs. L’objectif ici est d’optimiser la production agricole tout en amĂ©liorant la production de semences de qualitĂ© .
​​MarchĂ©s publics: Le PM consacre les passations en ligne

Félicité BAHANE N.

Le décret y rélatif a été rendu public vendredi dernier. La révolution vise la célérité et la bonne gouvernance.

C’est dĂ©sormais officiel et surtout lĂ©gal. Au Cameroun, la passation des marchĂ©s publics se fait par voie Ă©lectronique. Cette rĂ©volution qui se peaufine depuis 2013 entre le gouvernement du Cameroun, reprĂ©sentĂ© par le ministĂšre des MarchĂ©s publics (Minmap) et la coopĂ©ration corĂ©enne (RĂ©publique de CorĂ©e du Sud) connait donc son aboutissement, avec le dĂ©cret du Premier ministre, signĂ© le 05 janvier 2018. Un dĂ©cret fixant justement les conditions et modalitĂ©s de passation des marchĂ©s publics par voie Ă©lectronique.

Le PM indique que la passation des marchĂ©s publics, par cette voie novatrice, va s’effectuer sur la plateforme de dĂ©matĂ©rialisation nommĂ©e « Cameroon On Line E-procurement System » (Coleps). Sur les avantages de cette rĂ©forme, les responsables du Minmap estiment qu’ils sont innombrables. D’abord, l’économie du papier. Puis, une extrĂȘme cĂ©lĂ©ritĂ© dans le processus de passation des marchĂ©s et surtout, une gouvernance assurĂ©e. « Quand un prestataire soumissionne, il veut Ă  tous prix gagner, par les voies consacrĂ©es et des voies autres.

Avec le processus Ă©lectronique, il est extrĂȘmement difficile, voire impossible de tricher », indique-t-on au Minmap. L’on assure Ă©galement ici qu’avec la voie Ă©lectronique, l’attribution du marchĂ© ira au plus mĂ©ritant, au plan technique et de l’offre financiĂšre. Sur le calendrier de basculement, le ministre Abba Sadou explique que ce sera Ă  la fin de la deuxiĂšme phase de ce projet, qui appelle une technologie de pointe, en cours de mise en oeuvre. La premiĂšre phase dĂ©jĂ  achevĂ©e a consistĂ© simplement Ă  consulter les appels d’offres, les tĂ©lĂ©charger et soumissionner.

DĂ©sormais, avec plus de lĂ©gitimitĂ©, on ira plus loin, avec l’analyse des offres et leur classement par ordre de mĂ©rite. « Dans le cours terme, nous allons commencer par les porteurs de gros marchĂ©s. C’est pourquoi nous encourageons les maĂźtres d’ouvrage, porteurs de ces grands projets infrastructurels, Ă  s’approprier la technologie et l’outil informatique pour lancer leurs appels d’offres en ligne et s’attendre dĂ©sormais Ă  leur analyse en ligne. Nous sommes surs que les entreprises de marchĂ©s d’envergures sont dĂ©jĂ  outillĂ©es.

C’est donc du cĂŽtĂ© de l’administration qu’il va valoir se mettre rapidement Ă  la page », conseille le ministre des MarchĂ©s publics. Pour Abba Sadou, « avec ce systĂšme et les mĂ©canismes de contrĂŽle et de fiabilitĂ© qui vont avec, la tricherie est extrĂȘmement difficile. Que les gens soient rassurĂ©s, tout est mis en oeuvre pour qu’il n’y ait plus de complaisance et de lenteurs dans le systĂšme».
​​Stampede In South West Schools: Governor Dispels Rumours Of Attack

Nkeze MBONWOH

The chief executive of the Region called the press to clarify the situation.

Rumours of attacks on schools in the South West blew across the parts of the Region yesterday morning sending some pupils and students fleeing from school premises in Meme and Fako Divisions. Such areas affected by the stampede included Kumba, Limbe, Muyuka and Buea. In the face of the stampede, the South West Regional Governor, Bernard Okalia Bilai, issued a communique in the afternoon of yesterday (15 January, 2018) urging parents, pupils, students, teachers, business community and the entire population to stay calm against manipulations by unknown persons. He called on the population to avoid panic caused by intoxication aimed at manipulating public opinion and creating an atmosphere of insecurity around educational establishments.

The Governor further reassured the public that the administration with the collaboration of Defence and Security forces is, like in the past, taking all necessary measures to ensure the protection of pupils, students, teachers and school infrastructures. The Governor expressed his conviction of the positive collaboration of school administrators, parents, teachers and local opinion leaders to stand up as one person to refuse to remain victims of unhealthy manipulation and intoxication. In the same vein, the killing of a military man even though as passenger aboard a public transport vehicle on the highway at Kwakwa village in Mbonge Sub-Division in Meme Division last Saturday contributed to fuel the rumour of attack on schools.

Governor Okalia Bilai accompanied by General Melingui Nouma Donatien who is Commander of 21st Motorised Infantry Brigade based in Buea, spoke to the press yesterday afternoon in his Office to dispel stories of attacks on schools. The rumour had triggered parents to rush to collect their children from schools. In the case of Buea, schools like Bilingual Grammar School Molyko refused to open their gates to parents who crowded the gate. The school authorities and the administration advised the parents to wait until school closes normally at 3pm.

Security forces formed a ring around the school to prevent intruders from penetrating into the campus with the pretext as parents to create havoc. The school closed normally at 3pm and the students went home without any major incident reported yesterday .
​​ExtrĂȘme-Nord: Le « chĂšque santĂ© » fait courir les femmes enceintes

Patrice MBOSSA

GrĂące Ă  ce systĂšme de prise en charge initiĂ© par le gouvernement, elles acceptent de plus en plus se faire suivre dans les formations sanitaires oĂč elles sont prises en charge Ă  vil prix.

Il y a environ une dizaine d’annĂ©es dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, la plupart des femmes enceintes n’allaient pas en consultations prĂ©natales dans les formations sanitaires. Dr Dawa Mana, le chef d’antenne rĂ©gionale chĂšque santĂ© de l’ExtrĂȘme-Nord a rĂ©vĂ©lĂ© que si en 2011 le taux d’accouchements assistĂ©s au Cameroun Ă©tait de 62%, dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, il n’était que de 26%. Les femmes, dans leur immense majoritĂ© prĂ©fĂ©raient plutĂŽt passer par des mĂ©thodes traditionnelles et accoucher dans les quartiers avec ce que cela comporte comme risques. Bon nombre de femmes mourraient ainsi en voulant donner la vie ; parfois parce qu’elles n’ont pas pu bĂ©nĂ©ficier d’une cĂ©sarienne qui les aurait sauvĂ©es. Parfois aussi, la femme perd son nouveaunĂ© parce que celui-ci, depuis les entrailles de sa maman n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© des soins nĂ©cessaires.

Il y a environ une dizaine d’annĂ©es, a confiĂ© notre personnalitĂ© ressource, le taux de cĂ©sarienne Ă©tait de moins de 1% dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, alors que le minimum acceptable est de 5%. Face Ă  cette situation, le gouvernement camerounais, Ă  travers le ministĂšre de la SantĂ© publique a mis au point une thĂ©rapie de choc. Il s’agit du chĂšque santĂ©. C’est un systĂšme de prise en charge de la femme enceinte depuis les consultations prĂ©natales jusqu’à l’accouchement, et mĂȘme 42 jours aprĂšs l’accouchement, maman et bĂ©bĂ© compris, et ceci, moyennant le paiement prĂ©alable de la somme de 6000 F. Et les rĂ©sultats sont palpables. Il suffit de se rendre dans l’une ou l’autre des 27 formations sanitaires aussi bien publiques que privĂ©es dĂ©jĂ  accrĂ©ditĂ©es pour s’en rendre compte.

« Actuellement, nous sommes Ă  4% de cĂ©sarienne et Ă  plus de 78% d’accouchements assistĂ©s dans les formations sanitaires », a confiĂ© Dr Dawa Mana, le chef d’antenne rĂ©gionale chĂšque santĂ© de l’ExtrĂȘme-Nord. Pour l’instant rien que deux dĂ©partements sur les six que compte cette rĂ©gion et prĂ©cisĂ©ment cinq districts de santĂ© bĂ©nĂ©ficient de la politique du chĂšque santĂ©. Dans le DiamarĂ©, il s’agit des trois districts de santĂ© de la ville de Maroua et du district de santĂ© de Bogo, et dans le Mayo-Kani, du district de santĂ© de Moutourwa. En rĂ©alitĂ©, il y avait projetĂ© 33 formations sanitaires dans cette rĂ©gion.

Des sources bien introduites, c’est Ă  cause du manque du personnel, tant en quantitĂ© qu’en qualitĂ© que les autres structures sanitaires n’ont pas Ă©tĂ© accr est que de l’Ext Ă©tĂ© accrĂ©ditĂ©es. Le souhait de tous est que tous les districts de santĂ© de l’ExtrĂȘme-Nord bĂ©nĂ©ficient de cette couverture sanitaire qui, de maniĂšre perceptible, sauve de nombreuses vies humaines.