Cameroon Tribune
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​​Cameroun-Congo: Les Lions A’ entrent en scùne

Josiane R. MATIA

Le Cameroun, logé dans le groupe D, veut lancer sa compétition sur un succÚs ce soir à Agadir.

Il sera 20h30 ce mardi au Cameroun (19h30 au Maroc) lorsque le Cameroun fera son entrĂ©e au 5e Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018. Les Lions A’ disputent en effet leur premier match face au Congo pour le compte du groupe D au stade Adrar d’Agadir.

Une rencontre primordiale pour le groupe emmenĂ© par Rigobert Song qui fera ses premiers pas internationaux. Et ce, aprĂšs prĂšs de quatre mois de prĂ©paration ponctuĂ©s par trois matchs amicaux internationaux disputĂ©s depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, lors de leur acclamation au Maroc. Bilan : une dĂ©faite face au pays hĂŽte de la compĂ©tition (3-1) et deux nuls contre la GuinĂ©e (1- 1) et le Nigeria (0-0).

On peut donc croire que le sĂ©lectionneur national des A’ a pu se faire une idĂ©e des manquements Ă  corriger avant la premiĂšre rencontre de ce soir. Pour atteindre son objectif, c’est-Ă -dire passer l’étape des quarts de finale oĂč il s’était arrĂȘtĂ© en 2016, le Cameroun va devoir soigner son entrĂ©e en matiĂšre dans ce CHAN. Mais attention, en face, le Congo n’est pas un enfant de choeur.

Les Diables rouges ont en effet Ă  leur actif l’élimination du tenant du titre, la RDC, lors des qualifications. Et l’équipe entraĂźnĂ©e par Barthelemy Ngatsono entend faire mieux que leur Ă©limination en phase de poule en 2014, lors de leur premiĂšre participation.

Le groupe est composĂ© en majoritĂ© de joueurs d’AC LĂ©opards de Dolasie, champion du Congo en titre et habituĂ© des coupes africaines, des Diables noirs de Brazzaville et d’AS Otoho. Les deux adversaires du jour ont en commun de n’avoir pas encore dĂ©marrĂ© leurs championnats respectifs. Le destin devrait donc sourire Ă  l’équipe la plus affĂ»tĂ©e physiquement. A noter que l’arbitre de la rencontre est l’Egyptien Ghead Zaglol Grisha.
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​​Ens de Bertoua et FacultĂ© de MĂ©decine de Garoua: rentrĂ©e acadĂ©mique en fĂ©vrier prochain

#Societe
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Les candidats ont jusqu’au 25 janvier pour dĂ©poser leurs dossiers dans les facultĂ©s de mĂ©decine ou les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales du Minesec.

Apeine créées par le chef de l'Etat, l'École normale supĂ©rieure de Bertoua et la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de Garoua vont ouvrir leurs portes le mois prochain.

Selon les instructions du président de la République Paul Biya, qui a par ailleurs autorisé le recrutement de 85 étudiants pour la Faculté et de 250 élÚves pour l'Ens de Bertoua.

Plus de 300 places sont ainsi disponibles pour les jeunes. Le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supĂ©rieur a lancĂ© les concours d'entrĂ©e dans ces Ă©tablissements de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© le 10 janvier dernier. Et selon les arrĂȘtĂ©s y relatif, c'est le 28 janvier qu'aura lieu le concours d'entrĂ©e Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine et celui de l'Ens de Bertoua interviendra le 30 janvier pour le premier cycle et le 31 pour le second.

Les piĂšces Ă  fournir et le dĂ©roulement des Ă©preuves sont disponibles au site Internet www. minesup.gouvernement. cm Ce qu’il faut dĂ©jĂ  savoir, c’est que le concours d’entrĂ©e Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine est ouvert aux bacheliers, Camerounais comme Ă©trangers.

Les Ă©preuves Ă©crites auront lieu Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I et au Centre de Garoua. Les dossiers complets seront reçus dans les facultĂ©s de mĂ©decine du pays tout comme dans les services du gouverneur de l’Est, au plus tard le 24 janvier.

Pour ce qui est de l’Ens de Bertoua, il s’agit de deux concours. Un pour le recrutement en 1Ăšre annĂ©e du 2nd cycle de 100 Ă©lĂšves-professeurs de l’enseignement secondaire gĂ©nĂ©ral, pour les licenciĂ©s. Le second est relatif au recrutement en 1e annĂ©e du 1er cycle de 150 Ă©lĂšves-professeurs.

Il est rĂ©servĂ© aux bacheliers et les candidats non fonctionnaires doivent ĂȘtre ĂągĂ©s de 30 ans au plus, au 1er janvier 2018. Les sĂ©ries concernĂ©es sont entre autres, Allemand, Espagnol, Biologie, Chimie, Conseiller d’orientation, GĂ©ographie, Histoire, Lettres bilingues


Tous les postulants ont jusqu’au 25 janvier pour dĂ©poser leurs dossiers Ă  la coordination de l’Ens de Bertoua et dans les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales du Minesec.

Les Ă©preuves Ă©crites auront lieu dans les centres de Bertoua, NgaoundĂ©rĂ© et YaoundĂ©, pour l’entrĂ©e Ă  l’Ens pour cette annĂ©e acadĂ©mique 2017/2018.
​​Tanzanie-Rwanda: un train pour faciliter l’intĂ©gration

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Les présidents John Magufuli et Paul Kagame ont conclu un accord dimanche sur la construction d'une voie ferrée de 400 km entre leurs pays.

D’aprĂšs le chef de l'Etat tanzanien John Magufuli, les travaux de construction de cette voie ferrĂ©e devraient dĂ©buter cette annĂ©e 2018. Ce chantier entre en droite ligne d’un projet de dĂ©veloppement et de rĂ©novation du rail en Tanzanie.

L’objectif visĂ© est de favoriser les Ă©changes commerciaux avec le Rwanda, un pays qui ne dispose pas d’une seule ligne de chemin de fer. Les travaux qui dĂ©marrent au courant de l’annĂ©e ont dĂ©jĂ  fait l'objet d'une Ă©tude de faisabilitĂ©.

Les deux pays n’ont pas envie de traĂźner dans la rĂ©alisation de leur projet commun. « Nous venons de donner instruction Ă  nos ministres concernĂ©s de se rĂ©unir dans un dĂ©lai ne dĂ©passant pas deux semaines Ă  partir d’aujourd’hui, au sujet du dĂ©tail des coĂ»ts», a notamment dĂ©clarĂ© le prĂ©sident tanzanien. La voie ferrĂ©e en projet va relier la ville d’Isaka au nord de la Tanzanie Ă  la capitale du Rwanda, Kigali.

Elle va desservir plusieurs villes et villages dans les deux pays. Cette voie ferrĂ©e au-delĂ  des Ă©changes commerciaux entre le Rwanda et la Tanzanie qu’elle va favoriser, constitue Ă©galement une aubaine pour les populations de plusieurs villes et villages de l'est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.

Davantage l’amĂ©lioration des Ă©changes avec d’autres pays de la CommunautĂ© d'Afrique de l'Est est en ligne de mire. C’est la raison pour laquelle, certains observateurs n’hĂ©sitent pas d’ores et dĂ©jĂ  Ă  prĂ©senter ce projet rwando-tanzanien comme un concurrent du projet ferroviaire lancĂ© il y a quelque temps au Kenya et devant relier le port kenyan de Mombasa, le plus important d'Afrique de l'Est, Ă  l'Ouganda et au Rwanda, notamment .
​​Safety Standards: Doubtful Vegetable Oil In Circulation

#24 eures
AMINDEH Blaise ATABONG

Les faits

The Director General of the Cameroon Customs already instructed his agents to impound such products which pose a danger to consumers.

Several brands of vegetable oil of questionable quality are in circulation in markets across the country. The observation was first made by the Cameroon Association of Refiners of Oleaginous Products – ASROC. Mouna, Promex, Perla, Girasole, amongst others, are said to be some of the cooking oil brands coming from Asia which are not in conformity with norms laid down by the country’s Standards and Quality Agency - ANOR.

Many rounds of investigation by Cameroon Tribune showed that besides rendering a health danger to consumers, the vegetable products of doubtful quality also constitute an unhealthy competition to other brands that are certified.

We learned 20 litres of the doubtful vegetable oil cost FCFA 17,000, whereas the same quantity for the certified ones is sold at FCFA 22,000. Also, 1 litre of the uncertified vegetable oil cost FCFA 1,650 as against FCFA 2,500 for the same quantity for the regular ones.

The relatively cheaper cost of the problematic imported brands has proven to attract customers who do so oblivious of the health dangers that abound. In the spirit of guaranteeing quality food administration and control, and in a bid to protect the national economic space, the Director General of Customs has engaged a riposte.

Going by an official message bearing strict instructions, a copy of which Cameroon Tribune stumbled upon, Fongod Edwin Nuvaga has instructed his collaborators in all terrestrial border posts, airports and seaports to exercise maximum vigilance.

He called on them to systematically search and seize all vegetable oil brands of doubtful quality. Fongod also implored them to ask importers of all types of vegetable oils to present certificates of conformity issued by ANOR during customs clearance.

Following the whistleblowing, we observed that most wholesalers and retailers have taken off the dubious products from public view, but are still marketing them in the black market. The vegetable oils look very unnatural and are said to contain unsaturated fats that are modified to be solid at room temperature.

Health experts hold that the consumption of such cooking oil could cause body inflammation and could mess up the fatty acid composition of the body's cells. Moreover, the products have the potential of dramatically increasing the risk of cardiovascular disease .
​​Il faut protĂ©ger les Camerounais

#24heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le contexte

La traque des huiles végétales non conformes, entrées frauduleusement sur le territoire, vise à protéger non seulement le tissu industriel national, mais aussi les consommateurs.

En quelques semaines, les quantitĂ©s d’huiles vĂ©gĂ©tales vendues sur le marchĂ© camerounais par des producteurs locaux ont drastiquement baissĂ©. Ces derniers vendaient, selon Jacquis Kemleu, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Association des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun (Asroc), entre 200 et 1000 tonnes d’huile par semaine.

Mais, ils sont descendus Ă  environ 20 tonnes. C’est ce qui a mis la puce Ă  l’oreille de ces producteurs qui ont dĂ©cidĂ© de faire le tour des marchĂ©s pour dĂ©couvrir ce qui pouvait ainsi menacer leurs activitĂ©s.

On comprend donc que la sortie du directeur général des Douanes, organisant une traque pour sortir du circuit de commercialisation toutes ces huiles non conformes aux normes camerounaises, a un double objectif.

ProtĂ©ger le tissu industriel camerounais et mettre le consommateur final Ă  l’abri de produits qui pourraient nuire Ă  sa santĂ©. CĂŽtĂ© soutien aux entreprises, on note bien la volontĂ© d’encourager les producteurs locaux qui mettent sur le marchĂ© diveres huiles vĂ©gĂ©tales raffinĂ©es, gĂ©nĂ©ralement Ă  la portĂ©e du plus grand nombre, grĂące Ă  des conditionnements divers.

Ensuite, c’est une façon pour le directeur gĂ©nĂ©ral des Douanes de rappeler ses collaborateurs Ă  l’ordre pour plus de vigilance, notamment aux frontiĂšres. De plus, parce qu’entrĂ©es frauduleusement sur le territoire nationale, ces huiles font perdre des recettes douaniĂšres Ă  l’Etat La sonnette d’alarme est Ă©galement tirĂ©e pour les structures en charge du contrĂŽle de la qualitĂ© des produits qui entrent au Cameroun.

Notamment pour assurer la santĂ© des populations, destinataires finales de ces huiles. Il faut d’ailleurs dire que si ces huiles doivent ĂȘtre retirĂ©es du marchĂ© et probablement dĂ©truites, c’est parce que, entre autres rĂšgles que leurs importateurs ont foulĂ© au pied, il y a le non-respect des normes en vigueur.

Au Cameroun, toutes les huiles destinĂ©es Ă  la consommation humaines doivent ĂȘtre par exemple enrichies Ă  la vitamine A, conformĂ©ment Ă  la Norme NC 77 2002-03 Ă©dictĂ©e par l’Agence des normes et de la qualitĂ© (Anor).

Mais, pour les huiles incriminĂ©es, cette norme n’a visiblement pas Ă©tĂ© prise en compte. Les producteurs locaux se plaignent Ă©galement de ce que certains produits prĂ©sents sur le marchĂ© ne permettent pas de distinguer le contenu de l’emballage, tel que prescrit par la Norme NC 04 2000-20 relative Ă  l’étiquetage des denrĂ©es alimentaires prĂ©emballĂ©es.
« Le Cameroun est en train d’en pĂątir »

#24heures
Josy MAUGER

L'explication

Jacquis Kemleu Tchabgou, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Association des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun.

A la suite de votre requĂȘte adressĂ©e au directeur gĂ©nĂ©ral des douanes, celui-ci a demandĂ© Ă  ses collaborateurs de saisir les stocks d’huiles introduits frauduleusement sur le marchĂ©. En quoi la prĂ©sence sur le marchĂ© local de ces huiles reprĂ©sente une menace pour vos activitĂ©s ?

Nous avons constatĂ© Ă  un moment donnĂ© qu’on ne vendait plus. C’était Ă  la fin de l’annĂ©e 2017. Tout part toujours de lĂ . On s’est demandĂ© ce qui n’allait pas. Nous avons alors demandĂ© Ă  nos commerciaux dans les dix rĂ©gions d’ĂȘtre vigilants. C’est ainsi que des images nous sont parvenues. En visitant les marchĂ©s, j’ai personnellement dĂ©couvert des bidons jaunes qui y abondaient avec dessus, des marques trĂšs prĂ©cises que nous avons pris la peine de transmettre au directeur gĂ©nĂ©ral des douanes.

L’Anor nous a Ă©galement confirmĂ© que ces huiles qui circulaient Ă©taient non-conformes puisqu’elle ne leur a pas dĂ©livrĂ© de certificat. Nous avons Ă©galement saisi les ministres en charge du commerce et de l’industrie qui ont rapidement pris des mesures avec la douane pour mettre un terme Ă  cela. Pour ce qui est de la menace sur nos activitĂ©s, notamment le fonctionnement des industries de transformation dans ce secteur de l’agroalimentaire qui est les olĂ©agineux, c’est premiĂšrement le chĂŽmage technique qui est visĂ©.

Si on ne vend pas, il est hors de question de continuer de produire. La deuxiĂšme menace se ressent sur la premiĂšre transformation parce que nous achetons la matiĂšre premiĂšre qui est l’huile de palme. Et si rien n’est rapidement fait, ces deux segments seront paralysĂ©s et les recettes fiscales que l’Etat attend ne seront plus disponibles. Nous payons tous les mois, sur la base du chiffre d’affaires hors taxes, 2,2% d’acompte sur l’impĂŽt.

Quelle est la proportion de ces huiles par rapport Ă  celles qui sont produites localement ?

C‘est Ă©norme. Nous avons Ă©tĂ© clairs. L’information qu’on avait au dĂ©part Ă©tait qu’il y avait 300 containers de ces huiles en direction du Cameroun venant de l’Asie notamment de l’IndonĂ©sie, de la Malaisie et bien d’autres pays. La toute rĂ©cente information, c’est ce sont les 50 containers stationnĂ©s au port de Douala tandis que d’autres Ă©taient dĂ©jĂ  entrĂ©s sur le territoire. DĂ©clarĂ©s de quelle maniĂšre ? Cela, on ne le sait pas.

Quand vous ĂȘtes une unitĂ© qui vendait entre 200, 300 Ă  1000 tonnes par semaine et qu’au bout de sept jours, vous n’avez toujours pas vendu 20 tonnes, c’est qu’un problĂšme se pose. Les raffineurs se sont rendus tous compte qu’ils n’avaient plus la capacitĂ© de vendre la quantitĂ© mensuelle et on s’est rapidement concertĂ©. En faisant des calculs, on s’est rendu compte qu’il y avait de grandes quantitĂ©s d’huiles sur le marchĂ© et qui sont vendues par certains de nos propres clients. C’est ça le paradoxe.

Pourtant, la communication dans ce secteur est faite de maniĂšre intense. Le ministre du Commerce a organisĂ© des tournĂ©es rĂ©gionales pour informer non seulement les importateurs mais Ă©galement des consommateurs. On ne peut pas dire aujourd’hui que les distributeurs ne soient pas au courant de la norme.
​​Justement, que faites-vous à votre niveau pour combattre ces importations d’huiles non-conformes ?

C’est nous qui donnons l’information et l’information c’est le nerf de cette bataille. Nous avons la chance d’avoir les commerciaux sur toute l’étendue du territoire. La derniĂšre information que nous avons reçu c’est des camions de ces containers qui ont Ă©tĂ© escortĂ©s par l’armĂ©e, ce qui est extrĂȘmement grave. Et quand nous donnons les marques et les factures d’achat, je pense que c’est suffisant. Quand vous savez oĂč vous avez achetĂ© un produit, il est maintenant question que celui qui vous l’a vendu dise chez qui il l’a eu.

Nous remontons ces informations au niveau des administrations en charge de ce secteur. Le Cameroun est en train d’en pĂątir. Nous sommes dans une pĂ©riode de rĂ©silience et si cette filiĂšre qui est bonne en termes d’exportation depuis deux ans s’écroule, je pense que ces devises dont le pays a besoin pour rééquilibrer sa balance commerciale vont disparaĂźtres.
G5 Sahel: Il faut passer à l’action

#International
Sainclair MEZING

Le dĂ©ploiement effectif de cette force conjointe Ă©tait au centre d’une rĂ©union de soutien tenue hier Ă  Paris en France.

Paris a abritĂ© hier une rĂ©union entre la ministre française des ArmĂ©es et les ministres des pays de la force conjointe G5 Sahel. Cette rencontre Ă©largie aux chefs d’états-majors du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad avait pour but de mettre en action cette force multinationale destinĂ©e Ă  reconquĂ©rir et Ă  sĂ©curiser la rĂ©gion du Sahel tombĂ©e aux mains d’une multitude de groupes terroristes depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ . En dehors des pays engagĂ©s, l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union africaine et l’Union europĂ©enne y ont Ă©galement dĂ©pĂȘchĂ© des reprĂ©sentants.

De nouveaux contributeurs Ă©taient Ă©galement annoncĂ©s Ă  cette rencontre. Il est dĂ©sormais plus que jamais question pour les pays engagĂ©s dans cette force conjointe et la France de passer Ă  l’étape supĂ©rieure qui consiste Ă  la rendre effectivement opĂ©rationnelle.

Au cours de son rĂ©cent sĂ©jour au Mali, Florence Parly, soulignait dĂ©jĂ  l’urgence de son dĂ©ploiement effectif pour empĂȘcher que les groupes armĂ©s en activitĂ© dans la rĂ©gion poursuivent impunĂ©ment leur sale besogne avant de se disperser dans le vaste dĂ©sert.

Ce qui pourrait davantage compliquer la tĂąche au G5 Sahel, Ă  en croire la ministre française des ArmĂ©es. Depuis sa crĂ©ation en fĂ©vrier 2014, ce cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopĂ©ration rĂ©gionale en matiĂšre de politiques de dĂ©veloppement et de sĂ©curitĂ© a dĂ©jĂ  enregistrĂ© d’importants progrĂšs. La force a son poste de commandement opĂ©rationnel basĂ© Ă  SavarĂ© prĂšs de Mopti Ă  600 km au nord de Bamako et le gĂ©nĂ©ral malien Didier Dacko a Ă©tĂ© nommĂ© comme chef d’étatmajor.

La mobilisation des 5 000 hommes devant constituer le G5 Sahel est en cours. En termes de financement, plusieurs bailleurs de fonds se sont dĂ©jĂ  manifestĂ©s positivement. A l’instar des Etats, de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes unis et de l’Union europĂ©enne qui ont mobilisĂ© des sommes importantes nĂ©cessaires au dĂ©ploiement des troupes.

Une autre confĂ©rence de soutien et de planification est annoncĂ©e le 23 fĂ©vrier prochain Ă  Bruxelles en Belgique afin de rassembler d’autres partenaires.
RĂ©duction du train de vie de l’Etat: La rationalisation des dĂ©penses se poursuit

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Masse salariale, achat de matériels, bourses et stages, ainsi que les acquisitions de véhicules, sont les points à surveiller de prÚs.

La rĂ©duction du train de vie de l’Etat est une actualitĂ© permanente depuis plusieurs annĂ©es au Cameroun. Au point oĂč le prĂ©sident de la RĂ©publique ne rate pas une occasion pour rappeler les directives sur ce sujet Ă  ses collaborateurs. Le dernier rappel a Ă©tĂ© fait en juin 2017, lorsque Paul Biya donnait les pistes Ă  suivre pour la prĂ©paration du budget 2018.

Lequel budget a pris ces orientations en compte, tant pour les dépenses dites courantes (salaires et autres dépenses de personnel, dépenses de matériels des administrations, subventions, bourses et stages) que pour les dépenses de capital (achat de véhicules, carburant et missions).

Salaires et autres dépenses de personnel

Selon une analyse rĂ©alisĂ©e par les responsables du ministĂšre des Finances (Minfi), la masse salariale au Cameroun, Ă©valuĂ©e Ă  environ 70 milliards de F par mois, est en augmentation depuis 2013, du fait de la prise en charge des nouvelles recrues Ă  la fonction publique et dans les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Une hausse, selon les donnĂ©es disponibles, de l’ordre de 30% en cinq ans.

Un constat qui aurait Ă©tĂ© rĂ©jouissant si le ratio entre les salaires et les recettes fiscales respectait les normes (seuil de convergence) qui est de 35%. Mais heureusement, on n’est pas trĂšs loin, avec un ratio de 36,7% projetĂ© en 2018. Mais il faut dĂ©jĂ  connaĂźtre les efforts menĂ©s, puisqu’entre 2013 et 2015, ce ratio Ă©tait de 40,6%. Vu le contexte, les pouvoirs font tout pour ramener la masse salariale Ă  sa plus juste expression. C’est pourquoi cette annĂ©e, plusieurs mesures sont envisagĂ©es pour assainir les effectifs et surtout encadrer tous les recrutements.

Ces mesures sont contenues dans les directives du chef de l’Etat en rapport avec la prĂ©paration du budget de l’Etat 2018. Il s’agit notamment de la conduite d’une opĂ©ration de comptage physique des personnels de l’Etat. L’objectif ici est sans doute de combattre le phĂ©nomĂšne de personnels fantĂŽmes, ces agents qui Ă©margent dans les caisses de l’Etat sans ĂȘtre en service nulle part. L’autre visage est celui de personnes qui se font recruter dans la Fonction publique mais travaillent ailleurs, notamment Ă  l’étranger, mais qui sont payĂ©es chaque fin de mois.

A ceux-lĂ , s’ajoutent les autres qui, parfois avec la complicitĂ© de leurs supĂ©rieurs et d’autres personnes introduites dans le systĂšme, se font Ă©tablir de faux documents pouvant leur permettre de toucher trois, voire quatre salaires, au cours du mĂȘme mois. L’autre mesure d’assainissement est la rĂ©vision des textes disciplinaires de la Fonction publique, en vue de mieux sanctionner les abandons de postes et de bien dĂ©finir les dĂ©lais de prescription. Mais aussi, la rationalisation des nouveaux recrutements, le redĂ©ploiement et le renforcement des capacitĂ©s des effectifs disponibles. Tout ceci pour maintenir la masse salariale en deçà de 1000 milliards.

Les autres dépenses de personnels

Entre 2013 et 2016, l’Etat a dĂ©pensĂ© en moyenne 64 milliards par an en termes d’indemnitĂ©s, primes et autres gratifications pour les agents. Mais en 2017, cette tendance a baissĂ© d’environ 10 milliards de F. Pour au moins maintenir le cap, en attendant de pouvoir baisser davantage, les diffĂ©rentes administrations doivent faire de gros efforts pour rationaliser ce poste de dĂ©penses.
​​Bourses et stages

Entre 2015 et 2016, l’Etat a stabilisĂ© l’enveloppe destinĂ©e aux bourses et stages Ă  30 milliards de F, aprĂšs une augmentation les annĂ©es antĂ©rieures. Mais en 2017, cette dotation a baissĂ© de huit milliards de F, pour traduire les efforts de rĂ©duction du train de vie de l’Etat. Cette annĂ©e, ce plafond sera maintenu. Pour y arriver, les frais de stages des agents de l’Etat, Ă  l’intĂ©rieur et hors de nos frontiĂšres, l’organisations des sĂ©minaires, colloques et autres fora ont Ă©tĂ© diminuĂ©s. Toutefois, les lignes budgĂ©taires dĂ©diĂ©es aux bourses des Ă©tudiants des universitĂ©s d’Etat et Ă©lĂšves des grandes Ă©coles sont prĂ©servĂ©es

Carburant et missions

Pour ce qui est du carburant et des missions tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur du pays, aucune donnĂ©e chiffrĂ©e n’a filtrĂ©. Mais quelques graphiques laissent voir que les dĂ©penses de l’Etat pour ces postes tendent Ă  diminuer. « Les dotations constituĂ©es dans le budget pour ces natures de dĂ©penses par rapport Ă  l’enveloppe globale des biens et services restent bien maĂźtrisĂ©e », affirme une source bien introduite. A titre d’illustration, l’enveloppe du carburant tourne autour de 5% du budget des biens et services, alors les missions reprĂ©sentent respectivement 4% pour l’intĂ©rieur du pays et 1% pour l’étranger.

D’ailleurs sur ce volet, Cyrill Edou Alo’o, directeur gĂ©nĂ©ral du budget au ministĂšre des Finances assure qu’au niveau des missions, « on a optĂ© pour la programmation de sorte qu’au mois de fĂ©vrier, chaque administration doit dĂ©jĂ  connaĂźtre le nombre de missions Ă  effectuer tout au long de l’annĂ©e pour que nous ayons une lisibilitĂ© dans cette catĂ©gorie de dĂ©penses. Les missions Ă  l’international doivent Ă©galement ĂȘtre rĂ©duites, tant au niveau du nombre que de la taille des Ă©quipes ».

Achat des véhicules

Ici aussi, les montants chiffrĂ©s ne sont pas prĂ©cisĂ©s. Toutefois, il est facile de remarquer, sur la base d’un tableau comparatif au fil des ans, que les allocations budgĂ©taires pour l’achat des vĂ©hicules au sein de l’administration ont considĂ©rablement baissĂ©. Ainsi, de 2,6% du budget d’investissement public global en 2013, l’enveloppe des voitures est descendue sous la barre de 0,5% depuis 2016. Et cela est maintenu en 2018.
​​Consommation d’eau: ces factures à problùmes

MichĂšle FOGANG

De nombreux abonnés de la Cde ont vu le prix de leur consommation du mois de décembre et janvier derniers augmenter comparativement à leur consommation habituelle.

Des factures d’eau passant du simple au double et mĂȘme au triple. Telle est la dĂ©sagrĂ©able surprise que de nombreux abonnĂ©s de la Camerounaise des eaux (CDE) de la ville de YaoundĂ© ont eu en dĂ©cembre et janvier derniers. Sur la toile ou encore dans les rues, le phĂ©nomĂšne alimente diverses conversations. PartagĂ©s entre colĂšre et incomprĂ©hension, les clients ne savent plus Ă  quels saints se vouer. « Nous ne sommes que trois Ă  la maison, pourtant j’ai reçu pour le compte des mois de dĂ©cembre et de janvier des factures estimĂ©es respectivement Ă  15 000 F et 9 000F.

Pourtant, habituellement notre consommation mensuelle Ă©tait estimĂ©e en moyenne Ă  3 000F », explique Jeanne T., une abonnĂ©e. « Je me suis absentĂ© de mon bureau pendant plusieurs semaines. Quand j’ai repris, j’ai reçu une facture de 85 000 F pourtant je paye habituellement 10 000 F en moyenne », dĂ©plore Alphonse N., un chef d’entreprise. Le fait est d’autant plus ahurissant pour certains abonnĂ©s dont les factures ont pratiquement triplĂ©.

Pourtant, l’eau n’est pas la denrĂ©e la plus courante dans certains quartiers de la ville. Biyem-Assi, Nsam et Anguissa sont entre autres les quartiers qui se sont retrouvĂ© sevrĂ©s d’eau pendant des semaines ces derniers mois. « Nous faisons parfois deux semaines sans une goutte d’eau courante. Nous nous ravitaillons dans des puits ou des bornes fontaines situĂ©s aux alentours », se plaint Aristide N., un abonnĂ©. Mais quand tombent les factures, la tarification ne tient pas souvent compte des coupures.

« Nous avons reçu une facture d’environ 7000F aprĂšs avoir passĂ© plusieurs jours sans eau », dĂ©plore- t-il. ApprochĂ© par C.T, FĂ©lix Zogo Manga, directeur rĂ©gional de la Camerounaise des eaux (Cde), explique qu’il pourrait s’agir de cas isolĂ©s. Cependant la Cde n’a quant Ă  elle pas encore reçu jusqu’ici de plaintes formelles d’éventuelles victimes de surfacturation. « Mais pour ceux qui pensent que leur facture ne correspond pas Ă  leur consommation, ils doivent formuler leurs rĂ©criminations dans une plainte et nous allons traiter leur problĂšme au cas par cas », a-t-il recommandĂ©. Pour l’heure, les abonnĂ©s passent Ă  la caisse malgrĂ© la surfacturation, pour Ă©viter de subir des sanctions.
​​AFCON 2019: Douala Presents Potentials

Fred VUBEM TOH

A CAF inspection team was received yesterday by the top brass of the economic capital and acclaimed by the population.

After Yaounde, Garoua and Bafoussam, the CAF inspectors were treated to a hectic welcome in the economic capital, Douala yesterday by the local organizing committee headed by the Governor of the Littoral. The team accompanied by the Secretary General of the sports ministry and some officials of the national organizing committee, was received by the top brass of the Littoral Region including the administrative, political and traditional authorities as well some traditional dance groups.

The team barely had time to check into their hotel before beginning effective work first by holding a short working session with the local organising committee at the premises of the Douala city council office. After the meeting the team was split into two with one group in charge of inspecting the sports infrastructure whereas the other looked into the hotel facilities.

The sport infrastructure team visited the Japoma main stadium and its two annex stadiums where they had a one hour 40 minutes working session with the official of Yenigun, the company in charge of the construction of the complex. After the working session, the nine-man team led by head of competitions at CAF, Egyptian-born, Ismael Wally went round the construction site to assess not only the quality of the work but also the level of execution of the project.

From the Japoma stadium the CAF motorcade drove directly to the Mbappe Lepe stadium where construction work had just begun. The old tribunes have been scrapped down and the field leveled and it is just left for the construction work proper which is supposed to last eight months, to begin. As the CAF delegation criss-crossed the Douala metropolis, it attracted attention from the public who stood by the road side around major junctions just to have a view.

Others even attempted to shoot pictures with their mobile phones. Though not present, reliable information reaching us from the team that visited hotels say the CAF inspectors were interested in aspects such as the quality of the rooms, availability of high speed internet, a fitness centre, conference rooms, restoration capacities as well as security. The hotels visited include Sawa, La Falaise and Star Land hotels. There will be a cultural evening at the Salle des fĂȘtes, Akwa, in honour of the CAF officials.

Today, the team will be inspecting Akwa Palace and Pullman hotels in terms of hotel facilities where the team inspecting the infrastructure will be visiting the Omnisport stadium in Bepanda and Mojas stadium in Bonamoussadi which are going to serve as training fields. Tomorrow the CAF caravan will continue its inspection visit to the South West to visit the facilities in Buea and Limbe.
​​Domaine portuaire: 55 familles dĂ©guerpies

Alliance NYOBIA

AprÚs des mises en demeure et autres sensibilisations et appuis, elles ont vu leurs demeures détruites hier.

«Chambre Ă  louer. » La plaque, fixĂ©e Ă  un poteau Ă©lectrique non loin du parc Ă  bois au lieu dit Essengue, a quelque chose d’ironique. Qui chercherait Ă  habiter un « quartier » en cours de dĂ©molition ? Parce que c’est le cas de cet endroit, situĂ© dans l’enceinte du port de Douala-BonabĂ©ri. Ce mardi 16 janvier au petit matin, des engins se sont dĂ©ployĂ©s dans le secteur, dĂ©truisant de nombreux domiciles.

En fin de matinĂ©e, le tableau prĂ©sentait des amas de tĂŽles froissĂ©es, des chevrons, planches et autres dĂ©chets de bois entassĂ©s çà et lĂ , des restes de poteaux en bĂ©ton avec des fers apparents, des gravats de toutes sortes. Et des populations dĂ©pitĂ©es. « Ils sont venus vers 4h », explique une habitante d’Essengue, un seau de bouteilles de jus d’oseille sous le bras. Comme d’autres rĂ©sidents, elle se demande oĂč aller. « Ils Ă©taient installĂ©s ici de maniĂšre illĂ©gale », explique une source au Port autonome de Douala (Pad).

En plus d’ĂȘtre dans le domaine Pad, ces familles occupaient l’emprise d’une route (3km de long et de 21m de large), dont les travaux de construction, d’éclairage public et d’adduction d’eau y relatifs sont imminents, selon le port. Le projet, « d’une importance capitale et stratĂ©gique pour le dĂ©veloppement de la zone portuaire aval », d’aprĂšs une note d’information du Port autonome de Douala, permettra la sĂ©curisation et la fluidification du trafic.

Ainsi que le dĂ©sengorgement des activitĂ©s de ce coin du port qui abrite, entre autres, les bases logistiques des pays de l’hinterland que sont le Tchad et la Rca. A noter, le parc Ă  bois adjacent a Ă©tĂ© en partie touchĂ© par l’opĂ©ration de casse. Samuel Ankaind, coiffeur, s’est installĂ© Ă  Essengue il y a une vingtaine d’annĂ©es. Il ne cache pas sa contrariĂ©tĂ© aprĂšs les dĂ©molitions de ce 16 janvier au matin. Quand on lui dit que son domicile Ă©tait sur le terrain du port, il conteste, et attribue la propriĂ©tĂ© de l’espace au chef de canton.

L’homme reconnaĂźt nĂ©anmoins qu’en dĂ©cembre dernier, les populations installĂ©es sur l’emprise du tronçon routier susmentionnĂ© ont Ă©tĂ© invitĂ©es « Ă  la sous-prĂ©fecture », oĂč les familles ont reçu chacune 500 mille francs, comme appui Ă  la rĂ©installation. La note d’information du Pad prĂ©cise : « Elles ont ainsi reçu, selon la catĂ©gorie, une annĂ©e de loyer, des moyens pour le dĂ©mĂ©nagement, ainsi que pour la rĂ©insertion scolaire de leur progĂ©niture».
​​À compter du 1er fĂ©vrier 2018, vous pourrez donner votre opinion en rĂ©agissant librement dans le Groupe Telegram Messenger de votre Quotitien National Bilingue : Cameroon Tribune Chat (CT-Chat).

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Cameroun Tribune, Le Quotidien National Bilingue.
​​Communication: la rĂ©gulation du secteur en dĂ©bat

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Les membres du RĂ©seau des instances africaines ont entamĂ© des rencontres de libre Ă©change hier avec les groupes de mĂ©dia et d’organisations socio professionnelles.

Le grand dĂ©fi des rĂ©gulateurs dans le secteur de la communication reste de faire respecter l’éthique et la dĂ©ontologie dans l’univers mĂ©diatique africain. Une mesure que bon nombre d’organisations socio professionnelles et des mĂ©dias n’apprĂ©cient guĂšre au Cameroun. Et du coup, cette situation met Ă  mal le mariage entre rĂ©gulateurs et rĂ©gulĂ©s Ă  travers le non-respect des sanctions infligĂ©es par le Conseil national de la communication (CNC).

Des problĂšmes qui ne sont pas propres au Cameroun au regard des Ă©changes libres menĂ©s hier entre les prĂ©sidents des instances africaines de rĂ©gulation de la communication d’Afrique rassemblĂ©s dans un rĂ©seau (RIARC), avec les organisations socio professionnelles et des mĂ©dias. Venus entre autres du Ghana, du Niger, du Maroc et du Togo, ils ont pour mission l’information et le contact avec les maillons de la chaĂźne impliquĂ©s dans cet univers.

Ceci dans la perspective de l’organisation de la 9e confĂ©rence des prĂ©sidents au cours de laquelle, le Cameroun prendra le flambeau et du 20e anniversaire du RIARC. Deux Ă©vĂšnements qui se tiendront en dĂ©cembre prochain au Cameroun. Avec les membres du bureau de l’Association des radios et tĂ©lĂ©visions libres du Cameroun (ARTLC), la dĂ©lĂ©gation du RIARC conduite par son prĂ©sident Nana Kwasi Gyan Apenteng a Ă©changĂ© sur les difficultĂ©s matĂ©rielles qui compromettent le fonctionnement efficace du CNC au Cameroun.

C’était en prĂ©sence du prĂ©sident du CNC, Peter Essoka. Des difficultĂ©s inhĂ©rentes au peu de considĂ©ration que certains organes de presse affichent Ă  l’égard de cette instance de rĂ©gulation des mĂ©dias. « Nous avons pourtant besoin que quelqu’un nous rappelle Ă  l’ordre. Et pour que la rĂ©gulation marche, le rĂ©gulateur doit organiser des tribunaux qui fassent l’unanimitĂ© », explique Jean Bosco Tchoubet, prĂ©sident de l’ARTLC.

Et un autre promoteur de radio d’ajouter : « Aidez-nous Ă  enlever les brebis galeuses dans la communication et Ă  faire comprendre Ă  nos autoritĂ©s l’importance du CNC. » Puisque la rĂ©gulation n’est pas un jeu sans rĂšgles, chaque opĂ©rateur doit les connaĂźtre parce que figurant dans le cahier de charges. Afin que nul n’en ignore, Peter Essoka a rassurĂ© les uns et les autres sur la disponibilitĂ© du CNC dont les portes restent ouvertes Ă  tous.

C’est en mode sensibilisation, information, et Ă©change d’expĂ©riences que la dĂ©lĂ©gation du RIARC a poursuivi sa mission avec les journalistes rĂ©unis au sein des associations (UPF, CAMASEJ, CJA, SNJC) et les Ă©diteurs. La journĂ©e d’aujourd’hui est consacrĂ©e aux audiences chez le Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de la Communication et aux visites Ă  la CRTV-Mballa II et au Quotidien « Le Jour ».
Culture Bantu: le Cameroun en plein dans la relance

#Culture
Assiatou NGAPOUT

Le directeur gĂ©nĂ©ral du Centre international des civilisations est venu partager la joie de la nomination d’un fils du terroir avec le ministre des Arts et de la Culture hier

Visite de courtoisie d’abord et expression de joie ensuite. Le directeur gĂ©nĂ©ral du Centre international des civilisations bantu (Ciciba), le Pr. Antoine Manda Tchebwa, Ă©tait l’hĂŽte du Pr. Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture hier. Sourire aux lĂšvres au sortir de son entretien ayant durĂ© plus d’une demi-heure, le patron de la Ciciba Ă©tait porteur de bonnes nouvelles.

Celle de la nomination rĂ©cente d’un fil du terroir, le Pr. Denis ZachĂ©e Bitja’a Kody Ă  la fonction de directeur chargĂ© de la recherche au Ciciba.

Un poste restĂ© vacant depuis 23 ans. « Nous sommes venus partager avec le peuple camerounais la joie de la prĂ©sentation officielle de notre directeur chargĂ© de la recherche au Ciciba. C’est un fils de ce pays qui a Ă©tĂ© proposĂ© Ă  cette haute fonction grĂące au choix du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya », s’est rĂ©joui le Dg de la Ciciba.

A en croire l’hĂŽte du Minac, l’institution basĂ©e Ă  Libreville au Gabon fonde tous ses espoirs sur ce poste incontournable dans le cadre de la relance et de la revitalisation de ses activitĂ©s. Au-delĂ  de cette rĂ©jouissance, le Pr. Antoine Manda Tchebwa Ă©tait Ă©galement le messager de trois invitations d’envergure.

D’abord, celle que son institution a adressĂ©e officiellement au Minac pour la visite de son siĂšge Ă  Libreville. Ensuite, une deuxiĂšme invitation internationale du BrĂ©sil qui souhaite que notre pays prenne part Ă  une manifestation Ă  Sao Paulo les 5 et 6 mai prochain.

Ceci pour la simple raison que le Cameroun figure parmi les pays dont les ascendants ont Ă©tĂ© transportĂ©s au BrĂ©sil lors de la Traite nĂ©griĂšre. « Les brĂ©siliens veulent retrouver leurs ancĂȘtres et la prĂ©sence du Cameroun sera importante pour renouer le contact et puis retrouver ces sillons qui ont Ă©tĂ© brouillĂ©es par cette Traite nĂ©griĂšre », a confiĂ© le patron de la Ciciba.

Et enfin, la troisiĂšme invitation est celle de la Guadeloupe. Toujours dans la mĂȘme veine, les afro descendants de ce pays souhaitent aussi la prĂ©sence du Cameroun.

Pour mĂ©moire, le Ciciba compte 23 pays membres. Foyer de recherche, il est un espace oĂč tous les peuples se revendiquant bantou cĂ©lĂšbrent leurs retrouvailles et leurs valeurs communes Ă  travers des manifestations culturelles, artistiques. De mĂȘme que toutes les recherches proposĂ©es par les scientifiques de l’institution
Viols d’enfants en Centrafrique: la justice française prononce un non-lieu

#International
Sainclair MEZING

Elle estime que les Ă©lĂ©ments dont elle dispose ne permettent pas d’établir la culpabilitĂ© des soldats incriminĂ©s de la force Sangaris.

La justice française a rendu son verdict dans l’affaire de viols sur mineurs en RĂ©publique centrafricaine impliquant des soldats de la force française Sangaris accusĂ©s d’abus sexuels sur des enfants lors d’une mission de maintien de la paix.

La justice qui estime n’avoir pas pu Ă©tablir la culpabilitĂ© des militaires incriminĂ©s, arrĂȘte toutes poursuites contre ces derniers conformĂ©ment aux rĂ©quisitions du parquet. Estimant que les incohĂ©rences matĂ©rielles et la variation des tĂ©moignages ne permettaient pas d’établir des faits avĂ©rĂ©s Ă  l’encontre des soldats français, le ministĂšre public avait requis un non-lieu en mars 2017.

« Il ne peut ĂȘtre affirmĂ© Ă  l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a Ă©tĂ© commis », avait-il alors affirmĂ©.

L’affaire avait Ă©tĂ© rendue publique en avril 2015 par le quotidien britannique The Guardian qui affirmait relayer une note confidentielle de l’Organisation des Nations unies (ONU) rĂ©digĂ©e sur la base des auditions de jeunes garçons ĂągĂ©s de 9 Ă  13 ans.

Ces derniers avaient dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© sexuellement par une dizaine de soldats français dans le camp des dĂ©placĂ©s de l’aĂ©roport de Bangui Mpoko en Ă©change de nourriture entre dĂ©cembre 2013 et juin 2014. Une fois informĂ© de la situation, le ministĂšre français de la DĂ©fense saisira le parquet pour l’ouverture d’une enquĂȘte prĂ©liminaire.

La justice française affirme avoir auditionnĂ© les victimes surplace Ă  Bangui entre 2015 et 2016. Mais, ce feuilleton est loin d’ĂȘtre terminĂ©. Car, la partie civile et des organisations de la sociĂ©tĂ© civile entendent faire appel de cette dĂ©cision.

« Il est vraisemblable que nous allons faire appel pour ne pas donner le sentiment, Ă  celles et ceux qui se sont battus dĂšs le dĂ©part, que l’affaire est terminĂ©e et que nous renoncerions Ă  identifier les auteurs des infractions et Ă  Ă©tablir les responsabilitĂ©s et les culpabilitĂ©s », a dĂ©clarĂ© Emmanuel Daoud, avocat d’Enfance et Partage, une ONG qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.
Maroc-Guinée: Déjà décisif !

#Sports
Yannick ZANGA

Les Lions de l’Atlas peuvent clairement s’ouvrir la voie des quarts de finale tandis que la dĂ©faite s’avĂšre interdite pour le Syli National.

En ouverture samedi dernier face Ă  la Mauritanie, les Lions de l’Atlas ont affichĂ© un double visage. Terne et ennuyeux dans le jeu en premiĂšre manche, conquĂ©rant et dominateur dans la seconde manche. Pour ce Championnat d’Afrique des Nations Ă  domicile, l’enjeu est immense pour le pays organisateur.

En bonne santé, le football marocain entend le rester au lendemain de la qualification pour le mondial russe de juin prochain et la récente victoire du Wydad Athletic Club en Ligue des champions africaine. En deux participations au CHAN, un quart de finale en 2014 reste sa meilleure performance.

Un stade de la compétition que la bande à Jamal Sellami pourra retrouver ce mercredi à 17h30, au complexe Mohammed V de Casablanca, en cas de victoire sur la Guinée. Mais les joueurs du Syli National comptent se rattraper aprÚs la désillusion face aux Crocodiles du Nil en ouverture.

«Nous allons jouer nos chances, nous avons toujours notre destin en main», s’est exprimĂ© Mohamed Kanfory Bangoura, le sĂ©lectionneur guinĂ©en face Ă  la presse. 4Ăš lors de la derniĂšre Ă©dition du CHAN au Rwanda, la GuinĂ©e reste optimiste.

Une attitude qu’il faudra matĂ©rialiser en gommant les boulevards dĂ©fensifs Ă©rigĂ©s par son arriĂšre- garde. Outre les gages de soliditĂ© dĂ©fensive, l’état d’esprit et le mental des joueurs devra subir une mise Ă  jour. Lors de son premier rendez-vous manquĂ©, les amateurs guinĂ©ens ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur le niveau du championnat soudanais.

Face au Maroc devant son public, la tĂąche s’annonce particuliĂšrement difficile. Un espoir de survie dans ce groupe A passe par tout rĂ©sultat autre qu’une dĂ©faite.