Cameroon Tribune
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​​ComitĂ© de normalisation: l’inĂ©vitable prorogation

Priscille G. Moadougou

Le mandat dudit comitĂ© s’achĂšve demain alors que le processus Ă©lectoral n’a pas dĂ©marrĂ© Ă  la FĂ©cafoot.

Demain, 28 fĂ©vrier est le dernier jour du mois. C’est aussi la fin du mandat du ComitĂ© de normalisation de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (Fecafoot) mis sur pied par la FĂ©dĂ©ration internationale de football Association (Fifa) le 8 septembre 2017. Ce n’est donc pas un hasard si une mission de l’instance faĂźtiĂšre mondiale sĂ©journe au Cameroun depuis dimanche dernier.

ComposĂ©e de cinq personnes, elle sera d’ailleurs reçue en audience ce jour par le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt. De source digne de foi, cette mission devrait plancher sur l’audit de la FĂ©cafoot de 2013 Ă  2017. Au-delĂ  de l’audit, la mission Fifa pourrait aussi s’appesantir sur les suites du mandat de l’actuel comitĂ© de normalisation, qui avait pour principale mission d’installer un comitĂ© exĂ©cutif Ă©lu Ă  la tĂȘte de la FĂ©cafoot au plus tard le 28 fĂ©vrier 2018.

L’objectif n’a pas Ă©tĂ© atteint. Dans ces conditions, la Fifa devrait donc proroger le mandat dudit comitĂ©. Sa composition restera-t-elle la mĂȘme ? Ou subira-t-elle des modifications ? Une vacance Ă  la tĂȘte de cette association n’étant pas envisageable. InstallĂ© le 8 septembre 2018 par une mission CAF-FIFA dirigĂ©e par Veron Mosengo-Omba, directeur des associations membres de la CAF-FIFA, le comitĂ© de normalisation dirigĂ© par Me DieudonnĂ© Happi s’est attelĂ© Ă  revoir de fond en comble le fonctionnement de la FĂ©cafoot.

Pour cela, les membres se sont rĂ©partis par segments : Dr Abdou Oumarou aux finances, Me Denise Marcelle Ambomo aux ressources humaines, Kevin Njomo Kamdem Ă  la relecture des textes et Maurice Edimo Bellet au fonctionnement de la FĂ©cafoot. La normalisation a rĂ©installĂ© les exĂ©cutifs de 2009. Ce qui a d’ailleurs provoquĂ© de nombreux remous notamment dans les ligues du Centre et de l’Ouest.

Elle a suspendu le championnat amateur, avec pour consĂ©quence la non tenue du tournoi Interpoules. Elle a ensuite relancĂ© un nouveau championnat un mois et demi plus tard, qui devrait s’achever en aoĂ»t prochain. Jusqu’ici, son dĂ©marrage n’est pas effectif. Jusqu’ici, les textes envoyĂ©s Ă  Zurich pour validation n’ont pas encore Ă©tĂ© retournĂ©s Ă  la FĂ©cafoot. Ceux-ci doivent ĂȘtre adoptĂ©s ou non par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

Ensuite, commencera le processus Ă©lectoral dans les dĂ©partements, puis les rĂ©gions et enfin au niveau national, pour connaĂźtre l’identitĂ© du nouvel exĂ©cutif de la FĂ©cafoot. Pour y parvenir, le chemin est encore bien long.
​​Lutte contre la fraude fiscale: Il faut harmoniser les actions Douane-Impîts

AĂŻcha NSANGOU

Comment les administrations fiscales et douaniĂšres des pays de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) peuvent travailler pour maximiser la mobilisation des ressources internes?
Comment ces administrations peuvent travailler pour lutter ou plutÎt prévenir la fraude fiscale ?


Les participants au sĂ©minaire interrĂ©gional sur l’intĂ©gration des missions douaniĂšres et fiscales qui se dĂ©roule depuis hier Ă  YaoundĂ© auront certainement les recettes pour parvenir Ă  ces objectifs au terme de la rencontre, le 02 mars prochain. Mais dĂ©jĂ , au cours de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture prĂ©sidĂ©e par Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances du Cameroun en prĂ©sence des directeurs gĂ©nĂ©raux des Douanes et des ImpĂŽts, quelques pistes ont Ă©tĂ© donnĂ©es.

Pour Vivekanand Ramburun de l’Ile Maurice, il faut dans un premier temps dĂ©passer les Ă©goĂŻsmes, les attitudes corporatistes, puis mettre un accent sur l’échange d’informations entre les administrations, harmoniser les systĂšmes informatiques, faire des formations croisĂ©es; mais aussi des contrĂŽles conjoints. C’est sans doute au prix de ces astuces que l’Ile Maurice a pu implĂ©menter ce processus d’intĂ©gration qui semble produire des rĂ©sultats probants aujourd’hui.

Car il faut le savoir, le dĂ©fi de la mobilisation des ressources internes n’est pas des moindres. La lutte contre les fraudes fiscales apparaĂźt comme l’un des moyens pour y parvenir. Au Cameroun, ce systĂšme, bien implĂ©mentĂ©, va contribuer Ă  aboutir Ă  la vision du gouvernement cette annĂ©e, Ă  savoir une «mobilisation des ressources internes comme principal levier du financement du budget de l’Etat».

Dans son discours, le Minfi a indiquĂ© que «la signature d’un protocole entre les deux administrations pour conduire de maniĂšre conjointe leurs actions, l’élaboration d’une monographie de risques conjointes et l’échange d’informations automatisĂ©s qui facilitent l’action des deux administrations sont des dĂ©marches qui ont portĂ© des fruits en matiĂšre d’assainissement de l’assiette fiscale avec des informations plus Ă  jour, plus cohĂ©rentes et plus pertinentes».

On pourrait dans ce contexte avoir un environnement sain et propice aux affaires. De nombreux exposĂ©s vont meubler ce sĂ©minaire qui rĂ©unit une dizaine de pays Ă  l’initiative du centre rĂ©gional d’assistance technique pour l’Afrique centrale (Afritac centre).
​​Livre scolaire: le challenge de la qualitĂ©

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Prescription rappelĂ©e aux Ă©diteurs de manuels hier lors de la premiĂšre rencontre avec les membres du Conseil national d’agrĂ©ment.

Echanger entre partenaires au sujet de la nouvelle donne des livres et manuels scolaires impulsĂ©e par le Premier ministre, chef du gouvernement, PhilĂ©mon Yang en novembre dernier. L’auditorium des Services du Premier ministre a servi de cadre hier Ă  la premiĂšre rĂ©union du Conseil national d’agrĂ©ment des manuels scolaires et des matĂ©riels didactiques (CNCAMSD).

Une rencontre Ă  laquelle l’instance a conviĂ© les Ă©diteurs, imprimeurs et diffuseurs/distributeurs pour accorder leurs violons dans l’interprĂ©tation du dĂ©cret du PM. « Il Ă©tait question de s’assurer que nous avions la mĂȘme comprĂ©hension de la notion du livre unique. Nous nous sommes mis d’accord que celui-ci se rĂ©fĂšre Ă  un seul livre par matiĂšre enseignĂ©e dans tous les Ă©tablissements qui relĂšvent des ministĂšres de l’Education de base et des Enseignements secondaires.

Dans les Ă©coles et collĂšges, il y aura dĂšs la rentrĂ©e scolaire prochaine, un seul livre au programme », a expliquĂ© Marcellin Vounda Etoa, le secrĂ©taire permanent du conseil. « Tout ce qui se faisait avant n’existe plus. C’est l’occasion de poser publiquement vos problĂšmes. Vous ne sortirez pas d’ici avec des points d’interrogation », a rassurĂ© le prĂ©sident du CNCAMSD, Jean Paul Komon Ă  l’entame des travaux.

Les Ă©diteurs locaux et Ă©trangers ont posĂ© des questions relatives aux critĂšres d’évaluation, de sĂ©lection des livres scolaires, aux frais Ă  dĂ©bourser pour soumissionner Ă  un appel d’offres, l’annĂ©e de transition avec les livres dĂ©jĂ  validĂ©s, la contrefaçon entretenue par certains libraires, entre autres. « Les critĂšres vous permettent de passer du polycopier au livre. Nous allons nous battre pour choisir un livre.

C’est une instruction et on ne la discute pas. Chacun doit jouer son rĂŽle. Nous avons pour mission de choisir des livres qui permettront aux Ă©lĂšves et enseignants de conduire leurs activitĂ©s », a rappelĂ© Jean Paul Komon. Le livre choisi Ă©tant utilisĂ© pendant six ans, tous ont convenu que la qualitĂ© repose non seulement sur l’aspect matĂ©riel mais aussi sur les contenus et le coĂ»t accessible Ă  tout parent.

Les zones d’ombre et d’incomprĂ©hension de chaque partie ont Ă©tĂ© alors dissipĂ©es. « C’est une bonne chose de sortir de l’imbroglio qui consistait Ă  nĂ©gocier l’inscription des livres auprĂšs des directeur Cela ressemblait Ă  une foire. Au regard des critĂšres de transparence, d’équitĂ© et d'Ă©quitĂ© perceptibles dans la dĂ©marche du conseil, la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) ne peut ĂȘtre que sereine », a indiquĂ© HonorĂ© KoumĂ©, responsable des Editions Sopecam, directeur marketing et commercial. Reste donc aux Ă©diteurs Ă  se remuer les mĂ©ninges.
Manoeuvres contre le chef de l’Etat: revoilĂ  les dĂ©nigreurs !

Yves ATANGA

A la veille des Ă©chĂ©ances Ă©lectorales de cette annĂ©e, une nouvelle campagne est lancĂ©e contre le chef de l’Etat, prenant prĂ©texte de ses voyages Ă  l’étranger.

On peut le dire, la saison des campagnes de dĂ©nigrement des institutions camerounaises, et singuliĂšrement du chef de l’Etat est bel et bien relancĂ©e. L’effervescence de ces derniers jours autour des investitures de candidats de certains partis politiques en vue de la prochaine prĂ©sidentielle a certainement donnĂ© de nouvelles idĂ©es Ă  ces commanditaires masquĂ©s, qui, Ă  frĂ©quence rĂ©guliĂšre, sortent leur ritournelle de critiques et d’insinuations.

Cette semaine, c’est un « rapport » pondu par une organisation plutĂŽt inconnue baptisĂ©e Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), qui fait le buzz. Le buzz, c’est mĂȘme trop dire. Certes, les « rĂ©vĂ©lations » faites par ces journalistes dits d’investigation ont Ă©tĂ© allĂ©grement reprises et amplifiĂ©es par Radio France internationale et certains mĂ©dias locaux qu’on sait friands de tout ce qui est susceptible d’écorner l’image du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya.

Mais au fond, rien de bien original dans la panoplie dĂ©jĂ  dĂ©ployĂ©e avant OCCRP, par d’autres Organisations non-gouvernementales, journalistes et autres bras sĂ©culiers gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©s pour mettre Ă  mal l’image de Paul Biya ou sa façon de gouverner. Entre ceux qui estiment que le prĂ©sident camerounais reste souvent cloĂźtrĂ© chez lui et les autres qui trouvent qu’il voyage trop, au point d’engendrer des dĂ©penses folles, l’organisation en question n’a pas spĂ©cialement innovĂ©.

La dĂ©monstration ou ce qui en tient lieu, se veut particuliĂšrement pompeuse. Compter le nombre de jours passĂ©s par le prĂ©sident Paul Biya hors du Cameroun depuis son accession Ă  la magistrature suprĂȘme, il fallait le faire. Par une multiplication dont ils semblent avoir seuls le secret, nos journalistes investigateurs nous apprennent que depuis son accession au pouvoir, le chef de l’Etat a passĂ© « au total, 1645 jours » en dehors du Cameroun.

Mais omettent de faire la mĂȘme multiplication concernant les jours passĂ©s au Cameroun, pour que le public, avide d’informations, se fasse lui-mĂȘme son idĂ©e des proportions, Ă©tant entendu qu’aucun baromĂštre officiel ne fixe une norme en matiĂšre de sĂ©jour des chefs d’Etat Ă  travers le monde. Bref, laissons de cĂŽtĂ© la calculatrice, parce que, au fond, elle ne nous apprendra rien que nous ne sachions dĂ©jĂ .
​​Lorsque Paul Biya, prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun se dĂ©place pour l’étranger, en voyage officiel ou privĂ©, ses compatriotes en sont toujours largement informĂ©s par communiquĂ©s officiels de son cabinet ou par reportages et comptes rendus dans la presse. Il ne s’agit donc pas de dĂ©placements en catimini dans le but de villĂ©giature incontrĂŽlĂ©e comme tendent Ă  vouloir le dĂ©montrer ces fameuses « rĂ©vĂ©lations » Ă©crites curieusement en grande partie au conditionnel.

Ce qui donne une idĂ©e du degrĂ© de fiabilitĂ© de cette dĂ©marche. A la veille d’une Ă©lection prĂ©sidentielle cette annĂ©e, cette nouvelle couche remise par les contempteurs du chef de l’Etat aura-t-elle plus d’effet que les prĂ©cĂ©dentes ? On verra bien. Mais les Camerounais que ce document prĂ©sente comme « frustrĂ©s par les absences » rĂ©pĂ©tĂ©es du prĂ©sident de la RĂ©publique, ont appris Ă  minimiser ce genre de rapport, convaincus qu’il ne s’agit ni plus ni moins qu’une nouvelle tentative de distraction.

Parce que chaque Camerounais qui aspire au dĂ©veloppement de son pays est plutĂŽt affairĂ© Ă  son bureau, dans sa plantation ou derriĂšre son comptoir. Il est soucieux de ce qu’il va gagner Ă  la fin d’une dure journĂ©e de labeur, de ce qu’il doit apporter Ă  l’Etat. Alors compiler des journaux pour lui apprendre que « le prĂ©sident Paul Biya voyage presque toujours en compagnie de son Ă©pouse et de membres de son entourage », essayer par un procĂ©dĂ© assez flou d’évaluer ce que ce coĂ»te un de ces dĂ©placements, mĂ©rite sans doute un grand prix mondial du journalisme d’investigation ou le Nobel de mathĂ©matiques appliquĂ©es aux voyages prĂ©sidentiels. Mais personne n’est dupe.
​​ComitĂ© de normalisation de la FĂ©cafoot: Encore six mois

Priscille G. Moadougou

Les Ă©missaires de la Fifa l’ont rĂ©vĂ©lĂ© hier Ă  YaoundĂ© au cours d’un point de presse tout en reconnaissant que les statuts sont prĂȘts depuis un mois.

Aquelques heures de la fin du mandat du ComitĂ© de normalisation de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (Fecafoot), Veron Mosengo Omba, directeur du dĂ©veloppement des rĂ©gions Afrique et CaraĂŻbes Ă  la Fifa et Luc Nicola, manager Fifa des associations membres ont fait le dĂ©placement de YaoundĂ©. Hier soir, au cours d’une confĂ©rence de presse, Veron Mosengo Omba annonce la prorogation du mandat dudit comitĂ© jusqu’au 31 aoĂ»t 2018.

Une nouvelle pĂ©riode de six mois commence donc dĂšs demain. Dans sa dĂ©claration, l’émissaire de la Fifa confie : «Pour qu’un nouvel exĂ©cutif de la FĂ©cafoot soit Ă©lu, certains prĂ©alables doivent ĂȘtre respectĂ©s. Il y a d’abord l’audit fiduciaire, qui doit ĂȘtre fait. Ensuite, il y a la modification de la loi des sports et de l’éducation physique de 2011. On espĂšre que celle-ci sera adoptĂ©e Ă  la session de mars prochain».

Pour ce qui est de l’audit fiduciaire, un groupe de deux personnes est dĂ©jĂ  Ă  pied d’oeuvre Ă  la Fecafoot. Il s’appesantit sur la pĂ©riode 2013-2017. « Cet audit s’applique dans tous les contextes de comitĂ©s de normalisation, Ă  l’instar du Mali et du Koweit », a-t-il prĂ©cisĂ©. C’est certainement pour parler de cette modification de la loi que Veron Mosengo Omba, ses trois collaborateurs et le ComitĂ© de normalisation ont Ă©tĂ© reçus en audience dans la matinĂ©e par le ministre des Sports et de l’Education physique.

Une sĂ©ance de travail qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă  huis clos. Toujours est-il qu’au cours de son adresse, Veron Mosengo Omba a reconnue «le soutien du ministĂšre des Sports au comitĂ© de normalisation pour le redĂ©collage du football camerounais. » Le responsable de la Fifa a aussi rĂ©vĂ©lĂ© que «le projet de statuts a Ă©tĂ© relu et retouchĂ© Ă  la Fifa. Il est prĂȘt depuis un mois. Ce sont ces statuts qui doivent ĂȘtre validĂ©s en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale au Cameroun, dĂšs que ces prĂ©alables sont remplis.
​​Climat: ces pluies qui sùment la confusion

Marie Christine NGONO

De plus en plus abondantes en ce mois de fĂ©vrier, elles sont Ă  l’origine d’inondations qui entraĂźnent des consĂ©quences graves.

Les populations de YaoundĂ© ont Ă©tĂ© bien arrosĂ©es par une pluie diluvienne lundi. Une forte prĂ©cipitation qui s’est invitĂ©e sans crier gare en fin d’aprĂšs midi causant au passage des inondations notamment sur l’axe principal de l’avenue Kennedy, transformĂ© en une grande riviĂšre. Pendant plus de cinq heures, le centre ville et certains quartiers environnants ont connu la fureur des eaux.

Sur un lotissement du centre ville, un petit cours d’eau a rapidement grossi, avant de faire cĂ©der un mur, l’eau Ă  l’image d’un torrent a tout emportĂ© sur son passage balayant les terrasses et les rez-de-chaussĂ©e. Sur les lieux, de l’eau jusqu’aux cuisses, plusieurs commerçants ont dĂ» abandonner leur boutiques et certains automobilistes, leurs vĂ©hicules. EnfermĂ©e dans sa voiture, Alvine Eyamoh, a Ă©tĂ© prise au piĂšge par la montĂ©e des eaux jusqu’à un mĂštre de hauteur.

Elle a dĂ» trĂšs vite abandonner sa voiture pour s’abriter dans une boutique du coin. La pluie torrentielle n’a Ă©pargnĂ© aucune boutique se trouvant au rezde- chaussĂ©e des deux cĂŽtĂ©s de la route dans cet espace commercial. Hier matin, l’heure Ă©tait au grand mĂ©nage. Balai et serpilliĂšre Ă  la main, chacun y allait de son astuce pour se dĂ©barrasser de la boue et des dĂ©chets et rĂ©cupĂ©rer certaines marchandises.

« Tous les appareils Ă©lectro mĂ©nagers sont foutus. L’eau a envahi toute la boutique », se lamente un commerçant. « Chaque fois qu’il pleut, c’est l’inquiĂ©tude qui s’installe. Les maisons et les routes sont inondĂ©es. C’est la galĂšre ! », poursuit un commerçant. Certains automobilistes rencontrĂ©s hier matin ont pris d’assaut les garages afin de dĂ©panner leurs vĂ©hicules. « Tous les siĂšges et le moteur sont trempĂ©s », dĂ©plore Alamine S, un propriĂ©taire.

Ici tout le monde est unanime sur un point : « Le manque d’entretien des Ă©gouts et des caniveaux de cette zone est propice aux inondations depuis belle lurette. « Ça a toujours Ă©tĂ© comme ça Ă  l’Avenue Kennedy Ă  chaque fois qu’il pleut. On a cru que c’était le dĂ©luge », poursuit notre interlocuteur. Une situation qui touche aussi depuis quelques semaines certaines parties du pays, notamment dans la LĂ©kiĂ©, le Sud-Ouest et le Nord-Ouest.

OĂč les populations de ces zones ont vu les toitures de leurs habitations s’arracher par les pluies diluviennes. Ce retour tonitruant des pluies Ă©tonne surtout qu’elles sont censĂ©es commencer en mars. Leur intensitĂ© inquiĂšte les populations puisqu’elles s’accompagnent de nombreux dĂ©gĂąts matĂ©riels. Et du coup, les agriculteurs se posent des questions sur les semis car, la plupart n’a pas eu le temps de nettoyer leurs plantations. Un vrai dilemme surtout que la fin de ces averses est incertaine.
​​Production des passeports: la SĂ»retĂ© nationale rassure

Grégoire DJARMAILA

A la DGSN, l’on souligne que les allĂ©gations de pĂ©nurie de carnets de passeport sont totalement dĂ©nuĂ©es de tout fondement.

Les responsables de la Délégation générale à la Sûreté nationale étaient tout vent debout hier contre les allégations de certains médias faisant état de blocages dans la production des passeports ordinaires. Cette rumeur non fondée serait partie du fait que plusieurs demandeurs seraient en attente de leurs documents depuis deux à trois mois.

Une descente des reporters de CT hier dans les dĂ©dales du Centre de production des passeports logĂ©s au sous-sol de la Dgsn montre plusieurs centaines de cartons contenant les carnets de passeport, entreposĂ©s sur des Ă©tagĂšres. Le chef de centre, le commissaire de police principal Hermann Evina Zanga et son Ă©quipe s’affairent Ă  produire des milliers de passeport sollicitĂ©s par les dix commissariats Ă  l’émiimmigration du pays et les ambassades du Cameroun Ă  l’étranger.

Ici, c’est une vĂ©ritable fourmiliĂšre. Les Ă©quipes travaillent 7j/7, de lundi Ă  dimanche. La capacitĂ© de production excipĂ©e est de 8000 passeports par jour. D’oĂč vient donc cette allĂ©gation de pĂ©nurie de carnets de passeport ? Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Dgsn est formel : « il n’y a aucun blocage, ni dans la production des passeports, ni dans la production des Cni ». « Le stock de carnets de passeport peut couvrir une pĂ©riode d’un an » ajoute Dominique Baya.

Le Sg conclut que toute cette « pĂ©nurie » est le fait des arnaqueurs qui crĂ©ent cette situation pour monter les enchĂšres et escroquer les usagers. L’on apprend d’ailleurs qu’un des arnaqueurs surpris avec 14 passeports a Ă©tĂ© interpellĂ© et gardĂ© Ă  vue Ă  la direction de la Police judiciaire. MalgrĂ© toutes les dispositions prises par le Dgsn, Martin Mbarga Nguele pour verrouiller le systĂšme, les «apacheurs » se montrent rĂ©silients.

A chaque fois, ils mutent leurs modes opĂ©ratoires. L’arnaque se nourrit de l’indiscipline et surtout de l’impatience des usagers qui, pour la plupart, sont convaincus qu’il existe une procĂ©dure expresse d’obtention du passeport. «Tout le monde veut avoir son passeport Ă  l’immĂ©diat », reconnaĂźt Dominique Baya. Pourtant Ă  la Dgsn, l’on souligne qu’aprĂšs une semaine, l’on devrait retirer son passeport.

Un dĂ©lai qui s’avĂšre long pour certains usagers. Ces derniers passent donc Ă  la trappe des arnaqueurs et se font dĂ©lester d’importantes sommes d’argent. Malheureusement, ils bĂ©nĂ©ficient parfois de la complicitĂ© de certains agents de la Dgsn. L’embouteillage observĂ© au commissariat Ă  l’émi-immigration de YaoundĂ© est par ailleurs causĂ© par des demandeurs venus des autres rĂ©gions du pays.

Ils ont le sentiment qu’à YaoundĂ©, la procĂ©dure est moins longue. Or, souligne le Sg de la Dgsn, toutes les dix rĂ©gions sont traitĂ©es de maniĂšre Ă©quitable. Les demandes sont acheminĂ©es Ă  YaoundĂ© et les passeports produits sont renvoyĂ©s chaque semaine dans les dix commissariats. Il y a enfin parmi les usagers, ceux qui sont victimes du nouveau systĂšme d’identification.

DĂ©sormais, les donnĂ©es du passeport doivent concorder avec la base des donnĂ©es de la carte nationale d’identitĂ©. Or beaucoup de citoyens ont des informations erronĂ©es, voire contradictoires contenues dans leurs bases de donnĂ©es identitaires. Du coup, on ne peut dĂ©livrer le passeport Ă  ceux-lĂ . Au Centre national de production des titres identitaires, situĂ© en contrebas de l’Ecole nationale supĂ©rieure de police, les machines crachent 8000 Cni par jour.

Ici aussi, aucune pĂ©nurie n’est envisagĂ©e. Le stock d’imprimĂ©s de Cni peut couvrir jusqu’à six mois, rassure le Commissaire de police principal Albert Djella. Le nouveau systĂšme d’identification lancĂ© en aoĂ»t 2016, a dĂ©jĂ  produit plus de 1 700 000 cartes. Mais 400 000 cartes ayant des donnĂ©es erronĂ©es sont en souffrance. Le deuxiĂšme centre basĂ© Ă  Garoua dont le bĂątiment est dĂ©jĂ  construit et les machines installĂ©es, sera opĂ©rationnel sous peu, apprend-on.
Défense: 23 nouveaux responsables en poste

Alexandra TCHUILEU N.

Hier, le ministre Joseph Beti Assomo a installĂ© les responsables de l’administration centrale nommĂ©s par dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique le 21 fĂ©vrier dernier.

Ils ont une mission, impulser une nouvelle Ă©nergie au sein des forces de dĂ©fense. Les vingt-trois promus dans l’administration centrale de ce dĂ©partement ministĂ©riel, suite Ă  un dĂ©cret prĂ©sidentiel signĂ© le 21 fĂ©vrier dernier, ont Ă©tĂ© installĂ©s dans leurs nouvelles fonctions hier Ă  YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie Ă©tait prĂ©sidĂ©e par Joseph Beti Assomo, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, chargĂ© de la DĂ©fense.

Dans la salle des Actes de son dĂ©partement ministĂ©riel, le Mindef a rappelĂ© aux promus le contexte sĂ©curitaire actuel au Cameroun. Il est marquĂ© par quelques pĂ©rils qui pĂšsent sur le Cameroun, notamment les problĂšmes transfrontaliers Ă  l’Est et Ă  l’ExtrĂȘme-Nord, l’unitĂ© nationale mise Ă  mal avec la recrudescence des armes de petits calibres, les activitĂ©s de braconnage.

Aux contrĂŽleurs et inspecteurs gĂ©nĂ©raux des armĂ©es, aux trois conseillers techniques, au directeur des affaires administratives rĂ©glementaires, au directeur des ressources humaines et au directeur des sports, des activitĂ©s culturelles et artistiques, Joseph Beti Assomo a recommandĂ© d’apprĂ©hender l’étendue de leurs responsabilitĂ©s spĂ©cifiquement dans ce contexte.

Le Mindef a davantage insistĂ© sur les missions du directeur des ressources humaines, chargĂ©, entre autres, de gĂ©rer les recrutements et le suivi des carriĂšres. Il devra aussi veiller Ă  la numĂ©risation du fichier du personnel et assainir le processus de dĂ©signation des candidatures pour les stages afin d’éviter les pratiques peu orthodoxes.

Joseph Beti Assomo l’a instruit de faire des propositions pour le renouvellement des forces de dĂ©fense avec le nouveau dĂ©ploiement des rĂ©gions militaires. Le directeur des affaires rĂ©glementaires quant Ă  lui devra veiller Ă  assainir les actions des pupilles de la nation et Ă  rĂ©duire au maximum les dĂ©lais de paiement des droits Ă  pension.

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MTN Elite Two: Canon donne le ton

#Sports
Yannick ZANGA

Pour son premier match en deuxiÚme division, le Kpa-Kum a dominé Ngaoundéré University hier (3-1).

MĂȘme Ă  88 ans, le Canon de YaoundĂ© fait toujours courir. Assis sur une chaise ou sur ce qui en fait office, debout, sympathisants, du club se sont donnĂ© rendez-vous sur les hauteurs du centre technique de la Fecafoot.

Pour le peu qu’on puisse dire, cette premiĂšre sortie en Mtn Elite Two Ă©tait particuliĂšrement attendue. Trois banniĂšres rouges et vertes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es et une quatriĂšme en damier orne la rambarde situĂ©e prĂšs de la pelouse synthĂ©tique.

Pour ce Canon de YaoundĂ© new-look, le public s’est enthousiasmĂ© dĂšs les premiĂšres minutes, de l’ascendant pris sur les universitaires de l’Adamaoua.

Des marques d’encouragement qui se transforment parfois en des injonctions. En cas de possession, rĂ©sonnent des «Donne !», «vers l’avant petit !» Lorsque les «Mekok me ngonda» subissent une attaque, certains assurent la vigie. «Le retour !», «sans faute !», retentissent des gradins.

A la 36e minute, le premier pic de dĂ©cibels est atteint. Le Canon de YaoundĂ© bĂ©nĂ©ficie d’un pĂ©nalty logique, suite Ă  une faute de main d’un dĂ©fenseur adverse Ă  l’intĂ©rieur des 18 mĂštres. Brice Boheu se charge d’exĂ©cuter la sentence (1-0).

C’est sur les acclamations de leur public que les canonniers partiront Ă  la pause. PrĂšs d’un quart d’heure aprĂšs le dĂ©but du second acte, intervient le but du break.

Sur un long coup de pied du portier Michel Tassa, Edmond Sindjo hérite du ballon avant de tromper la vigilance de Donald Tompeen (2-0). Un inconditionnel du Canon se projette dans le temps : «On va remplacer Colombe en Elite one». Un deuxiÚme but immédiatement suivi par une baisse de régime des Rouge-et-Vert.

Une tendance Ă  la baisse qui sera sanctionnĂ©e par la rĂ©duction du score de NgaoundĂ©rĂ© University Fc, consĂ©cutive Ă  une frappe des 20 mĂštres de Nicolas Priso Priso (2-1). Maladroits devant les buts, les hommes de l’Adamaoua vont subir la vĂ©locitĂ© d’Edmond Sindjo.

A la 93e minute, l’attaquant est victime d’une irrĂ©gularitĂ© dans la surface de rĂ©paration. Sans trembler, il transforme le pĂ©nalty (3-1). Plus rien ne sera marquĂ©. Samedi prochain, l’adversaire aura pour nom Cosmos du Mbam.
CAN 2019: des responsables de Cfao chez le Minsep

#Sports
Priscille G. Moadougou

Le ministre Bidoung Mkpatt a reçu en audience les directeurs gĂ©nĂ©raux de la structure qui assure l’électricitĂ©, l’éclairage et les tĂ©lĂ©communications dans les stades.

Le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt a reçu en audience hier aprĂšs-midi des responsables de Cfao Technologies. Il s’agit prĂ©cisĂ©ment du Camerounais Richard Nouni, directeur gĂ©nĂ©ral de la division technologies et Ă©nergie du groupe et JoĂ«l Roux, directeur rĂ©gional et directeur gĂ©nĂ©ral de Cfao Cameroun.

Ils sont notamment revenus sur les missions confiĂ©es Ă  cette structure dans la construction et la rĂ©habilitation des infrastructures sportives de la Coupe d’Afrique des Nations 2016, Ă  YaoundĂ© et Limbe.

En effet, le groupe a assurĂ© l’installation des « courants forts et des courants faibles », qui relĂšvent du froid et de la climatisation. Elle a aussi gĂ©rĂ© l’électricitĂ©, l’éclairage et les tĂ©lĂ©communications au stade Ahmadou Ahidjo de YaoundĂ©.

Pour la Can 2019 Ă  venir, la structure est aussi concernĂ©e. Non seulement parce qu’il faut assurer la maintenance des Ă©difices acquis en novembre 2016, mais aussi pour les diverses installations dans les stades en construction. «Nous sommes venus dire au ministre des Sports que nous comptons respecter nos engagements.

Nous lui avons Ă©galement parlĂ© de nos prĂ©occupations relatives Ă  la Can 2019 en prĂ©paration. Nous restons ouverts pour la suite », dĂ©clare Richard Nouni, Ă  la fin de l’audience qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă  huis clos.

Dans les divers sites (YaoundĂ©, Douala, Bafoussam, Garoua, Buea, Limbe), les travaux de construction et de rĂ©habilitation avancent Ă  grands pas. Etant donnĂ© que Cfao Technologies intervient Ă  la fin de l’édification du gros Ɠuvre, ses responsables ont donc prĂ©fĂ©rĂ© anticiper sur leurs sollicitations.
Volley-ball: la saison a démarré

#Sports
Priscille G. Moadougou

Le premier regroupement dans les secteurs II et III a eu lieu le 24 février dernier à Yaoundé et Douala.

AprÚs le doublé réalisé la saison derniÚre, Forces armées et police (Fap) chez les messieurs et Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) chez les dames sont trÚs attendus cette année.

RĂ©ussiront-ils Ă  rĂ©aliser les mĂȘmes performances ? En cette rentrĂ©e Ă  la FĂ©dĂ©ration camerounaise de volley-ball, les rĂ©sultats de ces clubs feront l’objet d’une attention particuliĂšre. Le premier regroupement de cette discipline s’est dĂ©roulĂ© le 24 fĂ©vrier dernier.

Deux secteurs Ă©taient concernĂ©s par ce lancement de la saison sportive dans cette fĂ©dĂ©ration civile nationale. Le secteur II dont les affiches se sont dĂ©roulĂ©es au terrain de la CitĂ© universitaire. Les rencontres du secteur III se sont disputĂ©es Ă  l’école publique d’Akwa Ă  Douala.

A YaoundĂ©, quatre clubs Ă©taient concernĂ©s par ce premier regroupement chez les seniors messieurs pour autant de matches. GrĂące Ă  ses deux victoires en messieurs, Fap occupe la premiĂšre place au classement Ă  l’issue du premier groupement du secteur II, avec cinq points.

Le club a dominé Cameroun Sports Volley-ball (CSV) par 3 sets à 2 et Club Efoulan Vb par 3 sets à 0. Il est suivi par CSV, qui pointe à la deuxiÚme place avec quatre points.

A Douala, les deux catĂ©gories ont jouĂ© Ă  l’école publique d’Akwa. Chez les messieurs, Port de Douala, Dauphine, OxygĂšne, Mountain Starts et Bafia Vb ont jouĂ© les cinq rencontres au programme. A l’issue de celles-ci, Port de Douala et Bafia Vb Evolution occupent la premiĂšre place avec six points chacun.

Chez les dames, trois clubs étaient engagés, à savoir Bafia Vb Evolution, Nyong et Kelle Volley-ball et Mountains Starts. Au classement provisoire, Bafia Vb est leader avec cinq points pour ses victoires devant Mountain Starts (3 sets à 0) et Nyong et Kele (3 sets à 2).

Suivi de Nyong et Kelle qui en compte quatre. Alors que Mountain Starts ferme le classement avec zéro point.
Tkc handball dames : tour de chauffe avant la compet’

#Sports
Yannick ZANGA

En attendant le dĂ©but prochain du championnat, le dĂ©tenteur de la coupe du Cameroun s’ajuste avec l’objectif de foudroyer tous ses principaux rivaux sur la scĂšne nationale.

Droite-gauche. Gauche-droite. En fin d’aprĂšs-midi, vendredi dernier, en attendant d’investir le terrain d’entraĂźnement sis Ă  l’intĂ©rieur du lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc, Samuel Manock supervise les entraĂźnements du Thunder, l’équipe junior et antichambre du Tkc handball dames.

Pendant ce temps, les 21 handballeuses formant l’effectif provisoire de l’équipe premiĂšre sont astreintes Ă  trois tours du complexe sportif de l’établissement scolaire.

AprĂšs ces tours de chauffe, place aux exercices de coordination et Ă  l’activitĂ© verbale du coach principal des vainqueurs de la coupe du Cameroun 2017 de handball fĂ©minin. « Ndjengue ! Tu bavardes avec ceux qui sont dehors ? », « Dibone, elle est oĂč ? », fulmine-t-il.

Son autoritĂ© est davantage affirmĂ©e face Ă  des cas avĂ©rĂ©s de dĂ©sinvolture durant les rĂ©pĂ©titions des phases d’attaque initiĂ©es depuis la dĂ©fense. «Ça ce n’est pas le rythme ! Plus vite ! Allez ! », crie-t-il.

À la tombĂ©e de la nuit, les lampadaires Ă©clairent l’aire de jeu pour l’opposition entre deux Ă©quipes constituĂ©es Ă  cet effet. C’est le moment choisi par Albert Roger Milla, prĂ©sident du Tkc handball dames, pour faire son apparition et s’installer sur un banc prĂšs de la zone de remplacement. Attentif, il scrute attentivement la partie.

Non sans exprimer son avis en cas de bĂ©mol dans le jeu dĂ©veloppĂ© par ses joueuses. « Liliane ! Tu as une situation de tir », s’est-il exclamĂ©. AprĂšs une heure de jeu et un dernier briefing avec l’encadrement technique, il prendra congĂ© de ses amazones.

Depuis la reprise des entraĂźnements le 5 fĂ©vrier dernier, il est globalement question de prĂ©parer le corps des 21 joueuses de l’effectif provisoire Ă  l’effort. Un programme qui s’étale jusqu’à la deuxiĂšme semaine de prĂ©paration et qui combine un travail d’amĂ©lioration de la technique des joueuses. «L’administration a tout fait pour que l’équipe reprenne les entraĂźnements.

Tous les problĂšmes administratifs ont Ă©tĂ© gĂ©rĂ©s. Tout ce qui reste, c’est que les anciennes joueuses rejoignent les troupes», nous a renseignĂ© Samuel Manock. Pour l’heure, le club enregistre l’arrivĂ©e de quatre joueuses provenant du YaoundĂ© university club (Yuc) et six joueuses issues de la rĂ©serve.

Un groupe encore orphelin des internationales Yuoh Yvette (permissionnaire) et Genny Mvengou (sans nouvelle).

Pour Louisette Ngue et Christelle Kemogne, la situation est autre. Bien que leurs dĂ©parts ne soient pas administrativement actĂ©s, elles ont exprimĂ© leur dĂ©sir d’ailleurs. Notamment du cĂŽtĂ© de Fap handball dames.

En attendant l’intense travail d’endurance prĂ©vu pour la troisiĂšme semaine, il sera question de diminuer la surcharge pondĂ©rale de certaines joueuses. Des lourdeurs qui devront disparaĂźtre tandis que la quĂȘte de cohĂ©sion va s’intensifier entre les bleues et les anciennes.