Cameroon Tribune
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Leadership féminin: Les Africaines veulent plus de place

Catherine Samba Panza honorĂ©e Ă  YaoundĂ© hier Ă  l’occasion de l’ouverture de la confĂ©rence mondiale sur le leadership fĂ©minin, placĂ©e sous le trĂšs haut patronage du chef de l’Etat. Une charge Ă©motive bien perceptible hier dans la voix de Justine Diffo Tchunkam, coordonnatrice de More Women in Politics au moment d’annoncer que la deuxiĂšme confĂ©rence mondiale sur le leadership fĂ©minin honorait une grande figure: Catherine Samba-Panza. Le succĂšs de cette dame Ă  la tĂȘte de la transition dĂ©mocratique en RĂ©publique centrafricaine (RCA) Ă©tait ainsi cĂ©lĂ©brĂ©. Le standing ovation du public approuvait cet hommage. Pour souligner l’ardeur du travail abattu par Catherine Samba-Panza, Lucile Blay-Eureka Mazangue, ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire en RCA a mis l’accent sur la cruautĂ© de la guerre au moment oĂč la prĂ©sidente de la Transition accĂ©dait Ă  la magistrature suprĂȘme. « Aucune partie du pays n’a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©e
Le pays Ă©tait coupĂ© et la communication difficile Ă  rĂ©tablir entre les forces en prĂ©sence. Mais le gĂ©nie de la femme, Ă  travers les activitĂ©s de mĂ©diation, de nĂ©gociation, de facilitation, de cohĂ©sion sociale et du vivre-ensemble ont pu calmer les esprits et rĂ©tablir le dialogue », a-t-elle soulignĂ©.
Les orateurs qui se sont succĂ©dĂ© ont reconnu, Ă  travers l’exemple de Catherine Samba-Panza que la femme est porteuse de vie et garante de la paix. LĂ  oĂč les canons tonnaient, elle a pu faire triompher le dialogue. Elle a proposĂ© le dĂ©bat plutĂŽt que le combat, l’unitĂ© Ă  la place de la division. En RCA, la rĂ©ussite de la transition politique Ă©tale au grand jour, toutes les potentialitĂ©s de la femme.
Et c’est tout l’enjeu de cette deuxiĂšme confĂ©rence mondiale. Le plaidoyer visait davantage Ă  mettre Ă  profit l’intelligence et le savoir-faire de la femme dans tous les secteurs d’activitĂ©, mĂȘme la gestion des grands conflits. Ce ne serait pas une faveur, mais une justice, car « la femme est l’ĂȘtre exceptionnel qui porte le monde » a admis Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures, qui a ouvert les travaux placĂ©s sous le trĂšs haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique.
L’aĂ©ropage des personnalitĂ©s prĂ©sentes au palais des CongrĂšs hier est, sans doute, une mesure de l’adhĂ©sion Ă  la valorisation des compĂ©tences fĂ©minines. Pas moins de sept membres du gouvernement. Le plaidoyer allait dans le sens d’accorder plus de chance Ă  la femme, de mettre en place une stratĂ©gie pour son autonomisation, de reconstruire les mentalitĂ©s et de briser les clichĂ©s qui confinent la femme au second rĂŽle, afin de traduire dans la pratique, les volontĂ©s politiques exprimĂ©es. Et pourtant, les dĂ©cisions qui se prennent le jour par les hommes sont celles qui sont soufflĂ©es la nuit par les Ă©pouses, a rappellĂ© Jean Mvodo, avocat. Elles sont donc les forces vives sans lesquelles, aucun dĂ©veloppement ne peut se consolider.
Il est prĂ©vu, au cours des travaux, le vernissage de 40 symboles du leadership fĂ©minin en Afrique. Une Ă©valuation Ă  mi-parcours de la dĂ©cennie de la femme africaine de l’Union africaine sera faite ainsi qu’une proposition de financement de l’entreprenariat fĂ©minin.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94780:leadership-feminin-les-africaines-veulent-plus-de-place&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
TĂ©lĂ©communications: L’ùre de la modernitĂ©

Dans une cĂ©lĂšbre publicitĂ© de « Smartphone », un fabricant a Ă©numĂ©rĂ© un certain nombre de situations de la vie courante, Ă©dictant Ă  chaque fois en anaphore que, « pour ça aussi, il y a une application ». Le boulot, les affaires, la paperasserie administrative, les loisirs, les relations intimes, les factures, l’évolution de la technologie permet aujourd’hui, de « vivre » dans et avec son tĂ©lĂ©phone portable. Le prĂ©dicat de base de la rĂ©volution des tĂ©lĂ©communications, basĂ© sur l’idĂ©e de la mobilitĂ© et du partage d’informations a, en effet, Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© Ă  l’extrĂȘme, Ă  mesure que l’usage des terminaux s’enracinait de maniĂšre exponentielle dans le quotidien d’un public Ă  large spectre (jeunes comme vieux, urbains comme ruraux). Le Cameroun s’est laissĂ© porter par le mouvement. Alors que se structure et se densifie l’émergence d’une classe moyenne, elle-mĂȘme Ă©cho d’une dynamique Ă©conomique solide, les « nouveaux usages » des tĂ©lĂ©communications ont rapidement trouvĂ© un terreau fertile. Les jeunes chefs d’entreprise y gĂšrent plannings et relations professionnelles. Les Ă©tudiants ont, en permanence, accĂšs Ă  la bibliothĂšque numĂ©rique qu’est Internet pour leurs recherches. Les mĂ©dias collectent autant qu’ils diffusent. Et Ă  l’heure du « tout le monde ami de tout le monde », dans une sociĂ©tĂ© africaine oĂč le contact est l’une des vertus les mieux partagĂ©es, les rĂ©seaux sociaux continuent leur extension virale, jusqu’aux contrĂ©es les plus insoupçonnĂ©es. A nous la fibre optique, la 3 puis la 4G, les tĂ©lĂ©phones « full option », tablettes et PC derniĂšre gĂ©nĂ©ration, autant de sĂ©sames qui ouvrent la porte de la caverne d’Ali Baba du digital.
Les opĂ©rateurs du secteur, qui ne sont pas dupes, ont vite compris que cette poule du numĂ©rique a encore bien des Ɠufs d’or en rĂ©serve. SurenchĂšre de produits et d’innovations, communication agressive, cacophonie sur les prix, ça gicle au pays des tĂ©lĂ©communications ! TĂ©lĂ©phones, modems-clĂ©s, Internet et tous les produits induits rivalisent d’effets d’annonce pour prĂ©senter les offres les plus attractives. La vĂ©hĂ©mence des entreprises concurrentes entre elles, n’empĂȘche : il y a du profit pour tout le monde, dans ce secteur qui arrive presque Ă  concurrencer la biĂšre, dans le registre de notre meilleure compagne du quotidien. Certes, le consommateur aura parfois le sentiment d’ĂȘtre flouĂ© lorsque malgrĂ© sa connexion « 4G », il lui faut une demi-heure pour visionner trois minutes de vidĂ©o, ou que son crĂ©dit de communication s’est mystĂ©rieusement Ă©vaporĂ© au motif de tĂ©lĂ©chargements jamais lancĂ©s. Mais dans le fond, ces hic ne remettent pas en cause l’intĂ©rĂȘt de tout un chacun Ă  ĂȘtre « in », Ă  ĂȘtre « Android ».
Pour autant, la fresque est loin d’ĂȘtre complĂšte. Et ce marchĂ© en constante expansion garde des marges de progression. L’administration, par exemple, si elle compte de nombreux convertis dans ses rangs, a conservĂ© un logiciel analogique. Un mouvement est certes amorcĂ©, avec des rĂ©formes de dĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures dans les douanes, les marchĂ©s publics et derniĂšrement les impĂŽts. Mais, avec des dispositifs encore trop embryonnaires pour en faire une vĂ©ritable administration 2.0. Et mĂȘme dans le secteur libĂ©ral, trop de domaines exploitent peu ou pas, les possibilitĂ©s offertes par les tĂ©lĂ©communications modernes. Des petits producteurs agricoles aux « bayam-sellam », en passant par nos artisans, des gains de productivitĂ© et des facilitĂ©s d’écoulement des produits sont rĂ©alisables. Pas facile, il est vrai, de toujours s’y retrouver dans un secteur aussi foisonnant. D’oĂč, ces quelques clĂ©s que CT tente de mettre en lumiĂšre. Entre produits, acteurs, opportunitĂ©s et marchĂ©, suivez donc le guide!
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94783:-telecommunications-lere-de-la-modernite&catid=3:dossier-de-la-redaction#contenu
Indépendance la justice: Le plaidoyer des avocats à Douala

A la faveur de ce regroupement, les hommes en robes noires se pencheront sur les problĂšmes que connaĂźt la profession. Hasard de calendrier peut-ĂȘtre. Mais la capitale Ă©conomique accueille l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ordre des avocats au barreau du Cameroun aprĂšs une sortie forte du premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme sur les erreurs judiciaires et leurs ravages sur les citoyens. L’écho de l’audience solennelle de rentrĂ©e de la haute juridiction retentira encore demain Ă  Douala. A la faveur de ce regroupement. Les hommes en robes noires diront certainement quelque chose sur l’indĂ©pendance de la justice, le comportement des avocats vis-Ă -vis des clients, le dilatoire
 bref toutes ces choses qui entretiennent polĂ©miques, suspicion et incomprĂ©hension entre les acteurs du systĂšme judiciaire. Le premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme et le procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite cour, ont respectivement interpellĂ© les avocats, accusĂ©s de produire Ă  une vitesse de tortue, des documents. ConsĂ©quences d’une telle dĂ©marche : renvois des procĂšs et mĂ©fiance des justiciables vis-Ă -vis de la justice. Le prĂ©sident de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, Nico Halle, aura certainement une position sur cette problĂ©matique d’indĂ©pendance de la justice. Ses positions sur la lutte contre la corruption et une justice Ă©quitable sont connues. A la suite du premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme, il est Ă©vident que son allocution abordera la part de responsabilitĂ© des avocats camerounais, en tant que partie prenante du systĂšme judiciaire, sur les erreurs judiciaires sans oublier leur comportement vis-Ă -vis des clients.
En prĂ©lude Ă  ce regroupement, la mobilisation est grande en ce moment Ă  Douala pour la rĂ©ussite de cette AG qui verra la participation d’un reprĂ©sentant de la chancellerie. Mais on sait aussi que depuis l’élection du bĂątonnier de l’ordre en fĂ©vrier 2015, c’est la premiĂšre fois que l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale se rĂ©unit. L’ordre des avocats au barreau du Cameroun, c’est Ă  ce jour prĂšs de 4000 membres. Pour ce qui est de son organisation, les organes de fonctionnement de l’ordre sont : l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, son prĂ©sident, le conseil de l’ordre, le bĂątonnier de l’ordre, le secrĂ©taire de l’ordre et le trĂ©sorier de l’ordre. Dans un contexte marquĂ© par la lutte contre la corruption, la lutte contre le terrorisme et le dĂ©veloppement des projets structurants, le Cameroun a besoin d’une justice qui protĂšge les droits de l’homme, les investissements de ceux qui lui font confiance et surtout la loi. Dans cette option, la part qui revient aux avocats est importante en leur qualitĂ© d’auxiliaires de justice. C’est pour ce que l’accent est mis depuis un certain temps sur la formation. En ce moment, 1500 avocats stagiaires sont formĂ©s par le barreau. A leur sortie, ils doivent travailler dans un environnement qui devra leur Ă©viter de succomber Ă  la tentation. Tout doit ĂȘtre fait en tout cas pour que les jeunes avocats ne soient pas des vecteurs de corruption. L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de de Douala permettra Ă  ces professionnels de parler de ces questions sans fioritures pour que les Camerounais aient Ă  leur disposition, des avocats qui les aident, avec les armes du droit, Ă  combattre la corruption et toute forme de dĂ©cadence morale.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94781:independance-la-justice-le-plaidoyer-des-avocats-a-douala&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Ban Ki-moon Comforts Displaced DRC People

The UN Secretary’s concern during his visit to the country is improving on the humanitarian situation of vulnerable people.

The Secretary General of the United Nations Organisation (UNO), Ban Ki-moon during his visit to the Democratic Republic of Congo (DRC) discussed with President Joseph Kabila, senior government officials and comforted internally displaced people in North Kivu.
On the first day of the three-day visit that ends today, February 25, 2016, Ban Ki-moon during the trip to the camp of the Internally Displaced Persons (IDPs) in Mungote, North Kivu in the eastern part of the country said, “We have to give hope to young people. Particularly, we have to do much more to bring all these children back to school; we have to do much more to protect human dignity and human rights of women and girls to save them, to protect them from sexual violence,” the UN News Centre quoted.
Speaking on the occasion, he promised that, “As Secretary-General, I will do my best efforts, working together with the United Nations Member States,” to resolve such humanitarian issues as the refugee and migrant crisis and ensure the human dignity for all. He assured that the Internally Displaced Persons camps in the area will not be closed following reports that the authorities want to close the camps for apparent lack of resources.
Ban Ki-moon said, the UN will work together with the local and central Governments, justifying that, “It is important to provide life-saving assistance to those people who need daily humanitarian assistance.” He said the United Nations Organisation Stabilisation Mission in the Democratic Republic of Congo (MONUSCO), the Armed Forces of the Democratic Republic of Congo and the national police are working very closely. “The protection of civilians is the number one priority for UN peacekeepers,” he said.
Ban Ki-moon leaves the DR Congo capital, Kinshasa today for South Sudan where he is expected to meet with President Salva Kiir and visit a Protection of Civilians site run by the UN mission. To end the tour which he started in Burundi, the UN Secretary General will convene the first-ever World Humanitarian Summit in Istanbul, Turkey in May and a summit on global migration and refugees in September. Justifying the summits, he said, “We need support from the Member States as the UN cannot do it alone. No country can resolve all these issues alone.”
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94776:ban-ki-moon-comforts-displaced-drc-people&catid=39:politique&Itemid=5#contenu
Douala: Businessmen, Bike Riders, Others Battle With Dust

The horrible dust emanates from ongoing road rehabilitation on the highway in Bonaberi, Douala.

Businessmen, pedestrians, bike riders, petty traders, school children and inhabitants along the main highway in Bonaberi, Douala, daily gulp a good amount of dust from the ongoing rehabilitation work. Homes and businesses on the stretch from the Douala IV Council, passing through Ndobo to Bekoko, were recently flattened by Douala City Council bulldozers in order to widen the road following the new urban plan drawn up in 2015.
Inhabitants and users of the stretch who praised the authorities’ initiative to widen the road are however complaining of the horrible dust raised as a result of the work. Apart from painting their merchandise brown and rendering them unattractive to prospective buyers, it also plays down on their health as some of them catch cold, cough and catarrh, while others develop red and foaming eyes.
Mical Nguenamg, a petty trader near ‘ForĂȘt Bar’ located along the stretch, said she endures the dust in order to make ends meet in her family, especially as she is a single parent. Bikeck Jean, a bike rider who braves the stretch several times daily, said the work is good but disorganised. He regretted that they carry out the work in patches instead of going progressively.
However, the company carrying out rehabilitation work on the road has engaged in reducing the effects of the dust by watering the portion they work on. Though not frequently, it calms down the dust at least for an hour each time they pour water on the road. Bike riders, businessmen and other road users have however devised preventive measures that might spare them from any airborne disease. Bike riders most especially use nose masks and sunglasses while others use balms. Some tie their hair and put on dark dresses in order to look ‘neat’.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94775:douala-businessmen-bike-riders-others-battle-with-dust&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
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Une délégation militaire turque annoncée à Yaoundé

Une dĂ©lĂ©gation turque visitera YaoundĂ© du 29 fĂ©vrier au 02 mars 2016, Ă  l’occasion de la deuxiĂšme rĂ©union du ComitĂ© de CoopĂ©ration sur l’Industrie de DĂ©fense entre la Turquie et le Cameroun.

Selon un communiqué publié par l'ambassade de Turquie à Yaoundé, la délégation turque, attendue lundi prochain, sera conduite par le sous-secrétaire adjoint du ministÚre de la Défense, le major-général Saban Umut et comprendra des représentants d'entreprises privées opérant dans le secteur de la défense.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94785:une-delegation-militaire-turque-annoncee-a-yaounde&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Cameroon Tribune du vendredi, 26 février 2016.
Les Nations-unies satisfaites de la gestion des réfugiés

Le Haut commissaire adjoint des Nations-unies chargé de la protection des réfugiés, Volker Turk, a exprimé sa gratitude aux autorités camerounaises lors de sa visite au camp de Minawao, mercredi dernier.
« Je remercie sincĂšrement les autoritĂ©s camerounaises pour tous les efforts qu’elles dĂ©ploient dans l’encadrement des refugiĂ©s. Toute ma reconnaissance Ă  toutes les organisations humanitaires prĂ©sentes dans ce camp». Cette dĂ©claration est de Volker Turk, Haut commissaire adjoint des Nations-unies chargĂ© de la protection des refugiĂ©s. C’était le mercredi 24 fĂ©vrier 2016 au terme d’une visite de travail au camp des refugiĂ©s de Minawao dans le dĂ©partement du Mayo-Tsanaga. Le diplomate onusien Ă©tait Ă  la tĂȘte d’une forte dĂ©lĂ©gation oĂč l’on avait entre autres, Valentin Tapsoba, directeur du bureau Afrique du HCR basĂ© Ă  GenĂšve, la reprĂ©sentante rĂ©gionale du HCR basĂ©e Ă  Dakar, le reprĂ©sentant national du HCR au Cameroun, sans oublier les autoritĂ©s administratives de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord conduites par le gouverneur Midjiyawa Bakari.
Une visite guidĂ©e qui a permis au diplomate onusien d’apprĂ©cier les efforts que le Cameroun et les organisations humanitaires dĂ©ploient au quotidien dans l’encadrement de prĂšs de 60 000 NigĂ©rians qui peuplent le camp de Minawao et de mĂȘme que les dispositions prises par les diverses parties prenantes en vue d’asseoir les meilleures conditions de vie des refugiĂ©s. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’il a inaugurĂ© le centre de formation professionnelle conçu et rĂ©alisĂ© par le HCR et dont les travaux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s par l’ONG ‘’Plan international’’. Il s’agit-lĂ  d’une structure d’encadrement en couture, en menuiserie, en maçonnerie et en Ă©levage. Dans la mĂȘme veine, Volker Turk a remis des actes de naissance Ă  plus d’une centaine d’enfants nĂ©s ces derniers mois dans le camp de Minawao ; des actes Ă©tablis avec l’appui du HCR. La sĂ©ance de travail qu’il a eue avec les reprĂ©sentants des refugiĂ©s lui a permis de savoir que si beaucoup a Ă©tĂ© fait, il n’en demeure pas moins vrai qu’il ya encore du grain Ă  moudre. Volker Turk a rassurĂ© les refugiĂ©s sur le fait que la CommunautĂ© internationale est en train de se dĂ©ployer pour le retour de la paix au Nigeria que tout le monde attend.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94786:gestion-des-refugies-le-satisfecit-des-nations-unies&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
2 blessĂ©s dans l’explosion d’une grenade

Deux jeunes hommes ont Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ©s hier, 25 fĂ©vrier, suite Ă  la dĂ©tonation d’un engin explosif survenue hier vers 13h 30 au quartier Brazzaville (Douala 3e), non loin du lieu dit Carrefour Merlin. Selon des informations obtenues auprĂšs du commissariat du 8e arrondissement, les deux individus, les nommĂ©s Milla Sidi, vigile, et Yaya Bouba AndrĂ©, moto-taximan, Ă©taient en possession d’une grenade Ă  eux remise (pour des raisons non Ă©lucidĂ©es) par un militaire en service Ă  Douala. C’était « une
explosion assez sĂ©rieuse », explique notre source, qui ajoute que le premier nommĂ© avait « le crĂąne presque ouvert », et que le second a vu son poignet droit arrachĂ©. « Ses doigts gisaient au sol », prĂ©cise-t-il. Les deux victimes ont Ă©tĂ© conduites dans un premier temps Ă  l’hĂŽpital de Tergal, puis, par la suite, Ă  l’hĂŽpital de la Garnison
militaire Ă  Bonanjo.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94790:2-blesses-dans-lexplosion-dune-grenade&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
Philemon Yang prescrit la performance aux entreprises publiques

Le communiqué rendu public à l'issue du Conseil de cabinet présidé hier à l'immeuble Etoile par Philemon Yang
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Philemon YANG a présidé un Conseil de Cabinet ce jeudi 25 février 2016, à partir de 9H dans ses Services.
Y prenaient part le Vice Premier Ministre, les Ministres d’Etat, les Ministres, les Ministres DĂ©lĂ©guĂ©s ainsi que les SecrĂ©taires d’Etat.
La gestion des établissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic était au centre des travaux. Deux exposés ont été présentés à cet effet :
1. le premier, relatif Ă  «la performance dans la gestion des Ă©tablissements publics administratifs, des sociĂ©tĂ©s Ă  capital public et des sociĂ©tĂ©s d’économie mixte», par le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Ministre des Finances ;
2. le second, portant sur « le bilan de la mise en oeuvre des contrats plans signĂ©s entre l’Etat, les Ă©tablissements publics administratifs, les sociĂ©tĂ©s Ă  capital public et les sociĂ©tĂ©s d’économie mixte », par le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du Territoire.
Le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Ministre des Finances a relevĂ© que le portefeuille des entreprises et Ă©tablissements publics est constituĂ© de 127 organismes, dont 86 Ă©tablissements publics administratifs, 24 sociĂ©tĂ©s Ă  capital public et 17 sociĂ©tĂ©s d’économie mixte.
AprĂšs avoir rappelĂ© le cadre juridique et institutionnel de l’exercice des activitĂ©s de ces Ă©tablissements et entreprises, le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© s’est appesanti sur la situation de l’endettement. A cet effet, il a fait connaitre que les crĂ©ances de ces organismes comprennent des dettes avalisĂ©es ou rĂ©trocĂ©dĂ©es par l’Etat, ainsi que d’autres dettes commerciales et salariales.
Il a ensuite indiquĂ© que l’accroissement de cet endettement pourrait Ă  moyen terme constituer un risque pour le budget de l’Etat. En vue de minimiser ce risque, le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© prĂ©conise, outre le respect de la discipline budgĂ©taire, la maĂźtrise des charges d’exploitation, la mise en place d’outils de pilotage divers ainsi que l’amĂ©lioration de la gouvernance et l’usage d’instruments modernes d’évaluation de la performance comme la notation financiĂšre.
Par ailleurs, en vue d’une plus grande efficience, les entreprises devraient recourir de moins en moins aux subventions provenant du budget de l’Etat et Ă©largir leurs outils de financement en s’orientant vers les formules nouvelles comme les prĂȘts non souverains des partenaires au dĂ©veloppement ou des banques privĂ©es.
Au terme de cette prĂ©sentation, le Premier Ministre a demandĂ© au Ministre des Finances de parachever la mise en conformitĂ© de la loi n°99/016 du 22 dĂ©cembre 1999 portant statut gĂ©nĂ©ral des Ă©tablissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic avec le droit supranational et de parfaire le SystĂšme InformatisĂ© de Suivi des Entreprises Publiques (SISEP), en vue de son extension Ă  l’ensemble des organismes parapublics du portefeuille de l’Etat.
3
Les travaux du Conseil se sont poursuivis avec l’exposĂ© du Ministre DĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du Territoire du« bilan de la mise en oeuvre des contrats plans signĂ©s entre l’Etat, les Ă©tablissements publics administratifs, les sociĂ©tĂ©s Ă  capital public et les sociĂ©tĂ©s d’économie mixte ». D’entrĂ©e de jeu, il a situĂ© les contrats plans dans la lignĂ©e des contrats de performance et des contrats d’objectif minimum.
Il a ensuite relevĂ© qu’à date, 34 contrats plans ont Ă©tĂ© signĂ©s, dont 22 en 2013, 10 en 2015 et 02 en 2016. Sur le plan financier, entre 2013 et 2015, le chapitre du budget de l’Etat consacrĂ© aux rĂ©habilitations a permis de mobiliser 57,4 milliards francs CFA au profit des Ă©tablissements publics et entreprises bĂ©nĂ©ficiaires. Les ministĂšres de tutelle desdites entreprises ont, quant Ă  eux, fourni 19,4 milliards francs CFA.
Le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© a par ailleurs prĂ©sentĂ© les difficultĂ©s qui entravent la mise en oeuvre efficace desdits contrats. L’insuffisante maturation des projets, les lenteurs dans les procĂ©dures de passation des marchĂ©s et les difficultĂ©s Ă  conduire des transactions avec des fournisseurs Ă  l’étranger, sont autant de facteurs qui expliquent que le taux rĂ©alisation financiĂšre des contrats plans atteint difficilement 50%.
Le Ministre DĂ©lĂ©guĂ© a enfin indiquĂ© que le contrat plan est un instrument temporaire de relance des activitĂ©s d’une entreprise, dont l’utilisation ne saurait ĂȘtre pĂ©rennisĂ©e au dĂ©triment d’une stratĂ©gie clairement dĂ©finie.
AprĂšs avoir pris acte de ce rapport, le Chef du Gouvernement a demandĂ© au Ministre chargĂ© de l’économie, en liaison avec le Ministre des Finances, de proposer, dans les meilleurs dĂ©lais, les mesures correctives susceptibles d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© des contrats plans, dĂšs l’exercice budgĂ©taire 2016. Il leur a en outre prescrit de veiller au strict respect de la directive du PrĂ©sident de la RĂ©publique interdisant la mobilisation des crĂ©dits de rĂ©habilitation du chapitre 93, au profit des entitĂ©s autres que les Ă©tablissements publics administratifs, les sociĂ©tĂ©s Ă  capital public et les sociĂ©tĂ©s d’économie mixte. Le Premier Ministre a enfin instruit la rationalisation de l’allocation des ressources budgĂ©taires issues des chapitres dĂ©diĂ©s aux participations et contributions et les fonds de rĂ©habilitation du chapitre 93 du budget de l’Etat.
Le Conseil s’est achevĂ© Ă  11H./-

Yaoundé, le 25 février 2016

LE SECRETAIRE GENERAL
DES SERVICES DU PREMIER MINISTRE,
Séraphin Magloire FOUDA
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Pourquoi la retraite fait toujours peur

Jean Daniel E., en poste dans un ministĂšre de la place, n’a plus que dix mois Ă  travailler, avant d’ĂȘtre admis Ă  faire valoir ses droits Ă  la retraite. Plus l’échĂ©ance se rapproche, plus l’homme qui, se plaint pourtant d’ĂȘtre trĂšs fatiguĂ© et a du mal Ă  se lever promptement tous les matins, devient nerveux. Mine serrĂ©e, humeur maussade, insomniaque, le pĂšre traĂźne mĂ©lancolie et propos sarcastiques Ă  longueur de journĂ©e, mettant son monde mal Jean Daniel E. Il aura fallu un questionnement serrĂ© de sa progĂ©niture pour qu’une cause soit trouvĂ©e Ă  ces changements de caractĂšre. « Je vais Ă  la retraite dans quelques mois et personne ne se demande ce que je vais devenir. Comment est-ce que je vais vivre ? A quoi vais-je occuper mes journĂ©es et comment meubler tout ce temps : je suis encore solide ? Je n’ai rien au village, en dehors de la cuisine de votre mĂšre. Je suis inquiet », avouera le chef de famille en dĂ©tresse.
La retraite, Ă©vĂ©nement tout Ă  fait normal dans une carriĂšre professionnelle, ne devrait plonger personne dans un tel Ă©tat. Pourtant, il apparaĂźt Ă  la pratique que nombre de travailleurs, du public comme du privĂ©, sont angoissĂ©s par cette perspective. En juin 2009 dĂ©jĂ , le Premier ministre, chef du gouvernement, avait instruit les ministĂšres utilisateurs d’enclencher les procĂ©dures de dĂ©part, les automatisant. Sans grand succĂšs. Aujourd’hui, malgrĂ© les efforts des pouvoirs publics pour leur faciliter l’existence, Ă  ce passage, des employĂ©s de tous les rangs tardent Ă  faire leurs cartons. Ces seniors occupent toujours des postes stratĂ©giques et s’accrochent Ă  leurs privilĂšges, comme Ă  une bouĂ©e de sauvetage. Et mĂȘme si leurs salaires ne sont plus versĂ©s dĂšs l’ñge lĂ©gal atteint, ils ont accĂšs Ă  des budgets qui leur servent aussi Ă  subvenir Ă  leurs besoins personnels. « C’est sur le budget de notre division que mon directeur a construit sa maison au village. Pendant les deux derniĂšres annĂ©es qu’il a prolongĂ©es Ă  son poste, nous n’avons exĂ©cutĂ© aucune activitĂ© prĂ©vue dans le programme de notre ministĂšre », confie un cadre dans un ministĂšre de la place.
La loi prĂ©voit que les fonctionnaires et agents de l’État, selon leur catĂ©gorie, partent Ă  la retraite Ă  50, 55 ou 65 ans (pour les universitaires, par exemple). Les raisons ne manquent cependant pas aux concernĂ©s pour continuer de rester aux affaires. Elles vont de la relĂšve qui n’est pas assurĂ©e Ă  l’encadrement des jeunes recrues. « Certains ont tellement mis long Ă  leur poste qu’ils en viennent Ă  croire que le systĂšme ne saurait tenir sans eux. Ceux-lĂ  restent gĂ©nĂ©ralement en place grĂące aux complicitĂ©s dont ils bĂ©nĂ©ficient Ă  diffĂ©rents niveaux hiĂ©rarchiques », explique un observateur. Beaucoup d’autres ont obtenu des rallonges. Il aura fallu une autre sortie du Premier ministre Philemon Yang lors d’un rĂ©cent conseil de cabinet pour que certains daignent goĂ»ter au repos tant mĂ©ritĂ©, aprĂšs une longue carriĂšre. Ainsi, un millier d’enseignants, chefs d’établissement, censeurs, surveillants gĂ©nĂ©raux et professeurs ont-ils Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s par le ministre des Enseignements secondaires en dĂ©but d’annĂ©e. Il reste que tous les corps de mĂ©tiers, civils et militaires, sont concernĂ©s par cette pratique. Il est clair que la retraite continue de faire peur. Il faut maintenant savoir pourquoi.
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