Cameroon Tribune
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FENNASCO « B »: l'ExtrĂȘme-Nord, vainqueur

Benjamin MVOMO ESSOUMA
National - Sport

DĂ©jĂ  vainqueur des Jeux scolaires Fenassco « B » en 2015, la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord s’est succĂ©dĂ© Ă  elle-mĂȘme Ă  l’issue de l’édition 2016 qui s’est achevĂ©e le samedi 26 mars 2016. A Ebolowa, la rĂ©gion s’est montrĂ©e la plus forte malgrĂ© une entrĂ©e timorĂ©e. Les athlĂštes reprĂ©sentant l’ExtrĂȘme-Nord ont raflĂ© le plus grand nombre de mĂ©dailles soit 13 en or, 8 en argent et 12 en bronze, pour un total de 33 mĂ©dailles. Elle arrive juste devant la rĂ©gion de l’Est, qui a en son sein, la rĂ©vĂ©lation des jeux, en la personne d’Anne Hilary KĂ©gnĂ© Jontso, 9ans et Ă©lĂšve au cours Ă©lĂ©mentaire deuxiĂšme annĂ©e dans une Ă©cole publique de Bertoua. Avec ses 4 mĂ©dailles engrangĂ©es Ă  Ebolowa, soit 2 en or et 2 en argent, la petite athlĂšte a Ă©bloui par son talent.
La rĂ©gion de l’Ouest qui s’était classĂ©e troisiĂšme lors de l’édition de 2015 a gardĂ© le mĂȘme rang. Chez elle, la rĂ©gion du Sud a dĂ©crochĂ© 4 mĂ©dailles en or, 1 en argent et 8 en bronze, soit un total de 13 mĂ©dailles. Elle occupe la sixiĂšme position au classement gĂ©nĂ©ral des jeux. Les distinctions ont Ă©tĂ© remises aux diffĂ©rents vainqueurs au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre de l’Education de base (MinĂ©dub), Youssouf Hadjidja Alim. C’était en prĂ©sence de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, de BenoĂźt Ndong Soumhet, secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du MinĂ©dub et de FĂ©lix NguĂ©lĂ© NguĂ©lĂ©, gouverneur de la rĂ©gion du Sud. La MinĂ©dub s’est dite satisfaite du dĂ©roulement des compĂ©titions malgrĂ© quelques couacs d’organisation relevĂ©s çà et lĂ . Des difficultĂ©s conjoncturelles qui, pour le ministre, seront amplement Ă©tudiĂ©es et devrait ĂȘtre gommĂ©s lors de la prochaine Ă©dition en 2017 Ă  Bamenda, dans la rĂ©gion du Nord-ouest.
Agriculture: c’est l’heure des semis

Pierre CHEMETE
National - Société

AprĂšs quatre mois de saison sĂšche, les planteurs de la rĂ©gion de l’Est entament une nouvelle campagne agricole sur une note d’espoir.
Il est midi ce mardi 22 mars 2016. Thomas SiewĂ©, propriĂ©taire d’un champ au lieu-dit Bakombo, Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Bertoua, apprĂ©cie particuliĂšrement le climat doux qui rĂšgne en cette mi-journĂ©e. Debout depuis 5h du matin, il a le cƓur Ă  l’ouvrage, dans sa plantation. A ses cĂŽtĂ©s, deux autres membres de la coopĂ©rative Emergence qu’il a mis en route, avec l’aide de son Ă©pouse Suzanne SiewĂ©. Ces deux garçons l’aident Ă  entreprendre les derniers abattages pour prĂ©parer le champ. Sur ses cinq hectares de parcelle, une bonne partie est dĂ©jĂ  apprĂȘtĂ©e, pour les semis. « J’ai semĂ© le maĂŻs, le 19 mars dernier. J’ai aussi mis en terre, quelques jours plus tĂŽt, le macabo et l’igname», explique SiewĂ© Suzanne. Elle revient Ă  peine du foyer amĂ©nagĂ© sur place pour prĂ©parer Ă  manger au groupe de travailleurs. La dame affirme, par ailleurs, que d’autres spĂ©culations comme le concombre seront Ă©galement valorisĂ©es aux cĂŽtĂ©s de la banane-plantain et du cacao.
Nous sommes au lendemain des premiĂšres pluies tombĂ©es dans la rĂ©gion de l’Est, aprĂšs quatre mois de saison sĂšche trĂšs rude. Au sein de la coopĂ©rative Emergence, on est particuliĂšrement fier du retour des pluies, qu’on perçoit comme une bĂ©nĂ©diction divine. « Les pluies sont tombĂ©es trĂšs tĂŽt cette annĂ©e. C’est plutĂŽt bien pour nous», se rĂ©jouit Thomas SiĂ©wĂ©. Comme lui, beaucoup d’autres planteurs de la rĂ©gion sont ravis du retour des pluies. C’est le branle-bas chez ces planteurs, qui mettent le dernier coup d’abattage pour partir Ă  point, Ă  la faveur de cette nouvelle campagne agricole qui est sur les rails. C’est donc depuis le 1er mars que les premiĂšres averses ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es Ă  l’Est. Dans un premier temps, les planteurs ont cru que les premiĂšres averses allaient s’arrĂȘter de sitĂŽt. Par chance, elles ont continuĂ© et beaucoup ont vite fait de sortir les semences de leurs magasins pour les mettre en terre.
MĂȘme si parfois, il y a eu des arrĂȘts de quelques jours, ce retour des pluies ne peut pas pour autant faire oublier de sitĂŽt la saison sĂšche qui a Ă©tĂ© particuliĂšrement rude pour plus d’un planteur Ă  l’Est. Beaucoup en gardent un triste souvenir. Amadaou Talla Tamto est de ceux-lĂ . Des flammes ont rĂ©cemment ravagĂ© ses sept hectares de cacaoyer. Son champ Ă©tait pourtant Ă  maturitĂ©. Mais, il garde la tĂȘte haute, et s’apprĂȘte d’ailleurs Ă  rééditer l’exploit durant la petite saison des pluies en cours. Il est aussi Ă  l’ouvrage. Tout comme Bonaventure Tiam, responsable de la coopĂ©rative des agriculteurs de l’Est. « Nous sommes plus que prĂȘts pour la nouvelle campagne», souligne ce dernier. La vingtaine de membres de sa coopĂ©rative est sensibilisĂ©e pour en faire une rĂ©ussite en termes de rendement agricole.
CRTV: le pylÎne de Logbessou bientÎt opérationnel

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Dans quelques semaines, les travaux sur cette infrastructure devraient ĂȘtre achevĂ©s.
Dans au plus deux mois, le pylĂŽne CRTV de Logbessou sera opĂ©rationnel. L’annonce a Ă©tĂ© faite samedi dernier par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, en visite sur le chantier. La premiĂšre partie des travaux, consacrĂ©e au gĂ©nie civil, est achevĂ©e. Il s’agissait de la construction des diffĂ©rents massifs et du massif central. Il est maintenant attendu les rĂ©sultats d’un test en laboratoire pour lancer la deuxiĂšme phase qui sera l’infrastructure en elle-mĂȘme.
Sur le site de Logbessou, dans l’arrondissement de Douala V, tout le matĂ©riel est disponible. Les spĂ©cialistes parlent de membrures, ovans, mĂ©plats, Ă©chelles infĂ©rieures et bien d’autres. Le MINCOM s’est dit satisfait de l’avancĂ©e des travaux aprĂšs les explications des ingĂ©nieurs camerounais et chinois chargĂ©s de piloter ce travail.
On retient donc que le nouveau pylĂŽne de la CRTV aura une hauteur de 200 m, il sera plus robuste et plus puissant que le prĂ©cĂ©dent, qui s’est effondrĂ© en 2014. Nous avons Ă©galement appris que l’infrastructure dans son ensemble sera homogĂšne, c’est-Ă -dire qu’il sera identique de bas en haut et prĂ©sentera une certaine harmonie de bout en bout.
D’aprĂšs l’entreprise chinoise chargĂ©e d’effectuer lesdits travaux, le pylĂŽne aura une durĂ©e de vie de 50 ans. D’autres structures comme par le passĂ© pourront profiter de la puissance de ce pylĂŽne et y installer leurs Ă©metteurs. Le MINCOM, qui Ă©tait accompagnĂ© du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, a annoncĂ© que le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique sera rĂ©glĂ©, grĂące Ă  l’acquisition d’un transformateur d’une puissance de 500 Kva. Il faut Ă©galement relever que les villes de Bamenda et Garoua seront dotĂ©es de deux Ă©metteurs de 5 kilowatts chacune. Toutes ces acquisitions ainsi que la rĂ©habilitation de la CRTV visent la couverture en signal de tout le territoire national.
La visite sur le site de Logbessou a Ă©tĂ© aussi l’occasion pour le ministre de la Communication de lancer un appel Ă  tous ceux qui ont construit autour du pylĂŽne. Ceux-ci devront partir, le rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique risquant d’avoir un impact sur la santĂ© des habitants alentour.
Sécurité maritime: « Obangame » 2016 : mission accomplie

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

L’exercice clĂŽturĂ© vendredi Ă  la Base navale de Douala par le MINDEF Joseph Beti Assomo.
L’exercice militaire Obangame Saharan Express 2016 s’est achevĂ© vendredi dernier. La cĂ©rĂ©monie de clĂŽture a Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, Ă  la Base navale de Douala. En prĂ©sence notamment de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza, et des officiers de haut rang camerounais et amĂ©ricains.
L’exercice visait plusieurs objectifs, dont le principal est d’assurer l’interopĂ©rabilitĂ© entre les diffĂ©rents centres opĂ©rationnels maritimes de zones maritimes dĂ©nommĂ©es A D E F G. Il Ă©tait question aussi de rassembler les marines du golfe de GuinĂ©e, Ă  savoir celles de la CommunautĂ© Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et celles de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), afin de juguler les menaces transfrontaliĂšres. En troisiĂšme lieu, renforcer le partenariat, les Ă©changes d’informations entre les zones maritimes, avoir des procĂ©dures communes pour lutter contre les flĂ©aux qui menacent notre environnement maritime : piraterie, pĂȘche illicite, contrebande, pollution etc.
A cet effet, des simulations ont Ă©tĂ© faites, entre les zones maritimes ; des incidents ont Ă©tĂ© créés, pour pouvoir voir la rĂ©action des uns et des autres, au niveau rĂ©gional et national. Plus prĂ©cisĂ©ment : un navire suspect est parti des cĂŽtes gabonaises. TraquĂ©, il a pris la direction de Sao-TomĂ© et Principe, et aprĂšs s’est retrouvĂ© au Cameroun. Les Ă©changes entre zones maritimes ont permis de localiser ce bateau d’un point Ă  un autre.
C’est donc cette synergie entre Etats que recherchaient les AmĂ©ricains pendant les dix jours passĂ©s en mer. Pour le directeur de l’exercice, le capitaine de vaisseau Sylvestre Fonkoua Mbah, il a Ă©tĂ© question de se rapprocher au plus prĂšs de la rĂ©alitĂ©. Il n’était plus question de se retrouver tous Ă  un endroit prĂ©cis.
Le MINDEF a prĂ©cisĂ© que l’exercice Obangame Saharan Express Ă©mane de la volontĂ© des chefs d’Etat d’assurer la sĂ©curitĂ© maritime. C’est Ă©galement dans ce sens que des centres opĂ©rationnels ont vu le jour. Le MINDEF s’est aussi appesanti sur le dĂ©roulement de l’exercice, l’importance de travailler ensemble ainsi que le partage des informations. Joseph Beti Assomo a profitĂ© de l’occasion pour remercier les Etats-Unis et leur ambassadeur au Cameroun, pour sa disponibilitĂ© et pour le bon dĂ©roulement de la manƓuvre.
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Cameroon Tribune du mardi, 29 mars 2016.
RDPC: la tenue d’un congrĂšs confirmĂ©e

Jean Francis BELIBI
National - Politique

L’annonce a Ă©tĂ© faite par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du ComitĂ© central au cours du week-end dernier.
Les derniĂšres instances ordinaires en la matiĂšre s’étaient tenues les 15 et 16 septembre 2011 au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) en avait profitĂ© pour renouveler ses instances dirigeantes. Notamment le Bureau politique et le ComitĂ© central. Bien plus, ces travaux qui avaient Ă©galement permis de renouveler le mandat du prĂ©sident national du parti, Paul Biya Ă  la tĂȘte de celui-ci lorsqu’il s’était retrouvĂ© face Ă  un challenger, RenĂ© ZĂ© NguĂ©lĂ©, par ailleurs, membre du ComitĂ© central, ont Ă©galement permis au RDPC de procĂ©der Ă  un toilettage de ses textes de base. C’est au cours de ces travaux que le parti a procĂ©dĂ© Ă  l’élargissement de la base des Ă©lecteurs des membres des bureaux des organes de base. Cette nouvelle donne, qui autorise dĂ©sormais la possibilitĂ© Ă  tous les militants, tous organes confondus de participer Ă  l’élection des diffĂ©rents bureaux du RDPC, a Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©e lors des derniĂšres opĂ©rations de renouvellement des bureaux des organes de base qui a eu lieu en fin d’annĂ©e derniĂšre. Autre innovation majeure, il y a eu la crĂ©ation d’une nouvelle structure : le bureau d’honneur qui a Ă©tĂ© pourvu de 25 membres Ă  l’issue des travaux prĂ©sidĂ©s par le prĂ©sident national, Paul Biya.
Depuis lors, le RDPC a fait face Ă  un certain nombre d’échĂ©ances. Il y a eu l’élection prĂ©sidentielle remportĂ©e par son prĂ©sident national face Ă  22 autres candidats lors du scrutin du 9 octobre 2011. Il y a eu la mise sur pied du premier SĂ©nat de l’histoire du Cameroun en avril 2013 et quelques mois plus tard, c'est-Ă -dire le 30 septembre 2013, le double scrutin lĂ©gislatif et municipal qui a vu le RDPC confirmer son leadership sur l’échiquier national. Il faut dire que depuis quelques mois, l’actualitĂ© au sein du RDPC est dominĂ©e par les nombreux appels Ă  la candidature du prĂ©sident national pour la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Celle-ci est normalement prĂ©vue en octobre 2018. Mais certains militants du parti appellent notamment Ă  une anticipation de ce scrutin. MĂȘme si les dispositions statutaires en la matiĂšre sont pourtant trĂšs claires lorsqu’elles indiquent que le prĂ©sident national est « le candidat du parti aux Ă©lections prĂ©sidentielles ». S’exprimant dans les mĂ©dias nationaux ce week-end, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du ComitĂ© central, GrĂ©goire Owona, a confirmĂ© la tenue d’un CongrĂšs du RDPC cette annĂ©e. Tout reste donc attendu en ce qui concerne l’ordre du jour de ces travaux. Mais aussi la forme qu’ils pourront prendre. S’agira-t-il d’un CongrĂšs ordinaire ou d’un CongrĂšs extraordinaire ? Toutefois, l’on sait que le mandat des membres des diffĂ©rentes instances dĂ©signĂ©s lors du CongrĂšs de septembre 2011 arrive Ă  expiration dans les prochains mois. Au mĂȘme titre que celui du prĂ©sident national du parti qui est de cinq ans. Les prochains mois s’annoncent donc riches en Ă©vĂ©nement pour cette formation politique qui reste la plus importante sur l’échiquier national.
Eliminatoires CAN 2017: il faut assurer

AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport

AprÚs le match nul concédé samedi dernier à Limbé, les Lions indomptables pensent à la victoire mardi à Durban.
Samedi, c’était un Ă©chec Ă  LimbĂ©. Dans l’antre des Lions, on en a conscience. Du coup, pour ce match-retour, contre l’Afrique du Sud Ă  Durban le 29 mars, Hugo Broos veut Ă©viter toute pression supplĂ©mentaire sur les joueurs. L’enjeu de la rencontre est suffisamment grand. La rencontre de Durban compte pour la quatriĂšme journĂ©e des qualifications de la CAN, Gabon 2017. Motus et bouche cousue donc pour les 23 prĂ©sents Ă  Durban. Pas d’interviews de ses protĂ©gĂ©s avant la rencontre. Seul le coach s’adressera aux mĂ©dias. Et lĂ  encore, sous forme de dĂ©claration. AprĂšs le voyage Ă©puisant de la veille (dimanche), la nuit lourde et difficile, la sĂ©ance de dĂ©crassage prĂ©vue dimanche Ă  18h a finalement Ă©tĂ© reprogrammĂ©e hier matin. On se parle Ă  voix basse. On se chahute un peu. Il faut aller droit au but : gagner.
Ce jour, il faudra aligner les meilleurs. Et Hugo Broos le sait. Face Ă  la presse, il l’a rappelĂ©. Pour choisir, on se demandera qui peut faire le rĂ©sultat. Des surprises donc mardi ? Quelques unes assurĂ©ment. A l’infirmerie, Bernard Siani, buteur Ă  LimbĂ©, s’est remis d’une lĂ©gĂšre blessure contractĂ©e samedi dernier. Seul l’état de Nicolas Nkoulou prĂ©occupe. « Il a un programme mĂ©dical prĂ©cis. Il ne peut pas enchaĂźner deux matchs tous les trois jours. Il est sous soins intensifs. On verra si l’entraĂźneur jouera avec lui ou pas », confie Ă  CT, le Team Press Officer des Lions indomptables, Vincent de Paul Atangana. D’ailleurs, le sĂ©lectionneur devait se dĂ©cider Ă  l’issue de la sĂ©ance de reconnaissance de terrain hier Ă  19 h (heure de Durban).
A Durban, la pression est sud-africaine. Le pays compte deux points. Une dĂ©faite sera synonyme d’élimination directe. EphraĂŻm Mashaba ne veut pas louper le coche Ă  domicile. Le public local en a conscience. Mais, les Lions doivent Ă©viter toute Ă©ventuelle dispersion. C’est donc dĂ©crassage, bain, repos, rencontre avec le ministre des Sports et de l’Education physique, le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football, le gotha administratif du Cameroun Ă  Durban. « Je voulais rĂ©itĂ©rer les espoirs que le Cameroun fonde Ă  leur Ă©gard. Ils sont les meilleurs sĂ©lectionnĂ©s par le coach. Ils doivent avoir le sens de la combativitĂ©, de la discipline puisque les Lions indomptables c’est le creuset de l’unitĂ© et de l’intĂ©gration nationales. Il faut que l’équipe retrouve son intrĂ©piditĂ©. Il faudra mouiller le maillot et faire honneur Ă  la patrie. Le coach doit choisir », prĂ©cise Bidoung Mkpatt. Chacun a essayĂ© de communiquer Ă  sa maniĂšre, par des messages revigorants.
C’est que, ici, on le pense haut. L’on a besoin d’énergie positive autour de cette Ă©quipe. Certains se plaisent Ă  regretter les Lions de 2002, 1998, 1990, 1982. Mais, tout a commencĂ© quelque part. La toute rĂ©cente nomination de Hugo Broos Ă  la tĂȘte de cette sĂ©lection, pourrait qui sait, faire bouger les lignes. Cette rencontre Afrique du Sud-Cameroun est Ă©galement le match de la relance. A en croire le coach qui a tenu Ă  observer un certain groupe sur l’ensemble des deux rencontres (aller-retour) contre l’Afrique du Sud, c’est aussi l’amorce des changements.
Commerce de gaz domestique: le contrĂŽle des autorisations dĂšs mai

Félicité BAHANE N.
National - Economie

La dĂ©cision du ministre en charge de l’Energie intervient aprĂšs un an de sensibilisation des acteurs.
Jusqu’ici, tout le monde pouvait vendre du gaz domestique au Cameroun. « Il y a dans ce secteur de vĂ©ritables dĂ©pĂŽts, mais surtout beaucoup de petits commerces gĂ©nĂ©raux qui proposent Ă©galement du gaz en vente », regrette Angeline Flore Yakeu Sandjo, chef de service des produits pĂ©troliers et gaziers Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie (MINEE) pour le Centre. Et sur les milliers de points de vente qui pullulent dans les villes et campagnes du pays, il a Ă©tĂ© Ă©tabli que 70% d’entre eux ne disposent pas d’autorisation administrative. C’est ainsi qu’aprĂšs la sĂ©rie d’explosions accidentelles, notamment celle du 22 novembre 2014 Ă  YaoundĂ©, oĂč environ 3000 bouteilles de gaz sont parties en fumĂ©e, les pouvoirs publics ont multipliĂ© des dĂ©cisions visant Ă  encadrer vĂ©ritablement le secteur. Tout a commencĂ© le 7 mai 2015, avec la dĂ©cision du ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT), portant suspension de la dĂ©livrance des autorisations d’exploitation des dĂ©pĂŽts de gaz domestique. A son tour, le 22 mai, le MINEE a pris un arrĂȘtĂ© prĂ©cisant certaines conditions d’exercice de l’activitĂ© de distribution du gaz domestique. Dans ses services, l’on assure que depuis lors, des sensibilisations ont cours Ă  cet effet. « En plus des descentes de terrain, nous avions convoquĂ© les propriĂ©taires de points de vente de YaoundĂ© Ă  une rĂ©union de sensibilisation et nous avions reçu plus de 150 personnes. Mais aprĂšs, ils ont fondu dans la nature. Jusqu’ici, nous n’avons transmis que 17 dossiers d’autorisation d’implantation au ministre », constate Angeline Flore Yakeu Sandjo. DĂšs lors, on peut comprendre la rĂ©cente sortie du MINEE.
Jeudi dernier, en effet, un communiquĂ© signĂ© du ministre Basile Atangana Kouna rappelle que l’implantation gĂ©ographique des centres de redistribution ou dĂ©pĂŽts de stockage est soumise Ă  l’autorisation prĂ©alable du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie. Il invite alors les grossistes, revendeurs ainsi que les points consommateurs (hĂŽtels, restaurants et certaines sociĂ©tĂ©s industrielles) Ă  rĂ©gulariser leur situation administrative auprĂšs des dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales et dĂ©partementales avant le 15 mai 2016, dĂ©lai de rigueur. « AprĂšs quoi, dĂšs juin, il est prĂ©vu une opĂ©ration coup de poing, avec des saisies et des sanctions prĂ©vues par le code pĂ©nal », prĂ©vient-on au MINEE.
Sur leurs rĂ©ticences, les concernĂ©s expliquent que la navette entre les administrations pose problĂšme. Il est prĂ©vu, en effet, que l’autorisation d’implantation est dĂ©livrĂ©e par le MINEE, qui valide le site gĂ©ographique, les distances de sĂ©curitĂ© et la qualitĂ© de construction. C’est seulement aprĂšs que le MINMIDT entre en scĂšne pour dĂ©livrer l’autorisation d’exploitation, suite Ă  des contrĂŽles supplĂ©mentaires. Autre contrainte, et non des moindres, le contrat Ă  signer avec au moins un marqueteur agréé. « Les marqueteurs sont trĂšs exigeants. Ils demandent parfois de consigner une centaine de bouteilles et de ne pas vendre d’autres marques. Ce qui est difficile », regrette un grossiste de YaoundĂ©.
FiĂšvre jaune: un faux vaccin en circulation

Elise ZIEMINE
National - Société

Dans une récente circulaire, le ministre de la Santé publique demande la mise en quarantaine du produit « Amaril stabilisé ».
Des versions falsifiĂ©es du vaccin « Amaril stabilisĂ© », produit immunisant contre la fiĂšvre jaune ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes en Asie du Sud-Est. C’est le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda qui donne l’alerte dans une rĂ©cente circulaire. Il indique qu’il s’agit du lot numĂ©ro 2265, fabriquĂ© par l’Institut Pasteur de Dakar, avec pour date de pĂ©remption, juin 2017. Le fabricant a identifiĂ© des erreurs et irrĂ©gularitĂ©s sur l’emballage et les rĂ©sultats d’analyses de laboratoire, qui vont renseigner sur la composition du produit, ne sont pas encore connus, jusqu’à ce jour.
C’est donc pour bloquer la circulation de ce vaccin s’il existe dans le pays, que le ministre appelle les responsables des structures du SystĂšme national d’approvisionnement en mĂ©dicament essentiel (SYNAME), ceux de la CENAME, des officines et de toutes les catĂ©gories de formations sanitaires, Ă  s’assurer que ce vaccin ne figure pas dans leurs stocks. Et si jamais c’est le cas, le ministre les invitent Ă  arrĂȘter toute distribution et de procĂ©der Ă  la mise en quarantaine du vaccin « Amaril stabilisĂ© ». Les professionnels de santĂ© conseillent donc Ă  ceux qui ont besoin de s’immuniser contre la fiĂšvre jaune, de se rapprocher des structures agréées.
Selon le Dr Emah Manda, mĂ©decin-chef du Centre mĂ©dical d’arrondissement de Mendong Ă  YaoundĂ©, prendre un vaccin falsifiĂ© est synonyme de n’avoir pas Ă©tĂ© vaccinĂ©. D’aprĂšs lui, le vaccin est actuellement, le mode de prĂ©vention le plus sĂ»r en matiĂšre de protection des populations contre la fiĂšvre jaune. Une seule dose immunise la personne Ă  vie, seulement lorsqu’il s’agit du bon vaccin. Contre cette fiĂšvre, il n’y a pas de traitement spĂ©cifique comme c’est le cas avec le paludisme, le sida ou d’autres maladies. « C’est un traitement symptomatique qui est administrĂ© au patient. On soigne la fiĂšvre et d’autres signes. Mais il n’y a pas un produit rĂ©servĂ© Ă  la fiĂšvre jaune typiquement », insiste-t-il. D’oĂč l’importance de la vaccination.
Mombo: 12 morts dans un accident

Alliance NYOBIA
Régions - Littoral

Un accident de la circulation survenu dimanche 27 mars au matin a fait 12 morts et une vingtaine de blessĂ©s dans l’arrondissement de Mombo (dans le dĂ©partement du Moungo), plus prĂ©cisĂ©ment au lieu dit Ndoungo Route, sur la Nationale n°5. Selon Jean Magloire Biyiha, sous-prĂ©fet de Mombo, c’est un camion allant dans le sens Douala-Nkongsamba et transportant une cargaison de pĂątes alimentaires qui a percutĂ© un car de transport de la compagnie « Menoua Voyages » venant en sens inverse. « Le chauffeur du gros porteur a mal nĂ©gociĂ© un double virage et vu qu’il Ă©tait bien chargĂ©, le camion a basculĂ© sur le cĂŽtĂ©, et s’est mis Ă  glisser sur la chaussĂ©e », explique le sous-prĂ©fet.
EmportĂ© par son Ă©lan, le camion va alors percuter le car Coaster susmentionnĂ©. « Le choc Ă©tait violent », ajoute Jean Magloire Biyiha, qui prĂ©cise que toutes les victimes recensĂ©es Ă©taient Ă  bord du car – dont le chauffeur par exemple est dĂ©cĂ©dĂ© aussi. Ces victimes ont Ă©tĂ© conduites Ă  l’hĂŽpital St-Jean de Malte de Njombe. CĂŽtĂ© camion, le chauffeur et son Ă©ventuel « motor boy » sont portĂ©s disparus. La cargaison de pĂątes alimentaires, elle, a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©e « dimanche soir » par des responsables de l’entreprise qui en est productrice, toujours selon le sous-prĂ©fet de Mombo.
Yaoundé: un militaire accusé du meurtre de sa fiancée

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

De source policiĂšre, le drame s’est produit mercredi dernier Ă  Nkometou, localitĂ© situĂ©e Ă  quelques encablures de la capitale.
C’est en pleine rĂ©animation au Centre des urgences de YaoundĂ© (CURY) que Popina Lemana, ĂągĂ© de 19 ans, a rendu l’ñme. Suite Ă  une agression. De source introduite, la jeune femme s’était dĂ©jĂ  vidĂ©e de son sang avant d’arriver Ă  l’hĂŽpital. Elle avait plusieurs blessures Ă  la tĂȘte, le long du corps et au niveau des membres. Son corps a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© Ă  la morgue de l’hĂŽpital central de YaoundĂ©. Pendant ce temps, sa mĂšre Alphonsine Lemana Mbassi, ayant reçu aussi des coups de poignard et de machette, et sous soins intensifs pendant quelques jours, est dĂ©sormais hors de danger.
Selon l’oncle de Popina Lemana dĂ©cĂ©dĂ©e, c’est le futur beau-fils de la famille, un jeune militaire, qui est l’auteur de ces crimes. « ArmĂ© d’un couteau, il s’est rendu chez ma petite sƓur trĂšs tard dans la soirĂ©e dans le but de rĂ©soudre ses problĂšmes avec ma niĂšce Popina Lemana qui ne voulait plus de lui. Elle avait auparavant expliquĂ© que ce monsieur la demandant en mariage est trĂšs violent au point oĂč elle subissait des tortures et bastonnades rĂ©guliĂšrement. Mais tout le monde Ă©tait surpris de le voir dĂ©barquer mercredi soir. Ma niĂšce a rĂ©itĂ©rĂ© qu’elle ne veut plus continuer avec cette relation. C’est ainsi que l’homme s’en prend Ă  tout le monde et poignarde ma niĂšce. Comme si cela ne suffisait pas, il retourne chez lui pour prendre la machette puisqu’il habite non loin de la maison familiale de ma sƓur. Revenu, il a dĂ©coupĂ© Popina et sa mĂšre avant de blesser une autre sƓur qui a essayĂ© d’intervenir », a expliquĂ© Justin Ombolo. Ce sont des voisins et d’autres membres de la famille ayant vĂ©cu la scĂšne qui ont alertĂ© la police et conduit les victimes au CURY. Le prĂ©sumĂ© assassin a Ă©tĂ© interpellĂ© un jour aprĂšs son forfait et mis Ă  la disposition du tribunal militaire oĂč une enquĂȘte est ouverte.
APE: l’Afrique centrale en concertation

Armand ESSOGO
National - Economie

Les conclusions de la 38e session du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations de l’APE sont attendues mardi Ă  Douala.
HĂŽtel Sawa, lundi, les experts du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations de l’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) finalisent le rapport qui sera soumis Ă  la plĂ©niĂšre de mardi. Un round important se joue dans la codification des Ă©changes entre l’Union europĂ©enne (UE) et la configuration Afrique centrale. Les travaux ont Ă©tĂ© lancĂ©s mercredi dernier par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Jean Tchoffo. Les conclusions sont trĂšs attendues par le monde des affaires de la sous-rĂ©gion. Dans l’ensemble, il est question de la prĂ©paration de la reprise des nĂ©gociations techniques conjointes entre l’Afrique centrale et l’Union europĂ©enne. Le Commissaire au dĂ©partement du marchĂ© commun de la CEMAC, par ailleurs, prĂ©sident du ComitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations des APE, Pascal Youbi-Lagha, est dans la capitale Ă©conomique pour la circonstance.
Depuis mercredi dernier Ă  Douala, on parle de l’accĂšs aux marchĂ©s des marchandises et des questions douaniĂšres, des services et investissements, des mesures d’accompagnements de l’APE, de l’élaboration des textes juridiques de l’accord, de l’état de la coopĂ©ration avec l’UE, mais surtout de l’accord d’étape du Cameroun et de ses implications. Des informations Ă©manant du groupe de contact entre experts de l’Afrique centrale et ceux de l’Union europĂ©enne font nĂ©anmoins Ă©tat de ce que la prioritĂ© pour l’UE est la mise en Ɠuvre de l’Accord d’étape du Cameroun. De ce point de vue, la rencontre avec la sous-rĂ©gion devient accessoire. Il semble mĂȘme que pour la partie europĂ©enne, la solution la plus appropriĂ©e pour accĂ©lĂ©rer les nĂ©gociations APE en Afrique centrale, serait que les Etats de la sous-rĂ©gion dĂ©cident d’adhĂ©rer Ă  l’accord d’étape du Cameroun. Des indiscrĂ©tions font cependant Ă©tat de ce que les experts de la sous-rĂ©gion ne sont pas pressĂ©s d’adhĂ©rer Ă  un accord bilatĂ©ral qu’ils n’ont pas eu l’opportunitĂ© de nĂ©gocier et dans lequel leurs prĂ©occupations spĂ©cifiques ne sont pas prises en compte. Ils appuient cette posture sur leur souverainetĂ©. Ce cĂŽtĂ© sensible des nĂ©gociations explique peut-ĂȘtre le mutisme observĂ© hier par divers participants.
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APE: l’Afrique centrale en concertation

Armand ESSOGO
National - Economie

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Mais, on se souvient qu’à l’ouverture des travaux, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MINEPAT a montrĂ© des signes allant dans le sens d’amener les autres Etats de la CEMAC Ă  adhĂ©rer Ă  l’accord d’étape du Cameroun. La prĂ©paration technique du dossier va en tout cas dans ce sens, selon l’officiel camerounais. Il convient de rappeler que pour ce qui est de la situation des APE dans les autres rĂ©gions ACP, les nĂ©gociations des APE se dĂ©roulent entre l’Union europĂ©enne et sept configurations du groupe ACP. On constate aussi que l’état d’avancement ainsi que le contenu des accords ou projets d’accord varient selon les rĂ©gions. A ce jour, six des sept configurations ont conclu un APE rĂ©gional provisoire ou dĂ©finitif avec la partie europĂ©enne. On sait, par exemple, que la rĂ©gion CaraĂŻbes (15 pays) a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  signer, en octobre 2008, un accord couvrant aussi bien le commerce des services, le commerce des marchandises, l’investissement que la concurrence. De l’avis des experts, la premiĂšre phase de mise en Ɠuvre ne s’est pas passĂ©e sans heurts et s’est achevĂ©e par des rĂ©sultats mitigĂ©s. Les deux parties doivent se mettre d’accord pour mettre en place un systĂšme commun de surveillance de l’APE et renĂ©gocier certains points laissĂ©s en suspens pour en faire un accord. Pour ce qui est de la configuration Afrique centrale (huit pays), objet de la concertation de Douala, elle n’a pas encore paraphĂ© ou signĂ© un APE rĂ©gional avec l’UE. Cependant, le Cameroun travaille avec le reste de la rĂ©gion pour la conclusion d’un accord rĂ©gional comprenant le commerce des marchandises, le commerce des services, les questions liĂ©es au commerce et les mesures d’accompagnement. Les rĂ©flexions menĂ©es par le ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations montrent que la mise en Ɠuvre Ă©ventuelle de l’APE d’étape du Cameroun, Ă  l’échĂ©ance d’aoĂ»t 2016, aurait des risques sur l’Union douaniĂšre de la CEMAC. En clair, seule la conclusion d’un APE rĂ©gional avant cette Ă©chĂ©ance prĂ©servera les acquis de l’intĂ©gration rĂ©gionale. Les spĂ©cialistes arguent ainsi que hormis la rĂ©gion des Caraibes, aucune autre rĂ©gion n’a, Ă  ce jour, opĂ©rĂ© une libĂ©ralisation en vertu d’un APE rĂ©gional. Et malgrĂ© les avancĂ©es des APE dans les rĂ©gions, le groupe ACP demande plus de souplesse de la part de la Commission europĂ©enne. Les conclusions de Douala permettront de voir si les Etats de la sous-rĂ©gion regardent dĂ©jĂ  dans la mĂȘme direction.
Transport aérien: les MA 60 à Bafoussam le 15 avril

Félicité BAHANE N.
National - Economie

AprĂšs avoir repris du service entre Douala et YaoundĂ©, les MA 60 sont annoncĂ©s Ă  l’Ouest. Entre temps, Fly Caminter effectue des manƓuvres de dĂ©collage.
« C’est prioritairement pour assurer les vols domestiques que le gouvernement a acquis les aĂ©ronefs MA 60 et s’est engagĂ© Ă  rĂ©habiliter les diffĂ©rents aĂ©roports du pays ». Des propos du ministre des Transports, prononcĂ©s en janvier dernier, Ă  la veille des vols inauguraux de ces engins neufs, rĂ©trocĂ©dĂ©s Ă  la compagnie aĂ©rienne nationale Camair-Co. Depuis lors, on n’a pas beaucoup vu les MA 60 dans le ciel camerounais. Dans une interview accordĂ©e Ă  CT, Jean-Paul Nana Sandjo, directeur gĂ©nĂ©ral de la Camair-Co posait un problĂšme d’insuffisance d’équipage. NĂ©anmoins, « juste aprĂšs les vols inauguraux, ces avions ont Ă©tĂ© affectĂ©s sur la ligne Douala-YaoundĂ© pour deux vols quotidiens. Entre-temps, il y a eu la fermeture de l’aĂ©roport international de Douala, qui a fait en sorte que nous interrompions ce service-lĂ  et achevions la formation de nos Ă©quipages MA 60 ». Joint Ă  nouveau au tĂ©lĂ©phone hier, le DG indique qu’avec la rĂ©ouverture de l’aĂ©roport, les deux aĂ©ronefs ont Ă©tĂ© remis en service entre Douala et YaoundĂ© et effectuent de nouveau deux rotations tous les jours. Ces engins disposent dĂ©sormais de quatre Ă©quipages qualifiĂ©s et exploitables. « C’est pourquoi nous lançons Bafoussam le 15 avril, puis NgaoundĂ©rĂ© le 22 avril et enfin Malabo et d’autres villes de la sous-rĂ©gion Ă  partir du 30 avril avec les MA 60 », annonce Jean-Paul Nana Sandjo, conscient qu’une concurrence est en vue sur les lignes intĂ©rieures du pays.
En effet, la derniĂšre-nĂ©e du Groupe français Regourd Aviation Ă©tait annoncĂ©e sur la desserte domestique Ă  partir de dimanche, 27 mars dernier. Mais, Fly CamInter n’a toujours pas dĂ©collĂ©. Le chef d’escale de l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen assure qu’elle Ă©tait pourtant programmĂ©e ce jour-lĂ . « Mais contre toute attente, les responsables ont annulĂ© le vol qui a Ă©tĂ© reportĂ© Ă  une date ultĂ©rieure », explique notre source. Sur le site Internet de cette compagnie aĂ©rienne dĂ©tenue Ă  51% par un privĂ© camerounais, il est inscrit que « Fly CamInter a obtenu son certificat de transporteur aĂ©rien de l’autoritĂ© aĂ©ronautique du Cameroun en aoĂ»t 2014. Et sa flotte est actuellement composĂ©e d’un Dornier 228-212, d’un ERJ 145 et d’un ATR 72 ». Sur le dĂ©part manquĂ© de dimanche dernier, l’équipe encadrĂ©e par Alain Gallimard, directeur gĂ©nĂ©ral, explique qu’« il y a encore un problĂšme administratif Ă  rĂ©gler. Nous serons opĂ©rationnels dans les dix jours et des communications mĂ©diatiques seront prĂ©vues Ă  cet effet », prĂ©cise une voie au standard de la « ligne info ».
Jusqu’ici spĂ©cialisĂ©e dans les vols privĂ©s, Fly CamInter se propose, pour un dĂ©part, de desservir les villes de YaoundĂ©, Douala, Garoua et Maroua, avant d’étendre ses ailes vers d’autres localitĂ©s, en fonction de la densitĂ© de la demande et de la disponibilitĂ© des aĂ©roports. MĂȘme ambition du cĂŽtĂ© de Camair-Co qui a dĂ©jĂ  des vues sur Bamenda et Bertoua. On attend.