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Lutte contre Boko Haram: la phase décisive
Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier
Tentacule. Câest le nom de code de la derniĂšre opĂ©ration lancĂ©e par les forces de dĂ©fense camerounaises pour nettoyer les localitĂ©s camerounaises et nigĂ©rianes de Djibrili et de Zamga. CâĂ©tait le 16 mars 2016. AppuyĂ©es par les Ă©lĂ©ments de la Force multinationale mixte (FMM), les troupes camerounaises avec Ă leur tĂȘte, le gĂ©nĂ©ral de brigade Jacob Kodji, commandant la 4e RĂ©gion militaire interarmĂ©es et commandant de lâOpĂ©ration Emergence 4, ont neutralisĂ© 20 combattants djihadistes et fait prisonniers 12 autres. Un important arsenal de guerre a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© et dĂ©truit. Au mĂȘme moment, les troupes nigĂ©rianes effectuaient une opĂ©ration similaire de lâautre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre. Cette opĂ©ration dâenvergure intervient aprĂšs les assauts victorieux de Ngoshe et de Kumshe, deux importantes bases-arriĂšres de Boko Haram dĂ©truites il y a quelques semaines. Pris dĂ©sormais entre plusieurs feux, les djihadistes affichent des signes dâaffaiblissement. Les terroristes, visiblement dispersĂ©s, opĂšrent dĂ©sormais des attaques sporadiques et non-coordonnĂ©es. La rĂ©duction du nombre dâattaques-kamikazes depuis quelques semaines, valide bien cette thĂšse dâaffaiblissement. Depuis les deux expĂ©ditions punitives de Ngoshe et de Kumshe, les accrochages sont devenus quasi-inexistants. Les derniers attentats-suicides (de Tolkomari, de Houmaka et dâAchigachia) nâont tuĂ© que les kamikazes eux-mĂȘmes. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale, chef de bureau des opĂ©rations au PC du 1er BIR, « avant, il y avait une attaque kamikaze tous les deux ou trois jours, mais depuis les derniĂšres opĂ©rations de Ngoshe et Kumshe, on va dĂ©jĂ Ă trois semaines sans attaque-kamikaze ». Mais les troupes camerounaises maintiennent la vigilance et cultivent la prudence face Ă ces ennemis qui demeurent dangereux et mutent sans cesse leurs modes opĂ©ratoires.
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Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier
Tentacule. Câest le nom de code de la derniĂšre opĂ©ration lancĂ©e par les forces de dĂ©fense camerounaises pour nettoyer les localitĂ©s camerounaises et nigĂ©rianes de Djibrili et de Zamga. CâĂ©tait le 16 mars 2016. AppuyĂ©es par les Ă©lĂ©ments de la Force multinationale mixte (FMM), les troupes camerounaises avec Ă leur tĂȘte, le gĂ©nĂ©ral de brigade Jacob Kodji, commandant la 4e RĂ©gion militaire interarmĂ©es et commandant de lâOpĂ©ration Emergence 4, ont neutralisĂ© 20 combattants djihadistes et fait prisonniers 12 autres. Un important arsenal de guerre a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© et dĂ©truit. Au mĂȘme moment, les troupes nigĂ©rianes effectuaient une opĂ©ration similaire de lâautre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre. Cette opĂ©ration dâenvergure intervient aprĂšs les assauts victorieux de Ngoshe et de Kumshe, deux importantes bases-arriĂšres de Boko Haram dĂ©truites il y a quelques semaines. Pris dĂ©sormais entre plusieurs feux, les djihadistes affichent des signes dâaffaiblissement. Les terroristes, visiblement dispersĂ©s, opĂšrent dĂ©sormais des attaques sporadiques et non-coordonnĂ©es. La rĂ©duction du nombre dâattaques-kamikazes depuis quelques semaines, valide bien cette thĂšse dâaffaiblissement. Depuis les deux expĂ©ditions punitives de Ngoshe et de Kumshe, les accrochages sont devenus quasi-inexistants. Les derniers attentats-suicides (de Tolkomari, de Houmaka et dâAchigachia) nâont tuĂ© que les kamikazes eux-mĂȘmes. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale, chef de bureau des opĂ©rations au PC du 1er BIR, « avant, il y avait une attaque kamikaze tous les deux ou trois jours, mais depuis les derniĂšres opĂ©rations de Ngoshe et Kumshe, on va dĂ©jĂ Ă trois semaines sans attaque-kamikaze ». Mais les troupes camerounaises maintiennent la vigilance et cultivent la prudence face Ă ces ennemis qui demeurent dangereux et mutent sans cesse leurs modes opĂ©ratoires.
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Lutte contre Boko Haram: la phase décisive
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Lutte contre Boko Haram: la phase décisive
Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier
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Quadrillage de la frontiĂšre
A Kolofata, ville qui a douloureusement subi les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s des djihadistes, le Bataillon dâintervention rapide (BIR) y a installĂ© le PC de la zone Sud de lâOpĂ©ration Alpha. RetranchĂ©es Ă la sous-prĂ©fecture, les troupes restent mobilisĂ©es. CoiffĂ© par le lieutenant-colonel FĂ©lix Tcheka, ce dĂ©membrement de lâOpĂ©ration que pilote le BIR balaie un espace de 2500 km2, couvrant les dĂ©partements du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava. A Kerawa, localitĂ© situĂ©e Ă environ sept kilomĂštres de Kolofata oĂč la secte y a multipliĂ© les attaques, le BIR a installĂ© un poste avancĂ©, la 4e UnitĂ© lĂ©gĂšre dâIntervention (ULI). Un peu plus au sud, Ă Achigachia, un des points les plus crisogĂšnes, le poste avancĂ© est tenu par le Bataillon des troupes aĂ©roportĂ©es venu de Koutaba. Ils sont appuyĂ©s par les Ă©lĂ©ments du RĂ©giment dâartillerie sol-sol (RASS) venus de Nkongsamba. Toutes ces forces se dressent en rempart contre le pĂ©ril Boko Haram. Leur mission consiste non seulement Ă empĂȘcher lâinfiltration des combattants mais surtout Ă sanctuariser les localitĂ©s ciblĂ©es par les attaques de la secte. Aujourdâhui, les troupes camerounaises montent en puissance. Leur dĂ©termination se nourrit des atrocitĂ©s et des meurtrissures que font endurer les terroristes tant aux soldats quâaux civils. La bonne coordination des opĂ©rations avec lâimplĂ©mentation « du concept dâinterarmisation » contribue fortement Ă lâoptimisation des rĂ©sultats. Selon le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication et des relations publiques au MINDEF, les deux opĂ©rations Emergence 4 et Alpha appuyĂ©es par la FMM sont bien imbriquĂ©es et sâexĂ©cutent conformĂ©ment Ă la vision stratĂ©gique de lâĂ©tat-major des armĂ©es reprĂ©sentĂ©es dans la zone par le commandant de la RMIA 4. Toutes les composantes de lâarmĂ©e contribuent Ă lâatteinte des objectifs. Les actions victorieuses de lâarmĂ©e sont certes tributaires de lâengagement des troupes mais aussi et surtout de leur dotation en arsenaux de guerre et en moyens logistiques adĂ©quats. La mobilitĂ© et lâefficacitĂ© des troupes sont facilitĂ©es par des vĂ©hicules de combat nouvellement acquis.
Avec ce rĂ©armement matĂ©riel, la guerre a changĂ© de donne. DĂ©sormais, il ne sâagit plus simplement dâempĂȘcher lâinfiltration des combattants de la secte mais de couper leurs rĂ©seaux et leurs relais mais aussi de dĂ©truire les bases qui servent Ă la formation, la conception, lâentraĂźnement et la mise en Ćuvre des stratĂ©gies de cette organisation mafieuse et criminelle. Il faut dĂ©sormais aller frapper les djihadistes jusquâĂ leurs derniers retranchements. « La meilleure façon de se dĂ©fendre, c'est d'attaquer », prĂȘche le colonel Samuel Dourai, commandant en second de lâopĂ©ration Alpha. Câest ce qui a nĂ©cessitĂ© le lancement des six opĂ©rations baptisĂ©es « Arrow » dont la derniĂšre sâest dĂ©roulĂ©e dans la localitĂ© nigĂ©riane de Kumshe. Le succĂšs de ces opĂ©rations est dĂ» aussi en partie Ă la contribution des renseignements prĂ©visionnels et opĂ©rationnels. LâarmĂ©e sâest Ă©quipĂ©e en moyens modernes de renseignement Ă lâinstar des drones qui permettent de scanner la zone de conflit. La coopĂ©ration militaire avec la France et les Etats-Unis contribue efficacement Ă la recherche des renseignements utilisĂ©s pour la rĂ©ussite des opĂ©rations. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale chaque opĂ©ration dâenvergure est prĂ©cĂ©dĂ©e de plusieurs semaines de prĂ©paratifs axĂ©s principalement sur les renseignements.
Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier
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Quadrillage de la frontiĂšre
A Kolofata, ville qui a douloureusement subi les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s des djihadistes, le Bataillon dâintervention rapide (BIR) y a installĂ© le PC de la zone Sud de lâOpĂ©ration Alpha. RetranchĂ©es Ă la sous-prĂ©fecture, les troupes restent mobilisĂ©es. CoiffĂ© par le lieutenant-colonel FĂ©lix Tcheka, ce dĂ©membrement de lâOpĂ©ration que pilote le BIR balaie un espace de 2500 km2, couvrant les dĂ©partements du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava. A Kerawa, localitĂ© situĂ©e Ă environ sept kilomĂštres de Kolofata oĂč la secte y a multipliĂ© les attaques, le BIR a installĂ© un poste avancĂ©, la 4e UnitĂ© lĂ©gĂšre dâIntervention (ULI). Un peu plus au sud, Ă Achigachia, un des points les plus crisogĂšnes, le poste avancĂ© est tenu par le Bataillon des troupes aĂ©roportĂ©es venu de Koutaba. Ils sont appuyĂ©s par les Ă©lĂ©ments du RĂ©giment dâartillerie sol-sol (RASS) venus de Nkongsamba. Toutes ces forces se dressent en rempart contre le pĂ©ril Boko Haram. Leur mission consiste non seulement Ă empĂȘcher lâinfiltration des combattants mais surtout Ă sanctuariser les localitĂ©s ciblĂ©es par les attaques de la secte. Aujourdâhui, les troupes camerounaises montent en puissance. Leur dĂ©termination se nourrit des atrocitĂ©s et des meurtrissures que font endurer les terroristes tant aux soldats quâaux civils. La bonne coordination des opĂ©rations avec lâimplĂ©mentation « du concept dâinterarmisation » contribue fortement Ă lâoptimisation des rĂ©sultats. Selon le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication et des relations publiques au MINDEF, les deux opĂ©rations Emergence 4 et Alpha appuyĂ©es par la FMM sont bien imbriquĂ©es et sâexĂ©cutent conformĂ©ment Ă la vision stratĂ©gique de lâĂ©tat-major des armĂ©es reprĂ©sentĂ©es dans la zone par le commandant de la RMIA 4. Toutes les composantes de lâarmĂ©e contribuent Ă lâatteinte des objectifs. Les actions victorieuses de lâarmĂ©e sont certes tributaires de lâengagement des troupes mais aussi et surtout de leur dotation en arsenaux de guerre et en moyens logistiques adĂ©quats. La mobilitĂ© et lâefficacitĂ© des troupes sont facilitĂ©es par des vĂ©hicules de combat nouvellement acquis.
Avec ce rĂ©armement matĂ©riel, la guerre a changĂ© de donne. DĂ©sormais, il ne sâagit plus simplement dâempĂȘcher lâinfiltration des combattants de la secte mais de couper leurs rĂ©seaux et leurs relais mais aussi de dĂ©truire les bases qui servent Ă la formation, la conception, lâentraĂźnement et la mise en Ćuvre des stratĂ©gies de cette organisation mafieuse et criminelle. Il faut dĂ©sormais aller frapper les djihadistes jusquâĂ leurs derniers retranchements. « La meilleure façon de se dĂ©fendre, c'est d'attaquer », prĂȘche le colonel Samuel Dourai, commandant en second de lâopĂ©ration Alpha. Câest ce qui a nĂ©cessitĂ© le lancement des six opĂ©rations baptisĂ©es « Arrow » dont la derniĂšre sâest dĂ©roulĂ©e dans la localitĂ© nigĂ©riane de Kumshe. Le succĂšs de ces opĂ©rations est dĂ» aussi en partie Ă la contribution des renseignements prĂ©visionnels et opĂ©rationnels. LâarmĂ©e sâest Ă©quipĂ©e en moyens modernes de renseignement Ă lâinstar des drones qui permettent de scanner la zone de conflit. La coopĂ©ration militaire avec la France et les Etats-Unis contribue efficacement Ă la recherche des renseignements utilisĂ©s pour la rĂ©ussite des opĂ©rations. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale chaque opĂ©ration dâenvergure est prĂ©cĂ©dĂ©e de plusieurs semaines de prĂ©paratifs axĂ©s principalement sur les renseignements.
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Lutte contre Boko Haram: la phase décisive
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Eliminatoires CAN 2017: qualification retardée pour les Lions
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Ils ont fait jeu Ă©gal 2-2 contre lâAfrique du Sud samedi dernier au stade Omnisports de LimbĂ© pour le compte de la troisiĂšme journĂ©e des qualifications.
PremiĂšre sortie. Premier match nul. Les Lions indomptables ont arrachĂ© une Ă©galitĂ© avec des Bafana Bafana trĂšs convaincants. On jouait samedi dernier au LimbĂ© Omnisports Stadium la troisiĂšme journĂ©e des Ă©liminatoires de la CAN 2017 (21 janvier-12 fĂ©vrier, Gabon). Un match trĂšs difficile pour les Lions indomptables qui ont manquĂ© dâinspiration de bout en bout, courant toujours aprĂšs le score. PremiĂšre rencontre donc Ă LimbĂ©, et les Lions Ă©vitent une dĂ©faite Ă domicile sur ces installations homologuĂ©es par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football en fĂ©vrier dernier.
Les buteurs de la soirĂ©e sont connus : les Sud-Africains Tokelo Rantie (17e mn) et Kekana Hlompho (lobe Ă 60m de la cage camerounaise 50e mn) ; et les Camerounais SĂ©bastien Siani (amorti de la poitrine et enroulĂ©, 45e mn) et Nicolas Nkoulou (tĂȘte sur coup-franc, 67e mn). Pour le deuxiĂšme but sud africain, le public sâest montrĂ© fair-play et a apprĂ©ciĂ© la belle inspiration de Kekana Hlompho, seul trentenaire des Bafana Bafana.
Trop dâespaces ont Ă©tĂ© offerts aux visiteurs, les avant-centres se montrant courts et en panne dâinspiration quand les dĂ©fenseurs, eux, sâavĂ©raient lents Ă relancer. Dans un pareil contexte, normal de voir lâAfrique du Sud, troisiĂšme du groupe M avec deux points, tenir tĂȘte au Cameroun Ă LimbĂ©. Les Lions (sept points, deux buts encaissĂ©s et quatre inscrits) se sont mis en difficultĂ© Ă domicile retardant le plaisir dâobtenir leur ticket pour le Gabon, avant mĂȘme la fin des qualifications. « On aurait aimĂ© avoir tous les joueurs. Mais, je lâai dit depuis, câest Ă ceux qui sont lĂ de saisir leur chance quand ils la reçoivent. Mais avec Aboubakar mardi, nous aurons une attaque plus dangereuse. Nous avons observĂ© des lacunes, nous essaierons de les gommer », explique Hugo Broos. Avec un public charmant malgrĂ© le match nul, LimbĂ© a Ă©tĂ© classĂ©e « ville de lâamitiĂ© et du football ».
MĂȘme sâils gardent la tĂȘte du groupe M, les Lions sont en difficultĂ©. Ils doivent gagner Ă Durban mardi prochain pour Ă©viter une Ă©ventuelle surprise. LâAfrique du Sud a besoin de cette victoire Ă domicile pour se relancer dans les qualifications. De son cĂŽtĂ©, aprĂšs sa victoire contre la Gambie (2-1), la Mauritanie marque le Cameroun Ă la culotte. Seul un point sĂ©pare les deux Ă©quipes. Câest elle dâailleurs, le prochain adversaire des Lions en juin aprĂšs lâAfrique du Sud. Les Lions ont dĂ©collĂ© pour Durban hier dimanche.
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Ils ont fait jeu Ă©gal 2-2 contre lâAfrique du Sud samedi dernier au stade Omnisports de LimbĂ© pour le compte de la troisiĂšme journĂ©e des qualifications.
PremiĂšre sortie. Premier match nul. Les Lions indomptables ont arrachĂ© une Ă©galitĂ© avec des Bafana Bafana trĂšs convaincants. On jouait samedi dernier au LimbĂ© Omnisports Stadium la troisiĂšme journĂ©e des Ă©liminatoires de la CAN 2017 (21 janvier-12 fĂ©vrier, Gabon). Un match trĂšs difficile pour les Lions indomptables qui ont manquĂ© dâinspiration de bout en bout, courant toujours aprĂšs le score. PremiĂšre rencontre donc Ă LimbĂ©, et les Lions Ă©vitent une dĂ©faite Ă domicile sur ces installations homologuĂ©es par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football en fĂ©vrier dernier.
Les buteurs de la soirĂ©e sont connus : les Sud-Africains Tokelo Rantie (17e mn) et Kekana Hlompho (lobe Ă 60m de la cage camerounaise 50e mn) ; et les Camerounais SĂ©bastien Siani (amorti de la poitrine et enroulĂ©, 45e mn) et Nicolas Nkoulou (tĂȘte sur coup-franc, 67e mn). Pour le deuxiĂšme but sud africain, le public sâest montrĂ© fair-play et a apprĂ©ciĂ© la belle inspiration de Kekana Hlompho, seul trentenaire des Bafana Bafana.
Trop dâespaces ont Ă©tĂ© offerts aux visiteurs, les avant-centres se montrant courts et en panne dâinspiration quand les dĂ©fenseurs, eux, sâavĂ©raient lents Ă relancer. Dans un pareil contexte, normal de voir lâAfrique du Sud, troisiĂšme du groupe M avec deux points, tenir tĂȘte au Cameroun Ă LimbĂ©. Les Lions (sept points, deux buts encaissĂ©s et quatre inscrits) se sont mis en difficultĂ© Ă domicile retardant le plaisir dâobtenir leur ticket pour le Gabon, avant mĂȘme la fin des qualifications. « On aurait aimĂ© avoir tous les joueurs. Mais, je lâai dit depuis, câest Ă ceux qui sont lĂ de saisir leur chance quand ils la reçoivent. Mais avec Aboubakar mardi, nous aurons une attaque plus dangereuse. Nous avons observĂ© des lacunes, nous essaierons de les gommer », explique Hugo Broos. Avec un public charmant malgrĂ© le match nul, LimbĂ© a Ă©tĂ© classĂ©e « ville de lâamitiĂ© et du football ».
MĂȘme sâils gardent la tĂȘte du groupe M, les Lions sont en difficultĂ©. Ils doivent gagner Ă Durban mardi prochain pour Ă©viter une Ă©ventuelle surprise. LâAfrique du Sud a besoin de cette victoire Ă domicile pour se relancer dans les qualifications. De son cĂŽtĂ©, aprĂšs sa victoire contre la Gambie (2-1), la Mauritanie marque le Cameroun Ă la culotte. Seul un point sĂ©pare les deux Ă©quipes. Câest elle dâailleurs, le prochain adversaire des Lions en juin aprĂšs lâAfrique du Sud. Les Lions ont dĂ©collĂ© pour Durban hier dimanche.
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Eliminatoires CAN 2017: qualification retardée pour les Lions
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HÎpital central de Yaoundé: une grossesse de quintuplés qui finit mal
Elise ZIEMINE
National - Société
DâaprĂšs le directeur, Honorine Nshi, 30 ans, est arrivĂ©e avec le col complĂštement dilatĂ©. Deux de ses enfants Ă©taient morts et trois autres bougeaient mais ne respiraient pas.
Une photo de plusieurs bĂ©bĂ©s dĂ©cĂ©dĂ©s dans un sac plastique. Lâhorrible clichĂ© a fait le tour des rĂ©seaux sociaux vendredi. Le texte accompagnateur accuse lâHĂŽpital central de YaoundĂ© (HCY) de nĂ©gligence. Et samedi matin, la formation sanitaire est prise dâassaut par les chasseurs dâinformations. A la maternitĂ©, la salle de travail est pleine. Des cris de nouveau-nĂ©s en rajoutent au tumulte. Les infirmiers montent et descendent, mais personne ne veut aborder le sujet brĂ»lant. AprĂšs plus de trois heures dâattente, lâon apprend quâil y a une rĂ©union dâurgence dans la salle de confĂ©rence de la maternitĂ©. Les responsables y sont, tout comme les Ă©lĂ©ments du commissariat central aux renseignements gĂ©nĂ©raux du Mfoundi. Lâambiance nâest pas joyeuse. « Le directeur demande de le retrouver Ă son bureau », entend-on. Ici, le Pr. Pierre Joseph Fouda est en compagnie du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Ils Ă©changent. Alors que lâon sâattend Ă une dĂ©claration du ministre, câest entourĂ© de la plupart de ses collaborateurs et du sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II, Yampen Ousmanou, que le Pr. Fouda retrace le rĂ©cit des Ă©vĂšnements : « Mme Nshi Honorine est arrivĂ©e ici le 22 mars vers 11h 30. Elle souffrait de douleurs pelviennes. Le col de lâutĂ©rus Ă©tait complĂštement dilatĂ©. La membrane Ă©tait bombĂ©e. CâĂ©tait un avortement tardif inĂ©vitable. La seule solution Ă©tait son admission en salle de travail. On parle dâaccouchement prĂ©maturĂ© Ă partir de 28 semaines de grossesse. La dame Ă©tait Ă 22. Elle attendait des quintuplĂ©s et non des quatriplĂ©s. Le premier fĆtus (200gr) Ă©tait sorti momifiĂ©. Il Ă©tait mort depuis et Ă©tait devenu sec. Le deuxiĂšme (700 gr) Ă©tait mort mais pas momifiĂ©. Les trois autres dont les poids oscillaient entre 500 et 700gr bougeaient mais ne respiraient pas ».
Des dĂ©clarations du directeur de lâHCY, il ressort que pendant que certaines de ses Ă©quipes se battaient pour sauver la mĂšre et les trois enfants, dâautres se sont lancĂ©s Ă la recherche des couveuses. LâhĂŽpital possĂšde des couveuses ne permettant que de mettre les enfants en sĂ©curitĂ© avant tout transfert en nĂ©onatologie, service dâaccueil final. La sĆur de la mĂšre est Ă©galement envoyĂ©e en urgence dans dâautres structures. Une couveuse libre est trouvĂ©e Ă la Fondation Chantal Biya. Mais les trois enfants ne tiennent pas le coup. Ils dĂ©cĂšdent malheureusement tous et sont remis Ă la famille, Ă leur demande. « Ils nâĂ©taient pas dans un sachet plastique par mĂ©pris, mais pour protĂ©ger les uns et les autres. Nous avons sauvĂ© la maman et elle est restĂ©e avec nous pendant deux jours. Les fĆtus ne pouvaient survivre compte tenu de lâĂąge de la grossesse et de leur faible poids de naissance», a poursuivi le directeur. Mme Nshi, 30 ans, a quittĂ© lâHĂŽpital central le 24 mars, suite Ă une Ă©volution qualifiĂ©e de « favorable ». Par ailleurs lâon apprend de son dossier mĂ©dical, quâelle est enseignante dans une Ă©cole privĂ©e au quartier CarriĂšre. Elle Ă©tait suivie dans un hĂŽpital du cĂŽtĂ© dâEtoug-Ebe. LĂ -bas, on lui aurait fait savoir quâelle portait des triplĂ©s et quâil Ă©tait probable quâelle accouche par cĂ©sarienne. Câest vraisemblablement Ă la suite de cette consultation quâelle aurait Ă©tĂ© rĂ©fĂ©rĂ©e Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©. « A sa sortie de lâhĂŽpital jeudi, on causait trĂšs bien. Je suis Ă©tonnĂ© de voir la tournure que lâaffaire a prise», sâest indignĂ© le Pr. Nana Philip Njotang, chef de service Ă la maternitĂ©. Jointe au tĂ©lĂ©phone, dame Nshi nâa pas souhaitĂ© sâexprimer.
Elise ZIEMINE
National - Société
DâaprĂšs le directeur, Honorine Nshi, 30 ans, est arrivĂ©e avec le col complĂštement dilatĂ©. Deux de ses enfants Ă©taient morts et trois autres bougeaient mais ne respiraient pas.
Une photo de plusieurs bĂ©bĂ©s dĂ©cĂ©dĂ©s dans un sac plastique. Lâhorrible clichĂ© a fait le tour des rĂ©seaux sociaux vendredi. Le texte accompagnateur accuse lâHĂŽpital central de YaoundĂ© (HCY) de nĂ©gligence. Et samedi matin, la formation sanitaire est prise dâassaut par les chasseurs dâinformations. A la maternitĂ©, la salle de travail est pleine. Des cris de nouveau-nĂ©s en rajoutent au tumulte. Les infirmiers montent et descendent, mais personne ne veut aborder le sujet brĂ»lant. AprĂšs plus de trois heures dâattente, lâon apprend quâil y a une rĂ©union dâurgence dans la salle de confĂ©rence de la maternitĂ©. Les responsables y sont, tout comme les Ă©lĂ©ments du commissariat central aux renseignements gĂ©nĂ©raux du Mfoundi. Lâambiance nâest pas joyeuse. « Le directeur demande de le retrouver Ă son bureau », entend-on. Ici, le Pr. Pierre Joseph Fouda est en compagnie du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Ils Ă©changent. Alors que lâon sâattend Ă une dĂ©claration du ministre, câest entourĂ© de la plupart de ses collaborateurs et du sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II, Yampen Ousmanou, que le Pr. Fouda retrace le rĂ©cit des Ă©vĂšnements : « Mme Nshi Honorine est arrivĂ©e ici le 22 mars vers 11h 30. Elle souffrait de douleurs pelviennes. Le col de lâutĂ©rus Ă©tait complĂštement dilatĂ©. La membrane Ă©tait bombĂ©e. CâĂ©tait un avortement tardif inĂ©vitable. La seule solution Ă©tait son admission en salle de travail. On parle dâaccouchement prĂ©maturĂ© Ă partir de 28 semaines de grossesse. La dame Ă©tait Ă 22. Elle attendait des quintuplĂ©s et non des quatriplĂ©s. Le premier fĆtus (200gr) Ă©tait sorti momifiĂ©. Il Ă©tait mort depuis et Ă©tait devenu sec. Le deuxiĂšme (700 gr) Ă©tait mort mais pas momifiĂ©. Les trois autres dont les poids oscillaient entre 500 et 700gr bougeaient mais ne respiraient pas ».
Des dĂ©clarations du directeur de lâHCY, il ressort que pendant que certaines de ses Ă©quipes se battaient pour sauver la mĂšre et les trois enfants, dâautres se sont lancĂ©s Ă la recherche des couveuses. LâhĂŽpital possĂšde des couveuses ne permettant que de mettre les enfants en sĂ©curitĂ© avant tout transfert en nĂ©onatologie, service dâaccueil final. La sĆur de la mĂšre est Ă©galement envoyĂ©e en urgence dans dâautres structures. Une couveuse libre est trouvĂ©e Ă la Fondation Chantal Biya. Mais les trois enfants ne tiennent pas le coup. Ils dĂ©cĂšdent malheureusement tous et sont remis Ă la famille, Ă leur demande. « Ils nâĂ©taient pas dans un sachet plastique par mĂ©pris, mais pour protĂ©ger les uns et les autres. Nous avons sauvĂ© la maman et elle est restĂ©e avec nous pendant deux jours. Les fĆtus ne pouvaient survivre compte tenu de lâĂąge de la grossesse et de leur faible poids de naissance», a poursuivi le directeur. Mme Nshi, 30 ans, a quittĂ© lâHĂŽpital central le 24 mars, suite Ă une Ă©volution qualifiĂ©e de « favorable ». Par ailleurs lâon apprend de son dossier mĂ©dical, quâelle est enseignante dans une Ă©cole privĂ©e au quartier CarriĂšre. Elle Ă©tait suivie dans un hĂŽpital du cĂŽtĂ© dâEtoug-Ebe. LĂ -bas, on lui aurait fait savoir quâelle portait des triplĂ©s et quâil Ă©tait probable quâelle accouche par cĂ©sarienne. Câest vraisemblablement Ă la suite de cette consultation quâelle aurait Ă©tĂ© rĂ©fĂ©rĂ©e Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©. « A sa sortie de lâhĂŽpital jeudi, on causait trĂšs bien. Je suis Ă©tonnĂ© de voir la tournure que lâaffaire a prise», sâest indignĂ© le Pr. Nana Philip Njotang, chef de service Ă la maternitĂ©. Jointe au tĂ©lĂ©phone, dame Nshi nâa pas souhaitĂ© sâexprimer.
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HÎpital central de Yaoundé: une grossesse de quintuplés qui finit mal
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de lâArtisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de lâEconomie Sociale et de lâArtisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de lâArtisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de lâEconomie Sociale et de lâArtisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
Lutte contre Boko Haram: le rĂ©confort du chef de lâEtat aux blessĂ©s
Azize MBOHOU
National - Politique
Le MINDEF, Joseph Beti Assomo Ă©tait Ă lâHĂŽpital militaire de YaoundĂ© dimanche pour transmettre le message de Paul Biya.
Joseph Beti Assomo au chevet des blessĂ©s de la guerre contre Boko Haram. Loin dâune figure de style, les clichĂ©s rĂ©els Ă©taient saisissants. RĂ©confortants. Des poignĂ©es de main Ă chacun des militaires internĂ©s. Quelques minutes dâĂ©changes pour sâenquĂ©rir de lâĂ©tat de santĂ©. La chaleur de la proximitĂ© entre le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (MINDEF) et les blessĂ©s, dimanche Ă lâHĂŽpital militaire de YaoundĂ©, a traduit la vive compassion du chef de lâEtat. Sur hautes instructions du chef des ArmĂ©es, Paul Biya, le MINDEF a donc rendu une visite spĂ©ciale Ă ces vaillants soldats blessĂ©s de guerre dans le cadre des opĂ©rations en cours dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord.
Ce sont 118 blessĂ©s, dont trois civils, Ă©vacuĂ©s des théùtres dâopĂ©ration, qui sont pris en charge. Ils sont issus des opĂ©rations Alpha, Emergence 4 et de la Force multinationale mixte. Dâautres victimes prises en charge proviennent du théùtre centrafricain et appartiennent Ă la MISCA et Ă la MINUSCA. A ces blessĂ©s, dont certains avaient reçu des balles Ă la main, Ă lâavant-bras ou Ă la jambe, et dont la prise en charge est satisfaisante, le MINDEF a su transmettre avec prĂ©cision et fidĂ©litĂ© le message du chef de lâEtat. « Votre engagement, vos efforts et sacrifices pour la dĂ©fense de la Nation sont hautement saluĂ©s par le chef des ArmĂ©es. Il me charge de vous transmettre tous ses encouragements, et Ă travers vous, Ă tous les blessĂ©s de guerre sur lâensemble du territoire national », a prĂ©cisĂ© Joseph Beti Assomo. Ce rĂ©confort sâest traduit par un repas de corps avec tous les blessĂ©s et un appui du chef de lâEtat remis aux uns et aux autres. Le MINDEF a, par ailleurs, fĂ©licitĂ© le personnel civil et militaire de lâhĂŽpital pour le dĂ©vouement et le professionnalisme dans la prise en charge. « Tout est mis en Ćuvre et continuera Ă lâĂȘtre, par le chef de lâEtat pour que votre prise en charge soit la meilleure possible. La modernisation et le renforcement du plateau technique seront poursuivis », a-t-il rassurĂ©.
A ce jour, lâHĂŽpital militaire de la rĂ©gion N°1 a reçu, depuis le dĂ©but de la guerre, 729 victimes dont 129 des Forces armĂ©es tchadiennes en intervention au Cameroun. Et pour le mĂ©decin-chef de lâhĂŽpital, le colonel-mĂ©decin Jacba, « la situation va chaque jour en sâamĂ©liorant. Dans lâensemble, le moral de ces patients est bon et ceux-ci se sentent rĂ©confortĂ©s par cette visite ».
Azize MBOHOU
National - Politique
Le MINDEF, Joseph Beti Assomo Ă©tait Ă lâHĂŽpital militaire de YaoundĂ© dimanche pour transmettre le message de Paul Biya.
Joseph Beti Assomo au chevet des blessĂ©s de la guerre contre Boko Haram. Loin dâune figure de style, les clichĂ©s rĂ©els Ă©taient saisissants. RĂ©confortants. Des poignĂ©es de main Ă chacun des militaires internĂ©s. Quelques minutes dâĂ©changes pour sâenquĂ©rir de lâĂ©tat de santĂ©. La chaleur de la proximitĂ© entre le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (MINDEF) et les blessĂ©s, dimanche Ă lâHĂŽpital militaire de YaoundĂ©, a traduit la vive compassion du chef de lâEtat. Sur hautes instructions du chef des ArmĂ©es, Paul Biya, le MINDEF a donc rendu une visite spĂ©ciale Ă ces vaillants soldats blessĂ©s de guerre dans le cadre des opĂ©rations en cours dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord.
Ce sont 118 blessĂ©s, dont trois civils, Ă©vacuĂ©s des théùtres dâopĂ©ration, qui sont pris en charge. Ils sont issus des opĂ©rations Alpha, Emergence 4 et de la Force multinationale mixte. Dâautres victimes prises en charge proviennent du théùtre centrafricain et appartiennent Ă la MISCA et Ă la MINUSCA. A ces blessĂ©s, dont certains avaient reçu des balles Ă la main, Ă lâavant-bras ou Ă la jambe, et dont la prise en charge est satisfaisante, le MINDEF a su transmettre avec prĂ©cision et fidĂ©litĂ© le message du chef de lâEtat. « Votre engagement, vos efforts et sacrifices pour la dĂ©fense de la Nation sont hautement saluĂ©s par le chef des ArmĂ©es. Il me charge de vous transmettre tous ses encouragements, et Ă travers vous, Ă tous les blessĂ©s de guerre sur lâensemble du territoire national », a prĂ©cisĂ© Joseph Beti Assomo. Ce rĂ©confort sâest traduit par un repas de corps avec tous les blessĂ©s et un appui du chef de lâEtat remis aux uns et aux autres. Le MINDEF a, par ailleurs, fĂ©licitĂ© le personnel civil et militaire de lâhĂŽpital pour le dĂ©vouement et le professionnalisme dans la prise en charge. « Tout est mis en Ćuvre et continuera Ă lâĂȘtre, par le chef de lâEtat pour que votre prise en charge soit la meilleure possible. La modernisation et le renforcement du plateau technique seront poursuivis », a-t-il rassurĂ©.
A ce jour, lâHĂŽpital militaire de la rĂ©gion N°1 a reçu, depuis le dĂ©but de la guerre, 729 victimes dont 129 des Forces armĂ©es tchadiennes en intervention au Cameroun. Et pour le mĂ©decin-chef de lâhĂŽpital, le colonel-mĂ©decin Jacba, « la situation va chaque jour en sâamĂ©liorant. Dans lâensemble, le moral de ces patients est bon et ceux-ci se sentent rĂ©confortĂ©s par cette visite ».
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Lutte contre Boko Haram: le rĂ©confort du chef de lâEtat aux blessĂ©s
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Pùques 2016: le temps de la miséricorde
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
A Yaoundé, Mgr Jean Mbarga a invité les fidÚles à cet acte dimanche à la cathédrale Notre-Dame des Victoires.
Des fidĂšles catholiques rayonnant de la joie pascale. La cathĂ©drale Notre-Dame-des-Victoires de YaoundĂ© dimanche Ă lâoccasion de la fĂȘte de PĂąques. Sur leurs diffĂ©rents visages et dans leur voix, lâallĂ©gresse Ă©tait perceptible. « AllĂ©luia », le chant a Ă©tĂ© repris en chĆur par le peuple de Dieu, et animĂ© par la plate-forme des chorales de cette cathĂ©drale avec pour maĂźtre de chĆur, le temps du chant, Mgr Jean Mbarga. Pour cĂ©lĂ©brer cette grande victoire du Fils de Dieu sur la mort, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© a bercĂ© de sa voix mĂ©lodieuse le peuple de Dieu venu prendre part Ă cette cĂ©lĂ©bration eucharistique. Pour Mgr Jean Mbarga, la particularitĂ© de la fĂȘte de pĂąques 2016 rĂ©side dans le fait quâelle est propice Ă la misĂ©ricorde.
Au cours de son homĂ©lie qui sâest voulue une interpellation, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, inspirĂ© par les textes liturgiques du jour notamment de lâĂ©vangile de saint Jean, a demandĂ© aux fidĂšles dâavoir une foi vraie, pure qui permet dâaccĂ©der aux fruits de la RĂ©surrection. « Nous sommes donc un peu dans le sens de rappeler aux chrĂ©tiens quâune foi double nâest pas saine. Elle nous empĂȘche de vivre totalement les joies de la rĂ©surrection », a-t-il relevĂ©. A cette occasion, le prĂ©lat a appelĂ© tous les chrĂ©tiens Ă la paix et Ă sa consolidation. DâaprĂšs le prĂ©lat, puisque lâenjeu de la paix dans notre pays est aujourdâhui beaucoup plus Ă lâintĂ©rieur quâaux frontiĂšres, les Camerounais doivent davantage vivre dans lâunitĂ© et la paix. Des ingrĂ©dients qui sont source dâĂ©nergie, un grand soutien non seulement aux forces de dĂ©fense aux fronts mais aussi dans la consolidation de lâavenir de notre pays. « Nous sortons dâune fĂȘte de pĂąques qui nous ouvre Ă une grande espĂ©rance. Je lance un appel Ă tous, nâayez pas peur de lâavenir. Nâayons pas peur de nous-mĂȘmes, des frustrations ou des agressions parce que la victoire est acquise en JĂ©sus Christ », a conclu lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain.
Câest avec la remise des textes qui vont guider la vie diocĂ©saine, fruit du synode diocĂ©sain Ă ses ouailles que Mgr Jean Mbarga a envoyĂ© chacun en mission dans la propagation de la Bonne Nouvelle. Ainsi donc, deux documents Ă savoir « Le coutumier », une sorte de mĂ©moires Ă©crites de nos coutumes dont le but est de pouvoir unifier lâagir pastoral et de perpĂ©tuer les meilleures façons de faire et le « Guide des paroisses » vont guider le peuple de Dieu en cette annĂ©e de la misĂ©ricorde divine. Un cierge a Ă©tĂ© allumĂ© et dĂ©posĂ© aux pieds de la Vierge Marie afin quâelle aide Ă porter les diffĂ©rentes priĂšres Ă son fils ressuscitĂ©.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
A Yaoundé, Mgr Jean Mbarga a invité les fidÚles à cet acte dimanche à la cathédrale Notre-Dame des Victoires.
Des fidĂšles catholiques rayonnant de la joie pascale. La cathĂ©drale Notre-Dame-des-Victoires de YaoundĂ© dimanche Ă lâoccasion de la fĂȘte de PĂąques. Sur leurs diffĂ©rents visages et dans leur voix, lâallĂ©gresse Ă©tait perceptible. « AllĂ©luia », le chant a Ă©tĂ© repris en chĆur par le peuple de Dieu, et animĂ© par la plate-forme des chorales de cette cathĂ©drale avec pour maĂźtre de chĆur, le temps du chant, Mgr Jean Mbarga. Pour cĂ©lĂ©brer cette grande victoire du Fils de Dieu sur la mort, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© a bercĂ© de sa voix mĂ©lodieuse le peuple de Dieu venu prendre part Ă cette cĂ©lĂ©bration eucharistique. Pour Mgr Jean Mbarga, la particularitĂ© de la fĂȘte de pĂąques 2016 rĂ©side dans le fait quâelle est propice Ă la misĂ©ricorde.
Au cours de son homĂ©lie qui sâest voulue une interpellation, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, inspirĂ© par les textes liturgiques du jour notamment de lâĂ©vangile de saint Jean, a demandĂ© aux fidĂšles dâavoir une foi vraie, pure qui permet dâaccĂ©der aux fruits de la RĂ©surrection. « Nous sommes donc un peu dans le sens de rappeler aux chrĂ©tiens quâune foi double nâest pas saine. Elle nous empĂȘche de vivre totalement les joies de la rĂ©surrection », a-t-il relevĂ©. A cette occasion, le prĂ©lat a appelĂ© tous les chrĂ©tiens Ă la paix et Ă sa consolidation. DâaprĂšs le prĂ©lat, puisque lâenjeu de la paix dans notre pays est aujourdâhui beaucoup plus Ă lâintĂ©rieur quâaux frontiĂšres, les Camerounais doivent davantage vivre dans lâunitĂ© et la paix. Des ingrĂ©dients qui sont source dâĂ©nergie, un grand soutien non seulement aux forces de dĂ©fense aux fronts mais aussi dans la consolidation de lâavenir de notre pays. « Nous sortons dâune fĂȘte de pĂąques qui nous ouvre Ă une grande espĂ©rance. Je lance un appel Ă tous, nâayez pas peur de lâavenir. Nâayons pas peur de nous-mĂȘmes, des frustrations ou des agressions parce que la victoire est acquise en JĂ©sus Christ », a conclu lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain.
Câest avec la remise des textes qui vont guider la vie diocĂ©saine, fruit du synode diocĂ©sain Ă ses ouailles que Mgr Jean Mbarga a envoyĂ© chacun en mission dans la propagation de la Bonne Nouvelle. Ainsi donc, deux documents Ă savoir « Le coutumier », une sorte de mĂ©moires Ă©crites de nos coutumes dont le but est de pouvoir unifier lâagir pastoral et de perpĂ©tuer les meilleures façons de faire et le « Guide des paroisses » vont guider le peuple de Dieu en cette annĂ©e de la misĂ©ricorde divine. Un cierge a Ă©tĂ© allumĂ© et dĂ©posĂ© aux pieds de la Vierge Marie afin quâelle aide Ă porter les diffĂ©rentes priĂšres Ă son fils ressuscitĂ©.
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Pùques 2016: le temps de la miséricorde
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Haut-Nyong: tous derriĂšre Paul Biya
MESSI BALA
National - Politique
Leitmotiv mobilisateur des militants des sections de DoumĂ© et dâAbong-Mbang lors de la cĂ©lĂ©bration des 31 ans du Rdpc, en prĂ©sence de Joseph LE.
Jeudi 24 mars 2016. Une journĂ©e pleine pour le directeur adjoint du Cabinet civil Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Joseph LE, par ailleurs, membre supplĂ©ant du ComitĂ© central du RDPC qui a tenu Ă cĂ©lĂ©brer les 31 ans de cette formation politique avec ses camarades militants de deux sections du Haut-Nyong. Parti de YaoundĂ© trois heures auparavant, il a rejoint ses camarades. « Il y a quinze ans, pareille prouesse nâĂ©tait imaginable. Il eut fallu quitter YaoundĂ© un jour plutĂŽt pour rallier les principales contrĂ©es de lâEst. La route Ayos-Bonis est le reflet Ă©clatant de la volontĂ© du chef de lâEtat de sortir la rĂ©gion de son enclavement⊠GrĂące au prĂ©sident Paul Biya, et malgrĂ© la guerre imposĂ©e par Boko Haram, lâintĂ©gritĂ© du pays est assurĂ© par nos forces de dĂ©fense. Et les infrastructures routiĂšres, Ă©conomiques continuent de se diversifier », affirme en substance Joseph LE. Mieux encore, lâinvitĂ© spĂ©cial indique que dans les prochains jours, la voirie dâAbong-Mbang sera bitumĂ©e. Ainsi que les 35 km qui sĂ©parent les localitĂ©s de Mbama et Messamena. Promesse de Paul Biya. Promesse tenue ! Pour cela, « nous devons nous lever comme un seul homme et demander au prĂ©sident Paul Biya dâaller au bout de sa mission », poursuivra-t-il.
Message entendu tant Ă la Place de lâindĂ©pendance de DoumĂ© quâĂ la maison du parti dâAbong-Mbang. OĂč Joseph LE a rejoint son frĂšre, Jean-Baptiste Bokam, secrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie et prĂšs dâun millier de militants et sympathisants invitĂ©s par la section Haut-Nyong Centre I.
MESSI BALA
National - Politique
Leitmotiv mobilisateur des militants des sections de DoumĂ© et dâAbong-Mbang lors de la cĂ©lĂ©bration des 31 ans du Rdpc, en prĂ©sence de Joseph LE.
Jeudi 24 mars 2016. Une journĂ©e pleine pour le directeur adjoint du Cabinet civil Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Joseph LE, par ailleurs, membre supplĂ©ant du ComitĂ© central du RDPC qui a tenu Ă cĂ©lĂ©brer les 31 ans de cette formation politique avec ses camarades militants de deux sections du Haut-Nyong. Parti de YaoundĂ© trois heures auparavant, il a rejoint ses camarades. « Il y a quinze ans, pareille prouesse nâĂ©tait imaginable. Il eut fallu quitter YaoundĂ© un jour plutĂŽt pour rallier les principales contrĂ©es de lâEst. La route Ayos-Bonis est le reflet Ă©clatant de la volontĂ© du chef de lâEtat de sortir la rĂ©gion de son enclavement⊠GrĂące au prĂ©sident Paul Biya, et malgrĂ© la guerre imposĂ©e par Boko Haram, lâintĂ©gritĂ© du pays est assurĂ© par nos forces de dĂ©fense. Et les infrastructures routiĂšres, Ă©conomiques continuent de se diversifier », affirme en substance Joseph LE. Mieux encore, lâinvitĂ© spĂ©cial indique que dans les prochains jours, la voirie dâAbong-Mbang sera bitumĂ©e. Ainsi que les 35 km qui sĂ©parent les localitĂ©s de Mbama et Messamena. Promesse de Paul Biya. Promesse tenue ! Pour cela, « nous devons nous lever comme un seul homme et demander au prĂ©sident Paul Biya dâaller au bout de sa mission », poursuivra-t-il.
Message entendu tant Ă la Place de lâindĂ©pendance de DoumĂ© quâĂ la maison du parti dâAbong-Mbang. OĂč Joseph LE a rejoint son frĂšre, Jean-Baptiste Bokam, secrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie et prĂšs dâun millier de militants et sympathisants invitĂ©s par la section Haut-Nyong Centre I.
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Haut-Nyong: tous derriĂšre Paul Biya
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Banc de touche: premier stress pour Broos
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables, pour cette premiĂšre sortie officielle au nouveau stade de Limbe, nâa pas perdu sa sĂ©rĂ©nitĂ©.
Dans sa chemisette blanche impeccable, son blue-jeans et ses chaussures marrons, Hugo Broos a lâallure sereine Ă LimbĂ©. Un look dĂ©contractĂ© pour sa premiĂšre sortie avec les Lions. Il souhaite logiquement sâimposer en toute tranquillitĂ©. Au fil de la rencontre, Hugo Broos ne paraĂźt pas particuliĂšrement stressĂ©. Quand son Ă©quipe encaisse son premier but Ă la 17e minute, il ne se montre pas dĂ©semparĂ©, ne fait pas de grands gestes. Au contraire, il recadre. Il veut paraĂźtre ouvert et ferme Ă la fois. Sur le banc de touche comme en salle de presse, le sĂ©lectionneur national a lâair dâavoir la tĂȘte bien posĂ©e sur ses Ă©paules.
La premiĂšre partie du match, stylo et bout de papier en mains, il est Ă sa phase analyse. Il scanne les mouvements de ses joueurs, dodeline de la tĂȘte, griffonne, Ă©change avec le banc de touche⊠Lâhomme sait aussi dĂ©crire en utilisant des gestes. Quand le Cameroun Ă©galisera par deux fois, tournĂ© vers le banc de touche, il fera un signe de satisfaction.
Avec ses joueurs, il veut communiquer et garder la distance hiĂ©rarchique. Illustration avec cet Ă©change avec SĂ©bastien Siani, premier buteur camerounais. Le joueur sâest fait mal Ă la cheville pendant la rencontre. Au moment de le remplacer, survient un long temps dâhĂ©sitation. Via des gestes, il Ă©changera avec son coach jusquâĂ son remplacement final. « Je ne parle jamais, jamais des prestations des joueurs. Si jâavais des choses Ă leur dire, je le leur dirai directement », rĂ©pond-il. Pour Broos, les histoires de vestiaires ne se gĂšreront donc pas dans la presse. Pas de « mĂ©dia » au secours lors des conflits internes. Il lâavait dĂ©jĂ dit aprĂšs avoir convoquĂ© Alexandre Song, milieu de terrain camerounais ayant annoncĂ© sa retraite internationale. « On ne forcera la main Ă personne. Chacun doit ĂȘtre fier de jouer pour son pays. On ne doit pas contraindre les gens Ă faire certaines choses ». Il sait que sorti de « nulle part », ses rĂ©sultats sont trĂšs attendus Ă la tĂȘte des Lions.
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables, pour cette premiĂšre sortie officielle au nouveau stade de Limbe, nâa pas perdu sa sĂ©rĂ©nitĂ©.
Dans sa chemisette blanche impeccable, son blue-jeans et ses chaussures marrons, Hugo Broos a lâallure sereine Ă LimbĂ©. Un look dĂ©contractĂ© pour sa premiĂšre sortie avec les Lions. Il souhaite logiquement sâimposer en toute tranquillitĂ©. Au fil de la rencontre, Hugo Broos ne paraĂźt pas particuliĂšrement stressĂ©. Quand son Ă©quipe encaisse son premier but Ă la 17e minute, il ne se montre pas dĂ©semparĂ©, ne fait pas de grands gestes. Au contraire, il recadre. Il veut paraĂźtre ouvert et ferme Ă la fois. Sur le banc de touche comme en salle de presse, le sĂ©lectionneur national a lâair dâavoir la tĂȘte bien posĂ©e sur ses Ă©paules.
La premiĂšre partie du match, stylo et bout de papier en mains, il est Ă sa phase analyse. Il scanne les mouvements de ses joueurs, dodeline de la tĂȘte, griffonne, Ă©change avec le banc de touche⊠Lâhomme sait aussi dĂ©crire en utilisant des gestes. Quand le Cameroun Ă©galisera par deux fois, tournĂ© vers le banc de touche, il fera un signe de satisfaction.
Avec ses joueurs, il veut communiquer et garder la distance hiĂ©rarchique. Illustration avec cet Ă©change avec SĂ©bastien Siani, premier buteur camerounais. Le joueur sâest fait mal Ă la cheville pendant la rencontre. Au moment de le remplacer, survient un long temps dâhĂ©sitation. Via des gestes, il Ă©changera avec son coach jusquâĂ son remplacement final. « Je ne parle jamais, jamais des prestations des joueurs. Si jâavais des choses Ă leur dire, je le leur dirai directement », rĂ©pond-il. Pour Broos, les histoires de vestiaires ne se gĂšreront donc pas dans la presse. Pas de « mĂ©dia » au secours lors des conflits internes. Il lâavait dĂ©jĂ dit aprĂšs avoir convoquĂ© Alexandre Song, milieu de terrain camerounais ayant annoncĂ© sa retraite internationale. « On ne forcera la main Ă personne. Chacun doit ĂȘtre fier de jouer pour son pays. On ne doit pas contraindre les gens Ă faire certaines choses ». Il sait que sorti de « nulle part », ses rĂ©sultats sont trĂšs attendus Ă la tĂȘte des Lions.
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Banc de touche: premier stress pour Broos
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Chute des cours du pétrole: bientÎt deux ans que ça dure
Josiane TCHAKOUNTE
International - Economie
Selon certains analystes, la tendance baissiĂšre des prix de lâor noir qui a commencĂ© en 2014 devrait se poursuivre cette annĂ©e.
Les derniers attentats de Bruxelles ont impactĂ© nĂ©gativement les cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© international. Ils ont terminĂ© jeudi dernier en baisse Ă la bourse de New York Ă 39,46 dollars (environ 23 000 F CFA). Cette tendance devrait se maintenir tout au long de cette annĂ©e. Câest du moins ce que traduisent les prĂ©visions faites rĂ©cemment par le ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) par rapport aux perspectives de croissance de la sous-rĂ©gion pour lâannĂ©e 2016 projetĂ©es Ă 1,6%.
Depuis le dĂ©but du second semestre 2014, les cours du pĂ©trole brut continuent de pointer vers le bas. Soit une baisse de 70%. Les prix de lâor noir sont passĂ©s rĂ©cemment en dessous de la barre des 30 dollars le baril avant de se maintenir autour de 40 dollars actuellement contre plus de 100 dollars en juin 2014. « Tout semble indiquer que le cours restera bas en 2016 et on ne peut pas exclure des phases de courte durĂ©e oĂč il tomberait mĂȘme en dessous des 30 dollars », explique Francis Perrin dans le 12e numĂ©ro (mars-avril 2016) du magazine Afrique MĂ©diterranĂ©e Business (AMB). Pour le prĂ©sident de StratĂ©gies et politiques Ă©nergĂ©tiques sur les perspectives, « lâexcĂ©dent dâoffre va se poursuivre et un retour Ă lâĂ©quilibre est davantage Ă attendre pour 2017».
Cette baisse des cours fragilise certaines Ă©conomies, notamment en Afrique. Dans un focus, le magazine analyse son impact sur certains pays africains. Sur le cas du Cameroun, lâaugmentation de la production pĂ©troliĂšre et lâaccroissement de lâinvestissement public permettent au pays de faire face Ă ce choc. Par contre, pour un Etat comme la GuinĂ©e Ă©quatoriale oĂč lâor noir reprĂ©sente 90% du produit intĂ©rieur brut (PIB) et la quasi-totalitĂ© des exportations, souligne le magazine, la situation actuelle des cours a ralenti la mise en Ćuvre du Plan national de dĂ©veloppement social qui prĂ©voyait la construction dâinfrastructures et la diversification des sources de croissance.
Au Gabon, le gouvernement a annoncĂ© dĂ©but fĂ©vrier, la fin des subventions au carburant qui ont coĂ»tĂ© prĂšs de 700 milliards de F CFA Ă lâEtat durant les six derniĂšres annĂ©es. Un montant supĂ©rieur au budget dâinvestissement public. Au Tchad, le budget de lâEtat pour 2016 a Ă©tĂ© rĂ©duit de 22%. En 2015, ce pays a investi 200 milliards dans lâeffort de guerre, rapporte AMB. Pour le cas de lâAngola, le magazine parle dâune « descente aux enfers » pour le deuxiĂšme producteur dâor noir dâAfrique. La dette de lâAngola devrait atteindre 50% du PIB cette annĂ©e selon Standards and Poors qui projette une croissance de 4% jusquâen 2019 contre une moyenne de 10% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. En rĂ©action Ă ce marasme, une agence nationale du pĂ©trole devrait voir le jour dans le cadre de la rĂ©organisation du secteur. Selon lâanalyste, la rĂ©ussite de ces rĂ©formes dĂ©pendra de leur capacitĂ© Ă sâinscrire dans la durĂ©e.
Josiane TCHAKOUNTE
International - Economie
Selon certains analystes, la tendance baissiĂšre des prix de lâor noir qui a commencĂ© en 2014 devrait se poursuivre cette annĂ©e.
Les derniers attentats de Bruxelles ont impactĂ© nĂ©gativement les cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© international. Ils ont terminĂ© jeudi dernier en baisse Ă la bourse de New York Ă 39,46 dollars (environ 23 000 F CFA). Cette tendance devrait se maintenir tout au long de cette annĂ©e. Câest du moins ce que traduisent les prĂ©visions faites rĂ©cemment par le ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) par rapport aux perspectives de croissance de la sous-rĂ©gion pour lâannĂ©e 2016 projetĂ©es Ă 1,6%.
Depuis le dĂ©but du second semestre 2014, les cours du pĂ©trole brut continuent de pointer vers le bas. Soit une baisse de 70%. Les prix de lâor noir sont passĂ©s rĂ©cemment en dessous de la barre des 30 dollars le baril avant de se maintenir autour de 40 dollars actuellement contre plus de 100 dollars en juin 2014. « Tout semble indiquer que le cours restera bas en 2016 et on ne peut pas exclure des phases de courte durĂ©e oĂč il tomberait mĂȘme en dessous des 30 dollars », explique Francis Perrin dans le 12e numĂ©ro (mars-avril 2016) du magazine Afrique MĂ©diterranĂ©e Business (AMB). Pour le prĂ©sident de StratĂ©gies et politiques Ă©nergĂ©tiques sur les perspectives, « lâexcĂ©dent dâoffre va se poursuivre et un retour Ă lâĂ©quilibre est davantage Ă attendre pour 2017».
Cette baisse des cours fragilise certaines Ă©conomies, notamment en Afrique. Dans un focus, le magazine analyse son impact sur certains pays africains. Sur le cas du Cameroun, lâaugmentation de la production pĂ©troliĂšre et lâaccroissement de lâinvestissement public permettent au pays de faire face Ă ce choc. Par contre, pour un Etat comme la GuinĂ©e Ă©quatoriale oĂč lâor noir reprĂ©sente 90% du produit intĂ©rieur brut (PIB) et la quasi-totalitĂ© des exportations, souligne le magazine, la situation actuelle des cours a ralenti la mise en Ćuvre du Plan national de dĂ©veloppement social qui prĂ©voyait la construction dâinfrastructures et la diversification des sources de croissance.
Au Gabon, le gouvernement a annoncĂ© dĂ©but fĂ©vrier, la fin des subventions au carburant qui ont coĂ»tĂ© prĂšs de 700 milliards de F CFA Ă lâEtat durant les six derniĂšres annĂ©es. Un montant supĂ©rieur au budget dâinvestissement public. Au Tchad, le budget de lâEtat pour 2016 a Ă©tĂ© rĂ©duit de 22%. En 2015, ce pays a investi 200 milliards dans lâeffort de guerre, rapporte AMB. Pour le cas de lâAngola, le magazine parle dâune « descente aux enfers » pour le deuxiĂšme producteur dâor noir dâAfrique. La dette de lâAngola devrait atteindre 50% du PIB cette annĂ©e selon Standards and Poors qui projette une croissance de 4% jusquâen 2019 contre une moyenne de 10% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. En rĂ©action Ă ce marasme, une agence nationale du pĂ©trole devrait voir le jour dans le cadre de la rĂ©organisation du secteur. Selon lâanalyste, la rĂ©ussite de ces rĂ©formes dĂ©pendra de leur capacitĂ© Ă sâinscrire dans la durĂ©e.
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Chute des cours du pétrole: bientÎt deux ans que ça dure
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Bénéfices: les bons comptes de la BEAC
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
En dépit de la crise, la bonne gestion des réserves a permis à la Banque centrale de réaliser un profit-record de plus de 160 milliards de F en 2015 contre 25 milliards en 2014.
Pour la premiĂšre fois, 43 ans aprĂšs sa crĂ©ation en 1972, la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) vient de rĂ©aliser un rĂ©sultat « exceptionnel ». Les comptes de lâexercice 2015 de lâinstitut dâĂ©mission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de lâAfrique centrale (CEMAC) affichent un rĂ©sultat record de 160,795 milliards de F. ComparĂ©s aux 25,108 milliards de F obtenus en 2014, câest une augmentation de prĂšs de 136 milliards de F en lâespace dâune annĂ©e.
Dans une sous-rĂ©gion oĂč lâactivitĂ© Ă©conomique tourne au ralenti (2,8% de croissance en 2015 et des projections de 1,6% cette annĂ©e) en raison de la baisse des cours mondiaux du pĂ©trole brut et lâinsĂ©curitĂ©, câest une performance qui surprend. « Ce rĂ©sultat est le fruit dâune stratĂ©gie de gestion des rĂ©serves de la sous-rĂ©gion que nous avions dĂ©finie aprĂšs 2010 au terme des problĂšmes que nous avions connus en 2009. Cette stratĂ©gie de moyen et long termes commence Ă payer », explique Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC vendredi dernier Ă YaoundĂ©, au sortir de la premiĂšre session ordinaire du ComitĂ© ministĂ©riel de lâUnion monĂ©taire de lâAfrique centrale (UMAC) pour lâannĂ©e 2016. En effet, suite aux problĂšmes de gestion enregistrĂ©s par le Bureau extĂ©rieur de la BEAC Ă Paris en 2009 et la perte subie sur lâun de ses placements, la Banque centrale avait terminĂ© cette annĂ©e-lĂ sur un dĂ©ficit. DâaprĂšs le rapport annuel 2009 de la Banque, lâexercice sâest soldĂ© par une perte de 29,6 milliards de F contre un bĂ©nĂ©fice net de 45,2 milliards de F rĂ©alisĂ© en 2008, soit une variation de -165,4%.
Cette session ordinaire de lâUMAC prĂ©sidĂ©e par le ministre des Finances et du Budget de la RĂ©publique centrafricaine, CĂ©lestin Yanindji, par ailleurs, prĂ©sident en exercice, a ratifiĂ© les comptes dĂ©finitifs de la BEAC pour lâexercice 2015. Comptes approuvĂ©s la veille par le conseil dâadministration de la Banque centrale, Ă©galement rĂ©uni en session ordinaire. Les ressources additionnelles obtenues au terme de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e serviront, dâaprĂšs le gouverneur de la BEAC, Ă renforcer les rĂ©serves de la sous-rĂ©gion pour pouvoir faire face Ă la baisse du taux de couverture extĂ©rieure de la monnaie. InterrogĂ© il y a quelques jours (Ă lâissue de la rĂ©union du ComitĂ© de politique monĂ©taire le 21 mars) sur le montant de ces rĂ©serves, Lucas Abaga Nchama sâĂ©tait limitĂ© Ă donner des assurances sur le fait quâelles soient Ă un « niveau confortable », sans donner de chiffres.
Grace Ă ce rĂ©sultat, la BEAC entend Ă©galement apporter plus de ressources pour financer les projets intĂ©grateurs dans la CEMAC. En janvier dernier, la BEAC a dĂ©bloquĂ© 400 milliards de F au profit de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de lâAfrique centrale (BDEAC). Enfin, les six Etats de la CEMAC, conformĂ©ment aux dispositions statutaires toucheront des dividendes en tant quâactionnaires de la BEAC.
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
En dépit de la crise, la bonne gestion des réserves a permis à la Banque centrale de réaliser un profit-record de plus de 160 milliards de F en 2015 contre 25 milliards en 2014.
Pour la premiĂšre fois, 43 ans aprĂšs sa crĂ©ation en 1972, la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) vient de rĂ©aliser un rĂ©sultat « exceptionnel ». Les comptes de lâexercice 2015 de lâinstitut dâĂ©mission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de lâAfrique centrale (CEMAC) affichent un rĂ©sultat record de 160,795 milliards de F. ComparĂ©s aux 25,108 milliards de F obtenus en 2014, câest une augmentation de prĂšs de 136 milliards de F en lâespace dâune annĂ©e.
Dans une sous-rĂ©gion oĂč lâactivitĂ© Ă©conomique tourne au ralenti (2,8% de croissance en 2015 et des projections de 1,6% cette annĂ©e) en raison de la baisse des cours mondiaux du pĂ©trole brut et lâinsĂ©curitĂ©, câest une performance qui surprend. « Ce rĂ©sultat est le fruit dâune stratĂ©gie de gestion des rĂ©serves de la sous-rĂ©gion que nous avions dĂ©finie aprĂšs 2010 au terme des problĂšmes que nous avions connus en 2009. Cette stratĂ©gie de moyen et long termes commence Ă payer », explique Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC vendredi dernier Ă YaoundĂ©, au sortir de la premiĂšre session ordinaire du ComitĂ© ministĂ©riel de lâUnion monĂ©taire de lâAfrique centrale (UMAC) pour lâannĂ©e 2016. En effet, suite aux problĂšmes de gestion enregistrĂ©s par le Bureau extĂ©rieur de la BEAC Ă Paris en 2009 et la perte subie sur lâun de ses placements, la Banque centrale avait terminĂ© cette annĂ©e-lĂ sur un dĂ©ficit. DâaprĂšs le rapport annuel 2009 de la Banque, lâexercice sâest soldĂ© par une perte de 29,6 milliards de F contre un bĂ©nĂ©fice net de 45,2 milliards de F rĂ©alisĂ© en 2008, soit une variation de -165,4%.
Cette session ordinaire de lâUMAC prĂ©sidĂ©e par le ministre des Finances et du Budget de la RĂ©publique centrafricaine, CĂ©lestin Yanindji, par ailleurs, prĂ©sident en exercice, a ratifiĂ© les comptes dĂ©finitifs de la BEAC pour lâexercice 2015. Comptes approuvĂ©s la veille par le conseil dâadministration de la Banque centrale, Ă©galement rĂ©uni en session ordinaire. Les ressources additionnelles obtenues au terme de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e serviront, dâaprĂšs le gouverneur de la BEAC, Ă renforcer les rĂ©serves de la sous-rĂ©gion pour pouvoir faire face Ă la baisse du taux de couverture extĂ©rieure de la monnaie. InterrogĂ© il y a quelques jours (Ă lâissue de la rĂ©union du ComitĂ© de politique monĂ©taire le 21 mars) sur le montant de ces rĂ©serves, Lucas Abaga Nchama sâĂ©tait limitĂ© Ă donner des assurances sur le fait quâelles soient Ă un « niveau confortable », sans donner de chiffres.
Grace Ă ce rĂ©sultat, la BEAC entend Ă©galement apporter plus de ressources pour financer les projets intĂ©grateurs dans la CEMAC. En janvier dernier, la BEAC a dĂ©bloquĂ© 400 milliards de F au profit de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de lâAfrique centrale (BDEAC). Enfin, les six Etats de la CEMAC, conformĂ©ment aux dispositions statutaires toucheront des dividendes en tant quâactionnaires de la BEAC.
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Bénéfices: les bons comptes de la BEAC
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Présidentielle congolaise: Sassou Nguesso réélu
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le président sortant a remporté la présidentielle avec 60,39% des suffrages.
Le ministre congolais de lâIntĂ©rieur a annoncĂ© jeudi soir les rĂ©sultats de la prĂ©sidentielle du 20 mars dernier donnant Denis Sassou Nguesso vainqueur. Dans une annonce officielle faite Ă la tĂ©lĂ©vision nationale, Raymond ZĂ©phyrin Mboulou a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident sortant vainqueur avec 60,39% des suffrages. Selon ces rĂ©sultats, Guy-Brice Parfait KolĂ©las arrive en deuxiĂšme position avec 15,05% des voix alors que le gĂ©nĂ©ral Jean-Marie Michel Mokoko est classĂ© troisiĂšme avec 13,89%. Mardi dĂ©jĂ , la Commission nationale Ă©lectorale indĂ©pendante (CNEI) avait crĂ©ditĂ© Sassou Nguesso de 67% des voix dans 72 des 111 circonscriptions et districts du pays. Dans une dĂ©claration Ă chaud depuis son siĂšge de campagne, le prĂ©sident réélu a saluĂ© cette victoire et estimĂ© que le peuple congolais a «pris son destin en main». DâaprĂšs lui, la campagne Ă©lectorale a donnĂ© lieu Ă un «dĂ©bat dĂ©mocratique trĂšs ouvert».
Pour lâopposition, cette réélection est le rĂ©sultat dâune «fraude massive» et relĂšve de la «magie», selon les termes utilisĂ©s par Vivien Manangou, porte-parole de Guy Parfait KolĂ©las. «Je savais d'avance que les dĂ©s Ă©taient pipĂ©s, mais nous avions acceptĂ© de jouer le jeu», estime M. Mokoko. Lâancien conseiller des affaires de paix et de sĂ©curitĂ© de Denis Sassou qui, par le passĂ©, a demandĂ© un recomptage des voix, invitĂ© les Congolais, en compagnie dâautres candidats malheureux, Ă la «dĂ©sobĂ©issance civile» Ă travers des «actions pacifiques». Dans une dĂ©claration commune signĂ©e le 25 mars dernier, les opposants convient « le peuple congolais Ă exercer pleinement sa souverainetĂ© sur sa victoire dĂ©mocratique Ă travers des actions reconnues par la loi : villes mortes et autres grĂšves, meetings et marches pacifiques jusquâau respect du verdict des urnes». La premiĂšre «opĂ©ration ville morte» est prĂ©vue demain mardi, alors que le ministre de lâIntĂ©rieur devrait dĂ©poser les rĂ©sultats officiels Ă la Cour constitutionnelle.
De son cĂŽtĂ©, le pouvoir ne semble pas accorder une importance Ă cet appel, dâautant plus quâau lendemain du rĂ©fĂ©rendum constitutionnel, une mobilisation similaire avait Ă©tĂ© lancĂ©e sans vĂ©ritable succĂšs. «On va voir cette fois-ci si les choses vont se passer diffĂ©remment», a lancĂ© Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement qui estime que la population aspirait Ă un retour Ă une «vie normale».
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le président sortant a remporté la présidentielle avec 60,39% des suffrages.
Le ministre congolais de lâIntĂ©rieur a annoncĂ© jeudi soir les rĂ©sultats de la prĂ©sidentielle du 20 mars dernier donnant Denis Sassou Nguesso vainqueur. Dans une annonce officielle faite Ă la tĂ©lĂ©vision nationale, Raymond ZĂ©phyrin Mboulou a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident sortant vainqueur avec 60,39% des suffrages. Selon ces rĂ©sultats, Guy-Brice Parfait KolĂ©las arrive en deuxiĂšme position avec 15,05% des voix alors que le gĂ©nĂ©ral Jean-Marie Michel Mokoko est classĂ© troisiĂšme avec 13,89%. Mardi dĂ©jĂ , la Commission nationale Ă©lectorale indĂ©pendante (CNEI) avait crĂ©ditĂ© Sassou Nguesso de 67% des voix dans 72 des 111 circonscriptions et districts du pays. Dans une dĂ©claration Ă chaud depuis son siĂšge de campagne, le prĂ©sident réélu a saluĂ© cette victoire et estimĂ© que le peuple congolais a «pris son destin en main». DâaprĂšs lui, la campagne Ă©lectorale a donnĂ© lieu Ă un «dĂ©bat dĂ©mocratique trĂšs ouvert».
Pour lâopposition, cette réélection est le rĂ©sultat dâune «fraude massive» et relĂšve de la «magie», selon les termes utilisĂ©s par Vivien Manangou, porte-parole de Guy Parfait KolĂ©las. «Je savais d'avance que les dĂ©s Ă©taient pipĂ©s, mais nous avions acceptĂ© de jouer le jeu», estime M. Mokoko. Lâancien conseiller des affaires de paix et de sĂ©curitĂ© de Denis Sassou qui, par le passĂ©, a demandĂ© un recomptage des voix, invitĂ© les Congolais, en compagnie dâautres candidats malheureux, Ă la «dĂ©sobĂ©issance civile» Ă travers des «actions pacifiques». Dans une dĂ©claration commune signĂ©e le 25 mars dernier, les opposants convient « le peuple congolais Ă exercer pleinement sa souverainetĂ© sur sa victoire dĂ©mocratique Ă travers des actions reconnues par la loi : villes mortes et autres grĂšves, meetings et marches pacifiques jusquâau respect du verdict des urnes». La premiĂšre «opĂ©ration ville morte» est prĂ©vue demain mardi, alors que le ministre de lâIntĂ©rieur devrait dĂ©poser les rĂ©sultats officiels Ă la Cour constitutionnelle.
De son cĂŽtĂ©, le pouvoir ne semble pas accorder une importance Ă cet appel, dâautant plus quâau lendemain du rĂ©fĂ©rendum constitutionnel, une mobilisation similaire avait Ă©tĂ© lancĂ©e sans vĂ©ritable succĂšs. «On va voir cette fois-ci si les choses vont se passer diffĂ©remment», a lancĂ© Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement qui estime que la population aspirait Ă un retour Ă une «vie normale».
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Présidentielle congolaise: Sassou Nguesso réélu
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
RDPC An XXXI: des appels, de plus belle
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Exit donc la cĂ©lĂ©bration du 31e anniversaire du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). Jeudi dernier, dans les sections du Cameroun et Ă lâĂ©tranger, les militants du parti au pouvoir ont soufflĂ© sur la 31e bougie de lâorganisation politique. Meetings populaires, marches, motions de soutien et surtout appels Ă la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle ont Ă©tĂ© Ă lâordre du jour de ces diffĂ©rentes rencontres entre les militants du parti. Sur le thĂšme « Mobilisation totale derriĂšre le prĂ©sident national, chef de lâEtat, chef des armĂ©es, Son Excellence Paul Biya, dans la lutte pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance et le combat contre Boko Haram », les militants ont donc rĂ©itĂ©rĂ© les appels que lâon vit dĂ©sormais depuis quelques mois. CT revient sur cette cĂ©lĂ©bration que le ComitĂ© central voulait dans la sobriĂ©tĂ©, en raison de la guerre que notre pays continue de mener contre la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale et contre les bandes armĂ©es Ă lâEst et dans certaines autres rĂ©gions du pays.
Jean Francis BELIBI
National - Politique
Exit donc la cĂ©lĂ©bration du 31e anniversaire du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). Jeudi dernier, dans les sections du Cameroun et Ă lâĂ©tranger, les militants du parti au pouvoir ont soufflĂ© sur la 31e bougie de lâorganisation politique. Meetings populaires, marches, motions de soutien et surtout appels Ă la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle ont Ă©tĂ© Ă lâordre du jour de ces diffĂ©rentes rencontres entre les militants du parti. Sur le thĂšme « Mobilisation totale derriĂšre le prĂ©sident national, chef de lâEtat, chef des armĂ©es, Son Excellence Paul Biya, dans la lutte pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance et le combat contre Boko Haram », les militants ont donc rĂ©itĂ©rĂ© les appels que lâon vit dĂ©sormais depuis quelques mois. CT revient sur cette cĂ©lĂ©bration que le ComitĂ© central voulait dans la sobriĂ©tĂ©, en raison de la guerre que notre pays continue de mener contre la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale et contre les bandes armĂ©es Ă lâEst et dans certaines autres rĂ©gions du pays.
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RDPC An XXXI: des appels, de plus belle
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le plaidoyer du pape
WAFFO MONGO
International - Bulletin
A lâoccasion hier de son message de PĂąques « Urbi et Orbi » Ă la ville de Rome et au monde entier, le Pape François a soulignĂ© avec force pour sâen indigner de « la file toujours plus nombreuse de migrants et de rĂ©fugiĂ©s fuyant la guerre, la faim, la pauvretĂ© et lâinjustice qui ne doit pas ĂȘtre oubliĂ©e ». Selon le souverain pontife, « ces frĂšres et sĆurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de lâaide ». RĂ©itĂ©rant ainsi un nouvel appel pressant aux responsables des pays dĂ©veloppĂ©s, notamment europĂ©ens Ă ne pas fermer leurs frontiĂšres. DĂ©jĂ le 25 mars dernier, Ă lâissue de la cĂ©rĂ©monie du Vendredi saint, qui commĂ©more chaque annĂ©e la passion et la mort du Christ, le Saint PĂšre, devant le ColisĂ©e de Rome a pris la dĂ©fense des migrants et fustigĂ© lâEurope, dĂ©plorant sa « conscience insensible et anesthĂ©siĂ©e » et qualifiant la MĂ©diterranĂ©e et la Mer EgĂ©e de « cimetiĂšre insatiable ».
La crise migratoire en Europe fait rĂ©fĂ©rence Ă lâaugmentation du nombre de migrants et de rĂ©fugiĂ©s- via la MĂ©diterranĂ©e et les Balkans- Ă cause notamment des guerres civiles en Libye et au Moyen-Orient. En 2015, des rĂ©fugiĂ©s venant de Turquie, de GrĂšce et du Liban se sont joints Ă ce mouvement. Ce qui a amplifiĂ© le phĂ©nomĂšne et provoquĂ© une crise Ă lâĂ©chelle europĂ©enne. Cette recrudescence a causĂ© des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays dâEurope. Les termes employĂ©s pour qualifier les migrants sont multiples et dĂ©pendent des situations de chacun. Dans certains cas, il sâagit de demandeurs dâasile ou de rĂ©fugiĂ©s. Dans dâautres cas, de personnes qui cherchent de meilleures perspectives Ă©conomiques. Comme les mots employĂ©s peuvent avoir des consĂ©quences juridiques non-nĂ©gligeables, lâutilisation des termes migrants et rĂ©fugiĂ©s fait lâobjet dâun dĂ©bat sĂ©mantique qui cache en rĂ©alitĂ© un dĂ©bat politique. Ce nâest Ă©videmment pas la posture du Pape François qui invite simplement les pays de lâUnion europĂ©enne Ă accueillir dignement ces milliers de demandeurs dâasile ou migrant, surtout en cette annĂ©e placĂ©e sous le signe de la misĂ©ricorde divine.
WAFFO MONGO
International - Bulletin
A lâoccasion hier de son message de PĂąques « Urbi et Orbi » Ă la ville de Rome et au monde entier, le Pape François a soulignĂ© avec force pour sâen indigner de « la file toujours plus nombreuse de migrants et de rĂ©fugiĂ©s fuyant la guerre, la faim, la pauvretĂ© et lâinjustice qui ne doit pas ĂȘtre oubliĂ©e ». Selon le souverain pontife, « ces frĂšres et sĆurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de lâaide ». RĂ©itĂ©rant ainsi un nouvel appel pressant aux responsables des pays dĂ©veloppĂ©s, notamment europĂ©ens Ă ne pas fermer leurs frontiĂšres. DĂ©jĂ le 25 mars dernier, Ă lâissue de la cĂ©rĂ©monie du Vendredi saint, qui commĂ©more chaque annĂ©e la passion et la mort du Christ, le Saint PĂšre, devant le ColisĂ©e de Rome a pris la dĂ©fense des migrants et fustigĂ© lâEurope, dĂ©plorant sa « conscience insensible et anesthĂ©siĂ©e » et qualifiant la MĂ©diterranĂ©e et la Mer EgĂ©e de « cimetiĂšre insatiable ».
La crise migratoire en Europe fait rĂ©fĂ©rence Ă lâaugmentation du nombre de migrants et de rĂ©fugiĂ©s- via la MĂ©diterranĂ©e et les Balkans- Ă cause notamment des guerres civiles en Libye et au Moyen-Orient. En 2015, des rĂ©fugiĂ©s venant de Turquie, de GrĂšce et du Liban se sont joints Ă ce mouvement. Ce qui a amplifiĂ© le phĂ©nomĂšne et provoquĂ© une crise Ă lâĂ©chelle europĂ©enne. Cette recrudescence a causĂ© des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays dâEurope. Les termes employĂ©s pour qualifier les migrants sont multiples et dĂ©pendent des situations de chacun. Dans certains cas, il sâagit de demandeurs dâasile ou de rĂ©fugiĂ©s. Dans dâautres cas, de personnes qui cherchent de meilleures perspectives Ă©conomiques. Comme les mots employĂ©s peuvent avoir des consĂ©quences juridiques non-nĂ©gligeables, lâutilisation des termes migrants et rĂ©fugiĂ©s fait lâobjet dâun dĂ©bat sĂ©mantique qui cache en rĂ©alitĂ© un dĂ©bat politique. Ce nâest Ă©videmment pas la posture du Pape François qui invite simplement les pays de lâUnion europĂ©enne Ă accueillir dignement ces milliers de demandeurs dâasile ou migrant, surtout en cette annĂ©e placĂ©e sous le signe de la misĂ©ricorde divine.
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Le plaidoyer du pape
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue