Cameroon Tribune
1.62K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Forwarded from Cameroon Tribune
Si vous aimez ❀❀❀ notre chaĂźne, donnez nous 5 Ă©toiles :
⭐⭐⭐⭐⭐
https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune
Forwarded from Cameroon Tribune
We kindly ask all members who didn't rate us yet to take 10 seconds of their time and show their appreciation by giving us a 5 star rating ⭐⭐⭐⭐⭐.
Just click this link: https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune & then 'start' and your rating.
Cameroon Tribune du lundi, 28 mars 2016.
Lutte contre Boko Haram: la phase décisive

Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier

Tentacule. C’est le nom de code de la derniĂšre opĂ©ration lancĂ©e par les forces de dĂ©fense camerounaises pour nettoyer les localitĂ©s camerounaises et nigĂ©rianes de Djibrili et de Zamga. C’était le 16 mars 2016. AppuyĂ©es par les Ă©lĂ©ments de la Force multinationale mixte (FMM), les troupes camerounaises avec Ă  leur tĂȘte, le gĂ©nĂ©ral de brigade Jacob Kodji, commandant la 4e RĂ©gion militaire interarmĂ©es et commandant de l’OpĂ©ration Emergence 4, ont neutralisĂ© 20 combattants djihadistes et fait prisonniers 12 autres. Un important arsenal de guerre a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© et dĂ©truit. Au mĂȘme moment, les troupes nigĂ©rianes effectuaient une opĂ©ration similaire de l’autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre. Cette opĂ©ration d’envergure intervient aprĂšs les assauts victorieux de Ngoshe et de Kumshe, deux importantes bases-arriĂšres de Boko Haram dĂ©truites il y a quelques semaines. Pris dĂ©sormais entre plusieurs feux, les djihadistes affichent des signes d’affaiblissement. Les terroristes, visiblement dispersĂ©s, opĂšrent dĂ©sormais des attaques sporadiques et non-coordonnĂ©es. La rĂ©duction du nombre d’attaques-kamikazes depuis quelques semaines, valide bien cette thĂšse d’affaiblissement. Depuis les deux expĂ©ditions punitives de Ngoshe et de Kumshe, les accrochages sont devenus quasi-inexistants. Les derniers attentats-suicides (de Tolkomari, de Houmaka et d’Achigachia) n’ont tuĂ© que les kamikazes eux-mĂȘmes. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale, chef de bureau des opĂ©rations au PC du 1er BIR, « avant, il y avait une attaque kamikaze tous les deux ou trois jours, mais depuis les derniĂšres opĂ©rations de Ngoshe et Kumshe, on va dĂ©jĂ  Ă  trois semaines sans attaque-kamikaze ». Mais les troupes camerounaises maintiennent la vigilance et cultivent la prudence face Ă  ces ennemis qui demeurent dangereux et mutent sans cesse leurs modes opĂ©ratoires.
...
Lutte contre Boko Haram: la phase décisive

Grégoire DJARAMAILA
Rédaction - Dossier

...
Quadrillage de la frontiĂšre
A Kolofata, ville qui a douloureusement subi les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s des djihadistes, le Bataillon d’intervention rapide (BIR) y a installĂ© le PC de la zone Sud de l’OpĂ©ration Alpha. RetranchĂ©es Ă  la sous-prĂ©fecture, les troupes restent mobilisĂ©es. CoiffĂ© par le lieutenant-colonel FĂ©lix Tcheka, ce dĂ©membrement de l’OpĂ©ration que pilote le BIR balaie un espace de 2500 km2, couvrant les dĂ©partements du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava. A Kerawa, localitĂ© situĂ©e Ă  environ sept kilomĂštres de Kolofata oĂč la secte y a multipliĂ© les attaques, le BIR a installĂ© un poste avancĂ©, la 4e UnitĂ© lĂ©gĂšre d’Intervention (ULI). Un peu plus au sud, Ă  Achigachia, un des points les plus crisogĂšnes, le poste avancĂ© est tenu par le Bataillon des troupes aĂ©roportĂ©es venu de Koutaba. Ils sont appuyĂ©s par les Ă©lĂ©ments du RĂ©giment d’artillerie sol-sol (RASS) venus de Nkongsamba. Toutes ces forces se dressent en rempart contre le pĂ©ril Boko Haram. Leur mission consiste non seulement Ă  empĂȘcher l’infiltration des combattants mais surtout Ă  sanctuariser les localitĂ©s ciblĂ©es par les attaques de la secte. Aujourd’hui, les troupes camerounaises montent en puissance. Leur dĂ©termination se nourrit des atrocitĂ©s et des meurtrissures que font endurer les terroristes tant aux soldats qu’aux civils. La bonne coordination des opĂ©rations avec l’implĂ©mentation « du concept d’interarmisation » contribue fortement Ă  l’optimisation des rĂ©sultats. Selon le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication et des relations publiques au MINDEF, les deux opĂ©rations Emergence 4 et Alpha appuyĂ©es par la FMM sont bien imbriquĂ©es et s’exĂ©cutent conformĂ©ment Ă  la vision stratĂ©gique de l’état-major des armĂ©es reprĂ©sentĂ©es dans la zone par le commandant de la RMIA 4. Toutes les composantes de l’armĂ©e contribuent Ă  l’atteinte des objectifs. Les actions victorieuses de l’armĂ©e sont certes tributaires de l’engagement des troupes mais aussi et surtout de leur dotation en arsenaux de guerre et en moyens logistiques adĂ©quats. La mobilitĂ© et l’efficacitĂ© des troupes sont facilitĂ©es par des vĂ©hicules de combat nouvellement acquis.
Avec ce rĂ©armement matĂ©riel, la guerre a changĂ© de donne. DĂ©sormais, il ne s’agit plus simplement d’empĂȘcher l’infiltration des combattants de la secte mais de couper leurs rĂ©seaux et leurs relais mais aussi de dĂ©truire les bases qui servent Ă  la formation, la conception, l’entraĂźnement et la mise en Ɠuvre des stratĂ©gies de cette organisation mafieuse et criminelle. Il faut dĂ©sormais aller frapper les djihadistes jusqu’à leurs derniers retranchements. « La meilleure façon de se dĂ©fendre, c'est d'attaquer », prĂȘche le colonel Samuel Dourai, commandant en second de l’opĂ©ration Alpha. C’est ce qui a nĂ©cessitĂ© le lancement des six opĂ©rations baptisĂ©es « Arrow » dont la derniĂšre s’est dĂ©roulĂ©e dans la localitĂ© nigĂ©riane de Kumshe. Le succĂšs de ces opĂ©rations est dĂ» aussi en partie Ă  la contribution des renseignements prĂ©visionnels et opĂ©rationnels. L’armĂ©e s’est Ă©quipĂ©e en moyens modernes de renseignement Ă  l’instar des drones qui permettent de scanner la zone de conflit. La coopĂ©ration militaire avec la France et les Etats-Unis contribue efficacement Ă  la recherche des renseignements utilisĂ©s pour la rĂ©ussite des opĂ©rations. Selon le lieutenant-colonel LĂ©opold Emile Nlate Ebale chaque opĂ©ration d’envergure est prĂ©cĂ©dĂ©e de plusieurs semaines de prĂ©paratifs axĂ©s principalement sur les renseignements.
Eliminatoires CAN 2017: qualification retardée pour les Lions

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Ils ont fait jeu Ă©gal 2-2 contre l’Afrique du Sud samedi dernier au stade Omnisports de LimbĂ© pour le compte de la troisiĂšme journĂ©e des qualifications.
PremiĂšre sortie. Premier match nul. Les Lions indomptables ont arrachĂ© une Ă©galitĂ© avec des Bafana Bafana trĂšs convaincants. On jouait samedi dernier au LimbĂ© Omnisports Stadium la troisiĂšme journĂ©e des Ă©liminatoires de la CAN 2017 (21 janvier-12 fĂ©vrier, Gabon). Un match trĂšs difficile pour les Lions indomptables qui ont manquĂ© d’inspiration de bout en bout, courant toujours aprĂšs le score. PremiĂšre rencontre donc Ă  LimbĂ©, et les Lions Ă©vitent une dĂ©faite Ă  domicile sur ces installations homologuĂ©es par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football en fĂ©vrier dernier.
Les buteurs de la soirĂ©e sont connus : les Sud-Africains Tokelo Rantie (17e mn) et Kekana Hlompho (lobe Ă  60m de la cage camerounaise 50e mn) ; et les Camerounais SĂ©bastien Siani (amorti de la poitrine et enroulĂ©, 45e mn) et Nicolas Nkoulou (tĂȘte sur coup-franc, 67e mn). Pour le deuxiĂšme but sud africain, le public s’est montrĂ© fair-play et a apprĂ©ciĂ© la belle inspiration de Kekana Hlompho, seul trentenaire des Bafana Bafana.
Trop d’espaces ont Ă©tĂ© offerts aux visiteurs, les avant-centres se montrant courts et en panne d’inspiration quand les dĂ©fenseurs, eux, s’avĂ©raient lents Ă  relancer. Dans un pareil contexte, normal de voir l’Afrique du Sud, troisiĂšme du groupe M avec deux points, tenir tĂȘte au Cameroun Ă  LimbĂ©. Les Lions (sept points, deux buts encaissĂ©s et quatre inscrits) se sont mis en difficultĂ© Ă  domicile retardant le plaisir d’obtenir leur ticket pour le Gabon, avant mĂȘme la fin des qualifications. « On aurait aimĂ© avoir tous les joueurs. Mais, je l’ai dit depuis, c’est Ă  ceux qui sont lĂ  de saisir leur chance quand ils la reçoivent. Mais avec Aboubakar mardi, nous aurons une attaque plus dangereuse. Nous avons observĂ© des lacunes, nous essaierons de les gommer », explique Hugo Broos. Avec un public charmant malgrĂ© le match nul, LimbĂ© a Ă©tĂ© classĂ©e « ville de l’amitiĂ© et du football ».
MĂȘme s’ils gardent la tĂȘte du groupe M, les Lions sont en difficultĂ©. Ils doivent gagner Ă  Durban mardi prochain pour Ă©viter une Ă©ventuelle surprise. L’Afrique du Sud a besoin de cette victoire Ă  domicile pour se relancer dans les qualifications. De son cĂŽtĂ©, aprĂšs sa victoire contre la Gambie (2-1), la Mauritanie marque le Cameroun Ă  la culotte. Seul un point sĂ©pare les deux Ă©quipes. C’est elle d’ailleurs, le prochain adversaire des Lions en juin aprĂšs l’Afrique du Sud. Les Lions ont dĂ©collĂ© pour Durban hier dimanche.
HÎpital central de Yaoundé: une grossesse de quintuplés qui finit mal

Elise ZIEMINE
National - Société

D’aprĂšs le directeur, Honorine Nshi, 30 ans, est arrivĂ©e avec le col complĂštement dilatĂ©. Deux de ses enfants Ă©taient morts et trois autres bougeaient mais ne respiraient pas.
Une photo de plusieurs bĂ©bĂ©s dĂ©cĂ©dĂ©s dans un sac plastique. L’horrible clichĂ© a fait le tour des rĂ©seaux sociaux vendredi. Le texte accompagnateur accuse l’HĂŽpital central de YaoundĂ© (HCY) de nĂ©gligence. Et samedi matin, la formation sanitaire est prise d’assaut par les chasseurs d’informations. A la maternitĂ©, la salle de travail est pleine. Des cris de nouveau-nĂ©s en rajoutent au tumulte. Les infirmiers montent et descendent, mais personne ne veut aborder le sujet brĂ»lant. AprĂšs plus de trois heures d’attente, l’on apprend qu’il y a une rĂ©union d’urgence dans la salle de confĂ©rence de la maternitĂ©. Les responsables y sont, tout comme les Ă©lĂ©ments du commissariat central aux renseignements gĂ©nĂ©raux du Mfoundi. L’ambiance n’est pas joyeuse. « Le directeur demande de le retrouver Ă  son bureau », entend-on. Ici, le Pr. Pierre Joseph Fouda est en compagnie du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Ils Ă©changent. Alors que l’on s’attend Ă  une dĂ©claration du ministre, c’est entourĂ© de la plupart de ses collaborateurs et du sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II, Yampen Ousmanou, que le Pr. Fouda retrace le rĂ©cit des Ă©vĂšnements : « Mme Nshi Honorine est arrivĂ©e ici le 22 mars vers 11h 30. Elle souffrait de douleurs pelviennes. Le col de l’utĂ©rus Ă©tait complĂštement dilatĂ©. La membrane Ă©tait bombĂ©e. C’était un avortement tardif inĂ©vitable. La seule solution Ă©tait son admission en salle de travail. On parle d’accouchement prĂ©maturĂ© Ă  partir de 28 semaines de grossesse. La dame Ă©tait Ă  22. Elle attendait des quintuplĂ©s et non des quatriplĂ©s. Le premier fƓtus (200gr) Ă©tait sorti momifiĂ©. Il Ă©tait mort depuis et Ă©tait devenu sec. Le deuxiĂšme (700 gr) Ă©tait mort mais pas momifiĂ©. Les trois autres dont les poids oscillaient entre 500 et 700gr bougeaient mais ne respiraient pas ».
Des dĂ©clarations du directeur de l’HCY, il ressort que pendant que certaines de ses Ă©quipes se battaient pour sauver la mĂšre et les trois enfants, d’autres se sont lancĂ©s Ă  la recherche des couveuses. L’hĂŽpital possĂšde des couveuses ne permettant que de mettre les enfants en sĂ©curitĂ© avant tout transfert en nĂ©onatologie, service d’accueil final. La sƓur de la mĂšre est Ă©galement envoyĂ©e en urgence dans d’autres structures. Une couveuse libre est trouvĂ©e Ă  la Fondation Chantal Biya. Mais les trois enfants ne tiennent pas le coup. Ils dĂ©cĂšdent malheureusement tous et sont remis Ă  la famille, Ă  leur demande. « Ils n’étaient pas dans un sachet plastique par mĂ©pris, mais pour protĂ©ger les uns et les autres. Nous avons sauvĂ© la maman et elle est restĂ©e avec nous pendant deux jours. Les fƓtus ne pouvaient survivre compte tenu de l’ñge de la grossesse et de leur faible poids de naissance», a poursuivi le directeur. Mme Nshi, 30 ans, a quittĂ© l’HĂŽpital central le 24 mars, suite Ă  une Ă©volution qualifiĂ©e de « favorable ». Par ailleurs l’on apprend de son dossier mĂ©dical, qu’elle est enseignante dans une Ă©cole privĂ©e au quartier CarriĂšre. Elle Ă©tait suivie dans un hĂŽpital du cĂŽtĂ© d’Etoug-Ebe. LĂ -bas, on lui aurait fait savoir qu’elle portait des triplĂ©s et qu’il Ă©tait probable qu’elle accouche par cĂ©sarienne. C’est vraisemblablement Ă  la suite de cette consultation qu’elle aurait Ă©tĂ© rĂ©fĂ©rĂ©e Ă  l’HĂŽpital central de YaoundĂ©. « A sa sortie de l’hĂŽpital jeudi, on causait trĂšs bien. Je suis Ă©tonnĂ© de voir la tournure que l’affaire a prise», s’est indignĂ© le Pr. Nana Philip Njotang, chef de service Ă  la maternitĂ©. Jointe au tĂ©lĂ©phone, dame Nshi n’a pas souhaitĂ© s’exprimer.
Forwarded from Cameroon Tribune
Publicité:
SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Lutte contre Boko Haram: le rĂ©confort du chef de l’Etat aux blessĂ©s

Azize MBOHOU
National - Politique

Le MINDEF, Joseph Beti Assomo Ă©tait Ă  l’HĂŽpital militaire de YaoundĂ© dimanche pour transmettre le message de Paul Biya.
Joseph Beti Assomo au chevet des blessĂ©s de la guerre contre Boko Haram. Loin d’une figure de style, les clichĂ©s rĂ©els Ă©taient saisissants. RĂ©confortants. Des poignĂ©es de main Ă  chacun des militaires internĂ©s. Quelques minutes d’échanges pour s’enquĂ©rir de l’état de santĂ©. La chaleur de la proximitĂ© entre le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (MINDEF) et les blessĂ©s, dimanche Ă  l’HĂŽpital militaire de YaoundĂ©, a traduit la vive compassion du chef de l’Etat. Sur hautes instructions du chef des ArmĂ©es, Paul Biya, le MINDEF a donc rendu une visite spĂ©ciale Ă  ces vaillants soldats blessĂ©s de guerre dans le cadre des opĂ©rations en cours dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.
Ce sont 118 blessĂ©s, dont trois civils, Ă©vacuĂ©s des théùtres d’opĂ©ration, qui sont pris en charge. Ils sont issus des opĂ©rations Alpha, Emergence 4 et de la Force multinationale mixte. D’autres victimes prises en charge proviennent du théùtre centrafricain et appartiennent Ă  la MISCA et Ă  la MINUSCA. A ces blessĂ©s, dont certains avaient reçu des balles Ă  la main, Ă  l’avant-bras ou Ă  la jambe, et dont la prise en charge est satisfaisante, le MINDEF a su transmettre avec prĂ©cision et fidĂ©litĂ© le message du chef de l’Etat. « Votre engagement, vos efforts et sacrifices pour la dĂ©fense de la Nation sont hautement saluĂ©s par le chef des ArmĂ©es. Il me charge de vous transmettre tous ses encouragements, et Ă  travers vous, Ă  tous les blessĂ©s de guerre sur l’ensemble du territoire national », a prĂ©cisĂ© Joseph Beti Assomo. Ce rĂ©confort s’est traduit par un repas de corps avec tous les blessĂ©s et un appui du chef de l’Etat remis aux uns et aux autres. Le MINDEF a, par ailleurs, fĂ©licitĂ© le personnel civil et militaire de l’hĂŽpital pour le dĂ©vouement et le professionnalisme dans la prise en charge. « Tout est mis en Ɠuvre et continuera Ă  l’ĂȘtre, par le chef de l’Etat pour que votre prise en charge soit la meilleure possible. La modernisation et le renforcement du plateau technique seront poursuivis », a-t-il rassurĂ©.
A ce jour, l’HĂŽpital militaire de la rĂ©gion N°1 a reçu, depuis le dĂ©but de la guerre, 729 victimes dont 129 des Forces armĂ©es tchadiennes en intervention au Cameroun. Et pour le mĂ©decin-chef de l’hĂŽpital, le colonel-mĂ©decin Jacba, « la situation va chaque jour en s’amĂ©liorant. Dans l’ensemble, le moral de ces patients est bon et ceux-ci se sentent rĂ©confortĂ©s par cette visite ».
Pùques 2016: le temps de la miséricorde

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

A Yaoundé, Mgr Jean Mbarga a invité les fidÚles à cet acte dimanche à la cathédrale Notre-Dame des Victoires.
Des fidĂšles catholiques rayonnant de la joie pascale. La cathĂ©drale Notre-Dame-des-Victoires de YaoundĂ© dimanche Ă  l’occasion de la fĂȘte de PĂąques. Sur leurs diffĂ©rents visages et dans leur voix, l’allĂ©gresse Ă©tait perceptible. « AllĂ©luia », le chant a Ă©tĂ© repris en chƓur par le peuple de Dieu, et animĂ© par la plate-forme des chorales de cette cathĂ©drale avec pour maĂźtre de chƓur, le temps du chant, Mgr Jean Mbarga. Pour cĂ©lĂ©brer cette grande victoire du Fils de Dieu sur la mort, l’archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© a bercĂ© de sa voix mĂ©lodieuse le peuple de Dieu venu prendre part Ă  cette cĂ©lĂ©bration eucharistique. Pour Mgr Jean Mbarga, la particularitĂ© de la fĂȘte de pĂąques 2016 rĂ©side dans le fait qu’elle est propice Ă  la misĂ©ricorde.
Au cours de son homĂ©lie qui s’est voulue une interpellation, l’archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, inspirĂ© par les textes liturgiques du jour notamment de l’évangile de saint Jean, a demandĂ© aux fidĂšles d’avoir une foi vraie, pure qui permet d’accĂ©der aux fruits de la RĂ©surrection. « Nous sommes donc un peu dans le sens de rappeler aux chrĂ©tiens qu’une foi double n’est pas saine. Elle nous empĂȘche de vivre totalement les joies de la rĂ©surrection », a-t-il relevĂ©. A cette occasion, le prĂ©lat a appelĂ© tous les chrĂ©tiens Ă  la paix et Ă  sa consolidation. D’aprĂšs le prĂ©lat, puisque l’enjeu de la paix dans notre pays est aujourd’hui beaucoup plus Ă  l’intĂ©rieur qu’aux frontiĂšres, les Camerounais doivent davantage vivre dans l’unitĂ© et la paix. Des ingrĂ©dients qui sont source d’énergie, un grand soutien non seulement aux forces de dĂ©fense aux fronts mais aussi dans la consolidation de l’avenir de notre pays. « Nous sortons d’une fĂȘte de pĂąques qui nous ouvre Ă  une grande espĂ©rance. Je lance un appel Ă  tous, n’ayez pas peur de l’avenir. N’ayons pas peur de nous-mĂȘmes, des frustrations ou des agressions parce que la victoire est acquise en JĂ©sus Christ », a conclu l’archevĂȘque mĂ©tropolitain.
C’est avec la remise des textes qui vont guider la vie diocĂ©saine, fruit du synode diocĂ©sain Ă  ses ouailles que Mgr Jean Mbarga a envoyĂ© chacun en mission dans la propagation de la Bonne Nouvelle. Ainsi donc, deux documents Ă  savoir « Le coutumier », une sorte de mĂ©moires Ă©crites de nos coutumes dont le but est de pouvoir unifier l’agir pastoral et de perpĂ©tuer les meilleures façons de faire et le « Guide des paroisses » vont guider le peuple de Dieu en cette annĂ©e de la misĂ©ricorde divine. Un cierge a Ă©tĂ© allumĂ© et dĂ©posĂ© aux pieds de la Vierge Marie afin qu’elle aide Ă  porter les diffĂ©rentes priĂšres Ă  son fils ressuscitĂ©.
Haut-Nyong: tous derriĂšre Paul Biya

MESSI BALA
National - Politique

Leitmotiv mobilisateur des militants des sections de DoumĂ© et d’Abong-Mbang lors de la cĂ©lĂ©bration des 31 ans du Rdpc, en prĂ©sence de Joseph LE.
Jeudi 24 mars 2016. Une journĂ©e pleine pour le directeur adjoint du Cabinet civil Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Joseph LE, par ailleurs, membre supplĂ©ant du ComitĂ© central du RDPC qui a tenu Ă  cĂ©lĂ©brer les 31 ans de cette formation politique avec ses camarades militants de deux sections du Haut-Nyong. Parti de YaoundĂ© trois heures auparavant, il a rejoint ses camarades. « Il y a quinze ans, pareille prouesse n’était imaginable. Il eut fallu quitter YaoundĂ© un jour plutĂŽt pour rallier les principales contrĂ©es de l’Est. La route Ayos-Bonis est le reflet Ă©clatant de la volontĂ© du chef de l’Etat de sortir la rĂ©gion de son enclavement
 GrĂące au prĂ©sident Paul Biya, et malgrĂ© la guerre imposĂ©e par Boko Haram, l’intĂ©gritĂ© du pays est assurĂ© par nos forces de dĂ©fense. Et les infrastructures routiĂšres, Ă©conomiques continuent de se diversifier », affirme en substance Joseph LE. Mieux encore, l’invitĂ© spĂ©cial indique que dans les prochains jours, la voirie d’Abong-Mbang sera bitumĂ©e. Ainsi que les 35 km qui sĂ©parent les localitĂ©s de Mbama et Messamena. Promesse de Paul Biya. Promesse tenue ! Pour cela, « nous devons nous lever comme un seul homme et demander au prĂ©sident Paul Biya d’aller au bout de sa mission », poursuivra-t-il.
Message entendu tant Ă  la Place de l’indĂ©pendance de DoumĂ© qu’à la maison du parti d’Abong-Mbang. OĂč Joseph LE a rejoint son frĂšre, Jean-Baptiste Bokam, secrĂ©taire d’Etat Ă  la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie et prĂšs d’un millier de militants et sympathisants invitĂ©s par la section Haut-Nyong Centre I.
Banc de touche: premier stress pour Broos

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Le sĂ©lectionneur des Lions indomptables, pour cette premiĂšre sortie officielle au nouveau stade de Limbe, n’a pas perdu sa sĂ©rĂ©nitĂ©.
Dans sa chemisette blanche impeccable, son blue-jeans et ses chaussures marrons, Hugo Broos a l’allure sereine Ă  LimbĂ©. Un look dĂ©contractĂ© pour sa premiĂšre sortie avec les Lions. Il souhaite logiquement s’imposer en toute tranquillitĂ©. Au fil de la rencontre, Hugo Broos ne paraĂźt pas particuliĂšrement stressĂ©. Quand son Ă©quipe encaisse son premier but Ă  la 17e minute, il ne se montre pas dĂ©semparĂ©, ne fait pas de grands gestes. Au contraire, il recadre. Il veut paraĂźtre ouvert et ferme Ă  la fois. Sur le banc de touche comme en salle de presse, le sĂ©lectionneur national a l’air d’avoir la tĂȘte bien posĂ©e sur ses Ă©paules.
La premiĂšre partie du match, stylo et bout de papier en mains, il est Ă  sa phase analyse. Il scanne les mouvements de ses joueurs, dodeline de la tĂȘte, griffonne, Ă©change avec le banc de touche
 L’homme sait aussi dĂ©crire en utilisant des gestes. Quand le Cameroun Ă©galisera par deux fois, tournĂ© vers le banc de touche, il fera un signe de satisfaction.
Avec ses joueurs, il veut communiquer et garder la distance hiĂ©rarchique. Illustration avec cet Ă©change avec SĂ©bastien Siani, premier buteur camerounais. Le joueur s’est fait mal Ă  la cheville pendant la rencontre. Au moment de le remplacer, survient un long temps d’hĂ©sitation. Via des gestes, il Ă©changera avec son coach jusqu’à son remplacement final. « Je ne parle jamais, jamais des prestations des joueurs. Si j’avais des choses Ă  leur dire, je le leur dirai directement », rĂ©pond-il. Pour Broos, les histoires de vestiaires ne se gĂšreront donc pas dans la presse. Pas de « mĂ©dia » au secours lors des conflits internes. Il l’avait dĂ©jĂ  dit aprĂšs avoir convoquĂ© Alexandre Song, milieu de terrain camerounais ayant annoncĂ© sa retraite internationale. « On ne forcera la main Ă  personne. Chacun doit ĂȘtre fier de jouer pour son pays. On ne doit pas contraindre les gens Ă  faire certaines choses ». Il sait que sorti de « nulle part », ses rĂ©sultats sont trĂšs attendus Ă  la tĂȘte des Lions.
Chute des cours du pétrole: bientÎt deux ans que ça dure

Josiane TCHAKOUNTE
International - Economie

Selon certains analystes, la tendance baissiĂšre des prix de l’or noir qui a commencĂ© en 2014 devrait se poursuivre cette annĂ©e.
Les derniers attentats de Bruxelles ont impactĂ© nĂ©gativement les cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© international. Ils ont terminĂ© jeudi dernier en baisse Ă  la bourse de New York Ă  39,46 dollars (environ 23 000 F CFA). Cette tendance devrait se maintenir tout au long de cette annĂ©e. C’est du moins ce que traduisent les prĂ©visions faites rĂ©cemment par le ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) par rapport aux perspectives de croissance de la sous-rĂ©gion pour l’annĂ©e 2016 projetĂ©es Ă  1,6%.
Depuis le dĂ©but du second semestre 2014, les cours du pĂ©trole brut continuent de pointer vers le bas. Soit une baisse de 70%. Les prix de l’or noir sont passĂ©s rĂ©cemment en dessous de la barre des 30 dollars le baril avant de se maintenir autour de 40 dollars actuellement contre plus de 100 dollars en juin 2014. « Tout semble indiquer que le cours restera bas en 2016 et on ne peut pas exclure des phases de courte durĂ©e oĂč il tomberait mĂȘme en dessous des 30 dollars », explique Francis Perrin dans le 12e numĂ©ro (mars-avril 2016) du magazine Afrique MĂ©diterranĂ©e Business (AMB). Pour le prĂ©sident de StratĂ©gies et politiques Ă©nergĂ©tiques sur les perspectives, « l’excĂ©dent d’offre va se poursuivre et un retour Ă  l’équilibre est davantage Ă  attendre pour 2017».
Cette baisse des cours fragilise certaines Ă©conomies, notamment en Afrique. Dans un focus, le magazine analyse son impact sur certains pays africains. Sur le cas du Cameroun, l’augmentation de la production pĂ©troliĂšre et l’accroissement de l’investissement public permettent au pays de faire face Ă  ce choc. Par contre, pour un Etat comme la GuinĂ©e Ă©quatoriale oĂč l’or noir reprĂ©sente 90% du produit intĂ©rieur brut (PIB) et la quasi-totalitĂ© des exportations, souligne le magazine, la situation actuelle des cours a ralenti la mise en Ɠuvre du Plan national de dĂ©veloppement social qui prĂ©voyait la construction d’infrastructures et la diversification des sources de croissance.
Au Gabon, le gouvernement a annoncĂ© dĂ©but fĂ©vrier, la fin des subventions au carburant qui ont coĂ»tĂ© prĂšs de 700 milliards de F CFA Ă  l’Etat durant les six derniĂšres annĂ©es. Un montant supĂ©rieur au budget d’investissement public. Au Tchad, le budget de l’Etat pour 2016 a Ă©tĂ© rĂ©duit de 22%. En 2015, ce pays a investi 200 milliards dans l’effort de guerre, rapporte AMB. Pour le cas de l’Angola, le magazine parle d’une « descente aux enfers » pour le deuxiĂšme producteur d’or noir d’Afrique. La dette de l’Angola devrait atteindre 50% du PIB cette annĂ©e selon Standards and Poors qui projette une croissance de 4% jusqu’en 2019 contre une moyenne de 10% au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. En rĂ©action Ă  ce marasme, une agence nationale du pĂ©trole devrait voir le jour dans le cadre de la rĂ©organisation du secteur. Selon l’analyste, la rĂ©ussite de ces rĂ©formes dĂ©pendra de leur capacitĂ© Ă  s’inscrire dans la durĂ©e.
Bénéfices: les bons comptes de la BEAC

Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie

En dépit de la crise, la bonne gestion des réserves a permis à la Banque centrale de réaliser un profit-record de plus de 160 milliards de F en 2015 contre 25 milliards en 2014.
Pour la premiĂšre fois, 43 ans aprĂšs sa crĂ©ation en 1972, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de rĂ©aliser un rĂ©sultat « exceptionnel ». Les comptes de l’exercice 2015 de l’institut d’émission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC) affichent un rĂ©sultat record de 160,795 milliards de F. ComparĂ©s aux 25,108 milliards de F obtenus en 2014, c’est une augmentation de prĂšs de 136 milliards de F en l’espace d’une annĂ©e.
Dans une sous-rĂ©gion oĂč l’activitĂ© Ă©conomique tourne au ralenti (2,8% de croissance en 2015 et des projections de 1,6% cette annĂ©e) en raison de la baisse des cours mondiaux du pĂ©trole brut et l’insĂ©curitĂ©, c’est une performance qui surprend. « Ce rĂ©sultat est le fruit d’une stratĂ©gie de gestion des rĂ©serves de la sous-rĂ©gion que nous avions dĂ©finie aprĂšs 2010 au terme des problĂšmes que nous avions connus en 2009. Cette stratĂ©gie de moyen et long termes commence Ă  payer », explique Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, au sortir de la premiĂšre session ordinaire du ComitĂ© ministĂ©riel de l’Union monĂ©taire de l’Afrique centrale (UMAC) pour l’annĂ©e 2016. En effet, suite aux problĂšmes de gestion enregistrĂ©s par le Bureau extĂ©rieur de la BEAC Ă  Paris en 2009 et la perte subie sur l’un de ses placements, la Banque centrale avait terminĂ© cette annĂ©e-lĂ  sur un dĂ©ficit. D’aprĂšs le rapport annuel 2009 de la Banque, l’exercice s’est soldĂ© par une perte de 29,6 milliards de F contre un bĂ©nĂ©fice net de 45,2 milliards de F rĂ©alisĂ© en 2008, soit une variation de -165,4%.
Cette session ordinaire de l’UMAC prĂ©sidĂ©e par le ministre des Finances et du Budget de la RĂ©publique centrafricaine, CĂ©lestin Yanindji, par ailleurs, prĂ©sident en exercice, a ratifiĂ© les comptes dĂ©finitifs de la BEAC pour l’exercice 2015. Comptes approuvĂ©s la veille par le conseil d’administration de la Banque centrale, Ă©galement rĂ©uni en session ordinaire. Les ressources additionnelles obtenues au terme de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e serviront, d’aprĂšs le gouverneur de la BEAC, Ă  renforcer les rĂ©serves de la sous-rĂ©gion pour pouvoir faire face Ă  la baisse du taux de couverture extĂ©rieure de la monnaie. InterrogĂ© il y a quelques jours (Ă  l’issue de la rĂ©union du ComitĂ© de politique monĂ©taire le 21 mars) sur le montant de ces rĂ©serves, Lucas Abaga Nchama s’était limitĂ© Ă  donner des assurances sur le fait qu’elles soient Ă  un « niveau confortable », sans donner de chiffres.
Grace Ă  ce rĂ©sultat, la BEAC entend Ă©galement apporter plus de ressources pour financer les projets intĂ©grateurs dans la CEMAC. En janvier dernier, la BEAC a dĂ©bloquĂ© 400 milliards de F au profit de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Enfin, les six Etats de la CEMAC, conformĂ©ment aux dispositions statutaires toucheront des dividendes en tant qu’actionnaires de la BEAC.
Présidentielle congolaise: Sassou Nguesso réélu

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Le président sortant a remporté la présidentielle avec 60,39% des suffrages.
Le ministre congolais de l’IntĂ©rieur a annoncĂ© jeudi soir les rĂ©sultats de la prĂ©sidentielle du 20 mars dernier donnant Denis Sassou Nguesso vainqueur. Dans une annonce officielle faite Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale, Raymond ZĂ©phyrin Mboulou a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident sortant vainqueur avec 60,39% des suffrages. Selon ces rĂ©sultats, Guy-Brice Parfait KolĂ©las arrive en deuxiĂšme position avec 15,05% des voix alors que le gĂ©nĂ©ral Jean-Marie Michel Mokoko est classĂ© troisiĂšme avec 13,89%. Mardi dĂ©jĂ , la Commission nationale Ă©lectorale indĂ©pendante (CNEI) avait crĂ©ditĂ© Sassou Nguesso de 67% des voix dans 72 des 111 circonscriptions et districts du pays. Dans une dĂ©claration Ă  chaud depuis son siĂšge de campagne, le prĂ©sident réélu a saluĂ© cette victoire et estimĂ© que le peuple congolais a «pris son destin en main». D’aprĂšs lui, la campagne Ă©lectorale a donnĂ© lieu Ă  un «dĂ©bat dĂ©mocratique trĂšs ouvert».
Pour l’opposition, cette réélection est le rĂ©sultat d’une «fraude massive» et relĂšve de la «magie», selon les termes utilisĂ©s par Vivien Manangou, porte-parole de Guy Parfait KolĂ©las. «Je savais d'avance que les dĂ©s Ă©taient pipĂ©s, mais nous avions acceptĂ© de jouer le jeu», estime M. Mokoko. L’ancien conseiller des affaires de paix et de sĂ©curitĂ© de Denis Sassou qui, par le passĂ©, a demandĂ© un recomptage des voix, invitĂ© les Congolais, en compagnie d’autres candidats malheureux, Ă  la «dĂ©sobĂ©issance civile» Ă  travers des «actions pacifiques». Dans une dĂ©claration commune signĂ©e le 25 mars dernier, les opposants convient « le peuple congolais Ă  exercer pleinement sa souverainetĂ© sur sa victoire dĂ©mocratique Ă  travers des actions reconnues par la loi : villes mortes et autres grĂšves, meetings et marches pacifiques jusqu’au respect du verdict des urnes». La premiĂšre «opĂ©ration ville morte» est prĂ©vue demain mardi, alors que le ministre de l’IntĂ©rieur devrait dĂ©poser les rĂ©sultats officiels Ă  la Cour constitutionnelle.
De son cĂŽtĂ©, le pouvoir ne semble pas accorder une importance Ă  cet appel, d’autant plus qu’au lendemain du rĂ©fĂ©rendum constitutionnel, une mobilisation similaire avait Ă©tĂ© lancĂ©e sans vĂ©ritable succĂšs. «On va voir cette fois-ci si les choses vont se passer diffĂ©remment», a lancĂ© Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement qui estime que la population aspirait Ă  un retour Ă  une «vie normale».
RDPC An XXXI: des appels, de plus belle

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Exit donc la cĂ©lĂ©bration du 31e anniversaire du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). Jeudi dernier, dans les sections du Cameroun et Ă  l’étranger, les militants du parti au pouvoir ont soufflĂ© sur la 31e bougie de l’organisation politique. Meetings populaires, marches, motions de soutien et surtout appels Ă  la candidature du prĂ©sident Paul Biya Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle ont Ă©tĂ© Ă  l’ordre du jour de ces diffĂ©rentes rencontres entre les militants du parti. Sur le thĂšme « Mobilisation totale derriĂšre le prĂ©sident national, chef de l’Etat, chef des armĂ©es, Son Excellence Paul Biya, dans la lutte pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et le combat contre Boko Haram », les militants ont donc rĂ©itĂ©rĂ© les appels que l’on vit dĂ©sormais depuis quelques mois. CT revient sur cette cĂ©lĂ©bration que le ComitĂ© central voulait dans la sobriĂ©tĂ©, en raison de la guerre que notre pays continue de mener contre la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale et contre les bandes armĂ©es Ă  l’Est et dans certaines autres rĂ©gions du pays.
Le plaidoyer du pape

WAFFO MONGO
International - Bulletin

A l’occasion hier de son message de PĂąques « Urbi et Orbi » Ă  la ville de Rome et au monde entier, le Pape François a soulignĂ© avec force pour s’en indigner de « la file toujours plus nombreuse de migrants et de rĂ©fugiĂ©s fuyant la guerre, la faim, la pauvretĂ© et l’injustice qui ne doit pas ĂȘtre oubliĂ©e ». Selon le souverain pontife, « ces frĂšres et sƓurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l’aide ». RĂ©itĂ©rant ainsi un nouvel appel pressant aux responsables des pays dĂ©veloppĂ©s, notamment europĂ©ens Ă  ne pas fermer leurs frontiĂšres. DĂ©jĂ  le 25 mars dernier, Ă  l’issue de la cĂ©rĂ©monie du Vendredi saint, qui commĂ©more chaque annĂ©e la passion et la mort du Christ, le Saint PĂšre, devant le ColisĂ©e de Rome a pris la dĂ©fense des migrants et fustigĂ© l’Europe, dĂ©plorant sa « conscience insensible et anesthĂ©siĂ©e » et qualifiant la MĂ©diterranĂ©e et la Mer EgĂ©e de « cimetiĂšre insatiable ».
La crise migratoire en Europe fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’augmentation du nombre de migrants et de rĂ©fugiĂ©s- via la MĂ©diterranĂ©e et les Balkans- Ă  cause notamment des guerres civiles en Libye et au Moyen-Orient. En 2015, des rĂ©fugiĂ©s venant de Turquie, de GrĂšce et du Liban se sont joints Ă  ce mouvement. Ce qui a amplifiĂ© le phĂ©nomĂšne et provoquĂ© une crise Ă  l’échelle europĂ©enne. Cette recrudescence a causĂ© des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays d’Europe. Les termes employĂ©s pour qualifier les migrants sont multiples et dĂ©pendent des situations de chacun. Dans certains cas, il s’agit de demandeurs d’asile ou de rĂ©fugiĂ©s. Dans d’autres cas, de personnes qui cherchent de meilleures perspectives Ă©conomiques. Comme les mots employĂ©s peuvent avoir des consĂ©quences juridiques non-nĂ©gligeables, l’utilisation des termes migrants et rĂ©fugiĂ©s fait l’objet d’un dĂ©bat sĂ©mantique qui cache en rĂ©alitĂ© un dĂ©bat politique. Ce n’est Ă©videmment pas la posture du Pape François qui invite simplement les pays de l’Union europĂ©enne Ă  accueillir dignement ces milliers de demandeurs d’asile ou migrant, surtout en cette annĂ©e placĂ©e sous le signe de la misĂ©ricorde divine.