Cameroon Tribune
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YaoundĂ©: de l’ordre au « MarchĂ© 8e »

Elise ZIEMINE
National - Société

Nombre de dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises Ă  l’issue de la rĂ©union tenue mardi entre commerçants et populations, sous la conduite du sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II.
Nuisance sonore Ă  toutes les heures de la nuit, insĂ©curitĂ© et insalubritĂ©. Les riverains du « MarchĂ© 8e », plus connu sous l’appellation du marchĂ© Mbankolo Ă  YaoundĂ© n’en pouvaient plus des dĂ©sagrĂ©ments causĂ©s par les conducteurs de camions de tomate, en provenance de l’Ouest. Commerçants et habitants ont failli en venir aux mains. « Ils garent au lieu dit « Descente 8e ». La pente est importante et on n’est mĂȘme pas sĂ»r de la qualitĂ© de leur systĂšme de freinage. Un de ces camions s’était dĂ©jĂ  renversĂ©. Heureusement qu’il n’y avait pas eu mort d’homme. On n’est pas certain que ça sera toujours ainsi avec les enfants qui vont bientĂŽt reprendre les classes », s’inquiĂšte Justin Engama, reprĂ©sentant du chef du quartier Messa-Ekoason. Et en face, les commerçants ont leurs raisons. « Les denrĂ©es alimentaires ne peuvent pas arriver dans la journĂ©e. C’est Ă  partir de 4h du matin que nous dĂ©barquons sur les lieux. Les camions de tomate arrivent autour de 4h du matin. Il ne faut pas ignorer que le marchĂ© n’est pas un lieu calme. C’est un espace oĂč il y a toujours du bruit », affirme Njiasse Youssouffa-Moustapha, chef secteur tomate marchĂ© Mbankolo.
InformĂ© de ces incomprĂ©hensions, le sous-prĂ©fet de YaoundĂ© II, Nji Yampen Ousmanou a rĂ©uni les deux parties en prĂ©sence des reprĂ©sentants des forces de l’ordre, de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, entre autres. « AprĂšs Ă©valuation de la situation, nous avons constatĂ© qu’il y avait un problĂšme d’indiscipline des transporteurs de tomate qui encombrent la chaussĂ©e et bloquent l’accĂšs des riverains Ă  leurs domiciles. Nous avons ainsi interdit aux camions de dĂ©charger leurs marchandises dans la nuit. A partir de lundi prochain, les camionneurs devront commencer leurs activitĂ©s Ă  5h du matin. Non plus sur le site actuel mais en pĂ©riphĂ©rie oĂč un espace leur a Ă©tĂ© trouvĂ©. Le temps qui leur est accordĂ©, va servir Ă  amĂ©nager le site », a expliquĂ© le sous-prĂ©fet. Et pour calmer les uns et les autres, Nji Yampen Ousmanou leur a fait savoir qu’ils ont besoin les uns des autres. Aucun marchĂ© ne peut exister sans les commerçants, encore moins sans populations. L’entente et la collaboration sont donc nĂ©cessaires entre les deux.
Et au bout du compte, le calumet de la paix a Ă©tĂ© fumĂ©. « Le sous-prĂ©fet et les responsables de la CommunautĂ© urbaine ont rĂ©solu le problĂšme. Nous sommes satisfaits des dĂ©cisions prises. Il nous a Ă©tĂ© demandĂ© de les supporter jusqu’à la fin de la semaine. Nous attendons actuellement l’effectivitĂ© de cette mesure », a confiĂ© Justin Engama. Pendant que le reprĂ©sentant des vendeurs de tomate a promis qu’ils vont « dĂ©sormais mener leur activitĂ© sur le site attribuĂ© et de tout faire pour entamer le chargement des camions Ă  5h ». Tel semble le vƓu de tous.
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Cameroon Tribune du lundi, 4 avril 2016.
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.
« Mesdames, Messieurs les journalistes,
Je vous remercie d’avoir rĂ©pondu Ă  l’invitation que je vous ai adressĂ©e pour prendre part au prĂ©sent Ă©change avec vous, et je vous souhaite une chaleureuse bienvenue Ă  cette rencontre Ă  laquelle je vous ai conviĂ©s.
Depuis quelque temps, des mĂ©dias se sont fait l’écho d’un prĂ©tendu rapport qui, d’aprĂšs eux, aurait Ă©tĂ© rendu public par le DĂ©partement d’État amĂ©ricain et le Council of Foreign Relations (le Conseil des Relations ÉtrangĂšres), un organisme amĂ©ricain indĂ©pendant.
Ledit rapport, toujours selon ces médias, aurait classé le Cameroun au deuxiÚme rang des pays les plus dangereux au monde.
Et c’est d’abord du gouvernement amĂ©ricain lui-mĂȘme qu’est venue la premiĂšre rĂ©action Ă  cette grave allĂ©gation.
En effet, l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Son Excellence Michael Stephen Hoza, par un communiquĂ© datĂ© du 16 fĂ©vrier 2016, dĂ©mentait de façon catĂ©gorique les propos attribuĂ©s au gouvernement amĂ©ricain par certains mĂ©dias locaux et traitant de la question sĂ©curitaire au Cameroun.
Selon ce communiquĂ©, jamais le DĂ©partement d’État ou le Council of Foreign Relations n’ont classĂ© le Cameroun comme deuxiĂšme nation la plus dangereuse au monde.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis, parlant au nom du gouvernement amĂ©ricain, je le cite : « Le Cameroun est un pays de paix, en dĂ©pit des dĂ©fis sĂ©curitaires liĂ©s Ă  Boko Haram ». Toutefois, selon l’ambassadeur, le gouvernement des États-Unis, conformĂ©ment aux usages de la diplomatie amĂ©ricaine, a informĂ© ses ressortissants de la situation sĂ©curitaire prĂ©valant dans les rĂ©gions de l’Est et de l’ExtrĂȘme-nord du Cameroun, et leur a demandĂ© d’éviter autant que possible de s’y rendre tant que cette situation ne serait pas stabilisĂ©e. L’ambassadeur amĂ©ricain prĂ©cise d’ailleurs qu’une telle pratique est courante dans son pays, dĂšs lors qu’un risque quelconque se prĂ©sente dans une rĂ©gion donnĂ©e Ă  travers le monde.
Nous pouvons donc nous mettre d’accord sur le fait que les États-Unis d’AmĂ©rique – qu’il s’agisse de ses institutions officielles ou des organisations de la sociĂ©tĂ© civile agissant Ă  partir de son sol – n’ont opĂ©rĂ© aucun classement relatif Ă  une dangerositĂ© spĂ©cifique au Cameroun et ceci, pour quelque raison que ce soit.
Un tel classement ne saurait par consĂ©quent exister que dans l’imagination de ceux qui ont entrepris de ternir l’image de notre pays, au nom d’un dessein qu’ils sont manifestement les seuls Ă  connaĂźtre.
Ce qui est en revanche constant – et le dĂ©menti du gouvernement amĂ©ricain a lui-mĂȘme tenu Ă  l’indiquer avec force – c’est que le Cameroun demeure une nation en paix, un pays stable oĂč rĂšgnent les cultures de la tolĂ©rance, de la solidaritĂ© et de la concorde.
Nous ne le dirons jamais assez, la guerre que le Cameroun mÚne contre Boko Haram dans une des dix régions de notre pays, nous est imposée par un ennemi implacable, obscurantiste et déshumanisé.
Cet ennemi, dont la seule idĂ©ologie rĂ©side dans l’intolĂ©rance, le crime et la barbarie, n’a en rĂ©alitĂ© rien Ă  reprocher Ă  notre nation, sinon son attachement aux valeurs civilisationnelles telles que communĂ©ment admises Ă  travers le monde.
Cette guerre, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, a dĂ©cidĂ© de la mener jusqu’à la victoire finale, au nom de la souverainetĂ© de notre pays et de la suprĂ©matie de l’ordre civilisationnel.
La communautĂ© internationale, consciente de ce que le flĂ©au que reprĂ©sente le terroriste n’a point de frontiĂšre et que parti d’un point du globe, il a vocation Ă  atteindre n’importe quel pays, n’importe quel peuple et y semer la terreur, la mort et la dĂ©solation, a choisi de se joindre aux efforts du Cameroun, pour stopper l’élan destructeur de Boko Haram et le rĂ©duire Ă  son expression la plus ...
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.

...inexistante.
D’oĂč viendrait-il alors que, face Ă  la globalisation d’un tel pĂ©ril, le Cameroun, qui du reste ne compte que parmi les pays les plus rĂ©cemment touchĂ©s, en vienne Ă  ĂȘtre stigmatisĂ© Ă  un tel point, pourrait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme l’un des pays le plus dangereux au monde.
Cela ne pouvait donc nullement ĂȘtre possible.
Au demeurant et s’agissant de l’agression que nous impose Boko Haram voici prĂšs de deux ans, notre pays, par l’action de ses forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, est parvenu huit mois durant et seul sur le front de guerre, Ă  tenir la dragĂ©e haute aux assauts criminels dont il faisait l’objet, ne cĂ©dant Ă  aucun moment la moindre parcelle de notre territoire Ă  l’ennemi.
Aujourd’hui, rejointes par la Force Multinationale Mixte et bĂ©nĂ©ficiant du soutien multiforme de nombreux pays amis Ă  travers le monde, les Forces ArmĂ©es camerounaises, en parfaite synergie avec leurs homologues nigĂ©rians, ont portĂ© le combat en terrain ennemi, entamant ainsi la phase dĂ©cisive de l’éradication de Boko Haram.
Les derniĂšres opĂ©rations spĂ©ciales menĂ©es dans les localitĂ©s de Ngoshe et de Kumshe, vĂ©ritables bases logistiques et principaux centres de dĂ©cision et d’impulsion des actions criminelles lancĂ©es par Boko Haram en direction du territoire camerounais, ont permis de toucher l’ennemi au cƓur mĂȘme de son dispositif stratĂ©gique.
A ce jour et selon des sources militaires parfaitement introduites, Boko Haram se trouve désormais substantiellement affaibli, ses hordes criminelles en totale débandade, complÚtement démunies et réduites à ne plus rechercher que de quoi se nourrir.
Bien évidemment, la vigilance demeure de mise et les forces militaires du renseignement impliquées dans les combats continuent de quadriller toute la zone frontaliÚre en proie aux dangers sécuritaires.
Des opĂ©rations d’envergure se poursuivent de maniĂšre conjointe entre des armĂ©es camerounaises et nigĂ©rianes et la Force Multinationale Mixte pour accroĂźtre la pression sur l’ennemi et Ă©radiquer les derniĂšres zones de repli des terroristes, en territoire nigĂ©rian notamment.
Dans de telles conditions et tel que je le disais tantĂŽt, Mesdames, Messieurs les Journalistes, il n’est donc pas possible d’allĂ©guer que le Cameroun constituerait un pays dangereux et pire encore, le deuxiĂšme pays le plus dangereux au monde.
De nombreux autres indicateurs attestent de cela au plan Ă©conomique, notamment oĂč malgrĂ© le fait que cette guerre contre Boko Haram Ă©prouve fortement nos finances publiques ; en dĂ©pit de ce que les exactions commises par cette horde criminelle sur nos populations mettent Ă  mal l’économie de cette zone de notre pays essentiellement basĂ©e sur le tourisme, l’agriculture, l’élevage et le commerce transfrontalier ; malgrĂ© ces facteurs nĂ©gatifs, disais-je, le processus de modernisation de notre Ă©conomie se poursuit allĂšgrement, et la dĂ©termination du chef de l’État Ă  mener le Cameroun vers l’émergence demeure constante.
Il n’y a qu’à voir pour s’en convaincre, la multitude de projets structurants actuellement en cours de rĂ©alisation sur l’ensemble du territoire national, qu’il s’agisse, et ceci sans ĂȘtre exhaustif, dans le domaine Ă©nergĂ©tique, des barrages hydro-Ă©lectriques de Memve’ele, Lom Pangar, Mekin ; en ce qui concerne les infrastructures de transports, le complexe industrialo- portuaire de Kribi , le deuxiĂšme pont sur le Wouri Ă  Douala, les autoroutes YaoundĂ©/Douala et YaoundĂ©/Nsimalen, les pĂ©nĂ©trantes Est et Ouest de la ville de Douala, la route Batshenga-Yoko-Lena ; l’adduction d’eau de Nachtigal ; la modernisation des infrastructures sportives ; la rĂ©habilitation technique de la CRTV, et j’en passe ...
Situation sécuritaire du Cameroun: halte à la désinformation

National - Politique
L’intĂ©gralitĂ© du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse de vendredi dernier.

...certainement.
Dans l’optique de l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique de notre pays, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul Biya, a dĂ©cidĂ© de la mise en place d’un plan d’urgence triennal financĂ© Ă  hauteur de prĂšs de mille milliards de francs CFA. Ce plan est aujourd’hui rentrĂ© dans sa phase d’exĂ©cution, de mĂȘme que le plan d’urgence septentrional concernant les rĂ©gions de l’Adamaoua, du Nord et de l’ExtrĂȘme-nord.
Le 10 fĂ©vrier dernier, le chef de l’État annonçait en outre un plan triennal « SpĂ©cial Jeunes » dotĂ© d’un montant de 102 milliards de francs CFA, destinĂ© Ă  favoriser l’insertion des jeunes dans les circuits de production et Ă  faciliter leur opĂ©rationnalisation en tant qu’acteurs du dĂ©veloppement.
Au plan touristique, vĂ©ritable indicateur de l’attraction que la destination Cameroun n’a de cesse d’exercer sur les visiteurs Ă©trangers, les statistiques officielles font Ă©tat d’une progression constante allant de 669 000 touristes en 2010, 817 000 en 2012, 910 000 en 2014 Ă  plus d’un million de touristes en 2015.
En ce qui concerne le climat des affaires, l’évaluation faite du dernier classement « Doing Business » qui a rĂ©vĂ©lĂ© un lĂ©ger recul du Cameroun, indique que cette situation Ă©tait davantage due Ă  un dĂ©ficit de communication sur les rĂ©formes positives effectivement menĂ©es par le gouvernement, qu’à une dĂ©tĂ©rioration de la situation sĂ©curitaire dans notre pays ; ce qu’a d’ailleurs confirmĂ© la septiĂšme session du « Cameroon Business Forum » qui s’est tenue en dĂ©but de mois Ă  Douala, en prĂ©sence de l’ensemble des acteurs Ă©conomiques du pays.
Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Il Ă©tait donc de la premiĂšre importance, face Ă  la persistance des sirĂšnes de malheur et de toutes ces manƓuvres de dĂ©sinformation qui veulent absolument dĂ©tourner le Cameroun de l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© internationale et de nos partenaires Ă©conomiques, de restituer de la sorte la vĂ©ritĂ© des faits.
Je saisis cette occasion pour vous rappeler une fois de plus, Ă  vous les femmes et les hommes des mĂ©dias, que ce devoir est celui de chacun de nous, et donc qu’il est aussi et sans doute avant tout, le vĂŽtre, en tant que mĂ©diateurs sociaux, pĂ©dagogues du peuple et vecteurs de la perception que le monde entier a de notre pays.
Je vous remercie de votre aimable attention ».
Sécurité au Cameroun: encore un rapport biaisé

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Face à la presse vendredi dernier, le ministre de la Communication a apporté la preuve de ce que le pays avance inexorablement malgré la guerre contre Boko Haram.
Une fois de plus, le Cameroun est la cible de certains mĂ©dias qui le placent dĂ©sormais au rang de pays parmi les plus dangereux au monde. Des mĂ©dias qui prĂ©tendent s’appuyer sur un rapport du dĂ©partement d’Etat, le ministĂšre amĂ©ricain des Relations extĂ©rieures et d’un organisme indĂ©pendant de ce pays. Le premier dĂ©menti Ă  ces allĂ©gations est venu du plus haut reprĂ©sentant des Etats-Unis d’AmĂ©rique au Cameroun. L’ambassadeur Michael Stephen Hoza est en effet montĂ© au crĂ©neau pour dĂ©mentir ces informations. Le diplomate amĂ©ricain a tout de mĂȘme rappelĂ© aux citoyens de son pays les rĂšgles de sĂ©curitĂ© en la matiĂšre pour des cas comme celle des rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord en proie Ă  la lutte contre la secte islamiste Boko Haram et celle de l’Est qui subit des attaques de bandes armĂ©es venues de la RĂ©publique centrafricaine voisine. Un rappel somme tout normal dans les usages de ce pays.
Face Ă  la presse vendredi dernier, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary est revenu sur ces allĂ©gations pour s’insurger contre des informations qui tendent Ă  faire croire Ă  l’opinion que le Cameroun serait devenu un enfer pour tous ceux qui voudraient y vivre. Le MINCOM a certes rappelĂ© que le pays mĂšne actuellement une guerre contre la secte islamiste Boko Haram, mais Issa Tchiroma Bakary n’a pas manquĂ© de souligner qu’aprĂšs deux ans, cet ennemi est aujourd’hui considĂ©rablement affaibli, du fait de la rĂ©action Ă©nergique de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© et de la contribution de certains pays amis. Preuve de ce que le Cameroun est loin d’ĂȘtre cet enfer que l’on tend Ă  faire croire, c’est le nombre de plus en plus croissant de touristes enregistrĂ© sur nos diffĂ©rents sites. Par ailleurs, sous la houlette du prĂ©sident Paul Biya, le pays continue de mener ses projets de dĂ©veloppement pour l’atteinte de l’émergence Ă  l’horizon 2035.
TroisiĂšme trimestre: reprise des classes lundi

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

En vue de préparer cette derniÚre ligne droite, les familles tout comme les élÚves procédé aux derniers réglages pour ne pas rater le virage.
Les Ă©lĂšves du primaire et du secondaire reprennent le chemin de l’école ce matin sur toute l’étendue du territoire. Pour prĂ©parer ce dernier virage qualifiĂ© de dĂ©cisif par le corps enseignant, la plupart des parents mettent les bouchĂ©es doubles pour assurer le succĂšs Ă  leurs prenfants, qu’ils soient en classe d’examens ou pas. Entre cours de rĂ©pĂ©tition et achat de fascicules, chacun y va de sa mĂ©thode pour que le succĂšs soit assurĂ© en fin d’annĂ©e. « Mes enfants n’ont pas eu de rĂ©pit pendant ces deux semaines de congĂ©s, notamment pour ceux qui font la classe de 3e. Ils ont Ă©tĂ© soumis aux cours intenses de mathĂ©matiques, physique-chimie pour leur Ă©viter une note Ă©liminatoire Ă  l’examen », explique Marie Carla Foguem, parent d’élĂšve. « Il faut mettre toutes les chances de leur cĂŽtĂ© en leur offrant toutes les possibilitĂ©s de rĂ©ussir. Je leur ai ajoutĂ© d’autres fascicules qui viennent d’ĂȘtre mis sur le marchĂ© surtout en philosophie oĂč ma fille Ă©prouve quelques difficultĂ©s », poursuit Aboubakar Ousmanou, un autre parent d’élĂšves.
Les Ă©lĂšves, eux, n’ont presque pas eu de repos pour la plupart. « Nous avons mis Ă  profit ce temps en constituant un groupe d’études, sous la conduite de l’un de nos enseignants puisque c’est un trimestre trĂšs court. Nous ne voulons pas dĂ©cevoir nos parents », a confiĂ© particuliĂšrement William Ngaba, Ă©lĂšve en classe de PremiĂšre A4. Pour les Ă©lĂšves des classes d’examen, plus prĂ©cisĂ©ment les redoublants, il est hors de question de faire face Ă  l’échec Ă  nouveau. « Je me suis bien prĂ©parĂ©e Ă  affronter le troisiĂšme trimestre, en consacrant mes congĂ©s aux rĂ©visions de toutes les matiĂšres en insistant beaucoup plus sur celles de langue dans la mesure oĂč j’ai des lacunes en français. Il n’est plus question de rater mon BaccalaurĂ©at cette annĂ©e », lĂąche Justine Etaba, Ă©lĂšve.
Chez les enseignants, les cours du premier jour de la rentrĂ©e sont prĂ©parĂ©s. « Je vais commencer par une petite Ă©valuation du niveau des Ă©lĂšves tout en donnant des conseils Ă  ceux qui veulent et peuvent se rattraper. Ceci va permettre de savoir sur quoi insister parce que je parie que certains n’ont pas ouvert leurs cours », indique M. Evina, enseignant de mathĂ©matiques au collĂšge Jean Tabi. Puisque la course au taux de 100% de rĂ©ussite aux examens officiels est effectivement lancĂ©e, chaque maillon de la chaĂźne essaye au maximum de donner le meilleur de lui-mĂȘme.
Marché du ciment: pourquoi les importations sont suspendues

Félicité BAHANE N.
National - Economie

La dĂ©cision du gouvernement, en vigueur depuis janvier 2016, vise Ă  rassurer les entreprises locales en leur permettant d’atteindre leur capacitĂ© de production maximale.
C’était prĂ©visible ! Face Ă  l’entrĂ©e en production d’un quatriĂšme opĂ©rateur, aux plaintes incessantes du groupe de producteurs locaux de ciment, qui se disputent le marchĂ© camerounais avec des importateurs, et Ă  leurs difficultĂ©s Ă  exporter pour cause d’insĂ©curitĂ© dans la sous-rĂ©gion, le ministre du Commerce (MINCOMMERCE) avait consenti de reconsidĂ©rer la situation. Dans les administrations Ă  YaoundĂ© tout comme au port de Douala, des sources concordantes indiquent que le gouvernement a finalement optĂ© pour l’interdiction momentanĂ©e du ciment importĂ© au Cameroun. Une mesure qui a pris effet en janvier 2016. « Mais par deux fois dĂ©jĂ , le MINCOMMERCE a dĂ» rĂ©itĂ©rer cette interdiction au niveau du port notamment, oĂč des entrĂ©es de ciment ont Ă©tĂ© constatĂ©es », souligne un informateur du cĂŽtĂ© de Douala. Dans le mĂȘme temps, des sources douaniĂšres rapportent que « des saisies de sacs de ciment, en provenance du NigĂ©ria sont rĂ©currentes dans l’ExtrĂȘme-Nord du pays ».
Dans son rapport de perspectives de l’évolution des activitĂ©s Ă©conomiques au Cameroun, la direction nationale de la BEAC estime, Ă  propos du ciment, que la concurrence sera trĂšs rude au cours du 2e trimestre 2016, avec l’offre additionnelle de la cimenterie Medcem, mais aussi pour cause de « l’importation qui va continuer Ă  augmenter l’offre ». C’est dire combien l’interdiction des pouvoirs publics peine Ă  se matĂ©rialiser. NĂ©anmoins, toujours selon la BEAC, avec cette concurrence de plus en plus pressante, « la baisse des prix est espĂ©rĂ©e par les consommateurs ». Le mouvement baissier du prix des ciments a, en effet, Ă©tĂ© amorcĂ© depuis l’an dernier au Cameroun. Une lĂ©gĂšre diminution d’environ 200 F sur le sac de 50 kilogrammes. Dans les quincailleries de YaoundĂ©, des produits de marque Ă©trangĂšre continuent de se vendre, notamment le ciment Conch. Le prix du sac oscille alors entre 4600 et 4900 F. Et toutes les marques locales y sont en abondance.
Il faut dire que la capacitĂ© installĂ©e de production de ciment au Cameroun est comprise entre 3,7 et 4 millions de tonnes l’an, alors que les besoins tournent autour de 2,5 Ă  2,8 millions de tonnes par an. Le turc Medcem, dernier-nĂ© des producteurs, a une capacitĂ© de 600 000 tonnes l’an. Il a rejoint sur le marchĂ© camerounais du ciment le groupe français Lafarge, qui produit actuellement 1,6 million de tonnes Ă  travers Cimencam, sa filiale locale ; le marocain Addoha, qui opĂšre dans le pays sous la marque Cimaf produit 500 000 tonnes et le groupe nigĂ©rian DangotĂ©, avec Ă©galement 500 000 tonnes. Et mĂȘme si toutes ces cimenteries ne tournent pas encore Ă  pleine capacitĂ©, l’offre est dĂ©jĂ  largement supĂ©rieure Ă  la demande. Toutes choses qui faisaient dire en janvier dernier au MINCOMMERCE, qu’« il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas un reflux des prix, sous rĂ©serve de l’apprĂ©ciation des coĂ»ts de production, parmi lesquels l’énergie et le volet de transport qui pĂšse pour beaucoup ». A ces charges, les producteurs signalent en plus la taxation du clinker Ă  10% par la loi de finances 2016

HĂŽpitaux publics: premiers changements

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

Les nouvelles directives du MinsantĂ© pour une meilleure prise en charge des malades connaissent un dĂ©but d’application.
A l’HĂŽpital de district de la CitĂ© verte Ă  YaoundĂ©, les patients ne dĂ©semplissent pas. Bien que le week-end s’annonce ce vendredi, le personnel s’attĂšle Ă  la tĂąche. L’ambiance baigne entre l’accueil, la rĂ©ception et la consultation des patients par les mĂ©decins assistĂ©s des infirmiĂšres. Ici, tous les services sont guidĂ©s par des plaques indicatives avec flĂšches. PropretĂ© et bon accueil sont les maĂźtres-mots. MĂȘme le dĂ©cor agrĂ©mentĂ© de belles fleurs ne laisse aucun malade indiffĂ©rent. « Ils sont trĂšs accueillants et ne nĂ©gligent aucun malade. Les locaux sont bien entretenus. C’est ce qui m’attire toujours quand je porte une grossesse. Le suivi des visites prĂ©natales est impeccable », lance Marthe Christelle Rikam. « Tout se joue dans la psychologie du malade. Lorsqu’il est bien encadrĂ©, il se sent pris au sĂ©rieux surtout lorsque l’accueil est chaleureux et l’environnement propre », lĂąche une infirmiĂšre. De temps en temps, le directeur de cette formation hospitaliĂšre de 2e catĂ©gorie, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo se rassure que toutes les instructions en matiĂšre de prise en charge sont respectĂ©es. « Nous n’avons pas attendu les directives de la tutelle pour faire notre travail. Nous avons formĂ© tout notre personnel Ă  l’accueil des malades et c’est pourquoi ils convergent vers nous. Ce sera juste une sensibilisation de routine », rassure le responsable des lieux.
CĂ©cile Abom, la soixantaine sort de la consultation toute souriante avec ses deux petits-fils Ă  l’hĂŽpital central. « Nous avons Ă©tĂ© trĂšs bien reçus. Pourvu que ça dure », espĂšre notre interlocutrice. « Je suis content pour les badges d’identification de ceux qui sont censĂ©s prendre soin de nous. MĂȘme si j’avoue qu’il est prĂ©fĂ©rable de broder les noms ou les Ă©crire avec des marqueurs indĂ©lĂ©biles pour Ă©viter toute tricherie », souhaite Jean Paul Ndjigui, garde-malade. « Il y a un travail Ă  faire dans la formation et la sensibilisation de tous les intervenants de la chaĂźne. Nous nous devons d’appliquer les nouvelles directives du ministre de la SantĂ© publique mĂȘme si la plupart d’entre elles sont dĂ©jĂ  mises en place. Nous allons renforcer la confiance entre nos malades et nous. Nous devons donner espoir Ă  nos malades quand ils arrivent ici. Et cet espoir commence par l’accueil, la bonne information et de bons soins», rassure le Pr. Joseph Fouda, directeur de l’hĂŽpital Central.
A l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, un autre sujet prĂ©occupe. « La seule chose que nous reprochons Ă  cette formation sanitaire, c’est l’affaire de caution qu’il faut revoir. Tout le monde n’a pas assez d’argent », s’indigne Marie BĂ©tĂ©hĂš, une patiente. « Nous les appliquons depuis l’ouverture de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Il faut reconnaĂźtre que le problĂšme majeur de santĂ© dans notre environnement est la pauvretĂ© et l’absence d’assurance universelle pour les couches vulnĂ©rables et les urgences », conclut le Pr. Christophe Nouedoui, chef division mĂ©dicale et technique de l’HĂŽpital GĂ©nĂ©ral.
Siarc 2016: ouverture officielle lundi

MichĂšle FOGANG
Nationa - Economie

Le rendez-vous des artisans du Cameroun et d’ailleurs s’est ouvert au public depuis le week-end. Les visiteurs se sont dĂ©jĂ  fait une idĂ©e des produits exposĂ©s.
Le Cameroun en miniature. C’est l’image que reflĂšte le parc d’exposition de Tsinga, site du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC). Centre, Sud, Est, Nord-Ouest, ExtrĂȘme-Nord, Adamaoua, bref, toutes les rĂ©gions du pays sont reprĂ©sentĂ©es Ă  travers leurs artisans qui ont su reproduire Ă  merveille les Ă©lĂ©ments caractĂ©ristiques de ces lieux. Les chefferies traditionnelles de l’Adamaoua, de l’Ouest, parĂ©es de « Nze-Ndop », fameux tissu royal, ainsi que celle des « Nyam », ou soldats bamoun en bronze. Les Ɠuvres d’art, statuettes, lits, salons et meubles d’intĂ©rieur, rĂ©alisĂ©es par les mains d’habiles sculpteurs ont particuliĂšrement Ă©merveillĂ© les visiteurs. Samedi dernier, le site grouillait dĂ©jĂ  de monde. Adultes et enfants ont eu droit Ă  des sĂ©ances de dĂ©monstrations de peinture et de fabrication de sculptures de meubles en bois local. Les femmes se sont davantage intĂ©ressĂ©es aux produis cosmĂ©tiques naturels, Ă  base de cacao, d’argile vert ou encore d’avocat, aux bijoux en perles, aux boubous et autres ensembles en lin, en bogolan et en bazin brodĂ©s. Pour cette 5e Ă©dition, le comitĂ© d’organisation a pensĂ© aux tout-petits. Balançoires, toboggans et autres glissoires ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s sur le site. De mĂȘme que des lieux de restauration pour permettre d’apaiser la faim.
Toutefois, ce n’était pas encore le moment des achats. Pour beaucoup, il Ă©tait question de se faire une idĂ©e des articles et autres produits prĂ©sentĂ©s par les artisans. «Pour un premier jour, ce n’est pas mal. J’ai reçu des clients qui voulaient se renseigner sur le prix et l’origine des masques et d’autres sculptures dĂ©coratives que je vends », a expliquĂ© ThĂ©ophile AtĂ©ba, un exposant. Cependant, les espoirs sont fondĂ©s sur l’ouverture officielle de ce jour. « Nous pensons que les visiteurs seront plus nombreux une fois le salon lancĂ© par le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) », a dĂ©clarĂ© Michelle Wegang, exposante.
Le SIARC s’ouvre donc officiellement lundi. PlacĂ©e sous le haut parrainage du prĂ©sident de la RĂ©publique, cette rencontre internationale est une opportunitĂ© d’affaires pour les artisans. Lors d’un point de presse donnĂ© en fĂ©vrier dernier, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa avait indiquĂ© que les Ɠuvres d’art devraient s’arrimer aux normes internationales pour ĂȘtre compĂ©titives sur le marchĂ©. D’oĂč le thĂšme : « L’artisanat camerounais face aux dĂ©fis de la normalisation et de la compĂ©titivitĂ© ». Le Siarc se tient jusqu’au 9 avril prochain, Hormis les Camerounais, des exposants d’Europe, d’AmĂ©rique et mĂȘme du Moyen-Orient seront prĂ©sents. Pour cette cinquiĂšme Ă©dition, l’accent est Ă©galement mis sur les questions liĂ©es Ă  l’environnement et la pharmacopĂ©e traditionnelle.
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
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SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Aéroport international de Douala: la piste entiÚrement ouverte

Rita DIBA
National - Economie

Elle a été réceptionnée le 1er avril 2016 par les responsables des Aéroports du Cameroun.

2850 mĂštres. C’est la longueur de la piste d’atterrissage de l’aĂ©roport international de Douala, dĂ©sormais ouverte dans l’entiĂšretĂ© de sa longueur au trafic. AprĂšs la fermeture de l’aĂ©roport du 1er au 21 mars 2016. En effet, venu prĂ©sider le 22 mars dernier la rĂ©ouverture officielle de 2350 m de piste et la reprise des vols, le ministre des Transports ; Edgard Alain Mebe Ngo’o ; avait donnĂ© rendez-vous le 1er avril 2016 pour la remise en exploitation globale du tarmac, dont 500 m restaient Ă  terminer. Chose dĂ©sormais faite depuis vendredi avec la rĂ©ception de l’ouvrage par Joseph Pokossy Doumbe, le prĂ©sident du conseil d’administration des AĂ©roports du Cameroun et Thomas Owona Assoumou, le directeur gĂ©nĂ©ral.
Le DG qui Ă©tait descendu sur les lieux la veille, pour s’assurer que tout serait fin prĂȘt pour le 1er avril et que les 500 m ont bel et bien Ă©tĂ© achevĂ©s, avait dĂ©clarĂ© : « Globalement, on est satisfait. Les dĂ©lais ont Ă©tĂ© respectĂ©s, la qualitĂ© aussi. Il ne manque plus que les avions ». A sa suite, le chef du projet, François Mboulana Bassega, avait expliquĂ© en quoi consistaient exactement les travaux : « C’étaient des travaux de mise aux normes de la piste d’atterrissage selon les exigences de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale, Ndlr), pour parvenir Ă  la certification. Aujourd’hui, nous avons une piste d’atterrissage aux normes, prĂȘte Ă  l’exploitation par tous les types d’aĂ©ronefs ».
Les 500 m restants concernaient ainsi la raquette de retournement du seuil 12. Selon les explications de l’ingĂ©nieur Mboulana Bassega, en termes simples, la raquette de retournement, c’est l’endroit oĂč l’avion peut tourner et se mettre en position de dĂ©collage. L’avion peut donc maintenant faire un demi-tour pour se positionner soit pour un dĂ©collage, soit pour aller au niveau du parking. Et ce 1er avril, on a pu assister aux manƓuvres d’appareils de diffĂ©rents gabarits, notamment le demi-tour sur ce bout de piste du MA60 de la compagnie nationale CAMAIR-CO. Ainsi qu’un Boeing 737-700 de la compagnie panafricaine A-Sky Airlines en provenance de Bangui.
Des mouvements qui ont eu lieu sous les yeux des autoritĂ©s des ADC. Le DG, qui va donc s’atteler maintenant, sous l’instruction du ministre des transports, sur le plan administratif, Ă  transfĂ©rer l’ensemble des documents qui atteste de ce que ces Travaux ont Ă©tĂ© vĂ©ritablement fait dans les normes par le groupement d’entreprises Sogea Satom et Razel, a ainsi confirmĂ© la rĂ©ouverture de la piste sur toute sa longueur de 2850 m. Et le PCA a exprimĂ© sa fiertĂ© devant cette preuve concrĂšte du processus de modernisation des aĂ©roports du pays et d’amĂ©lioration de la qualitĂ© des services. Processus qui se poursuit.
Electricité: chasse aux branchements clandestins

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Une campagne d’assainissement du rĂ©seau EnĂ©o lancĂ©e vendredi dernier Ă  l’initiative du gouverneur du Centre.
Les quartiers tels que Nkoabang et Essazik ont reçu la visite vendredi dernier des agents d’Eneo, conduits par l’adjoint au prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, d’agents de police et des huissiers de justice. Objectif, dĂ©connecter les mĂ©nages non-abonnĂ©s Ă  l’entreprise, mais qui cependant, disposent d’électricitĂ©. En effet, dans un communiquĂ© rendu public mercredi dernier, le gouverneur du Centre, Joseph Otto Wilson annonçait que 4000 mĂ©nages de la rĂ©gion sont connectĂ©s frauduleusement au rĂ©seau Eneo. Une fraude qui entraĂźne de graves consĂ©quences. Surcharge des transformateurs et partant, coupures intempestives de courant Ă©lectrique. A cette facture s’ajoutent les pertes de recettes financiĂšres dans les caisses de l’entreprise Eneo.
Le communiquĂ© du gouverneur du Centre s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’assainissement du rĂ©seau Eneo Ă  travers la libĂ©ration d’une partie importante d’énergie Ă©lectrique perdue du fait de la fraude, apprend-on au sein de l’entreprise. Selon le communiquĂ©, il s’agira donc de dĂ©lester plus de 4000 mĂ©nages connectĂ©s de maniĂšre irrĂ©guliĂšre au rĂ©seau Eneo. MenĂ©e conjointement par les Ă©quipes de l’entreprise et les autoritĂ©s administratives de la rĂ©gion du Centre, l’opĂ©ration Ă©tait rendue Ă  sa phase-pilote vendredi dernier. Selon des informations recueillies Ă  l’agence de YaoundĂ©, il Ă©tait question de voir quelle Ă©tait l’approche idĂ©ale pour mener Ă  bien l’opĂ©ration.
De retour de la descente, un cadre-Eneo raconte : « cela n’était pas facile, les populations Ă©taient belliqueuses et rĂ©calcitrantes. Mais grĂące Ă  la prĂ©sence de la police, certaines ont pu ĂȘtre maĂźtrisĂ©es et d’autres entendues Ă  la gendarmerie ». Les raisons Ă©voquĂ©es par les contrevenants pour justifier cette fraude sont diverses : notamment, le non aboutissement des procĂ©dures d’acquisition de connexion auprĂšs du concessionnaire. « Sur le terrain, nous avons vu des quartiers entiers bĂ©nĂ©ficiant du courant Ă©lectrique sans toutefois disposer d’un compteur EnĂ©o. D’autres, situĂ©s dans des zones nouvellement amĂ©nagĂ©es, ont admis avoir cotisĂ© pour ĂȘtre branchĂ©s au rĂ©seau EnĂ©o mais sans suite », a expliquĂ© notre source. Ces derniers ont, quant Ă  eux, bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un dĂ©lai d’une semaine pour rĂ©gulariser leur situation auprĂšs de l’entreprise. L’opĂ©ration va se poursuivre sur toute l’annĂ©e. « Seuls les non-abonnĂ©s Ă  notre rĂ©seau sont visĂ©s par la campagne. Toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les abonnĂ©s rĂ©guliers soient Ă©pargnĂ©s », a dĂ©clarĂ© une autre source Ă  Eneo.
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
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SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.