Cameroon Tribune
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Cacao: une académie pour coacher les coopératives

Josy MAUGER
National - Economie

Le programme lancĂ© mardi Ă  YaoundĂ© va former 227 regroupements en vue d’amĂ©liorer la qualitĂ© de leurs fĂšves.
Au terme du programme de l’AcadĂ©mie des coopĂ©ratives, Cargill et Telcar Cocoa comptent former et certifier prĂšs de 50 000 producteurs de cacao. Il est aussi question de leur acheter les 50 000 tonnes de cacao qu’ils auront produites pendant trois ans. PĂ©riode durant laquelle va durer ce programme ambitieux initiĂ© par les deux entreprises qui promeuvent la professionnalisation basĂ©e en gĂ©nĂ©ral sur les bonnes pratiques.
En procĂ©dant au lancement de l’AcadĂ©mie des coopĂ©ratives mardi Ă  YaoundĂ©, le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri EyebĂ© Ayissi, s’est dit satisfait de l’initiative bĂ©nĂ©fique aux producteurs prise par Cargill et Telcar Cocoa. En prĂ©sence de ses homologues en charge du Commerce et des Petites et moyennes entreprises, il a prĂ©sentĂ© quelques avantages de ce programme qui va dĂ©marrer dĂšs le mois d’avril dans les dix rĂ©gions du Cameroun. Le projet va notamment perfectionner les bonnes pratiques agricoles et partant, augmenter leur production tout en amĂ©liorant leur condition de vie. L’AcadĂ©mie des coopĂ©ratives propose de former 908 dĂ©lĂ©guĂ©s de prĂšs de 227 coopĂ©ratives sur le plan managĂ©rial de leur organisation paysanne. « Il est question que les 50 000 producteurs qui seront formĂ©s Ă  la fin maĂźtrisent leur plantation et leur Ă©nergie pour une meilleure production», explique Kate-Kanyi-Tomedi Fotso, prĂ©sident du conseil d’administration de Telcar-Cocoa. Les formations, selon elle, se situent au niveau universitaire sur la tenue et la gestion durable des organisations paysannes, tandis que les membres desdites coopĂ©ratives recevront des coachings de terrain.
A cet effet, une convention a Ă©tĂ© signĂ©e entre Cargill, Telcar Cocoa et la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale pour le financement de ce programme. L’institution financiĂšre compte lever des fonds Ă  hauteur de 30%. Les deux entreprises signataires devront elles, s’acquitter de 70% du financement. Ce projet fait suite Ă  un programme similaire expĂ©rimentĂ© en CĂŽte d’Ivoire et qui a connu un franc succĂšs. « Ces producteurs sont devenus une rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de bonnes pratiques agricoles. Applicable pour la premiĂšre fois au Cameroun, selon le directeur gĂ©nĂ©ral de Cargill, Lionel Soulard, il sera question de moderniser la chaĂźne de valeur de la filiĂšre ». Les producteurs pourront se prendre en main financiĂšrement. Plus important encore, sur le long terme, il va permettre la solvabilitĂ© et la crĂ©dibilitĂ© des producteurs auprĂšs du secteur bancaire et pourra Ă  n’en point douter attirer les investisseurs. L’autre avantage, c’est qu’il aura un effet d’entraĂźnement sur les autres filiĂšres agricoles.
Musique: Kareyce Fotso prépare sa tournée

Gibrile KENFACK TSABDO
National - Culture

L’artiste se produira Ă  Douala, Bafoussam et YaoundĂ© respectivement les 1, 2 et 8 avril prochains.
C’était dans l’air depuis quelques mois. C’est sur le point d’arriver. Et ce n’est nullement un poisson d’avril. AprĂšs avoir parcouru les cinq continents Ă  travers les plus grandes scĂšnes de salles et de festivals, Kareyce Fotso dĂ©pose (enfin) sa guitare au Cameroun, sa terre natale, en avril prochain. Au programme, trois concerts exclusifs : Ă  Douala le 1er avril au Castel Hall Ă  YaoundĂ© le 8 Ă  l’hĂŽtel La Falaise, Ă  Bafoussam le 2 avril Ă  la maison du Parti. Le programme a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© le 23 mars dernier Ă  Bafoussam, au cours d’une confĂ©rence de presse avec les professionnels des mĂ©dias. La tournĂ©e baptisĂ©e « Sur le chemin de Kareyce Fotso », sera un moment de communion de l’artiste avec le public camerounais.
A Bafoussam, l’artiste-musicienne entend Ă©lectriser la maison du Parti. Surtout qu’elle se produit officiellement pour la premiĂšre fois dans sa rĂ©gion d’origine. « J’ai menĂ© le combat de la langue (BamilĂ©kĂ© ; ndlr) chez nous. Je veux essayer de pĂ©renniser ce combat. Pour moi, c’est une rĂ©volution Ă  la limite. J’ai envie d’ĂȘtre dĂ©sillusionnĂ©e et de mettre le public de Bafoussam Ă  dĂ©fi », confie Kareyce. Elle promet deux heures de show au cours desquelles elle va revisiter toute sa discographie. Entre les albums « Mulato » (2009), « Kwegne » (2010) et « Mokte » (2014), les mĂ©lomanes auront l’embarras du choix. Ceux qui feront le dĂ©placement ne vont pas s’ennuyer en tout cas, rassure Kareyce Fotso.
Préparation à la CAN féminine 2016: rentrée poussive pour les Lionnes

Steve LIBAM
Nationa - Sport

La sĂ©lection nationale Ă  la peine lors de la double confrontation amicale contre l’Afrique du Sud cette semaine.
Lundi dernier au stade Omnisports de LimbĂ©, les Lionnes indomptables ont Ă©tĂ© tenues en Ă©chec par l’Afrique du Sud (2-2). Il s’agissait de la deuxiĂšme confrontation amicale entre les deux Ă©quipes en quelques jours, aprĂšs celle de vendredi dernier Ă  Douala, qui a vu les Bayana Bayana dominer les Lionnes indomptables (0-2). Lors de cette premiĂšre sortie, les Camerounaises se sont peu illustrĂ©es. A la limite brouillonnes, de nombreuses joueuses ont paru trop Ă  court de rythme physiquement. Quoi de plus normal, le championnat national de football fĂ©minin n’ayant pas encore dĂ©butĂ©, Ă  quelques mois de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Le tir a cependant Ă©tĂ© corrigĂ© lors de la deuxiĂšme sortie Ă  LimbĂ©. « Nous avons vu une Ă©quipe qui avait plus d’envie que lors du premier match. Avec du travail, ça va aller », confie ThĂ©rĂšse Abena, la capitaine du jour.
Ces confrontations rentrent dans le cadre de la prĂ©paration des deux Ă©quipes pour la CAN qui a lieu du 19 novembre au 3 dĂ©cembre prochain dans les villes de LimbĂ© et YaoundĂ©. L’occasion pour le sĂ©lectionneur national, Enow Ngachu, de faire une large revue des effectifs, en convoquant des joueuses locales. RaĂŻssa Feudjio Ă©tait la seule joueuse professionnelle dans le groupe des vingt-six sĂ©lectionnĂ©es. MalgrĂ© ces rĂ©sultats plutĂŽt mitigĂ©s sur le plan sportif, Enow Ngachu s’est montrĂ© satisfait. « Elles ont jouĂ© pour la premiĂšre fois face Ă  une Ă©quipe expĂ©rimentĂ©e. Cependant, nous devons continuer Ă  travailler dur. AprĂšs ces confrontations, nous allons Ă©tablir une liste de joueuses qui va continuer la prĂ©paration pour la CAN 2016. Nous avons besoin de beaucoup d’autres matchs amicaux et nous allons continuer Ă  travailler tous les aspects, aussi bien offensifs que dĂ©fensifs », dĂ©clare-t-il.
Etablissement des actes d’état-civil: les parlementaires invitĂ©s Ă  s’impliquer

Azize MBOHOU
National - Politique

Au cours d’un atelier tenu mardi Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril a engagĂ© les dĂ©putĂ©s Ă  la sensibilisation des populations.
La problĂ©matique d’encadrement de proximitĂ© des populations se complexifie, lorsqu’on ne sait pas « Qui est qui ? Qui fait quoi ? Qui est oĂč ? ». Qu’il s’agisse des prĂ©occupations d’ordre politique, avec la mise sur pied d’un fichier Ă©lectoral fiable, des dĂ©fis lĂ©gaux ou juridiques ou mĂȘme des chantiers de dĂ©veloppement socio-Ă©conomique, la place de l’état-civil est capitale. Cavaye YeguiĂ© Djibril va mĂȘme plus loin, en dĂ©gageant « l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de se faire Ă©tablir les actes d’état-civil dans ce contexte sĂ©curitaire oĂč l’Etat doit tout contrĂŽler. Car, il y va de sa propre survie et de celle des populations ». Mardi, Ă  l’hĂ©micycle de l’AssemblĂ©e nationale, l’ouverture de l’atelier d’implication des parlementaires dans la campagne de sensibilisation des populations sur la nĂ©cessitĂ© de se faire Ă©tablir des actes d’état-civil, a donnĂ© lieu Ă  un vĂ©ritable plaidoyer. C’était en prĂ©sence du ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ©-Emmanuel Sadi et de S.E Christine Robichon, ambassadrice de France, l’un des pays-partenaires du Cameroun dans ce processus.
A l’initiative de l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ© (ECPY), ledit atelier Ă©tait l’occasion pour le MINATD de faire le point des rĂ©formes entreprises par le gouvernement dans le domaine des actes d’état-civil. En effet, Ă  travers le projet de rĂ©habilitation des actes d’état-civil, dĂ©cidĂ© par le chef de l’Etat, d’importantes avancĂ©es sont enregistrĂ©es en vue de la sĂ©curisation du systĂšme. « Nous avions notĂ© d’importantes irrĂ©gularitĂ©s au dĂ©part, Ă  savoir le manque de personnel qualifiĂ©, le systĂšme peu sĂ©curisĂ©, l’absence d’archivage ou l’indiffĂ©rence des populations. Mais Ă  ce jour, nous notons une nette amĂ©lioration dans le processus », a soulignĂ© RenĂ©-Emmanuel Sadi. Par ailleurs, l’Etat a, par exemple, dĂ©cidĂ© de la prorogation des dĂ©lais de dĂ©claration des naissances et des dĂ©cĂšs, qui passe de 30 jours Ă  90 jours. De plus, avec la crĂ©ation du Bureau national d’état-civil (BUNEC), ou la transformation des centres spĂ©ciaux en centres secondaires d’état-civil, un meilleur dĂ©ploiement des ressources et un encadrement juridique sont notables.
Au regard de ces rĂ©formes, le pĂ©ril reste toujours persistant sur la nationalitĂ© camerounaise, notamment avec la crise centrafricaine ou les exactions de Boko Haram. L’ECPY, Ă  en croire son directeur, l’honorable Vincent de Paul Emah Etoundi, veut donc que les parlementaires sensibilisent plus. Qu’ils accompagnent les populations, leurs Ă©lus, vers l’établissement systĂ©matique de leurs actes d’état-civil. Un combat pour une citoyennetĂ© agissante et une lĂ©gitimitĂ© renfoncĂ©e.
National Assembly:Cooking Gas Scarcity Worries MPs

George MBELLA
National - Politique

Three bills were adopted during a plenary sitting presided over by the House Speaker on March 29, 2016.
The Minister of Trade, Luc Magloire Mbarga Atangana, has reassured Members of Parliament that government is mediating in negotiations for an agreement between the cooking gas distributor, SCTM, and its supplier, TRADEX S.A. for the former to give a bank guarantee that it will settle its FCFA 4 billion debt as well as payments for further supplies.
The Trade Minister was responding to a question raised by Social Democratic Front, SDF, MP, Hon. Cyprian Awudu Mbaya on the persisting gas scarcity affecting households. This was during general debates that preceded the adoption of the bill governing External Trade in Cameroon, at a plenary sitting yesterday March 29, 2016 presided over by House Speaker, Hon. Cavaye Yeguie Djibril. According to the report of the Committee on Production and Trade presented in plenary by the Committee’s rapporteur, Hon. Joseph Owona Kono, the purpose of the bill is to regulate external trade activities in Cameroon in a bid to spur economic growth by contributing to export production while protecting domestic production against unfair import trade practices, amongst others.
Before the bill was adopted after a few amendments, two other bills had been adopted in the House Chamber, in the presence of the Minister Delegate at the Ministry of Territorial Administration and Decentralisation in charge of Regional and Local Councils, Jules Doret Ndongo. The first bill was to ratify Ordinance No. 2015/5 of December 23, 2015 to amend and supplement some provisions of Law No. 2013/11 of December 16, 2013 governing Economic Zones in Cameroon. The MPs also adopted the bill to authorise the President of the Republic to ratify the Agreement on Trade Facilitation concluded on December 7, 2013 in Bali, Indonesia during the 9th Ministerial Conference of the World Trade Organisation.
Agropole Programme:Eru, Beefarming, Timber For Consideration

Victorine BIY NFOR
National - Economie

Members of the National Orientation and Steering Committee met in their eighth session in Yaounde on march 29,2016.
The Agropole Programme piloted by the Ministry of the Economy, Planning and Regional Development, will this 2016 extend its activities to the North West Region. The region is the breadbasket for honey production, says the National Coordinator of the Programme, Adrian Ngo’o Bitomo.
This explains why plans are underway to launch a « Beekeeping Agropole, » he stated in his 2016 action plan. It will be the first agropole the North West since the programme went operational in 2012. Officials indicate that focus in 2016 will be on non-forestry products. Cameroon has potentials and international reputation for non-forestry products like Okok/Eru. Managers of the Agropole Programme want to launch one in any of the areas where production is high. The plan is well advanced, sources say.
Another product that Cameroon prides itself in the international market is wood, with exports growing exponentially. This notwithstanding, stakeholders in the sector cannot boast of any exposure setting worthy of a storefront. This is the reason for which a timber cluster agropole programme is in the pipeline.
Chairing discussions at the eighth session of the National Orientation and Steering Committee of the programme in Yaounde, yesterday, March 29, 2016, the Minister Delegate to the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Yaouba Abdoulaye, disclosed that 30 Agropole Programmes have been launched since 2012. 2016 is therefore the midpoint for the programme that ends in 2020. The programme coordination unit is therefore challenged to remain relevant in inputs to the initiative that seeks to change the livelihoods of Cameroonians, scale up the country’s Balance of Trade, promote the socio-economic absorption of youth and develop credible agriculture.
Statutory members of the committee, who are all Secretaries General of Ministries, discussed the follow-up of already launched porgrammes, adopted the 2016 plan of activities and budget as well as endorsed reports of the seventh session that held on May 18, 2015.
China-Cameroon:Relations Celebrated In Music

Elizabeth MOSIMA
National - Société

The 45th anniversary of the establishment of bilateral relations between Cameroon and China was celebrated on Saturday March, 26, 2016.
Chinese traditional music was once more on display at the Chinese Embassy in Yaounde on Saturday, March 26, 2016. The performance of the Song and Dance Troupes from Liaoning, China, was sponsored by the Association of Chinese Enterprises in Cameroon as part of celebrations to mark the 45th anniversary of the establishment of bilateral relations between Cameroon and China.
Speaking at the occasion, the Chinese Ambassador to Cameroon, Wei Wenhua, said cooperation between Cameroon and China has expanded in diverse domains in the past 45 years and that the two countries were good partners. The audience watched with passion young Chinese artistes display talents in typical traditional Chinese instruments such as the Yangin, Bamboo Flute, Zhongruan, Pipa and the Erhu.
The audience was held spellbound by the group led by Liu Sheng, player of the Erhu of the traditional orchestra of Liaoning, member of the Association of Musicians of Liaoning and the Association of the Traditional Orchestra of Liaoning. The audience was thrilled when the Chinese artistes played the song, “LibertĂ©â€ by Cameroon’s Anne Marie Ndzie with Chinese traditional instruments.
The other troupes that thrilled the audience included Zhao Jinyang of the National Troupe of Songs and Dance of Liaoning, Zhao Na, Jiayin and Liu Lei. The different works presented included the “Grand Bonheur”, a folklore, which describes a festive and happy atmosphere and “Song of fishermen at dusk,” which depicts fishermen returning from an expedition at sunset. “Chant de Zizhu,” recounts a beautiful love story, “Fleurs Jasmin”, which occupies an important place in Chinese folkloric and is largely played abroad, and “Souvenir du Yunnan Chapitre III.”
The song recounts the childhood souvenirs of Yunnan, a picturesque and mysterious province in the South West of China and “Belle fleurs, pleine lune,” a song to end the evening in the best atmosphere, among others. Present at the Chinese traditional musical concert was the Minister of Trade, Luc Magloire Mbarga Atangana, members of the diplomatic corps, dignitaries from international organisations and other guests.
Hostages of Hijacked Egyptian Plane Released

Roland MBONTEH
International - Politique

The hijacker who diverted the EgyptAir plane to land in Larnaca airport on March 29, surrendered hours after the incident.
The hijack of a domestic Egyptian flight that caused it to be diverted to Cyprus has ended with all hostages released and the hijacker surrendering, the BBC reported yesterday. EgyptAir Flight MS181 ‘was taken over’ by a passenger named by Cypriot officials as Seif Eldin Mustafa, claiming to be wearing a suicide explosive belt. Airline officials later said they had been told by Cypriot authorities that the belt was fake. Egypt's Civil Aviation Ministry said the plane's pilot, Omar al-Gammal, had informed authorities that he was threatened by a passenger wearing a suicide explosives belt and forced him to land in Larnaca.
About 60 people, including seven crew, had been onboard the Egyptian plane on an internal flight between Alexandria and the capital, Cairo, Egyptian and Cypriot officials said.
BBC quotes Cypriot government spokesman Nikos Christodulides as saying in a tweet that no-one was injured in the hijacking. The hijacker's motives remain unclear but the Cypriot president said the incident was not terrorism-related. Cyprus broadcasting (CYBC) reported that the hijacker may have personal motives. He had an ex-wife in Cyprus, CYBC said. News agencies quotes witnesses as saying the hijacker threw a letter on the apron of the airport in Larnaca, written in Arabic, asking that it be delivered to his ex-wife, who is Cypriot. Concordant reports holds that the Egyptian man wanted to talk to his estranged Cypriot wife who lives on the Mediterranean island, while others said he was seeking the release of female prisoners in Egypt. Cyprus has seen little militant activity for decades, despite its proximity to the Middle East.
Douala:Cleansing The Driving School Sector

Yaboa Ndula MUNTEH
National - Société

The Littoral Regional Delegate for Transport has given stakeholders a month to comply.
Some 100 of the approximately 500 driving schools in Douala operate legally. However, the remaining 400 still operate illegally from private homes or without vehicles and signboards. Most accident are said to be caused by motorists who obtained their driving licenses from such unlawful driving schools.
To sanitise the sector, the Littoral Regional Delegate for Transport, Pamela Ayuketa, staff and leaders of driving school unions, began rigorous checks in Douala on March 28, 2016. The checks, which will run till April 2, 2016, will focus on authorisation documents, the location of driving schools according to authorisation, and the availability of vehicles and structures in driving schools.
On the first outing, Pamela Ayuketa gave illegal driving schools a month to comply or face the heavy arm of the law - closure. “Authorised driving schools operating where they are not supposed to will either relocate to the authorised site or shut down within the timeframe,” she reiterated. It was discovered that an authorised driving school that had to operate in CitĂ© des Palmiers in the Douala V municipality according to authorisation instead set up the school at Bali in the Douala I council area.
The President of « Syndicat National des PropriĂ©taires professionnels d’Auto-Ecoles du Cameroun, » Josue Nkokloum, is determined that the bad grains that paint a bad image of the driving school sector will soon be flushed out. “It is time out for illegal driving schools that registered candidates for driving tests through authorised schools. Those who went to such driving schools are responsible for the numerous ghastly accidents on our roads,” he alleged. It is hoped that by May, driving schools in Douala without authorisation would be a thing of the past.
Polycarpe Abah Abah Trial:Civil Claimant Questions Bank Transactions

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Barrister Nchankou Njindam sought to prove that Polycarpe Abah Abah had foreknowledge of alleged fraud at CBC Bank involving him.
The trial of the former Director of Taxes and Minister of Finance and the Economy, Polycarpe Abah Abah, continued at the Yaounde-based Special Criminal Court, SCC on March 28, 2016. The cross-examination of the accused by counsel for the civil claimant, Barrister Nchankou Njindam, sought to prove that Polycarpe Abah Abah had foreknowledge of alleged fraudulent transactions worth over 1 Billion FCFA involving him at CBC Bank in 2000.
In all, 50 cheques were issued for VAT reimbursement and errors were discovered in 10, which were subsequently withdrawn. Polycarpe Abah Abah denied having any special links with Yves Michel Fotso, the Board Chair of CBC Bank at the time, leading Barrister Nchankou Njindam to question why the total amount of 1.148 Billion FCFA for cheques issued, but annulled was later transferred into Abah Abah’s personal account later. The accused’s response was that it was the initiative of the bank and the court should ask the bank officials.
Barrister Nchankou then requested the court to summon CBC Bank managers of Polycarpe Abah Abah’s personal and Department of Taxes accounts to explain the perceived anomalies in transactions. Advocate General Mr. Justice Taguim had no objection. However, Barristers Antoine Marcel Mong and Jean Marie Nouga, counsel for the accused, argued that it will bring no new element to the trial. Moreover, it was already late in the day to make such a request, they pointed out.
Abah Abah is accused by Batock Dikanda Daniel and a former journalist, now parliamentarian, William Mandio and the State of Cameroon, of fraudulently obtaining landed property belonging to a cooperative and the State of Cameroon worth FCFA 1.8 billion. The crime was allegedly committed between 1998 and 2005 when Polycarpe Abah Abah was Director of Taxes.
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Transport aérien: pourquoi Fly CamInter est suspendue

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Dans le contexte sécuritaire actuel, le ministre des Transports veut voir plus clair sur la moralité des actionnaires de cette compagnie aérienne nationale à capitaux privés.
AnnoncĂ©e sur la desserte nationale, Ă  partir du 27 mars dernier, Fly CamInter n’a finalement pas pris son envol. Lundi dernier, au sujet du dĂ©part manquĂ© de la veille, les responsables de cette compagnie aĂ©rienne camerounaise, Ă  capitaux privĂ©s, ont Ă©voquĂ© des « problĂšmes administratifs Ă  rĂ©gler », assurant que les vols seront effectifs dans une dizaine de jours. Sauf que mardi en mi-journĂ©e, un communiquĂ© d’Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports (MINT) informait l’opinion que « les activitĂ©s de la compagnie aĂ©rienne AQUA 2C, qui entend opĂ©rer sous le nom commercial de Fly CamInter sont suspendues Ă  compter du 24 mars 2016 pour non-conformitĂ© Ă  la rĂ©glementation en vigueur ». Qu’est-ce qui fait donc problĂšme, quand on sait l’AutoritĂ© aĂ©ronautique (CCAA) reconnaĂźt avoir dĂ©livrĂ© un certificat de transport aĂ©rien Ă  cette compagnie nationale, dont les capitaux sont dĂ©tenus Ă  51% par un privĂ© camerounais ?
De sources proches du dossier au MINT, l’on explique que « la CCAA a dĂ©livrĂ© le certificat Ă  Fly CamInter en 2014 mais l’an dernier, les actionnaires ont changĂ©. Ce qui nĂ©cessite une nouvelle enquĂȘte de moralitĂ©. Surtout qu’aujourd’hui, le contexte sĂ©curitaire national et international est particulier. Le ministre a donc pensĂ© qu’il faut suspendre toute activitĂ©, le temps de voir plus clair sur les personnes qui portent dĂ©sormais le projet ». D’autres explications parlent de protectionnisme, question de permettre Ă  la compagnie aĂ©rienne nationale Ă  capitaux publics, la Camair-Co, de maintenir l’exclusivitĂ© sur les vols domestiques, le temps de se restructurer convenablement. Depuis l’annonce de l’envol de Fly CamInter sur les lignes intĂ©rieures du pays, certains s’interrogeaient sur cette autorisation qui semble contraire aux discours. « Le gouvernement ne peut pas investir autant de fonds, dĂ©plaçant carrĂ©ment un consultant de la trame de Boeing pour le redressement de la Camair-Co et dans le mĂȘme temps, permettre qu’on lui fasse concurrence sur les lignes oĂč elle peut se faire de l’argent », rapporte une autre source Ă©galement proche du dossier.
Du cĂŽtĂ© de Fly CamInter, l’on prĂ©fĂšre ne pas commenter la dĂ©cision de la tutelle. Joint au tĂ©lĂ©phone, Alain Gallimard, directeur gĂ©nĂ©ral, explique simplement qu’un communiquĂ© officiel est en prĂ©paration. A la CCAA, l’on indique que Fly CamInter est le nom commercial de la compagnie EQUA 2C, qui a reçu sa licence d’exploitation en 2013 et son certificat de transport aĂ©rien en 2014. Effectivement, en 2015, il y a eu un changement d’actionnaires. D’oĂč la nouvelle enquĂȘte de moralitĂ© qui s’impose et dont le rĂ©sultat est attendu. Avec la tolĂ©rance administrative connue au Cameroun, cette compagnie a cru pouvoir se lancer. Mais, pour cause d’insĂ©curitĂ© ambiante, le MINT aurait estimĂ© que l’heure n’est pas Ă  la lĂ©gĂšretĂ©.
Des vols privés aux ambitions nationales

Josy MAUGER
National - Economie

Connue sous le nom d’EQUA 2C, cette compagnie souhaite Ă©tendre son activitĂ© sur les lignes intĂ©rieures du pays.
ContrĂŽlĂ©e Ă  51% par un opĂ©rateur Ă©conomique camerounais, Fly CamInter bĂ©nĂ©ficierait de l’appui technique du Groupe français Regourd Aviation. D’ailleurs, sur son site Internet, cette compagnie aĂ©rienne nationale est prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant la derniĂšre-nĂ©e du Groupe. BasĂ©e au quartier AkwaĂ  Douala, la structure est connue au Cameroun sous le nom de « Equa 2C ». A l’autoritĂ© aĂ©ronautique, l’on estime que Fly Caminter est le nouveau nom commercialde cettecompagnie jusqu’ici spĂ©cialisĂ©e dans les vols privĂ©s. L’offre Fly CamInter est, en effet, flexible, s’adaptant aux besoins spĂ©cifiques de ses clients qui peuvent opter pour la mise Ă  disposition d’un avion dĂ©diĂ©, la rĂ©alisation d’une activitĂ© mensuelle minimum garantie avec des jours et horaires fixes ou Ă  la demande et la durĂ©e d’engagement est Ă©galement flexible et peut s’étendre de quelques jours Ă  plusieurs annĂ©es. La compagnie opĂšre aussi en affrĂštement ponctuel d’avions. Ses compagnies partenaires et elle-mĂȘme proposent tous types de dĂ©placements, pouvant notamment atteindre des distances de 2500 kilomĂštres. La compagnie aĂ©rienne bĂ©nĂ©ficie du savoir-faire et de l’expĂ©rience de sa maison-mĂšre en l’occurrence le Groupe Regourd Aviation, créé il y a plus de 40 ans. Concernant sa flotte, elle est actuellement composĂ©e d’un Dornier 228-212, d’un ERJ 145, d’un ATR 72.
Fly CamInter a reçu en aoĂ»t 2014, l’autorisation de l’AutoritĂ© aĂ©ronautique pour le transport aĂ©rien, notamment la desserte des lignes intĂ©rieures du Cameroun. Elle se proposait alors, pour un dĂ©part, de desservir les villes de YaoundĂ©, Douala, Garoua et Maroua, avant d’étendre ses ailes vers d’autres localitĂ©s, en fonction de la densitĂ© de la demande et de la disponibilitĂ© des aĂ©roports.
S.O.S, bitume en danger

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Quand des activités commerciales menées sur la chaussée contribuent à la dégrader.
Une des facettes de l’incivisme prĂ©gnant Ă  Douala, ce sont les activitĂ©s commerciales menĂ©es sur le bitume. Caisses de cigarettes, marmites de nourriture, Ă©tals de fruits et bien d’autres tableaux sont visibles un peu partout dans la ville de Douala, aux abords de la route. Outre l’encombrement que cela provoque, et les risques d’accident auxquels sont exposĂ©s les uns et les autres, cette proximitĂ© malsaine avec le bitume a d’autres effets pervers, et ce sur l’asphalte elle-mĂȘme. Ou, plus prĂ©cisĂ©ment, sur sa durĂ©e de vie.
D’abord parce que ces commerçants y versent constamment de l’eau, pour une raison ou une autre. Selon un spĂ©cialiste de travaux publics approchĂ© par CT, « l’eau est l’ennemie numĂ©ro 1 de l’enrobĂ© ». Ceci, surtout si elle est mĂ©langĂ©e Ă  d’autres produits tels que les nettoyants, les dĂ©tergents chimiques – dont les composants sont parfois d’origine douteuse –, etc. Alors, les restauratrices qui lavent leurs assiettes entre deux services, comme celles installĂ©es au marchĂ© New Deido (arrondissement de Douala 1er), oĂč versent-elles leur eau savonneuse ? Sur la chaussĂ©e, Ă©videmment. Or, cette eau, assure notre source, « contribue Ă  la dĂ©gradation rapide de la chaussĂ©e, car cela agresse l’enrobĂ© ».
Dans tous les marchĂ©s de la ville, ce schĂ©ma se reproduit. Et l’agression du bitume n’est pas que le fait de l’eau des vendeuses de nourriture. Les commerçants installĂ©s au bord de la route ont tendance Ă  prendre les rigoles et caniveaux pour leur poubelle. Et y balancent donc des dĂ©tritus de toutes sortes : Ă©pluchures, dĂ©chets plastiques, etc. Une fois pleine, la rigole dĂ©borde. Et l’eau dĂ©borde sur la voie, oĂč elle peut stagner. A relever, le prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, dont les travaux de construction sont en cours, a dĂ©jĂ  aussi ses commerçants

Un responsable de la CommunautĂ© urbaine de Douala qualifie tout ceci de vandalisme. Il prĂ©cise d’ailleurs que certains comptoirs sont directement fixĂ©s dans le sol, ce qui entraĂźne des infiltrations, autre origine de la dĂ©gradation progressive de la chaussĂ©e. Le responsable de la CUD Ă©voque aussi le problĂšme des garages spontanĂ©s. Pour expliquer que les huiles de vidange ne font absolument pas bon mĂ©nage avec le bitume. Avec cette substance, la destruction est encore plus rapide. « Il y a pourtant suffisamment de place Ă  l’intĂ©rieur des marchĂ©s pour que les uns et les autres s’installent convenablement », relĂšve-t-il.
Un problĂšme Mbia ?

Josiane R. MATIA
National - Sport

BlessĂ© ? SanctionnĂ© ? FatiguĂ© ? Les questions n’arrĂȘtent pas depuis le match Afrique du sud-Cameroun au sujet du capitaine des Lions indomptables. Remplaçant, StĂ©phane Mbia a en effet assistĂ© Ă  la rencontre depuis le banc de touche. Ce qui n’a, logiquement pas manquĂ© d’intriguer. Car, de mĂ©moire d’observateur, cela est rarement, si ce n’est jamais, arrivĂ© chez les Lions indomptables de voir le capitaine remplaçant. Pourtant, Hugo Broos l’a fait. Et c’est le 2e vice-capitaine, Vincent Aboubakar, qui arborait le brassard, en l’absence d’Eric Maxim Choupo-Moting. Le sĂ©lectionneur national avait annoncĂ© de grands changements aprĂšs le nul enregistrĂ© Ă  LimbĂ©, expliquera simplement le Team Press Officer de l’équipe, Vincent de Paul Atangana, sur cette question.
Dans le mĂȘme temps, certains mĂ©dias, notamment sur les rĂ©seaux sociaux, ont fait Ă©tat d’une sortie malheureuse du capitaine aprĂšs le match aller dans les vestiaires. Selon le site Mboafootball, le joueur de Hebei Fc (Chine) aurait critiquĂ© les nouveaux joueurs titularisĂ©s par le coach, les accusant de n’avoir pas suffisamment « mouillĂ© le maillot », contrairement Ă  certains cadres laissĂ©s sur le banc. Mbia aurait Ă©tĂ© repris par Vincent Aboubakar sur le moment et un peu plus tard par des responsables de la dĂ©lĂ©gation. Au point oĂč l’éventualitĂ© d’une suspension du capitaine aurait Ă©tĂ© envisagĂ©e. Une information dĂ©mentie par Vincent de Paul Atangana. Ce dernier, dans une mise au point sur les rĂ©seaux sociaux, a affirmĂ© « qu’il n’y a jamais eu d’altercation entre les deux coĂ©quipiers dans les vestiaires. Le sĂ©lectionneur national a annoncĂ© des changements tant dans le Onze entrant que dans la tactique de la sĂ©lection nationale. Toutes choses mises en Ɠuvre pour contrer le style de jeu de l’adversaire du jour ». Dans tous les cas, le fait d’avoir StĂ©phane Mbia sur le banc peut laisser penser que dĂ©sormais, personne n’est plus indispensable dans cette Ă©quipe.
Dialogue social: on reparle de cotisations sociales

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

La revalorisation du montant des allocations familiales et des cotisations au menu de la 8e session ordinaire du Comité de concertation et de suivi mercredi à Yaoundé.
En dĂ©but de semaine, plusieurs employĂ©s ont Ă©tĂ© surpris devant leur bulletin de solde. Leur salaire a subi une rĂ©duction en fonction de la catĂ©gorie de chacun. Une pilule un peu difficile Ă  avaler. « Je me suis retrouvĂ© avec 15 000 F de moins sur mon salaire. Notre employeur n’a pas pris la peine de nous informer sur les textes du chef de l’Etat relatifs aux cotisations sociales. PrĂ©lever c’est bien beau, mais il faudrait que cet argent soit reversĂ© pour que je ne me retrouve pas sans sous pendant mes vieux jours », confie une employĂ©e dans une entreprise privĂ©e. Une inquiĂ©tude partagĂ©e par la plupart des salariĂ©s rencontrĂ©s dans la ville de YaoundĂ©. Le 15 fĂ©vrier dernier, date de la publication de l’annexe du dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique du 21 janvier, fixant le taux des cotisations sociales et les plafonds des rĂ©munĂ©rations applicables dans les branches des prestations familiales, d’assurance pensions vieillesses, d’invaliditĂ© et de dĂ©cĂšs, des accidents de travail et des maladies professionnelles par la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS), le directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS, Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame avait annoncĂ© l’application immĂ©diate dudit dĂ©cret.
Ainsi, la commission tripartite s’est rĂ©unie hier Ă  YaoundĂ© dans le cadre de la 8e session du ComitĂ© de concertation et de suivi du dialogue social, prĂ©sidĂ©e par le ministre du Travail et la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, prĂ©sident dudit comitĂ©. Objectif : une meilleure appropriation et vulgarisation de ces textes tant par les syndicalistes, que par les employeurs et les pouvoirs publics. « Il est question de mettre en relief les diffĂ©rentes valeurs ajoutĂ©es issues des innovations contenues dans les textes rĂ©glementaires et favorisant l’amĂ©lioration des conditions de travail des bĂ©nĂ©ficiaires, partant le relĂšvement du pouvoir d’achat des travailleurs », a indiquĂ© le ministre GrĂ©goire Owona.
« Nous avons commentĂ© les textes, relevĂ© ses insuffisances et les avancĂ©es. C’est vrai que tous ceux qui partiront dans cinq ans Ă  la retraite verront leur pension augmenter. L’article 11 dudit dĂ©cret a un problĂšme parce que le relĂšvement du taux de cotisation doit aller de paire avec celui du plafond. C’est un oubli. Nous avons souhaitĂ© que ce taux soit rĂ©visable tous les deux ans. Nous avons attirĂ© l’attention du gouvernement Ă  ce sujet », a expliquĂ© Isaac Bissaga, prĂ©sident de l’UGTC. «Ces textes sont Ă  saluer. Nous souhaitons qu’on n’attende plus longtemps pour revoir ce type de texte », a conclu Daniel Claude AbatĂ©, prĂ©sident du MECAM.
Prison centrale de Garoua: 125 agitateurs transfĂ©rĂ©s dans d’autres geĂŽles

DIKWE Fodambele
Régions - Nord

Ces fomentateurs des derniÚres émeutes ont été déplacés dans les prisons de Tchollire 2 et Guider.
Parmi les mesures d’urgence prises par les pouvoirs publics Ă  la suite du mouvement d’humeur survenu le dimanche 29 mars dernier Ă  la prison centrale de Garoua, il y a notamment le transfert de meneurs de trouble dans d’autres centres pĂ©nitenciers et l’extension de la prison avec la construction des nouvelles cellules d’une capacitĂ© de 500 Ă  700 places.
Pour le premier cas, 80 condamnĂ©s dĂ©finitifs ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă  la prison de TchollirĂ© 2 dans le Mayo-Rey, 40 prĂ©venus et cinq condamnĂ©s transfĂ©rĂ©s Ă  la prison de Guider dans le Mayo-Louti. Selon les informations recueillies auprĂšs du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional par intĂ©rim de l’administration pĂ©nitentiaire pour le Nord, Francis Wantoh Teih, par ailleurs, rĂ©gisseur de la prison centrale de Garoua, « les 125 transfĂ©rĂ©s sont essentiellement constituĂ©s des meneurs de trouble ayant occasionnĂ© les derniĂšres Ă©meutes ».
Mais l’administrateur gĂ©nĂ©ral des prisons prĂ©cise « qu’il reste encore une cinquantaine d’agitateurs formellement identifiĂ©s ». MĂȘme si Francis Wantoh Teih reconnaĂźt que ces tĂȘtes de proue peuvent constituer une menace pour les autres prisonniers, il rassure quant au suivi minutieux de ces instigateurs. Concernant l’extension de la prison centrale de Garoua, dont la hiĂ©rarchie a dĂ©cidĂ© comme mesures d’urgence, les Ă©tudes de faisabilitĂ© sont lancĂ©es pour la construction de nouvelles cellules devant accueillir 500 Ă  700 dĂ©tenus.
« Nous avons dĂ©jĂ  saisi les services concernĂ©s pour plus de diligence dans la rĂ©alisation de cette mesure d’urgence », nous a expliquĂ© le rĂ©gisseur. Mais dĂ©jĂ , une quarantaine de plafonniers ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les cellules pour parer Ă  la canicule et toutes les portes dĂ©truites lors des Ă©meutes ont Ă©tĂ© rĂ©parĂ©es. D’autres mesures sont envisagĂ©es Ă  court terme, pour la rĂ©fection des prisons environnantes, afin de parer Ă  toute Ă©ventualitĂ©. La prison centrale de Garoua hĂ©berge Ă  ce jour plus 1600 dĂ©tenus, pour une capacitĂ© de 500 places.
Mouvement d’humeur des motos-taximen à Maroua: le calme aprùs l’agitation

Joël MAMAN
National - Politique

La rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e lundi dernier par le prĂ©fet Ernest Ewango Budu a abouti Ă  la levĂ©e du mot d’ordre de grĂšve projetĂ© par les moto-taximen.
Yaouba, le conducteur de moto-taxi qui a eu maille Ă  partir avec des gendarmes vendredi dernier Ă  Maroua n’est pas mort, contrairement Ă  la fausse nouvelle qui s’est rĂ©pandue comme une traĂźnĂ©e de poudre dans les mĂ©dias et rĂ©seaux sociaux le week-end dernier. D’aprĂšs le prĂ©fet du DiamarĂ©, Ernest Ewango Budu, c’est la prĂ©tendue mort de ce jeune homme qui est le prĂ©texte qui a dĂ©clenchĂ© un mouvement d’humeur au sein de la communautĂ© des moto-taximen de la ville de Maroua. En effet, vendredi dernier, aprĂšs une incomprĂ©hension sur le prix du transport entre une dame gendarme et le motos-taximan qui l’a transportĂ© pour le lieu dit « le Noumou », une chaude discussion s’en est suivie. AlertĂ©s, les camarades d’armes de la dame, lui viennent au secours. Yaouba, le moto-taximan est transportĂ©e d’urgence Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Maroua oĂč il a bĂ©nĂ©ficiĂ© de soins appropriĂ©s. Selon les affirmations du prĂ©fet du DiamarĂ©, la victime s’est aussitĂŽt remise. « Les auteurs de cet acte que nous regrettons sont gardĂ©s en lieu sĂ»r et une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour Ă©tablir les responsabilitĂ©s de chacun », a tenu Ă  prĂ©ciser Ernest Ewango Budu.
Malheureusement, ce mĂȘme vendredi, tard dans la nuit, d’aprĂšs Hlessou Moussandi, le prĂ©sident du syndicat des moto-taximen de la ville de Maroua, des voyous qui ont voulu profiter de la situation ont orchestrĂ© des actes de vandalisme en brĂ»lant des pneus Ă  plusieurs carrefours de la ville. « Parmi ceux-lĂ , nous avons recensĂ© des bouchers et mĂȘme des handicapĂ©s incapables de dĂ©marrer une moto. Ce qui veut dire qu’il y a certainement des instigateurs tapis dans l’ombre qui manipulent les jeunes», a expliquĂ© le prĂ©sident du syndicat des motos-taximen. « Ce sont les mĂȘmes qui ont annoncĂ© la grĂšve des motos-taximen et ça les engage car nous sommes prĂȘts Ă  les dĂ©noncer pour qu’ils assument », a-t-il poursuivi.
C’est donc pour rĂ©tablir un climat de confiance entre tous ces acteurs que lundi dernier, le prĂ©fet du DiamarĂ©, Ernest Ewango Budu, a convoquĂ© dans ses services une rĂ©union de crise. Il Ă©tait entourĂ© de son Ă©tat-major, des sous-prĂ©fets et des maires de Maroua I, II et III. Face Ă  lui, il y avait les leaders des motos-taximen des trois arrondissements. AprĂšs une phase d’échanges, il ressort que de part et d’autre, les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es. Le prĂ©fet en a d’ailleurs profitĂ© pour demander aux diffĂ©rents responsables d’organiser des causeries Ă©ducatives avec leurs collaborateurs pour que le climat de paix et de confiance rĂšgne. Au terme de la rencontre, les motos-taximen ont dĂ©cidĂ© de dĂ©truire les banderoles et pancartes qu’ils avaient apprĂȘtĂ©es pour la grĂšve. « Le climat de confiance entre l’administration et nous est revenu au beau fixe », a affirmĂ© Hlessou Moussandi, prĂ©sident du syndicat des motos-taximen.
Concert: Stanley et Wizkid en communion

Rita DIBA
National - Culture

Les deux artistes, camerounais et nigérian, ont illuminé Douala le week-end dernier.
Samedi 26 mars 2016. A Limbe, on aura eu Cameroun – Afrique du sud. À Douala, une autre affiche attendait le public : Cameroun – Nigeria. Mais il n’était question ni de match de football ni d’opposition. PlutĂŽt d’une communion rendue possible par le concept Guinness BlackList, entre deux artistes qui animent la scĂšne urbaine aujourd’hui, le Camerounais Stanley Enow et le NigĂ©rian Wizkid, et le public de la capitale Ă©conomique. Communion symbolisĂ©e aussi par la tenue du chanteur Naija, qui portait ce soir-lĂ  un maillot des Lions indomptables (remis par un fan), pour le plus grand bonheur des groupies. Parmi eux, d’aucuns auront eu la chance de repartir avec le chapeau que l’auteur de « On top your matter » aura balancĂ© Ă  la foule et ses lunettes remises Ă  un jeune homme montĂ© sur le podium.
Et le lien entre artistes et public n’aura mĂȘme pas Ă©tĂ© rompu par la forte pluie qui s’est abattue sur la ville cette nuit de samedi. Surtout que c’était la premiĂšre fois que Stanley Enow montait sur la scĂšne camerounaise aprĂšs la sortie de son album « Soldier like ma papa » en juillet 2015. « Hein PĂšre » aura d’ailleurs Ă©tĂ© son morceau le plus repris en chƓur par la foule. Les spectateurs auront aussi applaudi « Work hard » et « Njama njama cow » entre autres. Le rappeur a d’ailleurs fait un clin d’Ɠil Ă  Franko et Maahlox Le Vibeur, actuellement en tournĂ©e pour porter haut les couleurs 237. Il a aussi apprĂ©ciĂ© le fait que le hip-hop kamer prenne de l’ampleur.
S’il a apprĂ©ciĂ© ses compatriotes sur scĂšne samedi, la veille en confĂ©rence de presse, le « Bayangi boy » a aussi dit tout le bien qu’il pense du prix BET 2012 Best African Act : « J’ai suivi l’évolution de la carriĂšre de Wizkid. C’est un grand honneur pour moi de chanter Ă  ses cĂŽtĂ©s. Un rĂȘve qui devient rĂ©alitĂ©. » Avant ces deux tĂȘtes d’affiche, les spectateurs ont pu apprĂ©cier d’autres talents camerounais comme Magasco et la beat-box humaine Thierry Olemba. Mais surtout, on aura dĂ©couvert les trois artistes en herbe choisis par le public Ă  travers le BlackList Contest : J-Bling, P.I.M et Guyzo PamĂ©. Pour Charlie Azanfack, brand manager chez Diageo Cameroun, « c’est la premiĂšre fois au Cameroun que le public a la possibilitĂ© de choisir les artistes qui monteront sur scĂšne. » Les trois jeunes Camerounais recevront chacun un million F en plus.