Lâadieu Ă Patrick Ekeng !
Steve LIBAM
National - Société
Lâex-Lion indomptable, dĂ©cĂ©dĂ© au cours dâun match du championnat roumain, a Ă©tĂ© inhumĂ© samedi Ă YaoundĂ© en prĂ©sence de Bidoung Mkpatt, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
« Un Lion ne meurt jamais. Il dort ». La formule a beau avoir Ă©tĂ© affichĂ©e sur des banderoles aux obsĂšques de Patrick Ekeng Ekeng hier au domicile familial au quartier Ngousso, ses proches auraient bien voulu quâil se rĂ©veille. Quâil sorte du profond sommeil dans lequel il est plongĂ© depuis ce 6 mai fatidique, lorsquâil sâest Ă©croulĂ© en plein match du championnat roumain avec son club, le Dinamo de Bucarest. Quâil se lĂšve et revienne distiller sa bonne humeur et ses blagues habituelles Ă sa sĆur Catherine Diane. Quâil se rĂ©veille pour discuter de la derniĂšre actualitĂ© de football avec Florette E, son autre sĆur, communier comme de coutume avec ses nombreux amis ou donner de ses nouvelles Ă sa maman CĂ©line E. Ă travers ses frĂ©quents appels tĂ©lĂ©phoniques. Mais le nom de « Patou », comme ses proches lâappelaient affectueusement, ne sâaffichera plus sur aucun tĂ©lĂ©phone. Câest la triste rĂ©alitĂ©.
La consternation dans laquelle sa disparation a plongĂ© le monde du sport a fait Ă©cho au plus haut lieu. Le ministre des Sports et de lâEducation physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, a reprĂ©sentĂ© personnellement le chef de lâEtat aux obsĂšques. A lâoccasion, le MINSEP a remis le message de condolĂ©ances du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă la veuve, Nathalie Ekeng, pour cette disparition qui est une grande perte pour la famille sportive camerounaise. DĂ©jĂ nombreux lors de la veillĂ©e organisĂ©e la veille au palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© en lâhonneur de lâex Lion indomptable, le public a une fois de plus effectuĂ© le dĂ©placement de Ngousso en nombre pour accompagner le joueur Ă sa derniĂšre demeure. Amis, membres de la famille, voisins, la famille sportive et du football camerounais, membres du ComitĂ© exĂ©cutif de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), officiels ou simples curieux, se sont rĂ©vĂ©lĂ©s Ă lâĂ©troit dans la cour du domicile familial et de la concession encore en construction de dĂ©funt. En cette journĂ©e dâenterrement qui coĂŻncidait avec la cĂ©lĂ©bration de la PentecĂŽte, les cĂ©lĂ©brants de lâoffice inter-religieux ont voulu y voir un message. Celui de lâespĂ©rance. Pour les pasteurs, prĂȘtres et imams qui se sont succĂ©dĂ© devant le public, la vie nâest pas dĂ©truite mais transformĂ©e pour ceux qui croient en Dieu. Aussi, la sĂ©paration avec les ĂȘtres chers nâest pas un adieu, mais un au revoir. Car, câest dans la parole du Seigneur entre autres, que la famille Ekeng, trĂšs pieuse, veut trouver le rĂ©confort et la force pour surmonter cette Ă©norme perte de leur fils, frĂšre, pĂšre, Ă©poux, etc. Difficile cependant de ne pas verser de larmes devant le corps inanimĂ© de ce jeune joueur de 26 ans, encore dans la force de lâĂąge et « qui reprĂ©sentait une solution dâavenir pour les Lions indomptables », selon Luc Koah, vice-prĂ©sident de la FECAFOOT, au moment oĂč il a Ă©tĂ© enterrĂ© dans la plus stricte intimitĂ© familiale.
Steve LIBAM
National - Société
Lâex-Lion indomptable, dĂ©cĂ©dĂ© au cours dâun match du championnat roumain, a Ă©tĂ© inhumĂ© samedi Ă YaoundĂ© en prĂ©sence de Bidoung Mkpatt, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
« Un Lion ne meurt jamais. Il dort ». La formule a beau avoir Ă©tĂ© affichĂ©e sur des banderoles aux obsĂšques de Patrick Ekeng Ekeng hier au domicile familial au quartier Ngousso, ses proches auraient bien voulu quâil se rĂ©veille. Quâil sorte du profond sommeil dans lequel il est plongĂ© depuis ce 6 mai fatidique, lorsquâil sâest Ă©croulĂ© en plein match du championnat roumain avec son club, le Dinamo de Bucarest. Quâil se lĂšve et revienne distiller sa bonne humeur et ses blagues habituelles Ă sa sĆur Catherine Diane. Quâil se rĂ©veille pour discuter de la derniĂšre actualitĂ© de football avec Florette E, son autre sĆur, communier comme de coutume avec ses nombreux amis ou donner de ses nouvelles Ă sa maman CĂ©line E. Ă travers ses frĂ©quents appels tĂ©lĂ©phoniques. Mais le nom de « Patou », comme ses proches lâappelaient affectueusement, ne sâaffichera plus sur aucun tĂ©lĂ©phone. Câest la triste rĂ©alitĂ©.
La consternation dans laquelle sa disparation a plongĂ© le monde du sport a fait Ă©cho au plus haut lieu. Le ministre des Sports et de lâEducation physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, a reprĂ©sentĂ© personnellement le chef de lâEtat aux obsĂšques. A lâoccasion, le MINSEP a remis le message de condolĂ©ances du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă la veuve, Nathalie Ekeng, pour cette disparition qui est une grande perte pour la famille sportive camerounaise. DĂ©jĂ nombreux lors de la veillĂ©e organisĂ©e la veille au palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© en lâhonneur de lâex Lion indomptable, le public a une fois de plus effectuĂ© le dĂ©placement de Ngousso en nombre pour accompagner le joueur Ă sa derniĂšre demeure. Amis, membres de la famille, voisins, la famille sportive et du football camerounais, membres du ComitĂ© exĂ©cutif de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), officiels ou simples curieux, se sont rĂ©vĂ©lĂ©s Ă lâĂ©troit dans la cour du domicile familial et de la concession encore en construction de dĂ©funt. En cette journĂ©e dâenterrement qui coĂŻncidait avec la cĂ©lĂ©bration de la PentecĂŽte, les cĂ©lĂ©brants de lâoffice inter-religieux ont voulu y voir un message. Celui de lâespĂ©rance. Pour les pasteurs, prĂȘtres et imams qui se sont succĂ©dĂ© devant le public, la vie nâest pas dĂ©truite mais transformĂ©e pour ceux qui croient en Dieu. Aussi, la sĂ©paration avec les ĂȘtres chers nâest pas un adieu, mais un au revoir. Car, câest dans la parole du Seigneur entre autres, que la famille Ekeng, trĂšs pieuse, veut trouver le rĂ©confort et la force pour surmonter cette Ă©norme perte de leur fils, frĂšre, pĂšre, Ă©poux, etc. Difficile cependant de ne pas verser de larmes devant le corps inanimĂ© de ce jeune joueur de 26 ans, encore dans la force de lâĂąge et « qui reprĂ©sentait une solution dâavenir pour les Lions indomptables », selon Luc Koah, vice-prĂ©sident de la FECAFOOT, au moment oĂč il a Ă©tĂ© enterrĂ© dans la plus stricte intimitĂ© familiale.
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Lâadieu Ă Patrick Ekeng !
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
DĂ©veloppement urbain: lâĂ©volution planifiĂ©e des villes codifiĂ©e
Siméon AVA (DD/Mincom-Océna)
Régions - Sud
A la faveur dâun atelier MINDUH-PNDP Ă Kribi, les documents de planification urbaine et les plans communaux de dĂ©veloppement ont Ă©tĂ© harmonisĂ©s.
Câest visiblement rĂ©confortĂ©e dâavoir dĂ©sormais une vision clairement planifiĂ©e de sa ville que le Maire dâAkom II, Elise Mballa Meka est sortie de lâatelier de Kribi, le 22 Avril 2016. Les experts du ministĂšre du DĂ©veloppement urbain et de lâHabitat (MINDUH), du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP), des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et des administrations ayant en charge le dĂ©veloppement de nos villes venaient dâadopter un Document de stratĂ©gies, qui met en musique tous les instruments de planification du dĂ©veloppement urbain au Cameroun.
Jusquâici, les Documents de planification urbaine (DPU), Ă©laborĂ©s par le MINDUH, et les Plans communaux de dĂ©veloppement (PCD), conçus par le PNDP, embrouillaient pour leur mise en Ćuvre, autant les communes, les populations bĂ©nĂ©ficiaires que les pourvoyeurs de financements que lâEtat. ConsĂ©quence, un demi-siĂšcle aprĂšs les indĂ©pendances, nos villes connaissent une expansion anarchique, avec un trĂšs faible accĂšs aux services sociaux de base, lâabsence dâune boussole pour conduire leur dĂ©veloppement et une aggravation du dĂ©sordre urbain entraĂźnant lâinsĂ©curitĂ© et la pauvretĂ© rampante.
Lâatelier de Kribi, qui sâest dĂ©roulĂ© du 20 au 22 avril dernier, a fĂ©dĂ©rĂ© les acteurs et les outils de planification urbaine, qui ont adoptĂ© une plate-forme de travail qui dĂ©gage la traçabilitĂ© et la cohĂ©rence des actions Ă mener sur le terrain. Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MINDUH, Ahmadou Sardaouna, qui prĂ©sidait les travaux, cette vision commune et concertĂ©e permet de garantir le dĂ©veloppement harmonieux et durable de nos citĂ©s en quĂȘte de plus de modernitĂ©.
Siméon AVA (DD/Mincom-Océna)
Régions - Sud
A la faveur dâun atelier MINDUH-PNDP Ă Kribi, les documents de planification urbaine et les plans communaux de dĂ©veloppement ont Ă©tĂ© harmonisĂ©s.
Câest visiblement rĂ©confortĂ©e dâavoir dĂ©sormais une vision clairement planifiĂ©e de sa ville que le Maire dâAkom II, Elise Mballa Meka est sortie de lâatelier de Kribi, le 22 Avril 2016. Les experts du ministĂšre du DĂ©veloppement urbain et de lâHabitat (MINDUH), du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP), des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et des administrations ayant en charge le dĂ©veloppement de nos villes venaient dâadopter un Document de stratĂ©gies, qui met en musique tous les instruments de planification du dĂ©veloppement urbain au Cameroun.
Jusquâici, les Documents de planification urbaine (DPU), Ă©laborĂ©s par le MINDUH, et les Plans communaux de dĂ©veloppement (PCD), conçus par le PNDP, embrouillaient pour leur mise en Ćuvre, autant les communes, les populations bĂ©nĂ©ficiaires que les pourvoyeurs de financements que lâEtat. ConsĂ©quence, un demi-siĂšcle aprĂšs les indĂ©pendances, nos villes connaissent une expansion anarchique, avec un trĂšs faible accĂšs aux services sociaux de base, lâabsence dâune boussole pour conduire leur dĂ©veloppement et une aggravation du dĂ©sordre urbain entraĂźnant lâinsĂ©curitĂ© et la pauvretĂ© rampante.
Lâatelier de Kribi, qui sâest dĂ©roulĂ© du 20 au 22 avril dernier, a fĂ©dĂ©rĂ© les acteurs et les outils de planification urbaine, qui ont adoptĂ© une plate-forme de travail qui dĂ©gage la traçabilitĂ© et la cohĂ©rence des actions Ă mener sur le terrain. Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MINDUH, Ahmadou Sardaouna, qui prĂ©sidait les travaux, cette vision commune et concertĂ©e permet de garantir le dĂ©veloppement harmonieux et durable de nos citĂ©s en quĂȘte de plus de modernitĂ©.
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DĂ©veloppement urbain: lâĂ©volution planifiĂ©e des villes codifiĂ©e
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
David Mayebi, un homme de combat
Steve LIBAM
National - Sport
Le dĂ©funt membre du ComitĂ© exĂ©cutif de la FECAFOOT Ă©tait lâun des prĂ©curseurs de lâaction syndicale dans le football au Cameroun et en Afrique.
Joueur, entraĂźneur, dirigeant de club ou administrateur de football ? Difficile de dĂ©terminer la casquette qui convenait le mieux Ă David Mayebi. Avec son physique de dĂ©mĂ©nageur, lâancien joueur dâUnion de Douala Ă©tait un homme de combat qui nâavait pas peur dâaller « au choc ». Aussi, lâancien Lion indomptable nâa jamais eu peur de jouer des coudes pour se faire de la place. Comme lorsquâil a fallu lutter pour que lâAssociation des footballeurs camerounais (AFC), devenue le Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC), dont il prĂ©sidait aux destinĂ©es avant sa disparition, revienne dans les bonnes grĂąces de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Un temps Ă©cartĂ© de la fĂ©dĂ©ration, lâancien vice-prĂ©sident de lâinstance avait Ă©galement rĂ©ussi le tour de force de revenir et dâintĂ©grer le ComitĂ© exĂ©cutif en 2015.
Joueur, David Mayebi a successivement Ă©voluĂ© Ă Eclair, UnitĂ© et Union de Douala et chez les Lions indomptables. Une fois les crampons raccrochĂ©s, il devient entraĂźneur. A Union et Diamant de YaoundĂ©, il rĂ©vĂšle des joueurs comme Thomas Libiih et Benjamin Massing entre autres, avant dâĂȘtre prĂ©sident dâUnion. En tant que syndicaliste, lâamĂ©lioration des conditions des joueurs a toujours Ă©tĂ© au centre de son action. Avec le SYNAFOC, il menait notamment une croisade contre les « trafics » des footballeurs Ă lâĂ©tranger et le paiement rĂ©gulier des salaires dans le championnat professionnel local. Dans un contexte de paupĂ©risation des joueurs, il avait fini par adresser un « carton jaune » aux dirigeants de club. « Les footballeurs exercent un mĂ©tier. Et comme tous les travailleurs, ils ont droit Ă un salaire et Ă la couverture sociale qui va avec », avait-il coutume de dire.
Victime dâun malaise le 3 mai dernier Ă Bertoua, lors de la pose de la premiĂšre pierre des travaux de construction du stade municipal de la ville, David Mayebi a Ă©tĂ© transportĂ© Ă lâhĂŽpital de la CNPS Ă YaoundĂ©. Le prĂ©sident du SYNAFOC quitte la scĂšne alors que les formalitĂ©s de son Ă©vacuation sanitaire vers la France Ă©taient bouclĂ©es. Lâavion mĂ©dicalisĂ© affrĂ©tĂ© par la FĂ©dĂ©ration internationale des associations de footballeurs professionnels (FIFPro), dont il Ă©tait membre du ComitĂ© exĂ©cutif, Ă©tait Ă lâaĂ©roport de YaoundĂ© le dimanche 15 mai dernier. « Il allait un peu mieux et se tenait mĂȘme dĂ©jĂ debout », confie Jacques Marcel Itiga, responsable de la communication du SYNAFOC. Mais le mĂȘme jour, la vie a adressĂ© un carton rouge Ă lâun des prĂ©curseurs de lâaction syndicale dans le football en Afrique. David Mayebi a lĂąchĂ© prise. DĂ©finitivement. AgĂ© de 62 ans, il laisse une veuve et six enfants.
Steve LIBAM
National - Sport
Le dĂ©funt membre du ComitĂ© exĂ©cutif de la FECAFOOT Ă©tait lâun des prĂ©curseurs de lâaction syndicale dans le football au Cameroun et en Afrique.
Joueur, entraĂźneur, dirigeant de club ou administrateur de football ? Difficile de dĂ©terminer la casquette qui convenait le mieux Ă David Mayebi. Avec son physique de dĂ©mĂ©nageur, lâancien joueur dâUnion de Douala Ă©tait un homme de combat qui nâavait pas peur dâaller « au choc ». Aussi, lâancien Lion indomptable nâa jamais eu peur de jouer des coudes pour se faire de la place. Comme lorsquâil a fallu lutter pour que lâAssociation des footballeurs camerounais (AFC), devenue le Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC), dont il prĂ©sidait aux destinĂ©es avant sa disparition, revienne dans les bonnes grĂąces de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Un temps Ă©cartĂ© de la fĂ©dĂ©ration, lâancien vice-prĂ©sident de lâinstance avait Ă©galement rĂ©ussi le tour de force de revenir et dâintĂ©grer le ComitĂ© exĂ©cutif en 2015.
Joueur, David Mayebi a successivement Ă©voluĂ© Ă Eclair, UnitĂ© et Union de Douala et chez les Lions indomptables. Une fois les crampons raccrochĂ©s, il devient entraĂźneur. A Union et Diamant de YaoundĂ©, il rĂ©vĂšle des joueurs comme Thomas Libiih et Benjamin Massing entre autres, avant dâĂȘtre prĂ©sident dâUnion. En tant que syndicaliste, lâamĂ©lioration des conditions des joueurs a toujours Ă©tĂ© au centre de son action. Avec le SYNAFOC, il menait notamment une croisade contre les « trafics » des footballeurs Ă lâĂ©tranger et le paiement rĂ©gulier des salaires dans le championnat professionnel local. Dans un contexte de paupĂ©risation des joueurs, il avait fini par adresser un « carton jaune » aux dirigeants de club. « Les footballeurs exercent un mĂ©tier. Et comme tous les travailleurs, ils ont droit Ă un salaire et Ă la couverture sociale qui va avec », avait-il coutume de dire.
Victime dâun malaise le 3 mai dernier Ă Bertoua, lors de la pose de la premiĂšre pierre des travaux de construction du stade municipal de la ville, David Mayebi a Ă©tĂ© transportĂ© Ă lâhĂŽpital de la CNPS Ă YaoundĂ©. Le prĂ©sident du SYNAFOC quitte la scĂšne alors que les formalitĂ©s de son Ă©vacuation sanitaire vers la France Ă©taient bouclĂ©es. Lâavion mĂ©dicalisĂ© affrĂ©tĂ© par la FĂ©dĂ©ration internationale des associations de footballeurs professionnels (FIFPro), dont il Ă©tait membre du ComitĂ© exĂ©cutif, Ă©tait Ă lâaĂ©roport de YaoundĂ© le dimanche 15 mai dernier. « Il allait un peu mieux et se tenait mĂȘme dĂ©jĂ debout », confie Jacques Marcel Itiga, responsable de la communication du SYNAFOC. Mais le mĂȘme jour, la vie a adressĂ© un carton rouge Ă lâun des prĂ©curseurs de lâaction syndicale dans le football en Afrique. David Mayebi a lĂąchĂ© prise. DĂ©finitivement. AgĂ© de 62 ans, il laisse une veuve et six enfants.
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David Mayebi, un homme de combat
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Affaires: pourquoi miser sur le Cameroun
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Dans son ouvrage « Investir au Cameroun », MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste, dissĂšque lâenvironnement Ă©conomique au pays et ses possibilitĂ©s dâaffaires.
Ce nâest pas le genre dâouvrage qui se lit dâune traite, mais qui se consulte avant de prendre une dĂ©cision stratĂ©gique. « Investir au Cameroun », 275 pages, montre oĂč placer ses pions sur lâĂ©chiquier Ă©conomique camerounais. Son auteur, MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste et politiste Ă©conomique, renseigne lâopĂ©rateur Ă©conomique local et Ă©tranger sur la situation socio-Ă©conomique du Cameroun. Le lecteur y apprend que le Cameroun affiche un taux dâinvestissement de 20% alors que les experts recommandent un taux de 25% pour atteindre lâĂ©mergence en 2035 et ouvrir la voie Ă un investissement privĂ© massif. Dâailleurs, en ce moment, les PME reprĂ©sentent 97% du secteur formel et contribuent Ă hauteur de 72% au PIB. De ce qui se lit, le Cameroun est attractif Ă plus dâun titre. Le pays est une plaque tournante en Afrique centrale et dispose dâun cadre de concertation public-privĂ© : le Cameroon Business Forum (CBF), de Centres de formalitĂ©s de crĂ©ation des entreprises (CFCE) permettant la crĂ©ation dâune entreprise en 72h. Aussi, pour simplifier les obligations fiscales, le gouvernement a-t-il mis en place des Centres de gestion agréés chargĂ©s dâapporter une assistance technique, managĂ©riale et fiscale aux entreprises. Un projet de dĂ©matĂ©rialisation du commerce extĂ©rieur est en cours et permettra de ramener les dĂ©lais de transit au port de Douala Ă 13 jours, de grands projets en cours de rĂ©alisation comme le barrage hydro-Ă©lectrique de Lom Pangar, le barrage de Mekin, la centrale thermique Ă gaz de Kribi. Lâusine Ă gaz de Logbaba, dĂ©jĂ fonctionnelle, devrait sâenrichir de quatre centrales thermiques supplĂ©mentaires en cours de construction pour rĂ©sorber le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique.
Opportunités
Pour tout investisseur Ă la recherche de crĂ©neaux porteurs au Cameroun, MoĂŻse Ntowe Ngounou fait la ronde des projets structurants en quĂȘte dâinvestissements. Au premier rang, le port en eaux profondes de Limbe, le projet de la zone franche industrielle Ă Kribi, le dragage du chenal du port de Douala, le projet dâinterconnexion Ă©lectrique pour le dĂ©veloppement dâinfrastructures de transport et de distribution de lâĂ©nergie Ă©lectrique dans lâAdamaoua et au Nord, entre autres. LâĂ©lectrification rurale par mini-centrales hydro-Ă©lectriques dans certaines localitĂ©s du Cameroun est ciblĂ©e. Sans oublier les potentialitĂ©s agricoles, miniĂšres et industrielles du pays mises en exergue dans le livre en guise de filons. Lâauteur, par ailleurs expert fiscal et financier, dĂ©taille les avantages fiscaux et douaniers offerts par le CodĂ© des investissements, puis analyse la loi fixant les incitations Ă lâinvestissement privĂ©. Il fait Ă©galement le round up des structures mises en place pour accompagner les initiatives privĂ©es (Agence de promotion des PME, guichets uniquesâŠ). De par ses aspects didactiques, lâouvrage est, en fait, un guide dans les dĂ©marches administratives, juridiques et fiscales visant la crĂ©ation rapide et la gestion des entreprises.
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Dans son ouvrage « Investir au Cameroun », MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste, dissĂšque lâenvironnement Ă©conomique au pays et ses possibilitĂ©s dâaffaires.
Ce nâest pas le genre dâouvrage qui se lit dâune traite, mais qui se consulte avant de prendre une dĂ©cision stratĂ©gique. « Investir au Cameroun », 275 pages, montre oĂč placer ses pions sur lâĂ©chiquier Ă©conomique camerounais. Son auteur, MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste et politiste Ă©conomique, renseigne lâopĂ©rateur Ă©conomique local et Ă©tranger sur la situation socio-Ă©conomique du Cameroun. Le lecteur y apprend que le Cameroun affiche un taux dâinvestissement de 20% alors que les experts recommandent un taux de 25% pour atteindre lâĂ©mergence en 2035 et ouvrir la voie Ă un investissement privĂ© massif. Dâailleurs, en ce moment, les PME reprĂ©sentent 97% du secteur formel et contribuent Ă hauteur de 72% au PIB. De ce qui se lit, le Cameroun est attractif Ă plus dâun titre. Le pays est une plaque tournante en Afrique centrale et dispose dâun cadre de concertation public-privĂ© : le Cameroon Business Forum (CBF), de Centres de formalitĂ©s de crĂ©ation des entreprises (CFCE) permettant la crĂ©ation dâune entreprise en 72h. Aussi, pour simplifier les obligations fiscales, le gouvernement a-t-il mis en place des Centres de gestion agréés chargĂ©s dâapporter une assistance technique, managĂ©riale et fiscale aux entreprises. Un projet de dĂ©matĂ©rialisation du commerce extĂ©rieur est en cours et permettra de ramener les dĂ©lais de transit au port de Douala Ă 13 jours, de grands projets en cours de rĂ©alisation comme le barrage hydro-Ă©lectrique de Lom Pangar, le barrage de Mekin, la centrale thermique Ă gaz de Kribi. Lâusine Ă gaz de Logbaba, dĂ©jĂ fonctionnelle, devrait sâenrichir de quatre centrales thermiques supplĂ©mentaires en cours de construction pour rĂ©sorber le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique.
Opportunités
Pour tout investisseur Ă la recherche de crĂ©neaux porteurs au Cameroun, MoĂŻse Ntowe Ngounou fait la ronde des projets structurants en quĂȘte dâinvestissements. Au premier rang, le port en eaux profondes de Limbe, le projet de la zone franche industrielle Ă Kribi, le dragage du chenal du port de Douala, le projet dâinterconnexion Ă©lectrique pour le dĂ©veloppement dâinfrastructures de transport et de distribution de lâĂ©nergie Ă©lectrique dans lâAdamaoua et au Nord, entre autres. LâĂ©lectrification rurale par mini-centrales hydro-Ă©lectriques dans certaines localitĂ©s du Cameroun est ciblĂ©e. Sans oublier les potentialitĂ©s agricoles, miniĂšres et industrielles du pays mises en exergue dans le livre en guise de filons. Lâauteur, par ailleurs expert fiscal et financier, dĂ©taille les avantages fiscaux et douaniers offerts par le CodĂ© des investissements, puis analyse la loi fixant les incitations Ă lâinvestissement privĂ©. Il fait Ă©galement le round up des structures mises en place pour accompagner les initiatives privĂ©es (Agence de promotion des PME, guichets uniquesâŠ). De par ses aspects didactiques, lâouvrage est, en fait, un guide dans les dĂ©marches administratives, juridiques et fiscales visant la crĂ©ation rapide et la gestion des entreprises.
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Affaires: pourquoi miser sur le Cameroun
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
MĂ©dias dâAfrique: lâEgypte pour une nouvelle image
Grégoire DJARMAILA
Afrique - Société
Une quarantaine de journalistes venant dâune vingtaine de pays africains sont rĂ©unis au Caire pour rĂ©flĂ©chir sur lâamĂ©lioration de lâimage de lâAfrique dans les mĂ©dias.
« Les pieds en Afrique, la tĂȘte dans la MĂ©diterranĂ©e ». Quatre ans aprĂšs le soulĂšvement populaire qui a conduit Ă un changement Ă la tĂȘte de lâEtat, les Egyptiens sâattĂšlent Ă dĂ©construire cette image que les autres Africains leur collent. Les mĂ©dias constituent un maillon stratĂ©gique pour ce retour que les nouveaux dirigeants Ă©gyptiens amorcent vers les racines africaines de lâEgypte. A lâinitiative de lâAgence Ă©gyptienne de partenariat pour le DĂ©veloppement (AEPD), une quarantaine de responsables des mĂ©dias venus dâune vingtaine de pays africains sĂ©journent au Caire pour jeter les bases dâune nouvelle vision des mĂ©dias africains. Lâobjectif est dâamĂ©liorer lâimage de lâAfrique Ă©cornĂ©e dans les mĂ©dias internationaux. LâEgypte voudrait faire ce plaidoyer pour conjurer cette image qui prĂ©sente lâAfrique comme un continent des cataclysmes, des famines, du Sida, de la misĂšre, des guerresâŠ. Cette vision pathologique collĂ©e Ă lâAfrique par les mĂ©dias du Nord doit ĂȘtre aujourdâhui dĂ©construite. Elle se propose de renverser radicalement le regard portĂ© sur le continent africain surtout que comme le souligne le Dr. Hazem Fahmy, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAEPD, « la vision pathologique finit par affecter nos populations qui se retranchent dans une logique misĂ©rabiliste ». Pour le Dr May Batran, dĂ©putĂ©e au parlement Ă©gyptien qui a dĂ©roulĂ© une communication sur « les guerres de la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration », les mĂ©dias africains doivent protĂ©ger leurs Etats contre les « bombes psychologiques » qui menacent la stabilitĂ© de nos pays. « Il faut Ă©crire pour valoriser et non pour dĂ©truire », prĂ©conise-t-elle. Le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, grand imam de la mosquĂ©e Al-Azhar (prestigieuse institution de l'islam sunnite) prĂȘche le mĂȘme discours aux participants venus Ă sa rencontre. « Les mĂ©dias sont la conscience des peuples », rappelle-t-il en dĂ©clinant sa prĂ©fĂ©rence pour « un dĂ©veloppement adossĂ© sur les valeurs de solidaritĂ© et dâhumanitĂ© qui constituent lâidentitĂ© de lâAfrique ». Sans verser dans une certaine « survictimisation », le ministre Ă©gyptien de la Culture exhorte au retour de la « fiertĂ© dâĂȘtre africain » et appellent les journalistes Ă une sorte dâafricanitĂ© dans leur posture professionnelle. « Vous devez ĂȘtre aux premiĂšres lignes du combat commun quâil faut mener contre cette attitude condescendante », conclut le Dr Mohamed Saber Arab. Pour changer cette vision, les participants recommandent une dotation des mĂ©dias africains par ressources matĂ©rielles et financiĂšres consĂ©quentes, lâaccĂšs des journalistes aux sources dâinformation et une meilleure considĂ©ration du journaliste africain par les politiques africains.
Autour des thĂšmes tels que « les mĂ©dias et le combat contre le terrorisme », « la coopĂ©ration mĂ©diatique intra-africaine », « les mĂ©dias alternatifs », « lâAfrique et les mĂ©dias internationaux », les participants partagent des expĂ©riences vĂ©cues dans leurs pays respectifs afin dâadopter un nouveau paradigme mĂ©diatique pour changer lâimage de lâAfrique. Les journalistes qui prennent part Ă ce stage sont francophones, arabophones et anglophones. PonctuĂ© par des visites de terrain sur des sites historiques et des rencontres avec des officiels Ă©gyptiens tant politiques, militaires que religieux, ce sĂ©jour Ă©gyptien offre aux journalistes africains lâopportunitĂ© de voguer sur une felouque sur le Nil au cĆur de cette ville mythique dont la population Ă©quivaut Ă celle de tout le Cameroun.
Grégoire DJARMAILA
Afrique - Société
Une quarantaine de journalistes venant dâune vingtaine de pays africains sont rĂ©unis au Caire pour rĂ©flĂ©chir sur lâamĂ©lioration de lâimage de lâAfrique dans les mĂ©dias.
« Les pieds en Afrique, la tĂȘte dans la MĂ©diterranĂ©e ». Quatre ans aprĂšs le soulĂšvement populaire qui a conduit Ă un changement Ă la tĂȘte de lâEtat, les Egyptiens sâattĂšlent Ă dĂ©construire cette image que les autres Africains leur collent. Les mĂ©dias constituent un maillon stratĂ©gique pour ce retour que les nouveaux dirigeants Ă©gyptiens amorcent vers les racines africaines de lâEgypte. A lâinitiative de lâAgence Ă©gyptienne de partenariat pour le DĂ©veloppement (AEPD), une quarantaine de responsables des mĂ©dias venus dâune vingtaine de pays africains sĂ©journent au Caire pour jeter les bases dâune nouvelle vision des mĂ©dias africains. Lâobjectif est dâamĂ©liorer lâimage de lâAfrique Ă©cornĂ©e dans les mĂ©dias internationaux. LâEgypte voudrait faire ce plaidoyer pour conjurer cette image qui prĂ©sente lâAfrique comme un continent des cataclysmes, des famines, du Sida, de la misĂšre, des guerresâŠ. Cette vision pathologique collĂ©e Ă lâAfrique par les mĂ©dias du Nord doit ĂȘtre aujourdâhui dĂ©construite. Elle se propose de renverser radicalement le regard portĂ© sur le continent africain surtout que comme le souligne le Dr. Hazem Fahmy, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAEPD, « la vision pathologique finit par affecter nos populations qui se retranchent dans une logique misĂ©rabiliste ». Pour le Dr May Batran, dĂ©putĂ©e au parlement Ă©gyptien qui a dĂ©roulĂ© une communication sur « les guerres de la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration », les mĂ©dias africains doivent protĂ©ger leurs Etats contre les « bombes psychologiques » qui menacent la stabilitĂ© de nos pays. « Il faut Ă©crire pour valoriser et non pour dĂ©truire », prĂ©conise-t-elle. Le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, grand imam de la mosquĂ©e Al-Azhar (prestigieuse institution de l'islam sunnite) prĂȘche le mĂȘme discours aux participants venus Ă sa rencontre. « Les mĂ©dias sont la conscience des peuples », rappelle-t-il en dĂ©clinant sa prĂ©fĂ©rence pour « un dĂ©veloppement adossĂ© sur les valeurs de solidaritĂ© et dâhumanitĂ© qui constituent lâidentitĂ© de lâAfrique ». Sans verser dans une certaine « survictimisation », le ministre Ă©gyptien de la Culture exhorte au retour de la « fiertĂ© dâĂȘtre africain » et appellent les journalistes Ă une sorte dâafricanitĂ© dans leur posture professionnelle. « Vous devez ĂȘtre aux premiĂšres lignes du combat commun quâil faut mener contre cette attitude condescendante », conclut le Dr Mohamed Saber Arab. Pour changer cette vision, les participants recommandent une dotation des mĂ©dias africains par ressources matĂ©rielles et financiĂšres consĂ©quentes, lâaccĂšs des journalistes aux sources dâinformation et une meilleure considĂ©ration du journaliste africain par les politiques africains.
Autour des thĂšmes tels que « les mĂ©dias et le combat contre le terrorisme », « la coopĂ©ration mĂ©diatique intra-africaine », « les mĂ©dias alternatifs », « lâAfrique et les mĂ©dias internationaux », les participants partagent des expĂ©riences vĂ©cues dans leurs pays respectifs afin dâadopter un nouveau paradigme mĂ©diatique pour changer lâimage de lâAfrique. Les journalistes qui prennent part Ă ce stage sont francophones, arabophones et anglophones. PonctuĂ© par des visites de terrain sur des sites historiques et des rencontres avec des officiels Ă©gyptiens tant politiques, militaires que religieux, ce sĂ©jour Ă©gyptien offre aux journalistes africains lâopportunitĂ© de voguer sur une felouque sur le Nil au cĆur de cette ville mythique dont la population Ă©quivaut Ă celle de tout le Cameroun.
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MĂ©dias dâAfrique: lâEgypte pour une nouvelle image
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Tapis rouge aux investisseurs à Youndé
ESSAMA ESSOMBA
National - Politique
En ouvrant les travaux mardi au palais des CongrĂšs, le prĂ©sident Paul Biya a dĂ©montrĂ© que le Cameroun offre des opportunitĂ©s variĂ©es dâinvestissement.
Que faut-il pour que les investisseurs nationaux et Ă©trangers saisissent ici et maintenant, ainsi quâĂ lâavenir, les opportunitĂ©s quâoffre le Cameroun, terre dâattractivitĂ©s, pour investir et rester durablement dans notre pays ? Cette problĂ©matique globale est revenue en filigrane des rĂ©flexions et des pistes de solutions esquissĂ©es mardi en mi-journĂ©e Ă lâouverture de la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie solennelle dâouverture prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, sâest dĂ©roulĂ©e dans la grande salle du palais des CongrĂšs oĂč ont pris place tous les corps constituĂ©s de lâEtat, les membres du corps diplomatique, des invitĂ©s spĂ©ciaux, des opĂ©rateurs Ă©conomiques, des nombreuses personnalitĂ©s conviĂ©es Ă cette occasion et des membres du CERAC.
AprĂšs lâhymne national et le passage sur Ă©cran dâun spot prĂ©sentant quelques-uns des atouts du Cameroun, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la communautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna, a souhaitĂ© la bienvenue Ă tous les participants. Vous ĂȘtes chez vous Ă YaoundĂ©, la ville aux sept collines, ville verte, ville accueillante, leur a-t-il dit. Profitez-en, a-t-il ajoutĂ© en substance, pour dĂ©guster lâart culinaire camerounais notamment au « Bois Ste Anastasie ». Pour dâautres plaisirs, avec prudence et sagesse.
Des conclusions utiles pour toute lâAfrique
Dans son discours dâouverture, le prĂ©sident Paul Biya a, avant tout, exprimĂ© sa gratitude Ă lâensemble des personnalitĂ©s qui ont acceptĂ© lâinvitation du Cameroun Ă participer Ă la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. Il y voit leur intĂ©rĂȘt non seulement pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun mais aussi pour lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Il a indiquĂ© les deux principales articulations de la confĂ©rence, dans un premier temps (hier) lâexamen de la situation Ă©conomique, la prĂ©sentation et lâanalyse des atouts du Cameroun lors des tables rondes, dans un second temps (aujourdâhui) la rencontre entre investisseurs et opĂ©rateurs Ă©conomiques nationaux. Pour le chef de lâEtat, les conclusions de la prĂ©sente confĂ©rence devraient servir Ă lâAfrique toute entiĂšre. VoilĂ pourquoi il a relevĂ© quelques faits significatifs dâune histoire du dĂ©veloppement de notre continent analysĂ©e tantĂŽt avec un pessimisme outrancier dans les premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance, 1960 (lâAfrique noire est mal partie de RenĂ© Dumont) Ă lâoptimisme endormeur prĂ©sentant bĂ©atement lâAfrique, sans nuance aucune, comme le continent de tous les succĂšs Ă venir. FidĂšle Ă lui-mĂȘme, le prĂ©sident Paul Biya se dit « prudent ». Et dâexprimer, une fois de plus sur ce sujet, ses convictions. La croissance nâest pas une fin en soi, dit-il. Il faut aller au-delĂ de sa mesure numĂ©rique. Il faut mettre lâhomme au centre des initiatives Ă caractĂšre Ă©conomique. Ceci est valable pour notre planĂšte Terre. Dans un monde dont lâinterdĂ©pendance est toujours accrue, le dĂ©fi global consiste Ă crĂ©er des espaces Ă©conomiques partagĂ©es. Câest, prĂ©cise-t-il, ce que le Cameroun recherche : promouvoir ici un partenariat gagnant-gagnant. DâoĂč lâappel aux investisseurs vers notre pays aux multiples atouts et aux nombreuses opportunitĂ©s.
ESSAMA ESSOMBA
National - Politique
En ouvrant les travaux mardi au palais des CongrĂšs, le prĂ©sident Paul Biya a dĂ©montrĂ© que le Cameroun offre des opportunitĂ©s variĂ©es dâinvestissement.
Que faut-il pour que les investisseurs nationaux et Ă©trangers saisissent ici et maintenant, ainsi quâĂ lâavenir, les opportunitĂ©s quâoffre le Cameroun, terre dâattractivitĂ©s, pour investir et rester durablement dans notre pays ? Cette problĂ©matique globale est revenue en filigrane des rĂ©flexions et des pistes de solutions esquissĂ©es mardi en mi-journĂ©e Ă lâouverture de la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie solennelle dâouverture prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, sâest dĂ©roulĂ©e dans la grande salle du palais des CongrĂšs oĂč ont pris place tous les corps constituĂ©s de lâEtat, les membres du corps diplomatique, des invitĂ©s spĂ©ciaux, des opĂ©rateurs Ă©conomiques, des nombreuses personnalitĂ©s conviĂ©es Ă cette occasion et des membres du CERAC.
AprĂšs lâhymne national et le passage sur Ă©cran dâun spot prĂ©sentant quelques-uns des atouts du Cameroun, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la communautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna, a souhaitĂ© la bienvenue Ă tous les participants. Vous ĂȘtes chez vous Ă YaoundĂ©, la ville aux sept collines, ville verte, ville accueillante, leur a-t-il dit. Profitez-en, a-t-il ajoutĂ© en substance, pour dĂ©guster lâart culinaire camerounais notamment au « Bois Ste Anastasie ». Pour dâautres plaisirs, avec prudence et sagesse.
Des conclusions utiles pour toute lâAfrique
Dans son discours dâouverture, le prĂ©sident Paul Biya a, avant tout, exprimĂ© sa gratitude Ă lâensemble des personnalitĂ©s qui ont acceptĂ© lâinvitation du Cameroun Ă participer Ă la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. Il y voit leur intĂ©rĂȘt non seulement pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun mais aussi pour lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Il a indiquĂ© les deux principales articulations de la confĂ©rence, dans un premier temps (hier) lâexamen de la situation Ă©conomique, la prĂ©sentation et lâanalyse des atouts du Cameroun lors des tables rondes, dans un second temps (aujourdâhui) la rencontre entre investisseurs et opĂ©rateurs Ă©conomiques nationaux. Pour le chef de lâEtat, les conclusions de la prĂ©sente confĂ©rence devraient servir Ă lâAfrique toute entiĂšre. VoilĂ pourquoi il a relevĂ© quelques faits significatifs dâune histoire du dĂ©veloppement de notre continent analysĂ©e tantĂŽt avec un pessimisme outrancier dans les premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance, 1960 (lâAfrique noire est mal partie de RenĂ© Dumont) Ă lâoptimisme endormeur prĂ©sentant bĂ©atement lâAfrique, sans nuance aucune, comme le continent de tous les succĂšs Ă venir. FidĂšle Ă lui-mĂȘme, le prĂ©sident Paul Biya se dit « prudent ». Et dâexprimer, une fois de plus sur ce sujet, ses convictions. La croissance nâest pas une fin en soi, dit-il. Il faut aller au-delĂ de sa mesure numĂ©rique. Il faut mettre lâhomme au centre des initiatives Ă caractĂšre Ă©conomique. Ceci est valable pour notre planĂšte Terre. Dans un monde dont lâinterdĂ©pendance est toujours accrue, le dĂ©fi global consiste Ă crĂ©er des espaces Ă©conomiques partagĂ©es. Câest, prĂ©cise-t-il, ce que le Cameroun recherche : promouvoir ici un partenariat gagnant-gagnant. DâoĂč lâappel aux investisseurs vers notre pays aux multiples atouts et aux nombreuses opportunitĂ©s.
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Tapis rouge aux investisseurs à Youndé
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les premiers résultats de la Conférence économique internationale
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
AmĂ©nagement Ă©lectrique de Njock, construction de postes de pĂ©age, deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala, quelques projets qui ont suscitĂ© lâintĂ©rĂȘt auprĂšs des investisseurs.
SiĂšge de lâAgence de promotion des investissements (API) ce lundi 23 mai, au lieu-dit Nouvelle route Bastos Ă YaoundĂ©. Il est 11h30 mn. Dans son bureau, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marthe Angeline Minja en sĂ©ance de travail avec Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion planchent sur les actes de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, tenue du 17 au 18 mai dernier. Le document doit ĂȘtre transmis Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Câest ici quâest logĂ© le secrĂ©tariat technique de la confĂ©rence Ă©conomique assurĂ© par lâAPI, avec lâappui des cabinets Bureau Gestion et One2Five.
AprĂšs la confĂ©rence achevĂ©e depuis cinq jours, lâAPI continue de recevoir des investisseurs. Outre des Russes attendus hier aprĂšs-midi, lâAgence a travaillĂ© le week-end dernier avec des hommes dâaffaires gabonais. Ces derniers voudraient investir dans la construction de postes de pĂ©age et des mini-centrales Ă©lectriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassurent de ce que leur production sera rachetĂ©e par Eneo », souligne Marthe Angeline Minja.
Selon les informations fournies par le secrĂ©tariat technique, dâautres partenariats ont Ă©tĂ© signĂ©s en dehors de celui de CAMTEL avec lâamĂ©ricain William F Clark and Co. Un groupe canadien a signĂ© avec lâAgence dâĂ©lectrification rurale (AER), un mĂ©morandum dâentente pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Le DG de lâAPI a elle-mĂȘme signĂ© un partenariat avec Mohammed El Kettani, le prĂ©sident de Attijariwafa Bank. Il sâagit de voir dans quelles mesures le groupe bancaire pourrait financer des projets prĂ©sentĂ©s par lâAgence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », prĂ©cise Mme Minja. Ces partenariats ne sont quâune Ă©tape dans le processus devant aboutir Ă la matĂ©rialisation des diffĂ©rents engagements. Les discussions se poursuivent dans ce sens.
Outre les 15 projets exposĂ©s dans les ateliers thĂ©matiques, une dizaine dâautres a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux investisseurs. Selon Jean-Claude Ebe-Evina, des investisseurs ont manifestĂ© leur intention pour deux projets prĂ©sentĂ©s dans lâatelier sur lâĂ©nergie, notamment lâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Njock sur le Nyong. Idem dans le secteur de lâagriculture. Dans le domaine des transports, BTP et amĂ©nagement du territoire, lâun des projets qui a suscitĂ© de lâintĂ©rĂȘt pour les investisseurs, câest la deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala et Kribi-EdĂ©a. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sous le mode PPP (partenariat public-privĂ©). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis Ă manifestation dâintĂ©rĂȘt qui seront lancĂ©s par les administrations concernĂ©es. Leur rĂ©alisation devrait commencer dâici la fin de cette annĂ©e.
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
AmĂ©nagement Ă©lectrique de Njock, construction de postes de pĂ©age, deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala, quelques projets qui ont suscitĂ© lâintĂ©rĂȘt auprĂšs des investisseurs.
SiĂšge de lâAgence de promotion des investissements (API) ce lundi 23 mai, au lieu-dit Nouvelle route Bastos Ă YaoundĂ©. Il est 11h30 mn. Dans son bureau, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marthe Angeline Minja en sĂ©ance de travail avec Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion planchent sur les actes de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, tenue du 17 au 18 mai dernier. Le document doit ĂȘtre transmis Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Câest ici quâest logĂ© le secrĂ©tariat technique de la confĂ©rence Ă©conomique assurĂ© par lâAPI, avec lâappui des cabinets Bureau Gestion et One2Five.
AprĂšs la confĂ©rence achevĂ©e depuis cinq jours, lâAPI continue de recevoir des investisseurs. Outre des Russes attendus hier aprĂšs-midi, lâAgence a travaillĂ© le week-end dernier avec des hommes dâaffaires gabonais. Ces derniers voudraient investir dans la construction de postes de pĂ©age et des mini-centrales Ă©lectriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassurent de ce que leur production sera rachetĂ©e par Eneo », souligne Marthe Angeline Minja.
Selon les informations fournies par le secrĂ©tariat technique, dâautres partenariats ont Ă©tĂ© signĂ©s en dehors de celui de CAMTEL avec lâamĂ©ricain William F Clark and Co. Un groupe canadien a signĂ© avec lâAgence dâĂ©lectrification rurale (AER), un mĂ©morandum dâentente pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Le DG de lâAPI a elle-mĂȘme signĂ© un partenariat avec Mohammed El Kettani, le prĂ©sident de Attijariwafa Bank. Il sâagit de voir dans quelles mesures le groupe bancaire pourrait financer des projets prĂ©sentĂ©s par lâAgence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », prĂ©cise Mme Minja. Ces partenariats ne sont quâune Ă©tape dans le processus devant aboutir Ă la matĂ©rialisation des diffĂ©rents engagements. Les discussions se poursuivent dans ce sens.
Outre les 15 projets exposĂ©s dans les ateliers thĂ©matiques, une dizaine dâautres a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux investisseurs. Selon Jean-Claude Ebe-Evina, des investisseurs ont manifestĂ© leur intention pour deux projets prĂ©sentĂ©s dans lâatelier sur lâĂ©nergie, notamment lâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Njock sur le Nyong. Idem dans le secteur de lâagriculture. Dans le domaine des transports, BTP et amĂ©nagement du territoire, lâun des projets qui a suscitĂ© de lâintĂ©rĂȘt pour les investisseurs, câest la deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala et Kribi-EdĂ©a. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sous le mode PPP (partenariat public-privĂ©). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis Ă manifestation dâintĂ©rĂȘt qui seront lancĂ©s par les administrations concernĂ©es. Leur rĂ©alisation devrait commencer dâici la fin de cette annĂ©e.
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Les enjeux du Sommet dâIstanbul sur l'action humanitaire
Jean Francis BELIBI
International - Politique
Avec prÚs de 500 000 personnes en situation de détresse. Le Cameroun est plus que jamais attentif aux solutions attendues.
Mieux coordonner lâaide humanitaire face aux multiples crises mais aussi et surtout de remettre lâhumanitĂ© au centre. Ce sont les principales prĂ©occupations au centre du premier Sommet mondial sur lâaction humanitaire qui sâest ouvert hier Ă Istanbul en Turquie, Ă lâinitiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Occasion Ă©galement pour la CommunautĂ© internationale de rĂ©flĂ©chir Ă une meilleure appropriation des enjeux et des capacitĂ©s humanitaires par les populations frappĂ©es de catastrophes naturelles ou de conflits. Ceci afin de permettre Ă ceux qui sont au cĆur des problĂ©matiques humanitaires dâĂȘtre davantage acteurs et non seulement rĂ©cipiendaires de lâaide internationale. Une soixantaine de chefs dâEtat et de gouvernement prennent part aux travaux qui sâachĂšvent ce jour. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, est reprĂ©sentĂ© Ă cette rencontre par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi.
Il faut dire que la prĂ©sence de notre pays Ă ces travaux nâest pas fortuite, comme on lâindique Ă la direction de la Protection civile du MINATD. Le Cameroun est lâobjet en ce moment, le terrain dâaccueil de nombreuses personnes en situation de dĂ©tresse humanitaire du fait de lâinsĂ©curitĂ© chez certains de ses voisins. Il y a dâabord la guerre contre la secte islamiste Boko Haram qui sĂ©vit au Nigeria et qui cause de nombreux dĂ©placements de populations sur notre territoire. Il y a ensuite les bandes armĂ©es qui sĂ©vissent en RĂ©publique centrafricaine. Ces situations entraĂźnent donc de nombreux dĂ©placements de populations. Les derniers chiffres rendus publics en la matiĂšre par le bureau du haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) au Cameroun font Ă©tat de la prĂ©sence de prĂšs de 275 000 Centrafricains, et prĂšs de 73 000 NigĂ©rians. Quant aux dĂ©placĂ©s internes, les chiffres ici Ă©galement vont toujours croissants. On recense prĂšs de 170 000 personnes dans cette situation dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mĂȘme si une baisse de ceux-ci en raison des Ă©checs cuisants enregistrĂ©s par la secte islamiste du fait des forces camerounaises et des troupes des pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Mais lâaspect humanitaire reste prĂ©occupant. Dans un communiquĂ© rendu public, il y a quelques semaines, le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR au Cameroun, Khassim Diagne estimait Ă environ 45,5 milliards de F les besoins de ces personnes en situation de dĂ©tresse. Quand on ajoute les autres consĂ©quences, notamment lâinsĂ©curitĂ©, on peut comprendre les attentes de notre pays vis-Ă -vis de la CommunautĂ© internationale dans une action oĂč de nombreuses actions, au plan local sont dĂ©jĂ menĂ©es.
Jean Francis BELIBI
International - Politique
Avec prÚs de 500 000 personnes en situation de détresse. Le Cameroun est plus que jamais attentif aux solutions attendues.
Mieux coordonner lâaide humanitaire face aux multiples crises mais aussi et surtout de remettre lâhumanitĂ© au centre. Ce sont les principales prĂ©occupations au centre du premier Sommet mondial sur lâaction humanitaire qui sâest ouvert hier Ă Istanbul en Turquie, Ă lâinitiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Occasion Ă©galement pour la CommunautĂ© internationale de rĂ©flĂ©chir Ă une meilleure appropriation des enjeux et des capacitĂ©s humanitaires par les populations frappĂ©es de catastrophes naturelles ou de conflits. Ceci afin de permettre Ă ceux qui sont au cĆur des problĂ©matiques humanitaires dâĂȘtre davantage acteurs et non seulement rĂ©cipiendaires de lâaide internationale. Une soixantaine de chefs dâEtat et de gouvernement prennent part aux travaux qui sâachĂšvent ce jour. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, est reprĂ©sentĂ© Ă cette rencontre par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi.
Il faut dire que la prĂ©sence de notre pays Ă ces travaux nâest pas fortuite, comme on lâindique Ă la direction de la Protection civile du MINATD. Le Cameroun est lâobjet en ce moment, le terrain dâaccueil de nombreuses personnes en situation de dĂ©tresse humanitaire du fait de lâinsĂ©curitĂ© chez certains de ses voisins. Il y a dâabord la guerre contre la secte islamiste Boko Haram qui sĂ©vit au Nigeria et qui cause de nombreux dĂ©placements de populations sur notre territoire. Il y a ensuite les bandes armĂ©es qui sĂ©vissent en RĂ©publique centrafricaine. Ces situations entraĂźnent donc de nombreux dĂ©placements de populations. Les derniers chiffres rendus publics en la matiĂšre par le bureau du haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) au Cameroun font Ă©tat de la prĂ©sence de prĂšs de 275 000 Centrafricains, et prĂšs de 73 000 NigĂ©rians. Quant aux dĂ©placĂ©s internes, les chiffres ici Ă©galement vont toujours croissants. On recense prĂšs de 170 000 personnes dans cette situation dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mĂȘme si une baisse de ceux-ci en raison des Ă©checs cuisants enregistrĂ©s par la secte islamiste du fait des forces camerounaises et des troupes des pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Mais lâaspect humanitaire reste prĂ©occupant. Dans un communiquĂ© rendu public, il y a quelques semaines, le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR au Cameroun, Khassim Diagne estimait Ă environ 45,5 milliards de F les besoins de ces personnes en situation de dĂ©tresse. Quand on ajoute les autres consĂ©quences, notamment lâinsĂ©curitĂ©, on peut comprendre les attentes de notre pays vis-Ă -vis de la CommunautĂ© internationale dans une action oĂč de nombreuses actions, au plan local sont dĂ©jĂ menĂ©es.
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Les enjeux du Sommet dâIstanbul sur l'action humanitaire
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Match France-Cameroun, retrouvailles imminentes
Josiane R. MATIA
National - Sport
Les deux Ă©quipes sâaffrontent, Ă guichets fermĂ©s, pour la troisiĂšme fois seulement le 30 mai prochain.
Encore une semaine et les supporters des Lions indomptables assisteront Ă une affiche allĂ©chante entre leur Ă©quipe et la France. Le 30 mai prochain Ă 21h (20h au Cameroun), au stade La Beaujoire de Nantes, Cameroun et France sâaffronteront en effet dans le cadre dâune rencontre amicale. Un match de prestige donc pour le Cameroun qui nâavait plus rencontrĂ© dâĂ©quipe de cette envergure depuis une Ă©ternitĂ©, en amical du moins. Pour les Bleus, il sâagit de prĂ©parer lâEuro quâils accueillent dĂšs le 10 juin prochain. Et câest certainement lâeffervescence autour de cette compĂ©tition qui justifie que la rencontre se jouera Ă guichets fermĂ©s. Selon la FĂ©dĂ©ration française de football, les 37 000 billets de La Beaujoire ont dĂ©jĂ trouvĂ© preneurs.
Ce ne sera pourtant que la troisiĂšme fois que les deux Ă©quipes se rencontrent. Lors de leur premiĂšre confrontation, le 4 octobre 2000, en amical, Français et Camerounais sâĂ©taient sĂ©parĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) au stade de France, avec Ă la clĂ© une superbe bicyclette de Patrick Mboma restĂ©e dans les mĂ©moires. Lors de la finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, le 29 juin 2003 au stade de France toujours, sur laquelle planait le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© en plein match quelques jours plus tĂŽt, la France Ă©tait difficilement venue Ă bout des Lions (1-0). Depuis, beaucoup dâeau a coulĂ© sous les ponts pour les deux Ă©quipes. Il a fallu reconstruire aprĂšs des passages Ă vide de chaque cĂŽtĂ©. Le groupe de Didier Deschamps, classĂ© 21e, sâen sort certainement mieux, face Ă des Lions indomptables, 63e mondial, en quĂȘte de repĂšres.
Mais comme lâa rappelĂ© Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, le rĂ©sultat du 30 mai nâest pas une question de vie ou de mort mĂȘme sâil nâest pas question « dây faire de la figuration ». France-Cameroun reste une rencontre amicale avant tout, prĂ©paratoire Ă la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe dâAfrique des nations, le 3 juin, contre la Mauritanie. Depuis dimanche, les 23 joueurs convoquĂ©s arrivent Ă Nantes oĂč a lieu le regroupement. La premiĂšre sĂ©ance dâentraĂźnement a eu lieu hier avec une quinzaine de joueurs sur le terrain annexe du stade Moulin Boisseau. Une confĂ©rence de presse est programmĂ©e cet aprĂšs-midi. Au moment oĂč nous mettions sous presse, Idriss Carlos Kameni Ă©tait attendu dans la taniĂšre. Le gardien de but de Malaga a Ă©tĂ© appelĂ© pour supplĂ©er AndrĂ© Onana, dont la mise Ă lâĂ©cart du groupe nâa pas Ă©tĂ© expliquĂ©e.
Les Bleus ont, pour leur part, achevĂ© samedi dernier un stage dâune dizaine de jours Ă Biarritz avant de rejoindre Clairefontaine, leur centre dâentraĂźnement. Si le groupe nâĂ©tait pas complet en raison de certaines compĂ©titions europĂ©ennes en cours, ce sera le cas dĂšs cette fin de semaine.
Josiane R. MATIA
National - Sport
Les deux Ă©quipes sâaffrontent, Ă guichets fermĂ©s, pour la troisiĂšme fois seulement le 30 mai prochain.
Encore une semaine et les supporters des Lions indomptables assisteront Ă une affiche allĂ©chante entre leur Ă©quipe et la France. Le 30 mai prochain Ă 21h (20h au Cameroun), au stade La Beaujoire de Nantes, Cameroun et France sâaffronteront en effet dans le cadre dâune rencontre amicale. Un match de prestige donc pour le Cameroun qui nâavait plus rencontrĂ© dâĂ©quipe de cette envergure depuis une Ă©ternitĂ©, en amical du moins. Pour les Bleus, il sâagit de prĂ©parer lâEuro quâils accueillent dĂšs le 10 juin prochain. Et câest certainement lâeffervescence autour de cette compĂ©tition qui justifie que la rencontre se jouera Ă guichets fermĂ©s. Selon la FĂ©dĂ©ration française de football, les 37 000 billets de La Beaujoire ont dĂ©jĂ trouvĂ© preneurs.
Ce ne sera pourtant que la troisiĂšme fois que les deux Ă©quipes se rencontrent. Lors de leur premiĂšre confrontation, le 4 octobre 2000, en amical, Français et Camerounais sâĂ©taient sĂ©parĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) au stade de France, avec Ă la clĂ© une superbe bicyclette de Patrick Mboma restĂ©e dans les mĂ©moires. Lors de la finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, le 29 juin 2003 au stade de France toujours, sur laquelle planait le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© en plein match quelques jours plus tĂŽt, la France Ă©tait difficilement venue Ă bout des Lions (1-0). Depuis, beaucoup dâeau a coulĂ© sous les ponts pour les deux Ă©quipes. Il a fallu reconstruire aprĂšs des passages Ă vide de chaque cĂŽtĂ©. Le groupe de Didier Deschamps, classĂ© 21e, sâen sort certainement mieux, face Ă des Lions indomptables, 63e mondial, en quĂȘte de repĂšres.
Mais comme lâa rappelĂ© Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, le rĂ©sultat du 30 mai nâest pas une question de vie ou de mort mĂȘme sâil nâest pas question « dây faire de la figuration ». France-Cameroun reste une rencontre amicale avant tout, prĂ©paratoire Ă la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe dâAfrique des nations, le 3 juin, contre la Mauritanie. Depuis dimanche, les 23 joueurs convoquĂ©s arrivent Ă Nantes oĂč a lieu le regroupement. La premiĂšre sĂ©ance dâentraĂźnement a eu lieu hier avec une quinzaine de joueurs sur le terrain annexe du stade Moulin Boisseau. Une confĂ©rence de presse est programmĂ©e cet aprĂšs-midi. Au moment oĂč nous mettions sous presse, Idriss Carlos Kameni Ă©tait attendu dans la taniĂšre. Le gardien de but de Malaga a Ă©tĂ© appelĂ© pour supplĂ©er AndrĂ© Onana, dont la mise Ă lâĂ©cart du groupe nâa pas Ă©tĂ© expliquĂ©e.
Les Bleus ont, pour leur part, achevĂ© samedi dernier un stage dâune dizaine de jours Ă Biarritz avant de rejoindre Clairefontaine, leur centre dâentraĂźnement. Si le groupe nâĂ©tait pas complet en raison de certaines compĂ©titions europĂ©ennes en cours, ce sera le cas dĂšs cette fin de semaine.
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Match France-Cameroun, retrouvailles imminentes
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La grippe fait rage à Yaoundé
Monica NKODO
National - Société
Dans plusieurs familles et hÎpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes ùgées.
Ses toussotements sont incessants. Dans la salle dâattente de cette clinique de YaoundĂ©, les patients commencent Ă ĂȘtre un peu agacĂ©s. Câest que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut sâempĂȘcher de tousser. Une toux grasse⊠« Quâest-ce que vous voulez que je fasse ? Câest bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mĂšre Ă deux messieurs, visiblement gĂȘnĂ©s par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouĂ©e, les yeux piquants et les courbatures Ă nâen plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santĂ© prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes. DâaprĂšs le mĂ©decin, « câest assez frĂ©quent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fiĂšvre se fait mĂȘme si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ».
Un tour dans les pharmacies permet Ă©galement de constater que les produits traitant cette maladie sont trĂšs demandĂ©s en cette pĂ©riode. Dans une de ces officines au marchĂ© central, ValĂ©rien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de lâhuile gomĂ©nolĂ©e pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit Ă cause de ses narines bouchĂ©es », avoue-t-il. Sa fille est restĂ©e un peu trop longtemps exposĂ©e au froid, Ă regarder les feux dâartifice lancĂ©s Ă lâoccasion de la FĂȘte nationale de lâUnitĂ©. DâaprĂšs le pharmacien, ce monsieur nâest pas le premier Ă sâen aller avec des mĂ©dicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait lâune des principales raisons de cette multitude dâĂ©tats grippaux Ă YaoundĂ©, selon un mĂ©decin.
Dans les familles, les cas de contagion sont lĂ©gion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-mĂȘme lâa attrapĂ©e au contact de leurs enfants malades. « JâĂ©tais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine Ă la maison, jâai reçu lâhĂ©ritage », sâamuse-t-elle. Dans son quartier, Ă Emombo, oĂč tout le monde nâa pas les moyens de se procurer des mĂ©dicaments en pharmacie, diverses prĂ©cautions sont Ă lâordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privĂ©e de glace, ma gourmandise prĂ©fĂ©rĂ©e. Et comme mĂ©dicaments, dâhabitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », rĂ©vĂšle une dame. « Je prends du gingembre dans de lâeau bouillante citronnĂ©e. Je le fais Ă chaque fois que je suis grippĂ© », explique un call-boxeur. Juste Ă cĂŽtĂ©, câest le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communĂ©ment appelĂ©s « lotus ») qui se rĂ©jouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillĂ© dâĂ©viter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste lâun des moyens les plus efficaces contre la contagion.
Monica NKODO
National - Société
Dans plusieurs familles et hÎpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes ùgées.
Ses toussotements sont incessants. Dans la salle dâattente de cette clinique de YaoundĂ©, les patients commencent Ă ĂȘtre un peu agacĂ©s. Câest que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut sâempĂȘcher de tousser. Une toux grasse⊠« Quâest-ce que vous voulez que je fasse ? Câest bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mĂšre Ă deux messieurs, visiblement gĂȘnĂ©s par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouĂ©e, les yeux piquants et les courbatures Ă nâen plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santĂ© prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes. DâaprĂšs le mĂ©decin, « câest assez frĂ©quent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fiĂšvre se fait mĂȘme si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ».
Un tour dans les pharmacies permet Ă©galement de constater que les produits traitant cette maladie sont trĂšs demandĂ©s en cette pĂ©riode. Dans une de ces officines au marchĂ© central, ValĂ©rien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de lâhuile gomĂ©nolĂ©e pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit Ă cause de ses narines bouchĂ©es », avoue-t-il. Sa fille est restĂ©e un peu trop longtemps exposĂ©e au froid, Ă regarder les feux dâartifice lancĂ©s Ă lâoccasion de la FĂȘte nationale de lâUnitĂ©. DâaprĂšs le pharmacien, ce monsieur nâest pas le premier Ă sâen aller avec des mĂ©dicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait lâune des principales raisons de cette multitude dâĂ©tats grippaux Ă YaoundĂ©, selon un mĂ©decin.
Dans les familles, les cas de contagion sont lĂ©gion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-mĂȘme lâa attrapĂ©e au contact de leurs enfants malades. « JâĂ©tais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine Ă la maison, jâai reçu lâhĂ©ritage », sâamuse-t-elle. Dans son quartier, Ă Emombo, oĂč tout le monde nâa pas les moyens de se procurer des mĂ©dicaments en pharmacie, diverses prĂ©cautions sont Ă lâordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privĂ©e de glace, ma gourmandise prĂ©fĂ©rĂ©e. Et comme mĂ©dicaments, dâhabitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », rĂ©vĂšle une dame. « Je prends du gingembre dans de lâeau bouillante citronnĂ©e. Je le fais Ă chaque fois que je suis grippĂ© », explique un call-boxeur. Juste Ă cĂŽtĂ©, câest le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communĂ©ment appelĂ©s « lotus ») qui se rĂ©jouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillĂ© dâĂ©viter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste lâun des moyens les plus efficaces contre la contagion.
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La grippe fait rage à Yaoundé
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Comment relever lâoffre locale de maĂŻs
Eric Vincent FOMO
National - Economie
A lâOuest, pour rĂ©pondre Ă la demande des partenaires du PIDMA Ă©valuĂ©e Ă prĂšs de 35 000 tonnes de maĂŻs, des Ă©quipes du projet sensibilisent sur les moyens dâamĂ©liorer les rendements.
ConsidĂ©rĂ©e comme lâun des greniers agricoles du pays, la rĂ©gion de lâOuest peut pour autant amĂ©liorer certaines de ses performances notamment en ce qui concerne la spĂ©culation maĂŻs. En 2014, les importations de maĂŻs sur le marchĂ© national sâĂ©levaient Ă prĂšs de 600 000 tonnes. Ce chiffre alarmant a de quoi inquiĂ©ter. Cependant, il peut ĂȘtre rĂ©sorbĂ© par une augmentation de la production dans la zone agro-Ă©cologique que constitue la rĂ©gion de lâOuest. Cette augmentation aurait pour effet de faire rentrer de lâargent dans les poches des producteurs et boosterait ainsi lâĂ©conomie nationale. Le Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) lâa si bien compris. La semaine derniĂšre, lâunitĂ© rĂ©gionale du PIDMA Ouest/Nord-Ouest a sillonnĂ© quatre grands bassins de production de maĂŻs que sont les dĂ©partements des Bamboutos, du Noun, de la Menoua et du NdĂ©.
Lâobjectif visĂ© Ă travers les rĂ©unions dâinformation et de sensibilisation tenues avec les coopĂ©ratives est de faire passer les producteurs dâune agriculture de subsistance et de faible productivitĂ© Ă une agriculture commerciale durable. ConcrĂštement, il sâagit de faire grimper la production de maĂŻs de 1,5 tonne Ă lâhectare Ă 4 tonnes minimum et amĂ©liorer la quantitĂ© du maĂŻs vendu Ă hauteur de 15%. Selon le coordonnateur de lâunitĂ© rĂ©gionale Ouest/Nord-Ouest, FrĂ©dĂ©ric Yongue Simou, « Le dĂ©clencheur du Projet, câest la coopĂ©rative. Câest une structure qui a une durĂ©e de vie assez longue et qui fait appel Ă plus de responsabilitĂ© ».
Face Ă la demande des agribusiness partenaires du Projet (sociĂ©tĂ© Nkam, SOCOCHAIR, SPC et SOCAVB), qui sâĂ©lĂšve Ă 34 500 tonnes, les organisations de producteurs de maĂŻs ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de se constituer en coopĂ©ratives ainsi que sur les conditions Ă remplir pour ĂȘtre partenaires du PIDMA. Lâautre volet du Projet, ce sont les apports : 10% par la coopĂ©rative, 40% par une banque commerciale sous forme de crĂ©dit Ă la coopĂ©rative et 50% par le PIDMA. Des facilitĂ©s sont Ă©galement octroyĂ©es pour amĂ©liorer les rendements des producteurs. A lâinstar du dĂ©senclavement de 1500 km de route et la construction des magasins de stockage. Le PIDMA a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 28 juin 2015, pour une durĂ©e de cinq ans (2015-2019).
Eric Vincent FOMO
National - Economie
A lâOuest, pour rĂ©pondre Ă la demande des partenaires du PIDMA Ă©valuĂ©e Ă prĂšs de 35 000 tonnes de maĂŻs, des Ă©quipes du projet sensibilisent sur les moyens dâamĂ©liorer les rendements.
ConsidĂ©rĂ©e comme lâun des greniers agricoles du pays, la rĂ©gion de lâOuest peut pour autant amĂ©liorer certaines de ses performances notamment en ce qui concerne la spĂ©culation maĂŻs. En 2014, les importations de maĂŻs sur le marchĂ© national sâĂ©levaient Ă prĂšs de 600 000 tonnes. Ce chiffre alarmant a de quoi inquiĂ©ter. Cependant, il peut ĂȘtre rĂ©sorbĂ© par une augmentation de la production dans la zone agro-Ă©cologique que constitue la rĂ©gion de lâOuest. Cette augmentation aurait pour effet de faire rentrer de lâargent dans les poches des producteurs et boosterait ainsi lâĂ©conomie nationale. Le Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) lâa si bien compris. La semaine derniĂšre, lâunitĂ© rĂ©gionale du PIDMA Ouest/Nord-Ouest a sillonnĂ© quatre grands bassins de production de maĂŻs que sont les dĂ©partements des Bamboutos, du Noun, de la Menoua et du NdĂ©.
Lâobjectif visĂ© Ă travers les rĂ©unions dâinformation et de sensibilisation tenues avec les coopĂ©ratives est de faire passer les producteurs dâune agriculture de subsistance et de faible productivitĂ© Ă une agriculture commerciale durable. ConcrĂštement, il sâagit de faire grimper la production de maĂŻs de 1,5 tonne Ă lâhectare Ă 4 tonnes minimum et amĂ©liorer la quantitĂ© du maĂŻs vendu Ă hauteur de 15%. Selon le coordonnateur de lâunitĂ© rĂ©gionale Ouest/Nord-Ouest, FrĂ©dĂ©ric Yongue Simou, « Le dĂ©clencheur du Projet, câest la coopĂ©rative. Câest une structure qui a une durĂ©e de vie assez longue et qui fait appel Ă plus de responsabilitĂ© ».
Face Ă la demande des agribusiness partenaires du Projet (sociĂ©tĂ© Nkam, SOCOCHAIR, SPC et SOCAVB), qui sâĂ©lĂšve Ă 34 500 tonnes, les organisations de producteurs de maĂŻs ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de se constituer en coopĂ©ratives ainsi que sur les conditions Ă remplir pour ĂȘtre partenaires du PIDMA. Lâautre volet du Projet, ce sont les apports : 10% par la coopĂ©rative, 40% par une banque commerciale sous forme de crĂ©dit Ă la coopĂ©rative et 50% par le PIDMA. Des facilitĂ©s sont Ă©galement octroyĂ©es pour amĂ©liorer les rendements des producteurs. A lâinstar du dĂ©senclavement de 1500 km de route et la construction des magasins de stockage. Le PIDMA a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 28 juin 2015, pour une durĂ©e de cinq ans (2015-2019).
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Le Centre dâencadrement des Chefs dâentreprises en place
Josy MAUGER
National - Economie
Gestion des finances, planification des activités sont entre autresenseignements que propose ce programme dontle lancement officiel a eu lieu jeudi à Yaoundé.
Une entreprise en proie Ă de nombreuses difficultĂ©s tant sur le plan des finances que de la gestion du personnel. Le chef dâentreprise, promoteur dâun groupe scolaire, entreprend une formation du programme Empretec sur le renforcement des capacitĂ©s. AprĂšs quelque temps, le profil du chef dâentreprise bascule de maniĂšre positive. LâĂ©tablissement quâil gĂšre est remis sur les rails. Les enseignants sont payĂ©s Ă temps, le nombre dâĂ©lĂšves double avec Ă la clĂ© de bons rĂ©sultats aux examens. Câest le tĂ©moignage deKamga Jacqueline, jeudi dernier Ă YaoundĂ©, lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du lancement du Centre Empretec Cameroun et du projet E-registration. CooprĂ©sidĂ©e par le ministre des Petites et moyennes entreprises de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (Minpmeesa), Laurent Serge EtoundiNgoa et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), MukhistaKituyi.
Pour le MINPMEESA, le secteur privĂ© Ă©tant au centre de la politique Ă©conomique, il est question dâaccorder beaucoup dâimportance Ă la professionnalisation des entrepreneurs camerounais. Lâautre prioritĂ© demeure la diversification de mĂ©tiers pour une meilleure adĂ©quation avec le potentiel camerounais.Et le programme Empretec dirigĂ© par la CNUCED et logĂ© dĂ©sormais au Centre international de lâartisanat de YaoundĂ© vient comme une bouĂ©e de sauvetage pour les entrepreneurs dĂ©sirant accroĂźtre leur rendement. Avec le commerce comme activitĂ© dominante, fortement pratiquĂ©e par les Camerounais, il compte plus de 40% du tissu entrepreneurial du Cameroun. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques devraient saisir cette opportunitĂ© proposĂ©e par la CNUCED pour la relance de leurs activitĂ©s commerciales. En termes de bilan, le programme qui existe depuis 2015 a enregistrĂ© 160 entrepreneurs locaux et formĂ©s 135 tandis que 122 ont Ă©tĂ© certifiĂ©s Empretec. Six sessions de formation sont prĂ©vues pour 2016 dans les rĂ©gions de lâOuest, de lâEst, du Sud et du Nord-Ouest.
Josy MAUGER
National - Economie
Gestion des finances, planification des activités sont entre autresenseignements que propose ce programme dontle lancement officiel a eu lieu jeudi à Yaoundé.
Une entreprise en proie Ă de nombreuses difficultĂ©s tant sur le plan des finances que de la gestion du personnel. Le chef dâentreprise, promoteur dâun groupe scolaire, entreprend une formation du programme Empretec sur le renforcement des capacitĂ©s. AprĂšs quelque temps, le profil du chef dâentreprise bascule de maniĂšre positive. LâĂ©tablissement quâil gĂšre est remis sur les rails. Les enseignants sont payĂ©s Ă temps, le nombre dâĂ©lĂšves double avec Ă la clĂ© de bons rĂ©sultats aux examens. Câest le tĂ©moignage deKamga Jacqueline, jeudi dernier Ă YaoundĂ©, lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du lancement du Centre Empretec Cameroun et du projet E-registration. CooprĂ©sidĂ©e par le ministre des Petites et moyennes entreprises de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (Minpmeesa), Laurent Serge EtoundiNgoa et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), MukhistaKituyi.
Pour le MINPMEESA, le secteur privĂ© Ă©tant au centre de la politique Ă©conomique, il est question dâaccorder beaucoup dâimportance Ă la professionnalisation des entrepreneurs camerounais. Lâautre prioritĂ© demeure la diversification de mĂ©tiers pour une meilleure adĂ©quation avec le potentiel camerounais.Et le programme Empretec dirigĂ© par la CNUCED et logĂ© dĂ©sormais au Centre international de lâartisanat de YaoundĂ© vient comme une bouĂ©e de sauvetage pour les entrepreneurs dĂ©sirant accroĂźtre leur rendement. Avec le commerce comme activitĂ© dominante, fortement pratiquĂ©e par les Camerounais, il compte plus de 40% du tissu entrepreneurial du Cameroun. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques devraient saisir cette opportunitĂ© proposĂ©e par la CNUCED pour la relance de leurs activitĂ©s commerciales. En termes de bilan, le programme qui existe depuis 2015 a enregistrĂ© 160 entrepreneurs locaux et formĂ©s 135 tandis que 122 ont Ă©tĂ© certifiĂ©s Empretec. Six sessions de formation sont prĂ©vues pour 2016 dans les rĂ©gions de lâOuest, de lâEst, du Sud et du Nord-Ouest.
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Le Centre dâencadrement des Chefs dâentreprises en place
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Le Carrousel: une belle partition en guise dâintro
Jeanine FANKAM
National - Politique
La musique de la gendarmerie nationale a assuré avec cet air patriotique.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique vient de prendre place Ă la tribune dâhonneur, vendredi dernier au Boulevard du 20 mai. La gendarmerie nationale entre en scĂšne avec un grand air, au sens figurĂ© et au sens propre. Des voix et des instruments de son dĂ©tachement de musique sort le Carrousel. Une musique des grandes fĂȘtes. Le 20 mai au Cameroun, nâen est pas moins. Lâorchestre chante « Cameroun uni pour la paix ».
Comme son titre lâindique, le chant promeut la paix, cĂ©lĂšbre lâunitĂ©, appelle Ă une nouvelle dynamique « pour Ă©viter tout risque dâĂ©branler les fondements de notre nation ». « Cameroun uni pour la paix » rend aussi hommage aux soldats tombĂ©s et les autres victimes de Boko Haram. La majestueuse tenue de ce dĂ©tachement (du bleu parĂ© dâor) en rajoute Ă la solennitĂ© de lâexĂ©cution musicale. Le mouvement dâensemble, rigoureux dans son accomplissement, donne Ă voir et Ă rĂ©flĂ©chir. En chantant le Carrousel, les gendarmes forment des figures dont la croix et le carrĂ©. La croix symbolise le « Stop », « lâinterdit ». Dans lâesprit du carrousel psalmodiĂ©, câest certainement un « stop » Ă la guerre, aux flĂ©aux sociaux, Ă lâinertie.
Autre figure formĂ©e : le carrĂ©. Avec ses quatre cĂŽtĂ©s Ă©gaux et quatre angles droits, cette figure arithmĂ©tique renvoie, Ă coup sĂ»r, Ă lâĂ©galitĂ© des peuples et lâunitĂ© du Cameroun dans sa diversitĂ©. DiversitĂ©, mais Ă©galitĂ© linguistique, ethnique, cultuelle et culturelle.
La foule reste mĂ©dusĂ©e par les sons, les Ă©lĂ©ments font leur show devant le prĂ©sident de la RĂ©publique, sans fausse note ! Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi Njock, directeur central de la coordination au SED, avec un visage rayonnant, ne les quitte pas du regard depuis la tribune. On le comprend ! Un peu plus de quatre minutes dâexĂ©cution, mais quatre minutes bien pleines !
Jeanine FANKAM
National - Politique
La musique de la gendarmerie nationale a assuré avec cet air patriotique.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique vient de prendre place Ă la tribune dâhonneur, vendredi dernier au Boulevard du 20 mai. La gendarmerie nationale entre en scĂšne avec un grand air, au sens figurĂ© et au sens propre. Des voix et des instruments de son dĂ©tachement de musique sort le Carrousel. Une musique des grandes fĂȘtes. Le 20 mai au Cameroun, nâen est pas moins. Lâorchestre chante « Cameroun uni pour la paix ».
Comme son titre lâindique, le chant promeut la paix, cĂ©lĂšbre lâunitĂ©, appelle Ă une nouvelle dynamique « pour Ă©viter tout risque dâĂ©branler les fondements de notre nation ». « Cameroun uni pour la paix » rend aussi hommage aux soldats tombĂ©s et les autres victimes de Boko Haram. La majestueuse tenue de ce dĂ©tachement (du bleu parĂ© dâor) en rajoute Ă la solennitĂ© de lâexĂ©cution musicale. Le mouvement dâensemble, rigoureux dans son accomplissement, donne Ă voir et Ă rĂ©flĂ©chir. En chantant le Carrousel, les gendarmes forment des figures dont la croix et le carrĂ©. La croix symbolise le « Stop », « lâinterdit ». Dans lâesprit du carrousel psalmodiĂ©, câest certainement un « stop » Ă la guerre, aux flĂ©aux sociaux, Ă lâinertie.
Autre figure formĂ©e : le carrĂ©. Avec ses quatre cĂŽtĂ©s Ă©gaux et quatre angles droits, cette figure arithmĂ©tique renvoie, Ă coup sĂ»r, Ă lâĂ©galitĂ© des peuples et lâunitĂ© du Cameroun dans sa diversitĂ©. DiversitĂ©, mais Ă©galitĂ© linguistique, ethnique, cultuelle et culturelle.
La foule reste mĂ©dusĂ©e par les sons, les Ă©lĂ©ments font leur show devant le prĂ©sident de la RĂ©publique, sans fausse note ! Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi Njock, directeur central de la coordination au SED, avec un visage rayonnant, ne les quitte pas du regard depuis la tribune. On le comprend ! Un peu plus de quatre minutes dâexĂ©cution, mais quatre minutes bien pleines !
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Le Carrousel: une belle partition en guise dâintro
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Performance des entreprises, la SNH toujours maillot jaune
Josy MAUGER
National - Economie
Le classement 2016 des 500 premiĂšres entreprises Ă©tabli par le magazine Jeune Afrique a consacrĂ© cette sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures.
Pour le magasine Jeune Afrique, la SociĂ©tĂ© nationale des hydrocarbures (SNH), premiĂšre entreprise nationale, arrive en 64e position au plan africain, soit sept places de gagnĂ© par rapport au classement prĂ©cĂ©dent. La SNH, avec un chiffre dâaffaires de 2,332 milliards de dollars dâaprĂšs le magazine (environ 1200 milliards de F) devance au plan local la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (SONARA), classĂ©e 102e. Contrairement Ă sa devanciĂšre, la SONARA perd 12 places comparativement Ă 2015. Le trio national de tĂȘte comprend en outre la SociĂ©tĂ© anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), 215e africaine. Seulement onze entreprises camerounaises sont classĂ©es dans ce top 500 africain.
Cette annĂ©e, le classement africain est toujours dominĂ© par la SONATRACH, principale sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures en AlgĂ©rie. Lâentreprise est suivie par sa consĆur angolaise, la SONANGOL. Globalement, lâon note une certaine stabilitĂ© dans le haut du classement. Les sept premiĂšres entreprises en 2015, conservent leurs places dans ce hit-parade. Les entreprises sud-africaines sont les plus prĂ©sentes, avec 17 pensionnaires sur les 20 premiers. Au plan sous-rĂ©gional par contre, les entreprises camerounaises sont dominantes. Ici, la SNH se classe en tĂȘte des entreprises. Par ailleurs, trois entreprises camerounaises figurent dans le quatuor de tĂȘte et sept dans le top 10. Cependant, au plan de la rentabilitĂ©, Perenco Rio del Rey, 20e continental, est lâentreprise camerounaise la plus rentable. Câest dâailleurs la seule entreprise nationale Ă ĂȘtre classĂ©e dans le top 100 africain dans ce domaine. Ce classement des entreprises sâinscrit dans un contexte Ă©conomique difficile en Afrique. DâaprĂšs Jeune Afrique, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, le chiffre dâaffaires des 500 plus grandes entreprises africaines a reculĂ©. La chute passe mĂȘme de 1,8% en 2015 Ă 7,8% en 2016. La principale cause de cette dĂ©gringolade, dâaprĂšs jeune Afrique, est lâĂ©volution dĂ©favorable des taux de change pour les entreprises africaines. La baisse des cours du pĂ©trole et des minerais a aussi durement affectĂ© les acteurs de ces diffĂ©rents secteurs.
Josy MAUGER
National - Economie
Le classement 2016 des 500 premiĂšres entreprises Ă©tabli par le magazine Jeune Afrique a consacrĂ© cette sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures.
Pour le magasine Jeune Afrique, la SociĂ©tĂ© nationale des hydrocarbures (SNH), premiĂšre entreprise nationale, arrive en 64e position au plan africain, soit sept places de gagnĂ© par rapport au classement prĂ©cĂ©dent. La SNH, avec un chiffre dâaffaires de 2,332 milliards de dollars dâaprĂšs le magazine (environ 1200 milliards de F) devance au plan local la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (SONARA), classĂ©e 102e. Contrairement Ă sa devanciĂšre, la SONARA perd 12 places comparativement Ă 2015. Le trio national de tĂȘte comprend en outre la SociĂ©tĂ© anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), 215e africaine. Seulement onze entreprises camerounaises sont classĂ©es dans ce top 500 africain.
Cette annĂ©e, le classement africain est toujours dominĂ© par la SONATRACH, principale sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures en AlgĂ©rie. Lâentreprise est suivie par sa consĆur angolaise, la SONANGOL. Globalement, lâon note une certaine stabilitĂ© dans le haut du classement. Les sept premiĂšres entreprises en 2015, conservent leurs places dans ce hit-parade. Les entreprises sud-africaines sont les plus prĂ©sentes, avec 17 pensionnaires sur les 20 premiers. Au plan sous-rĂ©gional par contre, les entreprises camerounaises sont dominantes. Ici, la SNH se classe en tĂȘte des entreprises. Par ailleurs, trois entreprises camerounaises figurent dans le quatuor de tĂȘte et sept dans le top 10. Cependant, au plan de la rentabilitĂ©, Perenco Rio del Rey, 20e continental, est lâentreprise camerounaise la plus rentable. Câest dâailleurs la seule entreprise nationale Ă ĂȘtre classĂ©e dans le top 100 africain dans ce domaine. Ce classement des entreprises sâinscrit dans un contexte Ă©conomique difficile en Afrique. DâaprĂšs Jeune Afrique, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, le chiffre dâaffaires des 500 plus grandes entreprises africaines a reculĂ©. La chute passe mĂȘme de 1,8% en 2015 Ă 7,8% en 2016. La principale cause de cette dĂ©gringolade, dâaprĂšs jeune Afrique, est lâĂ©volution dĂ©favorable des taux de change pour les entreprises africaines. La baisse des cours du pĂ©trole et des minerais a aussi durement affectĂ© les acteurs de ces diffĂ©rents secteurs.
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Performance des entreprises, la SNH toujours maillot jaune
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