Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 16 mai 2016.
Participation active du président Paul Biya au deuxiÚme sommet sur la sécurité dans la région du Lac Tchad

MONDA BAKOA, envoyé spécial à Abuja
Afrique - Politique

« L’Afrique est dĂ©cidĂ©e de se battre pour vaincre Boko Haram». Ainsi concluait le prĂ©sident Paul Biya son allocution Ă  la tribune du second sommet sur la sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion du lac Tchad. TroisiĂšme chef d’Etat Ă  prendre la parole, aprĂšs ses homologues nigĂ©rian, Muhammadu Buhari, et français, François Hollande, le chef de l’Etat s’est voulu concis et prĂ©cis dans un cadrage oĂč huit autres de ses pairs et trois reprĂ©sentants d’Etat ou d’organisations devaient s’exprimer.
Le temps de remercier l’hĂŽte du sommet, pour l’initiative de la rencontre, la qualitĂ© de l’organisation et de l’accueil, de se fĂ©liciter de la prĂ©sence de ses pairs de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest qui ont bien voulu prendre part aux travaux, le chef de l’Etat est restĂ© dans l’optique de la rencontre : un mot pour le bilan des deux ans depuis le sommet de Paris, un mot pour se projeter dans l’avenir.
En guise de bilan, le prĂ©sident Paul Biya Ă  fait le constat d’un effet positif de la coopĂ©ration des Etats de la rĂ©gion contre Boko Haram et de l’appui des partenaires. Un Ă©lan collectif qui a mis en dĂ©route Boko Haram. La secte terroriste Ă©tant rĂ©duite Ă  recourir aux attentats-suicides, «arme des faibles et des lĂąches ». Pour l’avenir, le chef de l’Etat attire l’attention sur la situation des dĂ©placĂ©s, la nĂ©cessitĂ© de reconstruire les infrastructures dĂ©truites et de dĂ©velopper la zone de conflit pour prĂ©venir les effets de Boko Haram.
En marge du sommet, le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu en audience le ministre britannique des Affaires Ă©trangĂšres et du Commonwealth, Philip Hammond. Il s’est, par ailleurs, longuement entretenu, dans les couloirs de la salle des confĂ©rences de l’HĂŽtel Hilton d’Abuja oĂč se tenait le sommet, avec son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba. Avant le dĂ©but des travaux, le prĂ©sident Paul Biya a pris part au dĂ©jeuner offert par le prĂ©sident Muhammadu Buhari en l’honneur de ses pairs.
C’est en fin de matinĂ©e, samedi, que l’avion transportant le chef de l’Etat et la dĂ©lĂ©gation l’accompagnent s’est posĂ© sur l’asphalte de l’aĂ©roport international Nnamdi Azikiwe d’Abuja. Il a Ă©tĂ© accueilli au bas de la passerelle par le ministre nigĂ©rian de l’IntĂ©rieur, Abdulrahman Bello Dambazau. AprĂšs les honneurs militaires et la revue des corps constituĂ©s, notamment les personnels de la reprĂ©sentation diplomatique du Cameroun Ă  Abuja, conduits par le Haut-commissaire, Salaheddine Abbas Ibrahima, ce furent ensuite des ovations d’une foule oĂč se distinguaient, dans la diaspora camerounaise locale, des militants et militantes de RDPC reconnaissables par la tenue de leur parti.
Participation de Paul BIYA au sommet d'Abuja.
Conférence économique internationale de Yaoundé: Rendez-vous demain

ESSAMA ESSOMBA
National - Economie

Les travaux de la confĂ©rence internationale Ă©conomique de YaoundĂ© qui s’ouvrent demain prendront fin mercredi.
YaoundĂ© accueille demain mardi 17 mai et mercredi 18 mai 2016 la confĂ©rence Ă©conomique internationale dont le thĂšme est le suivant : « Investir au Cameroun, Terre d’attractivitĂ©s ». Cette confĂ©rence est placĂ©e sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. La participation de plusieurs personnalitĂ©s politiques d’envergure, de reprĂ©sentants de grandes institutions internationales et de nombreux opĂ©rateurs Ă©conomiques de renommĂ©e mondiale, en souligne l’importance. Sans ĂȘtre exhaustif, l’on peut citer parmi les personnalitĂ©s annoncĂ©es Manuel Barroso, professeur Ă  l’universitĂ© de Princeton aux Etats-Unis, prĂ©sident de la Commission europĂ©enne de 2004 Ă  2014 ; Chung UN-CHAN, docteur en Ă©conomie, Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e de 2009 Ă  2010 ; Donald Kaberuka, professeur Ă  l’universitĂ© de Harvard, prĂ©sident de la banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) de 2005 Ă  2015 ; Pascal Lamy, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Organisation mondiale du commerce de 2005 Ă  2013 ; Aliko Dangote, homme d’affaires nigĂ©rian, 23e fortune mondiale, directeur gĂ©nĂ©ral du groupe Dangote ( ciment, sucre, farine, pĂ©trole) ; Paul Fokam Kammogne, banquier camerounais, prĂ©sident du groupe Afriland First Bank ; Arthur Zang, jeune ingĂ©nieur informaticien camerounais, inventeur du cardiopad et laurĂ©at du prix Rolex en 2014.
Dans une interview parue dans Cameroon Tribune vendredi le 13 mai dernier, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire qui assure la coordination technique de l’évĂšnement, Louis Paul Motaze, assurait que les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour en faire un rendez-vous rĂ©ussi sur tous les plans : organisation matĂ©rielle, participation des personnes ressources conviĂ©es, Ă©changes voulus fructueux, objectifs fixĂ©s et rĂ©sultats escomptĂ©s.
Le communiquĂ© officiel annonçant la tenue de la confĂ©rence a donnĂ© des indications sur le programme. Le premier jour, mardi 17 mai, sera jalonnĂ© par une sĂ©rie de cinq tables rondes. Celles-ci donneront l’occasion Ă  plusieurs intervenants camerounais et internationaux de prĂ©senter le Cameroun, de partager les expĂ©riences et de faire des recommandations. Seront abordĂ©es des thĂ©matiques variĂ©es sur la situation macro-Ă©conomique et l’attractivitĂ© financiĂšre du Cameroun, sur l’économie numĂ©rique, sur les perspectives de croissance Ă©conomique au Cameroun et en Afrique, sur le rĂŽle du secteur privĂ© dans le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun. Le second et dernier jour, le 18 mai, constitue le clou de la confĂ©rence internationale Ă©conomique de YaoundĂ©. Il est consacrĂ© aux investisseurs et aux acteurs opĂ©rationnels. Selon de bonnes sources, quatre ateliers mettront en scĂšne les porteurs de projets et les investisseurs, en vue de dĂ©boucher sur des rĂ©sultats concrets.
La confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, selon les organisateurs, s’attachera Ă  trouver des solutions pragmatiques pour amĂ©liorer les conditions d’investissement au Cameroun et attirer le plus possible d’investisseurs vers notre pays. Le Cameroun prĂ©sente de multiples atouts dont un taux de croissance annuel de plus de 5%, des rĂ©formes entreprises pour amĂ©liorer le climat des affaires et une diversification Ă©conomique dynamique. Le pays a mis en Ɠuvre divers projets structurants dans les secteurs-clĂ© dont l’agro-industrie, les infrastructures de transport, l’énergie, l’immobilier et l’amĂ©nagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies. Les opportunitĂ©s sont donc nombreuses.
La SOPECAM ouvre un pĂŽle commercial Ă  Kribi

Raoul Cheudjio
National - Société

La nouvelle structure inaugurĂ©e vendredi dernier par le premier adjoint prĂ©fectoral de la ville, en prĂ©sence du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, Shey Peter Mabu. Ratisser plus de lecteurs et d’annonceurs. L’équipe managĂ©riale de la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) n’a jamais cachĂ© cette ambition, pour maintenir l’entreprise Ă  la place de leader dans l’univers mĂ©diatique camerounais. Et vendredi dernier, la SOPECAM a ouvert ses portes Ă  Kribi dans un bel Ă©difice offert par la prĂ©fecture et entiĂšrement rĂ©novĂ© par l’entreprise. Ceci au quartier New-Town I, en plein centre administratif de la citĂ© balnĂ©aire. A l’occasion, Shey Peter Mabu, le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de la SociĂ©tĂ©, reprĂ©sentant personnel du directeur gĂ©nĂ©ral, Marie-Claire Nnana, a vantĂ© l’entreprise devant un impressionnant parterre de personnalitĂ©s. « Nous avons une nouvelle rotative KBA-Comet qui imprime 75 000 journaux par heure. Nous sommes la premiĂšre entreprise Ă  en disposer en Afrique centrale. Nous remercions encore le chef de l’Etat pour cela. Nous avons aussi une chaĂźne de livres capable de produire 7500 exemplaires par heure. Nous ne pouvons pas garder tout ceci pour les capitales rĂ©gionales seulement. C’est pour tout le Cameroun», a-t-il martelĂ©. Avant d’ajouter que « Kribi a Ă©tĂ© choisi parce que c’est une ville qui a de l’avenir. Il y a dĂ©jĂ  le pipeline Tchad-Cameroun, le port en eau profonde et bientĂŽt la ville va accueillir le monument de la mĂšre de l’humanitĂ©. Nous avons ainsi pensĂ© qu’il faut avoir une agence SOPECAM ici, pour relayer tout ce qui se fait au quotidien. »
VoilĂ  qui explique pourquoi la SOPECAM s’installe pour la premiĂšre fois dans un dĂ©partement : l’OcĂ©an. Plusieurs projets industriels mis en place pour propulser le Cameroun vers son Ă©mergence y sont en gestation. Sans oublier les entreprises et complexes hĂŽteliers cherchant des espaces publicitaires. En dĂ©couvrant tout le package que la SOPECAM fabrique : carnets, agendas, calendriers, plaquettes Ă©vĂšnementielles, dĂ©pliants, livres, magazines, quittanciers, blocs notes
 les chefs d’entreprises et les autoritĂ©s avaient du mal Ă  cacher leur Ă©tonnement. Jacob Medjo Assako, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CommunautĂ© urbaine de Kribi a remerciĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de la SOPECAM et indiquĂ© que la sociĂ©tĂ© arrive Ă  point nommĂ©. Car pour bĂ©nĂ©ficier de certaines prestations, ils Ă©taient obligĂ©s de contacter Ebolowa ou Douala qui ne sont pas Ă  un jet de pierre. Charles AurĂ©lien Bertrand Mbonjo, premier adjoint prĂ©fectoral de la ville a priĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, de transmettre Ă  Marie-Claire Nnana, la profonde gratitude du dĂ©partement pour cette marque d’attention. Tout en demandant aux responsables d’entreprises de choisir la qualitĂ© et la cĂ©lĂ©ritĂ©, en faisant confiance Ă  la SOPECAM.
Le pĂŽle commercial de Kribi est dirigĂ© par Martial Mendomo. Le 26 mai dernier, Pierre-Rostand Essomba, journaliste Ă  la direction centrale a Ă©tĂ© affectĂ© dans la ville pour rendre compte de tout ce qui s’y fait. Les activitĂ©s de Kribi figureront ainsi dĂ©sormais dans le quotidien Cameroon Tribune sans oublier que les clients peuvent s’abonner pour recevoir Week-end Sports & Loisirs, Nyanga, Alter Eco, et le quotidien national bilingue Cameroon Tribune, produits de la SOPECAM.
DeuxiÚme sommet sur la sécurité dans la région du Lac Tchad : Cap sur la reconstruction et le développement

MONDA BAKOA, envoyé spécial à Abuja
Afrique - Politique

Les participants au sommet d’Abuja recherchent les moyens de vaincre durablement Boko Haram.
Mesurer le chemin parcouru depuis la rencontre du 17 juillet 2014 Ă  Paris, le rĂ©sultat relevait plutĂŽt du secret de Polichinelle : Boko Haram est affaibli, mais sa menace demeure. Du coup, l’enjeu du rendez-vous de la semaine derniĂšre tenait davantage Ă  la dimension et Ă  la qualitĂ© de la mobilisation, comme gage des pays de la sous-rĂ©gion Ă  faire face Ă  l’ennemi commun et de la communautĂ© internationale Ă  les accompagner, dans cette guerre qui se veut globale.
Sur ce plan, le sommet d’Abuja est sans doute allĂ© au-delĂ  des espĂ©rances. Un record dans la participation : huit chefs d’Etat d’Afrique centrale ou occidentale, en plus de François Hollande, le prĂ©sident français, initiateur de la toute premiĂšre rencontre. L’on retrouvait ainsi, comme Ă  Paris, le prĂ©sident du Nigeria, hĂŽte du sommet, en la personne du prĂ©sident Muhammadu Buhari, Ă©lu l’an dernier et porteur d’un Ă©lan nouveau Ă  combattre la secte terroriste. L’on retrouvait Ă©galement les trois autres chefs d’Etat de la ligne du front : Paul Biya du Cameroun, Idriss Deby Itno du Tchad et Mouhamadou Youssoufou du Niger. Mais aussi, Pascal Talon, nouvellement Ă©lu au BĂ©nin, Etat pourvoyeur de la Force multinationale mixte. A eux, se sont joints les chefs d’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, du Togo, Faure Eyadema et du SĂ©nĂ©gal, Macky Sall, ainsi que le Premier ministre de GuinĂ©e Ă©quatoriale, de mĂȘme que ceux du Ghana et de Centrafrique. MĂȘme record de mobilisation de la part des accompagnateurs. En plus des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union europĂ©enne prĂ©sents, il y a deux ans, Ă  Paris, l’on notait l’arrivĂ©e de la Chine, de la Banque africaine de DĂ©veloppement, des Nations unies, de la CoopĂ©ration islamique, la Banque mondiale, du Fonds monĂ©taire international

Les chefs d’Etat ont pris, tour Ă  tour, la parole, Ă  une exception prĂšs, Macky Sall ayant parlĂ© pour l’ensemble de la communautĂ© des Etats de l’Afrique occidentale (CEDEAO). Des reprĂ©sentants des pays-partenaires et de l’Union europĂ©enne. L’on se fĂ©licite des progrĂšs accomplis au plan militaire, Boko Haram Ă©tant dispersĂ© et ses membres rĂ©duits Ă  se cacher. Mais l’on ressent de l’amertume, dans la mesure oĂč l’on « continue Ă  compter des morts ». Et que les 270 lycĂ©ennes de Chibok, dont la libĂ©ration figurait parmi les prioritĂ©s Ă  Paris, demeurent entre les mains des ravisseurs. Des mots et des qualificatifs durs pour les actes de ces derniers : « barbarie », « obscurantisme », « lĂąchetĂ© », « massacres », « viols »  Il y a en plus, les deux millions de dĂ©placĂ©s dont 20 000 enfants, six millions d’orphelins, 1 600 points d’eau et 200 centres de santĂ© dĂ©truits, 210 000 rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians dans les pays voisins. Il y a heureusement, en face, l’engagement de continuer Ă  se serrer les coudes, Ă  agir en synergie.
Sommet sur la Sécurite dans la Région du Lac Tchad.
Un autre bastion de Boko Haram démantelé

Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique

Du 10 au 11 mai 2016, trois camps du groupe terroriste ont Ă©tĂ© dĂ©truits dans la forĂȘt de Madawaya au Nigeria par les forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise.
Progressivement et mĂ©thodiquement, les renseignements permettent aux forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise de dĂ©manteler en territoire nigĂ©rian les bastions du groupe terroriste Boko Haram. Ces forces spĂ©ciales, qui agissent sous la banniĂšre du secteur 1 de la Force mixte multilatĂ©rale, sont appuyĂ©es par les opĂ©rations Alpha et Emergence 4. Elles interviennent Ă©galement en parfaite synergie avec les forces armĂ©es nigĂ©rianes. C’est ainsi qu’aprĂšs les opĂ©rations victorieuses rĂ©cemment menĂ©es dans les zones de Ngoshe et Kumshe en territoire nigĂ©rian, les forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise, suivant le mĂȘme dispositif, ont dĂ©truit du 10 au 11 mai 2016 trois camps de Boko Haram situĂ©s au Nigeria dans la forĂȘt de Madawaya, Ă  sept kilomĂštres de la frontiĂšre camerounaise.
L’offensive d’envergure menĂ©e contre ces refuges a permis de confirmer que ceux-ci constitueraient de nouveaux camps d’entraĂźnement oĂč les terroristes qui avaient Ă©chappĂ© aux attaques prĂ©cĂ©dentes se reconstitueraient. En outre, cette forĂȘt situĂ©e Ă  proximitĂ© de la frontiĂšre camerounaise constituait une vĂ©ritable base de lancement de kamikazes et des attaques vers le Cameroun.
Ce haut fait d’arme du 10 au 11 mai a permis de neutraliser dĂ©finitivement 58 terroristes et de capturer cinq autres, dont l’émir Boko Haram de Kumshe, par ailleurs, redoutable chef de guerre nommĂ© Boukar Kaou. A ce bilan remarquable, il faut ajouter trois camps d’entraĂźnement dĂ©truits, plusieurs armes rĂ©cupĂ©rĂ©es dont trois fusils d’assaut AK47, deux fusils d’assaut FAL, 18 armes de chasse et de traite. En outre, 12 boĂźtes de chargeurs et 211 munitions de divers calibres ont Ă©tĂ© saisies, tout comme des arcs, sabres, lances, flĂšches, haches, couteaux et objets de propagande de la secte terroriste.
Par ailleurs, il faut mettre Ă  l’actif de cette opĂ©ration victorieuse la libĂ©ration de 18 femmes dont 15 NigĂ©rianes, trois Camerounaises et 28 enfants retenus otages et qui ont Ă©tĂ© ramenĂ©s au Cameroun Ă  cette occasion. Bon Ă  savoir, aucune perte en vie humaine n’a Ă©tĂ© signalĂ©e dans les rangs des forces spĂ©ciales camerounaises.
Cameroon Tribune du mardi, 17 mai 2016.
OpportunitĂ©s d’investissements: le Cameroun en vitrine

BADJANG ba NKEN
National - Economie

La confĂ©rence qui s’ouvre mardi Ă  YaoundĂ© vise Ă  faire Ă  terme du Cameroun une bonne destination et un bon risque pour les investisseurs.
PrĂ©senter les opportunitĂ©s d’affaires qu’offre le Cameroun. Mais davantage encore, amĂ©liorer sensiblement l’attractivitĂ© du pays sur la route de l’émergence. Tels sont les objectifs majeurs de la confĂ©rence Ă©conomique internationale qui s’ouvre mardi matin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© sur le thĂšme : « Investir au Cameroun, terre d’attractivitĂ©s ». OrganisĂ©es Ă  l’initiative du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, qui en assure Ă©galement le haut patronage, les assises de la capitale camerounaise seront animĂ©es par plus de 500 participants triĂ©s sur le volet.
Il s’agit entre autres de Manuel Barroso, ancien prĂ©sident de la Commission europĂ©enne, ancien Premier ministre du Portugal ; Chung Un-Chan, ancien Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e ; Donald Kaberuka qui a prĂ©sidĂ© dix ans durant aux destinĂ©es de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) ; Pascal Lamy, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de l’Organisation mondiale du Commerce ; Aliko Dangote, industriel africain le plus riche ; Paul Fokam Kammogne, prĂ©sident du groupe Afriland First Bank et Arthur Zang, jeune ingĂ©nieur informaticien, inventeur du Cardiopad. Des personnalitĂ©s dont l’expertise est avĂ©rĂ©e.
La confĂ©rence dont le prĂ©sident Paul Biya ouvre les travaux mardi matin s’annonce incontestablement comme un moment fort dans la vie de la nation, notamment dans sa quĂȘte d’une meilleure visibilitĂ© sur l’espace Ă©conomique rĂ©gional, voire mondial. L’on peut penser au regard de la liste des intervenants que, lors des tables rondes et des ateliers restreints il y aura peu de place pour des rĂ©flexions purement thĂ©oriques mardi au palais des CongrĂšs et mercredi Ă  l’hĂŽtel Hilton de YaoundĂ©.
Les organisateurs de la confĂ©rence Ă©conomique internationale sur les opportunitĂ©s d’investissements au Cameroun comptent en effet sur ce forum, pour contribuer Ă  dĂ©gager des solutions concrĂštes qui pouvant permettre Ă  court, moyen et long termes, d’amĂ©liorer le degrĂ© d’attractivitĂ© de l’économie nationale. Et, ce faisant, de favoriser un accroissement substantiel des investissements, notamment les investissements directs Ă©trangers. Ce qui aurait un effet d’entraĂźnement favorable sur l’investissement privĂ© local. Et ce ne sont pas les atouts susceptibles d’intĂ©resser les investisseurs qui manquent au Cameroun. Au nombre de ceux-ci, son climat, ses abondantes ressources naturelles, ses ressources humaines de qualitĂ©, sa stabilitĂ© socio-politique, son cadre macro-Ă©conomique favorable avec un taux de croissance de prĂšs de 6% en 2014-2015, au-dessus de la moyenne africaine et un taux d’inflation infĂ©rieur Ă  3%. Quant Ă  sa position charniĂšre entre l’Afrique de l’Ouest et celle du Centre, elle ouvre le pays sur un marchĂ© de plus de 300 millions de consommateurs.
Dans un entretien publiĂ© vendredi dernier dans nos colonnes, Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire relevait pour s’en fĂ©liciter que le Cameroun a par ailleurs « le privilĂšge de disposer de l’économie la plus diversifiĂ©e de la sous-rĂ©gion, ce qui offre des opportunitĂ©s d’affaires en termes d’exportations et d’importations. De mĂȘme, compte tenu de l’importance de la production des produits primaires et semi-finis, les facilitĂ©s offertes par le gouvernement pour une meilleure valorisation desdits produits constituent autant d’opportunitĂ©s Ă  saisir. Donc, le Cameroun, terre d’attractivitĂ©s et surtout d’opportunitĂ©s, c’est loin d’ĂȘtre un slogan, mais bien une rĂ©alitĂ© qui s’impose et dont nous travaillons Ă  tirer le meilleur parti ».
Emplois jeunes: comment se mettre Ă  son compte

MichĂšle FOGANG
National - Economie

L’APME a officiellement lancĂ© lundi Ă  YaoundĂ©, le programme PEM2MJ visant Ă  susciter l’esprit d’entreprise chez les jeunes chercheurs d’emplois. Au Cameroun, 75% des jeunes ĂągĂ©s entre 17 et 40 ans sont Ă  la recherche des emplois. Du fait de la raretĂ© des postes Ă  pourvoir, 92% de ces jeunes gens s’insĂšrent plus facilement dans l’économie informelle. Le taux de chĂŽmage se situe au-dessus de 13%. Consciente de la raretĂ© de l’emploi, l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME) a dĂ©cidĂ© de jouer sa partition en s’associant avec les ministĂšres concernĂ©s pour rĂ©soudre le problĂšme de chĂŽmage en milieu jeunes. D’oĂč le Programme de promotion de l’esprit d’entreprise en milieu jeunes (PE2MJ), lancĂ© lundi Ă  YaoundĂ© par le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), Laurent Serge Etoundi Ngoa. C’était en prĂ©sence du ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, des reprĂ©sentants de certains dĂ©partements ministĂ©riels, des ministĂšres en charge des Enseignements secondaires, de l’Enseignement supĂ©rieur et de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Le PE2MJ a pour but d’inculquer aux jeunes de tous les niveaux l’esprit d’entreprise. Il s’agira de leur permettre d’avoir un choix Ă©clairĂ© entre la volontĂ© de devenir employĂ© et l’ambition d’ĂȘtre employeur tout en faisant d’eux, non plus des chercheurs d’emplois, mais des crĂ©ateurs de richesses. « Nous allons apporter notre « Know how », notamment Ă  travers la mĂ©thodologie comportementale axĂ©e sur le dĂ©veloppement des compĂ©tences de l’esprit d’entreprise chez les jeunes. Entre autres, la crĂ©ativitĂ©, la communication et la motivation pour qu’ils comprennent l’environnement », a dĂ©clarĂ© Fiorina Mugione, reprĂ©sentante de la ConfĂ©rence des Nations unies pour le commerce et le dĂ©veloppement (CNUCED), partenaire technique du programme.
En marge de l’évĂšnement, une session de formation d’une trentaine de formateurs sur la mĂ©thodologie « Goal » de la CNUCED, s’est dĂ©roulĂ©e Ă  l’Ecole nationale supĂ©rieure Polytechnique de YaoundĂ©. Ceux-ci iront Ă  leur tour sensibiliser les jeunes sur les opportunitĂ©s liĂ©es Ă  l’entreprenariat, mais accompagner les porteurs de projet et co-organiser les Ă©vĂšnements de dĂ©veloppement des startups. A terme, il s’agira de changer les mentalitĂ©s. « Nous n’attendons pas les jeunes porteurs de projets. Nous allons inciter les jeunes Ă  crĂ©er car il y a des entrepreneurs dormants au sein de la jeunesse camerounaise », a affirmĂ© Jean Marie Louis Badga, directeur gĂ©nĂ©ral de l’APME.
14 morts dans un accident prĂšs de Mbanga

Alliance NYOBIA
National - Société

Un grave accident de la circulation survenu au village Tangui, arrondissement de Mombo (Moungo) hier, 16 mai, a fait 14 morts et 7 blessés graves, selon le premier bilan dressé par le Peloton routier motorisé de Nkongsamba (gendarmerie).

D’aprĂšs des informations obtenues par CT, de sources proches de la gendarmerie et du sous-prĂ©fet de Mombo, Jean Magloire Biyiha, il s’est agit d’une collision frontale entre un camion et un car de marque Hiace de 19 places. Le gros porteur (camion frigorifique qui roulait Ă  vide) venait de la capitale Ă©conomique tandis que l’autre vĂ©hicule, parti de Loum, se rendait Ă  Douala.
« Le camion allait Ă  vive allure et a ratĂ© le virage », explique une source. Le choc aurait violemment projetĂ© la Hiace dans la broussaille environnante. Quatre corps ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s Ă  la morgue de l’hĂŽpital St Jean de Malte de Njombe, et dix autres dans celle de l’hĂŽpital de Mbanga. Au moment oĂč nous allions sous presse, les victimes Ă©taient en cours d’identification. On compte, parmi les dĂ©cĂ©dĂ©s, une femme et son bĂ©bĂ© (vraisemblablement). Le chauffeur du camion, aux derniĂšres nouvelles, se trouvait dans un Ă©tat critique.
Le marquage du site est assuré pour le Défilé du 20 mai

Jeanine FANKAM
National - Politique

Les diffĂ©rents corps d’armĂ©es et police se sont retrouvĂ©s lundi au Boulevard du 20 mai pour le repĂ©rage.

Lundi, aux environs de 10h au Boulevard du 20 mai, un carrĂ© de la musique de la gendarmerie anime. Il se dĂ©ploie sur une surface bien limitĂ©e. L’air psalmodiĂ© est entrainant et le dĂ©placement semble coordonnĂ©. Les encadreurs ne tolĂšrent pas un faux geste, mĂȘme le plus anodin. On apprend que la gendarmerie rĂ©pĂšte le Carrousel qui sera chantĂ© devant le prĂ©sident de la RĂ©publique le 20 mai prochain. Le Carrousel ? Une composition musicale qui vĂ©hicule les idĂ©aux de la nation et qui galvanise les troupes, une musique des grandes fĂȘtes Ă  laquelle se greffe un mouvement d’ensemble. Dans la tradition militaire camerounaise, elle est chantĂ©e pour exalter l’unitĂ© nationale.
Mais, le carrĂ© de la musique de la gendarmerie nationale tourne presqu’en rond. « Il s’agit du marquage », confie un homme de troupe. Il ne s’agira que du marquage pendant les deux heures de rĂ©pĂ©tition pour tous les corps qui se meuvent au Boulevard du 20 mai ce 16 mai. Un petit dĂ©tachement de chaque corps marque les pas sur une distance qui ne s’éloigne pas de la tribune prĂ©sidentielle. Le point nĂ©vralgique, oĂč tout doit ĂȘtre synchronisĂ© comme sur du papier Ă  musique. Pas d’erreur devant la tribune, ni pour les pas, ni pour le salut ou autre mouvement d’ensemble.
Le rendez-vous du boulevard consistait hier pour chaque troupe, Ă  matĂ©rialiser sa position. Dans cette discipline, la police repĂšre ses lignes et ses espaces de salut Ă  l’autoritĂ©. « Elle se familiarise avec le lieu du dĂ©filĂ©. « Pendant des semaines, nous nous sommes entraĂźnĂ©s Ă  l’Ecole de police et au boulevard de l’Omnisport », explique le commissaire divisionnaire Bakongo, commandant des troupes qui sera assistĂ© dans cette tĂąche par le commissaire de police principal Louise AngĂšle Assamba Ekambi LobĂ©.
Dans l’administration pĂ©nitentiaire, le « marquage » vient d’ĂȘtre fait. « Nous passerons aprĂšs la police », confie l’administrateur gĂ©nĂ©ral de prison et mĂ©decin, Marie ThĂ©odule Beng Nyoma. L’administration pĂ©nitentiaire aura une particularitĂ© pour ce dĂ©filĂ©. Elle a un seul carrĂ©, mais les femmes contrĂŽlent tous les rĂŽles, du chef de section au commandant du dĂ©tachement en passant par le porte-Ă©tendard et le commandant de carrĂ© qui sera Ă  sa premiĂšre expĂ©rience au Boulevard du 20 mai. « Ce n’est pas un hasard, mais une touche bien pensĂ©e pour exhiber le savoir-faire de la femme », explique Marie ThĂ©odule Beng Nyoma.
L’administration douaniĂšre a aussi fait son repĂ©rage. A partir de lĂ , elle complĂ©tera le rĂ©glage avant la cĂ©rĂ©monie, rassure le commandant Marcel Kangaing, commandant des douanes de Bamenda qui est Ă  YaoundĂ© pour la circonstance. Il tient Ă  faire savoir que son effectif est rajeuni au bĂ©nĂ©fice du recrutement de 2015. Ce mardi est un autre jour de marquage au Boulevard du 20 mai. Afin que tout se passe comme prĂ©vu le jour J.
Ligue 1: les comptes de la phase aller

Josiane R. MATIA
Rédaction - Dossier

UMS champion de la phase aller de Ligue 1. VoilĂ  une nouvelle qui a surpris tous les parieurs qui n’auraient certainement pas misĂ© un kopeck sur l’équipe de Loum. Le tenant de la coupe du Cameroun n’a pas vraiment bonne presse question gestion de ses ressources humaines, avec dĂ©jĂ  trois entraĂźneurs sur le banc en dix journĂ©es de championnat. Pourtant, le club du fantasque Pierre Kwemo a tenu bon Ă  l’issue de la 17e journĂ©e du championnat national, disputĂ©e le week-end dernier. Contre vents et marĂ©e, l’équipe a terminĂ© en tĂȘte du classement, avec certes, une infime avance sur ses poursuivants. Mais ça ne gĂąche rien Ă  cette premiĂšre partie d’UMS qui a damĂ© le pion Ă  Union ou encore Ă  New stars. Avec neuf victoires, pour quatre nuls et quatre dĂ©faites, l’équipe d’Adolphe Ekeh s’en tire avec des statistiques honorables. Surtout que c’est la meilleure dĂ©fense avec seulement huit buts encaissĂ©s. Si on peut Ă©galement apprĂ©cier le comportement d’Unisport du Haut-Nkam ou d’un Canon qui se tient pour le moment Ă©loignĂ© de la zone de relĂ©gation malgrĂ© des rĂ©sultats en chute, on peut dĂ©plorer la situation de quelques rĂ©cents promus. Lion blessĂ©, Botafogo, Apejes et Cosmos, admis en Ligue 1 depuis 2014 pour les plus anciens, ont de la peine Ă  confirmer aprĂšs avoir vĂ©cu une saison 2015 de qualitĂ© pour certains. Mais la gestion administrative, le mental, la qualitĂ© technique ou les moyens font visiblement dĂ©faut, cette fois, et il va falloir un miracle pour renverser la vapeur lors de la phase retour.
Une phase retour qui va ĂȘtre dĂ©cisive Ă©galement pour Coton Sport de Garoua. Le champion en titre n’est certes pas dĂ©crochĂ© en tĂȘte mais il doit cravacher pour rester au contact. Sur le terrain, les Cotonniers semblent avoir perdu de leur superbe et sont rentrĂ©s dans les rangs. On peut supposer que les restrictions financiĂšres que subit le club depuis quelques annĂ©es, et encore plus cette saison, ne sont pas Ă©trangĂšres Ă  cette situation. Dans tous les cas, cette premiĂšre partie de la saison a Ă©tĂ© haletante, animĂ©e et riche en Ă©motions. D’autant que sur le plan organisationnel, la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) a plus ou moins assurĂ©. La dĂ©localisation des matchs du cĂŽtĂ© de Mfou et Mbalmayo se passe plutĂŽt bien, avec des stades souvent pleins, malgrĂ© les aires de jeu adaptĂ©es. De plus, le calendrier tient la cadence jusqu’à prĂ©sent. Le public aura Ă©galement pu dĂ©couvrir certains talents comme William Tchuameni (Unisport), Raymond Fosso (Apejes), Platini Kaham (Lion blessĂ©), Moise Pouaty (Union de Douala) ou encore William Namedji (UMS).
Mais Ă  cĂŽtĂ© de ces motifs de satisfaction, on ne peut occulter des problĂšmes devenus presque banals en championnat. La LFPC, dĂ©pendante des subventions, autant que les clubs, est dĂ©jĂ  Ă  bout de souffle financiĂšrement et il faut dĂ©sormais compter sur la bonne volontĂ© de l’Etat et de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football. Les mouvements sur les bancs de touche n’ont pas non plus Ă©tĂ© de nature Ă  rassurer avec une dizaine de coachs remerciĂ©s en 17 journĂ©es. Tout comme l’arbitrage qui continue d’ĂȘtre dĂ©criĂ©. MalgrĂ© cela, on peut gager que le 29 mai, au moment du retour de la trĂȘve, les dĂ©bats seront tout aussi animĂ©s. Pour le plus grand plaisir des amateurs qui vont certainement avoir des surprises au soir de la saison 2016.
Economie numérique: le « Village androïd » ouvre ses portes

Marilyne NGAMBO TCHOFO
Rédaction - Dossier

La foire-exposition qui vise Ă  rĂ©vĂ©ler le dynamisme des Camerounais dans le domaine des TIC se tient depuis lundi Ă  YaoundĂ©. Un drone survole l’esplanade du musĂ©e national. Parfois haut dans le ciel, parfois juste au-dessus des officiels et du public, l’appareil volant cherche Ă  capter des images de la cĂ©rĂ©monie de lancement de la premiĂšre Ă©dition du Village androĂŻd. Aux commandes du mini aĂ©ronef, Yves Tamu, l’un des entrepreneurs de la start-up Dronefrica, spĂ©cialisĂ©e dans la cartographie, la retransmission en direct d’évĂšnements sur la toile (live-streaming), la surveillance des champs Ă  l’aide de prises de vue aĂ©riennes. Le jeune est venu exposer son savoir-faire au Village androĂŻd ouvert justement Ă  cet effet. Comme lui, de nombreux promoteurs d’entreprises naissantes dans le domaine des TIC sont venus susciter l’émulation autour de leurs applications et services. Dans l’un des stands, l’application Gifted Mom d’Alain Nteff est Ă  l’affiche. Dans l’autre, c’est le jeu vidĂ©o Kiro’o Games d’Olivier Madiba qui est mis en exergue
 Une centaine d’exposants (entrepreneurs, opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile, administrations, Ă©coles
) sont prĂȘts Ă  faire connaĂźtre leurs activitĂ©s Ă  ce grand’messe du numĂ©rique.
En fait, le Village androĂŻd, c’est trois jours de foire Ă  projets, de rencontres B2B, d’ateliers de formation sur les TIC sur le thĂšme : « Economie numĂ©rique, pĂŽle d’investissement dans le chantier de l’émergence du Cameroun ». Lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, Minette Libom Li Likeng, a expliquĂ© que l’évĂšnement vise Ă  contribuer Ă  la promotion des start-ups camerounaises et accompagner les jeunes vers le numĂ©rique. Il s’agit Ă©galement de prĂ©senter les atouts du Cameroun dans ce domaine et d’encourager les innovations. « Il rĂ©vĂšle le dynamisme, la crĂ©ativitĂ© de la jeunesse camerounaise », a indiquĂ© le ministre.
Le Village androĂŻd est par ailleurs une concentration d’attractions et d’animations digitales, au cours duquel des entreprises prĂ©sentent leurs solutions digitales. Des thĂšmes portant sur les opportunitĂ©s et dangers des rĂ©seaux sociaux, les opportunitĂ©s d’emploi liĂ©es Ă  l’économie numĂ©rique, les contraintes Ă©conomiques et technologiques d’accĂšs aux services et solutions numĂ©riques, seront dĂ©battus. Ceci dans un contexte oĂč le taux de pĂ©nĂ©tration de la tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun est de 75% et celui de la pĂ©nĂ©tration de l’Internet tourne autour de 20%. L’évĂšnement se tient en marge de la confĂ©rence internationale « Investir au Cameroun, terre d’attractivitĂ©s » qui s’ouvre ce jour Ă  YaoundĂ©. Il coĂŻncide par ailleurs avec la cĂ©lĂ©bration ce jour de la 151e Ă©dition de la journĂ©e mondiale des tĂ©lĂ©communications. Pour le Minpostel, le Village numĂ©rique qui prend fin demain, 18 mai, ambitionne de devenir un grand rendez-vous annuel des acteurs du numĂ©rique.
Innovation: voici la tontine « androïde »

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Jules Guilain Kenfack, ingénieur camerounais vient de mettre au point une application dans ce sens.
Les adeptes de tontines pourront dĂ©sormais avoir la tĂąche facile. Jules Guilain Kenfack, ingĂ©nieur en informatique et tĂ©lĂ©communications de nationalitĂ© camerounaise, vient de mettre au point une application Internet qui permet de gĂ©rer les tontines en ligne. Nom de baptĂȘme de cette innovation : «Djangui», qui n’est rien d’autre que l’appellation locale des tontines au Cameroun. Selon le concepteur, grĂące Ă  cette application, des amis Ă©parpillĂ©s Ă  travers le monde peuvent remplir toutes les obligations liĂ©es Ă  une tontine. ConcrĂštement, Ă  travers «Djangui», il est possible de payer de façon sĂ©curisĂ©e ses droits de tontine via Paypal, Orange Money et MTN Mobile Money ; discuter avec les membres de la tontine grĂące Ă  un service de messagerie instantanĂ© ; faire des tirages au sort automatiques ; voter les membres du bureau et avoir des comptes-rendus des rĂ©unions prĂ©cĂ©dentes, faire des emprunts dans le compte de la tontine, rĂ©diger les rapports des rĂ©unions qui peuvent se faire par vidĂ©o-confĂ©rence, etc. A en croire Jules Guilain Kenfack, «Djangui» qui est en phase de dĂ©veloppement dans l’optique d’intĂ©grer plusieurs autres fonctionnalitĂ©s, est disponible en français et en anglais.
L’ingĂ©nieur camerounais assure que « Djangui » est dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©e avec succĂšs en Allemagne, par quatre tontines de ressortissants camerounais vivants en Occident.
Il faut dire que ces regroupements amicaux ou familiaux au sein desquels les membres font diffĂ©rentes transactions (dĂ©pĂŽts d’espĂšces, emprunts, Ă©pargne scolaire, etc.) sont devenues depuis des annĂ©es de vĂ©ritables institutions financiĂšres traditionnelles. Le site d’information « Investir au Cameroun » rappelle Ă  juste titre le contenu du document de stratĂ©gie de la microfinance au Cameroun rĂ©alisĂ© par le ministĂšre des Finances en avril 2013. Lequel rĂ©vĂšle que « les tontines camerounaises brassent une enveloppe globale d’environ 190 milliards de F
 Par ailleurs, 58% des Camerounais prĂ©fĂšrent les tontines parce les placements y sont trĂšs rĂ©munĂ©rateurs et l’accĂšs au crĂ©dit moins contraignant que dans les banques et les Ă©tablissements de micro-finance ».
D’autres innovations similaires existent, par ailleurs, Ă  l’instar de « Siang Nkap », une application Ă  utilisation locale sur un ordinateur en sĂ©ances de tontines. Le promoteur de cet autre outil souhaite d’ailleurs la fusion de ses idĂ©es avec l’inventeur de « Djangui », question d’offrir au monde entier une application super efficace made in Cameroon. Selon ce dernier, « le gros marchĂ© serait l'Asie oĂč les tontines chinoises existent depuis la nuit des temps ». Autre chose, la « Family ok Bank », qui irait au-delĂ  d'une simple tontine en intĂ©grant un modĂšle original de financement participatif et d’un service non-financier mais incontournable pour booster l'inclusion financiĂšre. Que du gĂ©nie !
Conseils et appuis pour la femme enceinte

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

Vendredi, le député du Wouri-Est Elise Pokossy Doumbe a organisé une de ses activités parlementaires sur le sujet de la santé.

Des femmes enceintes ont reçu vendredi dernier Ă  Douala des kits d’accouchement et de nombreux conseils en prĂ©paration de l’heureux Ă©vĂ©nement qu’elles attendent. Une journĂ©e de sensibilisation les a rĂ©unies Ă  l’hĂŽpital de la CitĂ© des palmiers, oĂč Ă©taient aussi conviĂ©es des jeunes filles en Ăąge de procrĂ©er. Le dĂ©putĂ© Elise Pokossy Doumbe a organisĂ© cette rencontre, en effet, pour fournir davantage d’informations aux femmes et Ă  toute la population en gĂ©nĂ©ral, face au dĂ©fi de la mortalitĂ© maternelle croissante et du paludisme endĂ©mique.
Ainsi, ces femmes ont-elles pu rĂ©apprendre ou dĂ©couvrir les vertus des traitements prĂ©ventifs intermittents ou de la moustiquaire imprĂ©gnĂ©e Ă  longue durĂ©e d’action. La derniĂšre protĂšge tous ceux qui l’utilisent des piqĂ»res les plus nĂ©fastes de l’anophĂšle vecteur du palu. Les premiers permettent de prĂ©venir la mĂȘme maladie chez les femmes enceintes. Dans les deux cas, ont prĂ©cisĂ© les conseillĂšres, c’est l’ensemble de la famille qui se porte mieux, comme l’a relevĂ© le dĂ©putĂ© en encourageant les hommes Ă  accompagner leurs partenaires dans leurs visites prĂ©natales dĂšs les premiĂšres semaines de la grossesse.
DĂšs lors qu’on a Ă©galement constatĂ© un faible taux de ces frĂ©quentations. Au programme gouvernemental mis en place Ă  ce sujet, Mme Pokossy Doumbe a donc apportĂ© un plaidoyer pour venir en appui. « Nous avons choisi d’éduquer les populations, car aucune femme ne doit mourir en donnant la vie », a conclu l’élue.
Le nouveau président de l'Onecca en poste

Alliance NYOBIA
National - Société

Léonard Ambassa, 59 ans, élu le 9 mai, a été installé vendredi dernier à Douala.

Le nouveau prĂ©sident de l’Ordre national des experts-comptables du Cameroun (Onecca), ou, plus prĂ©cisĂ©ment, du conseil supĂ©rieur de l’Ordre, LĂ©onard Ambassa, 59 ans, a Ă©tĂ© installĂ© ce vendredi 13 mai au siĂšge de l’Onecca Ă  Douala. Docteur en sciences de gestion, l’homme, par ailleurs enseignant d’universitĂ©, revendique 30 ans de mĂ©tier dans le domaine de l’expertise-comptable. Une installation qui intervenait quelques jours aprĂšs l’élection de l’intĂ©ressĂ© lors d’une assemblĂ©e de l’Onecca tenue le 9 mai Ă  Douala.
« Nous avons le souci de dĂ©velopper ce mĂ©tier, ce corps, et de contribuer au dĂ©veloppement du Cameroun », dira le Dr Ambassa Ă  la presse peu aprĂšs son installation, avant d’ajouter que son principal challenge serait de rassurer les tiers, les dirigeants et l’Etat. « Le rĂŽle de l’expert-comptable est capital. S’il lui arrivait de manquer d’éthique cela entraĂźnerait un appauvrissement de l’Etat », a poursuivi le nouveau prĂ©sident de l’Onecca. « Si vous voulez lever des fonds sur une place boursiĂšre, vous avez besoin de la signature d’un expert-comptable », prĂ©cisera-t-il.
Elu pour trois ans, le Dr Ambassa compte s’attaquer Ă  d’autres chantiers, notamment faire davantage exister le mĂ©tier. Afin que « nos membres puissent vivre, que nous soyons vraiment partenaires des acteurs Ă©conomiques ».
hénomÚne de Nsimalen: 30 ans de dévotion mariale célébrée

Elise Ziemine, Carine TSIELE
National - Société

Lors de la commĂ©moration, vendredi, l’archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© a annoncĂ© que dĂ©sormais on parlera des « prĂ©sumĂ©s apparitions de Nsimalen ».
C’est dans une ambiance festive, que les chrĂ©tiens et pĂšlerins du Sanctuaire marial Notre Dame de-la-paix de Nsimalen ont accueilli la nouvelle vendredi dernier. AprĂšs 30 ans de dĂ©votion mariale, la crĂ©dibilitĂ© du phĂ©nomĂšne de Nsimalen a augmentĂ©. « Il convient donc de l’appeler par le nom officiel que Rome reconnaĂźt, les prĂ©sumĂ©s apparitions de Nsimalen », a annoncĂ© Mgr Jean Mbarga, archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©. C’était au cours de la messe qui clĂŽturait les festivitĂ©s marquant les 30 ans du phĂ©nomĂšne de Nsimalen. Des hommes et femmes affirment avoir vu la vierge Marie Ă  Nsimalen. D’autres disent avoir vu leurs vies transformĂ©es par cette apparition. « Nous insistons pour que ce travail puisse encore s’approfondir en suivant les normes procĂ©durales que le Vatican a donnĂ©es pour ce genre de phĂ©nomĂšne », a insistĂ© l’évĂȘque. Pour entamer l’étape de la reconnaissance, il a mis sur pied des commissions. Il s’agit d'une « Commission mĂ©dicale » dont la mission est de collecter tous les tĂ©moignages des miracles, d’en faire un discernement et de rendre compte Ă  l’évĂȘque. Puis la constitution d'une nouvelle commission interdisciplinaire pour observer le phĂ©nomĂšne de Nsimalen. L’archevĂȘque a Ă©galement annoncĂ© qu’un guide du pĂšlerin sera Ă©ditĂ© dans le but d’aider les fidĂšles Ă  mieux prier et Ă  vivre leur pĂšlerinage.
Les festivitĂ©s du trentenaire ont Ă©galement Ă©tĂ© l’occasion de faire le point sur les acquis de l’Eglise catholique depuis le dĂ©but du phĂ©nomĂšne. Il a alors indiquĂ© comme acquis, la foi grandissante des fidĂšles en ce qui se fait Ă  Nsimalen. Ensuite, il a Ă©voquĂ© l'Ă©rection du site en sanctuaire mariale. Sans oublier le culte marial public permanent et assidu ininterrompu depuis 30 ans Ă  Nsimalen. Pour amĂ©liorer le confort des pĂšlerins sur place, Mgr Jean Mbarga a appelĂ© les chrĂ©tiens Ă  s’impliquer dans la construction de trois temples dans le sanctuaire. « Il fait bon vivre Ă  Nsimalen. Construisons-y trois temples, un pour JĂ©sus, pour Marie et un troisiĂšme pour Joseph», a-t-il dit. Pour conclure, il a invitĂ© les fidĂšles Ă  venir puiser les grĂąces que la Vierge Marie verse dans le Sanctuaire marial.
Les promesses du baccalauréat international

Rita DIBA
National - Société

Le diplĂŽme devrait faciliter l’accĂšs des Ă©tudiants camerounais aux universitĂ©s du monde.

Peut-on avoir fait toutes ses Ă©tudes, de la maternelle au secondaire, au Cameroun et poursuivre directement son cursus supĂ©rieur dans des universitĂ©s comme Harvard, le Massachussetts Institute of Technology (Mit) aux États-Unis, Oxford en Angleterre, Sciences PĂŽ en France ? Eric Pignot assure que oui. Pour le co-fondateur du rĂ©seau panafricain d’écoles secondaires Enko Education, la solution c’est le baccalaurĂ©at international.
Ce diplĂŽme est dĂ©livrĂ© dans plus de 4000 Ă©coles dans le monde, avec plus d’un million d’élĂšves dans ce cursus. Il est reconnu par 90% des grandes universitĂ©s de la planĂšte. Les raisons, on peut les trouver dans les propos d’Adzo Ashe, responsable Afrique de l’Organisation du baccalaurĂ©at international, créée en 1968 Ă  GenĂšve en Suisse : « Nous prenons les meilleures pratiques d’enseignement dans le monde pour que les enfants reçoivent la meilleure Ă©ducation possible. Nous en avons une approche holistique. On forme des Ă©lĂšves qui se soucient de leur environnement, qui sont dotĂ©s d’un esprit critique et aussi, pour le cas de l’Afrique, peuvent faire face aux problĂšmes du continent.»
Et si le baccalaurĂ©at international a fait son entrĂ©e au Cameroun depuis septembre 2014, avec une Ă©cole pilote du rĂ©seau Enko Education Ă  YaoundĂ©, cela part d’un constat : « Les Ă©tudiants camerounais sont, en Afrique subsaharienne, parmi les plus mobiles. Ils sont 20 000 hors des frontiĂšres du pays. Mais ils rencontrent les mĂȘmes difficultĂ©s que tout le monde. Le problĂšme de la reconnaissance des diplĂŽmes et celui de la connaissance des processus d’inscription. Nous avons dĂ©cidĂ© d’y apporter des solutions. »
Parlant justement des procĂ©dures d’inscription, Bamidele Akinbo, directeur de l’établissement du rĂ©seau Ă  YaoundĂ©, explique : « Il y a des diplĂŽmĂ©s qui passent parfois deux ans ici Ă  essayer de partir Ă  cause de l’absence d’un accompagnement efficace et efficient pour les admissions dans les universitĂ©s Ă©trangĂšres. Le rĂ©seau dispose de ces services, afin d’aider les futurs Ă©tudiants Ă  ĂȘtre Ă©ligibles aux programmes de bourses. »
Le rĂ©seau, implantĂ© dans plusieurs pays africains, devrait donc s’enrichir d’une nouvelle Ă©cole Ă  Douala en septembre de cette annĂ©e 2016.